Interdire les jeux vidéo violents ? La profession s’indigne de l’idée d’Emmanuel Macron
Happy Tree Friends
Le 06 février à 16h53
Dans une interview à Brut, Emmanuel Macron a annoncé qu’il allait confier à des experts le soin de conduire une étude pour mesurer l’effet que les jeux vidéo peuvent avoir sur les enfants, afin d’éventuellement décider s’il faut prendre des mesures visant à limiter l’impact des jeux violents sur le jeune public. Bien que très hypothétique à ce stade, l’idée a fait réagir les deux principaux syndicats de la profession vendredi.
Interdire les jeux vidéo violents ? La profession s’indigne de l’idée d’Emmanuel Macron
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Dans une interview à Brut, Emmanuel Macron a annoncé qu’il allait confier à des experts le soin de conduire une étude pour mesurer l’effet que les jeux vidéo peuvent avoir sur les enfants, afin d’éventuellement décider s’il faut prendre des mesures visant à limiter l’impact des jeux violents sur le jeune public. Bien que très hypothétique à ce stade, l’idée a fait réagir les deux principaux syndicats de la profession vendredi.
Le 06 février à 16h53
Droit
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5 min
Le télescopage n’avait probablement pas été anticipé. Vendredi matin, le jeu vidéo était à l’honneur rue de Valois, dans le Ier arrondissement de Paris. Rachida Dati y a reçu les 28 membres de l’équipe responsable de Clair-Obscur : Expédition 33, primé jeu de l’année aux Games Awards 2025, afin de les élever au rang de chevaliers des Arts et des Lettres.
« Ce succès dit quelque chose de très simple : le jeu vidéo n’est plus réservé à un âge, à une génération, à un milieu. Il a trouvé sa place, naturellement, dans nos vies culturelles. Par cette distinction, la République salue la diversité des talents de la filière du jeu vidéo et affirme que le jeu vidéo est une industrie essentielle et un art majeur, qui ont toute leur place au cœur de notre politique culturelle », a déclaré à cette occasion la ministre de la Culture, accompagnant son message sur les réseaux sociaux d’une photo souvenir.
La violence des jeux vidéo appellerait-elle la violence ?
Quelques heures plus tôt, Emmanuel Macron s’est lui aussi exprimé au sujet du jeu vidéo, mais en des termes moins flatteurs. Invité de Brut pour une longue interview (50 minutes) calibrée pour une audience plus jeune que celle des journaux télévisés, le président de la République a notamment eu l’occasion de réitérer sa volonté d’instaurer l’interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans, quitte à ce qu’il soit nécessaire, pour les publics concernés, de justifier leur âge à chaque connexion.
Plus loin dans l’interview, le président a également été amené à réagir à la vidéo d’une femme blâmant les enfants « à la dérive » qu’on laisse jouer à Fortnite dès « 7 ou 8 ans », en réaction à la récente attaque de Sanary-sur-Mer, où un adolescent de 14 ans a poignardé sa professeure.
Pour Emmanuel Macron, « il est clair que la violence, qui s’installe dans la société et chez les plus jeunes, est aussi liée au fait que les enfants, les adolescents, sont beaucoup plus exposés à de la violence dans des vidéos qu’ils vont voir sur les réseaux sociaux. Ou dans les jeux vidéo qu’ils vont faire ».
Faut-il dans ce cas interdire les jeux vidéo violents ? « C’est trop tôt pour le dire », répond le chef de l’État, avant d’indiquer qu’il souhaite disposer d’un éclairage scientifique avant de se prononcer sur l’éventualité d’une mesure nationale. « Si on voit que l’impact sur les jeunes et les ados est très mauvais, on est légitimes à se poser la question, et c’est une bonne question ».
