L’État veut réduire ses dépendances extra-européennes, la Dinum bientôt sous Linux
Role model
Illustration : Flock
Le 10 avril à 15h10
L’État affiche ses ambitions en matière de souveraineté numérique, avec une première décision aux accents symboliques : la Dinum, sa direction interministérielle du numérique, se prépare à passer de Windows à Linux sur ses postes de travail. Elle coordonnera par ailleurs les travaux préparatoires des ministères et opérateurs publics, auxquels est confiée la mission de formaliser leur plan de réduction des dépendances extra-européennes d’ici l’automne.
L’État veut réduire ses dépendances extra-européennes, la Dinum bientôt sous Linux
Role model
Illustration : Flock
L’État affiche ses ambitions en matière de souveraineté numérique, avec une première décision aux accents symboliques : la Dinum, sa direction interministérielle du numérique, se prépare à passer de Windows à Linux sur ses postes de travail. Elle coordonnera par ailleurs les travaux préparatoires des ministères et opérateurs publics, auxquels est confiée la mission de formaliser leur plan de réduction des dépendances extra-européennes d’ici l’automne.
Logiciel
Logiciel
5 min
Après les paroles, place aux actes ? Dans la foulée de son plan d’action dédié à la cybersécurité des établissements publics, l’État a dressé jeudi un panorama de ses nouveaux engagements en matière de « souveraineté numérique », présentée comme une réduction des « dépendances extra-européennes ».
Synthétisés dans un communiqué, ces engagements s’ouvrent par une première décision : la direction interministérielle du numérique (Dinum) va ainsi basculer ses postes de travail de Windows vers Linux.
La distribution retenue n’a pas été précisée, mais la Dinum développe en propre un projet de système d’exploitation sécurisé, basé sur NixOS et baptisé Sécurix. « Grace à NixOS, ce modèle de PC sécurisé est ré-instantiable pour des cas d’usages variables: poste multi-agent, poste multi-niveaux, poste en intranet seulement, etc. avec des équipes différentes, des souches de VPN différents », décrit le projet. Reste à voir si le logiciel, actuellement au stade de l’alpha et sans support proposé à date, est considéré comme suffisamment robuste pour un déploiement en production ?
En attendant, avec 234 agents inscrits à l’effectif, cette migration revêt une dimension essentiellement symbolique, mais elle se veut le signal d’une impulsion concrète, que la Dinum devra s’efforcer de faire infuser dans les différents ministères et opérateurs publics.
Des plans d’action dans chaque ministère d’ici l’automne
Elle est en effet chargée de coordonner un « plan interministériel de réduction des dépendances extra-européennes », dans le cadre duquel chaque établissement concerné doit formaliser son propre plan d’action d’ici l’automne. Les axes de travail évoqués sont les suivants : « poste de travail, outils collaboratifs, anti-virus, intelligence artificielle, bases de données, virtualisation, équipements réseau ».
« Ces plans d’action permettront de donner de la visibilité quant aux besoins de l’État à la filière industrielle du numérique, qui dispose d’atouts majeurs qu’il convient de valoriser par la commande publique », promettent les services de la Dinum. Une forme de gage de confiance par rapport aux attentes exprimées par les acteurs français du logiciel et du service informatique, mais aussi une réponse indirecte aux virulentes critiques émises en octobre 2025 par la Cour des comptes.
Cette dernière fustigeait notamment le manque de coordination entre les différents services de l’État, la sous-utilisation des clouds interministériels déjà déployés et l’absence d’une réelle stratégie chiffrée (en sens financier) en matière de souveraineté numérique.
En attendant de juger sur pièce des plans d’action attendus pour l’automne, la méthode adoptée se veut une réponse à la problématique soulevée en matière de coordination. Les annonces gouvernementales font d’ailleurs suite à un séminaire interministériel qui a également associé des opérateurs publics et privés. Avec des échanges fructueux, selon la Dinum :
« Le séminaire a permis de lancer une nouvelle méthode pour sortir des dépendances en formant des coalitions inédites associant ministères, grands opérateurs publics et acteurs privés. Cette démarche vise à fédérer les énergies publiques et privées autour de projets précis, en s’appuyant notamment sur les communs numériques et les standards d’interopérabilité (initiatives Open-Interop, OpenBuro). »
Il appartiendra par ailleurs à la direction des achats de l’État (DAE) de cartographier les dépendances aux solutions extra-européennes, pour « affiner » un objectif chiffré de réduction qui n’a, pour l’instant, pas été communiqué.
