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[Édito] Et si on arrêtait d’introduire des chevaux de Troie dans nos foyers ?

Le chien de Pandore

[Édito] Et si on arrêtait d’introduire des chevaux de Troie dans nos foyers ?

Illustration : Flock

Robots aspirateurs, tondeuses connectées, caméras, sonnettes, capteurs… le célèbre Internet des objets offre des possibilités fascinantes pour améliorer le confort du foyer au quotidien, mais il se gagne bien souvent au prix de compromis aussi inacceptables que passés sous silence en matière de sécurité et de vie privée. Le problème n’est toutefois pas inéluctable… pour peu qu’on s’en empare.

Si j’étais de mauvaise foi, je dirais que tout ça c’est la faute du chien, mais comme en vrai il n’y est pour rien, il vaut mieux que je vous explique. Il se trouve que dans la vraie vie, j’ai trois jeunes enfants très dynamiques, et depuis dix-huit mois environ, un chien. Un épagneul breton, pedigree SPA. Comme tous les épagneuls bretons, il est sympa, têtu et un brin hyperactif. C’est-à-dire qu’il pionce la moitié de la journée, mais quand il se réveille, il se transforme en tornade, et pour peu qu’une baie vitrée soit ouverte après la pluie, le parquet du salon se retrouve rapidement constellé de traces de patte.

Ajoutez à ça qu’il perd toute l’année autant de poils qu’un mammouth laineux en pleine mue, et vous comprendrez que mon sol intérieur n’est pas exactement d’une propreté clinique. Perso, j’ai un seuil de tolérance assez élevé et je trouve ce petit tapis de poils plutôt confortable sous les pieds, surtout en hiver, mais il se trouve que je partage ma vie avec quelqu’un d’un peu moins dilettante sur le sujet, et que certains enfants donnent des signes d’allergie. Accessoirement, il y a un consensus familial : tout le monde déteste passer le balai. Bref, la paix du ménage passe par l’achat d’un aspirateur robot.

Sur le principe, je n’ai rien contre. Il se trouve que cet été, j’ai déjà entrepris de connecter certains éléments de la maison, histoire de programmer l’ouverture des volets le matin, ou d’éteindre à distance les lumières laissées allumées par les enfants quand ils s’endorment le nez dans leur bouquin. Je fais ça via Home Assistant, qui tourne sur un petit serveur domestique, et comme je suis tombé dans un véritable rabbit hole, je serais ravi d’intégrer un aspirateur robot dans les automatisations en cours de construction.

Mais des principes, j’en ai quelques-uns. En matière de domotique, le premier d’entre eux consiste à protéger mordicus le caractère privé de mon foyer : tous mes équipements doivent fonctionner en local. Ça n’exclut pas des possibilités de contrôle à distance, notamment pour la sécurité, mais ces dernières doivent être strictement cantonnées aux deux adultes de la maison.

Control freak ?

Pourquoi ériger ça en principe cardinal ? Mettez ça sur le compte d’une déformation professionnelle. Sur Next et ailleurs, j’ai eu l’occasion de couvrir à de multiples reprises des incidents de sécurité impliquant des objets connectés, avec à chaque fois de graves implications potentielles en matière de vie privée. Le dernier exemple en date vient d’être publié : des failles de sécurité exposaient complètement la gamme de robots tondeuse Mammotion. Un peu plus tôt cette année, j’ai eu l’occasion de relater en détail la découverte de vulnérabilités béantes au niveau d’une infrastructure gérant des centaines de milliers de caméras IP et de babyphones connectés à l’échelle mondiale.

Impossible, faute de temps, de les traiter systématiquement, mais la rédaction voit passer presque toutes les semaines des alertes de sécurité relatives à des objets connectés du quotidien.

« Chéri, si tu voulais reproduire la langue des Rolling Stones avec la tondeuse, tu t’es planté ! » – Dessin : Flock

Le phénomène m’inquiète à au moins trois titres. Le premier, c’est qu’il concerne aussi bien les produits chinois premier prix que les appareils vendus à prix d’or par des marques renommées. Outre Mammotion, et ses tondeuses à 2 000 euros, vous avez peut-être vu passer en début d’année cette info selon laquelle un développeur a découvert presque par inadvertance qu’il pouvait prendre le contrôle à distance de près de 7 000 aspirateurs robots haut de gamme DJI.

Le deuxième motif d’inquiétude, c’est que les constructeurs concernés réagissent avec une diligence toute relative aux alertes. Si DJI a très vite corrigé les failles de ses robots en se coordonnant avec l’auteur de la découverte, d’autres lambinent, et mettent des semaines, voire des mois, à combler des failles pourtant béantes. L’examen des vulnérabilités en question participe de mes angoisses : on ne parle pas d’attaques sophistiquées, menées à grands coups de rootkits et de virus. Les portes sont souvent liées à des identifiants laissés en clair dans le code et à l’oubli de protections pourtant basiques dans le monde des réseaux.

Le troisième point découle du deuxième, en lien avec les possibilités offertes par l’IA. Je ne parle pas des Mythos, Fable, Atlas et autres modèles de pointe qui alimentent les discours ambigus des acteurs spécialisés en matière de cybersécurité. Non, je fais référence à un Claude ou ChatGPT courant qui, correctement interrogé, est capable en quelques prompts de disséquer le code d’une application mobile pour en identifier tous les éléments problématiques. Je dis ça en connaissance de cause, puisque je l’ai fait pour contrôler certaines des allégations relatives aux failles de sécurité mentionnées plus haut, ou pour vérifier l’histoire de ce prestataire des dispensaires de cannabis qui stockait en clair les pièces d’identité de ses clients…

Le piège de la simplicité

Dans la grande famille des objets connectés, plusieurs ont besoin de « voir » chez moi pour faire leur boulot, à commencer bien sûr par les caméras de vidéosurveillance. Les robots aspirateurs ou robots tondeuses s’y mettent aussi : pour mieux détecter leur environnement, les meubles ou les objets laissés au sol, ils s’appuient sur des batteries de capteurs, notamment optiques. Cette capacité est attendue, et bienvenue, mais elle s’accompagne d’une zone d’ombre : où sont opérés les traitements informatiques nécessaires à la détection de mouvement de la caméra, ou à l’analyse des objets observés par le robot aspirateur ?

La question n’est pas anodine. Comme beaucoup, j’ai attaqué le sujet de la vidéosurveillance chez moi avec une caméra IP Wi-Fi chopée à l’occasion d’une promo sur Internet il y a quelques années. Pour l’utiliser, je devais passer par l’application mobile du constructeur : c’est elle qui permet de recevoir les images ou les alertes à distance. Lors de l’installation, je suis passé rapidement sur les conditions d’utilisation et le parcours d’explications qui mentionnaient vaguement une possibilité de stockage dans le cloud, pressé que j’étais d’en tester le fonctionnement. C’est après coup, au moment de me connecter pour la première fois à distance à la caméra, que je me suis dit « hey, mais au fait, elles passent par où les images ? ».

