(Màj) Qwant : des résultats datés, limités (mais répétés)

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(Màj) Qwant : des résultats datés, limités (mais répétés)

(Màj) Qwant : des résultats datés, limités (mais répétés)

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Marc Longo, « concurrent » de Qwant condamné pour « dénigrement », accusait le moteur de ne pas avoir mis à jour son index depuis 2017. Non seulement il y a bien des résultats datés, mais Qwant limite aussi à 50 le nombre de résultats affichés par mots-clefs. Il les répétait jusqu'à 12 fois, laissant penser qu’il aurait indexé bien plus de pages qu’en réalité. Suite à notre enquête, Qwant a mis fin à ces étranges duplications. 

Après avoir exposé la génèse de ce qui a amené Marc Longo à être condamné pour « dénigrement » par le tribunal de commerce de Paris, pour avoir osé critiquer Qwant (voir  le premier volet de notre enquête), restait à vérifier ses accusations. 

Pour mémoire, le tribunal de commerce de Paris a en effet rappelé que « la divulgation d’une information de nature à jeter le discrédit sur un concurrent constitue un dénigrement, peu important qu’elle soit exacte, l’exception de vérité n’étant pas admise en matière de dénigrement » (nous avons souligné ce passage, NDLR).

Dans l’enquête du Virus informatique, un développeur de Qwant avait expliqué que « pour le moment, les 4 000 requêtes les plus fréquentes, représentant 40 % des recherches textuelles, sont traitées avec l’outil de Qwant, les autres étant encore sous-traitées à Bing de Microsoft ».

Nous avons donc effectué des recherches sur plusieurs des mots-clefs identifiés par l’huissier mandaté par Marc Longo comme relevant de l’index de Qwant et qui, en avril-mai, ne renvoyaient que des résultats datant de 2017.

Si plusieurs de ceux qui l’avaient renvoyé à des recherches périmées ont été depuis corrigés (parfois nettoyés, de sorte de ne plus avoir l’année 2017 dans le champ « titre » des pages indexées), il en est d’autres dont le contenu continue à dater.

En mai dernier, l’huissier avait en effet effectué un second constat de... 600 pages, portant sur « certains des mots les plus utilisés par les internautes sur les moteurs de recherche (Macron, Brigitte macron, Marine le Pen, SNCF, France 2, France 5, Carrefour, France 3, le Bon coin, BNP, LCI, Airbus, la Banque postale, gmail, etc.) », censés émaner de l'index de Qwant.com, mais dont aucun n'était, alors, « postérieur à 2017 », comme l’atteste cette capture d’écran, que Longo avait tweeté peu de jours avant d’être condamné :

Qwant

À l'époque, YouTube était associé à 99 occurrences de l’année 2017, contre aucune en 2018 et 2019. La même requête, mi-juillet, était associée à 102 occurrences de 2017, 0 en 2018 et 4 pour l’année 2019. Une recherche YouTube sur Bing révèle par ailleurs que les résultats fournis aujourd’hui par Qwant sont très différents de ceux donnés par le moteur de recherche de Microsoft, et qu'ils émanent donc a priori de l'index de Qwant.

« lol watch this »

La présentation de YouTube sur Wikipedia (« un site web d’hébergement de vidéos »), telle que présente dans le cache de Qwant, figurait sur l’encyclopédie de janvier 2016 jusqu’au 14 mai 2018, date à laquelle elle a été modifiée pour préciser qu’il s’agissait aussi d’un « média social ».

« lol watch this », la bio du compte Twitter de YouTube, telle qu’indexée par Qwant, date quant à elle de 2017 : YouTube l’avait mise en ligne en novembre 2016 et modifiée le 16 janvier 2018, suite au « bad buzz » d’une vidéo montrant le cadavre d’un suicidé japonais, qui avait (re)soulevé le problème de la modération des vidéos sur la plateforme d'hébergement. 

La page Facebook de YouTube affiche par ailleurs, sur Qwant, 81,9 millions de J'aime. Or, en mars 2017, elle en dénombrait déjà 82M, et en revendique aujourd’hui 83,6M.

Le 7e résultat, http://youtube-mp3.org/, ne répond plus depuis septembre 2017. La formulation associée au 8e résultat, « Si iTunes ne s’ouvre pas », figurait certes dans le code source de l’Apple Store jusqu’à fin 2017, mais elle n’est plus en vigueur depuis janvier 2018.

Le Tumblr de YouTube, qui figure en 12e position des résultats de Qwant, n’a plus été mis à jour depuis février 2017. gaming.youtube.com, le 13e résultat, avait été actif de juin 2015 à septembre 2018, date à laquelle il a été remplacé par youtube.com/gaming.

Qwant Youtube

Sur Qwant, la dernière vidéo de Scootersystems, l'un des (rares) youtubeurs indexés, affiche 447 716 vues. Sur YouTube, elle en dénombre aujourd’hui 552 635. Sachant, par ailleurs, que cette vidéo date de 2015.

Le titre de la chaîne YouTube de FranceDiploTv, « French Ministry of Foreign Affairs and International Development », aurait certes été utilisé de 2015 jusqu’en novembre 2018, mais il correspond au portefeuille attribué à Jean-Marc Ayrault du temps de la présidence de François Hollande. Depuis mai 2017 et l’élection d’Emmanuel Macron, le périmètre du ministère a été modifié. Archive.org indique que le titre de la page aurait bien été renommé « French Ministry for Europe and Foreign Affairs » en décembre 2018.

L'horodatage associé au blog de YouTube renvoie, de son côté, au 22 novembre 2017, alors que ledit blog a été moult fois mis à jour depuis. Le 15e résultat, « Restez branchés 2015 », était certes le titre de la page consacrée aux réseaux sociaux de la Garde côtière canadienne de 2015 à août 2018, mais la mention de 2015 en a été retirée en octobre 2018.

Les palmarès hebdomadaires des bande-annonce YouTube de Think with Google, son blog marketing, datent tous, par ailleurs, de l'été 2017. De plus, leurs URLs renvoient aujourd'hui à des erreurs 404 : ils ont en effet depuis changé de rubrique, et les nouveaux palmarès ne sont pas répertoriés.

 

Qwant Youtube

A contrario, une requête YouTube sur Qwant Junior retourne des résultats plus à jour : la page Instagram de YouTube y recense 19,7M de followers et 1 745 posts. Son profil Instagram compte aujourd’hui 20,6M d’abonnés, revendique 1 800 posts, son 1 745e datant d’il y a 8 semaines. Si les chiffres-clefs compilés par WebRankInfo.com sont ceux de 2019, ceux du blog du modérateur datent de 2017 (mis à jour en juin 2018).

Dans la liste des résultats rattachés à la requête « YouTube », on s’étonnera cela dit d’y trouver un site de « musique gratuite », trouveztout.org, permettant d’« écouter les nouveautés 2013 » (il n’a pas été mis à jour depuis « début 2014 »), ou encore un site de streaming hébergé par free.fr (http://www.bes.free.fr/) et... © 2009.

Si Qwant Junior semble plus mis à jour que Qwant web, YouTube est loin d’y être le seul mot-clef daté. Une requête au sujet de Gmail indique ainsi que sa page Facebook aurait 2 088 754 likes, alors qu’elle en dénombrait 2 011 101 en juin 2016, 2 612 937 en mai 2018, et aujourd’hui 2 935 959 (chiffre qui, à l'instar de ceux qui suivent, a pu évoluer depuis la rédaction de l'enquête, mi-juillet). L’article « Gmail et la pub : ce qui va vraiment changer » date, lui, du 5 juillet 2017. Le 25e résultat, un blog publicitaire, n’a pas été mis à jour depuis mars 2013.

En recherchant « google » sur Qwant, la page Facebook de Google France affiche 21 756 835 J’aime, alors qu’elle en revendique aujourd’hui 27 190 240.

Qwant Facebook Google

Un internaute cherchant Marine Le Pen sur Qwant sera par ailleurs renvoyé à des articles de Riposte laïque datant de 2015, de France Culture de 2016, de Bastamag, du Monde, de BFM, de Polemia et du Figaro datés 2017, à Marine2017.fr, l’ex-site de campagne, cybersquatté depuis (au moins) février 2018, aux comptes YouTube et Twitter du « Front national » (qui n’existe plus depuis juin 2018) ainsi qu’à cinq interviews, datant de 2011 ou 2015, disponibles en replay sur frontnational.com (qui redirige pourtant, depuis juin 2018, vers rassemblementnational.fr).

Qwant FN

S’il cherchait SNCF, Qwant l’inviterait à cliquer sur quatre liens renvoyant à voyages-sncf.com, bien qu’il ait été remplacé par oui.sncf en décembre 2017. Sur Qwant, la page Facebook de la SNCF affiche 184 390 J’aime, alors qu’elle en dénombre aujourd’hui 265 921. Celle d’Orange en compterait 22 396 178 d’après Qwant, alors qu’elle en revendique 28 379 277 à ce jour. Celle de Mediapart 766 737, contre 1 070 279 dixit Facebook.

Une requête aux mots-clefs « programme tv » renvoie d’autres résultats étonnants : le 33e, tv-express.com, fait ainsi la promo d’une « Passoire égouttoir magique » vendue par un certain Discount Concept, qui en avait récupéré le nom de domaine en septembre 2018. Progtv.net, 38e résultat, ne répond plus, lui, depuis juin 2018.

Qwant TV

Des nettoyages cosmétiques

En tout état de cause, le problème ne concerne donc pas que le seul « Qwant Junior », mais bel et bien le « moteur de recherche » web et principal de Qwant. Et, mi-juillet, il n’était toujours pas corrigé, quand bien même ses crawlers étaient censés, chaque jour, passer « sur plus d’un milliard de pages pour en ajouter, supprimer celles qui n’existent plus, ou mettre à jour toutes les informations qui les concernent ». Éric Léandri a depuis déclaré, sous serment, qu’il en visitait « 2 milliards par jour » (voir plus bas).

Si certaines (rares) pages datent de 2019, de nombreux résultats et sites web n’ont pas été mis à jour depuis 2017, à commencer par Wikipedia, Facebook et YouTube. Ce qui est d’autant plus étonnant que des mots-clefs aussi attractifs et populaires que Le boncoin, YouTube, Gmail, SNCF ou programme tv devraient a priori faire partie des plus régulièrement indexés et mis à jour par un moteur de recherche. Mais également parce que Marc Longo en avait parlé publiquement mi-avril, et que Qwant, non content d’inviter ses utilisateurs à lui faire part des problèmes qu’ils pourraient rencontrer, a d'ores et déjà corrigé ou nettoyé certaines de ces « erreurs ».

