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Trump menace de représailles les politiques défavorables à la tech US, l’UE dans le viseur

Lao-Tseu l'a dit, il faut trouver la voie !

Trump menace de représailles les politiques défavorables à la tech US, l’UE dans le viseur

Donald Trump menace de représailles financières les pays dont la législation entraverait le développement des entreprises technologiques américaines. S’il ne cible pas explicitement l’Europe, des communications concomitantes émanant de la FTC ou de la direction de X montrent que le Vieux continent et ses réglementations sont dans la ligne de mire.

Le 27 août 2025 à 18h09

La signature, fin juillet, du nouvel accord commercial entre l’Union européenne et les États-Unis laissait supposer que la hache de guerre était enterrée, à plus forte raison après la publication conjointe, datée du 21 août, saluant des conditions favorables à la création d’une balance commerciale « réciproque et juste ». Si l’accalmie perdure dans le champ de l’économie générale, de nouvelles tensions pourraient bien voir le jour sur le terrain de la technologie.

Menaces de rétorsion économiques et d’embargo sur les puces

Donald Trump a en effet proféré, lundi 25 août, sur son réseau social Truth, une tirade fleurie d’admonestation en direction des pays (ou réunion de pays) qui chercheraient à enrayer le succès des grandes entreprises de la tech basées aux États-Unis. « L’Amérique et les entreprises technologiques américaines ne sont plus ni la “tirelire”, ni le “paillasson” du monde. Montrez du respect à l’Amérique et à nos formidables entreprises technologiques, ou envisagez les conséquences ! », lance le président :

« J’avertis tous les pays appliquant des taxes, des lois, des règles ou des réglementations numériques que si ces mesures discriminatoires ne sont pas supprimées, j’imposerai, en tant que président des États-Unis, des droits de douane supplémentaires substantiels sur leurs exportations vers les États-Unis et instaurerai des restrictions à l’exportation sur nos technologies et puces électroniques hautement protégées. »

Bien qu’aucune cible ne soit clairement désignée, difficile de ne pas penser à l’Union européenne, dont les Digital Markets Act (DMA) et Digital Services Act (DSA) concernent très directement Microsoft, Google, Meta et consorts.

La date du 25 août n’est d’ailleurs pas anecdotique dans ce contexte : en 2023, elle représentait en effet l’échéance limite accordée aux très grandes plateformes et très grands moteurs de recherche pour se mettre en conformité avec le DSA. Le texte impose pour mémoire aux plateformes visitées par au moins 45 millions d’Européens par mois des contrôles renforcés sur les contenus en ligne, notamment pour lutter contre la propagation de fausses informations ou de messages de haine.

La FTC enjoint les Big Tech à ne pas céder aux puissances étrangères

Si Trump semble porter la charge sur le terrain économique, le conflit larvé risque fort de porter sur ces obligations, sans épargner le Royaume-Uni, qui suit pourtant sa propre politique en matière de régulation du numérique, comme l’illustre un récent courrier (PDF) de la Federal Trade Commission (FTC) envoyé à treize grandes entreprises de la tech, d’Akamai à X en passant par Cloudflare, Snap ou Slack, mais aussi Signal.

Signée d’Andrew N. Ferguson, nouveau président placé par Trump à la tête de la FTC en remplacement de Lina Khan et datée du 21 août, la missive enjoint ces entreprises à ne pas céder un pouce de terrain aux réglementations étrangères qui pourraient fragiliser la sécurité de leurs outils, ou leurs défenses en matière de défense de la liberté d’expression.

« Soumettre les consommateurs américains à la censure d’une puissance étrangère en appliquant des exigences, des demandes, ou des attendus d’une loi étrangère à des consommateurs situés hors de cette juridiction étrangère pourrait constituer une pratique déloyale », écrit par exemple Andrew N. Ferguson. Le Royaume-Uni n’est pas nommé, mais l’allusion est évidente : Londres a en effet déclenché un nouveau vent de tensions diplomatiques en exigeant d’Apple une ouverture de son dispositif de chiffrement, avant de finalement faire marche arrière, le 19 août dernier.