Mon illumination est rhétorique : je sais très bien que ces images transitent par un serveur distant (le cloud du fabricant), qui gère ensuite l’envoi d’une alerte sur mon téléphone. Ce qui est moins évident en revanche, c’est ce qu’il advient des images ainsi envoyées : sont-elles stockées, analysées, utilisées à des fins d’entraînement, ou autre ? Et accessoirement, qui peut y accéder ? Compte tenu des nombreuses failles évoquées plus haut, il y a un risque, difficile à mesurer mais confirmé par l’expérience, que des images de mon intérieur circulent auprès de personnes malintentionnées. Bon, à la rigueur, s’il s’agit du portrait d’un cambrioleur ou de la langue pendante du chien, je m’en remettrai. Mais si ce sont mes enfants qui déclenchent la détection de mouvement, c’est une autre paire de manches. Exit la caméra premier prix.

Il se trouve que moi, comme bon nombre de lecteurs de Next sans doute, je suis sensibilisé à ces questions. Je suis aussi en mesure de circonvenir le problème. Je dispose chez moi de l’équipement nécessaire pour créer un réseau local privé, coupé d’Internet. Mes nouvelles caméras IP envoient désormais leurs images vers mon serveur domestique, sur lequel un logiciel déconnecté d’Internet, Frigate, réalise la détection de mouvement et peut, au besoin, déclencher via Home Assistant une alerte vers nos deux téléphones.

Pour un geek, cette configuration n’est pas particulièrement complexe (un routeur capable de gérer plusieurs réseaux locaux, des caméras choisies pour leur capacité à travailler en local, un serveur domestique chargé de coordonner l’ensemble), mais elle n’est pas triviale. D’abord parce qu’elle suppose une réflexion préalable, et quelques heures de paramétrage. Ensuite, parce qu’elle représente un investissement financier non négligeable, de l’ordre de quelques centaines d’euros.

Revenons-en à nos poils de chien

Revenons à nos moutons, ou plutôt à nos poils de chien. Ce n’est jamais expliqué très clairement dans les modes d’emploi, mais les aspirateurs robots fonctionnent un peu comme les caméras IP : ils disposent de commandes locales (les boutons physiques par exemple) et parfois d’intégrations dans des applications domotiques (Home Assistant, Apple HomeKit), mais le plus souvent, les fonctions avancées (détection d’objets, programmation pièce par pièce) ne sont accessibles qu’au travers de l’application mobile du fabricant, soi-disant parce qu’elles supposent des traitements réalisés à distance, sur ses propres infrastructures informatiques.

Qu’à cela ne tienne, je vais faire comme avec mes caméras : chercher un modèle d’aspirateur répondant à mes attentes (capacité à vider son bac à poussières à sa base, serpillière, gestion d’une programmation à distance pièce par pièce, cartographie de la maison pour optimiser le parcours, intégration dans Home Assistant pour éviter l’enfermement dans un écosystème propriétaire), mais avec un fonctionnement exclusivement en local, c’est-à-dire isolé d’Internet.

La démarche est aussi un enjeu de pérennité : s’il tourne uniquement en local, mon robot est à l’abri d’une éventuelle panne du cloud, ou d’une fermeture décidée arbitrairement par son fabricant (n’est-ce pas, les éditeurs de jeux vidéo ?).

Bref, deux-trois recherches sur Internet devraient bien me permettre de trouver ça ? Que nenni.

J’ai d’abord consulté quelques tests récents de médias tech, pour essayer d’isoler un ou deux robots considérés comme de bons rapports qualité-prix, sachant que je ne souhaite pas dépenser une somme à quatre chiffres pour une serpillière à roulettes. J’ai bien noté quelques références intéressantes saluées pour leur autonomie, leur aspiration ou leur gestion des obstacles, mais aucun des articles concernés n’abordait la question de la confidentialité. Seule exception : les tests et actus consacrés à l’entreprise états-unienne Matic, qui revendique une approche privacy first, mais ne distribue pas ses robots sur le Vieux Continent.

Je me suis donc tourné vers les forums et Reddit, où d’autres se sont déjà posé la même question. Et j’ai découvert, un peu surpris, qu’il n’y avait pas de solution évidente. Ou plutôt, pas de solution sans compromis.

Je vous la fais courte : la quasi-totalité des robots du marché qui disposent de fonctionnalités avancées imposent l’utilisation de l’application dédiée, et donc l’exploitation de données dans le cloud. Les fabricants présentent généralement ça comme une nécessité technique, et assurent offrir des garanties de pseudonymisation, voire des flux chiffrés, mais ils refusent que l’on coupe le cordon.

À défaut, le robot est limité à des fonctions de base (qui peuvent se révéler suffisantes mais ne répondent pas à mes attentes). Certains modèles récents affichent une compatibilité avec la norme Matter pour permettre un contrôle local natif plus étendu, en Wi-Fi ou en Thread, mais là aussi le niveau de contrôle reste limité.

Pour celui ou celle qui voudrait aller plus loin, la voie la plus complète, mais aussi la plus complexe, consiste à rooter l’appareil (remplacer son logiciel par une alternative non officielle). Plusieurs modèles courants (Dreame, Ecovacs, Roborock, Eureka) peuvent être déverrouillés au moyen du firmware Valetudo, mais la manipulation revêt plus ou moins de complexité selon les robots.

Pour certains, un simple flash via un PC sous Linux suffit. Pour d’autres, il faut intervenir physiquement sur la carte mère et donc rompre les scellés de garantie. Il y a quelque chose d’assez satisfaisant dans le fait de voir qu’une initiative particulière permet de court-circuiter le verrouillage orchestré par toute une industrie, mais celle-ci n’est valable que sur certains modèles (et parfois même uniquement sur certaines générations d’un modèle donné), et la manipulation a de quoi refroidir bon nombre d’utilisateurs néophytes.

Si l’on écarte cette piste « expert », l’acquéreur potentiel de robot aspirateur se retrouve confronté à trois choix : accepter de laisser ses données circuler vers un cloud extérieur, tirer un trait sur une partie des fonctionnalités associées, ou tout simplement continuer à passer l’aspirateur à la main. En ces temps qui imposent de réfléchir à l’impact environnemental de la tech, la dernière n’est probablement pas la plus mauvaise des solutions.

Reste que si l’on souhaite tout de même s’équiper, l’industrie nous place face à un choix cornélien : fonctions avancées ou vie privée ? De mon côté, je sais que je ne transigerai pas. Je me prépare donc soit à chercher un robot à prix raisonnable susceptible de passer par la case Valetudo, soit à compromettre les relations diplomatiques familiales en opposant mon veto au robot.

De la nécessité d’informer correctement

Chacun prend bien les risques qu’il souhaite, tant qu’il les a correctement soupesés. Avant de m’équiper plus sérieusement, j’ai utilisé pendant quelques semaines mes caméras connectées avec la Chine, parce qu’elles me rendaient un service dont j’estimais avoir besoin, mais je l’ai fait de façon précautionneuse, en veillant à n’activer les appareils que quand la maison était vide de tout occupant.