Tout en prenant soin d’affirmer qu’il ne souhaite pas tout mettre dans le même sac, il ajoute : « il est clair qu’on a des jeux vidéo violents qui conditionnent à la violence, qui créent une excitation, une dépendance où on a des jeunes et des ados qui vont passer des heures et des heures ». Rappelant aux familles leur responsabilité sur le sujet, il dit nécessaire d’« objectiver la question ».
Une étude devrait de ce fait être confiée « à des experts et au Conseil national du numérique et de l’IA » et réalisée sous deux mois, ce qui permettrait d’obtenir des conclusions aux alentours de mai ou juin.
Les deux principaux syndicats du secteur vent debout contre l’idée
En attendant cette nouvelle étude, sur un sujet déjà largement débattu, le syndicat national du jeu vidéo (SNJV), qui réunit les entreprises du secteur s’est insurgé vendredi après-midi dans un communiqué.
« Le SNJV rappelle que les études scientifiques existent, et que le consensus scientifique est aujourd’hui extrêmement clair : aucune corrélation n’existe entre jeu vidéo et violence. Les raccourcis ne peuvent plus être acceptés en 2026. Mettre en cause notre filière d’une telle façon est un signal préoccupant envoyé à l’ensemble des entreprises et des professionnels de notre secteur », écrit le syndicat, qui « déplore une si grande méconnaissance de notre industrie ».
Même son de cloche du côté du Syndicat des éditeurs de logiciels de loisirs (SELL), qui défend les intérêts des éditeurs. « On ne peut pas se féliciter des succès du jeu vidéo français le matin, décorer le secteur le midi, pour mieux le dénigrer le soir », proteste son délégué général.
« Depuis plus de 25 ans, le jeu vidéo déploie des outils extrêmement sophistiqués aussi bien sur les équipements à travers les dispositifs de contrôle parental, que sur les jeux vidéo eux-mêmes à travers PEGI, pour apporter des informations aux parents sur les jeux vidéo adaptés à l’âge de leurs enfants. Des millions de familles les utilisent chaque jour, mais nous pouvons encore faire mieux avec le soutien des pouvoirs publics », affirme le syndicat.
Interdire les jeux vidéo violents ? La profession s’indigne de l’idée d’Emmanuel Macron
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Les deux principaux syndicats du secteur vent debout contre l'idée
Commentaires (66)
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Abonnez-vousLe 06/02/2026 à 17h12
Ceci dit, j'ai été choqué assez tôt de l'INpact que peuvent avoir les JV sur les plus jeunes. Quand un gamin de 6 ans hurle "butte le" derrière un mec qui joue à Street Fighter 2, c'est violent.
Sauf que le gamin n'avait rien à faire là, et ... disons qu'il devait avoir un terreau fertile pour réagir de la sorte.
Mais les JV violents, c'est difficile à définir. Les jeux LEGO sont d'une violence intrinsèque gratuite et permanente.
Même Mario massacre gratuitement les champignons et s'en trouve récompensé.
Principe de base en Allemagne à une époque: si la réussite du joueur dépend uniquement de la destruction et du meurtre, il faut avoir 18 ans.
Les JV psychologiquement violents, ou outranciers sont violents.
Mais avoir des gamins qui à 12 ans sont sur des jeux comme fortnite, borderlands, ce n'est pas un bon signal. Et oui, les gamins qui sont violents à l'école ont certainement joué à des JV violents ou vu des vidéos violentes. Mais qui de la poule ou de l'oeuf?
Et comme d'habitude: le phénomène a-t'il une ampleur telle que la population ne peut pas la gérer et qu'il faut légiférer?
Quand à ceux qui pense que les parents ne savent pas éduquer leurs enfants: les enfants naviguent dans des sphères échappant plus ou moins aux parents, où des personnes plus âgées ont plus de droits. Et ces personnes ont parfois une tendance à s'enorgueillir de montrer des choses aux enfants que les parents leur interdisent (ou alors ils ont une envie de plaire à ces enfants, le plus simple étant d'assouvir une curiosité/un besoin inaccessible au sein d ela famille). Sans parler des couples reconstitués et des fratries mélangées...