En mai, Alexandre Thuriot, architecte SEO (search engine optimization, NDLR) chez M6 Web, remarquait ainsi sur Twitter que les sites de Cdiscount et Darty, notamment, étaient eux aussi truffés de résultats datant de 2017. Ils ont depuis été corrigés… partiellement : leurs pages Facebook, telles qu’elles ont été indexées par Qwant, indiquent là aussi un nombre de « J'aime » bien inférieur à ce qu’il en est réellement.

Début juillet, Benoit Tabaka, directeur des relations institutionnelles et des politiques publiques de Google France, s’étonnait sur Twitter qu'une recherche au mot-clef « Médias » renvoyait, sur Qwant images, à des chaussettes (« medias », en espagnol). Qwant a depuis corrigé le problème (qui émane des résultats de Bing, le moteur images de Qwant n’étant encore qu’en phase beta), ce qui n'a pas empêché Guillaume Champeau de qualifier le tweet du « lobbyiste en chef de Google » de « coup bas ».

Le 11 juin, Stéphane Erard, ancien salarié de Qwant en conflit avec son ex-employeur, partageait de son côté sur Twitter une capture d'écran montrant que, en cherchant « mon ip » sur Qwant, le site monip.org révélait que le crawler de Qwant n'était autre que Bingbot, celui de Microsoft.

Depuis, Qwant a fait le ménage : le site monip.org a disparu des résultats (alors qu'il arrive encore en 14e position sur Bing), les adresses IP ont été remplacées par des x.x.x.x. (de sorte qu’il n’est plus possible de savoir si elles appartiennent à Microsoft ou Qwant), et le « noeud réseau rattaché AS AS199064 » (pour Autonomous System, soit l’ensemble de réseaux IP contrôlés par une entité, cf Wikipedia) enregistré par le service IP de Korben.info, est désormais rattaché à Qwant.

Sauf qu'en cherchant services.korben.info/ip ou « Nœud réseau rattaché » sur Qwant, l'AS associé au crawler de Qwant est bel et bien encore rattaché à Microsoft. La seconde réponse renvoie à ce titre à un blog qui avait démontré, en 2017 et en exploitant le même genre de traces réseaux, que Qwant et DuckDuckGo se fournissaient déjà à l'époque en résultats chez Bing, et que leurs crawlers respectifs étaient ce même Bingbot.

Qwant Bing

Des résultats répétés jusqu’à 12 fois

Non content de se reposer sur un index daté – ou en tout cas pas bien mis à jour – Qwant les présentait dans une interface que l'on pourrait qualifier de « truquée » (« dark pattern », en VO). Qwant ne répertorie en effet que 7 résultats à la requête « Nœud réseau rattaché ». Les mêmes que Bing.

Mais à la différence de ce dernier, qui d'ordinaire propose de cliquer sur la page suivante tous les 10 résultats (et qui en l'espèce n'en propose que 7), Qwant les répétait en boucle lorsqu'on faisait défiler la mollette, jusqu'à 12 fois (en fonction de la taille de votre écran), laissant entendre qu'il aurait donc indexé bien plus de résultats qu'il n’en présentait en réalité. 

Qwant dark pattern

Ces étranges répétitions, rencontrées moult fois lors de notre enquête, ont soudainement disparu ce jeudi 1er août, à la veille de la publication de notre enquête, et alors que nous avions plusieurs fois relancé Qwant pour comprendre s'il s'agissait d'un « bogue », ou d'une « fonctionnalité », sans obtenir de réponse jusqu'à ce vendredi après-midi : « C'est une coïncidence. Nous travaillons sans cesse à améliorer notre moteur de recherche et j'imagine qu'une amélioration du système a fait disparaître la chose », nous fait savoir Tristan Nitot (voir ses autres réponses in extenso plus bas).

Par ailleurs, et quels que soient les mots-clefs recherchés, Qwant n'affichait jamais, et tout au plus, que 150 résultats (parfois moins) avant d'afficher, à la fin d'un « scroll down », que « Les résultats suivants sont probablement peu pertinents, veuillez reformuler votre requête ». Et lorsque Qwant avait moins de 50 réponses à proposer, le fait de « scroller » les répétait en boucle 3, 4, 5 et donc jusqu'à 12 fois en fonction du nombre de résultats disponibles (et de la taille de l'écran).

Le 1er août, à la veille de la publication de notre enquête, et alors que nous relancions Qwant pour en savoir plus à ce sujet (voir plus bas) ces deux fonctionnalités ont été modifiées : désormais, et sur les différents mots-clefs que nous avons testés, le moteur n'affiche plus que 50 résultats, que les réponses viennent de l'Index de Qwant ou de celui de Bing. Les étranges répétitions en boucle ont, d'autre part, disparu.

En tout état de cause, et fin juillet, une recherche sur le mot-clef YouTube ne renvoie ainsi qu'à... 45 résultats, répétés 3 fois en boucle, alors que Bing en revendique de son côté 438 000 000, Google 12 750 000 000, et Qwant Junior (qui fonctionne pourtant sur un nombre restreint de sites web mis en liste blanche) 130.

Qwant ne renvoie, de même, que 50 résultats aux mots-clefs google et figaro (répétés 3 fois), 47 pour sncf, 43 pour programme tv et 40 pour gmail (mais répétés 4 fois), ou encore 30 pour corse et 29 seulement pour sexe (répétés 6 fois). Voire : archive.org n’a enregistré aucune page active de sexepoursexe.com, et la dernière archive de sexe-sexe.fr date de… février 2015. Marine Le Pen, de son côté, n’a droit qu’à 26 résultats.

Qwant Youtube

Ce 31 juillet, à la veille de la publication de notre enquête, et alors que nous attendons les dernières réponses de Qwant à nos questions (que nous leur avions fait parvenir il y a près de 15 jours), une recherche aux mots-clefs le bon coin renvoie 60 résultats, contre 35 mi-juillet.

Ce faible nombre de résultats est d’autant plus étonnant qu’en filtrant les résultats pour n’afficher que ceux datant du dernier mois, Qwant renvoie une trentaine (maximum) de résultats plus récents, mais qui ne figurent pas, pour la plupart, dans ceux affichés par défaut. Reste qu’en l’état, et contrairement à Google ou Bing, Yandex ou Baidu – auquel Eric Léandri compare souvent Qwant – il est impossible de savoir combien de pages Qwant a indexé par mot-clef, sinon qu’il n’en affiche jamais plus de 50,  et que ces résultats étaient répétés jusqu’à arriver à la limite de 150 résultats.

Des « moteurs » et des « interfaces » de recherche

Auditionné le 12 juin dernier par la commission d'enquête du Sénat sur la souveraineté numérique, Eric Léandri expliquait : « un moteur de recherche, c'est par définition un outil qui permet de savoir où se trouve l'information recherchée. Au préalable, il faut donc qu'il connaisse le maximum d'informations pour pouvoir répondre à la question qui lui est posée. C'est le rôle de l'index ». Avant de préciser : « pour constituer son index, Qwant envoie des logiciels appelés crawlers, ou indexeurs, qui, simulant l'activité d'un internaute lambda, se promène sur internet, regarde le contenu de la page et en note les changements ». Il ajoutait : « aujourd'hui, l'index de Qwant compte 20 milliards de pages, dont 2 milliards sont visitées chaque jour ». Soit 1 milliard de plus par jour qu’en novembre dernier.

Ce qui rend d’autant plus incompréhensible le fait qu’autant de pages datent encore de 2017 d’une part, et que Qwant ne répertorie, d’autre part, que moins de 50 pages par mot-clef lorsqu’il fait appel à son propre index.

Lors de ladite audition, Éric Léandri avait précisé : « dans le monde, il n'existe que huit vrais moteurs de recherche grand public qui disposent à la fois de leur propre index du web et de leurs propres algorithmes : Google et Bing aux États-Unis, Naver en Corée du Sud, Yandex en Russie, Baidu en Chine, Seznam en République Tchèque, Yahoo au Japon, et Qwant en France. Tous les autres sont des méta-moteurs qui utilisent exclusivement les résultats fournis par d'autres moteurs de recherche – la plupart du temps Google ou Bing. Ce sont des interfaces de recherche ». Et de conclure : « Cette différence est décisive. C'est en cela que Qwant est stratégique ».

En exergue de son audition, il n’en avait pas moins reconnu : « nous avons encore beaucoup de travail à réaliser ». « Nous avons parfois pris du retard, ce dont certains profitent d'ailleurs pour nourrir leur entreprise de déstabilisation, à grand renfort de théories du complot », visant implicitement (et notamment) Marc Longo, dont l'objectif serait de « démolir nos travaux et notre entreprise ».

« Il existe un point commun entre toutes ces attaques », soulignait alors Léandri : « ceux qui les relaient refusent systématiquement de s'intéresser à notre travail ». Nous avons d'ailleurs été invités à venir rencontrer l’équipe de Qwant, ce que nous avons décliné. L'enquête porte en effet sur le moteur de recherche, non la start-up. Les utilisateurs de Qwant s'en servent depuis leurs ordinateurs, pas dans les locaux de l'entreprise.

C’est pourtant précisément parce que Marc Longo s’était intéressé, dès son lancement en 2013, à son travail d’indexation du web, qu’il avait ensuite découvert que les résultats de Qwant étaient ceux de Bing, puis payé un huissier pour constater les résultats de l’index de Qwant, qu'il s’était permis de le critiquer.

En l’état, Longo n’a plus le droit, depuis sa condamnation mi-juin, de s’exprimer au sujet de Qwant, en attendant la décision du juge d’exécution qui l’a auditionné le 22 juillet, et qui devrait rendre son jugement le 10 septembre.

Les (nouvelles) explications de Qwant

Contacté il y a 15 jours pour comprendre ce qui relèverait du bug, du choix, de la stratégie, de problèmes techniques ou financiers, de dysfonctionnements ou de fonctionnalités, Qwant, par l’entremise de Tristan Nitot (que nous connaissons depuis longtemps), nous répondait le 26 juillet : « c'est un peu tout cela à la fois (...) et c'est aussi pour ça que Qwant investit toujours davantage qu'il gagne aujourd'hui. Construire un moteur de recherche coûte cher, mais c'est un investissement nécessaire et très profitable à moyen/long terme. Notre volonté est d'être le plus possible indépendants, mais les contraintes sont nombreuses. La techno, le temps, la trésorerie, l'infra, les attentes des utilisateurs, les besoins en scalabilité dues au succès de Qwant et à l'afflux de nouveaux utilisateurs... »

Et ce d’autant que, précise-t-il, « le moteur de recherche de Qwant évolue de façon constante » : « D'une part, nos ingénieurs améliorent les sous-systèmes et en conçoivent de nouveaux, qui viennent remplacer les anciens. Le tout tourne sur une infrastructure de plusieurs centaines de serveurs, ce qui est une contrainte en soi : quand on met un nouveau système en place, on doit en supprimer un autre pour faire de la place. C'est pour cela que le récent partenariat avec Microsoft autour de leur offre de cloud Azure est important pour nous : il nous donne de la flexibilité. Ainsi la génération de l'index commence à se faire sur de nouveaux serveurs basés en région parisienne en complément de ceux de notre infrastructure pour pouvoir indexer plus de pages et aussi augmenter la qualité des résultats. Tout cela fait que les limites que tu signales pourraient changer dans les jours qui viennent. Nous jonglons donc avec ces contraintes du mieux que nous pouvons, et il arrive que des bugs se glissent. Quand on nous les signale, nous les corrigeons aussi vite que possible ».