Ce qui m’ennuie, et motive en réalité ce long laïus, ce sont tous les utilisateurs d’objets connectés qui acceptent tacitement d’exposer leur vie privée à un risque parce qu’on ne leur a pas expliqué la nature du risque en question. J’ai posé quelques questions naïves à des gens de mon entourage ces dernières semaines, en mode : « Au fait, tu es sûr que c’est sécurisé ton robot ? Il a quand même une caméra et des fonctions qui permettent d’en prendre le contrôle à distance ? ». Dans certains cas, j’ai eu droit à des retours de type : « Ho ben oui, l’application est sur mon téléphone protégé par mot de passe, donc c’est sûr ».

Mauvaise réponse :/

La situation n’a cependant rien d’inéluctable.

Du côté des particuliers, il me semble primordial de sensibiliser sans relâche sur le sujet, et c’est bien sûr l’objectif premier de cet édito. Je prêche probablement des convaincus parmi les lecteurs assidus de Next, mais puisse ce texte contribuer à informer des internautes moins au fait des subtilités techniques de nos objets connectés.

Je profite de l’occasion pour en appeler à mes consœurs et confrères de la presse : bon nombre de médias consacrent d’innombrables news, tests et bons plans relatifs aux aspirateurs robots. Pourquoi ne pas intégrer à vos revues un paragraphe et des éléments de notation spécifiques au respect de la vie privée et à la confidentialité des données ? Vos tests y gagneraient en qualité, et n’y perdraient probablement pas tant que ça en conversion vers des liens affiliés.

Le dernier message s’adresse aux fabricants, avec un premier appel évident : quand allez-vous enfin prendre le mors aux dents et faire une passe complète d’audits sur vos outils afin d’en améliorer la sécurité ? Au-delà de cette simple mesure de bon sens, vous avez une carte à jouer en proposant des produits intelligents, mais véritablement respectueux de la vie privée. Plutôt que de simplement respecter a minima les exigences du RGPD ou du futur Cyber Resilience Act (CRA), faites de la confidentialité un argument commercial.

Si vous ne le faites pas pour vous, faites-le pour la paix de mon ménage !

Commentaires (97)

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Un instant j'ai cru que le dessin était de Voutch ! Merci Floch !
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Oui, merci Flock pour ce superbe dessin !

La réponse à la 1ère question du jeu « Tu te mets combien » (https://next.ink/254912/tu-te-mets-combien-version-next-avez-vous-les-reponses-aux-10-questions/) est donc… :

  • du contenu porno, et accessoirement quelques infos tech, en n’oubliant pas les efforts louables partagés avec son complice Sébastien lors de la saga « Dora l’exploratrice, Mr Patate, etc. »

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Les compteurs Linky envoient un instantané de connexion au moins une fois par minute (toutes les 30 s ? Je ne me souviens plus précisément). Sans aucun contrôle de l'utilisateur sur cette collecte.
C'est cela le véritable scandale, permettant à un attaquant de pouvoir dresser un portrait fin des habitudes de vie, des présences/absences, bref de choses relativement pérennes au sujet d'une habitation… mais ce rejet a habilement été tué en couvrant le faux sujet des ondes.

J'ai résisté aussi longtemps bien au-delà de la période pendant laquelle cela pouvait encore servir à quelque chose. En vain.
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Tu m'étonnes qu'on a du mal à prendre au sérieux la horde des anti-Linky. Curieusement, tu n'es pas anti-Gazpar ni anti-ON'connect ?
Ah, c'est la courbe de charge en direct qui te dérange ? Tiens :
https://www.choisir.com/energie/articles/163354/comment-desactiver-le-partage-des-donnees-du-compteur-linky
bisous
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c'est complétement faux. c'est envoyé qu'une fois par jour et si TU active l'option "courbe", ça enregistre ta puissance instantané toutes les 30s, puis envoyé à Enedis.
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ça enregistre ta puissance instantané toutes les 30s, puis envoyé à Enedis.
Il me semble que ça remonte par intervalles de 30 minutes (en tout cas, on n'a pas mieux quand on active la récupération des données).
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Faux. D'où probablement le problème de mémoire sur la fréquence de remontée.

Et inutile de polluer les commentaires de cet édito salutaire par des fake news !
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C'est parfaitement faux !
La collecte toutes les 30min est optionnelle ET désactivée par défaut !
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Je suis de l'avis que nous avons atteint un stade où majoritairement la raison de créer un produit est la collecte/revente de données personnelles, et non plus la revente des données personnelle la source de revenus pour financer le produit.
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L'un ou l'autre sont des business models de merde : depuis quand on ne crée pas un produit pour qu'il fournisse un service ?
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J'utilise un robot aspirateur sous valetudo depuis peu : le J15 pro ultra d'eureka. J'ai une interface web pour piloter le robot ou je peux le piloter par MQTT ou API REST. Ca s'intègre bien avec Home Assistant.

Par rapport à cet édito, je pense qu'il manque un angle : bien qu'il y ait des réglementations sur le sujet IoT ( EN 18031, RED cybersecurity requirements, le Cyber Resilience Act, la norme ETSI EN 303 645, ...), mais sauf erreur de ma part, aucune n'exige à l'appareil de fonctionner en local, de fournir des API locales REST ou MQTT (sauf une recommandation de l'ETSI EN 303 645 "Consumer IoT devices should remain operating and locally functional in the case of a loss of network access ". C'est un beau loupé réglementaire ...
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Oui ce devrait être obligatoire, surtout que si le service ferme nos objets sont bons à jeter.
Avec le nombre de sociétés sur le marché, j'imagine que ce n'est pas une exception.

Perso, tout passe sur mon serveur local connecté à Home assistant, et les connexions à internet sont bloqués au niveau du routeur.
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Valetudo a l'air un bon compromis pour mon aspirateur le jour où l'application me posera problème (je n'ai pas de caméra dessus).
Par contre, il faut être très poli avec le dev, car la dernière "Issue Github" est assez révélatrice (ça me refroidit un peu même).
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Rassure-toi, avec le CRA, ce sera pire. Globalement, le CRA rend quasiment obligatoire le boot sécurisé, et donc va rendre le root beaucoup plus difficile.
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J'étais tombé sur cette vidéo concernant les TV... Alors LG m'espionne ou pas ?
On verra bientôt je pense, LG ou autre :P
216,000,000 Spy TVs | The LG Smart TV Problem
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Oui, toutes les smartTV avec les ACR.
A désactiver pour éviter "l'espionnage" et libérer un peu de ressources CPU/Ram
ACR
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Ok, je vais tester de désactiver ACR. Mais, la vidéo semble montrer d'autres problèmes, micro désactivé, mais capture encore l'audio...
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Sur les LG récentes, tu as un micro sur la télécommande et un micro sur la TV.
Ce dernier tu as un interrupteur pour le désactiver physiquement.
Après si c'est pas ma TV qui m'écoute ça sera mon smartphone, mon micro-onde, ma voiture... :'(
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On va essayer de désactiver ce dont on n'a pas besoin ^^
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Je ne connaissais pas cette cochonnerie :eeek2:
Merci pour l'info :chinois:
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J'ai eu le même problème quand j'ai cherché des thermomètres pas cher, mais connectés. Ils passent tous par des serveurs, souvent en Chine (Tuya) quand tout ce que je veux c'est un CSV sur le réseau local. La plaie

Dans un autre registre, je cherche aussi des lunettes connectées, mais sans caméra ni écran, juste une petite led dans le coin de la vision pour avoir les notifications de mon téléphone. Mais clairement c'est pas un marché où y'a des marges, et donc y'a pas de produit...