Bref, même le meilleur des parents ne peut rien face à la société.
Le 06/02/2026 à 17h23
C'est déjà pas si mal !
Quant à la difficulté de définir un jeu violent, je ne suis pas tout à fait d'accord : Call of Duty, Battlefield, c'est violent. Mario, non, ça ne l'est pas.
Quand il y a des morts, du sang, des meurtres, qu'ils soient comis par le joueur ou pas, c'est de la violence. Les règles de catégorisation du monde de la TV peuvent parfaitement s'appliquer aux jeux-vidéo.
D'ailleurs, il y a déjà le classement PEGI pour ça. Même s'il peut être amélioré/endurci, considérer le classement PEGI comme contrainte à la vente serait un très bon début.
Le 07/02/2026 à 10h08
Le 07/02/2026 à 11h54
Le 09/02/2026 à 08h33
D'expérience: pas suffisant. Le gros problème (pour ceux qui s'en souviennent): à un certain âge, on refuse tout message venant d'une "autorité" qu'on n'a pas choisie: parents, école notamment.
Le message est connu, mais c'est comme si le message n'existait qu'à la maison...
Franchement, malgré tous les efforts, il y a trop de tentations. On s'en rend peu compte: mais ça tient à trois choses principalement de mon point de vue: la disponibilité hors foyer, et la capacité à captiver (oui, il y a bien 3 choses: la disponibilité, hors foyer, et captiver).
"Quand il y a des morts, du sang, des meurtres, qu'ils soient comis par le joueur ou pas, c'est de la violence."
Mais pas les goombas? Pas les actes de vandalisme effréné dans lego? Choking! (oui, je forçais le trait, la question est la violence. Je vous invite à redécouvrir les comtes pour enfants ou l'album pour enfant Michel de Oldelaf pour mesurer la cruauté).
Le 06/02/2026 à 17h25
Combien de mineurs ont eu GTA entre les pattes ?
Le 07/02/2026 à 08h37
Bon heureusement qu’on a su faire la différence entre la vraie vie et le monde du jeu :-)
Mais le rôle des parents est clairement important ici que ce soit les jeux, les vidéos addictives de 30s et la tv.
Le 07/02/2026 à 18h22
Je ne dis pas que c'est bien de jouer à GTA à 10 ans, mais le lien avec la violence ne semble pas évident
Quand je tombe sur les images montrées à un JT de 20h, je trouve ça bien plus violent que GTA. On y voit des vrais personnes mortes ou blessés, des vrais bombardements, des vrais personnes à la rue etc
Et pourtant les enfants sont devant ça en mangeant dans plein de famille.
Ça n'a jamais été mon cas, heureusement
Mais j'ai toujours trouvé hypocrite cet acharnement sur les JV ou les mangas. Les gens cherchent juste un bouc émissaire facile plutôt que de remettre en cause une éducation ou d'autres travers de la société
Bref, ce sujet revient de façon cyclique sans argument, comme d'habitude
Et je rejoins un commentaire qui pointe l'hypocrisie de donner des médailles sur un JV le matin, puis de taper dessus le soir, je cherche la crédibilité de tout ça 😅
Le 06/02/2026 à 17h33
je ne suis absolument pas d'accord, il y a toujours des choses que l'on ne pourra pas maitriser, justement par ce que des parents s'en foutent complétement !
quand je vois le nombre d'élèves de collège qui ont des smartphone sans aucun contrôle parental, pareil sur les consoles ou pc c'est du délire total !
si tous les parents utilisaient les contrôles parentaux dispos sur les différents support, et commençais par interdire tous les jeux dont le PEGI ne correspond pas à l'âge du gamin tu fait un grand pas.
mon fils de 12 ans à un pegi correspondant sur chaque plateforme, avec quelques exceptions que j'ai validé et c'est terminé. sur ton smartphone il ne peux RIEN installer sans ma permission sur son pc pareil, sur les consoles uniquement un titre dont le PEGI est OK ou validé ...
