Le cahier de doléances des salariés de Qwant

Le cahier de doléances des salariés de Qwant

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Jean-Marc Manach

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08/08/2019 16 minutes
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Le cahier de doléances des salariés de Qwant

En mai dernier, une quarantaine d'employés de Qwant ont lancé un « immense signal d'alerte », au motif qu'elle aurait « besoin d‘envoyer des signes forts et positifs à ses employés ». Ce mémo, que nous nous étions procuré, a été révélé dans le Canard Enchaîné. Nous en avons vérifié les faits, complexes.

« Bonsoir chère direction ». Début juin, les dirigeants de Qwant reçoivent un email, courtois mais faisant état de nombreux problèmes. Il répertorie en effet les « retours individuels » émanant d'une quarantaine de leurs employés (soit le tiers des salariés), travaillant pour la plupart dans son centre de recherche et développement à Nice, qui développe notamment l'index de son moteur de recherche (voir notre précédente enquête), Qwant Junior à Épinal, ou Qwant Music à Ajaccio. 

Il ne s'agit pas d'un audit formel, mené par des professionnels des ressources humaines, mais de la compilation « brute » des problèmes rencontrés par les salariés, recueillis par leurs managers, et transmis à la direction. Ses auteurs précisent, à ce titre : « certains problèmes ont déjà été remontés, sans suite, d’autres ont été pris en compte mais n'ont jamais été réellement traités ».

« Nous pensons qu‘il faut prendre cette liste comme un immense signal d'alerte que l'entreprise a besoin de rassembler et d‘envoyer des signes forts et positifs à ses employés », soulignent les auteurs de ce qui s'apparente à un cahier de doléances. Les « maître-mots de ces retours » sont « manques de confiance », de « reconnaissance », de « communication » et de « fierté », mais également « précipitation et éparpillement au détriment de la qualité ».

« Pour préparer notre séminaire d’entreprise que nous avons organisé le 4 juillet dernier, et pour faire un bilan d’étapes avec toutes les équipes des 5 sites français de Qwant, nous avons demandé à chaque employé de faire remonter anonymement leurs observations, leurs craintes et leurs souhaits », nous explique Guillaume Champeau, le directeur éthique et des affaires juridiques de Qwant. Ce que confirme Sampson Savinel, délégué du personnel de Qwant, que Guillaume Champeau nous avait invité à contacter.

« Le tout sans aucun filtre, sans tabous et surtout de manière très directe voire cash. C'était notre demande », précise Champeau. « Nous avons jugé cette démarche nécessaire suite aux campagnes de déstabilisation et de dénigrement continue qui en ont perturbé certains et dont nous devinions qu'elles ont pu instiller des doutes, en particulier chez des employés nouvellement arrivés ou éloignés des services techniques. »

Il n'en déplore pas moins la « fuite » : « Nous regrettons que ce document préparatif interne, au contenu brut, ait pu fuiter. Mais c'est bien pour répondre à l'ensemble de ces points et à beaucoup d'autres, positifs et négatifs, que nous avons réuni nos équipes. »

Le fait est que, dans le lot de doléances, il en est qui surprennent. Quatorze d'entre eux déplorent ainsi « l'absence d'index », celui-là même que nous avions pourtant contribué à déboguer la semaine passée...: « Qwant Med, Qwant Art, Qwant Pay, Qwant Sports... c'est bien beau, mais n‘oublions pas que nous sommes avant tout un moteur de recherche. Actuellement, la partie search est loin d'être à la hauteur et ne semble pas être la priorité première. (ex: l‘absence d'index et le manque d'effort mis sur Qwant.com est simplement inacceptable) ».

« L'existence de l'index et de son fort développement n'est pas contestable et les éclaircissements apportés lundi soir ont pu le confirmer », nous répond Guillaume Champeau. « Ce sont des remontées individuelles anonymes qui ont été compilées sans tri et envoyées telles quelles par la direction du site de Nice à la direction générale pour "prendre le pouls". Cette phrase là peut très bien émaner de quelqu'un qui travaille sur le design de Qwant Music à Ajaccio, le développement de Qwant Junior à Epinal, ou un service spécifique intégré à Qwant.com à Nice ».

« Les choses sont compartimentées », précise-t-il. « Qwant c'est autour de 150 personnes, avec des départs, des arrivées... et des gens répartis sur plusieurs sites différents, qui lisent comme nous les réseaux sociaux où certains individus obsessionnels publient, sans exagérer, plusieurs dizaines de tweets chaque jour pour dénigrer Qwant. Ca finit par semer des doutes qu'il a fallu lever lors de notre séminaire. ».

« On a un index, mais pas mal de salariés se fient à la presse », précise de son côté Sampson Savinel : « Tout le monde n'a pas toutes les infos sur qui fait quoi, et donc il y avait des gens qui n'étaient pas au courant, et qui pensaient qu'on dépendait de Bing, c'est dommage... »

« La réponse "on est une startup" n'est pas une excuse valable. »

« Il faudrait qu‘on puisse aussi prendre le temps de rembourser notre dette technique, en migrant nos systèmes, db et softwares dans des versions à jour », se plaint un développeur. « La partie front-end est sans cesse et sans arrêt sous-estimée. Seul le rendu final compte pour la direction, la dette technique est complètement ignorée, freine la maintenance et épuise psychologiquement les devs, qui à la longue, vont inévitablement produire de la qualité très pauvre et des apps qui remontent sans arrêt des bugs. Mais ça, lorsqu’on en parle avec les supérieurs ils ont tous l’air de comprendre mais dans la réalité, on finit toujours par nous demander de mettre en production un produit bancal ».

Une douzaine d'autres déplorent l'absence de « planification » et de « coordination » des projets : « Prios changeant en permanence, un sentiment de toujours faire tout dans la précipitation. On nous demande sans arrêt de passer d'une urgence à une autre, parfois même pour repasser à une urgence précédente, on ne respecte pas les spécifications techniques/fonctionnelles ou alors on les change tout le temps, au détriment de la qualité. » 

De plus, de « nombreux projets sont pensés pour l‘effet d‘annonce mais non industrialisables, non pensés pour l'utilisateur et aucun ROI » (retour sur investissement) :

« Demandes de dernière minute "urgentes" pour des dates prévisibles (Noël, 1er avril, landing GoT [Game of Thrones, NDLR], match des légendes, élections européennes) qui sont parfois avortées en fin de dev. Management beaucoup trop centré sur le court terme, et avec une mauvaise compréhension des problèmes techniques (incrément du compteur de Qoz, deadlines réalisables). Stratégie à long terme non connue, on travaille toujours dans l'urgence, sans investir réellement dans les produits existants. Il faut tenir compte de la maintenance. Trop de projets sont faits dans l'urgence. La réponse "on est une startup" n'est pas une excuse valable. » 

« Comment une entreprise comme Qwant peut ne pas avoir de CTO ? » (Chief Technology Officer, ou directeur de la technologie), s'étonnent huit d'entre eux. À quoi Guillaume Champeau nous répond : « C'est une fausse information. Il y a une réorganisation autour de trois directeurs techniques qui travaillent ensemble sous la coordination de la direction générale. Sylvain Peyronnet, en qualité de Chief Strategy Officer Sciences, AI & Tech dirige l'ensemble des travaux scientifiques et de R&D. Olivier Hébert (ex Fairphone), notre VP Hardware, IOT & Mobile, dirige tout ce que son titre désigne et sur lesquels je ne peux pas entrer dans les détails. Et Jean-Charles Chemin est CTO à plus large scope, en charge notamment de l'évaluation et la construction des partenariats technologiques ».

« Il est de plus en plus difficile d'être fier du produit Qwant »

Le management du personnel est lui aussi sujet à caution : « redonner du trust aux POS [Product Owners, NDLR] permettrait de limiter ce genre de problème et de remettre l'utilisateur au centre de nos préoccupations. Il est de plus en plus difficile d'être fier du produit Qwant quand on sait comment cela fonctionne réellement et quand on voit la direction que nous prenons. Se disperser sur le lancement de plusieurs verticaux est peut être nécessaire pour obtenir des subventions, mais ne pourra pas durer indéfiniment. »

« Les gens compétents et impliqués ne sont pas valorisés (reconnaissance pécuniaire ET humaine) » déplorent 18 d'entre eux : « pas de hausse de salaire depuis 2 ans, aucune valorisation du travail effectué, pas de perspective d‘évolution/plan de carrière. Aucun remplacement du personnel partant, dans certains cas très compétent. Manque de personnel sur de nombreux projets & équipes. »

Depuis, les choses auraient changé, et « pas mal de demandes ont été acquises », explique Sampson Savinel, délégué du personnel, « notamment les RTT, les tickets restaurants, et des augmentations pour tout le monde ».

Quatre regrettent le « manque de trust des équipes » : « les décisions sont prises par Eric [Léandri, le président et cofondateur de Qwant], même le CODIR [comité de direction, NDLR] semble ne pas avoir la main ou capable de gérer correctement les priorités ». De plus, « Éric hurle trop quand ça ne va pas, mais ne fait pas de retours quand ça va, est-ce que ça va à un moment ? Stresser les équipes ne les rend pas plus productives, au contraire ».

