#Le brief du 12 juin 2026

OpenAI et Anthropic envisageraient de casser les prix des tokens

Le secteur de l’IA se dirige-t-il vers une guerre des prix du token ? Les deux principaux labos IA dans le paysage, OpenAI et Anthropic, envisageraient en effet une baisse du tarif du jeton, au grand bénéfice des consommateurs – mais probablement moins de la marge de profit des deux entreprises. Selon l’analyste Ed Zitron, en l’état actuel, les « utilisateurs peuvent dépenser entre 8 et 13,50 dollars pour chaque dollar de leurs revenus d’abonnement ».

Les utilisateurs grand public voient surtout les modèles d’IA à travers le prix d’un abonnement mensuel, quitte à se heurter parfois à des limites d’usage. Pour les entreprises, l’angle est très différent. Derrière chaque requête adressée à GPT ou Claude se cache une consommation de tokens qui finit par apparaître sur les factures. Les organisations qui se servent des modèles d’Anthropic ont d’ailleurs pu s’en apercevoir ces dernières semaines avec Opus 4.7 et suivants. Et à mesure que les usages se multiplient, les dépenses s’alourdissent.

Les budgets ne sont pas extensibles à l’infini. Le directeur technique d’Uber s’était étonné d’avoir explosé son budget IA de l’année… en seulement quatre mois. À cela s’ajoute la pratique du tokenmaxxing, utilisée par les employés de certaines entreprises pour gonfler inutilement leur consommation de jetons et ainsi, se faire bien voir de leur direction. Amazon a récemment fait fermer un classement pour limiter les abus.

Pendant ce temps, OpenAI et Anthropic ramassent la mise, enfin, façon de parler : les deux entreprises sont encore loin d’être rentables. Chaque token facturé génère certes des revenus, mais ceux-ci peinent encore à compenser les coûts colossaux des centres de données, des puces et du développement de nouveaux modèles. Et pourtant, les deux labos rivaux envisageraient de baisser le prix du token.

Sam Altman a expliqué lors d’un événement relaté par le Wall Street Journal que le coût du token était un « gros problème » : « Je pense que nous trouverons de nombreuses façons de permettre à nos clients d’en faire plus tout en dépensant moins ». Le patron d’OpenAI anticiperait une baisse des prix du token chez Anthropic, dont les produits – notamment Claude Code – sont devenus des outils du quotidien dans de nombreuses entreprises. OpenAI a riposté avec Codex, mais elle a pris du retard.

Le hic, c’est qu’une éventuelle guerre tarifaire pourrait satisfaire les clients, mais elle retarderait encore davantage la perspective de bénéfices pour les deux sociétés qui s’apprêtent à entrer en Bourse. Et à force de se courir après, les services d’OpenAI et d’Anthropic courent le risque de devenir interchangeables, en se différenciant uniquement sur les tarifs.

Edge bascule sur un rythme de publication de deux semaines

Dans un billet de blog publié ce 11 juin, Microsoft a annoncé un changement majeur dans le cycle de publication de son navigateur Edge : une version toutes les deux semaines, contre toutes les quatre semaines actuellement. Cette bascule s’opérera à compter du 27 aout avec la sortie d’Edge 152.

« Edge passe à un cycle de mise à jour de deux semaines, apportant plus rapidement que jamais de nouvelles fonctionnalités et améliorations aux utilisateurs et aux organisations. C’est une excellente nouvelle pour les équipes qui prospèrent grâce à l’innovation : au lieu d’attendre un mois entier pour la prochaine mise à jour, vous bénéficiez d’un flux constant et continu de nouvelles capacités à mettre en œuvre plus rapidement », s’enthousiasme l’entreprise.

Pour les personnes sur la branche stable (l’immense majorité des utilisateurs), Microsoft précise simplement que chaque version contiendra en moyenne deux fois moins de nouveautés, à une cadence doublée. « La sécurité et les améliorations de plateforme atteignent plus rapidement vos utilisateurs, et chaque ensemble de modifications est plus restreint, ce qui peut rendre la validation plus gérable », affirme l’éditeur.

En pratique, ce changement ne bousculera pas les habitudes, sauf du côté des développeurs, qui devront vérifier plus fréquemment que leurs créations sont compatibles. Pour les utilisateurs, Edge se contentera de demander un redémarrage. Pour les entreprises utilisant le canal Extended Stable, rien ne change : le cycle de huit semaines reste en place. De la version 152, le canal passera ensuite à la 158 deux mois plus tard.