pareil sur les temps d'écrans tout est fixé, et j'analyse chaque semaine le temps passer (principalement sur son pc), il à du temps dessus pour faire ses devoirs, si je vois qu'il y a plus de temps passés à faire autre choses que ses devoirs (normalement pas de JV en semaine), je divise le temps par 2.
alors c'est contraignant oui, mais c'est de la responsabilité des parents.
je vais pas parler du proxy qui filtre tout avec déchiffrement SSL ni de la coupure réseau de la TV en fonction des horaires/temps passer le mercredi après midi, par ce que ça pour le coup ce n'est absolument pas à la portée de tout le monde , mais utiliser Family safety (MS Windows et xbox) ou Family Link (google) , l'équivalent playstation (perdu le nom) et j'imagine qu'il y a la même chose sur iphone, ça par contre c'est à la portée de n'importe qui sachant lire ...
à un moment donner ta des gosses tu assume.
après sur jeux video violent = enfant violent, ça n'a aucun rapport, il y a forcément d'autres facteurs qui rendent un enfant violent, sinon notre génération (40-50 ans) seraient de vrais tueurs en série ^^ j'ai passer un nombre incalculable d'heure à écraser des gens dans GTA 1&2, buter de l'alien et filer du pognon à des prostitués dans Duke Nukem et j'en passe bien évidement et je ne suis pas pour autant violent...
bref Macron balance encore de la merde sans n'y rien comprendre ou presque ... et une étude là dessus de 2 mois ça va être super dis donc ! "regardez en 2 mois à jouer à fortine c'est devenu un tueur en série le gamin ! "
Modifié le 06/02/2026 à 19h04
C'est pareil chez nous : tout est surveillé et filtré, parce que oui on ne laisse pas son gosse de 7 ou 8 ans (et plus) sur Fortnite, Roblox etc sans surveillance, avec le chat ouvert et j'en passe. On adapte à l'âge.
Est-ce que les JV sont le vrai problème ? Non. Même Roblox inclut des dispositifs de contrôles parentaux, qu'ils améliorent continuellement, et qui sont facilement accessibles. Mais... combien de parents prennent la peine de regarder ?
Ma compagne travaille dans une école publique. Et c'est une catastrophe. Deux amis en collège, dont un en REP. Et dans les trois cas : il y a un abandon total de la part des parents, qui n'assument pas leur rôle mais attendent tout de l'école, des institutions. Mais ce n'est pas à elles de combler le manque.
Même dans l'école, privée, de mes enfants, ça commence à arriver, et les enseignants ne cessent de prévenir que ça devient problématique.
A un moment il faut dire les choses clairement, et cesser de chercher des boucs-émissaires : on a une génération de parents qui sont démissionnaires.
Et qu'on arrête de sans cesse leur chercher des excuses : si tu n'es pas prêt à assumer un enfant, avec ce que cela implique, tu n'en fais pas. Point.
Edit : j'ajoute que les jeux ont une notation PEGI. Ce n'est pas pour rien (même si ensuite chaque parent reste juge selon son enfant).
Modifié le 06/02/2026 à 19h30
Toutefois, j'aurais tendance à dire que "l'autre camp" (les parents) dira que c'est la voie de facilité de les pointer du doigt.
À voir la problématique sous le prisme de parties antagonistes alors que ce sont les pièces d'un même puzzle à résoudre n'est pas une bonne approche. Un problème sociétal ne se résout pas selon un unique point de vue, mais avec un ensemble.
Le 07/02/2026 à 13h07
Comme dit dans un autre commentaire, c'est bien gentil de taper sur les parents, mais c'est oublier que la société a un poids non négligeable sur les individus.