Edit : Ah oui les TV aussi. Je rêve d'une télé entièrement open source...
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Si ça peut aider, de mon coté je ne prends plus que des équipements Zigbee pour cette raison.
Au moins j'ai la certitude qu'il ne peut pas passer sur le wifi de la maison pour accéder à Internet et l'intégration dans HA se passe en général très bien.
L'autre avantage c'est que c'est un protocole pensé pour du local, donc impossible pour le constructeur d'imposer une dépendance externe.
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Cet édito me parle tellement.
Depuis que j'ai mis un routeur/firewall/AP au cul de ma Freebox et que j'ai passé celle ci en bridge, j'ai commencé à tout segmenté sur mon réseau aussi.
Effectivement mon aspirateur Roomba et ma caméra Eufy chinoise depuis qu'ils sont sur un VLAN dédié et sans ouverture WAN ils innondent les logs de tentative de connexion vers l'extérieur mais fonctionne tout de même.
La caméra est géré par Frigate et Home Assistant en MQTT mais avec perte des commande PTZ pas compatible.
L'aspriateur Rommba par Home Assistant via API REST mais bien sûr avec le zonage qui avait enregistré au préalable et qu'il est impossible à refaire de 0 sans l'app officiel connecté au web.
En tout cas ça demande une charge de travail de maitriser la confidentialité de ce qui rentre et sort de son domicile et ça mériterait d'être exposé au grand public et facilité pour celui ci.
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Où on met le curseur, déjà quand on est conscient qu'il y en a un.
Quand je vois tellement de personnes qui clique "oui" partout sans réfléchir déjà ça fait peur.
Après mon niveau est de payer des enceintes ancien modèle plus cher que les nouvelles (plus petite, aussi puissante, etc...), car les anciennes n'ont pas de micro qui de base est relié à Alexa.
Quand à mon aspirateur robot, vu qu'il oublie au moins une fois sur trois la carte de mon logement, techniquement c'est plus vraiment une source d'information :D

Après j'ai une question vraiment sincère sur les caméras pour surveiller son logement. A par savoir l'heure exacte du problème, et au mieux le nombre et carrure des malfaiteurs, ça sert à quoi ? Dans quasi tout les cas ils seront partis bien avant que la police arrive.
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Perso mes caméras peuvent envoyer un alarme sonore à plus de 100 db. En plus de casser les oreilles aux vandales et de les stresser un coup, ça permettra peut-être un jour, si cela sert réellement, à alerter les voisins qu'il se passe un truc. Une grande partie des cambriolages se passent en journée donc t'as des chances de chopper la tronche des indélicats (avec de la 4k hdr t'as une bonne base pour l'identification) et de nuit la vision nocturne n'est pas mauvaise non plus, donc tu peux aussi espérer choper un modèle de bagnole à défaut d'une plaque d'immatriculation.
Et surtout n'oublions pas l'argument principal d'une vidéo-surveillance bien identifiée (c'est important) : la dissuasion ! De nuit le simple fait qu'une lumière s'allume fait renoncer la grande majorité des apprentis de la cambriole, si en plus t'as un panneau "vidéo-surveillance" devant chez toi, la plupart des amateurs se rabattent sur la maison du voisin qui n'en a pas.
Après bien sûr, si tu es le riche propriétaire d'un coffre fort plein de diamants bruts non marqués, tu vas attirer autre chose que des cambrioleurs débutants et aucun caméra de surveillance ne changera le résultat.
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Quand on s'est fait cambrioler la caméra a permis de voir qu'ils étaient 2 dont un non cagoulé et son visage apparaissaient clairement. Effectivement on voyait leur carrure aussi et le cagoulé semblait plutôt carré, très grand et portait à la main une bouteille de gaz lacrymo et le gendarme nous a lui même confié qu'on avait de la chance d'être absent cette nuit là il aurait pas voulu tomber nez à nez sur le gaillard.
Bref, ils ont récupéré les images avec une copie sur scellé et nous ont dit qu'ils allaient les analyser et qu'ils avaient des outils pour améliorer le son et l'image.
Aucune idée de ce que ça a pu donner derrière mais ça s'ajoute dans une base et si un jour le mec non masqué se fait toper il pourra être rattaché à une affaire. Maintenant vu qu'on est en France j'ai jamais eu beaucoup d'espoir.
Le PV des gendarmes s'appuyant sur les images permet aussi de confirmer à l'assurance qu'il y a pas d'embrouille et bien eu un intrusion et non une tentative d'arnaque.
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C'est dingue de ne pas pouvoir identifier quelqu'un avec un mandat adapté. Sûrement que pas de BDD agréée avec les photos, mais avec les pièces d'identité...
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Le robot, ca ne serait pas un Yeedi par hasard ?
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Non, un Hobot. Il fonctionnait très bien, mais une MAJ l'a rendu très sensible à son historique de carte. Je les efface régulièrement et ça limite le soucis. Pour être honnête, je pense qu'un reset usine corrigerait le problème, mais j'y pense jamais avant de l'activer.
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Que les gens cliquent sur tout accepter sans réfléchir sur leur pc/smartphone pourquoi pas, c'est leur choix. Mais le tech qui m'avait installé ma box TV voulait la configurer, je l'ai laissé faire jusqu'à qu'il commence à cliquer sur tout accepter pour moi. J'ai crié stop mais il avait déjà accepté plusieurs trucs. Quelle galère pour redécocher derrière. Je ne suis même pas sûr d'avoir vraiement tout refuse. :mad:
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Combien de gens acceptent les cookies même quand le refus est en 1 clic (quand bien même moins visible) ?