Nitot reconnaît par ailleurs, concernant le fait que le bug n'aurait concerné que la seule partie « Junior » – comme il l'avait expliqué en avril dernier – que « Guillaume s'est trompé de bonne foi. Il pensait le bogue limité à Qwant Junior, mais en fait il était aussi sur Qwant.com. Je lui ai demandé comment c'était arrivé. Voici sa réponse : »

« Je tweete trop et parfois trop vite. Au moment où je tweete ça, on est sûr que le bug se limite à cet onglet de Junior parce qu'on sait qu'il n'a pas migré comme les autres vers notre nouvelle techno et que ça semble donc logique d'avoir ce bug. C'est après coup qu'on réalise que c'est en réalité plus large et qu'on comprend alors ce qui s'est passé. J'aurais certainement dû prendre le temps de vérifier davantage avant de répondre – voire ne rien répondre du tout – mais sincèrement, quand ce genre de constatation vient d'individus qui passent (et je n'exagère pas) leurs journées à dénigrer Qwant et à chercher à prouver par A+B qu'on mentirait sur la réalité de notre index, alors qu'on est assis juste à côté des gens qui font cet index et qui se sentent insultés, franchement, on fatigue. Mea culpa, errarum humanum est. »

De sorte d’éviter d’avoir à trop couper ou interpréter les réponses de Tristan Nitot, vous trouverez ci-après la suite de nos questions-réponses, quasi in extenso.

Comment expliquez-vous que Qwant retourne plus de contenus datant de 2017 que de 2018 ou 2019, ainsi que des sites ou pages web qui n'existent plus depuis des années ?

Pour des raisons de coûts et de rapidité de réponse, il est vital pour nous de disposer de systèmes de caches à multiples niveaux : on a un cache HTTP classique. Derrière, on a un index « chaud » qui contient les requêtes les plus courantes. Derrière encore, un index "froid", lequel est directement alimenté par les crawlers, donc avec les données les plus à jour.

L'index chaud est une sous ensemble de l'index froid, il répond aux requêtes les plus fréquemment demandées par nos utilisateurs. Il peut arriver qu'il contienne des vieux documents, surtout si la requête ne contient qu'un mot. Cela s'explique par le fait qu'un très grand nombre de documents (plusieurs dizaines de millions) contiennent le mot recherché.

Ainsi, ordonner les 100 premiers documents les plus pertinents parmi les dizaines de millions que l'index remonte est extrêmement complexe et toujours un sujet de recherche, même chez nos concurrents. Quand tu affines une recherche en indiquant plus de mots dans la requête, tu facilites en fait le travail de l'index, qui remonte alors le document plus frais que tu recherches. Cela vient s'additionner avec le problème du cache que j'évoquais dans mon billet sur LinkedIn. 

Comment expliquez-vous qu’en filtrant les résultats pour n’afficher que ceux datant du dernier mois, Qwant renvoie quelques dizaines d'autres résultats récents, qui ne figurent pas, pour la plupart, dans ceux affichés par défaut ?

Cela confirme ce que je dis plus haut : on a des résultats frais, nos crawlers fonctionnent, notre index aussi, mais les différents niveaux de cache font qu'il arrive que certains résultats affichés soient issus du cache et non pas de l'index. Nous travaillons à résoudre cela. Nous sommes en train de revoir ce système de cache et nous visons à le moderniser très prochainement, et il est fort possible que les conclusions de ton article ne correspondent plus à la réalité que pourront constater les lecteurs au moment de sa publication ou juste après.

Comment expliquez-vous qu'une requête effectuée sur Qwant ne renvoie que 150 résultats ?

C'est une pratique commune chez les moteurs de recherche, chez Qwant comme chez Google. En effet, il est démontré que 75 % des utilisateurs ne visitent que la première page. Du coup, les quelques pages suivantes sont très rarement visitées et donc suffisantes.

Nous avons pu observer que les seuls utilisateurs qui vont plus loin sont en fait des robots qui tentent de se faire un index à bon compte. Par exemple, voici quels résultats (10 résultats par page) sont cliqués sur une recherche. Dès le 10e résultat (fin de 1ere page), on tombe sous le 1%.

Du coup, mais peut-être ne l'as-tu pas vu, les moteurs de recherche – y compris Google – limitent le nombre de résultats. Quand je cherche "Crédit pas cher" dans Google, il me dit qu'il a près de 30 millions de résultats sur la 1ère page et m'en montre... 170 seulement. Quand je cherche "Macron" dans Google, j'ai 160 millions de résultats... qui tiennent en 9 ou 10 pages (ça dépend des fois). 

Comment expliquez-vous que Qwant, qui indexait 20Md de pages en novembre 2018, et en crawlait 1Md par jour, n'en indexe toujours que 20Md aujourd'hui, tout en en crawlant dorénavant 2Md/jour ? 

Il faut savoir que notre infra peut indexer jusqu'à 20 Md de pages pour l'instant. La limite ici pour l'indexeur est triple : le stockage, le CPU (traiter cette immense quantité de données) et les temps de réponse qui en dépendent.

Quant au crawl, nous sommes plutôt contraints par la bande passante (autant la notre que de du coté des sites crawlés, voir la notion de "politeness"). La vitesse de crawl est variable. Elle est fonction des phases de découvertes (on va alors vite) et de mise à jour des documents déjà présents (plus fait au fil de l'eau). 

Pourquoi Qwant n'affiche-t-il pas, comme le prévoient les CGU de Bing, que tout ou partie des résultats sont fournis par Microsoft ? 

C'est compliqué de répondre à ta question parce que les accords entre Microsoft et Qwant sont couverts par un accord de confidentialité que je dois respecter.

Comment expliquez-vous qu'une requête sur l'un des mots présents dans l'index de Qwant n'affiche jamais plus de 50 résultats seulement (contrairement à ceux en provenance de Bing, qui vous en fournit jusqu'à 150) ?

En fait tout cela est réglable et c'est susceptible d'évoluer : nous cherchons sans cesse le meilleur compromis entre l’expérience utilisateur (rapidité, pertinence) et les contraintes de nos systèmes. Comme les systèmes évoluent, ces contraintes évoluent aussi. Je vais me renseigner sur ce sujet. 

MàJ reçue ce 2 août après-midi, après parution du premier article : Nous testons plusieurs types de réglages qui sont fonction du niveau de charge sur notre infrastructure, sachant, comme je te le disais, que les gens ne vont quasiment jamais au delà de la troisième page (30 résultats).

Comment expliquez-vous que, lorsque Qwant dispose de moins de 50 réponses, son interface les répète en boucle lorsque l'on défile vers le bas (jusqu'à plus de dix fois lorsque son index répertorie moins de 10 réponses), laissant entendre que son index comporterait donc bien plus de pages qu'il n'en contient réellement ? 

Je vais me renseigner : j'ai posé la question en interne, j'attends leur réponse. Je penche pour un bug. Je te transmets ça dès que je l'ai avant mercredi 31/07 au soir normalement.

MàJ reçue le 1er août après-midi : Comme tu le signales sur le mot-clé "Youtube", Il arrive exceptionnellement qu'une requête renvoie plusieurs fois le même jeu de résultats. C'est bien un bug. En l'occurrence, je n'arrive pas à le reproduire immédiatement mais je l'ai déjà vu. J'avais posé la question à mes collègues de la production sur l'origine de la chose, mais comme tu le sais ils étaient très occupés et je n'ai pas obtenu de réponse de leur part.

Comment expliquez-vous que ledit "dark pattern" ait été désactivé ce 1er août, à la veille de la publication de notre enquête ?

MàJ reçue ce 2 août après-midi, après parution du premier article : C'est une coïncidence. Nous travaillons sans cesse à améliorer notre moteur de recherche et j'imagine qu'une amélioration du système a fait disparaître la chose.

MàJ, mardi 6 août : Ce lundi soir, à 21h46, Qwant a publié un fil sur Twitter en réponse à notre enquête (puis un billet sur Medium ce mardi midi), confirmant le « problème de cache » et « une erreur d’adressage qui a en quelque sorte « rebranché » un index de 2017 mis en sommeil ». La « répétition des mêmes résultats dans les 50 résultats proposés sur certaines requêtes » serait « un autre bug » que ses équipes « ont identifié et corrigé grâce à la question posée ».

Qwant ajoute : « sur chaque requête nous avons souvent des millions de résultats crawlés puis indexés mais ce sont bien uniquement les résultats les plus pertinents qui sont affichés » (ce dont nous n'avons jamais douté).

L’entreprise regrette enfin que « les conclusions de l’article laissent entendre que Qwant ment à ses utilisateurs et ne développe pas son index ». Ce que nous n’avons ni écrit ni (a fortiori) voulu laisser entendre.

Eric Léandri, président cofondateur de Qwant, a de son coté – et avec notre accord – mis en ligne nos échanges de mails. Ils montrent notamment que l'auteur de cette enquête n'a pas « refusé » l'invitation de Qwant, mais précisé qu'il n'y répondrait favorablement que lorsque Qwant aurait répondu à nos questions. Or, les derniers éléments ne nous sont parvenus qu'après la publication du premier volet.

En tout état de cause, nous ne pouvons que saluer cet effort de transparence de la part de Qwant.

Sommaire de l'article

Introduction

« lol watch this »

Des nettoyages cosmétiques

Des résultats répétés jusqu’à 12 fois

Des « moteurs » et des « interfaces » de recherche

Les (nouvelles) explications de Qwant

Comment expliquez-vous que Qwant retourne plus de contenus datant de 2017 que de 2018 ou 2019, ainsi que des sites ou pages web qui n'existent plus depuis des années ?

Comment expliquez-vous qu’en filtrant les résultats pour n’afficher que ceux datant du dernier mois, Qwant renvoie quelques dizaines d'autres résultats récents, qui ne figurent pas, pour la plupart, dans ceux affichés par défaut ?

Comment expliquez-vous qu'une requête effectuée sur Qwant ne renvoie que 150 résultats ?