« Éric a un sacré caractère, et il peut se montrer impressionnant », rétorque Sampson Savinel. « Parfois, on a l'impression qu'il hurle en réunion, alors qu'en fait il a la voix qui porte, mais de là à dire qu'il gueule : non ».

Un autre se plaint du fait qu' « il faut se rendre compte des rushs, certaines deadlines semblent arbitraires ou fixées juste parce qu'Éric veut que ça sorte tout de suite parce qu’on aurait pris trop de retard et derrière personne n’ose le confronter. En tant que dev, c’est hyper décevant et démotivant ».

« 3 RH en 2 ans ? Doit on s'inquiéter ? », s'interrogent plusieurs d'entre-eux, pointant du doigt un « turn over » important, allant jusqu'à toucher les responsables des ressources humaines, ou encore son patron de la R&D, David Scravaglieri, parti début août alors qu'il avait été promu en mai. D'après nos informations, Qwant dénombrait 160 salariés mi-2018, contre 130 cet été.

De façon plus anecdotique, mais néanmoins problématique, d'autres déplorent également une « mauvaise gestion du budget interne (pas de livraison d'eau, café, papier toilettes pour non paiement) », ainsi que des « licences (logicielles) non payées, du matériel insuffisant et obsolète ».

« On apprend tout dans la presse et on y ment sur les chiffres » 

Un autre salarié évoque des « exagérations sur nos index, nos crawls, personnellement, je trouve ça frustrant. Et j'ai parfois un peu honte. Je comprends le besoin de communication, mais je n'ai pas l'impression qu'on avance réellement sur ce sujet ».

« Découvrir les annonces sur Twitter sans annonce préalable en interne est mal vécu par les équipes », regrettent une quinzaine d'employés. Une dizaine dénoncent à ce titre un « manque de communication sur les annonces projets, de transparence (et de) de communication interne » et, pire : « On apprend tout dans la presse et on y ment sur les chiffres (nombres d‘employés, croissance, dates de sorties annoncées pour maps, mail, masq, etc) ».

« La citation se suffit à elle-même pour voir la contradiction », nous répond Guillaume Champeau. « Si on "apprend tout dans la presse" c'est qu'on n'a pas d'info, or si on a pas d'info on peut pas dire qu'on ment. C'est l'un ou l'autre mais pas les deux. Or oui, des annonces n'ont pas toujours fait l'objet d'une communication préalable auprès de tous les employés, ce qui fait que certains les ont vues dans la presse avant la communication interne. C'est vrai aussi que nous avons parfois été trop optimistes sur les dates de sorties de certains produits, mais sur les trois cités, deux sont sortis (Maps, Masq) comme prévu ».

Qwant Maps, initialement prévu pour l'été 2016, puis à l'automne, n'est sorti de fait en version alpha qu'en décembre 2018, puis en juin 2019 pour sa version bêta. Qwant Masq, son service de stockage des données personnelles gratuit et sous licence libre, devait être lancé en juin 2018, mais ne l'a finalement été qu'en mai 2019.

Qwant Mail, annoncé en 2016, aurait dû être lancé en septembre 2018, mais ne l'est toujours pas. Une erreur, avait concédé Éric Léandri, qui nous assurait que la solution – en cours de développement – devrait être dévoilée d'ici la fin de l'année, après quelques ratés dans sa conception. Qwant Pay, son service de paiement en ligne, annoncé en avril 2018, devait lui aussi être lancé en septembre 2018, mais ne l'a toujours pas été, même si nous avons pu en voir la préversion en juin dernier.  

De son côté, Sampson Savinel précise que lors du « team building », cette accusation de « mentir sur les chiffres » a fait l'objet d'une « grosse explication ». Elle tenait en partie au fait que, pour ce qui est des parts de marché de Qwant, les chiffres varient selon les sources. Un article des Échos avait ainsi avancé, en septembre 2018, que Qwant détenait « 8% du marché français du search, contre 87% pour le géant de Mountain View, selon Médiamétrie », chiffre repris dans la foulée par Éric Léandri sur BFM Business.

Similarweb, contacté par CheckNews en octobre, évaluait la part de marché de Qwant à 1,72% (pour juin, juillet et août). StatCounter, un outil de suivi d’audience utilisé par plus de « 2 millions de sites dans le monde », indiquait de son côté une part de marché de 0,55 % en France pour Qwant (contre 5,5 pour Bing et 91 pour Google) en juin 2018. Qwant reconnaissait alors un « flou artistique » dans la mesure des parts de marché.

« Trop de conflits et jeux de pouvoir internes #GameOfThrones »

« Trop de conflits et jeux de pouvoir internes #GameOfThrones », dénoncent dix d'entre eux, évoquant une « infantilisation constante et (une) défiance généralisée ».

Onze estiment par ailleurs que « Bourelly [le « spin doctor » de Léandri, virulent face aux critiques de Qwant, cf le premier volet de notre enquête, NDLR] véhicule une trop mauvaise image pour qu'on le laisse représenter Qwant et ses employés ». D'autant, précise le délégué du personnel, qu'il n'est pas salarié de Qwant, mais ami de Léandri.

« L'utilisateur final n'est plus au centre de notre préoccupation, ça se ressent dans la façon de concevoir les produits ainsi que les efforts de maintenance/évolution accordés aux produits actuels », regrettent une quinzaine d'employés.

« Qwant.com commence à ressembler à un sapin de Noël à cause des pubs dans tous les sens, trop orienté commercial, moins de place pour l’expérience utilisateur », déplorent les mêmes : « Les commerciaux ne sont pas des PMs [Project managers, ou chefs de projet, NDLR] c'est un autre métier. N'oublions pas que nous faisons un produit pour nos utilisateurs, pas pour nos partenaires. (Ads news par exemple) (l'argent prime trop sur la qualité du produit) ».

« Les produits franchissent la ligne d’arrivée mais l’équipe arrive toute fracassée »

Pour autant, plusieurs signalent qu'ils aimeraient – et pourraient – améliorer la qualité de leurs produits, mais qu'ils en sont empêchés, comme l'explique ce développeur : « Parce que ce qui compte à la fin, c'est la vision que nous portons sur notre travail. Si un dev pense qu'il a produit quelque chose de basse qualité et qu'il n'en est pas fier, parce qu'on l'a fait rusher ou parce que le produit a été mal balisé et/ou le design mal conçu, je vous assure que ce qu’il redoutera le plus c’est de mettre en prod. Sachez-le ».

« Pour vous donner une idée j‘ai vécu 3 gros lancements de produits, pas une seule fois j’ai ressenti de la fierté », déplore-t-il. « Alors dites que je suis perfectionniste, peut-être un peu. Dites plutôt que NOUS sommes perfectionnistes parce que je ne suis pas le seul, et oui sachez-le aussi. Voyez le développement d'un produit comme un marathon. Vous, vous voulez à tout prix amener le produit à la ligne d'arrivée. 5 ans qu'il n’y a pas seulement le produit qui doit la franchir cette ligne, il y a aussi l’équipe. Et actuellement, les produits franchissent la ligne d’arrivée mais l’équipe arrive toute fracassée ».

Joint par Le Canard, Éric Léandri explique : « On a regardé les doléances des salariés, on y a répondu dans les 72 heures ! Déjà, il y a eu des augmentations, et les conditions de travail sont redevenues normales ». Et d'ajouter : « Le nombre des utilisateurs de Qwant augmente tous les jours, et, même si parfois on a sorti des produits un peu vite, on les a sortis dans les temps et on les a améliorés par la suite. Chez Qwant, tout va bien. »

Guillaume Champeau ne dit pas mieux : « Chacun a pu s’exprimer très très librement et constater les progrès techniques réalisés et aussi parce que c’est important de rencontrer les autres équipes géographiquement éloignées, ce qui est le lot de beaucoup de startups. Tous les doutes que les uns ou les autres pouvaient avoir ont été levés. Nous poursuivons tous ensemble et plus déterminés que jamais le développement de notre moteur, en ayant fait table rase des frustrations en tous genres qui devaient s'exprimer. »

« Chez Qwant, certains en ont avalé leurs claviers ! », conclut l'article du Canard Enchaîné, après avoir ironisé sur le fait que, chez le « moteur de recherche qui respecte la vie privée », « le personnel se plaint d'un manque de respect ». Ce que le séminaire de « team building », qualifié de « séquence de câlinothérapie » par Le Canard Enchaîné, « entre le spa et la piscine du Golden Tulip Villa Massalia, un sympathique hôtel de Marseille », 4 étoiles,  aurait donc contribué à déboguer.