Exemple tout bête : ma fille de 6 ans a ses copines qui ont vu KPop Demons Hunters, alors que c'est interdit au moins de 10 ans et que c'est clairement violent. Du coup, ses copines chantent les chansons du film, et jouent avec son univers. Je suis sensé faire quoi, selon toi, exactement ? J'ai choisi de lui laisser la possibilité d'écouter les chansons, mais pas de voir le film. Mais quid de sa vie sociale si ses copines venaient à la rejeter car elle n'a pas la les codes ?
Oui, les parents de ses copines sont fautifs, mais pas moi, et pourtant ma fille se retrouve influencée par la société.
Le 07/02/2026 à 10h23
Si a 10 ans je n avais pas passer tout ce temps devant l ordi pour tenter et réussir de jouer à Doom, si j avais pas eu un ordi open bar dans ma chambre avec une mise en réseau que j avais bricolé moi même je suis pas sûr que j aurai fait une aussi bonne carrière en informatique .
On jouait presque tous a des jeux vidéo violent avant l âge sans trop de contrainte et il y a pas d histoire avéré de comportement problématique .
Les parent de 2026 vous avez l air un peu … chiant
Le 07/02/2026 à 13h34
et perso je passais pas mal de temps devant les écrans également, mais pas que, aujourd'hui beaucoup d'enfants ne font QUE ça, et pas pour développer leurs compétences en informatique, ce sont des quiche total en informatique la plupart du temps ...
Le 10/02/2026 à 08h35
Perso ça m a aidé à sortir d une certaines solitude parce que j étais pas très bon avec les relations en vrai .
Ce serait quand même bien de pas croire qu on était meilleur ou plus immunisé que la génération actuelle parce que c est pas le cas
Et aucune étude ne prouve que les jeux vidéo plus réaliste ont plus d impact que les jeux d’avant donc bon
Le 11/02/2026 à 01h02
Je ne dis pas que la politique de la prohibition est la solution, mais je ne pense pas que notre jeunesse sur Internet soit tout à fait comparable à celle d'aujourd'hui. Et honnêtement, il s'est aussi passé un paquet de dingueries à l'époque pour certains d'entre nous que je ne souhaiterais pas pour mes enfants si j'étais parent.
Il y a eu du bon mais aussi du moins bon. La question, c'est surtout comment on fait d'Internet et des réseaux au sens large une chance pour les jeunes sans jeter bébé avec l'eau du bain.
Pour les jeux vidéo je te rejoins, il n'y a pas de preuve sérieuse que le jeu vidéo, même moderne et réaliste, rend violent et criminel. J'ajoute que les petits garçons jouent à la guerre depuis des siècles, bien avant l'invention des jeux vidéo et de la télévision. En un sens, c'est visuellement peut-être moins réaliste. Mais en un autre, jouer à la guerre dehors, c'est aussi mimer le geste, courir pour de vrai, etc. c'est plus réaliste dans le "geste" qu'appuyer sur des boutons.
Le 09/02/2026 à 08h42
Ce genre de chose a poussé un de mes gamins à subtiliser un ancien tel qu'on utilisait comme télécommande pour l'ampli pour jouer en douce aux heures qu'il voulait ... Alors qu'il avait un setup gaming au grenier et n'avait en gros qu'à demander l'autorisation pour y accéder.
Et bon courage pour le collège/lycée @al_bebert : les vidéos d'allemand sur Youtube qui te forcent à ouvrir pleins de services google, le PC fourni par l'établissement dont le gamin est admin et qui permet de jouer en cours via les émulateurs (oui, j'ai dû bloquer aussi pas mal de truc sur le portable du lycée)
C'est une course permanente si le gamin est accro aux écrans.
Mais la question ici n'est pas pour moi le contrôle parental (pour info, sous family link à l'époque, en bloquant à moins de 3 ans, dans la section "livres" du playstore, le 1er c'était le kamasutra et dans les applis "office" il y avait des applis de boules :) ), mais la pratique commerciale qui consiste à vendre du contenu provoquant/inadapté à outrance (pareil: family link ne bloque pas les pubs de jeux violents pour les 3ans), avec un un soupçon que c'est fait volontairement de façon à toucher les plus jeunes.
