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Énergie : record d’indisponibilité des réacteurs à cause des vagues de canicule

Nous vous l’expliquions il y a quelques semaines, la réalité vient le démontrer : en période de canicules, l’approvisionnement en électricité peut devenir une gageure jusque dans un pays à la production excédentaire, comme la France.

À l’échelle de la planète, la température des océans a dépassé le mois dernier un record de chaleur. À celle de l’hexagone, nous entrons ces jours-ci dans un nouvel épisode anormal de chaleur, la cinquième canicule depuis le début de l’été. Résultat : le réseau électrique a dépassé son propre record de réacteurs indisponibles.

Sur les 57 réacteurs français, rappelle Libération, 15 se situent en bord de mer et 42 en bord de fleuve ou de rivière : l’eau fraîche est essentielle pour refroidir les installations. Face à la baisse de leur débit, aux seuils légaux de température maximale des rejets des centrales, fixés pour préserver la faune et la flore, EDF a successivement arrêté, depuis juin, des réacteurs à Bugey (Ain), Nogent-sur-Seine (Aube), Golfech (Tarn-et-Garonne), Chooz (Ardennes) et Cattenom (Moselle), en plus de réduire temporairement la puissance de plusieurs autres.

Les 14 et 15 juillet, 9,4 GW de sa production habituelle étaient indisponibles, soit 15 % de la capacité totale du parc nucléaire français, qui est de 63 GW. Toujours selon nos confrères, « toutes causes confondues » la disponibilité réelle était aux alentours de 40 GW.

Illustration : Flock

Cette baisse n’a pas menacé l’équilibre du réseau national, grâce à une production globalement suffisante (29,7 TWh générés en juillet 2026). Grâce au photovoltaïque, qui a produit jusqu’à plus de 30 % de l’électricité hexagonale pendant certaines heures de juillet, le pays est même resté exportateur.

À l’heure où certaines industries démultiplient leur consommation énergétique, en revanche, la situation illustre les difficultés du parc nucléaire français face à l’accélération des modifications climatiques. D’ici 2050, RTE prévoit en effet que les risques d’indisponibilité puissent augmenter « d’un facteur deux à trois ».

Plus largement, cela vient illustrer les failles de l’approvisionnement énergétique d’un secteur comme celui de l’intelligence artificielle, qui se tourne ouvertement vers le nucléaire depuis quelques années.

Commentaires (114)

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Uniquement sur la question de la température de confort humain et refroidissement de l'industrie (donc je ne parle pas du tout écologie), le photovoltaïque arrive pile poil en pansement sur la jambe de bois que sont les canicules à répétition.
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Un pansement troué, plus il fait chaud plus le rendement des panneaux baisse : https://www.monkitsolaire.fr/blog/panneau-solaire-et-canicule
Et de mai à septembre il produisent le mieux de 9h00 à 18h00 (ça dépend de la région)
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Faut pas exagérer, ça n'a rien de troué... Je constate une perte de 10% (250W sur 2500 normalement) de ma production, mes panneaux ayant un peu plus d'un an. Comparé à du thermique, le rendement reste bien supérieur.
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Comparé à du thermique, le rendement reste bien supérieur.
De quel rendement parles tu, et de quelle solution thermique?

Si tu parle des centraled thermiques pour fabriquer de l'électricité, le rendement d'une centrale est bien meilleur, il est au minimum de 30%, ce qui n'est pas le cas des paneaux solaires photovoltaiques.
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ce qui n'est pas le cas des paneaux solaires photovoltaiques.
Tu confonds le facteur de charge et le rendement. Le rendement du panneau solaire (i.e. l'énergie électrique restituée par rapport à l'énergie solaire reçue) est bien meilleur que 30%. En revanche, le soleil n'est pas toujours là, et quand il l'est, ce n'est pas toujours au maximum des capacités du panneau.
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Les panneaux solaires ont souvent un rendement entre 20 et 25%. Wikipédia cite des procédés permettant d'approcher les 30%.
L'article indique également que le rendement des cellules monocristallin baisse avec la température.
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Merci pour le correctif, je pensais vraiment que c'était plus. Après, c'est des centaines de fois mieux que le thermique en émissions, donc la question ne se pose pas.
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@deathscythe0666 non je ne confondbpas.

à ma connaissance les panneaux solaires ont un mauvais rendement car ils ne savent pas convertir en électricité un large spectre de la lumière reçue.

En plu de cela, il y a aussi le rendement quantique qui fait que les photons qui ont une énergie suffisament faible ne génèrent pas fircément toujour une paire électron/trou.

Bref, merttre de côté les 80% du spectre que les panneaux ne savent pas convertir, c'est malhonnête tout simplement.
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Le photovoltaïque est à part, il produit que quand il y a du soleil c'est de 8h00 à 19h00 que le thermique, hydroélectricité, le nucléaire c'est 24h/24h
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Le paradoxe c'est que le photovoltaique du fait du prix bas de l'énergie qu'il produit, pousse edf à ralentir/arrêter certaines centrale nucléaire et que le fait d'agit ainsi dessus fait grimper de façon notable le coût de maintenance de celle-ci.
Bref le nucléaire vas coûter de plus en plus cher.
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Il faudrait accepter de débrancher le solaire quand le nucléaire fonctionne.

Dans le cas présent, le solaire a été bien pratique pour compenser les centrale nuc en arrêt.
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tu parle de débrancher le solaire au profit du nucléaire, sauf que le nucléaire est déjà débranché parfois au profit du solaire pour des raison de coût, alors certes ces raisons n'implique pas nécessairement tout les coup induit imprévu comme la maintenance, mais il n'est pas certain que le bilan soit meilleur si on fait l'inverse .

Ou pour le dire autrement, il est peut être plus rentable de rencherir le nucléaire que d'arrêter des panneaux solaires, juste que le prix par technologie est relatif à l'usage des autres.
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Que je sache ce qui augmente le cout en maintenance ce sont les énergies intermittentes (bref, l'éolien), difficile à prédire qui mettent le r"seau en tension, les barrages hydrau ne peuvent pas toujours encaisser les variations et le délai d'arret/démarrage des centrales nucléaires est réduit pour éviter les baisses ou hausses de tensions dans la grille

On a aussi besoin des centrales fuel et gaz très rapides à démarrer aussi, à cause de l'éolien
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question : quel est le danger si on laisse cracher les vapeurs non refroidis ?
Et une autre : sur cas de force majeure les centrales peuvent être autorisée à continuer de se refroidir même si le cours d'eau dépasse les 28° ?

Que je sache cette limite n'est pas imposée pour le bon fonctionnement des centrales mais pour préserver l'écosystème aquatique.
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Oui les centrales peuvent dépasser les limites (cf cette actu ou j‘explique les différents cas)

Les vapeurs sont l’évaporation de l’eau. Ne pas refroidir un réacteur nucléaire mettrait en danger le réacteur et une surchauffe du combustible qui pourrait entrainer une fusion du cœur.
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Mais l'eau chaude rejetée dans les cours d'eau proviens du circuit tertiaire je crois,
en tout cas celui qui refroidis la vapeur dans les tours à la sortie des turbines.
Si on ne fait pas ça on rejette simplement de la vapeur à haute température dans l'air.

