Énergie : record d’indisponibilité des réacteurs à cause des vagues de canicule
3 min
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Nous vous l’expliquions il y a quelques semaines, la réalité vient le démontrer : en période de canicules, l’approvisionnement en électricité peut devenir une gageure jusque dans un pays à la production excédentaire, comme la France.
À l’échelle de la planète, la température des océans a dépassé le mois dernier un record de chaleur. À celle de l’hexagone, nous entrons ces jours-ci dans un nouvel épisode anormal de chaleur, la cinquième canicule depuis le début de l’été. Résultat : le réseau électrique a dépassé son propre record de réacteurs indisponibles.
Sur les 57 réacteurs français, rappelle Libération, 15 se situent en bord de mer et 42 en bord de fleuve ou de rivière : l’eau fraîche est essentielle pour refroidir les installations. Face à la baisse de leur débit, aux seuils légaux de température maximale des rejets des centrales, fixés pour préserver la faune et la flore, EDF a successivement arrêté, depuis juin, des réacteurs à Bugey (Ain), Nogent-sur-Seine (Aube), Golfech (Tarn-et-Garonne), Chooz (Ardennes) et Cattenom (Moselle), en plus de réduire temporairement la puissance de plusieurs autres.
Les 14 et 15 juillet, 9,4 GW de sa production habituelle étaient indisponibles, soit 15 % de la capacité totale du parc nucléaire français, qui est de 63 GW. Toujours selon nos confrères, « toutes causes confondues » la disponibilité réelle était aux alentours de 40 GW.

Cette baisse n’a pas menacé l’équilibre du réseau national, grâce à une production globalement suffisante (29,7 TWh générés en juillet 2026). Grâce au photovoltaïque, qui a produit jusqu’à plus de 30 % de l’électricité hexagonale pendant certaines heures de juillet, le pays est même resté exportateur.
À l’heure où certaines industries démultiplient leur consommation énergétique, en revanche, la situation illustre les difficultés du parc nucléaire français face à l’accélération des modifications climatiques. D’ici 2050, RTE prévoit en effet que les risques d’indisponibilité puissent augmenter « d’un facteur deux à trois ».
Plus largement, cela vient illustrer les failles de l’approvisionnement énergétique d’un secteur comme celui de l’intelligence artificielle, qui se tourne ouvertement vers le nucléaire depuis quelques années.
Commentaires (114)
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Abonnez-vousLe 11 août à 10h30
Le 11 août à 11h44
Et de mai à septembre il produisent le mieux de 9h00 à 18h00 (ça dépend de la région)
Le 11 août à 13h03
Le 11 août à 13h48
Si tu parle des centraled thermiques pour fabriquer de l'électricité, le rendement d'une centrale est bien meilleur, il est au minimum de 30%, ce qui n'est pas le cas des paneaux solaires photovoltaiques.
Le 11 août à 20h20
Le 11 août à 22h09
L'article indique également que le rendement des cellules monocristallin baisse avec la température.
Le 12 août à 14h01
Le 12 août à 08h12
à ma connaissance les panneaux solaires ont un mauvais rendement car ils ne savent pas convertir en électricité un large spectre de la lumière reçue.
En plu de cela, il y a aussi le rendement quantique qui fait que les photons qui ont une énergie suffisament faible ne génèrent pas fircément toujour une paire électron/trou.
Bref, merttre de côté les 80% du spectre que les panneaux ne savent pas convertir, c'est malhonnête tout simplement.
Le 11 août à 14h04
Le 11 août à 13h55
Bref le nucléaire vas coûter de plus en plus cher.
Le 11 août à 14h30
Dans le cas présent, le solaire a été bien pratique pour compenser les centrale nuc en arrêt.
Modifié le 11 août à 16h24
Ou pour le dire autrement, il est peut être plus rentable de rencherir le nucléaire que d'arrêter des panneaux solaires, juste que le prix par technologie est relatif à l'usage des autres.