Après, JV, livres, jeux de rôles, collection d'armes blanches, briquet ... un comportement addictif est un problème, le JV de mon point de vue est essentiellement un révélateur. Toutefois, il est parfois mieux de révéler ce comportement plus tard quand la personne est plus capable de le comprendre!
Le 09/02/2026 à 09h32
Le 09/02/2026 à 15h48
Le 07/02/2026 à 12h11
Ce qu'il serait bon de mettre à plat, d'après moi ici c'est :
-pourquoi cette remise en cause?
Parce que fait divers violent, réaction émotionnelle, actualité, réaction médiatique.
Facilité, rapidité.
Désolé si ma.reflexuin est décousue mais autant que la réaction de Macron à la question suite au fait divers violent en fait.
Pour le rôle des parents, l'écart générationnel a explosé.
Mes parents n'avaient pas la télé.
J'ai eu mon premier jeu électronique à 8 ans.
Ordinateur à 12ans, internet à 16, téléphone mobile à 19 ans.
Internet mobile à 22.
Tout s'accélère, et en tant que parents, entre le taff, la vie de parents, les enfants n'évoluent pas dans le même cadre que nous , ni celui de nos parents à nous.
Bref c'est compliqué.
Modifié le 06/02/2026 à 21h33
Comme dit : le JV violent rend violent IRL ou la violence latente (induite par la société, l'entourage, etc.) se manifeste dans des JV violents ?
Le 06/02/2026 à 22h09
Bon et puis quand ton frère; il s'appelle Raoul (Raoh) vaut mieux savoir causer le bourre-pif couramment.
Que de souvenirs
Le 06/02/2026 à 23h01
Le 07/02/2026 à 11h54
Le 07/02/2026 à 12h46
Le 06/02/2026 à 17h28
Modifié le 08/02/2026 à 11h51
Le 08/02/2026 à 13h13
Le 06/02/2026 à 17h29
Le 06/02/2026 à 18h48
Le 06/02/2026 à 17h30
J'adore les jeux hyper violents mais je ne me délecte de la mort que de mouches (quoique pour certains c'est déjà trop, comme l'ami des moustiques, député de mon arrondissement).
Le 06/02/2026 à 17h38
Le 06/02/2026 à 17h39
Le 09/02/2026 à 12h31
Dommage que ça ne se limite pas aux JV... 😭
Le 06/02/2026 à 18h39
Le 06/02/2026 à 18h49
Le 06/02/2026 à 18h52
Le 06/02/2026 à 19h46
Pas besoin d'avoir joué à un jeu vidéo pour être violent, les plus grands salauds de l'Histoire en sont la preuve.
Le 06/02/2026 à 23h04
Le 07/02/2026 à 10h21
Le 06/02/2026 à 20h35
Le 06/02/2026 à 21h13
Je te propose aussi une interdiction des jeux de rôle. Et du Metal. Et des albums subversifs de Bécassine.
(Sinon, y aurait aussi un apaisement global de la société à l'encontre de ses citoyens, peut-être que ça aiderait à ce que globalement tout le monde, dont les plus jeunes, se sente mieux... Ouais, non laisse tomber, va plutôt pour les vieilles rengaines nulles et vides.)
Le 07/02/2026 à 00h35
Le 07/02/2026 à 01h29
Le 07/02/2026 à 08h44
Modifié le 07/02/2026 à 23h45
Edit: Nan, ce sera sans doutes Marine puisque le parquet ne requiert plus l'exécution provisoire de son inéligibilité...
Le 07/02/2026 à 05h54
Qu'il interdise CNews au plus de 60 ans. Parce que ÇA, c'est de la violence !