Écrit par Jean-Marc Manach

Tiens, en parlant de ça :

Sommaire de l'article

Introduction

« La réponse "on est une startup" n'est pas une excuse valable. »

« Il est de plus en plus difficile d'être fier du produit Qwant »

« On apprend tout dans la presse et on y ment sur les chiffres » 

« Trop de conflits et jeux de pouvoir internes #GameOfThrones »

« Les produits franchissent la ligne d’arrivée mais l’équipe arrive toute fracassée »

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Commentaires (175)


Respecter ses dev ? Et puis quoi encore leur boulot est facile ils ont juste à coder c’est pas compliqué non plus (vécu…)

Mais j’ai l’impression que ce qu’il manque à quand c’est un véritable DG qui donne gère les choses dans leur globalité et pas une gestion pole par pole.

De ce que j’en ressent, c’est vraiment un manque d’unité en interne (communication, lien entre les entités…). Comme quand on est consultants pour une SSI et que la boite ou on travaille ne fait pas d’effort d’intégration et on se retrouve étranger de la boite dans laquelle on travaille.


Ce qui aiment les mises à nues de Mediapart ou du Canard, en sont aujourd’hui les victimes. Et c’est moins drôle.



Pour avoir été cadre dans des PME de cette taille et être chef d’entreprises maintenant, je peux voir un large malaise et une dégradation importante des conditions de travail et plus largement des temps très difficile pour l’entreprise.


Beaucoup de choses vécues par ailleurs au final, Qwant ou non, on est pas épargné du mode agile-à l’arrache-urgence permanente…


Ça donne envie de bosser chez Qwant… ou pas. Au final après avoir été interne et presta je préfère la deuxième option car ça me libère de toute cette politique à la noix. Je fais mon boulot, et si ça me fait ch… ou que le client n’est pas content je me casse.



Mais le coup du manager qui met tout en urgent est hélas bien trop courant et fait que beaucoup de logiciels sont totalement pourris. Je le subis moi-même et ai fini par poser deux questions pour calmer les chefs : “est-ce que ça met en danger l’entreprise si on ne l’a pas de suite ?” et “est-ce que ça bloque les utilisateurs ?”. Entre ça et refuser tout compromis sur la qualité ça fait que non seulement les produits ne sont pas forcément livrés plus tard mais surtout qu’on a une paix royale après avec ce qui est livré…








billylebegue a écrit :



Beaucoup de choses vécues par ailleurs au final, Qwant ou non, on est pas épargné du mode agile-à l’arrache-urgence permanente…





Contorsionniste me parait le mot approprié…



Rien à ajouter. C’est pour cela que je suis mon propre patron également.








tiret a écrit :



Ça donne envie de bosser chez Qwant… ou pas. Au final après avoir été interne et presta je préfère la deuxième option car ça me libère de toute cette politique à la noix. Je fais mon boulot, et si ça me fait ch… ou que le client n’est pas content je me casse.





Majorité du temps pas la possibilité de choisir les clients alors au final c’est pareil…



Je n’en suis que là :



“Parfois, on a l’impression qu’il hurle en réunion, alors qu’en fait il a la voix qui porte”



Et j’ai déjà bien ris (jaune)



Je finis de lire avant de finir de commenter…


Qwant vit la même chose que nombre d’entreprises, à commencer par celle pour laquelle je bosse.



Entre managers qui ne savent pas manager, un patron qui veut tout, tout de suite, immédiatement, des équipes marketing qui veulent des retours pour avant-hier, une absence totale de reconnaissance, etc…, ce sont les pratiques de la nouvelle start’up nation, labellisée école de commerce/management, et  qui sont exactement les mêmes pratiques que la gestion verticale ultracapitaliste  à l’ancienne qui a fait tant de “bien” à la société/travailleur.



Que peut-on y faire?

Pas grand chose, si ce n’est ne plus cautionner cela en évitant d’utiliser les produits/services de ce type d’entreprises et devenir son propre patron.







 


C’est clair.


J’ai l’impression que c’est partout pareil (en france du moins), je vois la description même de comment ça fonctionne en interne chez mon client actuel. Des manageurs qui managent rien, qui n’y connaissent rien qui font tout à l’arrache et ne sont pas capable de tenir des priorité plus d’une semaine sans les changers.



le jour ou les repsonsable comprendront que les manager/chef de projet ça sort pas tout fait des écoles et qu’ils ont besoins de connaissance techniques sur les projets auquels ils sont affilié.

On pourra a mon avis avancer un peu mieux.



Sans oublier que le fait d’avoir autant ou moins de dev/techniciens que de manager, c’est bien de la mer.








js2082 a écrit :



Qwant vit la même chose que nombre d’entreprises, à commencer par celle pour laquelle je bosse.

 





Ouaip, ce serait presque injuste de taper sur Qwant spécifiquement.



Un truc énervant aussi et pas que chez Qwant, c’est l’usage du terme start-up. On peut pas réserver ça aux boîtes de moins de deux ans et 5 salariés? Ou alors ça désigne tout simplement l’absence de modèle éco?









AltreX a écrit :



le jour ou les repsonsable comprendront que les manager/chef de projet ça sort pas tout fait des écoles et qu’ils ont besoins de connaissance techniques sur les projets auquels ils sont affilié.

On pourra a mon avis avancer un peu mieux.





C’est un sujet vraiment complexe. Parce que parfois c’est le contraire qui se passe: le meilleur en tech devient manager. Et là c’est pas toujours une réussite ni un bon pari.



La dette technique, les prios en mode girouette, la non reconnaissance …



On dirait chez moi <img data-src=" />



Ou comme dans de nombreuses boites <img data-src=" />








recoding a écrit :



Un truc énervant aussi et pas que chez Qwant, c’est l’usage du terme start-up. On peut pas réserver ça aux boîtes de moins de deux ans et 5 salariés? Ou alors ça désigne tout simplement l’absence de modèle éco?





Je pense que start-up désigne maintenant plutôt, effectivement, ce genre d’entreprise du secteur numérique mal gérée et qui exploite ses salariés en faisant tout et n’importe quoi, sans rien réellement finir mais avec beaucoup de marketing pour faire passer.



C’est pas ce que j’ai dis mais effectivement c’est pas clair.

Ce que je dis c’est que les mec tout frais sorti d’école pour faire de la gestion de projet (parce que c’est mit sur leur cv, ils oint eu un cours la dessus) c’est quelque chose qui se vois très souvent et c’est rarement bon.

En revanche effectivement quelqu’un de bon en technique ne fera pas forcément un bon manager.








AltreX a écrit :



C’est pas ce que j’ai dis mais effectivement c’est pas clair.

Ce que je dis c’est que les mec tout frais sorti d’école pour faire de la gestion de projet (parce que c’est mit sur leur cv, ils oint eu un cours la dessus) c’est quelque chose qui se vois très souvent et c’est rarement bon.

En revanche effectivement quelqu’un de bon en technique ne fera pas forcément un bon manager.





Je comprenais bien mais j’ai fait un raccourci dedans ma tête <img data-src=" />

Je voulais dire que devant l’échec récurrent de purs managers, certains se tournent vers des solutions qui n’en sont pas non plus, mais je ne te visais pas.

Manager ça repose quand même sur des dispositions particulières, quelques soient les compétences, perso c’est pas dans mes cordes. (enfin au dessus de 1 ou 2 personnes)

Déjà faut aimer les gens <img data-src=" />



On retrouve plutôt un classique des doléances des salariés d’une boite à la culture StartUp qui ne devrait (si on regarde l’historique) ne plus l’être.



&nbsp;Le volet sur le duo de la méthode Agile et de la méthode ah.R.gilles (Ahhhh Rush donc Gilles !!!). On sait bien que le deuxième prime sur le premier et ce n’est que trop répandu. On peut mentionner que certains fondateurs (parmi les 17) s’offusque du phénomène.



Le “on la vu sur Twitter d’abord” est plus que jamais un classique.

&nbsp;&nbsp;

&nbsp;Dans cet article on ne voit pas trop le positif. S’il y en a quand même

cela noirci le tableau un peu plus de seulement se focaliser

dessus. Est-il si sombre ?



&nbsp;&nbsp;

Maintenant est ce que cette “fuite” n’est pas vraiment fortuite et que l’on verra des nouvelles sur Qwant nous arriver ? Comme un Plan De Départ plus ou moins volontaire suite au changement d’orientation technique (bing) ou d’une nouvelle orientation. Sont-il dans un cycles de négociations et que ce geste fait “un coup dans la timbale” ?

&nbsp;

Bref peut-être faut il attendre un peu de voir ce qui en ressort ?



&nbsp;



&nbsp;








recoding a écrit :



Déjà faut aimer les gens <img data-src=" />







Hein&nbsp; !! ?? Kwahhh !?

&nbsp;



[..]d’autres déplorent également une « mauvaise gestion du budget interne (pas de livraison d’eau, café, papier toilettes pour non paiement) »

[..]

Joint par Le Canard, Éric Léandri explique : « On a

regardé les doléances des salariés, on y a répondu dans les 72 heures !