Si ce changement vous semble familier, c’est que Google a annoncé le même changement en mars dernier. Là aussi, il était déjà question d’un flux plus rapide mais plus contenu de nouveautés, sans toucher aux canaux Dev et Canary. La bascule chez Google commencera avec la version 153, prévue pour le 8 septembre.

Free ajoute un mode expérimental au Steering Wi-Fi de ses box… qu’est-ce donc ?

Dans les notes de version de la mise à jour 4.12.1 des boîtiers serveurs des Freebox Révolution, Pop, Delta et Ultra, Free annonce l’arrivée « d’un nouveau mode de steering Wi-Fi expérimental dans Freebox OS ». Selon Free, cela « permet de connecter vos appareils au point d’accès et à la bande Wi-Fi la plus optimale, automatiquement et en réduisant les coupures ».

Les notes de version précisent que, « en plus du support existant pour les appareils compatibles 802.11k/v, ce mode vise à optimiser aussi la connexion des appareils qui ne le sont pas en les orientant vers le meilleur point d’accès / bande ».

Le 802.11k (Radio Resource Management), comme le rappelle Cisco « optimise les ressources radio disponibles où les points d’accès collectent et partagent des informations sur leur environnement radio ». Le 802.11v (Network Assisted Roaming) aide « à identifier le point d’accès sans fil optimal pour l’itinérance », ajoute Apple. Ces deux normes permettent de comprendre la topologie réseau et de choisir le meilleur point d’accès à un instant T.

Sur l’interface de la Freebox, une partie Steering permet de régler ce paramètre et de passer sur le nouveau mode expérimental, avec une alerte : « La Freebox tentera d’optimiser la connexion de tous les appareils. Certains appareils pourront subir une brève déconnexion lors du déplacement ». Pas seulement des appareils compatibles, « tous les appareils », c’est la grosse différence ici.

Étant donné le statut expérimental, le mode par défaut reste recommandé, et il est possible de désactiver le steering, les appareils choisiront alors eux-mêmes « le point d’accès et la bande Wi-Fi auxquels ils se connecteront ».

Le lendemain de cette mise à jour, un correctif 4.12.1.1 a été mis en ligne pour les Delta et Ultra. Pas pour corriger un problème sur le Wi-Fi, mais sur des « disques RAID non visibles ».

Free déploie des mises à jour régulières sur FreeboxOS ajoutant par petites touches de nouvelles fonctionnalités. Depuis mai et la version 4.11.1, « un nom de domaine est maintenant associé automatiquement à chaque périphérique réseau » et « il est maintenant possible de créer des routes statiques vers toutes les adresses IP privées »… une demande faite en 2013.

Le groupe de pirates Dumpsec a été démantelé, selon l’Office anti-cybercriminalité

L’Office anti-cybercriminalité (OFAC) a annoncé à l’AFP avoir procédé à l’interpellation de sept personnes dans le cadre d’une opération ayant mené au démantèlement du groupe Dumpsec, relaye Le Monde.

Dumpsec s’est largement fait connaitre depuis l’année dernière pour son nombre très élevé de piratages ayant conduit à d’importantes fuites de données, dans des centaines d’entités françaises, entreprises comme administrations : mairies, fédérations françaises de handball, de cyclisme, ou de volley-ball, Adecco, plateforme FOROM du ministère des Sports, Unis-Cité, l’Union Nationale du Sport Scolaire, programme Carte Jeune de la région Occitanie, Biocoop, Cegedim Santé ou encore Carvivo font partie des victimes.

Illustration : Flock

Selon nos confrères, ce sont en tout 1 500 entités qui auraient pu être concernées par les activités du groupe, dont les membres ont été décrits comme « particulièrement actifs ». « Ce sont de jeunes hackers français en quête de notoriété et se croyant hors d’atteinte », a indiqué la commissaire Julie Benoit, cheffe du pôle des enquêtes cyber de l’OFAC. Des personnes décrites comme « des mineurs ou de jeunes majeurs », « souvent autodidactes » et dont le sentiment de puissance les aurait rendus « totalement décomplexés ». Les attaques avaient toutes été revendiquées.

Les interpellations se sont accompagnées de perquisitions un peu partout sur le territoire (Lille, Marseille, Strasbourg, Poitiers, Bordeaux…). Elle a mené à la saisie de supports numériques, que l’OFAC analyse actuellement. L’Office avait commencé son enquête en novembre, à la suite d’une attaque contre une entreprise de Rennes.