Ubisoft annonce que For Honor ne sera plus jouable sur Linux et Steam Deck
2 min
Logiciel
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Ubisoft se prépare à introduire de nouveaux modes de jeu classés (ranked) au sein de For Honor, son champ de bataille virtuel dans lequel on peut gaiement s’étriper à grands coups de masse d’armes. La nouvelle est à première vue plutôt bonne pour les adeptes de ce titre sorti en 2017, puisqu’elle montre que l’éditeur continue à entretenir la flamme.
Elle s’accompagne toutefois d’un changement qui risque de faire grincer quelques dents : à compter du 10 septembre, date du lancement de la saison associée à ces modes classés, le titre ne sera plus jouable sur Linux et, par extension, sur le Steam Deck de Valve (dont l’OS exploite une base Arch).

Ubisoft s’en explique de la façon suivante :
« Afin de garantir un environnement compétitif équitable, l’équipe met en place des mesures de sécurité supplémentaires pour les joueurs. Nous retirons For Honor de la plateforme Linux pour assurer un environnement plus sûr, car il nous est impossible d’y déployer une protection efficace. Par conséquent, For Honor ne sera plus jouable sur Steam Deck à partir du 10 septembre. Nous continuons d’explorer différentes pistes pour améliorer notre système anti-triche, avec la possibilité de rouvrir la plateforme ultérieurement. »
L’éditeur ne donne pas de détails techniques précis, mais il invoque donc l’objectif de lutte contre la triche pour justifier cette décision. For Honor était compatible avec Linux depuis 2023, suite à l’adaptation deux ans plus tôt par Epic de son logiciel anti-triche, Easy Anti-Cheat pour assurer le support des trois environnements courants (Windows, macOS et Linux). Sur Reddit, la communauté For Honor a accueilli la nouvelle en des termes que la décence nous interdit de reproduire.
La décision d’Ubisoft semble particulièrement à contre-courant de la tendance générale, alors que la rumeur murmure qu’EA travaille à l’adaptation de son propre anti-cheat, Javelin, pour Linux, et qu’Epic prépare l’arrivée de son propre Store sur le système d’exploitation libre.
Commentaires (52)
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Abonnez-vousModifié le 1er septembre à 17h42
Le 1er septembre à 17h44
Le 1er septembre à 19h21
Le 1er septembre à 17h47
En ces temps numériques, "si y a un conflit entre ce que veut la machine et ce que veut l'utilisateur alors c'est toujours l'utilisateur qui gagne" est une bonne définition de la propriété.
Après quid du spoofing (efficace ou non, encore une histoire de chat et de souris) de Windows pour y arriver quand même ? si c'est le kernel-level rootkit qui envoie une attestation, ça va être compliqué. (saleté de DRM)
Le 1er septembre à 18h55
Modifié le 2 septembre à 09h07
Edit : et aussi que les dll ReactOs ne seront pas signé et encore moins avec la signature Microsoft
Le 2 septembre à 11h06
Le 1er septembre à 21h43
C'est exactement ça.
C'est valable aussi pour les app qui "refusent" les téléphones rootés : Elle ne veulent pas que l'utilisateur exerce son droit de propriété sur l'appareil.
Il peux y avoir certaines raisons légitimes (je pense ici aux véhicules à moteur & les histoires de certifications lié à la sécurité physique) mais là, pour les jeux ou les téléphone ça me parait + discutable.
Le 1er septembre à 22h41
Le 2 septembre à 07h41
Un cas dans un autre domaine : des gens s'étaient plaints que les livres numériques sur Kindle étaient mis à jour par Amazon sans demander quoi que ce soit. La manoeuvre ayant été repérée quand un auteur ou une autrice met à jour le manuscrit (de la même publication) avoir parfois des changements relatifs à l'époque.
L'exemple que j'avais vu passer dans la presse spécialisée, c'était un livre initialement publié au début des années 2010 sur KDP qui s'était soudainement mis à mentionner TikTok (créé en 2016, mais dont l'expansion s'est surtout faite vers 2018).