Le 07/02/2026 à 09h30
Elle a préféré ne taper que sur C8, mais elle avait matière aussi pour CNews.
Par contre, c'est quoi cette fixation sur les plus de 60 ans ? Fais, gaffe, tu vas y arriver un jour aux 60 ans, enfin, je te le souhaite.
Perso, j'aurais été pour la suppression de l'autorisation de CNews aussi, donc pour tous les âges.
Le 07/02/2026 à 10h05
Le 07/02/2026 à 12h55
Le 07/02/2026 à 16h16
Le 09/02/2026 à 09h37
Modifié le 08/02/2026 à 06h40
Il ne connait rien à ce qu'il touche, fait de la psychologie de comptoir, et avance en bondissant d'idées reçues en lieux communs.
Qui a dit qu'il était "jeune" ?
Ses idées, sa culture, sa personnalité, son vocabulaire, sont rances.
Voilà ce que nous amène le jeunisme : des idées rétrograde dans un corps de "jeune".
La sagacité intellectuelle, la curiosité & l'ouverture ne sont pas le fruit d'un âge.
On préfèrerait un jeune vieux à un vieux jeune, mais manifestement nous préférons systématiquement la forme au fond, la surface au cœur, le superflu à l'essentiel, l'apparence à la structure.
Quel triste & cynique petit monsieur.
Le 08/02/2026 à 11h43
jeux vidéo violentsordres données aux forces de l'ordre, qui conditionnent à la violence, qui créent une excitation.»On les interdit aussi ?
🤣
Modifié le 08/02/2026 à 19h42
Il y a déjà eu un rapport demandé par l'Élysée en 2024... commission d'experts sur l'impact de l'exposition des jeunes aux écrans.
Le 09/02/2026 à 11h13
Il y a des dizaines, voire des centaines de millions de personnes qui jouent à des jeux vidéo régulièrement, et parmi eux une quantité non-négligeable d'esprits pas aussi bien armés que les autres pour ne pas se laisser influencer par la violence. Et même si on parle de 0,001% (exemple arbitraire), sur des centaines de millions, ça fait un volume qu'on ne peut pas ignorer.
Par ailleurs, gardons aussi en tête que le sujet de la violence qui se développe chez celui qui joue à des jeux violents n'est qu'un des enjeux : cette violence peut aussi causer des traumatismes beaucoup moins "visibles", comme de la dépression, de la perversion, du rejet de soi, de l'isolement, etc.
J'ai aussi vu passer un "Bref, ce sujet revient de façon cyclique sans argument, comme d'habitude"...
De mon côté, je trouve que c'est plutôt du côté des libéraux que les arguments font défaut. En substance, on en revient à : "vous n'avez pas sous la main une centaine d'études qui démontrent catégoriquement un lien de causalité entre jeux vidéo et violence, donc il faut laisser les gens faire comme ils veulent." De l'autre côté, on a déjà largement démontré les effets néfastes des images violentes, des sons violents, des discours violents, ou des récits violents, mais pour une raison que personne ne sait expliquer, le jeu vidéo échapperait à cette tendance, alors même qu'ils mélangent tous les médias et qu'en plus ils plongent le joueur dans l'action en y ajoutant l'interactivité. Ben voyons.
Je précise que je ne prône pas du tout l'interdiction aveugle, qui est tout aussi stupide que la libéralisation absolue. Le problème de ce débat, c'est que, plus que tout autre dans le même genre, il ne connaît pas la nuance : soit on est du côté des gentils, soit du côté des méchants (chaque côté voyant midi à sa porte, bien entendu). Et comme d'habitude dans ce genre de cas, rien ne peut avancer. Personnellement, je voudrais que la violence s'inscrive dans une vraie réflexion au sein de l'oeuvre (le jeu, donc), au lieu d'être gratuite comme trop souvent, voire carrément la mécanique centrale du jeu. Soyons honnêtes, parmi les jeux qui cartonnent le plus, combien n'ont pas la destruction comme mécanique principale ? Pour moi, le problème se situe avant tout ici.