Comment expliquez-vous que Qwant, qui indexait 20Md de pages en novembre 2018, et en crawlait 1Md par jour, n'en indexe toujours que 20Md aujourd'hui, tout en en crawlant dorénavant 2Md/jour ? 

Pourquoi Qwant n'affiche-t-il pas, comme le prévoient les CGU de Bing, que tout ou partie des résultats sont fournis par Microsoft ? 

Comment expliquez-vous qu'une requête sur l'un des mots présents dans l'index de Qwant n'affiche jamais plus de 50 résultats seulement (contrairement à ceux en provenance de Bing, qui vous en fournit jusqu'à 150) ?

Comment expliquez-vous que, lorsque Qwant dispose de moins de 50 réponses, son interface les répète en boucle lorsque l'on défile vers le bas (jusqu'à plus de dix fois lorsque son index répertorie moins de 10 réponses), laissant entendre que son index comporterait donc bien plus de pages qu'il n'en contient réellement ? 

Comment expliquez-vous que ledit "dark pattern" ait été désactivé ce 1er août, à la veille de la publication de notre enquête ?

Commentaires (217)


C’est triste mais chaque réponse est un évitement, combien de pages sont actuellement référencées ? 20M y a un peu moins d’un an, même nombre aujourd’hui, en ayant doublé la capacité annoncée d’indexation depuis, une explication ? Réponse : la vitesse d’indexation est variable et dépend du débit .

Donc ca bouge pas en quasiment un an et depuis novembre 2018, vous êtes repassés aux 56k ?!?



L’index retourne pour l’essentiel des sites de 2017 dont certains down depuis, réponse c’est un problème de cache. Dépuis 2017 sérieux ?



Et je doute que bing impose à qwant de ne pas mentionner les retours venant de microsoft: “oula surtout pas ca va nous faire de la pub, ne marquez pas le fait que le résultat vient de chez nous on veut perdre en visibilité, merci”. Cette absence de mention a probablement été négociée mais est au seul bénéfice de qwant…


Bon sang, mais cet article est incompréhensible pour le quidam que je suis. Je sais que Qwant n’est pas Google. Mais comment expliquer autant d’incertitudes et de compromis avec la réalité et l’efficacité qu’on peut attendre d’un moteur de recherche ?



On m’a déjà demandé : « mais pourquoi tu utilises Qwant et pas Google ou Lilo ? Lilo est éthique ! C’est quoi Qwant ? Ça t’apporte quoi ? Tu trouves mieux les choses ? Tu aides quelqu’un ? »



La réponse est « non ».



Si je fais un parallèle avec les marques de smartphones et de voitures asiatiques, je comprends la stratégie de Renault-Nissan  ou de Peugeot : associer son savoir-faire avec le savoir construire nippon ou chinois. Mais pourquoi diable Qwant n’assume pas une association franco-californienne ?



On dirait une stratégie marketing Wiko-compatible : Cocowiko ! Ça fonctionne peut-être parfois (j’en sais rien, je suis nul en marketing), ça me semble quand même hasardeux.


<img data-src=" /> Super article !



<img data-src=" /> Qwant il va falloir vous réveiller.








Radithor a écrit :



Qwant n’assume pas une association franco-californienne ?





Le problème n’est pas l’association qwant/bing, mais le sentiment que le moteur n’indexe quasiment rien de nouveau et qu’il n’actualise que très peu cet indexe.



En soi c’est pas problématique si tu es un meta moteur.



Sauf que qwant ne doit pas en être un sinon il ne peut pas prétendre être un outil stratégique de souveraineté, ce qui est devenu un élément essentiel de sa com lui permettant d’obtenir des investissements publics et accessoirement d’être auditionné comme sachant par les autorités publiques (comme il y a peu au sénat).



Edit: j’ajoute que ces interrogations n’ont de sens que du fait du financement public. Un acteur privé avec des fonds privés n’a aucun compte à rendre.









linkin623 a écrit :



<img data-src=" /> Super article !



<img data-src=" /> Qwant il va falloir vous réveiller.





+1



Tout à fait d’accord, à part en ce qui concerne les fonds publics : on sait qu’en France, on (l’État, le CAC40, les investisseurs, etc) a une vision industrielle de court terme. On subventionne tout et n’importe quoi sans voir plus loin que le lendemain (les exemples sont pléthoriques, je ne prendrais qu’un seul exemple, celui de l’AFPA et de la politique de formation professionnelle qui n’a aucun avenir et qui est financée par les Régions, presque exclusivement grâce à l’impôt).




   Moi, je me place dans une relation industriel/utilisateur. La transparence est totalement laissée de côté dans notre modèle économique, et cela va changer par la force des choses (le quidam n'accepte plus d'être pris pour un pantin qu'on manipule).         





NB: je suis peut-être naïf (ou c’est mon petit point de vue personnel), mais je sens à mon niveau que la bascule sociale est proche.








Radithor a écrit :



Tout à fait d’accord, à part en ce qui concerne les fonds publics : on sait qu’en France, on (l’État, le CAC40, les investisseurs, etc) a une vision industrielle de court terme. On subventionne tout et n’importe quoi sans voir plus loin que le lendemain (les exemples sont pléthoriques, je ne prendrais qu’un seul exemple, celui de l’AFPA et de la politique de formation professionnelle qui n’a aucun avenir et qui est financée par les Régions, presque exclusivement grâce à l’impôt).




   Moi, je me place dans une relation industriel/utilisateur. La transparence est totalement laissée de côté dans notre modèle économique, et cela va changer par la force des choses (le quidam n'accepte plus d'être pris pour un pantin qu'on manipule).         





NB: je suis peut-être naïf (ou c’est mon petit point de vue personnel), mais je sens à mon niveau que la bascule sociale est proche.





Je sais pas si elle est proche , en revanche elle effectivement nécessaire et urgente



Bon, je reste sur Google, c’est plus efficace. <img data-src=" />


C’est bien beau de parler d’indexation et tout, mais qu’en est il de la protection des données personnelles ?



Comment être sûr que Qwant respecte bien ce qu’il promet sur le sujet ?



C’est bien à cause de tout ce flou que je ne suis jamais passer dessus.


Le “Dark Pattern” a été relevé par beaucoup et depuis un bon moment.



J’aime bien Nitot, mais il nous prend pour des imbéciles dans sa réponse.



&nbsp;Une&nbsp;coïncidence…&nbsp;








Zinzila a écrit :



Le “Dark Pattern” a été relevé par beaucoup et depuis un bon moment.





Je serais curieux et preneur de savoir où il en avait été question…



Wowow, vous faites partie de la team NextINpact maintenant ? Ça fait longtemps ?



<img data-src=" />


Qwant mais quand ça veut pas ça veut pas


En mode “pigiste” pour l’instant, et “équipe” parce que j’ai enfin accès au backoffice, mais attendez-vous à plus d’articles et enquêtes de ma part en effet.


Hâte de vous lire !



Edit : je viens de le faire <img data-src=" />








manhack a écrit :



En mode “pigiste” pour l’instant, et “équipe” parce que j’ai enfin accès au backoffice, mais attendez-vous à plus d’articles et enquêtes de ma part en effet.





<img data-src=" /><img data-src=" /><img data-src=" />



Ravi de voir vos article par ici. J’ai toujours apréçié votre blogue sur lemonde.fr


C’est vraiment dommage… Espérons que Qwant se ressaisisse, c’est préoccupant !


Ça m’étonne pas tout ça, j’aimerai bien une réelle enquête (genre la cour des comptes) ça risque d’être drôle, vu tout l’argent public qui y est passé…








manhack a écrit :



En mode “pigiste” pour l’instant, et “équipe” parce que j’ai enfin accès au backoffice, mais attendez-vous à plus d’articles et enquêtes de ma part en effet.







<img data-src=" />



Tout ne sera pas forcément du même niveau que ces deux articles sur Qwant (j’imagine avec peine le temps que ça a pris), mais ça promet !









bad10 a écrit :



C’est bien beau de parler d’indexation et tout, mais qu’en est il de la protection des données personnelles ?



Comment être sûr que Qwant respecte bien ce qu’il promet sur le sujet ?



C’est bien à cause de tout ce flou que je ne suis jamais passer dessus.





Aucune idée surtout que du fait de l’article précédent j’ai découvert que c’était pas la préoccupation première de qwant, qui l’ajoutera par la suite.



En fait on peut déjà faire une demande de droit pouvoir la réponse. Voir aussi s’ils acceptent de communiquer leur registre du traitement lequel doit notamment mentionner comment sont garanties nos droits en particulier / bing qui peut être considéré comme sous-traitant sauf anonymisation des requêtes transmises (par contre c’est un acteur privé donc aucune obligation de communiquer le registre, mais ca la foutrait mal pour une boîte dont la 2’partie de la com est sur la protection des données persos).



Je ne comprends pas où va cette enquête. Peut-être que mon niveau technique n’est pas assez bon, mais je n’arrive pas à savoir si c’est un scoop qui annonce que Qwant n’est qu’une supercherie, si cet article est un coup d’épée dans l’eau qui manque sa cible ou si le but est juste de souligner que certains résultats pourraient être améliorés.




De ce que je retiens du message de l’article, c’est&nbsp;: «&nbsp;l’index date de2017 et Qwant est incapable de sortir des résultats plus récents,mis à part lors de rectifications, ‘corrections de bogues’ et maquillages faits manuellement par l’équipe&nbsp;».      






Pourtant, il suffit d’utiliser un minimum Qwant pour savoir que cette affirmation ne tient pas&nbsp;! (ou alors ils sont très forts dans leurs corrections manuelles!). Quelques exemples&nbsp;:      

Quand on recherche «&nbsp;président de l’afrique du sud&nbsp;», les résultats évoquent «&nbsp;Cyril Ramaphosa&nbsp;», or, il a été élu en février 2018 ; quand on recherche«&nbsp;Pedro Sanchez&nbsp;», on nous dit qu’il est chef de gouvernement espagnol or, il n’est devenu premier ministre qu’en juin 2018.






En fait, cela marche avec tout évènement qui s’est produit après 2017&nbsp;! Quand on recherche «&nbsp;Tsunami Indonésie&nbsp;», on n’a que des liens parlant du tsunami de 2018, alors qu’un index de 2017 n’aurait renvoyé que des infos vers le tsunami de 2004 (ce qui est bien le cas si on recherche pour un pays n’ayant pas subi de tsunami depuis, par exemple, «&nbsp;Tsunami Thaïlande&nbsp;»).      






De ce que je comprends par mes recherches, des résultats post-2017, il y en a, plein&nbsp;! Leur index, il existe et il est mis à jour. Partant de ce constat, je ne parviens à comprendre le message de cet article.      






