Comment la pétition contre la loi Duplomb est devenue virale
Du plomb dans l'aile
En moins de deux semaines, la pétition contre la loi Duplomb a dépassé 1,8 million de signatures, devenant la deuxième mobilisation de ce type la plus soutenue en France.
Le 24 juillet 2025 à 16h15
6 min
Société numérique
Société
Le 8 juillet 2025, la très critiquée loi Duplomb était votée par l’Assemblée nationale grâce aux voix d’une large partie du bloc présidentiel, de la droite et de l’extrême-droite. Entre autres dispositions, le texte prévoit la ré-autorisation de l’acétamipride, un néonicotinoïde dangereux pour la biodiversité et la santé humaine, la facilitation des projets de mégabassines ou encore celle des élevages intensifs.
Deux jours plus tard, l’étudiante de 23 ans Éléonore Pattery créait une pétition sur le site de l’Assemblée nationale. Elle y qualifiait la loi Duplomb d’ « aberration scientifique, éthique, environnementale et sanitaire » et d’« attaque frontale contre la santé publique, la biodiversité, la cohérence des politiques climatiques, la sécurité alimentaire, et le bon sens ».
En quelques jours, les compteurs s’affolent : la pétition dépasse les 100 000 puis les 200 000 signatures. Repérée par des comptes influents dans les sphères écologistes, dont celui du média Bonpote créé par Thomas Wagner, l’initiative se répand sur les réseaux sociaux, appelant les internautes à signer. En jeu : dépasser la barre des 500 000 signatures, au-delà de laquelle la conférence des présidents peut décider de mettre un débat sur le sujet à l’ordre du jour (quoiqu'ils n’y soient pas obligés, et que le débat soit dédié à rester sans vote).
En ligne, un nombre croissant de personnalités influentes et d’internautes se sont lancés dans la promotion de la pétition, jusqu’à lui faire dépasser plusieurs records de nombre de signatures.
Plus de 1,8 million de signatures
En moins de deux semaines, la pétition a réuni plus de 1,8 million de signatures. Son initiatrice n’a pourtant rien d’une influenceuse : dans le texte de la pétition, elle indique être actuellement en Master qualité, sécurité, environnement et responsabilité sociétale des entreprises. « Je ne suis pas indispensable à ce débat : l’opinion publique, les voix qui s’élèvent partout dans le pays me représentent déjà très bien », déclare-t-elle sur son compte LinkedIn. Elle y encourage régulièrement les signataires mais demande à ce que les médias ne la contactent pas.
Plusieurs personnalités plus habituées à la diffusion à grande échelle prennent rapidement le relais, raconte Politico. Ainsi du fondateur de Bon Pote, média de vulgarisation des enjeux environnementaux, de créateurs de contenus engagés dans les questions environnementales, comme Hugo Clément et Camille Étienne, ou encore des ONG et militants écologistes.
Rapidement, leurs messages, doublés d’appels directs à des vidéastes comme Squeezie, Lena Situations ou Tibo InShape, décuplent la vitalité des appels à signer la pétition. Grâce à ces interpellations en dehors de leurs sphères déjà sensibilisées, ils et elles obtiennent bientôt le soutien des créatrices de contenu EnjoyPhoenix et Jujufitcats ou de l’acteur Pierre Niney. Pour le sénateur Laurent Duplomb (Les Républicains), interrogé sur RMC, il s’agit d’une « instrumentalisation par l’extrême-gauche et par les écologistes ».
Mais avant la rédaction de la pétition par Éléonore Pattery, les effets de la ré-autorisation de l’acétamipride inquiétaient déjà le grand public. Au moment du vote de la loi, le cri de la fondatrice du collectif Cancer Colère, Fleur Breteau, avait déjà fait le tour des réseaux sociaux. « Vous êtes les alliés du cancer et nous le ferons savoir ! », avait lancé à l’adresse des députés de la droite et de l’extrême-droite de l’Assemblée celle qui se bat contre son deuxième cancer du sein en quatre ans. Elle donnait alors un visage à une inquiétude croissante sur les effets cancérigènes des pesticides dont la loi Duplomb doit permettre à nouveau l'usage.
Devant la pétition des Gilets jaunes, derrière celle de l’Affaire du siècle
Forte de ce contexte et de ces soutiens, la pétition contre la loi Duplomb a réussi en quelques semaines à se hisser à un nombre de signatures record. Elle fait mieux que celle de Priscillia Ludosky, protestant en 2018 sur change.org contre la hausse du prix des carburants. Viral, déjà, ce texte signé par 1,29 million de personnes avait signé le coup d’envoi du mouvement des gilets jaunes. Elle dépasse aussi les scores de la pétition « Loi Travail : non, merci ! », qui avait récolté 1,35 million de signatures – le texte a été adopté en août 2016.
La seule mobilisation numérique plus importante, à l’heure actuelle, est celle portée en 2018 par la Fondation pour la nature et l’homme, Greenpeace France, Notre affaire à tous et Oxfam France pour faire reconnaître « l’inaction climatique de l’État français et son obligation à agir ». Elle avait récolté plus de 2,3 millions de signatures. À l’époque, sa médiatisation avait été aidée par des personnalités culturelles, parmi lesquelles les actrices Juliette Binoche et Marion Cotillard, l’humoriste Élie Semoun et les youtubeurs McFly et Carlito.
Trois ans plus tard, le tribunal de Paris avait effectivement reconnu l’État responsable de manquements dans la lutte contre le réchauffement climatique – un jugement qui résonne avec celui de la Cour internationale de justice, qui a jugé le 23 juillet l’inaction climatique des États « illicite ».
Après avoir adopté la loi Duplomb sans débat – en adoptant une motion de rejet et en la renvoyant en commission mixte paritaire –, les législateurs semblent néanmoins surpris par le succès de la pétition contre la loi Duplomb. La présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, s’est déclarée favorable à l’ouverture d’un débat, mais cela n’a pas empêché la ministre de l’Agriculture Annie Genevard de déclarer que le texte serait « de toute façon promulgué ». Le Conseil constitutionnel doit se prononcer sur le recours déposé par les élus écologistes d’ici le 10 août.