Le courrier pourrait aussi implicitement viser le projet de « Chat Control » de la Commission européenne de surveillance algorithmique des messageries, y compris chiffrées, qui devrait être rediscuté à la rentrée, d’après Netzpolitik, et auquel la France serait désormais favorable, d’après l’ex-eurodéputé pirate Patrick Breyer :

« Je crains que ces actions menées par des puissances étrangères pour imposer la censure et affaiblir le chiffrement de bout en bout n’érodent les libertés des Américains et ne les exposent à une myriade de préjudices, tels que la surveillance par des gouvernements étrangers et un risque accru d’usurpation d’identité et de fraude. »

Un débat ramené sur le terrain de la liberté d’expression

Le réseau social X, propriété d’Elon Musk, est venu mardi 26 août ajouter un peu d’huile sur le feu, en rappelant qu’un an s’était écoulé depuis la lettre ouverte de Thierry Breton, alors commissaire européen, par laquelle il affirmait vouloir rappeler à la plateforme son obligation de respecter le Digital Services Act (DSA).

« Il peut se passer beaucoup de choses en un an. Ou très peu. Dans le cas de la tentative débridée de l’Union européenne d’étouffer la liberté d’expression, l’année écoulée a été marquée par un redoublement d’efforts dans un excès réglementaire flagrant », attaque la direction du réseau social par l’intermédiaire de son compte dédié aux affaires publiques :

« La portée du DSA s’étend bien au-delà de l’Europe, dans la mesure où il peut facilement être utilisé comme arme contre les Américains. Les plateformes appliquant généralement des politiques uniformes à l’échelle mondiale, la censure imposée par l’UE – comme le fait de qualifier de discours de haine illégal une expression telle que « nous devons reprendre possession de notre pays » – affecte directement les utilisateurs américains. »

Circulez, y’a rien à voir ?

La Commission européenne a réagi mardi à l’occasion d’un point presse. Ses porte-paroles indiquent (séquence vidéo) que l’exécutif n’a pas vocation à spéculer sur des hypothèses, et réaffirme surtout son « droit souverain » à réglementer les activités économiques sur le sol du Vieux continent.

En pratique, il n’est toutefois pas exclu que l’Union européenne ait accepté de mettre de l’eau dans son vin, au moins temporairement, pour faciliter les négociations commerciales avec les États-Unis. Mi-juillet, le Financial Times affirmait par exemple que Bruxelles avait mis en pause l’enquête ouverte sur X fin 2023 dans le cadre du DSA, précisément pour apaiser les échanges avec l’administration Trump.

En janvier, elle avait déjà suspendu temporairement cette enquête suite aux incertitudes liées à l’investiture à venir de Donald Trump, ainsi que deux autres procédures ouvertes à l’encontre d’Apple et de Meta dans le cadre du DMA. Si l’enquête sur X court toujours, les deux autres ont depuis donné lieu à deux condamnations représentant 700 millions d’euros d’amendes cumulées.

En attendant, la Commission européenne récuse l’affirmation selon laquelle ses règlements cibleraient précisément la tech américaine et son porte-parole rappelle que les trois dernières sanctions prononcées dans le cadre du DSA concernaient Aliexpress, Temu et TikTok, soit trois entreprises chinoises.

Une façon de rappeler que, du point de vue de Bruxelles, les règlements européens sont neutres, contrairement à ces entreprises de la tech qui ont ouvertement emboîté le pas à certains des combats idéologiques de Donald Trump.

Commentaires (65)

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Il est grand temps de l'envoyer bouler avec ses menaces et coups de chantage...
Imaginons que les autres groupes de pays se mettent d'accord pour couper les ponts économiques avec les USA pendant 2-3 ans, on pourrait voir si ses électeurs et surtout ses soutiens politiques financiers seront toujours satisfaits de ses décisions...
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Il s'en fout, dans 1 an plus besoin d'élections là bas, la plus belle démocratie du monde ...
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Il a déjà déployé l'armée dans Washington 😅
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Un 100% de tarifs sur la tech US (GAFAM en tête), ça les fera réfléchir.
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Tu fais comment concrètement ?
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Ca marcherait si nous avions developpé des alternatives, comme la Chine, la Russie ou l'Inde ont fait depuis très longtemps.
Mais en U.E on est très très très con, donc même dans nos propres chasse gardée (et totalement valable même d'un point de vue règle du commerce, les US le font également) = administration public, on impose pas du FR ou "au moins" de l'UE, et c'est même interdit par la réglementation UE, c'est d'une stupidité abyssale.

