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Les « plans de performance » qui poussent des salariés à démissionner débarquent en France

Importés des États-Unis, les plans de retour à la performance visent normalement à « soutenir le salarié dans sa progression et de lui permettre de maintenir son employabilité », relève Basta.

Également connus sous les acronymes PIP (performance improvement plan), PRPA, PAP ou encore Pivot, ils serviraient cela dit à mettre des salariés sous pression, afin de les pousser à démissionner, ou à préparer un licenciement pour insuffisance professionnelle.

L’enquête de Basta indique que ce nouvel « outil managérial a fait une entrée fracassante dans de nombreuses entreprises du secteur informatique, de la Tech ou encore du conseil » :

« Leur principe : un salarié jugé en dessous des attentes se voit imposer un certain nombre d’objectifs à accomplir en 30 à 90 jours. S’ils ne sont pas atteints, il est licencié sans indemnité. »

Largement utilisés aux États-Unis par les multinationales du numérique depuis la période post-Covid, ils ont depuis été déployés chez Capgemini, Amazon, Leboncoin, Red Hat… se concluant souvent par des départs de salariés.

« En temps normal, ces licenciements sont plutôt rares, car vus comme un parcours du combattant pour l’employeur. Il faut prouver que le salarié sous-performe, mais aussi qu’il a été suffisamment accompagné et formé avant de pouvoir être licencié. C’est justifié par le fait qu’en droit français, c’est la période d’essai qui doit permettre de savoir si un salarié fait l’affaire ou non », explique à Basta un inspecteur du travail souhaitant rester anonyme :

« Évidemment, l’intérêt de l’employeur est de ne pas passer par la case prud’hommes. Un PIP peut permettre d’abuser un salarié sur ce qu’est juridiquement l’insuffisance professionnelle, en le laissant penser que son licenciement est juste car appuyé sur un document plus ou moins bien rédigé. »

Capgemini a ainsi présenté, en janvier 2026, un projet dit « d’adaptation des compétences et des emplois » qui se traduirait par la suppression de plus de 2 400 postes en France.

Commentaires (75)

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Miam. Ça a un petit côté harcèlement moral, non ?
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Ce n'est qu'une partie de la recette :fumer:
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Management toxique as usual.

Les SSII étaient déjà des machines à broyer et foutre des objectifs délirants qui demandent 100 % d'engagement chez le client et 100 % pour la boîte. Je me rappelle des objectifs de cooptation chez mes ex employeurs, ou encore de ceux de ramener du business pour ne rien avoir en retour. Sans parler du fait d'envoyer quelqu'un à l'autre bout de la France du jour au lendemain et que s'il est pas content, la porte c'est par là.

Pousser à la dem les gens ou les dévaloriser, elles savent faire depuis longtemps.
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En résumé : Bienvenue dans le monde merveilleux du travail...
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Non dans le monde de l'épanouissement personnel et professionnel, qui permet de gagner de la confiance en soit, s'inscrire utilement dans la société (comprendre entreprise), acquérir la culture de la réussite, faire vivre la méritocratie, s'engager dans un processus de réinvention de son soi-innovateur, être acteur de la valeur travail .... Et tous les autres bullshits de droitardés... 🤣
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Tu as oublié de préciser les "primes aux mérites" dont la performance individuelle est évalué autour 10% (voire 5% parfois) du total :D
"Merci monsieur X, tu as été super tu as dépassé de très loin tes objectifs, grace à cela ta prime sera 5% plus elevé cette année, félicitations" :mad:
Sauf pour les cadres dirigeants, là ce sont des primes garanties quelque soit la santé financière de l'entreprise.
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Et comme le marché du travail était à l'avantage des informaticiens jusqu'à il y a peu, les syndicats sont peu présents dans ces entreprises.
Ça pourrait bien vite changer.


Par contre, si un manager se retrouve à virer plusieurs de ses membres, n'est-ce pas lui qui sous-performe ? ^^
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si un manager se retrouve à virer plusieurs de ses membres, n'est-ce pas lui qui sous-performe ?
Pas forcément, puisque ça peut être un objectif qui lui a été assigné. La part variable, ça motive, surtout à partir d'un certain niveau hiérarchique.
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Si un manager a ce type d'objectif, c'est que son manager à lui a sous-performé. ^^
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Tout à fait, exemple tout à fait concret : Orange au début des années 2000.
Didier Lombard et Louis Pierre Venetz : ça descendait en cascade, objectifs à la clé !
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Ah, le fameux plan NExT (2006) et sa "mode des suicides" !