Comment la pétition contre la loi Duplomb est devenue virale
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Plus de 1,8 million de signatures
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Devant la pétition des Gilets jaunes, derrière celle de l’Affaire du siècle
Commentaires (96)
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Abonnez-vousLe 24/07/2025 à 16h26
Pourquoi ne pas essayer d'interdire ces pesticides en Europe plutôt ?
Le 24/07/2025 à 16h37
Bref; les pays de l'UE peu regardant du fait que c'est le moyen de rester compétitif (en termes de ventes) ne vont pas voter oui.
Et c'est pire quand il s'agit de modifier la constitution européenne. Qui contient les articles qui justement permettent le saccage de l'emploi en France.
Le 24/07/2025 à 16h50
Et si ce qui pose problème, c'est une concurrence déloyable, on n'à mettre fin à notre contribution à la PAC jusqu'à ce que tous le monde change d'avis et interdire les produit ne respectant nos conditions.
Si on sort du dogme européiste, c'est pas si compliqué à faire.
Le 24/07/2025 à 17h30
Ce qui est plus scandaleux c'est qu'en Europe (en France aussi), on continue à produire et vendre des pesticides / herbicides / fongicides interdits depuis des années d'usage sur le sol européen :( Au Brésil, en Afrique et ailleurs. Et que ces produits interdits on les retrouvent dans nos produits importés.
Le 25/07/2025 à 09h44
Le 24/07/2025 à 17h46
Le 24/07/2025 à 21h12
Le 25/07/2025 à 07h51
Le 25/07/2025 à 12h03
Ceci dit, pour notre santé, manger moins de sucres est effectivement une des meilleures choses que nous puissions faire.
Le 25/07/2025 à 08h02
- les deux sont un mélange de pesticides à mettre en mode curatif et pas en mode préventif. On traite que la zone attaqué.
- l'autre solution c'est d'arrêter de faire des monocultures. Ils suffit d'alterner les cultures pour diminuer les problèmes de pucerons.
Modifié le 25/07/2025 à 13h29
[EDIT]Je vois qu'il y a des gens qui rigolent de mon commentaire, mais ne répondent étrangement pas pour apporter leur science (puisque selon eux je dirais n'importe quoi). Pourquoi rigoler, alors?
Le 25/07/2025 à 18h44
Ça coûte aussi une petite fortune... la seule expérience de permaculture à un peu grande échelle vérifiée indépendamment comme économiquement viable en France à ma connaissance c'est la Ferme du Bec Hellouin, en Normandie. Elle a été rentable à la triple-condition de :
- Avoir pas mal de stagiaires qui bossaient gratuitement pour entretenir le domaine pendant les formations prodiguées par la Ferme.
- Fournir principalement des restos plutôt gastronomiques des environs qui ne regardent pas trop à la dépense (je me demande d'ailleurs que Le Bec Hellouin est pas le bled qui a le plus de restaurants gastro par habitant en France)
- Profiter d'une grande quantité de fumier issu du centre équestre du coin, avec une consommation de fumier qui rendrait le modèle impossible à généraliser en France par simple manque de crottin de cheval (à quoi ça tient ces ptites choses...).
C'est pas avec ça que tu vas nourrir les familles qui achètent Eco+ au Mammouth le samedi après-midi.
Ceci étant, si l'IA continue à piquer tous les jobs des cols blancs, le retour général de la population à la ferme, au moins, se fait soudain plus réaliste...
Le 25/07/2025 à 18h32
Modifié le 27/07/2025 à 21h08
Puis plus récemment :
Elle indique également que cette alternative n'a pas été testée du point de vue de sa toxicité pour l'environnement ou la santé humaine.
Le problème avec les rapports de l'ANSES, c'est que personne ne les a téléchargés et tout le monde se contente d'en lire ce que Le Monde Planète en dit.
Le 24/07/2025 à 18h59
Le 26/07/2025 à 00h21
Israël pratique le nettoyage ethnique. Pourquoi en France, on ne fait pas la même chose pour éradiquer les bretons, corses, basques ou toute autre population d'une région française qui "réclame" une certaine indépendance ?
Oui, je sais, c'est extrême, complètement con et stupide au possible comme raisonnement, mais, dans sa construction, c'est le même que le tien.
Si tu préfères, ce n'est pas parce que des pays en Europe font de la m... qu'on doit s'aligner sur leurs décisions et choix plus que douteux...
Plutôt que de tirer notre qualité de vie vers le bas, ça ne serait pas mieux de tirer celle des autres pays vers le haut et les enjoindre à aussi interdire l'usage de ces sales produits cchez eux ?
Le 26/07/2025 à 10h57
Mais là on dit : pas en France, produit dangereux, mais les produits concurrents qui utilisent ces pesticides sont en vente libre en France...
Le 24/07/2025 à 16h32
Le 24/07/2025 à 16h44
Le 24/07/2025 à 16h57
Pour la petite histoire, en 2013, l’EFSA avait proposé un protocole visant à évaluer la toxicité chronique des pesticides sur les abeilles. Jamais appliqué, ce protocole aurait conduit — selon les industriels eux-mêmes — à l’interdiction de 82 % des produits phytosanitaires aujourd’hui sur le marché. Sous la pression économique des lobbies, la Commission européenne en a bloqué la mise en œuvre. Cette affaire illustre crûment le poids des intérêts privés sur les décisions sanitaires et écologiques.
Pendant ce temps, la biodiversité s’effondre : –75 % en 30 ans.
Et 90 % des molécules présentes dans les pesticides autorisés échappent à toute détection, tout en contaminant massivement l’environnement.
Les abeilles ne meurent pas directement du pesticide, mais parce qu’elles sont désorientées, incapables de retrouver leur ruche.
Il n’est plus admissible que nos responsables politiques continuent d’ignorer ces faits, et votent une loi sans débat parlementaire, alors même que les premières méta-analyses scientifiques viennent confirmer la toxicité de ces substances.
Je vous invite à visionner la conférence du professeur Pierre-Henri Gouyon, donnée à la Station biologique de Roscoff, pour bénéficier de l’éclairage d’un grand spécialiste du domaine.