Modifié le 11 août à 14h52
On a aussi besoin des centrales fuel et gaz très rapides à démarrer aussi, à cause de l'éolien
Le 11 août à 11h38
Et une autre : sur cas de force majeure les centrales peuvent être autorisée à continuer de se refroidir même si le cours d'eau dépasse les 28° ?
Que je sache cette limite n'est pas imposée pour le bon fonctionnement des centrales mais pour préserver l'écosystème aquatique.
Le 11 août à 11h56
Les vapeurs sont l’évaporation de l’eau. Ne pas refroidir un réacteur nucléaire mettrait en danger le réacteur et une surchauffe du combustible qui pourrait entrainer une fusion du cœur.
Le 11 août à 13h06
en tout cas celui qui refroidis la vapeur dans les tours à la sortie des turbines.
Si on ne fait pas ça on rejette simplement de la vapeur à haute température dans l'air.
Je me trompe ?
Le 11 août à 13h40
Modifié le 11 août à 13h43
Modifié le 12 août à 15h37
Voici la liste des centrales nucléaires françaises utilisant un circuit de refroidissement fermé (avec aéroréfrigérants/tours de refroidissement) en 2026 :
Bugey (Ain)
Saint-Alban (Isère)
Cruas (Ardèche)
Civaux (Vienne)
(source : https://www.franceinfo.fr/environnement/energie/nucleaire/trois-reacteurs-a-l-arret-quatre-autres-au-ralenti-comment-la-secheresse-et-la-canicule-mettent-les-centrales-nucleaires-francaises-sous-pression_8133959.html)
Ces centrales utilisent des tours aéroréfrigérantes pour refroidir l’eau en circuit fermé, car elles ne peuvent pas prélever suffisamment d’eau dans leur environnement immédiat ou pour des raisons environnementales.
Aussi a noter :
"Pour se préparer à ces bouleversements, l'Institut national de recherche pour l'agriculture, l'alimentation et l'environnement (Inrae)(Nouvelle fenêtre) évoque une rénovation des centrales à circuit ouvert, afin d'installer des systèmes de refroidissement hybrides, ainsi que le développement de centrales plus petites et à circuit fermé, afin de limiter l'impact sur les cours d'eau et la biodiversité et de garantir leur fonctionnement toute l'année. Des évolutions qui devront s'accompagner, selon l'institution, "d'une réduction de la consommation d'énergie par la sobriété et l'efficacité énergétique" et de "l'accélération des énergies renouvelables"."
Modifié le 12 août à 15h42
Le 12 août à 15h45
Saint-Alban −> Raté, circuit ouvert
Il en manque beaucoup d’autres avec aéroréfrigérants : Chooz, Cattenom, Nogent, Belleville, Dampierre, Saint-Laurent, Chinon, Golfech…
Voir la mention (TAR) dans la colonne Source Froide du tableau : https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_r%C3%A9acteurs_nucl%C3%A9aires_en_France
Le 13 août à 08h58
Le 11 août à 13h56
Seul 10% de l'eau puisée dans les rivières pour le troisième circuit repart en nuages d'eau via les aérothermes, quand les centrales en sont équippées.
Sinon, c'est de l'eau à 40°C qui repart vers les rivières.
A noter que certaines centrales comme celle de Civaux cet été, peuvent se retrouver à rejetter de l'eau plus froide que la rivière, grace aux aérothermes.
Le 11 août à 19h22
Maintenant, le problème principale c'est de faire repasser l'eau qui est à l'état de vapeur dans le circuit secondaire en eau liquide (pour qu'en redevenant de la vapeur, elle fasse tourner une turbine).
La solution de rejeter la vapeur du circuit secondaire pour remettre de l'eau pose un problème de sécurité : actuellement, l'eau dans le circuit secondaire est ~ en circuit fermé, pour éviter les contaminations (cette eau a été en contact avec le circuit primaire).
Donc globalement, les centrales avec des tours d'aéroréfrigération fonctionnent normalement (nonobstant leurs problèmes propres). Mais pour les autres, qui doivent rejeter dans le fleuve, il y a une limite de température (et de débit), pour minimiser l'impact écologique. Mettre 1 l d'eau à 40°C dans 10 000 l d'eau à 20°C, ça a peu d'impact. Mais mettre le même litre dans un seul litre d'eau à 30°C, l'impact est visible immédiatement.