Avec Didier Lombard et Louis-Pierre Wenès.
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Si les syndicats ne sont pas tout simplement interdits par le/la prochain.e locataire de l'Élysée, et que la culture de l'organisation dans un collectif se développe fortement.
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À noter que les syndicats ne valent rien si les salariés et salariées ne les soutiennent pas. Donc c'est bien l'engagement collectif du personnel qui permet d'avoir des syndicats qui pèsent. Autrement, c'est juste une coquille vide.
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Par contre, si un manager se retrouve à virer plusieurs de ses membres, n'est-ce pas lui qui sous-performe ? ^^
je comprend la blague mais, en cas de "dégraissage" appuyé, il est aussi demandé aux managers de faire le ménage par eux-mêmes.
San s vouloir les défendre, il se peut que cela leur pose, parfois, un problème à eux aussi, j'imagine.
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Il n'y a pas que les ESN, des entreprises qui vendent de la "souverraineté" l'utilisent de manière industrielle… avec même l'aide de l'IA pour les RH.
Amené avec bienveillance bien sûr: "on le fait pour ton bien". Et comme ça sort du cadre des entretiens normés la partie syndicale n'est pas invitée.
Vue que ça débarque en France ce serait bien que ce soit encadré de manière identifiée par le droit du travail, non?
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Vue que ça débarque en France ce serait bien que ce soit encadré de manière identifiée par le droit du travail, non?
M'est avis que notre droit du travail l'encadre déjà. Après tout, les entreprises US le redécouvrent lorsqu'elles annoncent des licenciements en masse y compris en France. Elles se rappellent soudainement qu'on ne peut pas virer quelqu'un avec juste un SMS "u're fired LOL".
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"S’ils ne sont pas atteints, il est licencié sans indemnité."

Il manque la partie "puis il ira aux prud'hommes, ça mettre 2 ou 3 ans et l'entreprise devra cracher le montant plafonné prévu par la loi Macron."

Parce que le licenciement pour insuffisance professionnelle en 30 à 90j de quelqu'un qui était dans la boite depuis 10 ans, aucune chance que ça passe aux prud'hommes.
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Ce n'est qu'un détail. L'an prochain, avec la nouvelle marionnette au poste de président, ces verrous vont sauter, et la moitié des prudhommes avec.
Je ne me fais aucun souci, la fin justifiant les moyens, la population française ayant l'habitude de voter pour des bourreaux.
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Tellement, espérons que dans un duel extrême droite / gauche radicale, les français se rappellent aux bonnes heures du lendemain de la WWII... Mais effectivement, rien n'est moins sûr...
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J'avoue que je suis toujours étonné de voir combien il y a de gens qui sont heureux d'avoir des congés payés, une retraite et une sécurité sociale qui oublient que ce sont des héritages de la gauche. ^^'
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Oui mais tu sais, à gauche, ils sont politisés et ils font du bruit. Alors que (très) à droite, ils portent la cravate et ils sont polis.
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Même la politesse saute... Chirac n'était pas un sain, mais ils n'aurait pas dit "Casse toi pauvre con" à quiconque, en fonction. La droite est morte avec Sarkozy, tout comme Hollande a enterré la gauche, et Macron enfoncé les clous du cercueil pour les deux, en tassant bien le sol et en chiant sur les héritages...
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La vraie vulgarité, elle est bourgeoise
Grosse découverte , merci :smack:
Je connaissait pas du tout ce groupe !
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You're welcome
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une retraite
plus pour longtemps
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En 2023 j'aurai encore donné sa chance à la gauche dans un tel duel, mais depuis je doute qu'elle l'emportera. La gauche radicale s'est sabordée d'elle-même entre les lieutenants cinglés et le leader qui a tenu des positions ou propos contestables depuis 2024, ce qu'ont adoré les réseaux sociaux ainsi que certains médias.

Dans l'objectif d'obtenir les ± 600.000 voix qui lui ont manqué en 2022 pour passer le 1er tour, elle semble ne pas réaliser qu'elle peut aliéner les voix qu'elle disposait déjà. Ou elle le réalise mais espère gagner davantage que les départs ?

