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Chiffrement d’Apple : le Royaume-Uni laisse tomber sa demande de porte dérobée

Les secrets de la Pomme bien gardés

Chiffrement d’Apple : le Royaume-Uni laisse tomber sa demande de porte dérobée

Photo de Luke Stackpoole sur Unsplash

Sous pression de l’administration Trump, le gouvernement britannique a finalement fait marche arrière concernant sa demande à Apple d’insérer un moyen d’accéder aux données qu’elle héberge dans le cadre de certaines enquêtes.

C’est la directrice du renseignement national étasunien, Tulsi Gabbard, qui l’a annoncé sur X : « le Royaume-Uni a accepté de renoncer à exiger d’Apple qu’elle fournisse une « porte dérobée » qui aurait permis d’accéder aux données chiffrées protégées des citoyens américains et porté atteinte à nos libertés civiles ». Elle ajoute qu’elle a travaillé pendant des mois sur le sujet avec les britanniques, Donald Trump et le vice-président étasunien JD Vance.

Selon le Financial Times, ce dernier a profité de ses vacances au Royaume-Uni pour mettre la pression sur le gouvernement britannique et obtenir qu’il abandonne l’ordre donné à Apple d’introduire une porte dérobée dans son chiffrement de bout en bout. Le sujet aurait aussi été abordé avec le Premier ministre britannique lundi 18 aout en marge de la rencontre sur l’Ukraine entre Donald Trump et les dirigeants européens, explique Reuters.

Comme nous l’expliquions le mois dernier, une loi britannique, l’Investigatory Powers Act, permet au gouvernement d’ordonner aux entreprises des « mesures techniques » tout en les contraignant au silence sur le sujet.

L’administration Trump protectrice du chiffrement E2E

Selon une source du journal économique, si le Royaume-Uni a accepté de retirer cet ordre, il ne l’aurait pas encore formellement fait. Ceci dit, les détails de l’accord pourraient être importants. Ainsi, nos confrères expliquent que certains évoquent une nouvelle demande à Apple excluant les données des citoyens étasuniens. L’administration Trump considèrerait cela non conforme à l’accord, qui exclurait toute introduction de porte dérobée

« Nous ne faisons aucun commentaire sur les questions opérationnelles, y compris pour confirmer ou infirmer l’existence de telles notifications », a déclaré le gouvernement britannique à Bloomberg, avant d’ajouter : « Nous avons depuis longtemps mis en place des accords conjoints avec les États-Unis en matière de sécurité et de renseignement afin de lutter contre les menaces les plus graves ».

Décision locale, impact global

En février, Apple avait décidé de ne plus proposer sa Protection avancée des données au Royaume-Uni. Cette fonction permet d’activer le chiffrement de bout en bout pour les données de plusieurs des services d’Apple : sauvegardes iCloud, iCloud Drive, Photos, Notes, Rappels, signets de Safari, raccourcis Siri, mémos vocaux, Cartes et Freeform.

En combattant contre la mesure britannique, l’entreprise à la Pomme pointait le problème de l’extraterritorialité de la loi et affirmait qu’il y avait une possibilité que le Royaume-Uni devienne le « régulateur mondial des technologies de sécurité ».

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