Je me trompe ?
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Si on ne faisait que prendre de l'eau dans le fleuve comme appoint de ce qui s'est évaporé (pour les centrales qui ont des tours aéroréfrigérantes), on encrasserait le circuit tertiaire. De plus, il me semble que d'autres équipements utilisent l'eau du fleuve pour se refroidir, sans forcément passer par la tour.
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Il existe deux procédés de refroidissement des réacteurs nucléaires (et plus généralement, des centrales thermiques) :
Les centrales électriques à circuit ouvert utilisent des systèmes de refroidissement qui prélèvent l'eau d'un lac, d'un cours d'eau, d'un aquifère ou d'un océan et, après évaporation d'une partie de cette eau, la renvoient à la source, à des températures plus élevées de quelques degrés. De tels systèmes, dits de « refroidissement à passage unique » (« once-through cooling systems »), ont des prélèvements élevés mais une consommation relativement faible. Au contraire, les centrales utilisant les systèmes à recirculation (recirculating ou closed-loop systems) retirent nettement moins d'eau, mais en consomment la plupart ou la totalité. Ainsi, une centrale de 1 300 MW à circuit ouvert prélève 50 m3/s, tandis que 2 m3/s suffisent à une centrale à circuit fermé.
Source
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Je vous partage ce que Mistral en dit :

Voici la liste des centrales nucléaires françaises utilisant un circuit de refroidissement fermé (avec aéroréfrigérants/tours de refroidissement) en 2026 :

Bugey (Ain)
Saint-Alban (Isère)
Cruas (Ardèche)
Civaux (Vienne)
(source : https://www.franceinfo.fr/environnement/energie/nucleaire/trois-reacteurs-a-l-arret-quatre-autres-au-ralenti-comment-la-secheresse-et-la-canicule-mettent-les-centrales-nucleaires-francaises-sous-pression_8133959.html)

Ces centrales utilisent des tours aéroréfrigérantes pour refroidir l’eau en circuit fermé, car elles ne peuvent pas prélever suffisamment d’eau dans leur environnement immédiat ou pour des raisons environnementales.

Aussi a noter :

"Pour se préparer à ces bouleversements, l'Institut national de recherche pour l'agriculture, l'alimentation et l'environnement (Inrae)(Nouvelle fenêtre) évoque une rénovation des centrales à circuit ouvert, afin d'installer des systèmes de refroidissement hybrides, ainsi que le développement de centrales plus petites et à circuit fermé, afin de limiter l'impact sur les cours d'eau et la biodiversité et de garantir leur fonctionnement toute l'année. Des évolutions qui devront s'accompagner, selon l'institution, "d'une réduction de la consommation d'énergie par la sobriété et l'efficacité énergétique" et de "l'accélération des énergies renouvelables"."
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Question que je me pose : la centrale de Chooz, pourtant en bord de Meuse, et actuellement à l'arrêt pour cause de température du fleuve, a des tours aéroréfrigérantes. Est-ce un "système de refroidissement hybride" ?
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Bugey −> 2/4 sont en circuit fermé, les 2 autres en circuit ouvert.
Saint-Alban −> Raté, circuit ouvert
Il en manque beaucoup d’autres avec aéroréfrigérants : Chooz, Cattenom, Nogent, Belleville, Dampierre, Saint-Laurent, Chinon, Golfech…
Voir la mention (TAR) dans la colonne Source Froide du tableau : https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_r%C3%A9acteurs_nucl%C3%A9aires_en_France
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Merci pour le complément d'information ! :yes:
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Sauf accident, une centrale thermique ne rejette pas de vapeur car c'est le circuit des turbines qui en contient. Le circuit secondaire dans le cas d'une centrale nucléaire.

Seul 10% de l'eau puisée dans les rivières pour le troisième circuit repart en nuages d'eau via les aérothermes, quand les centrales en sont équippées.

Sinon, c'est de l'eau à 40°C qui repart vers les rivières.

A noter que certaines centrales comme celle de Civaux cet été, peuvent se retrouver à rejetter de l'eau plus froide que la rivière, grace aux aérothermes.
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T'as deux techno en jeu, qu'il faut pas mélanger : soit on a une tour d'aéroréfrigération (les grands nuages blancs), soit on rejette l'eau chaude directement dans le fleuve. Les deux technos ne sont pas interchangeables, tout simplement parce qu'il n'y a pas les infrastructures pour.

Maintenant, le problème principale c'est de faire repasser l'eau qui est à l'état de vapeur dans le circuit secondaire en eau liquide (pour qu'en redevenant de la vapeur, elle fasse tourner une turbine).
La solution de rejeter la vapeur du circuit secondaire pour remettre de l'eau pose un problème de sécurité : actuellement, l'eau dans le circuit secondaire est ~ en circuit fermé, pour éviter les contaminations (cette eau a été en contact avec le circuit primaire).

Donc globalement, les centrales avec des tours d'aéroréfrigération fonctionnent normalement (nonobstant leurs problèmes propres). Mais pour les autres, qui doivent rejeter dans le fleuve, il y a une limite de température (et de débit), pour minimiser l'impact écologique. Mettre 1 l d'eau à 40°C dans 10 000 l d'eau à 20°C, ça a peu d'impact. Mais mettre le même litre dans un seul litre d'eau à 30°C, l'impact est visible immédiatement.

(j'ai simplifié. Me tombez pas dessus pour excès de simplification)
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Outre la température, il y a aussi le problème du débits des cours d'eau. Si les débits sont trop bas...

Ce que j'ai du mal, encore, à comprendre c'est la raison écologique invoquée concernant la température de l'eau rejetée. Pas que je ne la comprenne pas quant à l'impact des rejets d'eau trop chaude dans les cours. Mais c'est le pourquoi de ces rejets directement dans les cours qui m'interpelle.
Pour Tricastin (à côté de chez moi) il y a le canal de Donzère-Mondragon qui sert au refroidissement, qui est un canal de dérivation du Rhône. Donc c'est artificiel, et même si j'imagine qu'une faune s'y est développée, ça ne reste pas un cours d'eau naturel. Y rejeter une eau plus chaude devrait y être moins impactant, laissant le temps à l'eau de se refroidir avant que le canal ne rejoigne le Rhône.
Pourquoi ne pas avoir prévu, ou prévoir, de tels canaux "tampons" (quand cela est possible) ?
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Y'a aussi que l'eau est utilisée pour l'agriculture, et qu'une autre trop chaude est mauvaise pour les plantes (le seuil, si je me souviens bien, c'est 28°C). Enfin de compte, entre l'électricité et l'agriculture, ben, l'agriculture est quand même plus important (manger reste plus important que toutes (?) les activités liées à l'électricité).
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Je n'ai pas pensé à l'utilisation du canal pour l'irrigation des terres agricoles en effet.
Après j'imagine que si le pompage ne se fait pas à une certaine distance autour de la centrale, l'eau a le temps de refroidir assez ?
Je n'ai pas trouvé combien, en moyenne, la centrale de Tricastin prélève en m3/s. J'ai son seuil minimal, mais pas la moyenne ni son max.
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Et tu veux la stocker où toute cette eau qui sort en continu ?
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Nulle part : je ne parle pas de stocker l’eau.
La centrale prélève une partie du débit du canal pour son refroidissement, puis en restitue une partie plus chaude. Le reste du débit n’est pas passé par la centrale et il y a donc dilution in fine.