Tu m'as fait rire avec ton aspirateur et sa carte. Tu pourras peut-être détecter les pubs mal informées sur tes 14 chambres à coucher :francais:

Pour les caméras c'est parfois pour d'autres choses, comme vérifier une alarme incendie ou innondation. Utile pour les gens qui vivent loin.
Ou pour faciliter les démarches avec l'assureur.
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Ou vérifier que le chat va bien et continu à se nourrir quand on est parti quelques jours.
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Gare à la chiasse cependant :D
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Peut-être qu'il n'y a pas vraiment de solution à ce débat que qu'il faut comprendre que le monde de la tech d'aujourd'hui est devenu tout connecté et qu'il est préférable de jouer la sobriété en utilisant des appareils simples et éprouvés. Bref c'est la faute du chien!
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Exactement. j'ai pas voulu l'écrire parce que j'ai peur qu'on me tombe dessus, mais la conclusion s'impose d'elle même :censored:
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Ou sinon, utiliser une souffleuse pour faire le ménage. Rapide, efficace et ludique, tant qu'il y a une porte ouverte pour l'évacuation :D
En plus cela limite l'installation d'objets sur la trajectoire, tout le monde comprend instantanément le concept de rangement et de décors dépouillés. :8
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Haha j'aime beaucoup l'idée :D
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Ou sinon, utiliser une souffleuse pour faire le ménage
Tu rigoles mais perso je fait le ménage dans la voiture avec ma soufflette (compresseur 9 bars avec une cuve de 100l), efficacité et rapidité GARANTIE :D
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Les prochaines années / décénnies s'annoncent croustillantes ^^ J'attends ça depuis longtemps :-)

Perso, je prêche la parole de la "non connection à Internet d'autre chose qu'un ordinateur ou laptop" depuis 2007, et l'apparition de la toute première pierre à l'édifice : le premier smartphone.

On connait la suite : vidange du cerveau des gens au travers des "appli" et des "réseaux sociaux", aliénation et dépossession de leur capacité de raisonnement et de reflection. Puis enfin : contrôle des pensées et des gens devenus zombis au moyen de l'IA.
Incapables de réfléchir, de comprendre, de prendre du recul et de se questionner.

Il faut savoir se donner des règles et des bornes dans la vie, et les respecter. Si c'est connectable : c'est non.
Si c'est numérique, c'est non : les écrits papier + crayon ne se sont jamais fait volés à distance, à ma connaissance.
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Merci pour cet excellent texte, mais que d'énergie dépensée pour éviter de passer le balai !
Ça peut être amusant de faire le ménage : youtu.be YouTube
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Mm alors rendre le ménage fun, ça marche une fois de temps en temps, mais le problème, c'est la répétition (bon et puis j'ai pas les talents de MP, faut bien l'avouer :francais: )
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Mais à quoi servent les enfants, si ce n'est pour être corvéables à merci. :chinois:

Ou alors, tu offre au chien une brosse, et les enfants se feront un plaisir de l'éplucher matin et soir. :D

L'alternative est de greffer un plumeau au bout de la queue de Medor.
Tant qu'à brasser de l'air, autant faire le ménage au passage. :ouioui:
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Moi j'ai résolu tout seul ce problème, j'ai tué mon chien.
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Quand on veut tuer son chien, on l'accuse de la rage fuite des données personnelles.

RGPD Inside
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Moi plus simple, je n'ai jamais eu de chien, ni d'enfant d'ailleurs. :)
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Malheureusement, le respect de la vie privée ne semble pas être un sujet important pour la plupart des gens.
Tant que ça leur simplifie la vie, c'est bon.

Depuis la mise en place du RGDP, j'hallucine toujours devant la proportion de gens qui se contentent de cliquer le plus vite possible sur "Accepter tous les cookies" pour se débarrasser de la bannière.
Le but était (entre autre) de réveiller les consciences. La finalité est que les gens râlent de devoir cliquer sur "accepter". :frown:
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Nous sommes dans une société de l'immédiateté. A cause du smartphone (notamment), tout s'est accéléré, plus personne ne prend le temps, plus personne ne se relit avant de cliquer sur "envoyer" et plus personne n'écrit (merci l'IA et le smartphone à qui l'on parle et qui transcrit).

Une activité qui dure 5 minutes, c'est déja 4 de trop....

On n'enseigne plus à nos enfants le temps de prendre le temps, de réfléchir, de se poser, de griffonner sur un bout de papier, de se concentrer, de laisser venir les idées, les solutions.

Une société de zombies nous attend.
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Le soucis c'est qu'une grande partie des sites font du chantage avec 2 bouton "accepter et continuer" ou "refuser et s'abonner". Ce qui fait qu'au final beaucoup vont cliquer sur accepter plutôt que d'aller payer un abonnement ou cliquer sur la croix pour fermer l'onglet.
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Oui ce chantage est dégueulasse.

Et j'ai failli péter un câble aujourd'hui sur actu.fr
J'ai eu ce panneau pourri alors que j'etais abonné et connecté.
Je me suis désabonné. Game over.
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Perso j'ai des caméra dont le flux passe par la Chine, mais, elles ne filment que dehors, et pas à 360° autour de la maison. Si quelqu'un choppe le flux, impossible de savoir si la voiture est garé ou pas et donc de savoir si je suis dans la maison. Après je suis bien conscient de l'exploitation des images, la prochaine génération de caméra sera probablement piloté par home assistant (les IA aidant grandement à la config même quand on ne connais pas vraiment le domaine) mais en attendant c'est "correcte" d'un point de vue sécurité.
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le "correct" dépend du point de vue, mais au moins c'est un choix réfléchi !
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Sauf que c'est illégal.
Un particulier ne peut filmer la voie publique en continu.

Ce qui est autorisé, c'est de filmer à la demande (lors de l'appui sur le bouton d'un visiophone à l'entrée de sa propriété).
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Je suppose que par "dehors", Gaby22 parle de son extérieur, jardin ou autre ? Mais oui, très juste (et ça mériterait d'être rappelé, je vois pas mal d'abus à ce niveau autour de chez moi)
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Il peut filmer son jardin ... c'est dehors mais chez lui
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Dehors c'est mon jardin en effet. J'ai paramétré la limite de détection pour que la caméra ne se déclenche qu'au moment où quelqu'un rentre sur mon terrain, donc la caméra ne filme pas en continue.
Et à la campagne, les gendarmes sont parfois bien content que votre caméra filme un petit bout de la rue devant chez vous... J'ai eu le cas récemment sur un vol de câble ADSL sur la commune, les gendarmes auraient bien aimé que ma caméra capte le camion qui est passé devant chez moi en pleine nuit. Malheureusement mes caméras étaient "trop bien réglées" 😅
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J'ai paramétré la limite de détection pour que la caméra ne se déclenche qu'au moment où quelqu'un rentre sur mon terrain, donc la caméra ne filme pas en continue.
Si, sinon elle ne pourrait pas détecter quand un événement paramétré arrive. Qu'elle stocke ou pas les images est une autre histoire, mais elle filme en continu (sinon, c'est une sacrée caméra de surveillance de daube).
Et à la campagne, les gendarmes sont parfois bien content que votre caméra filme un petit bout de la rue devant chez vous...
Pour planter un procès pour vice dans la constitution du dossier, c'est effectivement idéal.
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Si je regarder les différentes définition du mot "filmer" il est clairement indiquer qu'il faut fixer les images sur un support... Donc si elle ne stocke rien techniquement elle ne "filme" pas elle "regarde". Mais elle pourrait très bien ne pas "regarder" et être malgré tout une très bonne caméra. Elle pourrait très bien être déclenché par un détecteur de mouvement ça fonctionnerait tout bien aussi, juste la distance de détection qui serait moins élevé et le périmètre moins configurable.
Et pour les vices dans le dossier il ne faut pas prendre les gendarmes pour des perdreaux de l'année... Évidemment qu'ils ne s'en servirait pas directement pour le dossier. Par contre ça oriente bien quand tu as la marque, la couleur du véhicule et qu'ils savent très bien déjà dans quel catalogue de délinquants chercher.
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Une caméra de surveillance numérique va de toutes façon au moins écrire ce qu'elle filme dans la RAM (qui est un support physique, bien que volatile) pour pouvoir en faire l'analyse. Donc, à moins comme tu dis de coupler à un capteur de mouvement, ça va toujours filmer.
Et pour les vices dans le dossier il ne faut pas prendre les gendarmes pour des perdreaux de l'année...
Quand on voit certains procès, on peut douter un peu de ton affirmation :-P
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Tu vas bien rigoler quand tu vas voir ça : youtube.com YouTube