J’ai l’impression que la première réponse de l’interview donne la réponse au problème :       

« on a un index « chaud »&nbsp;qui contient les requêtes les plus courantes. Derrière encore, un index "froid", lequel est directement alimenté par les crawlers, donc avec les données les plus à jour. (...) Il peut arriver qu'il contienne des vieux documents, surtout si la requête ne contient qu'un mot. Cela s'explique par le fait qu'un très grand nombre de documents(plusieurs dizaines de millions) contiennent le mot recherché.Ainsi, ordonner les 100 premiers documents les plus pertinents parmi les dizaines de millions que l'index remonte est extrêmement complexe et toujours un sujet de recherche, même cheznos concurrents. Quand tu affines une recherche en indiquant plus de mots dans la requête, tu facilites en fait le travail de l'index,qui remonte alors le document plus frais que tu recherches. »

Cette différence entre index chaud difficile à organiser donc presque intouchable et index froid n’est abordée nulle part dans l’article. Il manque une mise en contexte journalistique de cette réponse. On ne sait pas si les communiquant de Qwant nous embobinent en noyant le poisson ou si le journaliste s’est planté en ne concentrant ses recherche que sur des mot-clés uniques et populaires, donc en ne tapant ainsi que dans l’index chaud.

Et du coup,peut-être que cette article ne fait que souligner que l’index chaud est tellement difficile à réorganiser qu’ils ne s’y sont pas tentés. Mais si c’est vraiment ça le message de l’article,ce n’est pas clair du tout...






Bref, j’apprécierais davantage d’éclairages&nbsp;!







Khulann a écrit :



Bref, j’apprécierais davantage d’éclairages&nbsp;!





Je peux pas faire de test de là où je suis étant sur mobile à l’étranger (en transit depuis 2 jours entre 2 vols dans une ville qui m’ accélére le dit transit par son charme…), mais l’article pointe l’indexation relevant de qwant lui-même et pas des résultats donnés par bing.



Es tu certain d’avoir des retours de qwant et pas de bing ?



Pour le côté « public » Marc Longo l’avais relevé sur Twitter.








manhack a écrit :



Je serais curieux et preneur de savoir où il en avait été question…







Pour le côté « public » Marc Longo l’avais relevé sur Twitter.









crocodudule a écrit :



&nbsp; l’article pointe l’indexation relevant de qwant lui-même et pas des résultats donnés par bing.



Es tu certain d’avoir des retours de qwant et pas de bing ?





Ok, c’est bien la nuance que je n’avais pas saisis, merci. Je n’ai aucune idée d’où proviennent mes résultats, il y a donc de fortes chances que cela provienne de Bing.

Donc dès que la recherche devient un minimum complexe, on est sur du 100 % résultats de Bing ? Et donc cet article montre que les recherches simples censées être traitées par le moteur maison sont en fait toutes datées ?

Mais dans ce cas, pourquoi nous parle-t-on d’index “chaud” et “froid” ? Pour que ce soit traité par Qwant et pas daté, il faut que ce soit simple, mais pas trop ? <img data-src=" />



Très bon article. Hate de lire plus de votre part :)



Concernant Qwant, ce que fait l’article, c’est de soulever des problèmes auxquels les réponses données ne sont pas satisfaisantes.&nbsp;&nbsp;

Y’a un cache, mais un cache pas mis à jour depuis 2017 ? C’est pas normal.&nbsp;&nbsp;

Y’a des pages de résultats qui sont “padded” ? C’est pas normal.&nbsp;&nbsp;

Bing dit dans ses CGU que ses résultats doivent être identifiés, mais vous pouvez pas le faire à cause de NDA ? C’est plus que bizarre.&nbsp;&nbsp;

Vous utilisez les serveurs de MS, et les résultats de Bing, ce qui fait que les données sont PRISM-able, mais vous dites que Qwant est souverain ? C’est du foutage de gueule.&nbsp;&nbsp;

Vous maquillez à la main des résultats pour cacher le fait que vous utilisez bingbot ? C’est du foutage de gueule.&nbsp;&nbsp;



Il y a bien trop de problèmes qui ne sont pas expliqués pour un moteur qui est sensé être ouvert et protecteur de la vie privée.&nbsp;&nbsp;

Ce manque de transparence est suspect.








Cqoicebordel a écrit :



Concernant Qwant, ce que fait l’article (…)



&nbsp;

Merci pour toutes ces précisions.



Merci ManHack pour ce boulot d’investigation

Merci NextInpact pour publier ce contenu.

Ca fait plaisir de vous rémunérer au travers de l’abonnement à NextInpact.



Qwant se trompe sur les intentions des gens qui le questionnent sur son index. Beaucoup seraient très contents que Qwant soit un “vrai” moteur de recherche indépendant

&nbsp;

Des gens font des métamoteurs sans financement (Searx, … ) et ne cachent pas que cela n’est pas une solution perenne (ca permet l’anonymat et la suppression de la pub néanmoins). Et Qwant arrive en disant qu’il a trouvé des financements pour faire du crawl et de l’indexation. On se dit cool ! (avant de comprendre que le site sera in fine pourri par les annonceurs de publicitéhttps://tuxicoman.jesuislibre.net/2019/06/qwant-et-la-publicite.html )



Mais quand des investigations techniques peu poussées soulèvent des lièvres comme le recours massif à Bing ou des résultats vers des sites qui n’existent plus depuis 2ans, on n’a l’impression de se faire avoir.








Khulann a écrit :



Ok, c’est bien la nuance que je n’avais pas saisis, merci. Je n’ai aucune idée d’où proviennent mes résultats, il y a donc de fortes chances que cela provienne de Bing.

Donc dès que la recherche devient un minimum complexe, on est sur du 100 % résultats de Bing ? Et donc cet article montre que les recherches simples censées être traitées par le moteur maison sont en fait toutes datées ?

Mais dans ce cas, pourquoi nous parle-t-on d’index “chaud” et “froid” ? Pour que ce soit traité par Qwant et pas daté, il faut que ce soit simple, mais pas trop ? <img data-src=" />





C’est une des explications donnée, une requête complexe pourrait aider qwant à sortir de son index perso un résultat récent et inversement.



Je dois admettre que ça m’échappe, je peux comprendre qu’une requête avec plusieurs mots aides à remonter une réponse plus pertinente, mais en revanche je vois pas en quoi cela va influer sur la date de fraîcheur de la réponse.



Ce que je comprends des informations données par le service communication de Qwant, c’est que ça ne fonctionne pas. Leur système de “cache” est bancal, donc tout ce qui vient du cache est périmé. Du coup, une requête plus complète (donc moins populaire) permet de contourner le cache et d’avoir un résultat potable.



Je suppose que s’ils virent le cache, l’infra tombe sous les coups de butoirs de leur myriade d’utilisateurs, donc ils n’ont pas la possibilité d’avoir un service fonctionnel en prod. Ça expliquerait pourquoi ils tiennent tant à faire la démonstration chez eux, dans un environnement contrôlé où le cache est probablement désactivé.



Le tout accompagné d’une communication désespérée et maladroite pour cause de vente de peau d’ours.



TLDR; Qwant est une start-up.







C’est mon analyse, je ne suis ni ingénieur, ni spécialiste des moteurs de recherche, ni concurrent de Qwant.








Quiproquo a écrit :



Ce que je comprends des informations données par le service communication de Qwant, c’est que ça ne fonctionne pas. Leur système de “cache” est bancal, donc tout ce qui vient du cache est périmé. Du coup, une requête plus complète (donc moins populaire) permet de contourner le cache et d’avoir un résultat potable.



Je suppose que s’ils virent le cache, l’infra tombe sous les coups de butoirs de leur myriade d’utilisateurs, donc ils n’ont pas la possibilité d’avoir un service fonctionnel en prod. Ça expliquerait pourquoi ils tiennent tant à faire la démonstration chez eux, dans un environnement contrôlé où le cache est probablement désactivé.



Le tout accompagné d’une communication désespérée et maladroite pour cause de vente de peau d’ours.



TLDR; Qwant est une start-up.







C’est mon analyse, je ne suis ni ingénieur, ni spécialiste des moteurs de recherche, ni concurrent de Qwant.





Je partage la même vision que toi, on ne sort pas du cache car la requête est complexe, mais tout simplement parce que la requête n’a pas déjà été faite et donc mise en cache.



Du coup la réponse fournie par qwant à cette question et la complexité de la requête pour sortir du cache est totalement bancale (comme l’essentiel des réponses)









crocodudule a écrit :



Aucune idée surtout que du fait de l’article précédent j’ai découvert que c’était pas la préoccupation première de qwant, qui l’ajoutera par la suite.





Ah ?

j’ai du raté ça dans ma lecture de l’autre article, m’en vais le relire du coup.

Merci.

&nbsp;

&nbsp;



Dans ces conditions, la meilleure comm serait d’admettre tous les écueils et d’expliquer la stratégie pour les résoudre avec un calendrier réaliste et vérifiable. En effet, la crédibilité auprès des utilisateurs se décrète pas.



Mais là, Qwant tombe dans la victimisation sans avancer de défense crédible et de surcroît utilise la justice pour faire taire. Or Qwant dénonce des attaques infondées sur son indexation depuis plusieurs années mais sans être capable de le démontrer auprès des utilisateurs. Quelle que soit la raison de cette incapacité, cela n’a rien de rassurant pour ceux qui souhaiterait vraiment un moteur de recherche souverain protégeant la vie privée.



Dès lors, quelle sera la stratégie de communication de Qwant à présent? Intenter une procédure juridique en diffamation contre NI? À lire la réponse de Guillaume dans l’article Qwant fait condamner un « concurrent » pour « dénigrement », on devine la stratégie de Qwant à venir.








manhack a écrit :



En mode “pigiste” pour l’instant, et “équipe” parce que j’ai enfin accès au backoffice, mais attendez-vous à plus d’articles et enquêtes de ma part en effet.





<img data-src=" />



Ça donne l’impression que Qwant a atteint un palier avec leur organisation, leur compétence et leur budget et qu’ils n’arrivent pas à le dépasser… résultat, ils s’enterrent avec leur contrat avec MS et qui doit encore leur pomper plus de budget et en avant le cercle vicieux…


“Nous sommes en train de revoir ce système de cache et nous visons à le moderniser très prochainement, et il est fort possible que les conclusions de ton article ne correspondent plus à la réalité que pourront constater les lecteurs au moment de sa publication ou juste après.”

C’te blague ! A chaque fois qu’un bug ou une faiblesse de Qwant est signalée, la réponse est toujours la même : c’est déjà en cours d’amélioration, et ce sera mis à jour “très prochainement”.

Tu reviens plus tard, et c’est toujours la même chose.

A la lecture de cet article, je me dis que Qwant a sûrement racheté l’index de Bing en 2017 et l’a mis en cache.

Depuis, ils ne savent rien faire de mieux.