(j'ai simplifié. Me tombez pas dessus pour excès de simplification)
Modifié le 11 août à 11h57
Ce que j'ai du mal, encore, à comprendre c'est la raison écologique invoquée concernant la température de l'eau rejetée. Pas que je ne la comprenne pas quant à l'impact des rejets d'eau trop chaude dans les cours. Mais c'est le pourquoi de ces rejets directement dans les cours qui m'interpelle.
Pour Tricastin (à côté de chez moi) il y a le canal de Donzère-Mondragon qui sert au refroidissement, qui est un canal de dérivation du Rhône. Donc c'est artificiel, et même si j'imagine qu'une faune s'y est développée, ça ne reste pas un cours d'eau naturel. Y rejeter une eau plus chaude devrait y être moins impactant, laissant le temps à l'eau de se refroidir avant que le canal ne rejoigne le Rhône.
Pourquoi ne pas avoir prévu, ou prévoir, de tels canaux "tampons" (quand cela est possible) ?
Le 11 août à 12h02
Modifié le 11 août à 12h20
Après j'imagine que si le pompage ne se fait pas à une certaine distance autour de la centrale, l'eau a le temps de refroidir assez ?
Je n'ai pas trouvé combien, en moyenne, la centrale de Tricastin prélève en m3/s. J'ai son seuil minimal, mais pas la moyenne ni son max.
Le 11 août à 12h43
Le 11 août à 13h48
La centrale prélève une partie du débit du canal pour son refroidissement, puis en restitue une partie plus chaude. Le reste du débit n’est pas passé par la centrale et il y a donc dilution in fine.
Ma question porte justement sur ce qui se passe ensuite : compte tenu du débit total du canal, de combien sa température augmente-t-elle réellement après mélange, et sur quelle distance cette chaleur supplémentaire se dissipe-t-elle avant que le canal ne rejoigne le Rhône ?
Comme il s’agit ici d'un canal artificiel, je me demandais si ce type de dérivation pouvait en pratique jouer partiellement le rôle de "tampon" thermique avant de rejoindre le cours d'eau naturel d'origine. L'impact écologique étant (peut-être), dans ce cadre, bien moindre que sur un cours d'eau naturel.
Reste qu'il y a le sujet du pompage utilisé pour l'irrigation des cultures le long du canal, d'où mon interrogation sur tout ça.
Je ne sais pas où sont effectuées les mesures réglementaires de température : au rejet lui-même, après mélange dans le canal, ou plus en aval.
Le 11 août à 19h44
Quand t'as un débit de merde, et que l'eau est déjà chaude, l'impact est largement plus visible, d'autant que si tu te trouves déjà à la limite de viabilité de l'eau avant rejet, le rejet peut faire passer la limite.
Utiliser un canal secondaire artificiel pour permettre un retour à la normal de la température pourrait être une bonne idée, sauf que en fait, la vie (au sens large) remplie toutes les niches possibles. Du coup, de la vie se développera dans ce canal, quoi que tu fasses.
Par ailleurs, ça veut dire d'énorme travaux, et une artificialisation massive des sols. Sans compter qu'il faut un débit élevé, tout le temps, quitte à assécher le bras principal.
Bref, c'est pas idéal.
J'ai trouvé quelques infos là dedans, si ça t'intéresse : https://dcsmm.milieumarinfrance.fr/sites/default/files/documents/MMN_PI_12_Modification_regime_thermique.pdf
Modifié le 11 août à 12h51
D'autant qu'en thermodynamique, si l'eau expulsé de la centrale se refroidi, c'est qu'autre chose s'est chauffé. Le cours de rejet est forcément plus chaud après avoir reçu l'eau de la centrale.
Le 11 août à 13h50
Tout dépend d'où sont effectués les relevés de température finalement.