L’Assurance maladie adopte certains services de LaSuite
Ses postes de travail tournent toujours sous Windows, mais la Caisse nationale d’assurance maladie a annoncé le 1er avril dernier le déploiement prochain de certains services issus de LaSuite auprès de ses 80 000 agents. Rappelons que LaSuite, ou la Suite numérique, est un ensemble d’outils et de services développés en interne par la Dinum, en open source et à destination des établissements publics.
« La convention signée aujourd’hui marque une nouvelle étape : elle prévoit le développement de fonctionnalités spécifiques aux besoins de l’Assurance Maladie, une intégration renforcée de LaSuite dans les processus métiers de la Cnam, ainsi qu’une contribution active de la Cnam à la feuille de route technique de la solution », indiquait alors l’organisme, sans préciser le périmètre exact de la migration.
Dans sa communication du 9 avril, la Dinum évoque quant à elle trois des outils du socle numérique interministériel : l’application de messagerie Tchap , le service Visio (dont l’usage est censé être généralisé à l’intégralité des agents de l’État d’ici 2027) et l’outil France Transfert.
Reste à voir ce que décidera la Cnam pour le reste de ses outils, et dans quelle mesure les solutions intégrées à LaSuite seront susceptibles d’entraîner le décommissionnement de technologies extra-européennes. Aujourd’hui, la Cnam exploite par exemple Exchange et Sharepoint (Microsoft), avec un hébergement assuré en propre, protégé par des solutions Proofpoint (US) et Trend Micro (Japon).
Commentaires (78)
Abonnez-vous pour prendre part au débat
Déjà abonné ou lecteur ? Se connecter
Cet article est en accès libre, mais il est le produit d'une rédaction qui ne travaille que pour ses lecteurs, sur un média sans pub et sans tracker. Soutenez le journalisme tech de qualité en vous abonnant.
Accédez en illimité aux articles d'un média expert
Profitez d'au moins 1 To de stockage pour vos sauvegardes
Intégrez la communauté et prenez part aux débats
Partagez des articles premium à vos contacts
Abonnez-vousLe 10 avril à 15h24
Le 10 avril à 15h38
Dommage qu'on s'apprête à vendre le pays à la Russie.
Le 10 avril à 15h45
Le 10 avril à 16h01
Le 10 avril à 16h21
Le 11 avril à 08h11
Donc papy grincheux vs le petit ami de la princesse dans les 2 cas on est dans la mouise sur plein de sujet en plus de celui ci.
Le 10 avril à 18h18
Le 11 avril à 07h40
Le cauchemar absolu serait un 2nd tour Méchant-Con/Jordy et là... Joker.
Mais vu ce qui se présente en face, l'âne Philippe dont chacun se rappelle bien à chaque fois qu'il croise un panneau 80 et Glucksmann de l'autre, qui me posait déjà question mais n'en pose plus guère après la confirmation de mon opinion sur lui dans son portrait taillé par le Canard Enchainé il y a 2 semaines... Je dirais que l'hypothèse d'un tel 2nd tour sera alors très probable: La France Islamiste vs FN, bonjour le cas de conscience insoluble pour beaucoup.
A mon sens il faudrait d'urgence pondre une loi faisant qu'une élection qui n'a pas rameuté au moins 50% de votants exprimés doive être refaite avec interdiction aux "finalistes" ayant tant peiné à convaincre de se représenter: En pareil cas il suffit que la majorité ne se déplace pas ou vote blanc pour résoudre le pb.
Modifié le 11 avril à 08h08
Le 11 avril à 11h29
Selon moi, les partis de l'extrème se distinguent avant tout par le fait qu'ils proposent des nouvelles têtes, si on met de côté les deux anciens à leur tête. Je pense que cela a beaucoup joué aux municipales.
Pour la présidentielle, je pense que cela va jouer aussi pour tous les désabusés qui veulent juste ne plus voir les mêmes candidats encore et encore. C'est toute une génération de politiques qui est honnis, peut importe leur programme.
C'est ce que l'on entend de la part de ceux qui ne vont même plus voter car "tous les mêmes".
Les prochaines élections ne vont donc pas se jouer uniquement sur le programme ou la sensibilité politique mais aussi sur la recherche de changement dans la classe politique.