Modifié le 2 septembre à 08h05
Car le fabriquant ne fait qu’intégrer un soft créé par d'autres - basiquement il n'en fait qu'un packaging. Du coup je peux acheter l'appareil , "refuser" la licence et mettre ce que je veux sur le matériel que j'ai acheté...
(Tiens d'ailleurs, voila un loophole :
Rooter son tel ça veux dire d'abord le passer en mode développeur , pour déverrouiller le bootloader. Mais pour ça il faut accéder aux paramètres. Pour accéder aux paramètre il faut passer l'écran d'accueil , ce que tu ne peux pas faire si t'accepte pas la licence.
Du coup dans l'EU, est ce que ce consentement est révocable ? Je veux dire , j'accepte la licence mais juste le temps de virer l'OS du constructeur dessus, et après mon consentement est révoqué.. juste il n'y a pas de case à cocher :-) )
Le 2 septembre à 08h22
Un autre problème lié au changement d'OS est le fait que les drivers de tes composants ne seront pas disponibles non plus en open source
Le 2 septembre à 12h08
Mais on peut te forcer à avoir le secureboot pour démarrer, et validé par un certificat particulier -> dans ce cas seuls quelques entreprises pourront compiler le noyau.
Le 2 septembre à 08h42
Un exemple où la licence et le binaire peuvent diverger : VS Code. VS Code est un logiciel libre sous licence MIT, mais la version compilée livrée par Microsoft est sous une licence propriétaire MS qui est là concédée par l'entreprise avec les binaires. (là où VS Codium livre les binaires sous licence libre en se basant sur les sources de VS Code)
Le 2 septembre à 10h01
Le 2 septembre à 10h24
Le 2 septembre à 12h07
Pour le moment, c'est pour les DRM. Les téléphones, les Apple sont des architectures "sécurisées": Netflix 4K, jeux vidéos compétitifs.
Windows essaie de s'en sortir (Secure boot, TPM, ... tout cela est d'abord pour certifier la plate-forme)
Valve traîne à sortir avec Arch son Linux immuable - mais ils ne doivent pas en être bien loin. A ce moment, plus question de mettre à jour ses pilotes - sauf à mettre à jour tout l'OS.
Le problème ... c'est qu'on a de plus en plus de signaux que ce sera nécessaire pour la vie de tous les jours: au boulot pour se connecter sur du cloud sécurisé Ms / Google, à la maison pour se connecter à la banque, Google a même proposé d'utiliser un smartphone pour valider un captcha sur nos ordis ... Un ordi non modifiable, c'est moins facile à utiliser pour une attaque.
Le HTTPS n'ayant pas suffit, la certification de la plate-forme est l'orientation visible actuelle. Qui convient aussi au "plus d'ordi performant chez les gens", et qui correspond à "le service sera payé".
Dans 10 ans, je pense que les Linux et autre seront évincés du web de tous les jours - ainsi que tout ordinateur produit en Chine ou en tout cas pas aux states.
Le 2 septembre à 13h41
(Il est vrai que j'ai un problème avec SecureBoot, qui est une techno qui permet au constructeur d’interdire à l'usager de son produit de l'utiliser comme il veux, et ce complètement indépendamment de la licence du logiciel - et y compris si l'implémentation logicielle de secureboot est open-source puisque c'est bien la clé qui permet ou pas de démarrer le soft , et la clé n'est pas un "logiciel".
Donc ensuite exercer ses droits revient à s'appuyer sur une clé fuitée. Ca me rappelle pas mal les MTP à la française.
Le 2 septembre à 15h08
C'est ton choix de ne pas être sécurisé, mais le service sera conditionné.
Le 2 septembre à 17h24
Par contre, là il faut voir pour les services essentiels - services publics, banques, FAI,....
Autant pour les services privés c'est entendable (et encore) par contre imposer l'aval d'une boite privé qui peux décider si oui ou non tu peux accéder à un service public sous condition, j'ai bcp plus de mal, là.Et encore moins lorsque cette boite n'a que très peu d'obligation vis à vis de notre état (donc de nos lois).
Il me semble que c'est ce qu'essaie de faire le RGPD et le DSA en europe, mais sur la question soulevé dans cet article & sur ce fil de discussion, il me semble qu'il y a un angle mort.