Le 24/07/2025 à 17h39
- Le classique : c'est parce qu'on ne comprend pas
- Le complotiste : c'est les extrémistes écolo socialo qui nous manipulent
- Le plus drôle à mon goût : c'est la faute aux anti sciences du CNRS
Le 24/07/2025 à 19h15
Le 24/07/2025 à 20h02
C'est juste qu'il y a une petite dichotomie sur la composition de "nous".
Le 24/07/2025 à 20h30
Le 25/07/2025 à 11h14
Le 25/07/2025 à 12h34
Sans focaliser sur le sujet mentionné, je constate juste que les gens restent sur leurs convictions que un raisonnement binaire en mode "j'ai raison, les autres ne comprennent rien".
Le 24/07/2025 à 22h12
Il y a effectivement des effets sublétaux mais ils sont assez réduits aux doses normalement constatées dans l'environnement résultant d'un usage agricole. Voir notamment :
https://link.springer.com/article/10.1007/s13592-020-00792-z
En revanche, un truc à ne pas négliger est que l'acétamipride est un cas connu de molécule à "effet cocktail", dans lequel les effets sublétaux de différents pesticides (dont l'acétamipride) se potentialisent et se renforcent mutuellement. Voir notamment :
https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S0147651319314319
Ceci étant dit, l'autorisation limitée prévue par la loi Duplomb devrait avoir un effet assez limité sur les abeilles, car il se limite à des cultures que les abeilles ne butinent pas (les betteraves, notamment, ne produisent pas de fleur la première année et sont donc récoltées sans avoir produit de fleurs susceptibles d'intéresser les abeilles). Et certes, la molécule peut migrer, mais compte tenu de sa durée de vie assez courte (demi-vie de 8 jours dans les sols et encore moins dans l'eau) et de la dilution, les risques restent quand même assez contrôlés.
Après faut pas être naïf : c'est un insecticide. Un insecticide qui ne fait aucun mal aux insectes, ça n'existe pas vraiment, ou alors ce n'est plus un insecticide. Mais si vous trouvez qu'on s'est tapée une belle inflation ces dernières années, vous êtes pas prêts pour une alimentation sans insecticides, et encore moins sans pesticides d'aucune sorte.
Pierre-Henri Gouyon n'est pas vraiment un "grand spécialiste du domaine". Ses domaines d'expertise sont la biologie évolutive et la génétique, pas l'écotoxicologie et encore moins la médecine. Accessoirement, c'est un militant aux adhésions hautement controversées, en tant que membre du Conseil Scientifique du très douteux CRIIGEN, co-fondé par Lepage et l'inénarrable Séralini.
Le 25/07/2025 à 08h18
Le 25/07/2025 à 11h18
Porte-flingue pour qui d'ailleurs ? Va jusqu'au bout des choses !
Le 25/07/2025 à 16h37
Le 25/07/2025 à 16h50
Le 25/07/2025 à 23h37
Le 26/07/2025 à 07h13
Et c'est quoi cet argument de 20 ans de présence ici ? ça apporte quoi au fait que tu racontes n'importe quoi sur les insecticides ? venir ici relativiser leurs effets comment dire ...
Modifié le 27/07/2025 à 21h02
Le 28/07/2025 à 12h06
Allez bises
Le 25/07/2025 à 09h48
Le 25/07/2025 à 18h46
De ce point de vue, avoir des pesticides à demi-vie courte est un gros enjeu.
Le 27/07/2025 à 22h48
Le 28/07/2025 à 09h35
Le 28/07/2025 à 09h34
https://www.lexpress.fr/sciences-sante/loi-duplomb-de-nombreux-legumes-au-dessus-des-seuils-dintoxication-a-lacetamipride-6QHSF5FQZJDULCPDEXODJYYPFU/
Le 25/07/2025 à 12h10
Pourtant, il existe de nombreuses ressources accessibles pour étayer un débat sérieux. La vidéo de réponse de L’Argumentarium (https://www.youtube.com/watch?v=XYP3T2ipAi0&t=2s) démonte point par point les arguments avancés par Le Point Genius, qui soutenait que les critiques adressées aux pesticides étaient biaisées. Cette réponse est rigoureusement sourcée dans un document complet :
Mais chacun peut en faire l’observation directe : enfant, j’attrapais les têtards à mains nues dans les fossés (j’ai 52 ans). Aujourd’hui, ils ont disparu. Mon père devait s’arrêter tous les 100 km pour nettoyer son pare-brise des insectes écrasés. Ce n’est plus nécessaire on peut traverser la France.
Une étude récente, fondée sur le nombre d’insectes écrasés sur les plaques d’immatriculation, révèle un effondrement de -58,5 % en moyenne au Royaume-Uni entre 2004 et 2021, avec une chute allant jusqu’à -64,96 % en Angleterre spécifiquement (The Bugs Matter Citizen Science Survey, Buglife, Kent Wildlife Trust, RSPB – voir : Phys.org, Awe International, ResearchGate).
Bien que les pesticides soient utilisés depuis près d’un siècle, l’explosion de la mortalité des insectes coïncide avec l’arrivée des semences enrobées de pesticides, il y a 30 ans. Ces traitements sont d’autant plus préoccupants que 95 % des produits ne sont pas absorbés par la plante et se répandent dans l’environnement, polluant sols, eaux et affectant massivement les insectes non ciblés.
Le nombre d’études incriminant les pesticides ne cesse de croître, comme l’illustre cette publication récente :
https://dumas.ccsd.cnrs.fr/dumas-05099431v1/document
Un parallèle s’impose avec un autre scandale environnemental : la pollution de l’eau par les PFAS, substances chimiques persistantes. Présents depuis les années 1950, ils n’ont été pris au sérieux que récemment, lorsqu’on a su les détecter. Voir l’explication claire de l’ANSES :
https://www.anses.fr/fr/content/pfas-substances-chimiques-persistantes
Et cette vidéo pédagogique :
Et quelle est la réponse politique habituelle sur ce genre de problème ? Non pas une réduction des seuils et une dépollution, mais l'augmentation des seuils de tolérance, au grand étonnement de nos voisins suisses par exemple. Un exemple de ce type d'attitude :
Taire un débat aussi crucial par une manœuvre parlementaire constitue, au mieux, une profonde irresponsabilité. Au pire, c’est un acte criminel contre le vivant et les générations futures.