Ma question porte justement sur ce qui se passe ensuite : compte tenu du débit total du canal, de combien sa température augmente-t-elle réellement après mélange, et sur quelle distance cette chaleur supplémentaire se dissipe-t-elle avant que le canal ne rejoigne le Rhône ?

Comme il s’agit ici d'un canal artificiel, je me demandais si ce type de dérivation pouvait en pratique jouer partiellement le rôle de "tampon" thermique avant de rejoindre le cours d'eau naturel d'origine. L'impact écologique étant (peut-être), dans ce cadre, bien moindre que sur un cours d'eau naturel.
Reste qu'il y a le sujet du pompage utilisé pour l'irrigation des cultures le long du canal, d'où mon interrogation sur tout ça.

Je ne sais pas où sont effectuées les mesures réglementaires de température : au rejet lui-même, après mélange dans le canal, ou plus en aval.
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Quand t'as un bon débit, l'eau augmente d'un degré sur 2-5 km.
Quand t'as un débit de merde, et que l'eau est déjà chaude, l'impact est largement plus visible, d'autant que si tu te trouves déjà à la limite de viabilité de l'eau avant rejet, le rejet peut faire passer la limite.

Utiliser un canal secondaire artificiel pour permettre un retour à la normal de la température pourrait être une bonne idée, sauf que en fait, la vie (au sens large) remplie toutes les niches possibles. Du coup, de la vie se développera dans ce canal, quoi que tu fasses.
Par ailleurs, ça veut dire d'énorme travaux, et une artificialisation massive des sols. Sans compter qu'il faut un débit élevé, tout le temps, quitte à assécher le bras principal.
Bref, c'est pas idéal.

J'ai trouvé quelques infos là dedans, si ça t'intéresse : https://dcsmm.milieumarinfrance.fr/sites/default/files/documents/MMN_PI_12_Modification_regime_thermique.pdf
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S'il fait plus de 28 dans l'air, et que le cours d'eau est à 20 degrés, l'eau ne se refroidiras pas beaucoup.

D'autant qu'en thermodynamique, si l'eau expulsé de la centrale se refroidi, c'est qu'autre chose s'est chauffé. Le cours de rejet est forcément plus chaud après avoir reçu l'eau de la centrale.
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Sur ça je suis bien d'accord. Mais comme dit précédemment : il y a le flux prélevé, chauffé puis rejeté. Et enfin le flux non prélevé.

Tout dépend d'où sont effectués les relevés de température finalement.
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Pour compléter les réponses déjà données, si on ne refroidit pas suffisamment l'eau (du circuit secondaire), tu baisses en performance. Grosso modo, la réaction nucléaire transmet de l'énergie à l'eau en la chauffant. L'eau/vapeur transmet ensuite cette énergie à une turbine en la faisant tourner ce qui produit l'énergie électrique. Pour qu'il y ait un maximum d'énergie qui soit transférée de la réaction nucléaire jusqu'à la production d'électricité, il faut que l'eau soit la plus froide possible en entrant dans le coeur pour se "charger" au maximum d'énergie (thermique). C'est comme si tu voulais déplacer un tas de sable, avec une brouette. Si à chaque voyage tu ne vides que la moitié de la brouette, tu seras moins efficace dans le transport.

En cas de force majeure, il est toujours possible d'utiliser l'eau même si elle dépasse les 28°C. Il faut comprendre que l'eau du circuit secondaire est entre 220 et 280°C, alors la refroidir avec de l'eau à 28°C ou 35°C, cela ne change pas fondamentalement le fonctionnement de la centrale.
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Il me semble qu'on parle ici de circuits d'eaux différentes ^^

Le circuit primaire qui circule dans le réacteur pour générer la vapeur (du circuit secondaire), en circuit fermé et sous haute pression.
L'eau/vapeur du circuit secondaire (pour les turbines), qui circule en circuit fermé également (et est condensée par le circuit tertiaire).
L'eau prélevée, qui constitue la source froide du condenseur (circuit tertiaire). Elle circule de l'autre côté de l'échangeur, récupère une partie de la chaleur du secondaire, puis est rejetée dans le canal plus chaude qu'à l'entrée.

Donc oui, une eau du canal plus chaude dégrade le rendement, parce que le condenseur doit fonctionner à une température, et donc à une pression de condensation, plus élevée.
Mais la limite à 28 °C évoquée dans l'article me semble liée aux contraintes de rejet et d'échauffement du milieu, pas au fait qu'une eau à 29 °C rendrait physiquement impossible le fonctionnement du réacteur.
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Je répondais à la question de ce qu'il se passerait si on ne refroidissait pas la vapeur. J'ai simplifié en faisant une continuité "eau" du circuit primaire au tertiaire pour simplifier l'explication du cycle de Carnot et faire comprendre que l'eau transporte l'énergie d'un point A à B sous forme de chaleur. Le fond reste valide : si on ne refroidissait pas l'eau, on aurait un plus mauvais rendement car le delta de température entre l'eau entrante et l'eau sortante du réacteur serait plus petit. Cette explication vient en complément de celle de Sébastien qui sous-entendait que si, en plus, on persistait à produire dans le cœur plus de chaleur que le circuit d'eau ne peut en évacuer, on aurait un accident grave.
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Le problème en France c'est comme pour beaucoup de choses : les écologistes. Ils ne veulent pas réchauffer l'eau des rivières. On ne les écouterait pas les réacteurs tourneraient.
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Si on les avais écouté, il n'y aurais peut-être pas autant de canicules ou on y serait mieux préparés.

Ils n'ont peut-être pas toujours raison, mais en attendant, les autres ont pris la mesure du problème seulement une fois qu'on a le nez dedans.
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"Si on les avais écouté, il n'y aurais peut-être pas autant de canicules ou on y serait mieux préparés."


  • Pour les canicules non

  • Mieux préparé j'ai comme un doute si on reprend les projets des écologistes politiques depuis 30 ou 40 ans.