Perso, indépendamment des turpitudes, bugs, et autres soucis d’un moteur de recherche en gestation, et des discours un peu optimistes (ou politiques) de son responsable , j’hallucine sur “l’exception de vérité n’est pas retenue dans le cadre d’un dénigrement”.

Mais où vit-on ?

Je formule une assertion EXACTE visant à éclairer les utilisateurs sur un aspect particulier d’un service, je peux me faire attaquer en justice, et perdre ?

J’arrête de faire des commentaires sur les restos ! Ou sur les retards récurrents de la SNCF, par exemple…


Perso, j’étais convaincu par qwant il y a 2, 3 ans. Je me disais qu’il y avait des bugs des temps en temps, ou lenteurs, ou des résultats moins pertinents… Mais au bout d’un moment ça a déconné, quand tu cherches des résultats en anglais ou des résultats qui concernent un autre pays (par ce que tu es à l’étranger), qwant est une incroyable source de perte de temps. Je ne trouvais jamais rapidement ce que je souhaitais.



Hop, je passe à duckduck go, il y a la possibilité de rechercher des résultats selon le pays. En général la recherche est pertinente et je ne perds pas mon temps. Eux assument le fait de ne pas tracker Les utilisateurs et de n’être qu’un méta moteur.



Quant, ils enchaînent les casseroles et n’assument pas le fait d’être un mi metamoteur - mi moteur de recherche. Ils n’ont aucune transparence, et veulent surtout cacher le plus possible leurs contrats avec Microsoft tout en y utilisant le maximum.



Comme les smartphones Français fabriqués en chine, ça m’étonnerait qu’il y aura beaucoup de souveraineté dans qwant.


Ils ont peut être les yeux plus gros que le ventre. Je n’arrive pas à comprendre pourquoi ils n’ont pas démarré comme metamoteur français respectueux de la vie privée comme le fait très bien duckduckgo en utilisabt les meilleurs moteurs selon la zone géographique et la réponse concernée ? Une fois l’audience importante et le modèle économique mieux élaboré, ils lèvent des fonds et crowdfund un vrai moteur avec leurs spécificités, leurs innovations et le support de leurs utilisateurs.



Ca aurait été plus cohérent que la situatiin actuelle où le moteur cache les mentions bing.


Il faut être un concurrent pour tomber dans ce cas de figure. Et attendons la décision en appel.


Je viens de faire un tour sur Twitter… et c’est pas joli. Cela confirme la stratégie de comm de Qwant.

Tout mon soutien à Jean-Marc Manach qu’on aimerait lire plus souvent sur NI.








JD a écrit :



Je viens de faire un tour sur Twitter… et c’est pas joli. Cela confirme la stratégie de comm de Qwant.

Tout mon soutien à Jean-Marc Manach qu’on aimerait lire plus souvent sur NI.





Ce sera le cas <img data-src=" />



Merci pour les 2 articles. Très intéressant et sacré travail.



Je suis utilisateur de Qwant depuis presque le début pour plusieurs raisons:




  • privacy oriented

  • européen voire français :)

  • aider à plus de concurrence



    Certes utiliser le moteur Google, c’est sans doute plus de fiabilité mais si on veut que les choses changent, il faut savoir aller de l’avant.

    J’ai une utilisation qui concerne ma vie perso mais aussi pour le boulot. Et évidemment quand ça ne marche pas sur Qwant, je bascule sur google. Ca arrive mais c’est finalement rare.



    Quelques commentaires:

    &nbsp;

  • ces derniers mois voire semaines ça a l’air de bouger beaucoup sous la surface de Qwant. J’ai eu des pages blanches, des résultats variables. C’est un peu pénible certes mais si ça bouge, c’est que c’est vivant ;)

    &nbsp;

  • faut pas rêver, il faut du temps et des ressources pour créer un index du web. Certes les critiques viennent plus maintenant car ça commence à faire plusieurs années et donc l’excuse de la jeunesse passe moins bien. Mais l’alternative c’est abandonner et ça ne m’attire pas plus que ça. Je ne suis pas informaticien et pas du tout bercé par la difficulté de créer un moteur de recherche donc je parle un peu dans le vide.

    &nbsp;

  • Si ça ne marche pas ou mal, les utilisateurs partiront. Pas besoin de polémiques, de points techniques, de tests. Le pari est de toutes façons audacieux car il faut donner envie aux gens de venir déjà. Mais la limite à votre article c’est que quelque part, vous prenez les utilisateurs pour des neuneus. Certes l’utilisateur lambda ne va voir toutes les failles mais si on voit des failles ou des résultats non probants, alors on part et Qwant ne veut pas ça. Si par exemple, je n’avais eu que des résultats de 2017 depuis le début, je m’en serai rendu compte (enfin j’espère lol). J’ai l’impression que la recherche avec un seul mot-clé est ce qui marche(ait) le moins bien et vous avez pioché dedans (?)



  • Ok il y a de l’argent public. Mais quand l’Etat ne fait rien, on le critique. Quand il investit, on le critique. Le pauvre <img data-src=" />. Je vois les choses un peu plus positivement. Puisqu’il y a de l’argent public, cela force Qwant à être un peu plus transparent au moins pour les services de l’Etat. Vos articles peuvent aussi mettre la pression.



  • Perso les réponses de Tristan me satisfont pas mal. Et c’est un type que je trouve intègre. Après il y a certainement des couacs, des erreurs de com’, des histoires moins jolies, des trucs dissimulés, comme dans toutes les boites. Il ne faut pas s’attendre que Tristan ou Guillaume participent aux attaques et évidemment ils défendent la société mais leur présence montre a priori une volonté de la société à être meilleur.


Super série d’articles <img data-src=" /> <img data-src=" />








Teuf a écrit :



Ce sera le cas <img data-src=" />



<img data-src=" />









Gagyn a écrit :



Perso, indépendamment des turpitudes, bugs, et autres soucis d’un moteur de recherche en gestation, et des discours un peu optimistes (ou politiques) de son responsable , j’hallucine sur “l’exception de vérité n’est pas retenue dans le cadre d’un dénigrement”.

Mais où vit-on ?

Je formule une assertion EXACTE visant à éclairer les utilisateurs sur un aspect particulier d’un service, je peux me faire attaquer en justice, et perdre ?

J’arrête de faire des commentaires sur les restos ! Ou sur les retards récurrents de la SNCF, par exemple…





Mais es tu concurrent de ces services ? <img data-src=" />

Arf, grillé.









fred42 a écrit :



Il faut être un concurrent pour tomber dans ce cas de figure. Et attendons la décision en appel.









Winderly a écrit :



Mais es tu concurrent de ces services ? <img data-src=" />

Arf, grillé.





Ok les gars, moi comprendre !

Je bosse moi aussi dans un service assez concurrentiel (la promotion immobilière), mais effectivement, je ne signale pas les manquements et problèmes de mes concurrents par écrit. Pourtant, il y aurait matière !

Je reste quand même coi sur le fait de pouvoir être condamné pour avoir dit la vérité. Sur le fond, c’est intolérable. Entre l’éthique de comportement et le factuel, qui l’emporte ? On verra à la décision d’appel…



Mon boss n’a jamais apprécié qwant à cause de certaines de leurs pratiques côté business que je ne détaillerai pas - devoir de réserve - et je commence à comprendre pourquoi. Je n’en dirai pas plus, juste qu’il en a une très mauvaise opinion. Pour le reste à un moment j’ai hésité à utiliser ce moteur, mais finalement suis content de garder duckduckgo pour l’essentiel de mes recherches.


Boulot d’info précis, merci


Non, le dénigrement consiste à dire du mal d’un concurrent pour son propre profit. Et oui, même si c’est une information exacte, ça ne change rien au fait de nuire à autrui dans le seul but d’en tirer profit.








Gagyn a écrit :





Je reste quand même coi sur le fait de pouvoir être condamné pour avoir dit la vérité. Sur le fond, c’est intolérable. Entre l’éthique de comportement et le factuel, qui l’emporte ? On verra à la décision d’appel…





Ce n’est pourtant pas très moral de dénoncer ses petits camarades qui jouent dans la même cour, tout ça pour avoir les faveurs de l’institutrice. Le dénigrement est un fait. Et c’est plutôt un comportement déloyal envers ses confrères commerçants.



Moi, au contraire, j’ai même ouvert un compte sur qwant.com : j’ai lu à plusieurs reprises des gens dire du mal de Qwant sur Linkedin, sur Twitter et aussi sur Next inpact, et je ne tolère pas le mépris gratuit, la facilité de nuire à autrui sans déclarer ses intérêts et ses (mauvaises) intentions. C’est pareil quand une personne m’arrête dans la rue pour me faire signer une pétition et qu’après avoir signé, il me dit qu’il faut faire un don (en espèces bien sûr). C’est un comportement d’arnaqueur (quand bien même Qwant ou qui que se soit d’autre serait la pire des arnaques).



Faire appel à la morale des gens quand on se comporte comme un cuistre, c’est à condamner avec la plus grande fermeté. Ce sont des comportements comme ça qui détruisent la confiance dans la société.


Après, tout ceci dépend du point de vue de chacun. Dans certains cas, c’est cette même dénonciation qui permet de découvrir des comportements odieux ou même illégal (je pense par exemple à cette affaire où plusieurs fabricants d’appareils électroménagers se sont entendus pour faire gonfler les prix et c’est sur de la dénonciation que cette magouille a été épinglé par la répression des fraudes).



Pour Qwant bien entendu, c’est différent car on est pas dans un cas d’illégalité mais ça soulève quand même un point majeur qui, personnellement, m’empêche de faire confiance à Qwant.



Parce que maintenant, la question n’est même plus de savoir ce que n’est pas Qwant mais plutôt ce qu’il est. Au fil des mois, des ans et des articles de presse, ça met en évidence qu’on ne sait pas vraiment ce que c’est.



Est-ce un moteur de recherche, un méta-moteur, est-il actif ou non, est-il fiable ou non ? On ne peut pas se présenter en alternative si on est pas capable d’apporter une réponse claire à ces questions. Et malheureusement, Qwant n’est absolument pas clair sur ça. Encore moins sur ses intentions.



Alors qu’aujourd’hui, on ne fait que demander de plus en plus de transparence sur tout ce qui nous entoure, Qwant fait exactement l’inverse. Et c’est assez terrible comme situation parce que ça va nuire à la confiance dans ce genre de projets qui se posent en alternative à Google.








arhenan a écrit :



Après, tout ceci dépend du point de vue de chacun. …



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  &nbsp;Non, la loi, le comportement en société ne dépendent pas du point de vue de chacun. Je parlais du dénigrement commercialqui est un acte répréhensible. Avoir raison ne justifie pas de se comporter en dépit de la loi et de la morale.         