Déjà, il y a eu des augmentations, et les conditions de travail sont

redevenues normales »





Il faut peut être un rappel hebdomadaire pour qu’Éric pense à aller chercher du PQ <img data-src=" />


c’est comme ca dans toutes les grandes boites


Punaise carrément, j’ai bien connu ca quand j’étais en startup de 2012 à 2015 … et ca a pas changé à ce que je vois…



Une des nombreuses raisons qui m’ont poussé à rejoindre la fonction publique…



“ La partie front-end est sans cesse et sans arrêt sous-estimée. Seul

le rendu final compte pour la direction, la dette technique est

complètement ignorée, freine la maintenance et épuise psychologiquement

les devs”



Clairement, c’est ce point là que je détestais le plus .. je faisais du dev Android. La plupart du temps, le patron débarquait avec un visuel qu’il avait trouvé sur son iphone ( … ), te disait




  • “t’as vu ca c’est génial, je le veux pour la semaine prochaine”

  • “Mais et la refonte de la BDD ?”

  • “On le fera pour la prochaine livraison, fais un truc à l’arrache je veux cette animation”

  • “Ok”



    Version suivante, same player shoot again et à la fin le patron qui se plaint des lenteurs issues de la dette technique ….


Même si je prêche certainement des convaincus: il y a ce livre qui est plein de bon sens Software Craftsmanship Professionalism Pragmatism Pride (la page wikipedia ).



Bien sûr cela est complétement inutile dans un milieu où il y a “trop de conflits et jeux de pouvoir internes #GameOfThrones”.


Le soucis, c’est qu’il ne sont que 150 <img data-src=" />


… ne sont pas capable de tenir des priorités plus d’une semaine sans les changer.





bienvenu au ‘Club des b….’ ! <img data-src=" />


La mentalité décrite dans l’article peut être liée à la méthode de financement et à l’égo des responsables: c’est “mon” produit sans reconnaissance publique de tout un chacun. Et donc ça peut s’appliquer à boite de 400 personnes comme à une boite de 10 personnes.



Alors si à la fin, c’est une fusée qui part dans l’espace, tout le monde a intérêt à ce que la fusé fonctionne, parce que c’est visible.&nbsp; Mais si le but c’est de courir de subventions en subventions, avec des effets d’annonces et le besoin de notoriété, les équipes de dév qui font le boulot sont une charge, et ne sont plus le moteur …. de recherche (désolé).


Dans toute boite même, moyenne il y a forcément de quoi se plaindre et c’est normal. La il s’agit d’un mémo interne des employés qui remonte des frustrations mais rien de gravissime non plus transmis récemment à la direction et dont on ne sait pas encore s’il a été traité et comment.



Pourquoi sortir ça en public si ce n’est pas pour nuire à l’image de Qwant ?


Non non, je te rassure (ou pas), ça ne se limite pas à la France. C’est toujours comme ça, mais à des degrés différents. Là où je bosse (UK), ils sont en train de rassembler Dev et support dans le même département (bon, en fait c’est censé être comme ça depuis 1 an ou 2, mais il faut le temps) pour essayer de limiter la casse, mais ça reste des équipes différentes qui ne communiquent pas assez. Et puis, de notre point de vue au support, les Devs ne nous écoutent pas et jouent sur le calendrier, à base de “je sais bien que ça fait 1 an que vous nous avez dit que notre solution n’est pas supportable, mais on a une contrainte contractuelle qui fait que ça doit passer en prod la semaine prochaine, donc voilà”. À la différence que nos managers poussent des gueulantes quand ça arrive, et qu’on arrive quand même à un compromis chelou qui rend le bouzin supportable quand même. On a même des tentatives de réduction de dette technique !


C’est vrai dans une certaine mesure. Toutes le grandes boites ont des problèmes de comm interne, doublés de managers ignares avec des changements de priorités réguliers.



Mais là, je crois que tous les curseurs sont fond. Je veux dire, c’est pas un gros investissement d’avoir une newsletter hebdomadaire interne qui fait de la propagande pour tenir les gens au courant de ce qui se passe avant de dévoiler au public (genre mon employeur qui vient de dévoiler en interne leur prochain routeur (je ne bosse pas pour un FAI français, donc c’est pas la [Free|SFR|Live]box X, laissez-moi tranquille !), ou qui peut facilement permettre de donner aux employés un sens d’appartenance à une communauté, tout comme un programme d’alpha/bêta test interne. Le coup des sorties dans la presse ou sur Twitter peut être vachement dommageable pour le moral des employés, surtout quand on entend tout et son contraire apparemment aussi bien en interne qu’en public.



Bref, la série d’articles de Jean-Marc commence à sérieusement donner l’impression que Qwant est sérieusement en totale roue libre !








Uther a écrit :



Dans toute boite même, moyenne il y a forcément de quoi se plaindre et c’est normal. La il s’agit d’un mémo interne des employés qui remonte des frustrations mais rien de gravissime non plus transmis récemment à la direction et dont on ne sait pas encore s’il a été traité et comment.



Pourquoi sortir ça en public si ce n’est pas pour nuire à l’image de Qwant ?





Je me suis fait exactement la même réflexion.



Pour l’avoir fait aussi dans ma boite, il y a toujours d’un côté des managers pas terribles et AUSSI des salariés qui quoi qu’on fasse ne seront jamais contents. Et généralement ce sont ceux la qui font le plus de retour négatif.



Donc de 1, sortir cela dans la presse sans filtre c’est moyen, de 2, l’utiliser pour essayer d’en tirer des conclusions c’est encore pire.




  • “papier&nbsp;toilettes pour non paiement&nbsp;», NOoooonnnnn !!!!! Et ça accompagne le Président en Chine pour vendre sa bouz et flamber au Négresco ???????&nbsp;- “ainsi que des «&nbsp;licences (logicielles) non payées” ???? mais serieux, et l’open source gratuit??? Quels logiciels?- “du matériel insuffisant et obsolète&nbsp;». ???? &nbsp;Léandri ne cesse de balancer qu’il achète des centaines de&nbsp;serveurs avec l’argent publicEn fait, il y a des dizaines et dizaines de millions d’€ de fric investit par l’état, autant de dette, et pas une tune pour faire fonctionner cette boite? Il va où tout cet argent ???Et le gouvernement fait virer Lilo.org des administrations pour remplacer par Qwant? (et chez Lilo ils sont une dizaines et tous content… eux).



    Serieux, une esbrouffe totale, pas d’index, &nbsp;des méthodes agressives, avec un max d’argent public qui va ailleurs dans la boite, pas même de papier Q pour défaut de paiement, Cédric O a trouvé sa pépite !!!


Moi j’ai un tuto pour eux, de&nbsp;Nick Craver&nbsp;(Lead Architecture chez Stack Overflow) sur comment implémenter le cache.








Uther a écrit :



Pourquoi sortir ça en public si ce n’est pas pour nuire à l’image de Qwant ?



Pour faire le lien avec les articles précédents, on apprend dans cet article et dans l’article du Canard que des salariés de Qwant :




  1. remettent en cause l’existence même de l’index; et pourtant ils ne représentent pas des concurrents eux…

  2. dénoncent des mensonges de Qwant (cf mensonge du pdg de Qwant sur la part de marché);

  3. regrettent l’usage abusif des publicités qui nuit à l’expérience utilisateur;

  4. dénoncent une dette technique conséquente et ignorée par Qwant;

  5. expliquent que les projets sont menés au pas de charge et qu’en fin de compte ils sont de mauvaises qualité.



    Pour une entreprise recevant autant de subventions publiques, il semble normal que ces problèmes soient diffusés publiquement et c’est le rôle de la presse.









Plastivore a écrit :



Bref, la série d’articles de Jean-Marc commence à sérieusement donner l’impression que Qwant est sérieusement en totale roue libre !





Tu bases ton impression sur les retours négatifs de moins de 10% des employés ?

As tu seulement fait ce genre d’exercice dans ta boite ? Tu sais une enquête interne sans filtre et anonyme ?



Encore une fois moi je l’ai fait et les résultats étaient très droles. D’après les ressentis de certains tout était bon à jeter et la boite allait doit à sa perte… C’était il y a 3 ans et on ne s’est jamais aussi bien porté <img data-src=" />



Ne jamais se fier à ceux qui gueulent les plus forts. Si tu prends un simple exemple dans cette news: les plaintes d’une trop grand infantilisation…

Nous avons eu les mêmes chez nous et même si c’était anonyme, il était facile de savoir de qui cela venait vu que nous ne somme qu’une PME.

Nous avons pris acte et avons plus délégué à ces mêmes personnes: résultats des courses, on est passé de “je suis infantilisé” à “j’ai trop de responsabilités” <img data-src=" />

[/Mylife end]



Je ne connais pas Qwant, ni la façon dont tout cela fonctionne en interne, mais se baser uniquement sur ce genre d’enquête interne sans filtre pour tirer des conclusions est au mieux inutile, au pire préjudiciable pour une société.



Sans rire, NXi qui se fait le chantre du juridique, on a l’impression ici qu’ils font un procès à charge contre Qwant.



Mais …

Tout le monde bosse comme ça ou presque, non ?