Le 11 août à 13h08
En cas de force majeure, il est toujours possible d'utiliser l'eau même si elle dépasse les 28°C. Il faut comprendre que l'eau du circuit secondaire est entre 220 et 280°C, alors la refroidir avec de l'eau à 28°C ou 35°C, cela ne change pas fondamentalement le fonctionnement de la centrale.
Modifié le 11 août à 14h03
Le circuit primaire qui circule dans le réacteur pour générer la vapeur (du circuit secondaire), en circuit fermé et sous haute pression.
L'eau/vapeur du circuit secondaire (pour les turbines), qui circule en circuit fermé également (et est condensée par le circuit tertiaire).
L'eau prélevée, qui constitue la source froide du condenseur (circuit tertiaire). Elle circule de l'autre côté de l'échangeur, récupère une partie de la chaleur du secondaire, puis est rejetée dans le canal plus chaude qu'à l'entrée.
Donc oui, une eau du canal plus chaude dégrade le rendement, parce que le condenseur doit fonctionner à une température, et donc à une pression de condensation, plus élevée.
Mais la limite à 28 °C évoquée dans l'article me semble liée aux contraintes de rejet et d'échauffement du milieu, pas au fait qu'une eau à 29 °C rendrait physiquement impossible le fonctionnement du réacteur.
Modifié le 11 août à 14h30
Le 11 août à 12h01
Le 11 août à 12h57
Ils n'ont peut-être pas toujours raison, mais en attendant, les autres ont pris la mesure du problème seulement une fois qu'on a le nez dedans.
Le 11 août à 13h24
Le 11 août à 13h37
Modifié le 12 août à 09h40
https://lesecologistes.fr/share/page/6ImK65GKUnvibm33WGkjkj/projet
Le 11 août à 13h52
On nage entre deni, "c'est au chinois et aux indiens de faire des efforts" (qu'importe la sur-responsabilité des occidentaux en particulier les américains), on verra bien on aura bien des gens intelligent pour trouver des solutions magique qui nous permettrons de transitionner sans rien perdre.
Modifié le 11 août à 18h14
Le 11 août à 18h52
Le 11 août à 20h54
Le 12 août à 09h31
Et les clims ne sauveront ni la faune, ni l'agriculture.
Le 13 août à 16h36
Le 13 août à 19h22
Le 13 août à 19h34
Le 13 août à 19h59
Le 14 août à 09h35
Le 14 août à 09h47
Il n'y a pas 36 solutions de chauffage réalistes pour la plupart des logements, et ça se rabat sur le gaz si on fait pas de chauffage élec. Et même le chauffage élec, c'est dommage comparé à une pompe à chaleur.
Le 11 août à 14h29
Modifié le 11 août à 16h46
Accessoirement "les écologistes" (on rappellera au passage que ce n'est absolument pas eux qui ont voté ces lois) sont complètement d'accord pour réchauffer l'eau des rivières, jusqu'au seuil de 28°C, à partir duquel les plantes en aval commencent à dépérir.
Et accessoirement, on arrive encore à produire de l'électricité pour tout le pays, sans restrictions pour l'instant, pendant la pire période de canicule qu'on ait jamais connue, avec seulement quelques dérogations à cette loi.
Mais visiblement certains préfèrent militer pour faire tourner les réacteurs nucléaires dans le vide, à plein régime, histoire de flinguer l’environnement et l'agriculture. Sûrement juste pour montrer à ces salauds d'écologistes qu'on est capable de le faire. Pas sûr que le vrai problème ce soit les écolos ... 😑
Le 11 août à 20h55
C'est le contraire, la France décarbone l'Europe grâce au nucléaire
Le 11 août à 21h23
Le 12 août à 18h56
Le 11 août à 20h25
Modifié le 12 août à 11h23
Le 12 août à 11h30
Le 11 août à 12h52
Le 11 août à 13h09
Le 11 août à 13h33
Le 11 août à 13h49
Le 11 août à 13h49
https://www.rte-france.com/donnees-publications/etudes-prospectives/futurs-energetique-2050#Reactualisationdeletude2026
Ca permet de se rendre compte que tout miser sur le nucléaire comme le propose certains partie politique est une impasse. On peut imaginer qu'un mix avec augmentation des enr pourrait espérer compenser les arrêts du nucléaire.