Le 11 avril à 11h34
Le changement de têtes, on nous l'a déjà vendu avec Macron en 2017 …
Le 11 avril à 12h01
Modifié le 11 avril à 14h00
Non, je pense que la classe politique est globalement dans le dénis et qu'il leur faudrait plusieurs fois se prendre un mur pour enfin faire le deuil de leur ancien monde qui de fait, n'existe plus. On pourrait en citer pleins et ce dans tous les bords politiques.
Certains ont besoins de deux échecs, comme Bayrou qui pourrait avoir intégré, après les municipales que plus personne ne veut de lui. Avec son comportement dans l'affaire Bétharram, je n'ai même pas compris comment il pouvait encore croire en sa crédibilité.
Pour d'autres, je pense que la remise en cause est impossible. On en a un exemple outre Atlantique avec l'ancien président Américain qui a fait plonger son bord politique avec sa sénilité.
Le vrai danger pour les partis vient donc de l'intérieur selon moi. Il vient des gens qui ont prouvé qu'on ne pouvait pas leur faire confiance et qui s'accrochent pour rester devant, masquant toutes les nouvelles têtes qui pourraient prendre le relais. Rien qu'avec les municipales dans les grandes villes, on en a eu l'illustration dernièrement.
Pour leur survie, les partis ont tous besoins de montrer qu'ils ne sont pas qu'un club select de vieux nanti qui planent à 18000 pieds.
Le 11 avril à 17h21
Le 12 avril à 17h13
Le 13 avril à 09h55
+ 7x aux législatives
+ 5x à la mairie de Pau
...
Bref, parler de 2 échecs me semble léger on est sur au bas mot un quart de siècle d'échecs
Le 14 avril à 11h23
Mais heuuu moi aussi je veux être Président de la Républiqueuh
Le 11 avril à 11h59
Le 11 avril à 14h09
Le message est clair selon moi dans tous ces pays: on veut du neuf.
Mais le retour d'expérience des ces deux cas montre que le neuf peut être pire que la soupe politique habituelle.
Le 11 avril à 20h18
Le 13 avril à 10h08
Le 13 avril à 10h29
Modifié le 12 avril à 10h24
Le 12 avril à 13h12
Chaque fois que dans une ville il y a un maire FN qui est élu, il s'en suit des malversations financières.
Le FN c'est avant tout une famille , une seule, avec un "empire" financier perdu - la vente du "paquebot" n'est toujours pas digérée.
=> A mon avis si le FN passe en 2017 , il y aura surtout très rapidement des "affaires" dont l'objectif sera de restaurer les comptes des Le Pen, aidé par les entreprises qui adorent les partis politiques tellement simple à manipuler.... "Plutôt Hitler que le Front Populaire" !
C'est pas pendant ce mandat qu'on va restaurer l'équilibre budgétaire du pays :-)
Ils auront que 5 ans donc il faudra frapper vite et fort (comme leurs milices en képi) pour se refaire...
Le 11 avril à 17h20
Modifié le 11 avril à 20h57
On les a vu pleins de fois mais pas au pouvoir et avec les problèmes de Marine le Pen, il y a mécaniquement du neuf côté RN. Pas sûr par contre que Mélanchon serait capable de laisser sa place (en fait, je n'y crois pas un instant).
Mélanchon s'est cependant entouré de pleins de jeunes (et il a viré tous les cadres qui pouvaient le remettre en question, comme l'a fait Mao qui est l'une de ses idoles). Mais du coup, son parti n'est pas vu comme un repère de vieux planqués. Il y a bien des jeunes mis au premier plan comme ministres par exemple.
Du côté de l’extrême droite, c'est assez similaire : pour les municipales, ils ont envoyé pleins de jeunes et la proportion de vieux planqués est réduite.
Par contre, dans la plus part des autres partis plus traditionnels, on ne voit que très peu de nouvelles têtes, que ce soit au premier comme au second plan.
Un bon exemple est le candidat LR aux municipales de Grenoble: Alain Carignon. Malgré la grogne contre les écologistes, la droite a perdu, selon moi à cause de lui, de pas grand chose au premier tour. Ce pas grand chose, ce sont les gens qui ne veulent plus de lui, même s'ils sont de son bord politique.
Le 11 avril à 21h04
Le 12 avril à 10h27
Le 11 avril à 15h26
Le 14 avril à 07h56
La Suisse a le seul système politique européen réellement démocratique.