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J'ai surtout l'impression que l'écologie moderne, c'est de tout critiquer. Et dans le lot, ils auront bien raison sur 4 ou 5 trucs (en mettant le reste sous le tapis).
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J'ai surtout l'impression que l'écologie moderne, c'est de tout critiquer
Ça a pu être le cas à une époque mais ça fait au moins une vingtaine d'années que le parti écologiste a un programme aussi complet que les autres partis politiques et incluant toutes les thématiques (il y a aussi un pré-jugé récurrent "les écologistes ils ont un programme sur écologie mais le reste du programme il existe pas" venant de gens qui ne lisent jamais les programmes des partis)

https://lesecologistes.fr/share/page/6ImK65GKUnvibm33WGkjkj/projet
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Je ne crois malheureusement pas que les autres (la plupart) aient vraiment pris la mesure du problème.

On nage entre deni, "c'est au chinois et aux indiens de faire des efforts" (qu'importe la sur-responsabilité des occidentaux en particulier les américains), on verra bien on aura bien des gens intelligent pour trouver des solutions magique qui nous permettrons de transitionner sans rien perdre.
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Justement on est pas prêt pour les canicules parce qu'on les écoute. Les pistes cyclades ne font pas baisser la température, les matériau écolo ont montré leur limites au village olympique. Il faut des clims et il faut stocker l'eau en hiver.
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Il faut des clims et il faut stocker l'eau en hiver
vs @Chevre50 :
J'en profite pour remercier sur la qualité [...] des commentaires de ce site
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Et... C'est tout ? Ils nous faut donc combien de millions de clims (et pour qui ? C'est aussi la solution pour l'agriculture ?) et quel volume d'eau à stocker ? (Comment on la stocke de manière réaliste, et pour quel usage ? Pour l'agriculture ? Les plan grilles sur place). C'est un axe d'adaptation qui est potentiellement très limité aussi. La réduction des émissions comme la decarbonation des transports en est un axe pour réduire l'augmentation. Mais dans tous les cas, réduire est hors de portée maintenant . Donc avec votre proposition on sera au moins au frais, sans pain sec (déso, tout a cramé) et de l'eau non potable
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L'efficacité des stockages d'eau en hiver en question : x.com Twitter

Et les clims ne sauveront ni la faune, ni l'agriculture.
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T'as entièrement raison, continuons d'installer des chaudières gaz, ça sauvera la faune et l'agriculture.
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Déjà, depuis quand une clim remplit le rôle d'une chaudière gaz ? Par ailleurs, ce que dit Patch, c'est qu'on peut toujours climatiser nos logements et lieux de travail, mais on fait quoi pour les champs ? On mourra de faim avec un peu plus de confort thermique, trop bien !
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Il parle probablement de clims réversibles qui peuvent chauffer l’hiver, mais son discours semble simpliste.
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Dans tous les cas, c'est complètement con : on ne peut pas survivre sans nourriture, et on ne peut pas envisager de climatiser notre système agricole.
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Continue tes trolls que tu sais toi-même (si tu n'es pas totalement idiot) complètement imbéciles, tu iras loin. Ou pas.
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La formulation est volontairement trollesque, mais l'idée ne l'est pas. Aujourd'hui personne n'accepterait un logement sans chauffage ou eau chaude.

Il n'y a pas 36 solutions de chauffage réalistes pour la plupart des logements, et ça se rabat sur le gaz si on fait pas de chauffage élec. Et même le chauffage élec, c'est dommage comparé à une pompe à chaleur.
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C'est tout de même marrant de voir le niveau d'intelligence de ceux qui nous suicident. :fume:
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Le problème en France c'est comme pour beaucoup de choses : les écologistes. Ils ne veulent pas réchauffer l'eau des rivières. On ne les écouterait pas les réacteurs tourneraient.
Nos réacteurs tourneraient sûrement, c'est vrai. Mais une bonne partie de la faune et de la flore en aval en crèverait, dont les cultures irriguées par ces mêmes eaux.
Accessoirement "les écologistes" (on rappellera au passage que ce n'est absolument pas eux qui ont voté ces lois) sont complètement d'accord pour réchauffer l'eau des rivières, jusqu'au seuil de 28°C, à partir duquel les plantes en aval commencent à dépérir.

Et accessoirement, on arrive encore à produire de l'électricité pour tout le pays, sans restrictions pour l'instant, pendant la pire période de canicule qu'on ait jamais connue, avec seulement quelques dérogations à cette loi.

Mais visiblement certains préfèrent militer pour faire tourner les réacteurs nucléaires dans le vide, à plein régime, histoire de flinguer l’environnement et l'agriculture. Sûrement juste pour montrer à ces salauds d'écologistes qu'on est capable de le faire. Pas sûr que le vrai problème ce soit les écolos ... 😑
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Mais visiblement certains préfèrent militer pour faire tourner les réacteurs nucléaires dans le vide, à plein régime, histoire de flinguer l’environnement et l'agriculture
En quoi faire tourner les réacteurs nucléaires flingue l'environnement et l'agriculture ?

C'est le contraire, la France décarbone l'Europe grâce au nucléaire
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En quoi faire tourner les réacteurs nucléaires flingue l'environnement et l'agriculture ?
C'est mentionné clairement 2 fois dans mon commentaire, il faudrait p'tet le lire.
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désolé les mensonges sur l'impact sur la faune et la flore étaient cachés par le monumental homme de paille
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Le problème en France c'est comme pour beaucoup de choses : les écologistes.
Depuis quand les écologistes dirigent-ils la France ? Il faut vraiment être le dernier des cons pour accuser ceux là même qui essaient de prévenir leurs compatriotes qu'il serait temps de se bouger, quand ça commence à merder grave justement parce qu'on les a toujours considéré comme des illuminés parce que vous comprenez M., il est plus important de regarder notre PIB. Au moins, on commence à voir qu'avec un climat défoncé, le PIB est défoncé aussi. Mais un peu tard.
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Depuis longtemps malheureusement, pistes cyclables, vignettes critair, suppression de la vaisselle jetable, ampoules qui n'éclairent rien, chargeurs absents des boites, obligation future d'acheter des voitures électriques, tri des poubelles, limitations en déchetterie etc... Les conséquences des écologistes sont nombreuses et dérangent tout le monde !
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Soit t'es un troll (ce qui ne me surprendrait pas). Soit t'es vraiment complètement à côté de la plaque... et j'ai bien de la peine pour toi :fumer:
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ça manque d'un sous-titre, que diriez-vous de "Mais où trouvera-t'on toute cette énergie ?"
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en traversant la rue, pardi ! :)
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Vous voyez le scénario de "on prive les particuliers d'énergie pour nourrir les centres de données au plus fort des canicules" ?
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Est ce que RTE a pu définir vers quel mix énergétique aller au final pour les années à venir ? Il y a visiblement des études sur le sujet pour le mettre a jour mais pas forcément sûr s'il y a eu une décision. Peut être que la situation permettra d'affiner les scénarios
https://www.rte-france.com/donnees-publications/etudes-prospectives/futurs-energetique-2050#Reactualisationdeletude2026