Le (gros) problème des aspis c'est de la rigolade !
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Vu, ouaip, c'est gratiné (coup de pot, j'ai pas de problème côté TV :D)
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Par contre, on peut imaginer un futur (proche?) dans lequel les données des aspis sont croisées avec celles des TV et autres IOT qui traînent...

Peut-être même que c'est déjà le cas (chez LG par exemple ?)...
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Exact, c'est déja le cas. Sans compter les fuites diverses et variées. Un pirate achète 3 fuites (ou 4 ou 10 hein), croise le tout, et sait direct ce qu'il se passe chez vous. Il ne faut pas s'étonner après de se faire visiter le domicile en son absence. "Mais comment ils savaient ?". Crétin va....
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Merci pour l'article super intéressant. J'ai effectivement regardé les robots-aspirateurs existants actuels et suis arrivé à la même conclusion.

Le lien Youtube pour les TV est édifiant ! Perso j'ai pris une Panasonic, un des derniers qui n'a pas de m_rd_ comme Android TV. Elle n'a jamais été et ne sera jamais connectée à internet. Elle fonctionne exclusivement en "moniteur" avec le Raspberry Pi, soit en afficheur simple en HDMI affichant l'image de Kodi sur le Pi, soit en mode AP avec son logiciel lecteur vidéo (assez limité, mais c'est OK) en DLNA avec serveur sur le Pi. Le Pi, lui, est bien connecté en filaire à l'internet pour la source (cloud) diffusée en minidlna, mais ne faisant pas de "forward" c'est "étanche".

"Amusant" cependant de voir que ce genre de TV enregistre même sans network (mon cas) et serait capable d'utiliser des réseaux Wifi ouverts à portée pour exfiltrer les données... une chance alors qu'il n'y ait aucun réseau Wifi ouvert de ce genre à portée...
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Ça me rappelle une vidéo d’un aspirateur robot, quelque temps après l’arrivée de ses appareils dits intelligents.

Un chien avait déposé une belle dose de crotte fumante et moelleuse à souhait, sur un carrelage ou un parquet (pas une moquette dans mon souvenir, dommage !).

Vous l’aurez sans doute deviné, lorsque l’aspirateur est passé il a méticuleusement éparpillé la merde du chien dans son sillage sur une grande partie du sol.

Les aspi-robots actuels ont semble-t-il intégré et éliminé ce problème. Mais peut-être qu’une bonne diarrhée peut encore leur poser des difficultés !
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Une solution simple et pas cher pour l'aspirateur robot, si on veut bien s'asseoir sur l'intelligence (très relative) des modèles plus récents: le roomba 500/600 un esp32 sur le port série et home assistant
40€ via Leboncoin.

Pour le reste, étant un poissard, je ne fais rien hors garantie, donc mon seul geste de 'sécurisation' c'est de faire du zéro trust: enphase, dreame, la tv, l'ampli (grr) et la console sont sur le réseau wifi 'invité'. Les tel des enfants aussi d'ailleurs. En genéral ce réseau n'a accès qu'à internet, il ne voit pas les appareils voisins et encore moins les ordis.
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Si le réseau invité a accès à Internet, les ordis de ton réseau principal ne sont pas exposés par leur intermédiaire, mais leurs infos peuvent quand même partir vers un serveur distant. Perso je veux vraiment que l'IoT soit muet vis à vis de l'extérieur, du coup je raisonne plutôt en trois couches :


  • les machines de confiance (relative la confiance, mais bon :D) sur le même réseau que NAS, serveur, etc.

  • les "invités" qui ont besoin d'accéder à Internet sans pouvoir parler au NAS, au serveur ou à mes outils de travail

  • l'IoT Wi-Fi (j'essaie de privilégier le zigbee ou matter / thread pour la domotique mais bon, caméra IP ou robot aspi, pas trop le choix) sur son propre réseau enclavé

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J'ai un peu la même idée, mais avant j'avais de vieilles bornes 'pro', je pouvais faire autant de wifi que je le souhaitais. Je suis passé au wifi 6, donc j'ai segmenté avec ce que je pouvais: invité= appareils connectés non maîtrisables, wifi 2.4 = appareils iot interne + tels
Wifi 5ghz= pc, nas, imprimante
Filaire de la box= caméra et serveur nas

C'est pas évident sans investir beaucoup de temps ou de l'argent.
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Si c'est le même SSID et réseau, les équipements qu'ils soient en 2.4, en 5 ou en filaire peuvent communiquer entre eux, ca n'a pas trop d'intérêt si tu ne segmente pas derrière, par exemple avec des VLAN comme le fait @AlexandreLaurent
Personnelement des VLAN sur mon LAN domestique je trouve ca too much, j'ai une autre approche.