Le 14 avril à 07h58
Modifié le 14 avril à 08h15
L'idée même d'un homme ou d'une femme providentiel, et de l'exclusion de tout courant de pensée, me répugnent, il y a de bonnes idées partout, y compris chez LFI et le RN ultra-stigmatisés souvent plus par idéologie et position de principe qu'autre chose. (Je ne minimise pas pour autant le fascisme et le détournement de pognon au sein du RN, loin de la, pas plus que la ribambelles de condamnations sur les casiers d'un bon nombre de politiciens, surtout au sein du camp présidentiel/centriste, et chez les LR, et une partie du PS.)
Le 14 avril à 08h19
Modifié le 14 avril à 09h35
Balancer un autre thème pour éviter de répondre, c’est pratique pour faire du bruit (faire du trumpisme/ignoratio elenchi ? ), pas pour débattre. Là, tu ne contredis rien, tu changes juste de terrain.
Le sujet est simple : est-ce que tu (et les autres intervenants m'ayant interpellé) es pour ou contre le fait que les citoyens puissent décider directement via le RIC ? Tout le reste, c’est du hors-sujet.
Donc soit tu réponds à ça, soit tu assumes que tu préfères détourner la discussion plutôt que de traiter le fond.
Modifié le 14 avril à 11h58
Le RIC a aussi ses dérives L’exemple le plus probant est sans nul doute l’initiative populaire du 29 novembre 2009 intitulée « contre la construction de minarets » et adoptée à la majorité des voix. Certains Suisses y ont vu la marque de la nature « populiste » du RIC qui pourrait permettre à la majorité de stigmatiser à peu près n’importe quelle minorité religieuse, sexuelle, ou culturelle.
Modifié le 14 avril à 12h35
Qu’on approuve ou non le résultat ne change rien au principe. Le sujet n’est pas de savoir si tel vote plaît moralement à untel ou non. Le sujet, c’est : "qui décide ? Le peuple, ou une minorité politique, institutionnelle ou judiciaire à sa place s'autoproclamant être plus à même de savoir ce qui est bon pour la société sur le moment ?"
Et surtout, aujourd’hui, sans RIC, il existe aussi des décisions parfaitement contestables, sauf que les citoyens n’ont aucun levier pour les corriger directement. C’est bien ça, le cœur du problème.
Qualifier ce type de vote de “dérive” revient souvent à accepter la démocratie uniquement tant que le peuple vote dans le bon sens idéologique. Dès qu’il tranche autrement, on parle de populisme. En réalité, ce raisonnement revient surtout à retirer au peuple sa souveraineté dès qu’elle dérange.
Donc la vraie question est très simple : est-ce que tu préfères un système où les citoyens peuvent trancher directement, quitte à prendre parfois des décisions que certains désapprouvent, ou un système où ils ne le peuvent pas du tout ?
Parce que ton exemple ne réfute pas le RIC. Il démontre simplement qu’avec un vrai pouvoir populaire, la décision appartient réellement au peuple, et non à ceux qui prétendent penser à sa place.
Le système suisse repose bien sur des instruments de démocratie directe, notamment l’initiative populaire et le référendum, et l’initiative contre les minarets a bien été acceptée en votation le 29 novembre 2009. C'est leur choix, souverain. La moralité de ce choix n'est pas le sujet.
Le 14 avril à 13h08
Modifié le 14 avril à 13h26
Le RIC ne crée pas les sujets, il donne un moyen de trancher. Si une majorité veut débattre d’un sujet, il existe déjà politiquement, avec ou sans RIC.
Et aujourd’hui, sans RIC, rien n’empêche non plus des décisions contestables d’être prises. La seule différence, c’est que les citoyens n’ont aucun levier direct pour intervenir.
Ensuite, il y a un cadre : constitution, droits fondamentaux, engagements internationaux. Le RIC ne s’exerce pas dans le vide.
Donc non, ce n’est pas “le RIC = la peine de mort”. C’est juste un outil démocratique. Ce que tu fais là, c’est encore éviter le fond en caricaturant.
La question reste la même : "est-ce que tu es pour que les citoyens aient un pouvoir direct de décision, ou est-ce que tu préfères qu’ils ne l’aient pas ?"
Parce que là, vos réponses laissent clairement à penser que vous préférez que non, et que vous n'assumez pas cette position, très critiquable d'un point de vue démocratique.
En outre, ne mettre en avant que des décisions controversées pouvant être prise via un RIC (qui pourraient être prise aussi par le corpus actuel), en dit long de ce que vous pensez de vos pairs et la taille de vos chevilles. 😏
Le 14 avril à 13h38
La démocratie directe n'est pas la panacée quand les gens ont un travail et peu de temps à consacrer à la politique.