A moins d’avoir un DSI hyper balaise qui comprend les problématiques et qui en plus a un poids dans le comité de direction et un charisme suffisant pour y imposer des limites aux demandes folles de toutes les directions.



Le pire est quand la communication/marketing girouette veut tout et n’importe quoi, il n’y a plus le temps de développer des choses solides. On fait de la merde, faut que ce soit joli, que ça sorte hier, et si l’on a honte de nos projets et qu’on n’a plus envie de bosser dessus, faut pas s’étonner.


Très intéressant même si je ne suis pas très fan de ce genre de fuites. Ce sont quand même des doléances que l’on retrouve dans beaucoup d’entreprises et qui devraient rester en interne (sauf si rien ne change)

&nbsp;







Minarey a écrit :



Je n’en suis que là :



“Parfois, on a l’impression qu’il hurle en réunion, alors qu’en fait il a la voix qui porte”



Et j’ai déjà bien ris (jaune)





J’ai bien ri aussi mais après moins en pensant aux salariés.

Mon conseil :&nbsp;&nbsp;changer de délégué du personnel&nbsp;



Il y a peu de start-up financées par l’état a une telle hauteur, et ou tout ce passe si mal. Techniquement, humainement, financièrement, plus on creuse, plus on en trouve. &nbsp;Tu connais une start-up avec 13 filiales ?



Il n’y a pas d’argent dans la boite… mais les filiales ou le boss est dirigeant fleurissent tous les jours.

Ca fait un moment que je dis que ça pue vraiment, et le longo qui se prend des procès en vois-tu en voilà, comme les ex ingénieurs (gare a vos fesses les mecs), le gouvernement a une attitude louche dans cette histoire.


Interessant, NXi a trouvé son bouc emissaire du moment : 3 ou 4 articles en 2 jours, tous negatifs.

Pas que j’aime QWant, je m’en fous completement, mais la ca fait beaucoup a charge en peu de temps…








carbier a écrit :



Tu bases ton impression sur les retours négatifs de moins de 10% des employés ?





40 employés sur 160 (au mieux, mi 2018), c’est un chouia plus de 10% il me semble <img data-src=" />



Ils sont tous français j’imagine, c’est pour ca qu’ils ralent pour rien <img data-src=" />

Au boulot les faineasses, et fermez la. Quand on voit le moteur de merde que vous pondez, on ne s’etonne pas que vous ayez le temps de glander a rediger des manifestes








bad10 a écrit :



40 employés sur 160 (au mieux, mi 2018), c’est un chouia plus de 10% il me semble <img data-src=" />





40 c’est pour la totalité des employés ayant remonté au moins une doléance (dont celle du PQ)

Ce n’est pas 40 employés pour chaque doléance remontée.



Encore une fois j’encourage tous ceux qui n’ont pas eu cette expérience d’en faire la demande via les DP ou les délégués syndicaux… et je crois que vous seriez tous surpris du résultat.









LeMou75020 a écrit :



Il y a peu de start-up financées par l’état a une telle hauteur, et ou tout ce passe si mal. Techniquement, humainement, financièrement, plus on creuse, plus on en trouve.  Tu connais une start-up avec 13 filiales ?





Que de certitudes…

Tu as eu des fuites sur toutes les start-up financées par de l’argent publique ?



Quant aux problèmes humains par exemple, je suis sur que si tu creuses un peu dans chaque boite, tu en trouveras. De ce que j’ai pu lire, les DP eux n’ont pas tiré le signal d’alarme sur cet aspect, donc…



Oui, certainement en plus mauvais … avec un Boss qui sème la terreur et fait des procès aux prudhommes + au pénal contre des ex ingénieurs; c’est sur que les langues ont du mal a se délier.


Bouc émissaire, c’est un bien grand mot.



Faut pas oublier que ces articles sur Qwant, ça leur pend au nez depuis plusieurs années déjà.

Les critiques sur son fonctionnement, l’utilisation de l’argent public et les quelques “exagérations” existaient déjà dès son lancement en 2013.

Cela a eu un faible écho dans la presse car ils étaient présentés comme l’invincible star-up qui monte.



&nbsp;Maintenant, on est 6 ans plus tard, et on s’aperçoit que les choses ne se sont pas vraiment améliorées et que ça commence à fuiter d’un peu&nbsp; partout. La pression était trop importante pour retenir les problèmes sans les résoudre, tout lâche d’un bloc du coup.

Comme dit la citation:” les emmerdes, ça vole toujours en escadrille”.



&nbsp;Les journalistes ne font que relever ces problèmes, et je ne serais pas surpris qu’on ait d’autres articles sur qwant et ses pratiques/problèmes.








Uther a écrit :





Pourquoi sortir ça en public si ce n’est pas pour nuire à l’image de Qwant ?





Ah! Ces foutus journalistes qui font leur travail et qui empêchent les honnêtes gens de tourner en rond !



Je trouve l’article plutôt bien construit puisqu’il pose les questions des employés et y associe les réponses de Qwant.

Charge à chacun de se faire une opinion.



Quand aux changements d’objectifs impromptus, même à l’armée il y a un adage qui dit : Ne jamais exécuter un ordre. Toujours attendre le contre-ordre, pour éviter le désordre.








Drepanocytose a écrit :



Interessant, NXi a trouvé son bouc emissaire du moment : 3 ou 4 articles en 2 jours, tous negatifs.

Pas que j’aime QWant, je m’en fous completement, mais la ca fait beaucoup a charge en peu de temps…





C’est vrai, il aurait mieux valu pondre un dossier complet en un seul coup, mais ça aurait eu moins d’INpact. :-o









js2082 a écrit :



Bouc émissaire, c’est un bien grand mot.



Faut pas oublier que ces articles sur Qwant, ça leur pend au nez depuis plusieurs années déjà.

Les critiques sur son fonctionnement, l’utilisation de l’argent public et les quelques “exagérations” existaient déjà dès son lancement en 2013.

Cela a eu un faible écho dans la presse car ils étaient présentés comme l’invincible star-up qui monte.



&nbsp;Maintenant, on est 6 ans plus tard, et on s’aperçoit que les choses ne se sont pas vraiment améliorées et que ça commence à fuiter d’un peu&nbsp; partout. La pression était trop importante pour retenir les problèmes sans les résoudre, tout lâche d’un bloc du coup.

Comme dit la citation:” les emmerdes, ça vole toujours en escadrille”.



&nbsp;Les journalistes ne font que relever ces problèmes, et je ne serais pas surpris qu’on ait d’autres articles sur qwant et ses pratiques/problèmes.





Oui, mais 3 en 2 jours.

Ca fait un peu crevard, genre le vautour qui s’acharne sur la bete a terre



Tout cela pourrait se résumer à&nbsp; : on développe un produit.



Tout ce qui est dit ici, ça se vit dans n’importe quelle boîte où il y a des dévs, qui aimeraient peaufiner ce qu’ils font, développer des features sympa, mais cela entre en opposition avec les directions, qui ont d’autres objectifs, d’autres priorités, qui ne comprennent pas la technique, ou les impératifs d’une prod… Rien ne nouveau sous le soleil.



Bref, je ne vois pas ce que cela apporte de lire cela ici. Autant les précédents articles avaient une tournure technique, expliquant comment Qwant tournait, ou allait évoluer, et ça avait sa place ici, autant là, cela n’apporte rien au lecteur. La seule info c’est que cetains en internes pensent (à tort ou à raison) qu’il n’y a pas le fameux index… Si ce document était diffusé en interne uniquement, il y a bien une raison. A moins que le prochain produit NI soit prévu pour laver son linge sale en famille ? Marché porteur, je lui prédis un beau succès… au détriment de la crédibilité.



Sinon, moi aussi je travaille sur des projets IT, et ma direction ne m’entend pas. A quelle adresse je peux faire parvenir mes doléances à la rédaction ? Nul doute qu’avec une telle mise en lumière, j’obtiendrai ce que je veux <img data-src=" />


C’est le Canard Enchaîné qui a sorti l’info, Next INpact la relaie en donnant un droit de réponse à Qwant (qui devais pas avoir son mot à dire dans le Canard a priori). C’est plutôt dans l’intérêt de Qwant pour le coup !



Mais c’est vrai qu’ils sont pris en plein shitstorm en ce moment. Mes pensées aux gens qui gèrent la crise chez Qwant en cette période de vacances. J’espère que ça tombe pas pendant leurs congés.








LeMou75020 a écrit :



Oui, certainement en plus mauvais … avec un Boss qui sème la terreur et fait des procès aux prudhommes + au pénal contre des ex ingénieurs; c’est sur que les langues ont du mal a se délier.





Tu sais ce qui est bien chez NXi ?

C’est qu’on a accès aux profils et à l’historique de tout le monde.

Tu as créé ton compte en 2017 depuis tu n’as posté que 12 commentaires:





  • 11 contre Qwant

  • avec au passage une petite pub pour ta propre boite (concurrente évidemment)







    C’est toi l’ex ingénieur remercié par Qwant dont tu parles ?