Donc TOUS tes systèmes tournent sur de l'américain, et Trump le sait, donc il en profite, a raison j'ai envie de dire, aucune raison d'être sympa avec des idiots...
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Un problème c’est qu’un gros acteur (qui peut prendre ses décisions de manière unilatérale) a un avantage par rapport à des adversaires multiples qui vont devoir d’abord négocier entre eux et peuvent avoir des intérêts en partie divergents. Ici, on voit que les États-Unis peuvent cibler les intérêts d’un pays individuel (ex: les productions de voitures allemandes, la protection militaire du Japon face à la Chine) pour que celui-ci renonce à mettre en place un bras de fer avec des alliés.
Mais plus les cibles de Trump flanchent, plus il pousse le bouchon plus loin. Donc c’est une lutte délicate à mener pour maximiser ses gains tout en prenant compte de la position de force de l’adversaire-allier et de son énorme pouvoir de nuisance.
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Espérons que ça fasse bouger des lignes sur la conception de puces et d'hébergeurs de services numérique locaux dans le vieux continent.

Mais vu les directions politiques prises actuellement par la commission européenne et des ministres européens, je crois que c'est peine perdue.

Bien triste situation.
J'ai presque l'impression d'une volonté de Trump de découpler l'économie US des économies UE, ou de simplement nous mettre au pas.
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Le grand Charles avait tout compris, il faut dire que Roosevelt lui avait mis cher aussi.
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Ça je peux pas te donner tort.
Qu'on apprécie ou pas De Gaulle, il avait eu deux - trois fulgurances.
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Maintenant qu´on a dit "oui, vas-y Donald, taxe nous, on est vilains, ouuuuh, :sm: ", il prend ses aises.

Là où y a de la gêne y a pas de plaisir.

(Alors l´Allemagne? Cette fois-ci encore ce sera amen?)
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Si les US sont en déficit commercial avec l'Europe sur les marchandises, alors il est légitime pour les US (selon la racaille de Mar-a-Lago) d'augmenter les droits de douane. Admettons.

Mais maintenant, si l'Europe est en déficit commercial avec les US sur les services high-tech, alors là il ne serait pas légitime que l'Europe applique des mesures de rétorsion comme la sus-dite racaille ? Pourtant, ça suit la même logique.
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Sauf que dans un cas, avec la complicité de nos dirigeants, on a une dépendance d'ordre stratégique, et que de l'autre ce sont des produits de luxe et du fromage (sans vouloir être offensant, mais pour être clair en peu de mots)...
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Tout est là : faites ce que je dis MAINTENANT ! Pas ce que je fais.

Après, il va aussi demander aux GAFAM de ne pas se conformer aux lois chinoises ?
Curieux de voir cela...
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Le paradoxe est qu'Ursula va encore se coucher devant PedoPotus et l'instant d'après elle poussera pour la surveillance de masse sauce #chatcontrol ....
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Elle n'a pas le choix, on est totalement dépendant des US, car tous les dirigeants EU ont refusé pendant des années de développer du Régalien, même dans les administrations.
Si tu files de toi-même le flingue à quelqu'un, faut pas s'étonner qu'un jour il s'en serve...
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Que je sache, l'Amérique n'a jamais été ni la tirelire, si le paillasson des autres pays.
Si c'était le cas, on aurait pas Apple, Microsoft, nVidia, Google ni Amazon dans le TOP 5 des entreprises les plus valorisées, faudrait arrêter de prendre les gens pour des cons.

La vérité est que s'il cherche du pognon, il peut commencer par les types qui se sont rapprochés de lui.