Ca permet de se rendre compte que tout miser sur le nucléaire comme le propose certains partie politique est une impasse. On peut imaginer qu'un mix avec augmentation des enr pourrait espérer compenser les arrêts du nucléaire.
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C'est pas à RTE de définir le mix, mais le législateur.
RTE a défini des hypothèses qui montre que 50% de nucléaire au minimum permet d'avoir une électricité ~stable sur le long terme. Mais après, c'est le pays qui doit décider.
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Mais est ce qu'on sait quand le "pays" (qui ?) va prendre la décision et mettre en route le chantier (avec quel plan de financement du coup). RTE a fait un plan en 2021 et va donc le mettre à jour donc j'imagine qu'on a laissé 5 ans (un quinquennat) sans rien choisir ?
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Les actions sont déjà lancées avec des appels d'offres sur l'éolien off-shore et le lancement de la construction de nouveaux EPR. Le financement pour l'éolien passe par de l'obligation d'achat à des prix garantis par l'Etat (et la trésorerie d'EDF ?). Le financement pour les EPR passe par de l'endettement d'EDF, garanti par l'état (ce que l'Europe va peut-être attaquer).

Ce qui a pris longtemps à être lancé (peut-être même déjà trop tard selon moi), c'est la relance du nucléaire. C'est parce qu'il a fallu du temps pour passer d'un Macron+Borne+Hollande qui se félicitaient d'avoir fermé Fessenheim et qui ambitionnaient de fermer de nombreux autres réacteurs, à un Macron qui se félicite d'avoir relancé la construction des EPR (et d'avoir fait sauter la limite des 50% max de nucléaire instaurée par Hollande).

Il y a également de grands chantiers côté RTE et ENEDIS pour faire évoluer le réseau électrique, pour adresser les nouvelles problématiques (production distribuée, VE, gestion des refoulements HTA->HTB, ...). Le financement se fait par la taxe (TURPE) payée par chaque consommateur.
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Le pays, c'est ses habitants, s'exprimant à travers la démocratie représentatives.
Ouais, c'est pas idéal, mais c'est comme ça que ça fonctionne.
Donc quand Macron annonce des EPR2 et que l'AN vote pour, c'est comme ça que c'est décidé.
Si rien n'est fait, c'est la faute de ces représentants, qui représentent le choix du peuple.
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Et si on arrêtait l'IA pour diriger l'électricité vers les trucs utiles ? Comme par exemple se climatiser en été quand il fait chaud, charger sa voiture ou son téléphone ? Ce serait pas plus logique ?
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Et Gravelines qui se met en partie à l'arrêt à cause des méduses (qui se développent de plus en plus à cause du changement climatique…) :
https://www.franceinfo.fr/environnement/energie/nucleaire/des-meduses-obligent-edf-a-arreter-trois-reacteurs-de-la-centrale-nucleaire-de-gravelines_8143100.html
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Je poste rarement.
Il apparaît qu'une des conclusions n'est pas dans la remise en cause du modèle nucléaire, mais dans leur positionnement.
Au-delà du premier EPR, situé à Flamanville donc en bord de mer, 2 des paires d'EPR seront sur Gravelines et Penly (bord de mer également).
La 3ème paire est prévue au Bugey et je ne peux que je rejoindre les doutes voire même l'intérêt global de mettre des CNPE en bord de rivière.
Je n'opposerai cependant pas les technologies entre elles.
Pour information, je suis un fervent défenseur du recyclage des matières nucléaires afin que nos CNPE tournent grâce à la valorisation des matières.
Je travaille dans le nucléaire, j'ai donc un avis biaisé.
J'en profite pour remercier sur la qualité des articles et des commentaires de ce site.
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Il y a plusieurs raisons qui peuvent amener à construire une centrale à Bugey :

  • elle permet d'alimenter Lyon, les industries dans le sillon rhodanien, exporter vers la Suisse, tout cela sans besoin de tirer des lignes HTB d'un bout à l'autre de la France.

  • il y a un écosystème mature (entreprises, vivier de personnel, ...) dans le domaine nucléaire dans la zone avec toutes les centrales nucléaires en exploitation. De plus, quand les réacteurs 900MW seront arrêtés, c'est 12 réacteurs, sur 14 dans "la région", qui seront arrêtés et tout le savoir-faire qui sera perdu si on ne fait de nouveaux réacteurs dans la zone.

  • le Rhône a un très gros débit.

  • C'est toujours bien d'avoir des moyens de production hydroélectrique pas loin pour venir en secours. Et des barrages de grandes puissances, ce n'est pas ce qui manque sur le Rhône.



En revanche, je ne sais pas s'ils ont prévu des aéroréfrigérants où s'ils pensent que le débit et la température du Rhône seront toujours suffisants dans 80 ans pour se passer de ces tours.
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La devinette est aussi de savoir si:

  • il y aura encore de l'uranium à acheter à un prix raisonnable dans 80 ans

  • il y aura encore un Rhône.

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J'aurai dit aussi : est-ce qu'il y aura encore des humains pour utiliser de l'énergie électrique ? Car au rythme où ça va, rien n'est moins sûr… (ah oui, les clim vont sauver le monde)

Et vu l'arrêt de tranches de Gravelines en ce moment à cause de la chaleur, la solution du bord de mer n'est pas sans faille…
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Gravelines, c'est à cause des méduses (et les méduses, c'est à cause de la chaleur...)
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Je crois avoir lu quelque part (mais c'est peut être une connerie) qu'on aurais assez d'uranium en stock pour plus d'un siècle.

Et (ça c'est plus sûr) on a les technologies (pas encore développées pour produire de l'énergie à partir des dechets et potentiellement de les ré-enrichir.
Et d'ici j'espère qu'on aura de la fusion productive aussi.
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C’est bien de penser que le techno-solutionisme (la fusion) va nous sauver, mais faudrait peut être commencer à regarder la réalité en face ?
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ça ne peut pas être LA solution, mais une parmi beaucoup d'autres choses à mettre en œuvre si on veut sortir des énergies fossiles, en maintenant notre confort.

Mais dans le cas de l'article qu'on commente, fission ou fusion ne réglera pas le problème du refroidissement des vapeurs bien-sur.
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Et d'ici j'espère qu'on aura de la fusion productive aussi.
On ne sait pas si on arrivera à faire fonctionner une centrale à fusion, et même en admettant qu'on y arrive, on ne sait pas si ce sera économiquement viable.
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d'où l'espoir, pas la certitude
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Ils sont où ces stocks? En France ou faut-il acheter dans d'autres pays? Quel sera le taux de consommation dans 80 ans?
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Pour la question 1, oui, sans problèmes. Aujourd'hui, la matière fissile représente ~10 % du prix de l'électricité, ce qui est rien du tout comparé aux autres technologies. La France a déjà un stock de 2 ans d'avance, sans problème. Pour l'ensemble des besoins français, ça coûte 1.5 milliard d'€ par an. 8 000 tonnes d'uranium par an. Par comparaison, chaque année la France consomme ~65 millions de tonnes de pétrole pour 45 milliard d'€. Y'a de la marge.