Article :



Il n’en déplore pas moins la « fuite » : « Nous regrettons que ce document préparatif interne, au contenu brut, ait pu fuiter. Mais c’est bien pour répondre à l’ensemble de ces points et à beaucoup d’autres, positifs et négatifs, que nous avons réuni nos équipes. »





Slogan :

Qwant : Le moteur de recherche qui respecte votre vie privée.



Sketch :

…et puis en cas de fuites, ne vous inquiétez pas, ils regretteront…





Pour moi on dira ce qu’on voudra à propos d’un éventuel “acharnement” de NXI ou à propos de leurs conditions de travail, mais en tout cas on dirait bien que chez Qwant, ils n’ont pas le sens de la confidentialité…





« … des frustrations en tous genres … »

Mais rien que celle-là, elle vaut au moins un oscar… donc pour lui un employé qui s’exprime est un employé frustré… c’est clair qu’avec une telle ambiance, le réchauffement climatique n’est pas près de les toucher…



  • @carbier

    &nbsp;Pour expliquer ce pourquoi 31% des personnes interrogées, fin mai, déploraient “l’absence d’index”, par ex ?

    Pour contextualiser ce que Le Canard Enchaîné avait publié hier, aussi, et challenger le fait que d’après Eric Léandri, cité dans le Canard, “tout va bien”, mais que d’après le délégué du personnel, de nombreuses demandes auraient donc été satisfaites


La question à se poser c’est : qu’est-ce que cela apporte au lecteur de parler des tambouilles internes ? Ce n’est pas parce qu’on est journaliste que tout sujet est bon à traiter.



Perso je me moque que des employés soient mécontents. C’est le lot de tout salarié, dans toute société. Cela ne m’apporte pas de précision sur l’outil ou le service. Et cela ne concerne que cette société, donc l’intérêt est très limité. Par exemple, on aurait pu parler de la grève des libreurs Deliveroo, sujet qui peut intéresser bien plus de monde, et à la dimension bien plus large puisqu’au delà de ces grévistes, c’est plus un sujet de société. On aurait pu avoir un autre regard que les simples brèves qui s’enchainent “êtes-vous pour ou contre Deliveroo ?” <img data-src=" />


Euh, non : NXI m’avait demandé de fact-checker cette histoire d’index daté, ça faisait 50 000 signes, d’où le fait d’en avoir fait 2 articles (qui ont donc contribué à corriger des bugs); puis est arrivé ce mémo, que Le Canard a publié hier (je n’y suis pour rien), et que j’ai donc aussi tenté de vérifier, et de contextualisé (et pour le coup, il n’est pas “négatif” non plus : la direction demande de faire remonter les doléances, pour pouvoir y faire face et y répondre…)


Tiens, faudrait que je fasse une extension de navigateur qui remplace toutes les occurrences de “startup” par “entreprise gérée à l’arrache”.



Mais en dehors des travers qu’on une majorité d’entreprises dans le numérique, ce que je retiens de cet article, c’est surtout toutes les réponses apportées, qui sont toute dans le mode : “mais non, en fait ça va”.

Aucune des réponses ne contient un aveu d’un échec. Et c’est précisément ça qui me met en rogne, parce que ça veut dire que rien ne va changer.

Pensez à dire de temps en temps : “oui, là, on a grave merdé. On va s’améliorer.”



C’est normal d’avoir des problèmes. C’est pas normal de les cacher sous le tapis.








manhack a écrit :



Euh, non : NXI m’avait demandé de fact-checker cette histoire d’index daté, ça faisait 50 000 signes, d’où le fait d’en avoir fait 2 articles (qui ont donc contribué à corriger des bugs); puis est arrivé ce mémo, que Le Canard a publié hier (je n’y suis pour rien), et que j’ai donc aussi tenté de vérifier, et de contextualisé (et pour le coup, il n’est pas “négatif” non plus : la direction demande de faire remonter les doléances, pour pouvoir y faire face et y répondre…)





Donc tu ne vois meme pas ce que tes 2 articles peuvent avoir de negatif en terme d’image ?

Sérieusement ?



« On a un index, mais pas mal de salariés se fient à la presse&nbsp;»

C’est beau quand l’entreprise est mise face à ses erreurs… mais les ignore. Une des grosses erreurs ne serait-elle pas de mieux communiquer avec ses employés, afin qu’ils ne se fient pas à la presse? ou bien il n’ont pas CONFIANCE en la com’ ?








carbier a écrit :



Tu sais ce qui est bien chez NXi ?

C’est qu’on a accès aux profils et à l’historique de tout le monde.

Tu as créé ton compte en 2017 depuis tu n’as posté que 12 commentaires:

11 contre Qwant

avec au passage une petite pub pour ta propre boite (concurrente évidemment)



C’est toi l’ex ingénieur remercié par Qwant dont tu parles ?





Bon à savoir ça, je savais pas qu’on avait ces infos sur le site :)



Comme la plupart des grosses boîtes en France au final… Au moins ils se seront servi du buzz de ce leak pour négocier des augmentations.








manhack a écrit :





  • @carbier

     Pour expliquer ce pourquoi 31% des personnes interrogées, fin mai, déploraient “l’absence d’index”, par ex ?

    Pour contextualiser ce que Le Canard Enchaîné avait publié hier, aussi, et challenger le fait que d’après Eric Léandri, cité dans le Canard, “tout va bien”, mais que d’après le délégué du personnel, de nombreuses demandes auraient donc été satisfaites



    Je ne sais pas où tu as vu 31%, moi je lis



    Quatorze d’entre eux déplorent ainsi « l’absence d’index »



    14 sur 130140 cela ne fait pas 31% pour moi (à moins que j’ai mal lu)



    Après je ne vais pas paraphraser les réponses, mais dans une entreprise les postes ne sont pas tous techniques et tout le monde ne travaille pas sur tout. Donc tu peux avoir des remontées sur de faux problèmes créés par un manque de com’ interne (c’est ce qu’on a eu chez nous aussi).



    Quant au reste de ton post, quand nous avons fait cette démarche il y a 3 ans, c’était aussi avant un séminaire interne afin de tout mettre à plat. Ce type de questionnaire nous avait été recommandé par les RH car étant anonyme il permettait de remonter des problèmes dont certaines personnes n’auraient jamais osé parler en face, mais aussi de remonter des problèmes non réels car tenant plus de la personnalité de certains. Le but étant de pouvoir trier le très important du reste dans ce genre d’enquête.

    Et c’est ce qui s’est passé chez nous: il y a eu pas mal de “problèmes” qui étaient simplement “ressentis” et qui ont pu etre discutés voire amélioré suite à cette enquête et au séminaire.



    Donc il n’y a rien de surprenant à ce que des demandes aient été satisfaites chez Qwant suite à l’enquête, vu que le but ce n’est pas de s’autoflageller mais de faire avancer les choses.



Qwant explique depuis des années qu’il est un “moteur de recherche”, alors qu’une (bonne) partie de ses résultats viennent de Bing; il explique, en novembre dernier, que son Index est stratégique pour acquérir son indépendance, et je fact-checke qu’il est en bonne partie bloqué en 2017, plus deux autres “bugs”…



Je suis conscient que ça a eu un impact négatif, mais telle n’était pas mon intention (la preuve avec l’article du jour, qui va plutôt dans son sens comparé à celui du Canard Enchaîné).


D’un autre côté, même si l’impact en terme d’image est présent, ça fait partie du jeu… Tout article sur une entreprise ou un gouvernement peut impacter l’image ou le ressenti du lecteur. Dans le cas contraire on ne lit pas la presse papier ou en ligne et on se contente de vivre&nbsp;<img data-src=" />

Pour ma part je n’ai aucun à priori sur Qwant, et ce que j’ai pu lire dans cet article ou les précédents n’a rien changé. Si ce n’est me faire remarquer que ce genre de problème est présent partout et me conforter dans ma position (personnelle) qui est de considérer un emploi comme quelque chose d’alimentaire… (et si ce qu’on fait nous plait, tant mieux&nbsp;<img data-src=" />).

Je n’irai pas plaindre les salariés, et sauf scandale majeur (et dissimulé) n’irai pas cracher sur la gestion de Qwant de “mon argent” (public)


14 des 45 “personnes interrogées”, ça fait 31%



Ensuite, j’ai donc voulu vérifier ET contextualisé le papier du Canard Enchaîné, qui était bien + “à charge”, et j’ai donc bien écrit que ces doléances avaient été collectées de manière anonyme pour tenter de les régler.


J’allais faire le même commentaire, cet historique des messages :facepalm:

C’est sans doute le Marc Longo dont il est question dans un des précédents articles. (Celui qui a pas le droit de critiquer Qwant <img data-src=" /> )



Après quelques recherches :https://www.societe.com/societe/societe-nouvelle-de-l-annuaire-francais-79985299…

On peut s’apercevoir que la boite est dans le… 75020 et que la tranche d’effectif est de “1 à 2 salariés”.