  Par exemple, un lanceur d'alerte qui dénonce son employeur va se faire licencier pour faute (s'il n'a pas démissionné avant). Sauf disposition légale, ce n'est pas parce qu'il informe le public que son employeur lui devra une indemnité de licenciement ou qu'il devra le garder comme salarié au sein de son entreprise (principe de loyauté).         






  Cela-dit, j'ai seulement vu en partie sur une période de plusieurs mois, des commentaires sur le web 2.0 très furieux à l'égard de Qwant avec notamment des discussions bien agressives entre des représentants de Qwant et des internautes qui fustigeaient la marque Qwant (certes avec des détails qui ressemblaient à des faits mais ça ne change rien au comportement délétère).         






  La réalité des faits n'excusent pas ces comportements néfastes et odieux. Je suis triste de m'apercevoir que des gens ne comprennent pas que la vérité, la réalité, les faits ne justifient pas de se comporter de manière agressive ou méprisante sur le web social envers autrui.


Donc si je te lis correctement, il conviendrait dans la bonne société bien éduquée de se comporter à raison de l’irréalité de sa bonté et de sa bonne éducation ; ce qui reviendrait à dire que ladite bonne société n’est qu’un tas de fumistes inéduqués et vilement malsains.

Et du coup, c’est toi qui tiens des propos “néfastes et odieux”, ou alors c’est moi qui interprète mal ?

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C’est un moteur qwantique ?



Désolé…



Enfin, ayant constaté moi-même la similarité entre Bing et Qwant à un moment où je les ai comparé car j’étais désespéré, je reste au final sur Google…&nbsp;



…bien que leur passage au sémantique fait que la première page ne me suffit plus. Contrairement à ce que pense Qwant, à ce jour Il n’est plus rare que je visite 5 pages voir + juste parce que les moteurs de recherche “modernes” se sentent obligés de rectifier ma recherche alors que je ne leur ai pas demandé cela. Je tape des mots clés, ce n’est pas pour rien put… Mais bon, comme toujours, c’était mieux… avant.

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Radithor a écrit :



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La réalité des faits n’excusent pas ces comportements néfastes et odieux. Je suis triste de m’apercevoir que des gens ne comprennent pas que la vérité, la réalité, les faits ne justifient pas de se comporter de manière agressive ou méprisante sur le web social envers autrui.





Ce point de vue fonctionne quand la justice agit vite. Ce n’est pas toujours le cas.



Si un de tes concurrents te prend tes clients en racontant des bobards (genre “nous on fabrique en France” alors que c’est faux), que tes comptes chutent, tu attends 3 ou 5 ans une décision de justice? C’est peut être la solution la plus légale, mais pas la plus humaine. Surtout si tu fais faillite entre temps.



(Perso je pense la même chose des politiques avec des casseroles. On a actuellement le choix entre deux solutions, qui ne sont ni l’une ni l’autre satisfaisantes: Attendre que le coupable ait 85 ans, en étant réélu entre temps, pour être condamné et relaché vu son âge, ou cramer des supposés coupables sur la place publique (twitter) sans trop de considération pour leur défense pour les éliminer de la vie politique.)









recoding a écrit :



Ce point de vue fonctionne quand la justice agit vite.





Tu veux mettre un juge derrière chacune et chacun ?

Son “point de vue” n’en est pas un : c’est basé sur l’idée fausse que tout va bien dans le meilleurs des mondes quand il n’y a aucune friction sociale entre les individus, comme si une société rendue lisse et apathique par l’érection de l’hypocrisie en dogme totalitaire était autre chose qu’inhumaine…

C’est du grand n’importe quoi, oui : c’est normal et humain qu’il y ait des frictions sociales, il n’y a rien qui puisse être fait la plupart du temps (puisque les causes de ces frictions ne pourront être perçues et identifiées qu’après), et puis on est bien forcés de vivre avec…

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Radithor a écrit :



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    &nbsp;Non, la loi, le comportement en société ne dépendent pas du point de vue de chacun. Je parlais du dénigrement commercialqui est un acte répréhensible. Avoir raison ne justifie pas de se comporter en dépit de la loi et de la morale.           






    Par exemple, un lanceur d'alerte qui dénonce son employeur va se faire licencier pour faute (s'il n'a pas démissionné avant). Sauf disposition légale, ce n'est pas parce qu'il informe le public que son employeur lui devra une indemnité de licenciement ou qu'il devra le garder comme salarié au sein de son entreprise (principe de loyauté).           






    Cela-dit, j'ai seulement vu en partie sur une période de plusieurs mois, des commentaires sur le web 2.0 très furieux à l'égard de Qwant avec notamment des discussions bien agressives entre des représentants de Qwant et des internautes qui fustigeaient la marque Qwant (certes avec des détails qui ressemblaient à des faits mais ça ne change rien au comportement délétère).           






    La réalité des faits n'excusent pas ces comportements néfastes et odieux. Je suis triste de m'apercevoir que des gens ne comprennent pas que la vérité, la réalité, les faits ne justifient pas de se comporter de manière agressive ou méprisante sur le web social envers autrui.







Navré de te dire que ta société n’est qu’une dictature ou une oligarchie si cela fonctionnait comme cela.



La “délation” n’est nocive que lorsqu’on le fait pour son propre profit. La dénonciation de comportement délictueux même au sein d’un même groupe est positive pour le groupe ou la société dans son ensemble.



Sinon personne ne pourrait jamais révéler aux grands jours les arnaques, tromperies, scandales et on ne punirait jamais les malhonnêtes, sous prétexte qu’on ne “dénonce pas son propre camp”.&nbsp;

Et la Justice ne serait donc pas plus clémente envers les personnes qui l’aide à découvrir la vérité (avec une remise de peine), ce qui est pourtant bien le cas.



Un employé qui dénonce un scandale de la direction de sa boite sera licencié, puis toute la direction va sauter, il recevra des honneurs et des louanges avant d’être réintégré. C’est comme cela que ça doit se passer dans une bonne société.



Vérité &gt; Tout. Sinon la société ne fonctionne pas : Une société (ou une famille, une société, un groupe etc.) c’est basé sur la confiance, navrant qu’il faille le rappeler.



Même si je te l’accorde, tout cela doit être fait de façon la plus “neutre” possible et sans attaque ad hominem, ce qui est difficile quand on sait qu’en face ce sont des gros connards (et que l’on les dénonce pour cela…).









TheKillerOfComputer a écrit :



…bien que leur passage au sémantique fait que la première page ne me suffit plus. Contrairement à ce que pense Qwant, à ce jour Il n’est plus rare que je visite 5 pages voir + juste parce que les moteurs de recherche “modernes” se sentent obligés de rectifier ma recherche alors que je ne leur ai pas demandé cela. Je tape des mots clés, ce n’est pas pour rien put… Mais bon, comme toujours, c’était mieux… avant.







Ah je suis pas le seul… Je m’occupe du Support pour un moteur de recherche (professionnel) brevets, et voir Google me dire “tiens, ce résultat sans tel mot est cool” est assez énervant au quotidien.



Si je cherche tel mot, et pas un autre, il y a une raison. Si c’est pas le bon, autant me dire et j’adapte. Mais changer les résultats…



Il y a bien un mode “Verbatim” sur Google apparement, qui simule la bonne vieille recherche de l’époque.




 Il est possible de l'ajouter en moteur sur le navigateur par ce lien en cliquant sur OpenSearch Plug-In (vieille îcone Google récupéré dans un coin). A voir sur la durée mais j'ai pû tester avec et sans et les résultats sans certains mots ont disparu. A voir si ça accepte les conditions spécifiques (file: site:...) et si les résultats sont pertinents vu que nous sommes dans le monde de la sémantique...

Moi je varie les outils de recherche sans passer par Google, c’est encore plus efficace !


Quelles sont les&nbsp; sources de revenus de Qwant ?

La publicité, des subventions, et peut être des partenariats ?

Dans quelles proportions ?



La page wikipedia&nbsp;est très floue.

Sur&nbsp;societe.com il y a “Annonce de publication des comptes annuels” du 23/11/2018.



J’espère que les ressources en interne ne sont pas “mangées” par une course aux partenariats et aux subventions (et donc objectifs pas toujours alignés avec ce qu’il faudrait faire en partant de l’existant ; voir la section “Développement” de la page Wikipedia. )


Je l’ai utilisé comme moteur de recherche par défaut pendant presque 2 ans. Il y a 4 mois, à force de toujours revenir à Google pour obtenir des résultats pertinents, j’ai perdu espoir et suis revenu à Google par défaut.


Dans l’article, quand il est dit que Qwant sort des résultats datant de 2017, il ne s’agit pas d’événements s’étant produits en 2017 ou de recherches portant sur des événements datants de 2017.



Il s’agit de cas où, au lieu de présenter la version actuelle de l’information, Qwant ressert à la place une vieille version qui n’a plus cours depuis 2017. Ce qui veut dire que l’information sur laquelle s’appuie Qwant est loin d’être fraîche, voir même complètement hors sujet à la date à laquelle est faite la requête. Sur une requête faite aujourd’hui, Qwant sort quelque fois les réponses telles qu’elles auraient été si la même requête avait été faite en 2017, en occultant des choses plus actuelles. En gros il sert du poisson qui n’est vraiment plus frais.


Je dis seulement que la fin ne justifie pas les moyens. C’est assez court et compréhensible comme ça pour vous ?


Je suis tout à fait d’accord. J’émets seulement des observations que je lis ici. Inutile d’en tirer des généralités.


Alors ce qui est n’importe quoi, c’est d’interpréter mes propos. Mais je vous remercie d’avoir expliquer ce qui vous a agacé dans mon commentaire, je comprends mieux votre réaction.


Désolé, mais je ne suis ni contre les lanceurs d’alerte, ni contre l’émergence de la vérité des faits.&nbsp; J’explique seulement que l’aspect délétère du dénigrement commercial est une réalité concrète, ce qui ne semblait pas évident à la personne à qui je répondais dans mon commentaire.




Encore une fois, dire du mal d'autrui ne se justifie pas toujours. Et ce n'est pas vous qui m'apprendrez l'importance de la transparence dans la société (je défends également ce principe entre autres dans les commentaires de Next inpact).      






Il y a un gros malentendu ici. J'en suis désolé. J'imagine que ce quiproquo a un rapport avec le fait que le sujet du dénigrement commercial était plutôt traité par le 1er article de Jean-Marc Manach, paru un peu plus tôt dans la journée.

Purée, Qwant ça craint


J’ai du mal à tirer des conclusions à la lecture de cet article. Qu’est ce qu’est vraiment Qwant, au final ?Aucune des réponses ne m’a convaincu…


Qwant ça fait quand même depuis le début que c’est louche :




  • ils évitent les réponses claires sur leur fonctionnement depuis leur lancement.