Surtout si on compare ce qui est comparable, le prix par Joule :

  • Pétrole : 15.90 $/GJ

  • Uranium : 0.38 $/GJ


(note 1 GJ ≈ 278 kWh)

EDIT : Oh et j'ai même pas abordé le fait qu'on stock actuellement de l'uranium appauvri qu'on pourrait retraiter pour servir de combustible…
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Deux ans de stock, ce n'est pas un siècle de stock comme mentionné dans le post auquel je réagissait. Si on considère que ~50% de l'uranium importé vient de territoires enclavés par la Russie, cela veut dire que la France n'aurait que deux ans pour se retourner... c'est tout de même un gros coup de canif dans l'affirmation que le nucléaire est une garantie absolue d'indépendance énergétique pour la France.
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Déjà, je ne comprends pas cette expression d' « indépendance énergétique » employée par tous les politiciens, sachant que 60% (je crois) de notre énergie est fossile !
Indépendance électrique, passe encore, même si c'est effectivement faux...
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J'ai précisé que c'était peut être une conneries, il était donc plutôt explicite que j'étais pas sûr de ce que j'avancais et appelait à confirmation ou contradiction.

Il faut tout lire avant de réagir ;)
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Non, j'avais vu, c'est pour celà que dans un premier temps j'ai posé la question sur l'existence de ces stocks..

Il faut tout lire avant de réagir ;)
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L'uranium utilisé en France ne dépend quasiment pas de la Russie mais surtout du Niger. Sur le plan mondial, si on ajoute le Kazakhstan (28%) à la Russie (7%) (chiffres Wikipedia), nous sommes pas aux 50% que tu indiques pour la Russie et sa zone d'influence.

https://www.sfen.org/vos-questions/en-france-les-ressources-en-uranium-sont-elles-suffisantes-pour-assurer-notre-independance-energetique/
En résumé,

  • nous avons 2 ans de combustibles nucléaire = nous avons 2 ans si l'usine de Framatome qui fabrique le combustible fermait du jour au lendemain. Il faut se rappeler qu'un réacteur est rechargé (partiellement) tous les 12 à 18 mois, donc tout ne s'arrêterait pas subitement au bout de 2 ans+1 jour mais nous devrions commencer à nous rationner au bout de 2 ans.

  • nous avons 5 ans de plus avec des alternatives.

  • 30 ans de production de combustibles nucléaires sont sécurisés par des contrats.

  • Les réserves minières connues avec certitudes permettraient d'alimenter le parc nucléaire mondial actuel pendant plus d'un siècle. Les réserves réelles sont certainement bien plus importantes mais plus personne ne veut dépenser de l'argent pour découvrir des réserves qui ne seront pas exploitées avant 130 ans. Ce dernier point, je l'ai lu dans le rapport qui justifiait (si on peut appeler ça une bonne raison) l'arrêt du projet Astrid.

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Je n'avais pas les infos sur les contrats à long terme ni sur les mines. Merci :)
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Je n'ai pas dit que la Russie fournissait la France, j'ai dit que la Russie pouvait contrôler le passage de ces marchandises. Khazakstan et Ouzbékistan ( ~50% des fournitures ) n'ont aucune voie terrestre ne passant pas par un territoire sous contrôle du Kremlin (à part la Chine ou l'Afghanistan). Si demain la Russie décide de vraiment emmerder la France, c'est facile (il faudrait alors faire passer l'Uranium par l'Afghanistan et l'Iran ?) Le Niger est une source également incertaine (c'est d'ailleurs pour cela qu'Orano s'est diversifié avec l'Ouzbékistan).

L'approvisionnement Français dépend beaucoup de zones à la stabilité discutable, et cacher ces problèmes derrière "oui mais on a des contrats" mène généralement à des "qui aurait pu prédire" .
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mais des zones qu'on peut poutrer si nécessaire (excepté si la russie s'en mêle).
Je pense que c'est là dessus que notre autonomie se base en plus de la diversité.
Notre pays est plus puissant que la plupart des pays de nos fournisseurs d'uranium.
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Et ces pays sont hors de portée des missiles français alors que la France est facilement atteignable par les missiles russes. Et puis bon, il faudra encore expliquer à l'ONU pourquoi en dehors de toute agression militaire, la France décide d'agresser militairement ces pays.

Je ne pense pas que la France ait intérêt à jouer les gros bras.
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là il y avait le "si nécessaire", et j'ai pas parlé d'agresser la russie.
On sait bien retirés du niger et laissés foutre Orano dehors, et du centrafrique à la demande de ces pays souverains, ça nous pose aucun problème alors que c'est une zone stratégique.
D'autres t'ont expliqué ici la diversité des fournisseurs et les stocks disponibles dont on dispose.
On ne va clairement pas déclencher une guerre pour la perte d'un fournisseur ce serait inutile et quand bien-même on a des moyens de pression s'il le fallait, avant d'en arriver là.
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et j'ai pas parlé d'agresser la russie
ah oui mais alors tu parlais de "poutrer" quelles zones du coup si ce n'est pas la Russie? Les îles Canaries?
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Et en Belgique, ça se passe comment votre production d'électricité et vos approvisionnements ?

Parce qu'on pourrait peut-être tirer profit de votre sagesse et de vos anticipations si tous tes compatriotes sont aussi pointus que toi sur les risques.

En tout cas, la Belgique dépend bien plus des hydrocarbures que la France (+20 %) et l'arrêt programmé du nucléaire va compliquer la donne.
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L'approvisionnement Français dépend beaucoup de zones à la stabilité discutable, et cacher ces problèmes derrière "oui mais on a des contrats" mène généralement à des "qui aurait pu prédire" .
Il dépend à 50% de zones à stabilité discutable, alors que les énergies fossiles sont à peu près à 100% fournies par des zones à la stabilité discutable, voire franchement hostile. Passer par l'Afghanistan est possible, l'Iran c'est plus compliqué.
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Enclavé par la Russie…
L'Ouzbekistan n'a pas de frontière avec la Russie.
Le Kazakhstan n'a une frontière avec la Russie que sur sa face nord (et OK, ouest). C'est pas ce qu'on appelle "enclavé"
Et le Niger, la Namibie et l'Australie, je pense pas qu'on puisse les caractérisé comme enclavé par la Russie… Bref.
Sans compter que le Canada rentre aussi en jeu.