Pour revenir à l’article je m’intéresse à Qwant et forcément c’est décevant, ce que je ne comprend pas c’est cet éparpillement dans plein de projets alors que la partie centrale (le moteur) a l’air loin, très loin d’être parfaite.



Faire des Qwant music, Pay, mail voir même image et maps alors que le moteur de recherche ne semble pas complétement indépendant techniquement et qu’il n’y a que 130 ingés sur un truc aussi énorme, j’ai du mal à comprendre.

(et pourtant j’aimerais vraiment que ça marche)








manhack a écrit :



14 des 45 “personnes interrogées”, ça fait 31%





My bad, mais pour ma défense l’article n’était pas clair. <img data-src=" />

Je croyais que tout le personnel avait été interrogé et que seul une quarantaine avait fait remonter une ou plusieurs doléances (ce qui est la procédure habituelle en fait). D’ailleurs tu es sur que ce n’est pas le cas ?

Parceque sinon sur quelle base ont été choisis les 45 participants ?



L’ensemble des salariés a été invité à faire remonter leurs doléances, mais seul le mail émanant des ~45 de Nice, Épinal et Ajaccio a fuité, on ne sait donc pas quelles étaient les doléances des autres salariés.








manhack a écrit :



Qwant explique depuis des années qu’il est un “moteur de recherche”, alors qu’une (bonne) partie de ses résultats viennent de Bing; il explique, en novembre dernier, que son Index est stratégique pour acquérir son indépendance, et je fact-checke qu’il est en bonne partie bloqué en 2017, plus deux autres “bugs”…



Je suis conscient que ça a eu un impact négatif, mais telle n’était pas mon intention (la preuve avec l’article du jour, qui va plutôt dans son sens comparé à celui du Canard Enchaîné).





“Telle n’etait pas mon intention ”



Franchement il est là le problème avec les journalistes modernes. Les gars, vous avez de grands privilèges : ca s’accompagne de certains devoirs, moraux j’ai envie de dire.

“C’est pas fait expres je voulais pas, promis craché ” c’est un peu leger.

Moi je pense qu’évidemment que vous saviee le prejudice que ca crée, que ca vous est egal, mais que vous n’assumez pas. J’espère me tromper, mais j’y crois peu



L’intérêt d’un sujet ? Vaste question aux multiples variables.


Parce que l’article n’a aucun intérêt et que la fuite de ces documents n’est que le fruit de l’indifférence crasse des journalistes pour l’image d’une société émérite ?



NB: il n’y a pas que l’image d’une marque commerciale dans la vie.








Drepanocytose a écrit :



Donc tu ne vois meme pas ce que tes 2 articles peuvent avoir de negatif en terme d’image ?Sérieusement ?







Drepanocytose a écrit :



Franchement il est là le problème avec les journalistes modernes. Les gars, vous avez de grands privilèges : ca s’accompagne de certains devoirs, moraux j’ai envie de dire.



Le devoir d’un journaliste est d’informer en toute impartialité.

Dès lors, il n’est pas de la responsabilité d’un journaliste de se préocuper de l’image d’une entreprise. En effet, si les faits exposés dans un article nuisent à l’entreprise concernée alors cette entreprise devrait corriger les causes de ceux-ci.









Drepanocytose a écrit :



“Telle n’etait pas mon intention ”



Franchement il est là le problème avec les journalistes modernes. Les gars, vous avez de grands privilèges : ca s’accompagne de certains devoirs, moraux j’ai envie de dire.

“C’est pas fait expres je voulais pas, promis craché ” c’est un peu leger.

Moi je pense qu’évidemment que vous saviee le prejudice que ca crée, que ca vous est egal, mais que vous n’assumez pas. J’espère me tromper, mais j’y crois peu



Je crois que tu te méprends: Son intention n’était pas d’avoir un impact négatif, mais d’écrire un article. L’impact n’est qu’une conséquence. Enfin c’est comme ça que je le comprends.



Heu sinon, quand tu dis que les journalistes ont de grands privilèges, c’est de l’humour?



”…Éric Léandri explique…et les conditions de travail sont

redevenues normales…”

Ah ? Elles n’étaient pas normales ?








JD a écrit :



Le devoir d’un journaliste est d’informer en toute impartialité.

Dès lors, il n’est pas de la responsabilité d’un journaliste de se préocuper de l’image d’une entreprise. En effet, si les faits exposés dans un article nuisent à l’entreprise concernée alors cette entreprise devrait corriger les causes de ceux-ci.





Lol

Justement c’est marrant, je criti qsuais ici recemment le manque manifeste d’impartialité de Marc (et pour moi aussi, l’impartialite c’est un must du journalisme) et tout le monde m’est tombé dessus en me disant que l’impartialité n’est ni possible, ni souhaitable pour un journaliste.



Marrant donc de voir mon propre argument utilisé contre moi. Mais en fait il est mal utilisé : ici c’est la forme de l’article, et le fait d’en avoir 2 tres rapprochés, qui participent a la partialité du tout.

On peut tres bien etre impartial sur les faits, mais tres partial sur la forme. Je le fais souvent au boulot : je fais du “fact & data” pour ne pas qu’on puisse m’attaquer en retour, mais je l’oriente intelligemment sur la forme.









JD a écrit :



Le devoir d’un journaliste est d’informer en toute impartialité.

Dès lors, il n’est pas de la responsabilité d’un journaliste de se préocuper de l’image d’une entreprise. En effet, si les faits exposés dans un article nuisent à l’entreprise concernée alors cette entreprise devrait corriger les causes de ceux-ci.





Tu es bien naif.

Sur ce genre d’entreprises, la guerre d’image est primordiale et souvent les “fuites” ne viennent pas par hasard.



Quant à l’article, tout est affaire d’interprétation et comme souvent dans ce genre d’histoire parole est donnée à ceux qui gueulent le plus fort (10 ou 30% dans tous les cas ce n’est pas la majorité).









JD a écrit :



Le devoir d’un journaliste est d’informer en toute impartialité





Un journaliste n’a pas a être impartiale. Sinon les personnes travaillant à l’Humanité, Libération ou Le Figaro ne seraient pas des journalistes.

Edit :





Drepanocytose a écrit :



(…) et tout le monde m’est tombé dessus en me disant que l’impartialité n’est ni possible, ni souhaitable pour un journaliste.(…)





Pas tout le monde, il me semble que c’est juste moi <img data-src=" />

Edit2 : Tu noteras que j’ai reformulé pour qu’il n’y ait pas d’ambiguïté.









manhack a écrit :



L’ensemble des salariés a été invité à faire remonter leurs doléances, mais seul le mail émanant des ~45 de Nice, Épinal et Ajaccio a fuité, on ne sait donc pas quelles étaient les doléances des autres salariés.





Désolé d’être brutal, mais dans ce cas la c’est encore pire.

Comment peut-on tirer des conclusions quand on n’a le retour que d’une partie des salariés ?

Pourquoi est-ce uniquement cette partie la qui a fuité et pas les autres ?



D’ailleurs même sans citer les sources il serait intéressant de savoir comment ceci est arrivé dans les mains du Canard ?

Est-ce une enquête menée en amont par le Canard qui a pu finalement récupérer une partie des doléances ?

Ou est-ce une partie des doléances qui a été gentiment envoyé au Canard pour qu’il le publie ?



La véracité des données partielles collectées ne peut pas masquer le fait qu’elles ne sont que… “partielles”



Haha bien d’accord, certains dans les commentaires ont l’air offusqué, mais ce qui à l’air de se passer chez qwant, bah rien de nouveau, c’est pareil partout comme vous le dites (ou presque, il existe peut-être ces perles rares ou tout vas bien, mais j’en ai pas encore vu la couleur).


Je faisais référence à l’impartialité par rapport à l’existence de faits pas leur analyse. Mais l’impartialité cela peut effectivement être interpréter comme la neutralité. Donc je le retire de ma définition de journaliste ;-)









Drepanocytose a écrit :



Justement c’est marrant, je criti qsuais ici recemment le manque manifeste d’impartialité de Marc (et pour moi aussi, l’impartialite c’est un must du journalisme) et tout le monde m’est tombé dessus en me disant que l’impartialité n’est ni possible, ni souhaitable pour un journaliste.





Voir supra.







Drepanocytose a écrit :



Mais en fait il est mal utilisé : ici c’est la forme de l’article, et le fait d’en avoir 2 tres rapprochés, qui participent a la partialité du tout.

On peut tres bien etre impartial sur les faits, mais tres partial sur la forme. Je le fais souvent au boulot : je fais du “fact & data” pour ne pas qu’on puisse m’attaquer en retour, mais je l’oriente intelligemment sur la forme.



Il n’est pas de la responsabilité d’un journaliste de se préocuper de l’image d’une entreprise. Les entreprises payent très bien des personnes pour faire ce travail.









carbier a écrit :



&nbsp; (10 ou 30% dans tous les cas ce n’est pas la majorité).