Plus le temps passe, plus j'ai hâte qu'on coupe les ponts avec de genre de pays.
Même la Chine est plus agréable à supporter.
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L'extrême droite, avec bien trop de pouvoir, ça donne ça, des dérives autoritaires et extrémistes.
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C'est bien lui qui a dit que les américains aimeraient avoir un dictateur au pouvoir ?
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Trump menace de représailles les politiques défavorables à la tech US
Si l'Europe était moins bisounours, elle ferait pareil pour l'industrie UE.
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J'aimerais que cette fois l'Europe ai un peu de courage et cesse de céder à ce qui est en train de devenir - si pas un ennemis - au moins un problème.

Les droits de douane injuste, on se les tape de toute façon, alors pourrissons les géants de la tech autant que possible.
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On a tout et tous intérêt à très rapidement se détacher des GAFAMS et consolider nos relations commerciales avec la Chine / Taïwan / Corée au moins temporairement. Depuis le temps que il est dit qu'il faille passer sur du logiciel libre, partout où c'est possible, on a perdu un temps énorme, et aujourd'hui avec l'autre maboule on a plus que nos yeux pour pleurer ... Moi je dis bravo à tous nos dirigeants depuis 25 ans qui ne font que de la lèche aux USA, on a l'air malins. Chiracx2, Sarkozy, Hollande, Macron X2, leur ministres et sans oublier bien sûr tous leurs électeurs... 🫩😤
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Heureusement que tu es là pour nous ouvrir les yeux ! On a quand même de la chance d'avoir un visionnaire ici !
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A votre service il n'est jamais trop tard pour se rendre compte des ses erreurs... 🤣
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Putain j'avais pas vu . C'est vrai...
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Taiwan, Corée, Japon, pourquoi pas. Mais bon, la Chine, c'est au même niveau sinon pire que les USA avec leur président-dictateur élu à vie qui élimine physiquement toute opposition
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La Chine n'est pas un choix de cœur bien évidemment, juste un choix "réaliste" puisqu'il s'agit de l'usine du monde. Qui pourrait bien se passer de la Chine comme partenaire commercial aujourd'hui, immédiatement ?
Oui il y a de gros problème avec les Ouïghours par exemple, qui sont en état d'apartheid et pour bcp, réduit à l'état d'esclavage, on peut parler du Tibet ou des vues nationalistes sur Taïwan.
C'est tout le "jeu" de la diplomatie et de la géopolitique, faire advenir autant que faire ce peut, avec des "partenaires" contraints des équilibres stratégiques, pour évoluer dans un monde multipolaires.
À l'image de la politique intérieure, de nombreux contre-pouvoirs assez forts sont indispensables à une démocratie saine. À l'internationale c'est pareil, il faut faire vivre plusieurs puissances pour éviter d'avoir une hégémonie d'une nation sur le reste du monde. C'est mon point de vue.
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Pour me faire l'avocat du diable, du point de vue d'une nation étrangère comme la France, jusqu'à maintenant, la Chine au contraire des USA, sauf mon ignorance, n'a pas encore envahi de pays étrangers, n'a pas organisé de coup d'état ou fait assassiné des dirigeants étrangers, n'a pas livré des guerres coloniales, n'a pas de bases militaires dans la moitié des pays du monde, etc...
Donc pour ce qui est du point de vue international, je place la Chine comme moins dangereuse que les USA, ou du moins il vaut mieux, encore une fois plusieurs grandes puissances qu'une hégémonique. C'est mon point de vue.
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le Tibet, c’est quoi ?