Et l’argument du rendement ne tient pas la route : plus de 50 % de ce que nous produisons est gaspillé entre le champ et l’assiette du consommateur.
De mon côté, et pour avoir une base de comparais avec le "Avant", je mène un petit projet open source visant à appliquer la cliodynamique, autrement dit, l’analyse des dynamiques historiques à travers les données, à la production agricole. Pour cela, j’ai acquis 75 années de parution du journal de La Maison rustique (soit 153 volumes de plus de 600 pages chacun), un périodique publié depuis 1837 et jusqu'à la première guerre mondiale qui compilait continuellement les statistiques agricoles, les rendements, le nombre de ravageurs, de gibiers, les techniques culturales et les conditions météorologiques.
Je dispose d’un scanner professionnel Canon ImageFormula DR-G2000 capable de traiter jusqu’à 600 pages recto-verso par minute en A3, et je vais utiliser des outils d’intelligence artificielle (je vais tester pixtral qui a l'air vraiment pas mal pour les tableaux) pour numériser, structurer et interroger cette immense base documentaire. L’objectif est de faire émerger des statistiques historiques fines sur les pratiques agricoles et leurs résultats, et ainsi fournir un socle empirique pour mieux comprendre les dynamiques longues de l’agriculture française. Ça va être mon occupation du mois d’aout.
Le 25/07/2025 à 12h36
Le 25/07/2025 à 19h44
Le 25/07/2025 à 21h05
Sauf quand le gouvernement confisque leurs subventions pour ... autre chose comme ça a été le cas il y a quelques années, mais ça va mieux maintenant.
il faut dire qu'il y a eu aussi quelques profiteurs qui ont sauté sur l'aubaine.
Le 25/07/2025 à 21h44
Le 25/07/2025 à 22h05
En tout cas, si tu as 52 ans, je peux te dire que l'agriculture de ton enfance n'était en rien plus saine ni plus naturelle que celle d'aujourd'hui. L'agriculture des années 60-80 est peut-être la plus crade, la plus chimique, la plus pesticidée de l'histoire de l'humanité. C'est la grande époque du DDT, du Chlordécone, et de tout un tas de saloperies bien pires que ce qu'on utilise aujourd'hui, qu'on utilisait dans des quantités complètement incontrôlées, en mode "carpet-bombing".
Tes grand-parents ont probablement connu une agriculture avec relativement peu de pesticides dans leur enfance (même s'il y en avait déjà, il y en a depuis l'antiquité - soufre et arsenic notamment). Tes parents, c'était déjà la période de transition du tout-chimique. Toi, tu es né dans les effluves des pires agents toxiques, encore que tu as eu la chance de naître juste après l'interdiction du DDT (mais il était encore ultra-présent dans les sols).
Le 26/07/2025 à 09h25
Le 26/07/2025 à 17h37
Le 27/07/2025 à 20h09
À l'inverse, rien, dans le fait qu'une molécule soit de synthèse, n'indique en soi quelle sera sa demi-vie, comment elle se dégrade et sous combien de temps, c'est très variable d'une molécule à l'autre. Certaines se bioaccumulent et restent là des années tandis que d'autres se dégradent en quelques jours ou quelques heures.
Typiquement, le bio utilise beaucoup le sulfate de cuivre comme pesticide, mais celui-ci se bioaccumule durablement et affecte les sols. Exemple avec cette photo qui a fait le tour des RS il y a quelques années. Tu vois les lignes jaunes ? C'est les zones où étaient autrefois plantées des vignes traitées au sulfate de cuivre, autorisé en bio car "naturel".
Vraiment, faut sortir de ce sophisme du "c'est naturel alors ça va". Que ce soit pour la santé humaine ou pour les conséquences écologiques, y a aucune règle du genre qui résiste plus de deux secondes à l'analyse.
Le 25/07/2025 à 19h33
Le 24/07/2025 à 17h44
Le 24/07/2025 à 18h26
Ceci est important car très vite les "contres" ont dit que cela ne valait rien car les gens (ou même des bots) votaient en double ou triple ce qui est impossible (merci OpenID Connect).
On peut par ailleurs noter que malgré quelques ralentissements, le site de l'Assemblée et France Connect ont tenu le coup.
Et sinon un petit site qui montre l'évolution des signatures et que la pétition a déjà plus de signataires que de votants pour Valérie Pécresse à l'élection présidentielle de 2022 ! Vu sous cet angle, cela relativise aussi un peu les discours qui disent que 2 millions c'est rien par rapport à 49 millions d'électeurs (35 au mieux qui votent réellement hélas).
PS : Petit rappel, il est toujours possible de signer la pétition contre l'utilisation de X par le gouvernement.
Modifié le 24/07/2025 à 18h31
Le 24/07/2025 à 18h31
Le 24/07/2025 à 19h09
Le 25/07/2025 à 23h49
Le 24/07/2025 à 19h25
Modifié le 24/07/2025 à 22h59
Le gouvernement a dit publiquement se référer aux avis scientifiques et notamment celui de l'ANSES
Loi Duplomb : des « solutions alternatives efficaces et opérationnelles » à l’acétamipride existent depuis des années, selon l’Anses
Quant au fait de dire que les abeilles ne seront pas touchées car elles ne butinent pas les betteraves, c'est du même acabit que d'affirmer que le nuage de Tchernobyl s'est arrêté aux frontières de la France.
On trouve des trace de pesticides à des kms de leur endroit d'épendage.
Le 25/07/2025 à 19h40
Mandard qui truque un titre pour aller dans son sens (en même temps Le Monde Planète quoi) :
Les alternatives en question : https://www.liberation.fr/checknews/interdiction-des-neonicotinoides-les-22-alternatives-de-lanses-pour-proteger-les-cultures-de-betteraves-sont-elles-efficaces-20230128_HVSBPK3RARE6POEMF3LG7FLVQQ/?redirected=1
Aucune n'est meilleure
Aucun rapport
Il n'y a pas d'épendage pour la culture de la betterave avec cet insecticide, ce sont des graines enrobées.