Deux ans de stocks, c'est le stock qui est jugé nécessaire pour paller à un problème d'approvisionnement. Le fait que ce soit justement diversifié assure l'approvisionnement : si un pays tombe, quel qu'il soit, il n'emporte avec lui pas plus de 30 % de l'approvisionnement. Ça peut sembler beaucoup, mais en fait, si on utilise le stock le temps que les autres fournisseurs remplisse le manque, on est tranquille pour des années. Bref, ce n'est pas un soucis.
D'autant plus que vu la compacité de l'énergie dans l'uranium, on peut en stocker une très grande quantité sans problèmes. Je veux dire par là que les infrastructures nécessaire pour stocker 10 ans d'énergie ne sont pas gargantuesques, et que si l'approvisionnement devient instable, on peut se mettre à stocker sur le long terme.
Et encore une fois, on stocke déjà l'uranium appauvri qu'on pourrait réutiliser si ça devenait rentable (⇒ Si l'approvisionnement devenait instable). On a un stock de 318 000 tonnes d'uranium appauvri. Ca équivaut grosso modo a un stock de 31 800 tonnes d'uranium enrichi (utilisable en centrales), soit 4 ans de stock supplémentaire.

On peut comparer ce stock à celui des hydrocarbures. La France a un stock de… 100 a 118 jours. Et les infrastructures pour stocker plus d'hydrocarbures serait gigantesques, titanesques.

Comme toujours, XKCD a ce qu'il faut : https://xkcd.com/1162/
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Lol, ok, tu passe par où pour livrer ton uranium ouzbèque si la russie décide que ça ne doit plus passer?

Au nord -> Khazakstan ->Russie => Perdu
Au sud -> Turkménistan et/ou Afghanistan (-> Iran) => Perdu
A l'est -> Khazakstan -> Chine -> Pakistan => Gagné ?

Reste à l'ouest la traversée de la Mer Caspienne pour l’Azerbaïdjan puis la Turquie ... un blocus maritime suffirait à couper cette voie d'approvisionnement.

Bref, dire que c'est enclavé c'est peut-être un peu fort, mais ça ne tient pas à grand-chose pour que cela le devienne.
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un blocus maritime suffirait à couper cette voie d'approvisionnement
En effet. Sauf a passer par l'avion, ou par bateau après avoir fait Turkménistan, Afghanistan, Pakistan. Ou à savoir que tout blocus sera considéré comme une déclaration de guerre par L'UE.
Et surtout savoir que en cas de blocus ou quoi que ce soit sur un fournisseur, y'en a cinq autres derrières qui peuvent le remplacer.

Bref, c'est beau de voir le pire. Mais même en cas de pire, tout roule de ce point de vue.
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Ou à savoir que tout blocus sera considéré comme une déclaration de guerre par L'UE.
Lol, on a vu le jeu des USA avec l'Iran et le détroit d'Ormuz ... non, l'Europe n'a pas ce qu'il faut pour ça... on l'a encore vu. Ensuite l'U.E. n'est PAS une alliance militaire, ou même un état. Déclarer la guerre est un privilège que seuls des états peuvent brandir (ah, on me rappelle qu'autrefois L'Oréal a déclaré la guerre aux cheveux cassants).

Maintenant, si ce genre de perturbation se produisait en impactant tous les clients européens des pays au sud de l'Oural, il est fort probable que les prix des matérieux fissibles se mettent à grimper rapidement, suivant la bonne vieille règle de l'offre et la demande.
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Et, encore une fois, vu que l'offre est large et diversifiée, le prix n'augmenterai pas tant que ça, et même s'il était multiplié par 10, ça n'affecterait pas tant que ça la production d'énergie des centrales.

J'suis étonné que tu restes bloqué sur les matières fissiles, alors que ce n'est pas un problème vu le marché, et que tu t'attardes pas sur les terres rares (nécessaire pour les éoliennes, les panneaux PV, etc), qui sont contrôlées par un seul pays, la Chine. Là t'as un vrai sujet.
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Ah, vivement que l'on ait construit les 14 nouveaux EPR à 300milliards que tonton Macron a promis, ça résoudra tous les problèmes pour alimenter des datacenters et des agents IA dont on aura besoin pour s'occuper pendant que l'on vivra dans des grottes climatisés pour supporter les 45 degrés extérieurs... Autre option : diminuer notre consommation ? Ah, je suis con, jai oublié ce foutu capitalisme 😡 comme dirait un certain humoriste : "vivement qu'on crève" (et ça en prend bien la chemin)
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Ah, je suis con, jai oublié ce foutu capitalisme
Qui s'alimente terriblement bien de notre égo ... le truc qui nous fait continuer à voyager en avion, rouler clim à fond, etc ... En pleine dissonance cognitive, l'humanité (pardon, une partie entrainant le reste) va à sa perte. Suis un peu fataliste désolé.
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Pas fataliste mais réaliste, je pense. Et le pire c'est que globalement on ne fait rien et on continue à jouer en suivant les règles du jeux de ceux qui nous mènent (enfin surtout nos enfants) à notre perte.

Personnellement, je me retrouve de plus en plus souvent à penser que les dés sont trop pipés pour pouvoir encore s'en sortir sans transgresser certains principes qui me semblent pourtant fondamentaux dans une société saine.
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L'objectif de l'article est assez transparent à tout lecteur je pense, mais il y a beaucoup de points trop gros à laisser passer :
Nous vous l’expliquions il y a quelques semaines, la réalité vient le démontrer [...] en période de canicules, l’approvisionnement en électricité peut devenir une gageure jusque [...] France.
Ce n'est pourtant pas l'avis de RTE ni de l'ADEME, dont la DA est plutôt axée antinuc, décroissance: https://www.monecowatt.fr/
À l’échelle de la planète, la température des océans a dépassé le mois dernier un record de chaleur.
Merci de le rappeler, ça résume bien la situation catastrophique dans laquelle on esten terme de réchauffement climatique.
Résultat : le réseau électrique a dépassé son propre record de réacteurs indisponibles.
Ah ben non, c'est pas le résultat de la chaleur, ou en tout cas pas principal, c'est expliqué d'ailleurs plus loin la vraie raison:
les seuils légaux de température maximale des rejets des centrales
Ceux-ci ont pour vocation évoquée de supprimer tout impact négatif du réchauffement de l'eau en aval. Mais il y a un aspect très contre-productif: arrêter une centrale pour protéger la faune & flore localement, c'est émettre + de CO2 ailleurs: en France, mais également en exportant moins à l'allemagne, leader de l'électricité renouvellable, mais également bien pire en CO2 émis et particules fines. In fine, la faune locale est sauvée, mais va faire empirer le réchauffement global, et intoxique les personnes en aval des centrales charbon.

On peut également parler de la hausse du coût de l'électricité engendrée par ces arrêts, qui se traduit par une faible acceptabilité de la climatisation en France, ce qui a des conséquences sanitaires humaines désastreuses en France. Plus de 5000 morts en deux semaines à cause de la chaleur.
Grâce au photovoltaïque, qui a produit jusqu’à plus de 30 % de l’électricité hexagonale pendant certaines heures de juillet, le pays est même resté exportateur.
Là on vois clairement les limites de l'analyse, voire le militantisme assumé. Ces 30% sont arrivés aux périodes où la consommation était faible, et qu'on avait même "trop" d'électricité, engeandrant des tarifs négatifs.
Cette baisse [du nucléaire] n’a pas menacé l’équilibre du réseau national
Par exemple, le 20 juillet était un de ces jours à 30% de production solaire en pointe. Le solaire était tellement là qu'on a dû le débrancher pour ne pas déstabiliser le réseau, et ne pas risquer de blackouts comme en Espagne. Produire beaucoup d'énergie au mauvais moment, obligeant à faire de la modulation voire gacher du solaire, c'est pas vraiment une victoire.