Ce qui est sûr, c'est que le « tout le reste, laissez tomber, on perd notre temps. » (JLM, 2024) et d'autres propos et réactions plus récents me sont restés dans le gosier, au point d'accepter l'idée que leur programme n'allait pas me concerner. Mais bon... les programmes n'ont jamais eu de valeur :fume:

J'imagine que je ne suis pas le seul à être aliéné, mais on saura en 2027 jusqu'à quel point. Après tout les sondages ont toujours eu tord concernant JLM. Mais j'en doute cette fois.
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On partira sur une jolie abstention au second tour si on se retrouve avec un duel extrême droitre RN vs extrême gauche LFI. Les extrêmes n'ayant jamais été une solution à aucune crise politique, sociétale ou économique, le choix risquent d'être dur pour beaucoup qui ont encore espoir dans la démocratie et les valeurs de la République.
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C'est sur que l'extrême-centre (=bourgeoisie autoritaire) qui est au pouvoir depuis 10-15-20 ans fait bcp mieux, il n'y a qu'à voir la situation dans laquelle nous sommes ...
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En quoi LFI est extrémiste ? Si on prend les programmes de Mitterrand en 81 (PS et PCF) et celui de LFI clairement le plus radical était celui de Mitterrand. L'extrême gauche c'est l'anticapitalisme, les libertaires, (NPA, LO et les anarchistes), LFI c'est juste la gauche radicale au sens socialiste / écologiste, rien de révolutionnaire. Il sont dorénavant classé par l'establishment à l'extrême gauche alors que politiquement ça n'a rien à voir. Juste il font peur aux riches et aux médias qu'ils détiennent alors pour faire peur aux masses on mélange tout, et ça ne veut plus rien dire....
Comment qualifier alors un parti politique que voudrait instaurer la sécurité sociale, les congés payés et la retraite par répartition, ce serait l'ultra ultra gauche ?? Soyons dans le mesure regardons l'histoire utilisons les mots adaptés.
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Je les classes extrémistes dut fait du comportement de leurs élites (Mélanchon, Panot et compagnie) aussi fasciste que le RN, incapable de débattre, anti démocratique et comportement autoritaire. Hors de question de mettre à la tête du pays l'un des 2 extrêmes qui dans les 2 cas idolâtres des dictateurs et autres dirigeants de pays autoritaires.
Et arrêtons de faire croire que Mélanchon et sa bande ont un quelconque rapport avec la gauche qui a mis en place des avantages pour les travailleurs et des mesures d'aides sociales aux siècles derniers. Mesures qui d'ailleurs sont devenus totalament inadaptés dans notre société qui compte plus d'inactif que d'actif et impossible à réformer justement parce qu'aucun débat n'est possible avec cette "gauche radicale".
D'ailleurs ça les arranges bien nos 2 "extrêmes" de jouer avec l'immigration et les classes populaires c'est leur produit de survie chacun avec ses raisons malsaines.
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C'est étonnant, parce que votre classement à un extrême se porte sur "l'antidemocratisme" et l'idolâtrie de dictateurs.
OK ça me va, mais dites moi, qui donne son "soutien inconditionnel" à l'Israël de Benjamin Netanyahou, sous mandat d'arrêt de la CPI pour crimes de guerre et génocide, lui vend des armes, lui laisse survoler notre espace aérien, tolère en ne prenant absolument aucune sanction, qu'il kidnappe des ressortissants français dans les eaux internationales et les torturent ? Qui commerce avec le Maréchal Al Sisi le grand démocrate à la tête de l'Égypte ? Etc...
Je ne reviendrai pas plus en detail sur les nombreuses condamnations de l'ONU et des ONG de défense des droits de l'Homme sur la gestion très démocratique des manifestant.e.s, journalistes et opposition par le même locataire de l'Élysée, ou les nombreuses lois reprise de l'extrême droite à son compte ...
J'imagine que vous devez également le classer à l'extrême, centre, du coup ? Donc en gros les nombreux membres du PS et de LR qui ont rejoint EM sont donc aussi des extrémistes ?
Du coup il ne reste plus grand monde qui ne soit pas extrémiste selon vos propres évaluations de ce que sont des partis extrémistes...
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Fenêtre d'Overton, c'est pour ça que le RN n'a plus aussi mauvaise presse
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marionnette ?
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Sauf qu’aller au prud‘homme il faut pouvoir se payer un avocat qui te coutera la majorité de tes indemnités que t’es pas sûr de gagner, et qu'en plus l’entreprise se fera un malin plaisir à te pourrir la vie en te dénigrant auprès de tes futurs employeurs pour t'empêcher de trouver un nouveau taf.
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Il existe des assurances professionnelles qui te remboursent les frais d'avocat.
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Il existe des assurances professionnelles qui te remboursent les frais d'avocat.
Ou plutôt une protection juridique. Même en RC Pro, c'est la protection juridique (optionnelle) qui prend en charge les frais de défense.
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Pas forcément besoin d'avoir un avocat pour aller aux prud'hommes. Entre se défendre seul et se faire représenter par un avocat qui sait tout juste de quoi il parle, il vaut mieux choisir la première option. Il ne faut pas oublier que les juges prud'hommaux sont pour moitié des salariés (syndicalistes) et pour l'autre moitié des patrons. Les procès prud'hommaux se jouent surtout sur les preuves qui peuvent être apportées ou non, rarement sur des vices de procédures.
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Malheuresement non.
J'ai dû moi-même y aller pour une connerie : Non-respect du salaire minimum de la convention collective (Syntec) quand j'ai commencé ma carrière (en gros ils m'ont mis à un échelon supérieur au salaire qu'ils me versaient).