Le 11 août à 19h51
RTE a défini des hypothèses qui montre que 50% de nucléaire au minimum permet d'avoir une électricité ~stable sur le long terme. Mais après, c'est le pays qui doit décider.
Modifié le 11 août à 21h11
Le 12 août à 09h58
Ce qui a pris longtemps à être lancé (peut-être même déjà trop tard selon moi), c'est la relance du nucléaire. C'est parce qu'il a fallu du temps pour passer d'un Macron+Borne+Hollande qui se félicitaient d'avoir fermé Fessenheim et qui ambitionnaient de fermer de nombreux autres réacteurs, à un Macron qui se félicite d'avoir relancé la construction des EPR (et d'avoir fait sauter la limite des 50% max de nucléaire instaurée par Hollande).
Il y a également de grands chantiers côté RTE et ENEDIS pour faire évoluer le réseau électrique, pour adresser les nouvelles problématiques (production distribuée, VE, gestion des refoulements HTA->HTB, ...). Le financement se fait par la taxe (TURPE) payée par chaque consommateur.
Le 12 août à 14h39
Ouais, c'est pas idéal, mais c'est comme ça que ça fonctionne.
Donc quand Macron annonce des EPR2 et que l'AN vote pour, c'est comme ça que c'est décidé.
Si rien n'est fait, c'est la faute de ces représentants, qui représentent le choix du peuple.
Le 11 août à 13h49
Le 11 août à 13h57
https://www.franceinfo.fr/environnement/energie/nucleaire/des-meduses-obligent-edf-a-arreter-trois-reacteurs-de-la-centrale-nucleaire-de-gravelines_8143100.html
Le 11 août à 13h58
Il apparaît qu'une des conclusions n'est pas dans la remise en cause du modèle nucléaire, mais dans leur positionnement.
Au-delà du premier EPR, situé à Flamanville donc en bord de mer, 2 des paires d'EPR seront sur Gravelines et Penly (bord de mer également).
La 3ème paire est prévue au Bugey et je ne peux que je rejoindre les doutes voire même l'intérêt global de mettre des CNPE en bord de rivière.
Je n'opposerai cependant pas les technologies entre elles.
Pour information, je suis un fervent défenseur du recyclage des matières nucléaires afin que nos CNPE tournent grâce à la valorisation des matières.
Je travaille dans le nucléaire, j'ai donc un avis biaisé.
J'en profite pour remercier sur la qualité des articles et des commentaires de ce site.
Modifié le 11 août à 15h07
En revanche, je ne sais pas s'ils ont prévu des aéroréfrigérants où s'ils pensent que le débit et la température du Rhône seront toujours suffisants dans 80 ans pour se passer de ces tours.
Le 11 août à 16h11
Le 11 août à 16h34
Et vu l'arrêt de tranches de Gravelines en ce moment à cause de la chaleur, la solution du bord de mer n'est pas sans faille…
Modifié le 11 août à 19h04
Le 11 août à 19h02
Et (ça c'est plus sûr) on a les technologies (pas encore développées pour produire de l'énergie à partir des dechets et potentiellement de les ré-enrichir.
Et d'ici j'espère qu'on aura de la fusion productive aussi.
Le 11 août à 19h27
Modifié le 12 août à 01h11
Mais dans le cas de l'article qu'on commente, fission ou fusion ne réglera pas le problème du refroidissement des vapeurs bien-sur.
Le 11 août à 20h26
Le 12 août à 01h13
Le 11 août à 22h31
Modifié le 11 août à 20h09
Surtout si on compare ce qui est comparable, le prix par Joule :
(note 1 GJ ≈ 278 kWh)
EDIT : Oh et j'ai même pas abordé le fait qu'on stock actuellement de l'uranium appauvri qu'on pourrait retraiter pour servir de combustible…
Le 12 août à 11h46
Le 12 août à 11h58
Indépendance électrique, passe encore, même si c'est effectivement faux...