En résumé, prioriser la sortie du nucléaire à la sortie des énergies fossiles comme le préconise l'article est écocidaire. On a un immense défi aujourd'hui et dans les décénies qui arrivent, et retirer une solution imparfaite mais parmi les plus vertueuses telle que le nucléaire c'est se compliquer inutilement la tâche.

Je ne peux vous conseiller que de regarder cette vidéo Mediapart sur le sujet, beaucoup des points soulevés par l'article Next y sont traités.
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In fine, la faune locale est sauvée, mais va faire empirer le réchauffement global, et intoxique les personnes en aval des centrales charbon.
Il faut donc faire les sacrifices autrement. On ne peut pas se permettre de flinguer la faune et la flore massivement en cas de canicule, on le fait déjà beaucoup trop en temps normal.

On est face à une crise thermique et énergétique, il est nécessaire d'adapter l'activité humaine à cette situation pour ne pas scier complètement la branche sur laquelle nous sommes. Des blackouts sélectifs par exemple, des fermetures temporaires des industries non essentielles au fonctionnement du pays. Moins de climatisation et plus de protection passive pour les habitations, ...
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permettre de flinguer la faune et la flore massivement en cas de canicule
Personne n'a dit ça.
Moins de climatisation et plus de protection passive pour les habitations
Pas vraiment, ça demande beaucoup de resources (dont fossile) pour isoler/rénover les logements. Avec un minimum d'isolation, il devient très vite hyper intéressant (financièrement et écologiquement) de mettre des pompes à chaleur, qui permettent d'absorber le surplus d'électricité solaire d'été, et en hiver font drastiquement baisser l'empreinte carbone.

La clim peut également une forte source d'élasticité de la demande, très utile pour réduire les émissions totales. Aplatir la courbe pour éviter d'allumer des générateurs gaz lors du pic 18h-21h en hiver serait très bon. Mais pour le moment c'est pas encore trop exploitée malheureusement.
Des blackouts sélectifs par exemple
Bon courage sur l'acceptabilité, vu comment les autres mesures moins pénalisantes sont reçues.
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La seule chose qui marchera c'est de consommer moins en réduisant les besoins. L'isolation n'est pas la seule chose qui marche. Empêcher la chaleur et le rayonnement solaire d'atteindre le sol et les surfaces habitables devrait être prioritaire sur l'isolation ou la climatisation.

Développer la végétalisation des surfaces, développer des canopées urbaines, mettre des surfaces réverbérantes, renvoyer le rayonnement le plus efficacement vers l'espace quand on ne le capte pas à des fins énergétiques, c'est bien plus efficace que la clim qui peut venir compléter l'édifice pour le confort avec un effort de refroidissement beaucoup moindre, ce qui ménagera les centrales nucléaires encore debout.

L'urgence est de baisser la température globale des villes avec des moyens réalistes pour réduire la pression thermique sur la population globalement et réduire la consommation et la facture de la climatisation pour ceux qui en ont.
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Pas la seule mais je suis d'accord avec tout le reste.
Il faut quand même augmenter la production électrique pour pouvoir se passer du pétrole et du gaz pour les transports et l'industrie c'est aussi essentiel.
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Oui, et cette augmentation de production sera déjà un défi remarquable. Il faudra trouver des stratégies où on peut réduire intelligemment la consommation électrique, mais ces moyens étant d'ordre collectif plutôt qu'individuels, ils ne sont pas considérés par ceux qui veulent moins d'état et plus d'individualisme.

Reste que le réchauffement climatique est un problème collectif qui ne pourra pas être réglé dans une vision individualiste néolibérale.
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réduire intelligemment la consommation électrique
Il faut y penser, mais la priorité c'est clairement pas ça! Notre électricité est propre et abondante.
Ce qui est très polluant c'est le pétrole/gaz, et l'électricité de nos voisins.

Mettre des clims en France, dans beaucoup de cas ça réduit la consommation d'énergie totale et la pollution. Ça rentabilise l'installation de panneaux solaires en été, et en hiver ça évite d'allumer de la chaudière gaz individuelle (ou fait *2 au minimum par rapport au rendement de radiateurs élec)
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L'objectif de l'article est assez transparent à tout lecteur je pense
Et moi, je pense que tu ne l'as pas compris.

Il ne s'agit pas de flinguer le nucléaire mais l'IA qui va consommer tout le temps été come hivers et qui peut causer des soucis si le nucléaire est trop sollicité l'été. Le photovoltaïque plus intermittent ne permettrait pas de compenser les besoin de l'IA l'été.
Par contre, le photovoltaïque pour la climatisation, ça doit pouvoir aller en terme de pics de production et de consommation.
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Toujours selon nos confrères, « toutes causes confondues » la disponibilité réelle était aux alentours de 40 GW.
Cette baisse n’a pas menacé l’équilibre du réseau national, grâce à une production globalement suffisante (29,7 TWh générés en juillet 2026).
Ces deux passages donnent la même information : 31 j * 24 h * 60 GW = 29 760 GWh = 29,76 TWh

J'aurais attendu dans la seconde phrase une information par rapport à la demande/consommation, pour soutenir l'idée que la production est suffisante.

Pour ce faire, en utilisant les données présentées par RTE, on constate que la consommation mensuelle corrigée pour le mois de juillet des dix années entre 2017 & 2026 inclues (les données de 2026 étaient encore provisoires au moment de ma consultation) se situent systématiquement dans l'intervalle 32-34 TWh.

La consommation dépasse donc ce que l'on génère via le nucléaire au mois de juillet avec 15 % du parc non-disponible.

Ainsi, avancer qu'une production de 29,7 TWh est "globalement suffisante", doit certainement impliquer cela en complément d'une génération complémentaire hors-nucléaire, car j'imagine que l'on n'en est pas encore à importer (je n'ai pas vérifié).
Affirmer cela à sec revient à paraphraser quelqu'un d'autre, que ce soit l'opérateur ou un autre journal, et ce n'est pas suffisant.
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Pour répondre à ta question, il faut prendre le graphique "Production" : https://analysesetdonnees.rte-france.com/production/synthese <== 11,4 TWh de PV+Eol+Hydro
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C'est le lien que j'ai partagé dans mon commentaire, et sur lequel je me suis appuyé pour rédiger mon troisième paragraphe.

Je profite de cette réponse pour ajouter une ressource : le mix énergétique présenté par RTE avec un point par 1/4h.