  • ils se sont raccrochés à l’argument du respect de la vie privée quand c’est devenu tendance.

  • Ils n’arrivent pas à régler leurs soit-disants bugs d’indexation sur leur produit principal mais trouvent quand même les ressources pour lancer et maintenir Qwant Junior et Qwant Music.

  • Ils foutent une librairie JS OpenStreetMap en plein écran avec leur logo et communiquent dessus comme si c’était le prochain Google Maps.

  • Ils n’ont aucun business plan affiché, à part gagner de l’argent avec de la pub. Mais bon, si on pouvait financer un produit de niche avec de la pub, qui plus est non ciblée, NXI serait un des journaux les plus influents.





    Bref, faute de transparence, ça pue très fort la bonne startup à la française : du vite fait mal fait, de l’accumulaction de dette technique et des objectifs à court terme uniquement basés sur les investisseurs publics ou privés à impressionner pour le mois prochain.



    Bref. J’espère sincèrement me tromper, mais ça commence à sonner bien creux.



    Quand on à DuckDuckGo en face qui avance tranquillement tout en étant transparent sur leurs pratiques ET leurs partenariats, bah l’argument de souveraineté pèse plus très lourd. Malheureusement.








Radithor a écrit :



Désolé, mais je ne suis ni contre les lanceurs d’alerte, ni contre l’émergence de la vérité des faits. J’explique seulement que l’aspect délétère du dénigrement commercial est une réalité concrète, ce qui ne semblait pas évident à la personne à qui je répondais dans mon commentaire.



Encore une fois, dire du mal d’autrui ne se justifie pas toujours. Et ce n’est pas vous qui m’apprendrez l’importance de la transparence dans la société (je défends également ce principe entre autres dans les commentaires de Next inpact).



Il y a un gros malentendu ici. J’en suis désolé. J’imagine que ce quiproquo a un rapport avec le fait que le sujet du dénigrement commercial était plutôt traité par le 1er article de Jean-Marc Manach, paru un peu plus tôt dans la journée.





Non, le dénigrement a plus à voir avec l’intention de nuire qu’avec l’idée de dire une vérité ou un mensonge.

C’est trop “scientifique” de le lier à la différence entre la vérité et le mensonge : la plupart des gens, même les scientifiques eux-mêmes, n’ont pas forcément le temps ou l’envie de se pencher sur un propos tenu sur twitter ou autre pour le creuser au point de savoir si oui ou non c’est vrai…

(après c’est vrai que ce qui est en gras dans l’article est la partie à propos de l’exception de vérité, mais c’était pour souligner que c’est hors-sujet, non ?)



Quand à la fin et aux moyens… c’est un étouffoir : le seul moyen d’être effectivement et réellement entendu sur internet, c’est de faire le buzz : comme je l’ai dit, les comportements lisses et apathiques sont trop souvent ignorés, les gens passent à côté en se disant que c’est pas assez important pour y accorder la moindre attention… du coup, forcément, quand on tient à alerter du risque d’intoxication aux poissons pas frais, il n’y a plus que l’escalade de moyens qui fonctionne !

Autrement dit, la transparence ne sert à rien si tout le monde regarde ailleurs.

Comment tu voudrais faire pour limiter voire empêcher ce type d’escalades ? On fonde une commission ? <img data-src=" />



Après tout, quand on regarde à quel point Google, Bing, et autres concurrents étrangers sont depuis des années décrits comme des avatars de démons diaboliques issus des neufs enfers… est-ce que Qwant n’a pas profité de cette mauvaise image des autres pour attirer des utilisateurs sur son moteur ? Est-ce que ça ne faisait pas partie de sa comm’ dès le départ ? … C’est que des histoires de paille et de poutre et la justice ne s’est pas prononcée sur l’ensemble d’un marché concurrentiel.



Il suffit de choisir Outils &gt; et changer “Tous les résultats” en “Mot à mot”


J’étais passé sur Qwant et limite j’encourageais les gens à faire de même.

Mais il est vrai que les résultats n’étaient pas toujours terribles. Même si parfois, ça m’amenait des choses plus “larges” lors de mes recherches.



Mais j’ai vu aussi que le moteur renvoyait sans arrêt les même réponses pour certaines requêtes. Ou de vieux trucs, ce qui fait que je passais sur Google.



Au final, je pense sincèrement que je vais remettre Google par défaut. Au moins en attendant d’avoir un truc viable. Vous allez me dire y a DuckDuckGo (et d’autres), mais ça ne fait jamais que se servir de Google, derrière, aussi.



J’ai vraiment l’impression (mais corrigez-moi si je me trompe) qu’on a pas vraiment de “belle” alternative face à Google, pour le moment.

C’est dommage. Qwant c’était “beau”, c’était “chez nous”, mais comme trop souvent, ça ne se donne pas vraiment les moyens qu’il faut.


Idem, j’avais essayé Bing et Qwant pendant plusieurs mois mais aucun des deux me convenaient. Obligé de repasser à Google pour 50% des recherches…&nbsp;Je comprend mieux maintenant.



En ce moment j’essaie un peu duckduckgo mais ce n’est pas encore suffisant pour se passer totalement de Google…



A voir ce que donnera Qwant & autres dans le futur 🤔


Chaque réponse est un évitement : peut-être, ou peut-être pas. Pour moi les deux théories exposées sont plausibles. C’est d’ailleurs là qu’est l’os…


Ah mais champeau est dans l’histoire ? Ça explique des choses <img data-src=" />







Ça explique que c’est le meilleur moteur de recherche du monde, seulement un peu jeune mais très prometteur et sur la bonne voie <img data-src=" />

Il faut juste que la BPI et les investisseurs continuent d’arroser et notre souveraineté nationale sera à donf


Si Duckduckgo c’est du Google derrière, autant passer par lui plutôt que continuer à enrichir Google.



Je vois Qwant comme firefox, il n’est pas parfait et ne dispose pas des mêmes moyens que ses concurrents mais offre au moins la possibilité d’avoir une alternative.


C’est marrant, je ne perçois pas les choses de la même façon.



“ils évitent les réponses claires sur leur fonctionnement depuis leur lancement. ”

J’ai l’impression que justement, ils souffrent de leur transparence. Là où personne ne sait comment Google ou autre fonctionne, eux décrivent leur fonctionnement et sur quelle techno ils s’appuient (Bing, Azure, OSM et bien entendu leur techno interne) mais ça ne suffit jamais et ça hatise encore plus les “doutes”.



“ils se sont raccrochés à l’argument du respect de la vie privée quand c’est devenu tendance. ”

Comme tous, y compris Google.



‘Ils n’arrivent pas à régler leurs soit-disants bugs d’indexation sur leur produit principal mais trouvent quand même les ressources pour lancer et maintenir Qwant Junior et Qwant Music. ’

Beaucoup ont été corrigés il me semble, mais dans tous les cas, c’est plus facile (du moins, ça ne demande pas les même compétences) de lancer un nouvel index que de modifier le coeur du produit.



“Ils foutent une librairie JS OpenStreetMap en plein écran avec leur logo et communiquent dessus comme si c’était le prochain Google Maps. ”

Ce n’est pas que du JS :). En effet, ils ont préféré s’appuyer sur OSM pour la cartagraphie (ça me semble plutôt pertinent non ?)) et les Pages Jaunes pour les POI. Ca ne couvre pas 100% des usages de Google Map mais ça permet là aussi d’avoir le choix.



“ Ils n’ont aucun business plan affiché, à part gagner de l’argent avec de la pub.”

La pub fait encore vivre une bonne partie du web, mais il est fort probable que d’autres modèles viennent s’y ajouter (sans doute créer d’autres verticales (chacune d’elle peut avoir son propre modèle) et/ou proposer leur techno aux entreprises à l’image de ce que fait Exalead). Au passage, tu connais ceux des autres moteurs ?


Qu’est-ce qui est alternatif dans Qwant ? L’utilisation qui est faite des données personnelles ? On n’a pas vraiment d’éléments pour en juger, à part la confiance qu’on peu avoir dans les déclarations des dirigeants, dont la crédibilité est émoussée par une communication erratique.



L’imperfection technique est tout à fait pardonnable, c’est la communication qui est désastreuse, et ça c’est impardonnable pour une boîte qui s’érige en défenseur des données personnelles et de la souveraineté. Qwant sera peut-être une belle réussite commerciale (c’est mal parti mais sait-on jamais), mais pour ce qui est de l’image d’entreprise respectueuse de ses engagements, c’est déjà complètement cuit (même les parlementaires de droite, volontiers naïfs dès qu’on parle d’entreprenariat, commencent à se poser des questions).


Comment voulez-vous que Qwant soit un meta-moteur ET ait un (vieil) index. Ça n’a pas de sens.


Je ne vais pas donner mon avis sur les parlementaires <img data-src=" />



Qu’est-ce qui est alternatif dans Qwant ? Ben à ce qu’ils disent, leur index et leur algo. Le côté vie privé est défendu également par d’autres mais ça reste un des critères.

Pour l’index c’est assez facile à prouver, on ne peut pas leur reprocher d’avoir un vieil index ET de n’être qu’un meta-moteur. Pour la vie privé, je dirai le bon sens. Ils ont mis tout un tas de systèmes pour permettre à l’utilisateur de ne pas s’identifier, ça serait assez bizarre que derrière ils essaient de faire le contraire. Mais je suis certain que si tu leur donne un moyen de le prouver, ils seront ravis de le faire. Perso, je n’en voit pas.



La com est impardonnable, carrément ? Elle est sans doute pas parfaite puisque certains y voient le mal incarné mais je trouve aussi qu’il y a un côté irrationnel aux attaques et sans doute un manque de connaissance sur le fonctionnement d’un moteur (qu’ils ont pourtant décrit)


Il suffirait d’offrir l’option : “utilisateur, vous avez le choix entre deux méthodes de recherche” par l’interface…


La différence est que l’on sait que Firefox est un navigateur. Mais Qwant est il un vrai moteur de recherche ?








TheKillerOfComputer a écrit :



…bien que leur passage au sémantique fait que la première page ne me suffit plus. Contrairement à ce que pense Qwant, à ce jour Il n’est plus rare que je visite 5 pages voir + juste parce que les moteurs de recherche “modernes” se sentent obligés de rectifier ma recherche alors que je ne leur ai pas demandé cela. Je tape des mots clés, ce n’est pas pour rien put… Mais bon, comme toujours, c’était mieux… avant.







C’est une chose qui m’insupporte aussi.

J’en ai un peu marre de ces outils qui croient mieux savoir que moi ce que je veux chercher…. Et qui évidemment ne retournent rien de pertinent.



Puisqu’on lui reproche d’avoir eu un index de 2017, par définition : oui


Le 04/08/2019 à 13h40