La Chine n’envahit pas de pays étrangers, ils considèrent qu’ils ne font que reprendre ce qui leur appartient déjà, comme la Russie.
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Je te conseillerais de relire l'histoire du Tibet. En guise d'aperçu : fr.wikipedia.org Wikipedia
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Qui confirme plutôt que les Tibétains se considèrent indépendants alors que la Chine considère que le Tibet lui appartient.
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n'a pas encore envahi de pays étrangers
Un exemple
Et plus généralement, en mer de Chine méridionale ainsi que la ligne politique suivie.
n'a pas organisé de coup d'état ou fait assassiné des dirigeants étrangers
11e pachen-lama du bouddhisme tibétain
n'a pas de bases militaires dans la moitié des pays du monde
Pas dans la moitié des pays du monde, mais ça commence : Djibouti, dans les territoires revendiqués au sens de la ligne des neufs traits (voir plus haut) et deux-trois autres bases ici et là.
Donc pour ce qui est du point de vue international, je place la Chine comme moins dangereuse que les USA, ou du moins il vaut mieux, encore une fois plusieurs grandes puissances qu'une hégémonique.
La Chine veut être un hêgemôn au moins aussi puissant que les Etats-Unis au faîte de leur puissance, à travers une domination économique, scientifique, diplomatique, culturelle et militaire.
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Un exemple parmis tant d'autres:

Depuis 10 ans, toutes les sociétés s'activent à migrer leur boites mail sous O365 ou Google.
Résultat, aujourd'hui, plus personne n'est capable de configurer un serveur smtp. Et quelle boite va embaucher plusieurs admin pour gérer des boites mails...

C'est 100% foutu à moins d'une grosse crise qui amènerait une grosse prise de conscience.
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Mais si il suffit de choisir une solution mail dans un cloud européen ...

OVH etc ...

Pour l'avoir fait la gestion des mails en interne est chronophage et lourde à supporter pour une entreprise
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Tu peux commencer à déblayer la tâche grâce aux NetOps mais faut encore en avoir des bons
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NetOps ?! C'est quoi encore ce truc ?
Encore un nouveau néologisme pour dire ''administrateur ( ou trice) système'' ?
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Non ça n'a rien a voir avec un administrateur système et ce n'est pas un néologisme. Google est votre ami :)
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:inpactitude2:
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J'aurais pu expliquer mais là on commence à partir dans l'historique assez lointaine. Au premier apparition dans le jargon militaire à l'utilisation moderne vers la fin des années 2010... Ce serait un pavé tout de même ^^"
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Pour le moment, le savoir-faire existe encore en europe, mais il est clair que sans incitants, il va disparaître presque partout. L'indépendance et la souveraineté ont un coût, tout le monde ne peut pas se le permettre mais il y a des domaines où on ne devrait pas y renoncer.
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Changer la peste pour choléra même temporairement ? :(
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Ursulla aura donc reculée pour mieux (se faire) sauter... Et, ayant cédé en rase campagne pour assouplir la note de ses constructeurs auto, essentiellement, ce qui démontre au passage que l'Europe est tout sauf neutre avec une Allemagne (et hélas bien d'autres) totalement inféodée militairement aux USA ce qui est la base de leur problème.
Au final, cette débile n'a gagné que ce qui était prévisible: Un court répit et d'être mise au rayon looser avec l'autre revient bien vite à la charge: Tant qu'en face, ça se mets à genoux le cul en l'air, pourquoi se priver?
Si tous les états européens ayant commandé (entre autres) des F35 dysfonctionnels arrêtaient d'un bel ensemble tout ce qui peut encore l'être niveau commandes/options, le message serait pourtant très clair et à n'en pas douter entendu.
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Le F35 n'est pas qu'américain, des portions sont produits sous licence dans les usines aéronautiques des acheteurs de F35. Ce qui sauf erreur de ma part n'est pas proposé pour le Rafale ou le Grippen ( cela doit être le cas pour l'eurofigter d'Airbus).
Donc annuler F35, c'est supprimer une industrie nationale (de sous-traitants, il est vrai).
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Je ne comprends la logique, le F-35 peut-être produit par les acheteurs mais ça reste un avion US avec le système de contrôle sur ce type d'avion qui est aux US

le gripen est produit au Brésil : https://www.aeroflap.com.br/fr/le-premier-combattant-antigrippal-produit-au-Br%C3%A9sil-arrive-en-phase-d%27assemblage-final/ vu qu'ils achètent ce type d'avion
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Sous licence, donc on raque et avec 1 seul partenaire qui compte cad au de niveau 1 (sur les 3 du programme): UK... Les autres c'est de l'assemblage/maintenance sans réelle voix au chapitre autre que raquer.