Le 12 août à 12h04
Il faut tout lire avant de réagir ;)
Le 12 août à 12h06
Il faut tout lire avant de réagir ;)
Le 12 août à 14h33
https://www.sfen.org/vos-questions/en-france-les-ressources-en-uranium-sont-elles-suffisantes-pour-assurer-notre-independance-energetique/
En résumé,
Le 12 août à 14h40
Modifié le 12 août à 15h53
L'approvisionnement Français dépend beaucoup de zones à la stabilité discutable, et cacher ces problèmes derrière "oui mais on a des contrats" mène généralement à des "qui aurait pu prédire" .
Le 12 août à 16h45
Je pense que c'est là dessus que notre autonomie se base en plus de la diversité.
Notre pays est plus puissant que la plupart des pays de nos fournisseurs d'uranium.
Le 13 août à 00h16
Je ne pense pas que la France ait intérêt à jouer les gros bras.
Modifié le 13 août à 01h31
On sait bien retirés du niger et laissés foutre Orano dehors, et du centrafrique à la demande de ces pays souverains, ça nous pose aucun problème alors que c'est une zone stratégique.
D'autres t'ont expliqué ici la diversité des fournisseurs et les stocks disponibles dont on dispose.
On ne va clairement pas déclencher une guerre pour la perte d'un fournisseur ce serait inutile et quand bien-même on a des moyens de pression s'il le fallait, avant d'en arriver là.
Le 13 août à 02h32
Le 13 août à 00h19
Parce qu'on pourrait peut-être tirer profit de votre sagesse et de vos anticipations si tous tes compatriotes sont aussi pointus que toi sur les risques.
En tout cas, la Belgique dépend bien plus des hydrocarbures que la France (+20 %) et l'arrêt programmé du nucléaire va compliquer la donne.
Le 13 août à 19h25
Le 12 août à 14h35
L'Ouzbekistan n'a pas de frontière avec la Russie.
Le Kazakhstan n'a une frontière avec la Russie que sur sa face nord (et OK, ouest). C'est pas ce qu'on appelle "enclavé"
Et le Niger, la Namibie et l'Australie, je pense pas qu'on puisse les caractérisé comme enclavé par la Russie… Bref.
Sans compter que le Canada rentre aussi en jeu.
Deux ans de stocks, c'est le stock qui est jugé nécessaire pour paller à un problème d'approvisionnement. Le fait que ce soit justement diversifié assure l'approvisionnement : si un pays tombe, quel qu'il soit, il n'emporte avec lui pas plus de 30 % de l'approvisionnement. Ça peut sembler beaucoup, mais en fait, si on utilise le stock le temps que les autres fournisseurs remplisse le manque, on est tranquille pour des années. Bref, ce n'est pas un soucis.
D'autant plus que vu la compacité de l'énergie dans l'uranium, on peut en stocker une très grande quantité sans problèmes. Je veux dire par là que les infrastructures nécessaire pour stocker 10 ans d'énergie ne sont pas gargantuesques, et que si l'approvisionnement devient instable, on peut se mettre à stocker sur le long terme.
Et encore une fois, on stocke déjà l'uranium appauvri qu'on pourrait réutiliser si ça devenait rentable (⇒ Si l'approvisionnement devenait instable). On a un stock de 318 000 tonnes d'uranium appauvri. Ca équivaut grosso modo a un stock de 31 800 tonnes d'uranium enrichi (utilisable en centrales), soit 4 ans de stock supplémentaire.
On peut comparer ce stock à celui des hydrocarbures. La France a un stock de… 100 a 118 jours. Et les infrastructures pour stocker plus d'hydrocarbures serait gigantesques, titanesques.
Comme toujours, XKCD a ce qu'il faut : https://xkcd.com/1162/
Le 12 août à 15h16
Au nord -> Khazakstan ->Russie => Perdu
Au sud -> Turkménistan et/ou Afghanistan (-> Iran) => Perdu
A l'est -> Khazakstan -> Chine -> Pakistan => Gagné ?