Et toujours aucun soucis pour la santé.
Modifié le 26/07/2025 à 11h19
Pour bien situer le niveau du commentaire, il convient de préciser que tu es un soutien inconditionnel de Trump, que tu réfutes le génocide de la bande de Gaza et que pour toi tout ce qui se trouve à gauche de Retailleau est au minimum un communiste.
Maintenant qu'on a planté le décor, revenons à ta réalité alternative.
1- On ne demande pas à une alternative d'être meilleure, mais simplement de faire UNE PARTIE du job. Pour rappel au plus fort les producteurs de betteraves ont connu une perte de production de 15% max sans l'acétamipride.
2- Bien sur que si cela a un rapport. Quelque soit la méthode d'épandage (gazeux, liquide, poudre, granulés, enrobage), la duree de vie de la molécule dans l'eau est AU MINIMUM de plusieurs mois, donc le ruissellement peut entrainer la molécule très très loin de son lieu d'épandage initiale.
Il n'est un secret pour personne que la betterave n'est pas une culture séche, que les régions que la produisent ne sont pas arides et que surtout les plantes ne consomment qu'une partie des principes actifs.
Quant à la toxicité sur les abeilles elle a été etablie, sur l'homme à minima c'est un perturbateur endocrinien.
Bref...
Le 26/07/2025 à 18h11
Oui, désolé il y a un monde en dehors de l'extrême gauche.
https://www.nytimes.com/2025/07/22/opinion/no-israel-is-not-committing-genocide-in-gaza.html
Retailleau lui-même n'est qu'un communiste de droite. Le problème c'est que comme vous êtes incapable d'évaluer la politique sur plus d'un axe, vous êtes incapable de voir le manque d'offre politique libérale en France
Je note que tu esquives totalement le mensonge du Monde que tu étais pourtant si fier de poster, préférant enchainer les ad hominem.
Oui, qu'est-ce que c'est 15-20 % de pertes de temps en temps après tout. De toute façon on achètera à l'étranger, comme pour toutes les autres filières qu'on a déjà tués.
C'est faux.
Vraiment ? pourtant les anti loi Duplomb répètent en coeur que c'est un tueur d'enfant et la cause assuré de cancers ? Ce ne serait pas prouvé ?
Tu es juste victime de désinformation, les anti loi Duplomb confondant allègrement les études générales sur des pesticides (ou parfois la famille des néonicotinoïdes) pour attaquer l'acétamipride.
Pourtant
https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC3338325/
https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/15880574/
Pareil ton "à minima un perturbateur endocrinien" est étonnant, d'où vient-il ? d'une désinformation pour amalgamer cette substance-ci avec d'autres qui ont déjà été diabolisées
https://www.sagepesticides.qc.ca/Recherche/Sante/DisplaySante?MatiereActiveID=29
https://www.lepoint.fr/environnement/acetamipride-que-dit-vraiment-la-science-21-07-2025-2594818_1927.php
Le 27/07/2025 à 20h28
Et encore, ça c'est les betteraves, les résultats sont encore pire sur les noisettes. Là, la production a été divisée par deux en 2024 par rapport même aux pires années précédant l'interdiction.
Mais bon c'est pas grave, la Turquie sera ravie de nous vendre ses noisettes.
Sinon, la demi-vie de la molécule dans l'eau, c'est 1 à 4 jours. C'est-à-dire qu'au bout de 28 jours, même en prenant la demi-vie max de 4 jours, et même à supposer que la totalité de la dose utilisée se soit retrouvée dans l'eau, il reste 0,78% de la dose originale. Au bout de 60 jours (ton "plusieurs mois au minimum"), il en reste 0,003%. Voilà pour le scénario le plus pessimiste imaginable.
Modifié le 28/07/2025 à 09h34
Le 28/07/2025 à 09h38
Ce n'est pas une attaque ad hominem: je présente juste tes orientations politiques pour expliquer tes posts et tes postures vis à vis des données scientifiques.
Assumes.
@Liam
Je vois que la désinformation fait mouche.
Un peu de lecture car je vois que la discussion ne serait qu'une perte de temps.
PS: de toutes façons quand on aura fini de détruire les écosystèmes dans une fuite en avant continue, les mêmes viendront nous expliquer que ce sera la faute des écolos.
Le 28/07/2025 à 22h08
J'ai plusieurs fois critiqué Trump ici même. Je suis un pur libéral je n'ai rien à voir avec lui.
Bien entendu toujours aucun commentaire sur le mensonge du Monde ?
Article catastrophique de wikipédia qui reprend sans mesures toute les études anxiogènes trouvables. Sans jamais citer la revue de l'Efsa qui les écartent. La prochaine fois qu'on me demande un exemple d'article partial sur WP, je saurais où chercher.
Le 26/07/2025 à 11h29
Le 25/07/2025 à 08h12
Le 24/07/2025 à 19h35
https://www.chemicalinterests.fr/
Le 24/07/2025 à 22h37
Est-ce pire qu'être instrumentalisé par la FNSEA, les Jeunes Agriculteurs, et la Coordination rurale ?
Le 26/07/2025 à 09h30
Modifié le 25/07/2025 à 10h58
Je trouve ce site bien fait pour répondre au fait que 1,9 millions de personnes, ce n'est qu'une infirme portion des Français et Françaises. C'est quand même plus de personnes que le nombre de voix obtenues par mal de candidat(e)s à la dernière élection présidentielle
Le 25/07/2025 à 01h25
Le 25/07/2025 à 08h17
Et la pétition, l'énorme majorité des français signe contre tous les jours, en faisant leurs courses.
Facile de s'acheter une conscience écologiste à pas cher en signant un bout de papier
Le 25/07/2025 à 10h52
Le 25/07/2025 à 13h28
Et ce n'est faute pour le camp au pouvoir d'avoir essayer d'élargir le front commun vers la gauche : ils parlaient d'un accord du PC à LR.