Le plus rigolo (vu de dehors), c'est que même être au niveau 1 ne signifie même pas être capable simplement de simplement tirer un avion d'un problème pourtant courant, cf celui posé en Inde qui y est resté coincé 1 mois, ce qui a bien fait marrer leur ancienne colonie n'ayant pas choisi ce nid à emmerdes (c'est des équipes de LM qui sont venues dépanner):
https://fr.euronews.com/2025/07/22/un-jet-britannique-f-35-redecolle-apres-avoir-ete-immobilise-pendant-plus-dun-mois-en-inde

Mais cette merveille supporte toujours mal les orages, avec des restrictions d'emploi jamais totalement levées malgré des modifications... alors forcément, avec la majeure partie du pays en climat tropical humide c'est pas très tentant. Et ce n'est qu'un problème parmi une multitude. Pour aller aux sélections en Finlande, avec des exemplaires en pareil cas fatalement choisis parmi les bons numéros, 2 sur 4 n'avaient même pas pu décoller pour y participer: Ridicule... mais que le moins bon gagne.

Pour ce qui est des partenariats, l'Inde va assembler une partie de ses avions ainsi que les moteurs. Tout se négocie, donc, côté retombées/adaptations à un marché. Seule la conception de base et sa responsabilité ne se négocient pas et c'est bien ce qui pose pb avec le SCAF et les allemands voulant répéter les erreurs de l'EF: Avoir un avion moins bon, qui n'avait pas été dans les temps avec trop de monde collant son grain de sel, au final trop cher et pas polyvalent ni évolutif pour limiter la casse: Les tranches 1 coûtaient plus cher à faire évoluer que racheter des avions neufs.

Note qu'avec les USA les allemands n'ont même pas pu obtenir de faire adapter l'EF aux B61 sous double clef: Ils ont donc été contraints d'acheter des F35 pour simplement rester dans les plans nucléaires de l'OTAN. Une chose qui avait pourtant été possible avec les Tornado en charge de cette mission avant leur retrait, mais les temps changent et voilà désormais le niveau de liberté quand on a les USA en face: Se faire mettre bien profond, niveau 1 (petit-kiki) à 3 (king-size)... voir hors catégorie (gare au gorille!).

Le pire c'est que les clients en achetant US payaient surtout une assurance vie. Puis Trump est arrivé et n'a pas vraiment caché que l'assureur était bien véreux. C'est ballot!
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Si je ne m'abuse seul l'Italie ( en Europe) peut produire des F35. Je serais bien étoné que l'Allemagne se préoccupe des sous traitants italiens.
Après il y a quand même pas mal de contrat potentiels qui sont en train de passer sous les yeux des constructeurs américains ( Avions de chasse, de ravitaillement, de surveillance/ guerre électronique).

Il faut dire que après certains contrats qu'ils ont réussi à obtenir, il faut bien rééquilibrer un peut la balance.
Bien le bonjour à nos amis suisse!
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Le F-35 est lié à un SI qui est opéré par les USA, et qui peut décider de ne pas laisser décoller un appareil s'il considère que ce dernier n'est pas apte au combat. Évidemment, jamais les USA ne pourraient modifier le dit SI pour qu'il considère inaptes au vol tous les appareils d'un pays qu'ils souhaiteraient emmerder (imaginons qu'un pays de l'OTAN souhaite utiliser des F-35 pour garantir une no-fly-zone au dessus de l'Ukraine, que peut décider Trump ?). C'est comme dépendre du nazillon sud africain pour ses communications satellites (Les UA y ont laissé des plumes et cherchent une alternative plus fiable).
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Techniquement, ils ne peuvent pas clouer l'avion au sol, mais ils peuvent bloquer certaines fonctionnalités comme la fusion des informations entre plusieurs appareils, ou encore la gestion d'usure et de remplacement des pièces des appareils. A final, utiliser le F35 pour se défendre contre la Russie avec Trump au pouvoir pourrait être catastrophique (pannes, crashes, embargo sur les pièces détachées, ...)
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https://aerospaceglobalnews.com/news/the-f-35-probably-doesnt-have-a-physical-kill-switch-but-it-doesnt-need-one/

En l'état non, mais rien ne dit qu'il n'est pas possible de briquer volontairement des F-35 (tu peux mettre à jour, tu peux casser le logiciel).
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Il n'y a pas besoin de F-35 .