J'ai réclamé à l'entreprise (au manager + recommandé), ils n'on rien voulu savoir ("tu n'es qu'un con qui ne sait pas de quoi il parle blablabla").

Truc simple, bateau, évident pour n'importe qui a 2 neuronnes qui se touchent.

Je vais aux prud'hommes seul, j'explique la situation (A + B), le "juge" prud'hommal : "Je ne comprends rien à ce que vous demandez, ça n'ira pas, si vous revenez comme ça vous n'obtiendrez rien".
Ils m'ont donc obligé à prendre un avocat, qui a juste rédigé la requête en "language juridique", qui m'a prix ~40% de ce que j'ai récupéré (que j'ai perdu donc, puisque les prud'hommes m'ont juste rendu ce que l'entreprise devaient me verser, aucune pénalité, aucun remboursement d'avocat")

En gros j'ai perdu 2ans, 40% de ce que j'aurais dû avoir et AUCUNE sanctions pour l'entreprise.

Bienvenue en France : La Justice "répare" au minimum, ne donne aucune sanction et l'article 700 (remboursement des frais d'avocat) ne sert à rien, ça doit prendre en charge 10% des frais qu'un avocat te facture, à la marge.
Et les prud'hommes comme pour le reste, ça dépend sur qui tu donnes, mais il faut quand même avoir les 3ans devant toi (et les dizaines d'heures à faire les dossiers et les différents RDV).
Avec le barême Macron ça ne vaut souvent même pas le coup (à part si ça fait 10ans que tu es dans la boite), si ça fait 2-3ans, le barème c'est genre 3 mois de salaire, si tu comptes les frais fixe d'un avocat, 3ans de procédure, les jours à poser pour les RDV, à part être cadre sup, même pas sûr que tu y gagnes vu le temps passé et la somme à récupérer...
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AUCUNE sanctions pour l'entreprise.
Normal, c'est du civil, pas du pénal. Il n'y a donc pas de sanctions.
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Quand je dis sanction, je veux dire compenser le temps de procédure et donner "plus" que le montant de la fautte, comme souvent tu demandes plus pour compenser le temps perdu, le stress, la mauvaise foi de l'entreprise (pas les frais d'avocat, puisque c'est l'article 700 qui est déjà une vaste blague niveau montant).

Mais non, ils ne font pas ça, ils te donnent le minimum correspondant à "l'erreur", même si ça fait 3ans que tu poirotes et que le licenciement était abusif. Tout bénef pour la boite, puisque ça décourage d'y aller.