Elle fonctionnait à Athènes dans l'antiquité parce qu'il y avait l'esclavage qui permettait aux citoyens de s'occuper de la politique à plein temps.
Elle ne concernait que les hommes qui devaient faire la guerre en cas de besoin.
Je préfère que l'on n'ait pas d'esclaves et que l'on ait une démocratie représentative et que les femmes aient le droit de vote.
Chacun ses choix.
Modifié le 14 avril à 14h07
Mais tu réponds à une caricature, pas à ce que je défends. Personne ne propose de revenir à Athènes, à l’esclavage ou à l’exclusion des femmes. Je parle d’un mécanisme moderne où les citoyens gardent un pouvoir direct d’intervention, de correction et d’arbitrage, en complément d’une démocratie représentative.
Dire que “les gens n’ont pas le temps” ne tient pas vraiment, on parle de consultations ponctuelles sur des sujets précis, pas de gouverner au quotidien. Et aujourd’hui, sans RIC, il existe déjà des décisions contestables, sauf que les citoyens n’ont aucun levier direct pour les corriger.
Donc le désaccord est simple, inutile de passer par l’Antiquité : tu préfères que l’essentiel du pouvoir reste entre les mains d’une classe politique, moi je préfère que le peuple conserve aussi un levier direct, y compris révocatoire.
Chacun ses choix, oui. Mais au moins, maintenant, c’est assumé, tu préfères être dirigé, je préfère pouvoir avoir mon mot à dire. (Y compris ceux qui ne sont pas d'accord avec moi)
Modifié le 14 avril à 14h07
Sinon :
C'est oublier que le RIC est un outil complémentaire et non exclusif. En Suisse, les citoyens votent quelques fois par an sur des sujets précis. Ils ont un travail, pas d'esclaves, et pourtant leur système de démocratie semi-directe fonctionne très bien sans paralyser l'économie.
Quand un citoyen sait que son vote peut directement changer une loi (et pas juste choisir qui va décider pour lui), il est plus enclin à s'informer efficacement. Un bon remède à l'abstentionnisme.
Est-ce qu'il vaut mieux passer 10h par an à voter sur des sujets qui impactent directement notre vie, ou subir pendant 5 ans des lois que l'on rejette massivement faute de pouvoir intervenir ?
Le 14 avril à 14h18
Ou alors tu fais semblant de penser que le RIC ne sera pas bordé , par la constitution en autre ? En Suisse il l'est, des tentatives de ce genre ont toujours échouées. Te voilà rassuré ou bien ?
Modifié le 14 avril à 15h03
En fait, je voulais juste rappeler que lorsque la peine de mort a été abolie en France, une majorité de Français était contre cette abolition et laisser décider la population directement me semblait une mauvaise idée.
Mais, les partisans de la peine de mort sont probablement pour le RIC qui permettrait son rétablissement.
Les vrais gardes fous dans ce cas là, c'est l'UE et la CEDH dont on serait chassé dans ce cas. Mais encore une fois, les partisans de celle-ci ne seraient pas forcément gênés par cette éviction.
Modifié le 14 avril à 16h06
En Suisse les traités internationaux pèsent aussi sur la balance de la tenue des RIC. (cela a pesé lors de la demande sur la peine de mort)
Le 14 avril à 16h17
J'ai l'impression d'entendre Kurt Gödel expliquer qu'il existe un moyen légal de contourner la constitution (des USA) pour en faire une dictature. Personne n'a jamais su quel moyen il avait trouvé (les événements récents tendent à lui donner raison, mais c'est un autre sujet)
Il est probable que les Suisses aient un peu réfléchi à la question, et qu'un RIC ne peut pas changer la constitution sur un malentendu (sans oublier qu'on n'a aucune chance, bien sûr).
Le 16 avril à 07h51
Les Suisses se sont mis dans une merde sur le sujet défense !!!
A la limite sans referendums ils auraient eu le Rafale qui avait gagné les sélections ou le Gripen adapté a leurs terrains delocalisables sur section d'autoroute.
Un furtif destiné a entrer en 1er chez les autres pour un pays neutre... et monomoteur pour remplacer un bi dans un pays largement montagneux. Debile et hors de prix. Si encore l'avion était réussiais en prime c'est une veritable merde.