Le 09/02/2026 à 11h20
Le 09/02/2026 à 11h40
D'une, cette ligne dit bien qu'on n'a pas démontré de lien. Or, scientifiquement, "non démontré" n'est pas équivalent à "démontré que c'est faux". C'est juste qu'on n'a pas établi de lien, qui peut donc encore exister à ce stade, et donc que le débat n'est pas clos.
De deux, la ligne précise aussi "imputabilité UNIQUE", ce qui est très intéressant, car finalement elle signifie que le jeu vidéo ne peut pas être considéré comme LE SEUL coupable des comportements violents. Bref, un bel enfonçage de porte ouverte.
Modifié le 09/02/2026 à 12h06
Le 09/02/2026 à 15h28
Toute idée de violence, quelle que soit sa source et sa matérialisation (images, sons, mots...) peut avoir une influence néfaste sur un esprit qui n'est pas prêt à l'analyser pour ce qu'elle est, et donc contribuer à renforcer un comportement violent. Et je ne vois pas au nom de quoi le jeu vidéo, comme par hasard, y échapperait, et ce d'autant plus qu'il mélange tous les médias entre eux tout en rendant le joueur actif au milieu de la violence qu'il présente.
Je ne sais pas sur quoi s'appuie ce rapport pour affirmer ça comme ça (pas le temps de le lire), mais je ne serais pas étonné qu'il y ait un gros biais là-derrière (au hasard : une industrie vidéoludique ?). Je dis juste que vouloir constamment sortir le jeu vidéo du débat sur les origines de la violence est tout aussi stupide à mes yeux que l'idée d'en faire son principal pourvoyeur.
Continuez donc à jouer à "qui est tout blanc et qui est tout noir", vous n'arriverez pas à grand-chose — sinon faire gagner le conservatisme à l'arrivée, comme pour tant d'autres choses ces derniers temps.
Modifié le 09/02/2026 à 16h02
Allez, un petit passage du rapport qui suit celui qui était cité :Donc, l'effet de la violence dans les jeux vidéo est limité et ne dure que quelques dizaines de minutes.
Par contre, les réseaux sociaux pourraient avoir un effet de désensibilisation à la violence. Donc, s'il faut interdire quelque chose aux enfants et ados, c'est plutôt les réseaux sociaux.
Le 09/02/2026 à 12h03
Si 0,001% parmi les joueurs est inférieur aux 0,09% dans la population global (chiffre sortie de nulle part ! c'est juste pour l'exemple), alors non seulement il ne faut pas s'inquiéter de la violence des jeux vidéos, mais il faudrait même la prescrire comme remède !
Le 12/02/2026 à 20h12
Et vu justement que le sujet revient depuis 30 ans, tu trouveras sur le net entre" autres plus d'une quarantaine d'études scientifique aussi bien française que américaine ou anglaise qui depuis 30 ans concluent toutes qu'il n'y pas pas de lien entre la pratique du jeu vidéo et la violence.
Tiens d'ailleurs Clement Viktorovitch était revenu là-dessus dans une de ces vidéos
Le 09/02/2026 à 15h29
Modifié le 09/02/2026 à 16h04
Mais ça Mossieur, c'est de la création cinématographie :) , souvent partiellement financé par divers organismes institutionels (CNC, régions...etc) Donc s'en prendre au JV quand tu vois ça, c'est un peu lol
J'ajouterais également que quand un gouvernement laisse littéralement crever le systeme de santé et particulièrement la psychiatrie (et ce qui gravite autour , je ne suis pas specialiste), c'est quand meme foutage de gueule. Bon nombre de personnes qui sont en prison devraient etre en asile, mais faute de place, de soignants, de budget.. on les entasse en taule. Donc s'inquieter pour la santé mentale de la populace, ça devrait commencer par là
Le 10/02/2026 à 13h10
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