Ça suffit pourtant à être élu aux plus hautes responsabilités <img data-src=" />







&nbsp;



Honnêtement je ne trouve pas les articles plus orienté que ça, les ayants tous lu je les trouves plutôt neutres et factuel.

Libre au lecteur de le tourner comme il veut après.








Radithor a écrit :



Ah! Ces foutus journalistes qui font leur travail et qui empêchent les honnêtes gens de tourner en rond !





Alors j’admire les journaliste qui font du vrai travail d’investigation et sortent quelque chose d’important. S’il avaient mis a jour de vrais problème grave comme des malversations, de la corruption ou autres, j’applaudirais chaudement.



Là, il ne s’agit que des inquiétudes d’une part des salariés sur le management, ce qui ce passe dans quasiment toutes des sociétés dans le monde (la mienne la première) et ne fait jamais état d’articles de presse tellement c’est banal.



&nbsp;Du coup je me pose vraiment la question de pourquoi sortir ça.









Drepanocytose a écrit :



“Telle n’etait pas mon intention ”



Franchement il est là le problème avec les journalistes modernes. Les gars, vous avez de grands privilèges : ca s’accompagne de certains devoirs, moraux j’ai envie de dire.

“C’est pas fait expres je voulais pas, promis craché ” c’est un peu leger.

Moi je pense qu’évidemment que vous saviee le prejudice que ca crée, que ca vous est egal, mais que vous n’assumez pas. J’espère me tromper, mais j’y crois peu





Oui enfin… faut pas déconner non plus.



Quand une entreprise fait de la merde, elle assume c’est tout.

Le journaliste, il n’a aucun devoir moral de ne pas parler de ces problèmes, bien au contraire: il doit en parler, c’est son devoir.



Là tu inverses les rôles, tu reproches au messager les actions du fautif.

Le seul préjudice qui existe, c’est celui que Qwant s’est infligé à lui-même en refusant de gérer ses propres problèmes.



Au contraire il me semble que la médiatisation des erreurs qui ont participé à en arriver à la situation d’aujourd’hui va sûrement leur permettre une remise en question en profondeur, les précédents “scandales” auraient du leur faire changer de ligne directrice, cela ne semble pas vraiment avoir été le cas jusqu’à présent.

Si ils arrivent à resserrer les rangs et à se recentrer sur leurs utilisateurs ils en ressortiront grandis.



Pour moi qui ai toujours trouvé la communication de Qwant douteuse, et l’ai évité car très peu sensible aux déclarations très orientées marketing des dirigeants (ils ont besoin de financement c’est compréhensible), je les verrais bien se réorienter vers plus de transparence en donnant la parole à leurs petites mains, qui ont l’air d’avoir envie de s’exprimer si j’en crois cet article.



Exemple : Corrigez moi si je me trompe, mai je n’ai pas trouvé d’article strictement technique sur le développement d’un index, le/les problèmes potentiellement rencontrés, les solutions mises en places pour surmonter les problème. (en dehors de la communication de ces derniers jours)

Et pourtant à mes yeux cela aurait suffit à me convaincre du travail effectif sur l’index








carbier a écrit :



Sur ce genre d’entreprises, la guerre d’image est primordiale (…)







Et encore, attends un peu voir que Qwant se lance dans le mannequinat professionnel…

Google ne perd rien pour attendre, tout le monde sait que les françaises sont plus belles que les américaines.

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Uther a écrit :



Alors j’admire les journaliste qui font du vrai travail d’investigation et sortent quelque chose d’important. S’il avaient mis a jour de vrais problème grave comme des malversations, de la corruption ou autres, j’applaudirais chaudement.



Là, il ne s’agit que des inquiétudes d’une part des salariés sur le management, ce qui ce passe dans quasiment toutes des sociétés dans le monde (la mienne la première) et ne fait jamais état d’articles de presse tellement c’est banal.





Ça reste des problèmes, pas “graves” à tes yeux, mais suffisamment importants pour les salariés de l’entreprise pour faire un cahier de doléance et pour que la direction y réponde en 72h.



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Uther a écrit :



&nbsp;Du coup je me pose vraiment la question de pourquoi sortir ça.





C’est un COMPLOOOOOOOOOOOOT… <img data-src=" />



Non, ça ne m’est pas “égal”, et on leur a d’ailleurs donné 15 jours pour nous répondre, parce qu’ils avaient une autre urgence à gérer (alors que d’ordinaire, l’usage veut qu’on laisse 24 à 48h).



A grands pouvoirs = grandes responsabilités. Présenter Qwant comme l’un des 8 seuls vrais moteurs de recherche dans le monde (cf l’audition d’Éric Léandri au Sénat), en passe d’être potentiellement installé par défaut sur les PC de millions de fonctionnaires (entre autres), et avoir, depuis (au moins) le mois d’avril, un index bloqué en 2017, me semble constituer une “information d’intérêt général” (nonobstant le fait que la personne qui avait pointé du doigt cette incongruité avait donc été condamnée pour “dénigrement”).


Et ben… c’est la loi des séries pour Qwant en ce moment, ça me fait de la peine pour eux, mais d’un autre côté ça va peut-être aussi créer les secousses dont ils ont besoin au niveau du management ?



J’ai aussi vécu ce genre de choses dans le passé et (ouf!) aujourd’hui j’en suis loin! J’enfonce sans doute des portes ouvertes, mais pour avoir vécu le bon et le mauvais, il me semble que le management est vraiment au cœur de ce genre de problème. Il faut oublier le command & control ; confiance doit être le maître mot - et ce même lorsqu’on pense que certains abusent et ne sont pas assez productifs - lorsqu’on créée plein de règles pour lutter contre les abus, toujours garder en tête que les “bons” (les plus productifs, les plus créatifs…) en pâtiront tout autant. En fait si y’a plus de confiance, c’est que la partie est perdue.



L’agilité, et scrum en particulier, il faut le voir avec un regard critique. Une startup qui crée son produit a la chance de pouvoir s’affranchir d’un fléau des projets contractuels : les deadlines. Quand je lis “on a tenu les deadlines” ça me hérisse le poil pour une boîte comme Qwant. Pourquoi vous vous emmerdez avec ça? Vous êtes vraiment tenus par les c pour ne pas imposer votre cadence? Et si c’est vraiment le cas, est-ce vraiment sérieux de se disperser autant sur des produits secondaires? Ce qui compte c’est de construire quelque chose robuste et pérenne, ou bien de satisfaire ce genre d’objectif court-terme? À un moment il faut arrêter de se disperser et prendre le temps de bien faire les choses, laisser du temps aux développeurs de peaufiner, d’expérimenter, de réfléchir.



Un exemple - je sais pas si ils bossent en sprints ; dans mon équipe on fait des sprints en mode léger : déjà, pas de story-point (donc pas de temps perdu en évaluations futiles, de culpabilisation lorsqu’on prend + de temps pour mieux faire les choses, etc.) ; mais alors, comment on remplit le sprint si on n’a pas cette métrique? C’est simple, on ne le remplit pas vraiment. Enfin si, quelques grands sujets prioritaires quand même (oui ça existe), mais sans forcing ; à tout casser ça prend 50% du temps. Et chaque développeur ajoute un peu ce qu’il veut, prend le temps de traiter les problèmes selon son propre ressenti, etc.. Pour le bien-être du produit et de l’humain. Et au final ça marche.








Uther a écrit :



Là, il ne s’agit que des inquiétudes d’une part des salariés sur le management… […]Du coup je me pose vraiment la question de pourquoi sortir ça.



Non il ne s’agit pas que d’inquiétudes d’une part des salariés sur le management.









carbier a écrit :



Désolé d’être brutal, mais dans ce cas la c’est encore pire.

Comment peut-on tirer des conclusions quand on n’a le retour que d’une partie des salariés ?

Pourquoi est-ce uniquement cette partie la qui a fuité et pas les autres ?



D’ailleurs même sans citer les sources il serait intéressant de savoir comment ceci est arrivé dans les mains du Canard ?

Est-ce une enquête menée en amont par le Canard qui a pu finalement récupérer une partie des doléances ?

Ou est-ce une partie des doléances qui a été gentiment envoyé au Canard pour qu’il le publie ?



La véracité des données partielles collectées ne peut pas masquer le fait qu’elles ne sont que… “partielles”





Il faudrait qu’un journaliste soit exhaustif sur les documents qu’il

récupère avant de publier quoi que ce soit. Ce commentaire aura fini de

m’achever pour la journée.



@corbier : je ne “tire pas de conclusions”, je fais un article sur les doléances de ~45 des 130 employés de Qwant, ce qui représente par ailleurs un échantillon significatif (a fortiori parce que c’est à Nice qu’est le centre de R&D et une bonne partie des dev’ du “moteur”.



Sinon, je ne sais pas pourquoi le reste de l’enquête interne n’est pas sortie.


Wow hyper poussé, super intéressant. Merci !



Disclaimer : je travaille pas chez Qwant <img data-src=" />


Uther Abonné
Le 08/08/2019 à 15h 27