Sinon, sans dépenser bien beaucoup, un vieux PC avec deux cartes (pour ma part un vieux thincenter tiny) sur LBC ca se trouve pour deux fois rien. Une carte réseau supplémentaire c'est 10-15€ s'il n'y en a qu'une (à peine plus si tu veux des 5-10Gbps).
Ensuite tu mets opnsense dessus et tu peux segmenter, sécuriser. Tu peux aussi en profiter pour y coller un AdguardHome au passage, comme ca plus de pub sur ton LAN.
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Qu'appelles-tu propre réseau enclavé ? un sous-réseau + pare-feu ?
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oui, un VLAN dédié, coupé du reste à quelques exceptions près
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Merci pour la référence à Matic. Je connaissais pas et ça a l’air d’enfin correspondre à un robot aspi idéal. Par contre faut avaler le prix ! Espérons qu’ils soient dispo en Europe rapidement et qu’ils aient du succès. Ça en inspirera d’autres.
Je me suis posé la question de Valetudo cet été et franchement, je comprends la philosophie du développeur, mais là c’est vraiment une barrière à l’entrée élitiste : besoin de souder soi-même des composants électroniques à acheter séparément sur un site chinois puis réaliser un root en temps limité pour ne pas briquer l’appareil. J’ai passé quelques années de ma vie à rooter les premières vagues de smartphones Android chinois et je me sens bien incapable de rentrer dans sa logique ! Dommage car le projet répond vraiment à un besoin sans solution sur le marché, comme tu le soulignes bien dans ton article !
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J'ai résolu tout problème : ma maison est une cage de Faraday et tous les flux sortants sont chiffrés !
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Rien de choquant que d'aspirer à plus de confidentialité.
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Je trouve un aspirateur balai plus efficace. Ça prend une minute pour faire le tour, pas besoin pour lui de "savoir" éviter les obstacles, et ça casse moins les oreilles vu que ça dure moins longtemps pour faire une passe. En plus, il doit probablement être plus facilement réparable. Quant à la tondeuse, je fais déjà pas assez de sport, donc un bon moteur thermique, ça fait l'affaire, et les émissions de co2 sont dérisoires, encore plus par rapport à une tondeuse électrique qui ne fait pas assez de km pour ammortir son budget carbone lié à la fabrication de la batterie ou qui risque un clacage de cette batterie avec l'hiver. En plus, y'a pas besoin de savoir ce qu'est un vlan pour faire fonctionner tout ça. Dès fois, le low tech, c'est juste mieux, à tout point de vue.
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encore plus par rapport à une tondeuse électrique qui ne fait pas assez de km pour ammortir son budget carbone lié à la fabrication de la batterie
Le budget carbone d'une batterie de tondeuse (qqch comme 0.2 kWh) c'est de l'ordre de 20 kg (grand max), déjà dépassés au bout de 10 litres de carburant utilisés.
ou qui risque un clacage de cette batterie avec l'hiver.
Il n'y a pas nécessairement de problème, mais sur une batterie dédiée ça peut être fastidieux (tu devras peut être recharger une fois en hiver pour éviter qu'elle arrive trop bas et s'use plus vite). Si tu choisis une plateforme commune avec d'autres appareils (Worx, Ryobi, etc.), tu risques moins ce problème.
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Oui, je me suis emballé sur le budget carbone ; je confirme l'ordre de grandeur de ton calcul. Penser à charger la batterie au bout de quelque mois, c'est quand même de la charge mentale, et un vrai risque que la batterie subisse une décharge profonde en cas d'oubli (probable me concernant). Et pas de dock standard de mon côté. Sachant que je dois pas consommer plus de 7 litres d'essence par an, la thermique n'est pas plus mal pour mon usage.
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J'ai encore une thermique, et je songe à la remplacer par une tondeuse sur batterie, mais effectivement, c'est parce que j'ai déjà une collection de qql batteries sur une plateforme qui comporte des tondeuses. Le truc que j'éviterais en tout cas le plus, c'est une tondeuse électrique avec des batteries non amovibles (ne serait-ce que parce que ça permet pas de les sortir pour éviter qu'elles alimentent une veille de la tondeuse).
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Oui, c'est clair que pour les charger, si on a pas de prise à côté, c'est pas pratique si la batterie est intégrée (nous, c'est une cabane). Perso, je me reposerais sans doute la question si je dois changer un jour la tondeuse, mais j'ai l'impression que ça n'arrivera jamais, ou alors parceque la tondeuse aura trop rouillé pour fonctionner (je ne vois pas encore de rouille). Faudra que je pense a faire la vidange un jour, je l'ai jamais fait en 10 ans.
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Après nous, notre "pelouse" pousse sur du sable pour la plupart de la surface (terrain naturel historique semble-il), donc elle pousse pas beaucoup car l'eau ne reste pas. En été (canicule ou non), c'est de la paille :/ au moins, on tond pas beaucoup !
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Faudra que je pense a faire la vidange un jour
La vidange, c'est quoi ça ? :D
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Moi, j'ai plus simple,
J'ai une tondeuse électrique avec fil électrique connectée à une prise électrique extérieure.
-> Pas de problème de cybersécurité.

Sauf si on pirate mon compteur Linky, mais là cela concerne plus Enedis.
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Je parlais d'une tondeuse manuelle sur batterie (pareil que la tienne mais dont je ne risque pas de tondre le câble d'alimentation par inattention)
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Une tondeuse manuelle sur batterie ?? :non:
Je connaissais les cisailles, ou les sécateurs qui sont des outils manuels.

Tu veux sans doute parler d'une tondeuse électrique sur batterie poussée et guidée manuellement par un humain (cet être analogique qui de temps en temps lis Next.ink).
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Oui, manuelle au sens où on la conduit soi même. Parce que n'importe quelle tondeuse non autonome est ok pour la cybersécurité.
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Le low-tech, ce serait plutôt d'utiliser une tondeuse manuelle à pousser avec hélice hélicoïdale. Cela ne nécessité pas d'amener d'énergie de l'extérieur. Si le terrain est bien plan c'est une très bonne solution. Pas d'elec, pas de carburant, un peu de sport, un objet très simple et durable.
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Tout à fait ! Mais dans mon cas, j'ai déjà la tondeuse. Le low tech, ça consiste donc à la garder :)
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" Cela ne nécessité pas d'amener d'énergie de l'extérieur." -> ben, ça je suis moins d'accord. Ton hélice hélicoïdale sera probablement en métal, or il n'y a plus de mine métal en France. Pour extraire le fer du sol, il faut de l'énergie, donc cela revient à amener de l'énergie (grise) de l'extérieur.

L'autre chose sur laquelle je suis plutôt septique serait qu'il faudrait se couper à tous les coups des dépendances externes selon ton raisonnement. Sur les choses stratégiques et essentielles, oui, il faut être indépendant au moins pour continuer de fonctionner en mode dégradé en cas de pépin. Mais l'appliquer comme règle générale, que ce soit pour des raison géopolitiques ou écologique, je ne sais pas trop quoi en penser, si ce n'est que c'est une règle trop simpliste à mon goût.
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Tu extrapoles mes propos. J'ai simplement remarqué que si tu parles de low-tech, cela consiste à utiliser une tondeuse qui ne nécessite pas de carburant extérieur, elle fonctionne avec ton énergie à toi. Une fois que l'objet est là, il est autonome en gros. Quelques affûtage et graissage si tu veux oui. Et quel plaisir le silence! La faux est aussi redoutable et utilisable le dimanche matin au lever du soleil avec la rosée sur l'herbe. :love:
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Oui, enfin j'ai tout de suite dit être d'accord avec toi sur ton message dans sa globalité :)