Nb : C'est d'ailleurs un sujet d'actualité brulant avec les procédures baillons. Ca n'arriverait pas avec une justice qui fait son travail et condamne à des indemnités cohérentes avec la faute et la mauvaise foi éventuelle du défendant.
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De ce que je comprend de l'article, l'objectif est aussi de convaincre le salarié lui-même qu'il n'est pas performant, et donc celui-ci n'envisage même pas à aller aux prud'homme, étant sûr de perdre.
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Même en cas de démission, si on a accumulé assez d'informations sur les agissements de l'employeur, il est possible de la requalifier en licenciement abusif.

En tout cas, ça relancera un peu le syndicalisme dans ces entreprises ...
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Totalement ! Et en bonus, ce qui est chouette c'est que mettre dans la tête des gens qu'ils sont nuls c'est parfait pour faire des personnes équilibrées et épanouies, les aider à retrouver du travail... C'est une prophétie auto-réalisatrice :
1 - je te dis que tu es nul
2 - tu perds confiance, tu es déstabilisé et tu sors de l'emploi
3 - effectivement tu perds en compétence et ton patron était un visionnaire.
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Surtout qu'avant ça la procédure veut que tu sois convoqué par le DRH ou autres représentant de la direction apte à sanctionner pour un "entretien en vue de sanctions pouvant conduire au licenciement". Entretien pour lequel tu as déjà le droit de te faire assister par un représentant syndical.

Un de mes ex employeur a tenté une fois le coup de pression comme ça, on me fournissait plus de boulot malgré que tout les jours je venais réclamer des tâches et que j'informais de ma sous charge. Jusqu'à ce qu'un jour on me convoque et qu'on m'aligne les feuilles de relevés de mes navigations internet (d'ailleurs le DRH a mentionné que je semblais aimé l'actu numérique vu le nombre de connexion à Next Inpact à l'époque) et heureusement qu'un membre du syndicat m'a accompagné et lui a rétorqué "vous lui reprochez quoi au juste? De venir tout les matins réclamer du travail et naviguer sur internet en attendant que vous lui en fournissez? Vous auriez préféré qu'il attende les bras croisé derrière son bureau? Je vous rappele que c'est à l'employeur de fournir du travail à ses employé."

Au final je suis repartit avec 0 sanction et 0 licenciement, mais j'avais compris le message, il était temps de partir ailleurs.

Bref, en tout cas il faut bien choisir ses employeurs et aujourd'hui j'ai la chance de bosser dans une petite structure à la culture opale où on est un peu libre de faire ce qu'on veut et sans pression tant qu'on respecte l'entreprise, sa culture et les autres salariés. Pour une ESN c'est presque révolutionnaire mais hors de question d'aller bosser dans un de ses grands groupe broyeur d'âme au profit de leur business manager.
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Parce que le licenciement pour insuffisance professionnelle en 30 à 90j de quelqu'un qui était dans la boite depuis 10 ans, aucune chance que ça passe aux prud'hommes.
Alors c'est exactement ma situation. Je te dis dans 2-3 ans ce que ça donne 🤣.
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La stratégie est sûrement de licencier un maximum tant que le concept est encore « frais » chez nous et donc fonctionnel, cela jusqu'à ce que les gens commencent à réaliser que c'est du pipeau. D'ici là il se sera passé peut-être deux ou trois ans, or on ne peut saisir les Prud'hommes que dans les 12 mois suivant la rupture du contrat de travail.
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"maintenir son employabilité", cette expression bien puante
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Après avoir "su se vendre" !
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"maintenir son employabilité"
Bien souvent c'est l'employeur qui ne maîtrise pas suffisamment les compétences, expériences et soft skills de l'employé. Justement a cause du roulement régulier de la chaîne administrative qui gère l'employé (soit par depart/arrivé, réorg, réaffectation dans une entité différente).

Les ESN font majoritairement le constat "on a trop de turn over, il faut stabiliser" et pourtant, leur mode de fonctionnement c'est "nouveau contrat" => on se source en recrutement.

Fin de contrat : on sert les fesses et on dégraisse comme on peu ("les désabusé" partent d'eux même, les quelques "chanceux" auront une nouvelle mission plus ou moins éloignée de leur mission actuelle, les "têtes durs" ont les coup tourdu)
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Il est toujours bon de mettre des mots sur des pratiques de flicage adoptées depuis longtemps.

L'"accompagnement" d'un travailleur (salarié ou non) résulte en général en demandes supplémentaires formulées à ce travailleur. Culpabilisantes, évidemment.
Et le temps passé à les demander, surveiller leur application et leur évaluation sera reproché, et présenté comme la continuité de l'"accompagnement".