Il y a Google suite, AWS, Microsoft Office 365 , Android, iOS.
Paralyser les avions c'est un épiphénomène quand t'a réussi à bloquer toute l'informatique d'un pays, voire d'une union européenne. Même pendant le COVID, on pouvait plus bouger mais on pouvais encore faire des confcall....

J'en suis presque à me dire qu'il faudrait que trump mette sa menace à exécution, puisque apparemment, il n'y a que quand on est devant le mur qu'on voit le mur. En terme économique, le covid à coté ce sera un enfantillage.
Alors certes on se relèvera. Non sans mal. Mais ce sera quelques semaine pas facile au quotidien.
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Il ne le fera pas. Pour deux raisons majeures : Premièrement, ça pourrait s'apparenter à une déclaration de guerre. Deuxième raison : Les GAFAM sont signent leur arrêt de mort. S'il fait ça, plus aucun pays ne fera confiance à Google, Amazon ou autres. Alors pour l'Europe c'est mort car nous sommes la putain des états-unis, mais l'Asie sera développé des alternatives rapidement.
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Pas aussi sur que toi : J'ai pas l'impression que Trump et son équipe aient le moindre intérêt pour le "soft power" qu'amène cette hégémonie technologique - il semble plutôt nostalgique de la guerre froide et de la confrontation claire & nette.
Pour l'Asie, je ne suis pas certain que ce soit pertinent: La chine est déjà blacklistée , et les autres pays asiatique, entre le piratage et le mépris raciste dont trump fait preuve...

Par contre effectivement, les GAFAM, eux, pourrait fortement objecter au principe, car eux travaillent sur le temps long. Toute la question est de savoir si ces GAFAM et leurs patrons vont aller contre les directives Trumpistes, malgré les conséquences personnelles pour eux - Trump a montré qu'il jouait sans vergogne de sa position et de son influence contre ceux qui lui tenaient tête.

Je ne suis pas d'accord que ce serait une "déclaration de guerre": Pas d'armes , pas de morts, juste du business , et une dépendance néfaste auto-infligée des pays européens. La dessus, on peux en vouloir à trump, mais on peux aussi s'en vouloir à nous-même de ne pas avoir développé d'alternatives crédibles .
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Mon hypothèse pour les GAFAM reposent sur le fait qu'une tel action leur ferait perdre énormément d'argent, pas uniquement à eux mais aussi à d'autres grands et puissants dont Trump a besoin (dont les banques, des soutiens politiques, lobbys...). Si demain Trump ordonne de mettre à genoux l'UE, l'économie américaine part en miette également dans la foulée avec une perte totale de confiance envers les US.

Et ça, Trump n'en veut surtout pas car ce n'est plus MAGA.

Des morts il y en aura. Imagine les hôpitaux qui tournent sous Windows, les administrations, les infrastructures diverses et variés. Oui il y en aura. Pas beaucoup, et moins que la foule en colère qui va aller régler ces comptes avec l'UE mais il y en aura.
Déclaration de guerre est mal choisi. J'aurais du écrire casus belli.
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En cas de besoin ils le feront, évidemment, et ils le font déjà.
Voir le cas du procureur de la CPI, dont le compte a été fermé par Microsoft a la demande de l'administration américaine.

Une déclaration de guerre ? Les européens feront quoi ?
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Oui mais la CPI ce n'est pas un pays entier. Certes la symbolique est violente tout comme l'absence de réponse de certains pays, mais ce n'est pas un pays.

Les européens ne feront rien et Trump ne veut pas de guerre militaire avec nous. Trump veut juste notre soumission, qu'il a déjà eu avec les taxes de douanes.
Pour le reste, Trump veut s'assurer que notre richesse aillent chez lui. Trump veut s'assurer que nous restons ses vassaux, et qu'une partie de notre richesse allaient chez lui. Il ne veut pas quel l'Europe s'émancipe.