Je pense ne pas être le seul à penser ça... (bon , après ce n'est qu'un rapport de force)
Le 1er septembre à 17h42
Modifié le 1er septembre à 18h00
Request a refund
Refunds are typically not issued for purchases that are more than 14 days old. (je l'ai depuis 2018)
Edit: ah mais en fait je l'ai eu gratuit (offert ?), ça n'aide pas ... (à moins que ça soit un clé achetée ailleurs)
Le 1er septembre à 18h10
Au terme de cette procédure de remboursement, Valve, en qualité d'intermédiaire de distribution, procèderait à la désactivation de la clef.
Malheureusement, sauf procédure en tribunal de commerce, c'est David contre Goliath, à moins que les concernés forment une association de consommateurs dédiée à cet objet ou qu'ils s'appuient sur les plus généralistes existantes.
Cela a déjà été le cas par le passé sur d'autres sujet.
La grande question : qui parmi les concernés va agir ?
Le 1er septembre à 18h19
Modifié le 1er septembre à 19h25
Il faut ouvrir une demande de support différente où tu as un humain derrière en expliquant la raison.
C'est comme ça que j'ai remboursé Rocket League après plus de 200h de jeu quand ils ont arrêté le support de Linux (moins les micro-transactions qui eux ne sont pas remboursées).
Mais ça, c'est en partant du principe que Linux ou Proton était supporté officiellement lors de l'achat.
Le 1er septembre à 18h01
On pourrait rétorquer que cela impose, de facto, d'avoir en sa possession ou d'acheter une licence Windows.
Mais, de la même manière, il est nécessaire d'avoir une console en particulier lorsqu'on achète un jeu pour la dite console.
Bref...
Le 2 septembre à 14h46
Si tu achètes un jeu sur Switch et que 3 mois plus tard l'éditeur te dit "on bloque la licence, si vous voulez continuer d'y jouer achetez vous une PS5" alors je pense que tu auras gain de cause auprès d'un tribunal... D'autant que sur les jeux en ligne tu ne peux pas conserver l'ancienne version et continuer à jouer.
Le 2 septembre à 15h14
Le 2 septembre à 16h25
En partant du principe que le jeu soit compatible sur ces deux OS.
Le 1er septembre à 18h42
Le 1er septembre à 19h08
Bonne aspirine
Le 1er septembre à 18h04
acheterpayer une licence à durée déterminée pour leurs jeux.Le 1er septembre à 19h26
Le 1er septembre à 18h17
Le 1er septembre à 18h21
Le 1er septembre à 18h41
Ils pouvaient pas simplement séparer les joueurs Windows et Linux, faire 2 saisons séparées de leur machin à classement ? Faire des serveurs "no-cheat" ouverts seulements aux joueurs Windows et des serveurs "freestyle" ouverts à tous.
Je comprends pas comment on peut polémiquer sur le DLSS5 (désactivable en 2 clics) alors qu'il y a un scandale pareil en parallèle...
Le 1er septembre à 19h22
La page des magasins n'a pas été modifée par Ubisoft mettant en avant cette compatibilité. Valve avait ajouté son "jouable" Steam Deck, mais c'est uniquement à l'initiative de Valve qui vérifie tous les jeux de son magasin sur ses machines.
On peut le regretter, mais Ubisoft ne doit rien à des gens qui ont payé le jeu en voulant jouer sur Linux. Ils vendent un produit prévu avant tout sur Windows.
Ce ne sont pas les premiers non plus. Apex Legends, GTA Online et un des Battlefield (le 5 il me semble ? ou le 2042) ont perdu leur compatibilité suite à une mise à jour il y a plusieurs années.
Modifié le 4 septembre à 05h12
Aussi, le support de EAC est opt-in, donc c'est pas "juste une conséquence de l'update". Ils ont volontairement activé cette option, ils ont donc volontairement décidé de supporter le Steam Deck.
Le 4 septembre à 09h07
Et même si l'annonce avait été plus importante, tu le dis toi même : les joueurs de la communauté suivent le dev blog, pas les futurs acheteurs. Sur Steam et sur les autres stores, le jeu a toujours été compatible uniquement avec Windows. Si des joueurs Linux ont poussé des amis sur Linux à acheter le jeu pour cette raison, ce n'est, encore une fois, pas le problème d'Ubisoft.