Reste à l'ouest la traversée de la Mer Caspienne pour l’Azerbaïdjan puis la Turquie ... un blocus maritime suffirait à couper cette voie d'approvisionnement.
Bref, dire que c'est enclavé c'est peut-être un peu fort, mais ça ne tient pas à grand-chose pour que cela le devienne.
Le 12 août à 16h03
Et surtout savoir que en cas de blocus ou quoi que ce soit sur un fournisseur, y'en a cinq autres derrières qui peuvent le remplacer.
Bref, c'est beau de voir le pire. Mais même en cas de pire, tout roule de ce point de vue.
Modifié le 13 août à 00h59
Maintenant, si ce genre de perturbation se produisait en impactant tous les clients européens des pays au sud de l'Oural, il est fort probable que les prix des matérieux fissibles se mettent à grimper rapidement, suivant la bonne vieille règle de l'offre et la demande.
Le 13 août à 14h29
J'suis étonné que tu restes bloqué sur les matières fissiles, alors que ce n'est pas un problème vu le marché, et que tu t'attardes pas sur les terres rares (nécessaire pour les éoliennes, les panneaux PV, etc), qui sont contrôlées par un seul pays, la Chine. Là t'as un vrai sujet.
Le 11 août à 16h46
Le 11 août à 18h43
Le 12 août à 11h54
Personnellement, je me retrouve de plus en plus souvent à penser que les dés sont trop pipés pour pouvoir encore s'en sortir sans transgresser certains principes qui me semblent pourtant fondamentaux dans une société saine.
Le 11 août à 18h25
Ce n'est pourtant pas l'avis de RTE ni de l'ADEME, dont la DA est plutôt axée antinuc, décroissance: https://www.monecowatt.fr/
Merci de le rappeler, ça résume bien la situation catastrophique dans laquelle on esten terme de réchauffement climatique.
Ah ben non, c'est pas le résultat de la chaleur, ou en tout cas pas principal, c'est expliqué d'ailleurs plus loin la vraie raison:
Ceux-ci ont pour vocation évoquée de supprimer tout impact négatif du réchauffement de l'eau en aval. Mais il y a un aspect très contre-productif: arrêter une centrale pour protéger la faune & flore localement, c'est émettre + de CO2 ailleurs: en France, mais également en exportant moins à l'allemagne, leader de l'électricité renouvellable, mais également bien pire en CO2 émis et particules fines. In fine, la faune locale est sauvée, mais va faire empirer le réchauffement global, et intoxique les personnes en aval des centrales charbon.
On peut également parler de la hausse du coût de l'électricité engendrée par ces arrêts, qui se traduit par une faible acceptabilité de la climatisation en France, ce qui a des conséquences sanitaires humaines désastreuses en France. Plus de 5000 morts en deux semaines à cause de la chaleur.
Là on vois clairement les limites de l'analyse, voire le militantisme assumé. Ces 30% sont arrivés aux périodes où la consommation était faible, et qu'on avait même "trop" d'électricité, engeandrant des tarifs négatifs.
Par exemple, le 20 juillet était un de ces jours à 30% de production solaire en pointe. Le solaire était tellement là qu'on a dû le débrancher pour ne pas déstabiliser le réseau, et ne pas risquer de blackouts comme en Espagne. Produire beaucoup d'énergie au mauvais moment, obligeant à faire de la modulation voire gacher du solaire, c'est pas vraiment une victoire.
En résumé, prioriser la sortie du nucléaire à la sortie des énergies fossiles comme le préconise l'article est écocidaire. On a un immense défi aujourd'hui et dans les décénies qui arrivent, et retirer une solution imparfaite mais parmi les plus vertueuses telle que le nucléaire c'est se compliquer inutilement la tâche.
Je ne peux vous conseiller que de regarder cette vidéo Mediapart sur le sujet, beaucoup des points soulevés par l'article Next y sont traités.