C'est sûr qu'en refusant de participer au gouvernement, ils ont donné un poids plus fort à LR.
Le 25/07/2025 à 22h09
Comme je dis toujours, la démocratie, ça se résume pas à élire un nouveau dictateur avec les pleins pouvoirs une fois tous les 5 ans.
Le 26/07/2025 à 00h13
Rien que tous les arguments présentés ici montrent que tu as tort, surtout qu'il y a bien d'autres contraintes légitimes qui sont éliminées par cette loin, c'est dommage que l'on s'arrête à cet insecticide évitable pour pas plus cher et qui sera évité dans quelques années au niveau européen, car, si j'ai bien compris, c'est le seul néonicotimachin qui reste autorisé actuellement dans l'UE, alors que tous les autres sont déjà interdits, il n'y a pas de raison qu'il reste si de la substitution est déjà là.
Le 27/07/2025 à 20h56
centrale et du nord. (...) Cette synthèse conclut qu'il n'y a pas d'alternative réelle à l'enrobage des semences de betterave avec des néonicotinoïdes alors que les ravageurs semblent déjà montrer des résistances aux principaux insecticides de substitution par traitement foliaire.
À noter que dans les alternatives chimiques proposées, on retrouve souvent le spirotétramate. Problème : son AMM a expiré l'année dernière, et par conséquent toute utilisation sera proscrite à partir d'octobre de cette année.
Dans une synthèse plus récente, l'ANSES écrit :
néonicotinoïdes ont des efficacités correctes mais la plupart du temps probablement
insuffisantes en utilisation seule pour réduire les niveaux de dégâts sous le seuil
d’acceptabilité économique. Il sera donc indispensable de tester des combinaisons de
plusieurs de ces méthodes de lutte dans une approche de lutte intégrée permettant
d’atteindre une efficacité suffisante et durable.
Elle précise par ailleurs que :
enjeux socio-économiques associés aux solutions alternatives à l’usage des
néonicotinoïdes sur betterave, ni à leurs conséquences pour la santé des hommes et de
l’environnement.
Mais par un magnifique tour de passe-passe, dans les journaux c'est devenu : "des « solutions alternatives efficaces et opérationnelles » à l’acétamipride existent depuis des années, selon l’Anses". On doit pas parler de la même Anses, je vois que ça.
Modifié le 28/07/2025 à 23h43
J'ai lu aussi que la maladie de ces pauvres netteraves n'est pas le puceron (qui est visé), mais le virus de la jaunisse, le puceron n'est que le vecteur. Il faut donc plutôt supprimer les foyers d'élevage du virus qui se trouvent principalement dans les déchets de betteraves abandonnés au sol, donc détruire ce déchets, soit les méthodes de culture approximatives à éradiquer:
L’acétamipride constitue ainsi le dernier néonicotinoïde disponible. Alors pourquoi développer une alternative chimique — qui plus est, moins efficace — lorsque d’autres solutions non chimiques attendent de plus amples recherches ?
« Il ne faut pas arrêter les travaux qui permettraient d’envisager de faire autrement ! dit Christian Huyghe. On donne un signal d’immobilisme sur les insecticides. » Pourtant, les instituts techniques travaillent activement et des solutions émergent. L’expert pointe par exemple l’intérêt de cibler les réservoirs viraux.
Pour la jaunisse de la betterave, « le problème n’est pas le puceron, mais le virus [qu’il transmet à la plante]. Avec les recherches que nous avons menées avec l’Institut technique de la betterave, nous avons identifié les réservoirs viraux : ce sont les restes de betteraves de l’année d’avant [qui restent dans les champs], a-t-il expliqué sur France Culture. En les supprimant proprement en 2023 et 2024, nous n’avons pas plus de problèmes qu’avec les néonicotinoïdes. Cela ouvre une façon de penser différente. »
Qu'ils ont dit ici
Le 28/07/2025 à 10h37
Ben voyons
Il existe au minimum 3 façons différentes de se substituer à l'acétamipride, tu n'en cites qu'une.
Avec un faux argument et en oubliant la conclusion principale
Le 25/07/2025 à 07h23
Le 25/07/2025 à 09h30
Attention, pas des experts mono-domaines qui seraient ravis d'appliquer l'état de l'art théorique tel qu'ils ne se l'appliquerait jamais à eux-mêmes. Si je laisse un développeur libre de la qualité de son code, il passe sont temps à le briquer et rebriquer, et la délivrance est proche de néant.
Et faut arrêter de prendre nos agriculteurs pour des neuneus, la plupart sont ingénieurs et les premiers exposés aux risques des substances qu'ils manipulent.
Bref dans ce cas-là les consom-acteurs réguleraient eux-mêmes l'usage d'engrais. On a déjà plusieurs labels de qualité (dont plusieurs déclinaisons de bio).
Une partie de cette pétition joue le même rôle qu'un référendum: quelque soit la question c'est un sondage de défiance.
Le 25/07/2025 à 11h18
Modifié le 25/07/2025 à 14h19
Tiens, un peu de lecture de l'une d'elle même si cela date de presque 10 ans:
https://www.latribune.fr/opinions/tribunes/lettre-ouverte-des-connards-de-climatosceptiques-a-madame-kosciusko-morizet-514237.html
Et elle cogne dur dès le départ... sur les fondations du 1er rapport du GIEC:
En octobre 1989, le Dr Stephen Schneider, climatologue alors « lead author » pour le premier rapport du GIEC expliquait à Discover : « D'un côté, en tant que scientifiques, nous sommes éthiquement liés à la méthode scientifique, ce qui signifie dire la vérité, toute la vérité, rien que la vérité, et indiquer aussi les doutes, les mises en garde, les conditions de validité. D'un autre côté, nous sommes des êtres humains. Et, comme la plupart des êtres humains, nous souhaiterions un monde meilleur, ce qui dans ce contexte signifie réduire le risque d'un changement climatique potentiellement désastreux. Pour ce faire, nous avons besoin du soutien d'une base élargie, de capter l'attention du public.
*
Ceci passe bien sûr par une bonne couverture médiatique. Nous devons donc présenter des scénarios effrayants, faire des déclarations spectaculaires, simplifiées, en taisant les doutes que nous pourrions avoir.