Le 10 avril à 20h17
Le 14 avril à 07h58
Le 14 avril à 14h09
Le 10 avril à 16h14
Sauriez-vous nous dire s'il s'agit au départ d'une impulsion gouvernementale ou bien d'une idée portée par l'administration (Dinum) ? Ce n'est jamais 0% et 100% bien sûr, mais je suis curieux de savoir d'où ça a émergé en premier.
Modifié le 10 avril à 16h59
Et la DINUM ne fait que suivre sa feuille de route btw
Le 10 avril à 16h31
Le 12 avril à 18h28
Modifié le 12 avril à 18h56
Le 13 avril à 08h29
Les autres corps ne sont pas militaires, et le coût humain de changement et de maintenance est faramineux.
Dans les autres ministères, les utilisateurs ne se sentent pas trop responsable du bon fonctionnement de l'outil. Le gendarme a une vision un peu plus "ouvrier".
Et je ne fustige pas les fonctionnaires: dans le privé, c'est pareil. C'est une question de type de management. Quand le management est plus flou, le mec en bout de chaîne, il se plaint mais ne peut rien y faire. Quand la chaîne de commandement est claire, et qu'un mec qui ne fait pas bien le taf en management est remplacé (ou plutôt qu'un autre est promu) c'est différent.
Les ministères, les grosses collectivités, c'est comme un grand groupe: les dirigeants arrivent et partent on ne sait d'où, tous les 2 ans.
Or, une bascule informatique, c'est un énorme management.
Et étant un peu dedans, j'ajoute que se passer de Ms/Oracle sur le poste de travail laisse PLEIN de questions concernant les bon gros vieux systèmes "vache à lait". En pro, Oracle ils peuvent vous taxer pour un Java oublié sur un serveur (mais si non utilisé). Ms, ils vous taxent dès que vous utilisez un service issu d'un Windows Server (vous êtes sous Windows -> intrinsèquement vous avez payé une licence utilisateur, vous êtes sous Linux et votre NTP est un Windows serveur, vous devez une CAL par Linux ou utilisateur en gros)
Et c'est pas le poste de travail qui coûte, et pas temps que ça teams. C'est O365 et la partie sécu.
Mais je salue la volonté de la DINUM, en même temps, j'ai trop essuyé leur communication à l'américaine pour y croire d'emblée.
Le 13 avril à 09h45
Rappelons quand-même que le but n'est pas nécessairement de payer moins à court terme, mais plutôt de se débarrasser d'un "vendor lock-in" à long terme.
Modifié le 13 avril à 11h57
Le 13 avril à 12h56
Le 11 avril à 09h17
Le 11 avril à 11h09
Modifié le 11 avril à 13h53
Sinon, on a des mouvements qui viennent de la base profs dans l'éducation nationale, surtout en Haut de France à cause d' un rançongiciel il y a quelques temps, et dont à priori, n'es pas complètement réglé. C'est une distro nommée Linux NIRD, base Mint pour l'instant, avec plein d'autils pédagogiques et pensée pour être bootable et utilisable hors réseau et sur les pc étudiants. Peut être que ce genre de choses pourra venir plus rapidement maintenant. Je pense, en tout cas pour le Grand Est que la migration des postes profs au moins en collège serai complètement indolore, vu que les logiciels installés et utilisés sont libres.
Le 11 avril à 18h53
Modifié le 11 avril à 21h43
Le 12 avril à 22h23
Le 13 avril à 09h48
Le 13 avril à 15h06
le concept déclaratif de NixOS est intéressant. Reste à voir qd Securix sortira du stade alpha et deviendra réellement dispo.
Le 13 avril à 19h09
Le 13 avril à 08h29
Le 12 avril à 18h34
Le 12 avril à 19h27
@Flock est sauvé.
Modifié le 13 avril à 00h33
Le 13 avril à 07h36
Le 13 avril à 11h58
Le 13 avril à 08h23
Le 13 avril à 10h27
(et sinon une mappemonde orientée vers le sud et éclairée par le soleil, ça marche aussi 😋)
Le 13 avril à 12h03
Le 13 avril à 14h18
Le 13 avril à 18h30
En plus un acharnement des lobbyistes pourrait bien faire plier les institutions.
Même si de nombreuses municipalités ou administrations seront incapables de passer sur du Linux. Le simple fait de limiter les usages de logiciels fermés petit à petit fera un appel d’air pour, pourquoi pas dans le futur, faire la migration.
Puis au moins la DINUM montre «que c’est possible».
Signaler un commentaire
Voulez-vous vraiment signaler ce commentaire ?