L'augmentation de l'appétence pour les licenciements non-justifiés, jusqu'à tenter les catégories pour faute histoire de se débarrasser des indemnités, en dit long sur la confiance des entreprises à ne rien n'y perdre.
Sans même aller jusque là, grâce au travail de Macron à l'époque sur la loi plafonnant les indemnités de licenciement (notamment), les entreprises peuvent maintenant tranquillement provisionner la ridicule somme maximum de cette indemnité quand elles ont des cibles.

Plutôt que de se pencher sur les conditions de travail, le droit laisse le champ libre à des réformes néo-libérales de type augmentation du temps de travail, réduction de droits à la retraite, réduction de la capacité de négociation en entreprise, et j'en passe.

Il faudra déjà beaucoup de radicalité pour simplement revenir à une situation antérieure, alors qu'il faudrait aller bien plus loin…
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Je bosse aux UK, j'ai déjà eu un PIP et je confirme que c'est chiant et absurde
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Pas forcément limité au métier de la tech malheureusement.

Ca pourrait etre tentant quand on a un collaborateur qui sous performe pour x ou y mauvaises raisons. Ca serait l'occasion de donner une vraie nouvelle chance. Mais probablement pas besoin de ses "outils" mais surtout d'un plan et d'une bonne discussion entre lui, le n+1 et le n+2. Mais la solution sera sûrement proche (mais pas abusive).
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J’ai été victime d’un tel « plan » il y a quelques années.

Je conjure n’importe qui se retrouve dans cette situation de ne pas se laisser impressionner et berner par des concepts qui n’existent pas. Cela n’a pas sa place en France ce n’est pas compatible avec le droit du travail français, c’est du harcèlement moral déguisé et vous devez et POUVEZ répondre.

Si cela vous arrive, trouvez immédiatement de l’aide extérieure, entourez vous à minima de membres du CSE et d’un avocat spécialisé en droit du travail.

Ne vous laissez pas impressionner, personnellement mes frais d’avocats ont été remboursés x15 et c’est salvateur d’avoir un avocat qui s’occupe de la merde à votre place et vous prouve par A+B que vous n’êtes pas responsables. Cela vaut le coup de se battre et tous les RH et vos managers essaieront de vous faire croire que la situation est normale. Ne leur faite pas confiance et faites vous aider.
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D'un autre coté, s'il n'était pas presque impossible de renvoyer un employé qui ne fait pas ou plus l'affaire on en viendrait pas à ce type de détournement et procédés puants.

Le marché de l'emploie en France crée une relation asymétrique là ou elle devrait être d'égal à égal.
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Le marché de l'emploie en France crée une relation asymétrique là ou elle devrait être d'égal à égal.
Tu veux dire lorsque tu es en période d'essai et que tu démissionnes car l'employeur/boulot n'est pas comme dans l'entretien d'embauche c'est normal de ne pas avoir de droits au chômage ??
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Exemple interessant en effet, mais ça ne contredis pas mon point.

En suisse, où je travaille depuis plus de 20ans, les employeurs peuvent licencier sans justification et risque de prud'hommes.
et tu sais quoi , ben ils abusent pas de ce droit.

La relation est saine. Le travailleur part quand il veux, l'employeur peux dire au revoir à l'employé si il veut.
L'employé n'est pas un enfant, c'est un adulte qui a signé un contrat. pas une victime qu'on doit protéger du vilain patron.
Les entreprises suisse savent que sans employé, pas d'entreprise.
Une entreprise qui se comporte mal, ça se sait, et les employés se barrent ailleurs.

Si les entreprises en France pouvaient se séparer de personnes avec qui elles ne veulent plus travailler, ce type de pratique dégueulasse n'aurait pas lieu d'être

PS : Le droit suisse couvre bien évidemment le licenciement économique.

J'écris probablement dans le vide, mais je ne crois clairement pas qu'infantiliser la relation employeur / employé soit vraiment saine.
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Je pense qu'en suisse les relations employeur/employè sont bcp plus saines qu'en france comme tu le dis.
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Je serais d'accord le jour où les besoins vitaux (logement, nourriture, loisirs de base) seront largement couvert pour tous par la société sans chantage à l'emploi.