*
La résolution de cette double contrainte éthique dans laquelle nous nous trouvons n'est pas simple. Chacun de nous doit décider ce qui est le juste équilibre entre être honnête et être efficace. J'espère qu'il est possible d'être les deux.
Et dans le rapport de 2007, on restait dans le sensationnel fondateur avec la disparition des glaciers himalayens pour 2035... le président du GIEC d'alors devant avouer (alors en pleine tourmente sur leur éthique-en-toc illustrée par la déclaration ci-dessus) une "erreur", faute de vouloir dire "mensonge" sans doute, en 2010.
Modifié le 25/07/2025 à 15h08
Ça n'a pas très bien vieilli ton truc... Pourtant même en 2015 c'était déjà assez clair que non, le réchauffement ne s'était pas arrêté en 1998.
Les températures ont en fait évolué de manière assez conforme aux scénario... pessimistes du GIEC, alors que c'est les prévisions du scénario central qui étaient mises en avant, justement pour ne pas faire paniquer les gens (le GIEC est une instance de l'ONU sous contrôle politique).
Modifié le 25/07/2025 à 16h10
Si tu relis des articles d'il y a 25 ans, les Maldives devraient également être actuellement sous l'eau.
Idem sur les évènements climatiques violents (cf sa remarque sur les modèles), Météo France a d'ailleurs publié là dessus en début de mois: Pas plus intenses ni fréquents, ce que le GIEC rabâche depuis des décennies. Ou quand, à force de mélanger météo et climat, qui n'ont rien à voir, les météorologues qui tiennent les stats commenceraient à se payer les climatologues forçant le trait depuis ce biais initial et revendiqué... d'un climatologue déjà???
Le 25/07/2025 à 18h34
Météo France fait un bilan, ça date du début du mois, le 7 juillet pour être précis, et le discours est très loin du "pas plus intenses ni fréquents".
Le 26/07/2025 à 00h27
De même une falaise qui tombe à l'eau ou une digue explosée démontre bien que la mer monte parce que la glace qui était sur terre retourne dedans.
A part avec les fake news des rézosossio, ça n'est pas facile de convaincre la populasse malgré tous les rapports scientifiques.
Modifié le 26/07/2025 à 11h23
EDIT:
https://meteofrance.com/le-changement-climatique/quel-climat-futur/le-changement-climatique-t-il-un-impact-sur-les-tempetes
Cf les 2 graphiques...
Modifié le 26/07/2025 à 11h34
Retrouve moi la source, et on en rediscute avec plaisir.
[edit]
Forcément, tu rajoutes la source une fois que j'ai posté mon commentaire ;)
Alors non, Météo France ne dis pas pas plus intense ni fréquent. Météo France dit qu'il est justement difficile de se prononcer sur ces aspects là en particulier, à cause de la forte variabilité (grosse nuance quand même).
Qui plus est, certains paramètres eux gagnent bien en puissance, comme la quantité de pluie ou les surcôtes.
Et juste pour terminer : Météo France se concentre sur ce qui est visible "en France". Pas dans le reste du monde.
Le 27/07/2025 à 07h07
Maintenant, sur les tempêtes, les climatologues avaient annoncé des choses qui ne se produisent pas et notre pays n'était pas vraiment exclu. Pour les températures extrêmes, je pense par contre qu'ils sont en dessous de la vérité (sans doute car à trop étudier l'impact CO2, poussés par les politiques et leur financement qui ont basé une économie artificielle de plus là dessus, ils loupent autre chose).
Mais le gros problème c'est que l'on prends des décisions politiques sur les fantaisies de gens qui se sont mis en tête de modéliser le complexe système climatique terrestre et que certaines choses me semblent aller bien plus vite (températures extrêmes) tandis que d'autres ne sont pas clairement pas là. Le pire c'est qu'on continue de nous les rabâcher car tout semble toujours bon pour noircir le tableau, malgré les plus de 35 ans de recul infirmant désormais trop d'annonces.
D’où le fait de voir une NKM qui n'a jamais eu de dissonance cognitive, pour cela encore faudrait-il qu'elle raisonne, se faire bien moucher quand elle parle de "connards de climato-sceptiques" (même Tazieff s'était in-fine fait classer là et par des gens bien moins brillants que lui, car il disait que l'on sous-estimait totalement des paramètres comme de mémoire la quantité d'eau vapeur dans l'atmosphère, malgré le fait que la volcanologie avec des conséquences globales l'ait tôt alarmé sur notre impact global: Pas assez catastrophiste?) alors qu'en climatologie il y a visiblement un sacré nid de "connards" clamant "la fiinn du moonnnde", fournissant aux politiques traitant les gens de "connards" des motifs à taxer, qui reviennent en subventions de recherches pourvu qu'elles alimentent l'affaire...
Modifié le 27/07/2025 à 17h39
Tu fais une fixette sur les tempêtes (où je me répète, Météo France n'a fait que dire qu'ils ne pouvaient pas se prononcer avec les chiffres actuels tant c'est variable d'une année sur l'autre), et en France. Mais tu prends l'autre article, toujours de Météo France, et on y voit clairement plusieurs indicateurs évoluer, rien que sur la France. Pour ma part, sécheresse, vague de chaleur ou pluies extrêmes sont des événements climatiques extrêmes, et eux, pas de bol, ils ont bien augmenté, aussi bien en intensité qu'en fréquence.
Et une fois encore, le climat, c'est quelque chose de global, pas de local. Le réchauffement climatique global peut très bien s'accompagner d'un refroidissement locale de certaines zones.
Tenter de décrédibiliser tout un discours (celui des climatologues, du GIEC, etc.) basé uniquement sur "haha !! cette prédiction était fausse" (en oubliant que le reste est sous évalué), je ne vois pas l'intérêt. Surtout que considérer des conséquences possibles (ce que dises la plupart des scientifiques à ce sujet) comme des prédictions relève de la mauvaise foi la plus flagrante.