Je nuancerais toutefois sur le côté "tondeuse manuelle = low tech et tondeuse thermique = pas low tech" en reformulant par "tondeuse manuelle = plus low tech que tondeuse thermique", car la tondeuse thermique répond quand même pas mal aux critères low tech établis ici : https://fr.wikipedia.org/wiki/Low-tech#/media/Fichier:Infographie_low-tech.jpg. Et encore, dans mon cas, à partir du moment où j'ai déjà la tendeuse, le critère "autonomisation" est satisfait quand même, là où si je devais changer la tondeuse par une manuelle, ce ne serait probablement pas le cas. De plus, le moteur de la tondeuse lui même peut être réutilisé pour autre chose dès lors qu'on le possède, ce qui est aussi un principe du low tech. Un moteur, ça se répare, etc. Pas si simple donc...
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Je pense qu'on est d'accord sur le fond bien sûr. J'interprète différemment le schéma que tu partages. La résilience c'est de ne pas être impacté en cas de crise des énergies fossiles. La tondeuse thermique n'est plus fonctionnelle si il y a pénurie de carburant. Le monde du low-tech recherche justement à se passer des énergies fossiles pour pouvoir répondre à un monde "d'après" plus écologique et durable. Il n'y a rien de plus instable que de dépendre autant d'un ressource venant de l'extérieur que le pétrole.
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Ben, c'est là que je diverge parce que 1. le low tech, ce n'est pas un seul critère (dépendre de l'énergie extérieur selon toi) 2. même si tu te bases sur ce seul critère, tu ne peux pas avoir de tondeuse manuelle si tu n'a pas de mine en France, et donc tu importes bien de l’énergie extérieure pour fabriquer le fer (et probablement la tondeuse elle même). 3. même si on fabriquait le fer et la tondeuse en France, il faudrait j'imagine de l'électricité (pas vraiment adapté au four à haute température, mais tu peux passer par l'hydrogène vert qui consomme 3 fois plus d'énergie en électricité (mauvais rendement)) si tu t'interdis le pétrole, et même là, il faut faire des imports... Alors certes, les réserves stratégiques sur la durée au niveau de l'électricité sont bien supérieur à celle du pétrole, et ton raisonnement vaut très largement pour les transports et autre secteur très gros consommateur d'énergie, mais pour ma tondeuse thermique, et mes 7 litres de consommation annuels, je suis pas très inquiet :) Et puis si je peux plus tondre parce que je peux plus faire le plein de ma tondeuse, je pense que la pelouse sera le cadet de mes soucis ! Aussi, si demain les très gros secteurs de consommation de pétrole ont basculé sur quelque chose de plus autonome (ce qui est quand même illusoire dans la mesure où on dépend toujours de l'extérieur, qu'on le veuille ou non), alors je veux bien revoir ma consommation de 7 litre de pétrole annuel, mais même là, ce serait marginal comme effort. Et le faire aujourd'hui, cela reviendrait à dépenser ma bonne volonté pour des broutilles, sans regarder les autres gros dossiers, y compris ceux qui dépendent pas de moi mais du collectif, ou des puissants.

En revanche, je suis pas obligé d'acheter un robot tondeuse pour rajouter du chaos au chaos. C'était juste ça le sens de mon premier message :) Là, on diverge un peu
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Sur les choses stratégiques et essentielles, oui, il faut être indépendant au moins pour continuer de fonctionner en mode dégradé en cas de pépin.
Il ne faut pas être indépendant (ça ne veut rien dire, sauf pris au pied de la lettre qui est de se ramener à un fonctionnement autarcique, amenant nécessairement à la guerre quand on veut une ressource dont on ne dispose pas sur son propre territoire), il s'agit d'être souverain, c'est à dire de pouvoir se procurer des ressources par le commerce par différents fournisseurs fiables, d'avoir les réserves stratégiques pour tenir le temps de trouver une solution en cas de rupture logistique.

À ce jeu là, nous serions nettement plus souverains en électrifiant tout : on n'a plus de pétrole pour faire tenir notre économie sans dépendre de fournisseurs à la fiabilité douteuse, en revanche, on a les ressources minières (évidemment, il faut les exploiter, mais elles sont néanmoins présentes) pour produire des batteries, et l'UE a encore une production de fer assez importante (et on serait bien inspirés d'inclure l'Ukraine, qui a une belle production).
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C'est quand même ce que j'ai dit sur toutes mes réponses non ? Je vois pas où nous serions en contradiction. Je disais exactement la même chose (à mon sens). Mais peut être que c'est pas à moi que tu repondais ? Quand au mot "souveraineté", je l'utilise pas trop, il veut pas dire la même chose pour les uns et pour les autres. "Indépendant en mode dégradé en cas de pépin" me parrait plus concret.

Pour les batteries, oui bien sûr, il y a des mines de lithium potentielles en France, mais 1. Ça met dit ans à commencer à rendre une mine productive, 2. Ça fait priori environ 10 ans qu'on le sais (ou plus), 3. J'ai pas entendu dernièrement qu'on avait beaucoup avancé sur la question. De plus une batterie, ce n'est pas qur du lithium, donc on dépendera de toute façon de l'import.
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Quand au mot "souveraineté", je l'utilise pas trop, il veut pas dire la même chose pour les uns et pour les autres.
J'en garde la définition qui a été donnée sur Next à partir d'une interview d'un cadre de l'ANSSI (si je me souviens bien). Bien sûr, pas la signification pétée (qui revient à l'autarcie) des gugusses comme Dupont Gnangnan.
1. Ça met dit ans à commencer à rendre une mine productive,
Oui, et on est mauvais là dessus, aucun doute.
2. Ça fait priori environ 10 ans qu'on le sais (ou plus), 3. J'ai pas entendu dernièrement qu'on avait beaucoup avancé sur la question.
À un moment, il va falloir faire comprendre aux NIMBY que c'est ça ou retour à la carriole à cheval, ou à la marche à pieds.
De plus une batterie, ce n'est pas qur du lithium, donc on dépendera de toute façon de l'import.
On aura bien moins de problèmes à se fournir (sur le territoire européen) en fer et en phosphate qu'en lithium. Et rebelote : il vaut mieux importer un peu de sources variées (et pas nécessairement antagonistes) que de se limiter à ce qu'on a uniquement localement.
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"On aura bien moins de problèmes à se fournir (sur le territoire européen) en fer et en phosphate qu'en lithium. Et rebelote : il vaut mieux importer un peu de sources variées (et pas nécessairement antagonistes) que de se limiter à ce qu'on a uniquement localement.", -> là encore, pas du tout en désaccord :)
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Je suis totalement d'accord avec cet article. Je suis aussi un grand fan de Home Assistant et des protocoles locaux tels que zigbee, zwafe, enOcean, ...
Mais pour moi, c'est un tout petit sujet comparé au problème des réseaux sociaux, notamment ceux de meta. Avec en tête de file le problème de whatsapp, qui appartient à cette société à la pointe du foutage de gueule en terme de respect de la loi et de la vie privée, mais est devenue une quasi obligation pour être "normalement" intégré dans la vie sociale (lien avec l'école, avec des associations, avec le quartier, ...). Outre le fait que je passe pour un illuminé quand je suggère de préférer des alternatives offrant infiniment plus de garantie en terme de moralité et d'éthique, je suis de fait mis de côté dans bien des cas juste parce que je refuse d'installer ça, quelque soit l'appareil et les protections que je pourrai prendre (vu le nombre de personnes payées très cher pour travailler au quotidien à contourner toutes les protections possibles, c'est une bataille que je ne pourrai en aucun cas gagner).

Avec un peu de chance, de plus en plus de gens seront conscient du problème, et auront suffisamment de conviction pour le prendre en compte.