Pour moi, ce message est un avertissement clair contre toute tentative de "rébellion" de la part d'un pays (e.g., Danemark qui commence à passer une partie de son administration sous Linux ) ou d'acteurs économiques majeurs.
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Comment ça pas eut de précédant ? Mise à jour windows, certificats et store bloqué pour la Russie pendant 6 mois quant même au début de son entrée en guerre.
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"Au début de son entrée en guerre", donc c'était une représailles suite à l'invasion de la Russie en Ukraine.

Ici, c'est plus le cas en temps de paix militaire et contre un allié.
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En même temps, à l'heure de l'IA, de la flexibilité, du cloud, les réseau tech devraient être plus souple dans leur conception pour permettre de pouvoir gérer facilement des zones géographiques.

Après tout, ils parlent bien dans leur chiffres de ces fameuses zone de revenus, bah, zone de revenue = zone de législation locale, doit et devoir en somme.
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La Commission européenne, lors de la signature de cet accord catastrophique à plusieurs niveaux, dont géopolitique, avait indiqué qu'elle se réservait le droit de revenir dessus en cas de nouveaux développements.

Quelques semaines auront suffi pour de nouvelles menaces.

Revenons sur cet accord, encourageons (forçons ?) nos fainéantes entreprises qui ne souhaitent pas faire autre chose que s'enfoncer un peu plus chaque jour dans les technologies GAFAM, et faisons notre part du boulot pour nous protéger de l'invasion technologique transformée aujourd'hui en arme.

Rien de surprenant, tout était parfaitement prévisible, éclatant d'évidence à qui s'intéresse au sujet depuis un quelconque point temporel dans les quatre dernières décennies.
Mais mieux que de dire "je vous l'avais dit", l'action concrète, même si tardive et dont le retard sera coûteux, vaut mieux que de continuer à ne rien faire.
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oh ! que c’est joli,
je me suis trop penché sur la politique internationale,
et j’suis tombé dans un étrange pays,
c’est le royaume de l'Autocratie,
j’ai rencontré des types inquiétants,
des bronzages faux, des propos déments,

et voilà c’que j’ai appris…

[Refrain]
les US sont nos ennemis,
ils veulent dominer ici,
mais connaissez-vous les noms
de mes nouveaux compagnons ?
laissez-moi vous présenter
leurs p’tits travers préférés.

On m'appelle Donald le bon,
le dictateur polisson,
J'veux vous voir tous à quatre pattes
et vous chopper par la ...
J'veux vous voir tous à quatre pattes
et vous chopper par la ...

et toi, quel est ton nom ?

je suis Stephen le nazi,
j’ai une tête de zizi,
j’fais arrêter c'est marrant
ceux qui n'sont pas assez blancs
j’fais arrêter c'est marrant
ceux qui n'sont pas assez blancs

[Refrain]
les US sont nos ennemis,
ils veulent dominer ici,
contre nous ils ont des armes,
comme les taxe et faire du drame.

[Refrain]
les US sont nos ennemis,
ils veulent dominer ici,
contre nous ils ont des armes,
comme les taxe et faire du drame.

les US sont nos ennemis,
ils veulent dominer ici,
contre nous ils ont des armes,
comme les taxe et faire du drame.

contre nous ils ont des armes,
comme les taxe et faire du drame.
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Punaise, cette ref de malade...
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J'ai glissé, chef.
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Je veux d'autres couplets!! SVP
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Je suis Elon le techbro
Expressif comme un robot
J'ai produit tout plein d'enfants
J'les oublie immédiatment
J'astique mas grosse fusée
Et j'vire tout plein d’employés.
J'astique mas grosse fusée
Et j'vire tout plein d’employés.

Trump menace de représailles les politiques défavorables à la tech US, l’UE dans le viseur

  • Menaces de rétorsion économiques et d'embargo sur les puces

  • La FTC enjoint les Big Tech à ne pas céder aux puissances étrangères

  • Un débat ramené sur le terrain de la liberté d'expression

  • Circulez, y'a rien à voir ?