Il se passera quoi quand on aura des problèmes d'accès à l'eau potable ? Que les rendements agricoles auront chuté ? Que la biodiversité se sera effondrée ? Que certaines zones habitées seront devenues littéralement invivable une partie de l'année car mortel en temps de canicule pour tout être humain et pas seulement les plus fragilisés ?
Tu le dis toi-même : le climat, c'est complexe. Le modéliser, encore plus. On a une certitude : il change, et en se réchauffant de manière globale. Pour le reste, si tu attends à ce que l'on prenne des décisions politiques (donc locales) en fonction d'un système global, alors la décision sera le plus souvent erroné.
Une chose est sûre aussi, le réchauffement climatique que nous connaissons, il est en majeur partie imputable à l'Homme (pour ne pas dire quasi-exclusivement, car la Terre n'a jamais connu une variation de température aussi importante en un temps aussi court). Donc même si on n'est pas en mesure de prédire à 100% quelles seront les conséquences, avoir des politiques qui visent à diminuer la "source" du problème, c'est loin d'être déconnant. Et encore, on ne va pas assez loin. On est dans un immobilisme criant alors qu'on devrait au contraire agir...
Est-ce qu'une personnalité politique devrait traiter de "connard" des gens ? Non. Est-ce que sur le fond je lui donne raison ? Pour le cas qui nous occupe, clairement (et pourtant, je n'aime pas NKM).
Le 28/07/2025 à 10h05
Mais cette sortie illustre très bien le fait que les politiques ne supportent majoritairement pas de voir leurs actions en cours contredites, avec des modes d'actions qui diffèrent essentiellement selon qu'ils vous tiennent par les cordons de la bourse (plus de subventions si cela ne va pas dans le sens voulu) ou non (insulte puis dénigrement voir répression).
Le climat c'est complexe et franchement je ne sais pas ce qui est préférable entre ne pas agir et le faire sur des fondations boiteuses: J'ai déjà eu l'occasion de dire que vivre dès l'été 2019 les températures que le GIEC nous promettait (en 2014, cad 5 ans plus tôt) pour 2050, m'a fait un peu mal à leur modèles... pour eux, car de leur côté, je n'ai pas vu de remise en cause.
Au rayon "j'ai de la mémoire", je me rappelle aussi qu'à la suite des attentats du 11 septembre, l'impact de l'arrêt de la circulation aérienne sur les USA (et diminution mondiale forte, vu leur trafic international et de survol) c'était +0.5°C de température moyenne liés à l’albédo des traces de condensation des avions qui ne renvoyait plus une partie du rayonnement solaire vers l'espace.
Dans l'après COVID, on nous a servi une soupe très différente mais sans aucun argument de bon sens pour l'expliquer cette fois: 2 décennies plus tard une baisse des températures était attribuée... à la même cause, avec là encore le furieux sentiment que sur ces 2 décennies un truc semblait s'être bien perdu: L'honnêteté!
Le 25/07/2025 à 09h57
Mais cette loi ne parle pas que de ça.
Genre la facilitation délirante des élevages intensifs, des mégabassines, et tutti quanti, c'est okay pour tout le monde? C'est tout à fait dans ce sens là qu'il faut aller, sans l'ombre d'un doute. C'est ça?
Et l'autre député, "gnagnagna si vous êtes contre ma loi, vous êtes manipulés" alors que le mec transpire les conflits d'intérêts par chaque pore de la peau. C'est une blague?
On est vraiment en train de se poser des questions et de couper des cheveux en quatre pour une énième loi FNSEA, un truc qui ne bénéficiera qu'à Arnaud Rousseau et à sa cohorte de petits camarades qui passent plus de temps dans des CA que dans des champs?
Y en a vraiment qui croient que "le monde paysan" bénéficiera de cette loi?
Je comprends pas le focus sur un unique élément alors que ça red-light de partout cette loi.
(Enfin si, je comprends, évidemment... soupir...)
Le 25/07/2025 à 12h00
https://www.blast-info.fr/emissions/2025/loi-duplomb-une-negation-absolue-de-la-science-et-de-la-democratie-ocXCeGSfTdiVOHSrGRq-VQ
Modifié le 25/07/2025 à 13h38
Mais bon, un mouton qui affole les autres... et en avant vers la falaise! C'est beau les réseaux sociaux!!!
On en revient à se rappeler le propos (vu sous l'aspect purement statistique et non scientifique) d'un bouquin qui avait fait largement débat il y a une vingtaine d'années, "The skeptical environmentalist", qui pouvait se résumer au fait que, sans phytosanitaire, les fruits et légumes seraient plus sains mais pas grand monde ne pourrait suivre la recommandation d'en manger 5 par jour... et statistiquement, mieux vaut s'y tenir qqsoit le mode de production.
En France, on tombe dans des excès tels que l'on ne peut même plus soigner ses haies etc: Le seul produit efficace pour les pb de brunissement, l'Aliette, n'est plus autorisé à la vente aux particuliers (mais ok jardiniers pro, pour un usage sur des plantations d'ornement ; sinon, quand on sait ce qu'on cherche, on trouve des sites espagnols qui profitent de l'aubaine). Alors ce qui se passe partout, c'est que quand tout est mort et qu'il faut payer un coûteux arrachage eh bien ce n'est pas pour remettre une haie mais de la clôture et du plastoc vert... Les oiseaux iront faire leur nid ou ils pourront... ou pas.
Le reste de cette loi illustre aussi que, actuellement, bon courage s'ils fallait inonder des vallées pour refaire les barrages qui produisent la seule électricité renouvelable qui vaille tout en faisant des réserves d'eau douces dont on aurait bien du mal à désormais se passer.
Autant les bassines qui pompent dans les nappes je veux bien croire que ce soit globalement néfaste (sauf peut-être dans des endroits ou elles affleurent un peu trop vite, là y pomper limiterait des inondations), mais celles qui pompent dans des cours d'eau dépassant une certaine cote avant que cette eau soit perdue à la mer, franchement, ceux qui imaginent maintenant qu'on va pouvoir s'en passer y repenseront quand ils auront le ventre vide... ou restant rempli, les politiques savant bien historiquement comment ce genre de situation tourne, avec ce qui viendra de pays sans aucun contrôle.
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