Modifié le 12 août à 12h05
On est face à une crise thermique et énergétique, il est nécessaire d'adapter l'activité humaine à cette situation pour ne pas scier complètement la branche sur laquelle nous sommes. Des blackouts sélectifs par exemple, des fermetures temporaires des industries non essentielles au fonctionnement du pays. Moins de climatisation et plus de protection passive pour les habitations, ...
Le 12 août à 16h12
Pas vraiment, ça demande beaucoup de resources (dont fossile) pour isoler/rénover les logements. Avec un minimum d'isolation, il devient très vite hyper intéressant (financièrement et écologiquement) de mettre des pompes à chaleur, qui permettent d'absorber le surplus d'électricité solaire d'été, et en hiver font drastiquement baisser l'empreinte carbone.
La clim peut également une forte source d'élasticité de la demande, très utile pour réduire les émissions totales. Aplatir la courbe pour éviter d'allumer des générateurs gaz lors du pic 18h-21h en hiver serait très bon. Mais pour le moment c'est pas encore trop exploitée malheureusement.
Bon courage sur l'acceptabilité, vu comment les autres mesures moins pénalisantes sont reçues.
Le 13 août à 00h46
Développer la végétalisation des surfaces, développer des canopées urbaines, mettre des surfaces réverbérantes, renvoyer le rayonnement le plus efficacement vers l'espace quand on ne le capte pas à des fins énergétiques, c'est bien plus efficace que la clim qui peut venir compléter l'édifice pour le confort avec un effort de refroidissement beaucoup moindre, ce qui ménagera les centrales nucléaires encore debout.
L'urgence est de baisser la température globale des villes avec des moyens réalistes pour réduire la pression thermique sur la population globalement et réduire la consommation et la facture de la climatisation pour ceux qui en ont.
Le 13 août à 01h36
Il faut quand même augmenter la production électrique pour pouvoir se passer du pétrole et du gaz pour les transports et l'industrie c'est aussi essentiel.
Le 13 août à 02h36
Reste que le réchauffement climatique est un problème collectif qui ne pourra pas être réglé dans une vision individualiste néolibérale.
Le 13 août à 15h35
Ce qui est très polluant c'est le pétrole/gaz, et l'électricité de nos voisins.
Mettre des clims en France, dans beaucoup de cas ça réduit la consommation d'énergie totale et la pollution. Ça rentabilise l'installation de panneaux solaires en été, et en hiver ça évite d'allumer de la chaudière gaz individuelle (ou fait *2 au minimum par rapport au rendement de radiateurs élec)
Modifié le 13 août à 16h55
Il ne s'agit pas de flinguer le nucléaire mais l'IA qui va consommer tout le temps été come hivers et qui peut causer des soucis si le nucléaire est trop sollicité l'été. Le photovoltaïque plus intermittent ne permettrait pas de compenser les besoin de l'IA l'été.
Par contre, le photovoltaïque pour la climatisation, ça doit pouvoir aller en terme de pics de production et de consommation.
Modifié le 12 août à 12h53
J'aurais attendu dans la seconde phrase une information par rapport à la demande/consommation, pour soutenir l'idée que la production est suffisante.
Pour ce faire, en utilisant les données présentées par RTE, on constate que la consommation mensuelle corrigée pour le mois de juillet des dix années entre 2017 & 2026 inclues (les données de 2026 étaient encore provisoires au moment de ma consultation) se situent systématiquement dans l'intervalle 32-34 TWh.
La consommation dépasse donc ce que l'on génère via le nucléaire au mois de juillet avec 15 % du parc non-disponible.
Ainsi, avancer qu'une production de 29,7 TWh est "globalement suffisante", doit certainement impliquer cela en complément d'une génération complémentaire hors-nucléaire, car j'imagine que l'on n'en est pas encore à importer (je n'ai pas vérifié).
Affirmer cela à sec revient à paraphraser quelqu'un d'autre, que ce soit l'opérateur ou un autre journal, et ce n'est pas suffisant.
Le 12 août à 14h42
Modifié le 12 août à 19h19
Je profite de cette réponse pour ajouter une ressource : le mix énergétique présenté par RTE avec un point par 1/4h.
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