Oui ils ont volontairement activé cette option en effet. Et ça change quoi ? Parce qu'ils activent quelque chose, ils sont obligés de respecter ce choix jusqu'à la mort du jeu ? L'update leur a donné la possibilité d'activer l'anticheat sur Linux, ils l'ont fait sans crier partout. Ils ne sont pas contents du résultat, ils retirent. Point final.
Le 1er septembre à 18h44
Il y à un moyen plus simple pour ne pas avoir de tricheur. Laisser les joueurs héberger leur serveur et pouvoir bannir eux même les joueurs. Cela marchait très bien il y à 20 ans.
Le 1er septembre à 19h06
Le 1er septembre à 20h49
Modifié le 1er septembre à 21h56
Après j'admets que je comprends pas trop l'intérêt de tricher dans un jeu vidéo - à la fin t'y gagne quoi ? ton égo d'avoir gagné sur des gens qui trichent pas ?
Mais aussi l'acharnement des éditeurs à lutter contre ça - j'veux dire, si ils fabriquent des jeux qui attirent les tricheurs comme des mouches sur des merde, il faudrait ptet se poser des questions sur les jeux qui sont fabriqués ?
Pourquoi ils ne font pas des serveurs "spécial tricheurs" , où tout tricheur avéré est "exilé" discrètement ? Et ensuite on les laisse se mascagner entre eux, on les bombarde tout hyper-ranked-pro-master-platinum-diamant pour satisfaire leur égo et basta.
Le 2 septembre à 07h19
Encore mieux, tu (Epic) fais un programme anticheat (Easy Anti-Cheat), tu le vends à tes concurrents (EA) pour qu'ils l'utilisent dans leurs jeux (Apex), après tu peux contrôler quand les vagues de cheaters débarquent ! Oh, une nouvelle saison d'Apex.
Le 2 septembre à 08h08
Le 2 septembre à 11h42
On est typiquement dans le cas d'une course de la Reine Rouge : Il faut courir pour rester immobile. Si tu arrêtes de luter contre les tricheurs, ou que tu n'en fait pas assez, ton jeu va se faire envahir par ceux ci. Et si tu te plains déjà avec les systèmes anti-cheat actuel, dit toi que sans, tu ne pourrais pas jouer : wallhack, aimbot et bug exploit serait la norme a chaque partie.
Il n'y a pas de belles solutions à ce problème malheureusement.
Le 1er septembre à 21h43
Le 1er septembre à 22h40
Le 1er septembre à 23h41
Le 2 septembre à 00h00
C'est le "Seriously Ubisoft. Chock on my nuts." qui vous a fait hésiter?
Modifié le 4 septembre à 05h25
Est-ce qu'il y en a tant que ça des tricheurs sur Linux (vs des tricheurs sur Windows), au point de gêner toute la communauté de For Honor? Est-ce que ceux qui aiment tricher migrent sur Linux pour pouvoir le faire plus facilement? Si oui, comment ils le savent?
Ça sent plutôt le fait qu'ils en avaient marre de recevoir des rapport de crash venant de Linux et plutôt que de trouver une solution qui impliquerait d'investir des resources pour fixer les bugs de compatibilité, ils ont préféré tirer la plug.
Modifié le 4 septembre à 08h25
Et les tricheurs sont tellement prêt à tout que s'il faut changer de système d'exploitation, ils le feront. Il faut savoir que la triche atteint un tel niveau qu'il y a tout un marché, et un marché plutôt juteux. Logiciel payant, abonnement mensuel, seconde machine, etc.
Alors si il suffit de changer de système d'exploitation pour esquiver les mesures anti-triches, c'est sur qu'ils le feront.
C'est pas impossible qu'il y ait un peu de vrai là-dedans (surtout vu la diversité des distro), mais ne pas négliger non plus le caractère très fortement open-source, qui limite grandement les possibilités et surtout la robustesse par rapport à un environnement beaucoup plus fermé comme Windows.
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