Parce que si il y a nécessité d'avoir un emploi pour vivre et pas le plein emploi ou un secteur qui s'automatise c'est l'assurance d'avoir une relation inégalitaire, non ? Des entreprises qui peuvent réduire les salaire et les conditions de travail à l'extrême ou ne garder que les plus obéissants et les plus enclins à faire des heures sup gratuites pour des objectifs irréalisables sans. Et donc ceux qui ne peuvent pas suivre le rythme ont la menace de se retrouver SDF. C'est une relation équilibrée ça ?

Je te souhaite de ne jamais te retrouver dans ce cas.
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C'est sûr qu'aux USA, d'où ça vient, il n'y a pas de relation asymétrique ! 😅
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Si un employé ne fait pas ou plus l'affaire, c'est que l'employeur a moyen de le démontrer.

Et au pire, il reste la rupture co. qui reste un bon compromis. Mais ça nécessite du dialogue.
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Merci de parler de ce sujet Next. Merci JMM.

Je m'étonne quand même, car ex employé d'un petit éditeur de logiciel, j'ai eu droit au PIP en 2017-2018, de mémoire.
Et bizarrement, en comparaison, les pratiques de développement (logiciel) étaient complètement obsolètes, pas de CI-CD, tout juste quelques VM, bref.

Donc ça m'étonne de voir cette pratique du PAP considérée comme nouvelle, mais le principal c'est qu'on en parle. Et que ça se sache.
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Un article de Fakir paru récemment, en parlait. Peut-être que Next l'aurait repris car lié aux ESN ?
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C’est le moment de lancer un business de vente de t-shirt à l’effigie de Luigi Mangione, un homme trop méconnu. :fumer:
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Dans cette nouvelle ère du numérique disruptif, il est indispensable de faire preuve d'agilité pour performer dans son followership et mettre en avant sa maitrise des smart-contracts, voire merger sa production dans une blockchain propulsée par de l'IA agentique globale...
Mais au lieu de ça, on préfère couiner et compter sur l'assistanat.
On va bientôt entendre des gens demander un salaire décent et des conditions de travail permettant une vie "perso"...
Monde de

C'est dredi, y fait beau et un grand week-end s'annonce...
Ok... _______ []
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En temps normal, ces licenciements sont plutôt rares, car vus comme un parcours du combattant pour l’employeur.
C'est le moment de se pencher sur le programme des candidat-e-s à l'élection, pour voir ce que le turfu nous réserve :ouioui:
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S’ils ne sont pas atteints, il est licencié sans indemnité.
Si on parle bien d'un licenciement pour insuffisance, il y a bien les indemnités obligatoire. En France en tout cas. Sinon ça risque d'être vraiment facilement considéré comme abusif.
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C'est repris du site basta, l'article est en lien.
Dans cet article, il est dit juste avant que ça vient des États-Unis. L'absence d'indemnités est donc bien évidement aux USA.

Et il est dit un peu plus bas que la situation légale diffère de celle des États-Unis.

Mais bon, ici, on dit après que ça vient des USA, donc faute de contexte, on peut croire que l'absence d'indemnités de pratique en France. Ce n'est probablement pas le cas et comme dit dans les autres commentaires, ça sera sanctionné aux prudhommes.
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Les premiers mots de ce brief (et de l'article de Basta) sont : « Importés des États-Unis, »
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Certes, mais ici, c'est loin de la phrase qui pose problème, je pense que c'est pour cela que celui auquel je répondais n'a pas fait le lien. Basta le redit juste avant .
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C'est bien la peine de critiquer les sites générés par IA qui repompent le travail des autres si c'est pour faire pareil sans IA !
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Un collègue est visé par ce genre de pratique. Depuis, il a beaucoup changé, il est semble marqué voir affaibli psychologiquement (enfin je ne duis pas psy, c'est juste mon observation). Cette pratique est à gerber comme le sont ceux qui l'imposent.
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Après on entend au bistro du coin que les jeunes n'ont plus envie de travailler ... faut croire qu'ils ont compris un truc que les plus vieux n'ont pas capté.
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Je crois que chez Orange ça arrive en en loucedé.

Ca commence par un "faire un inventaire de nos compétences aptitudes" "vous voyez c'est pour vous aidez à rebondir"...
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