Quand un « relou » numérique obtient une sanction… contre celle qu’il a insultée
Relou au carré
Illustration : Flock
Le 17 septembre à 12h57
L’affaire est devenue virale sur LinkedIn et Instagram : insultée par message privé, une entrepreneure s’est retrouvée obligée par la justice de supprimer la publication qu’elle avait postée en réaction. Capture d’écran à l’appui, elle s’y indigne publiquement de la violence sexiste que les femmes subissent en ligne.
Quand un « relou » numérique obtient une sanction… contre celle qu’il a insultée
Relou au carré
Illustration : Flock
L’affaire est devenue virale sur LinkedIn et Instagram : insultée par message privé, une entrepreneure s’est retrouvée obligée par la justice de supprimer la publication qu’elle avait postée en réaction. Capture d’écran à l’appui, elle s’y indigne publiquement de la violence sexiste que les femmes subissent en ligne.
Droit
Droit
8 min
C’est l’histoire d’une internaute, sur LinkedIn. Tara Heuzé-Sarmini est entrepreneure, formatrice, et fondatrice de l’association Règles Élémentaires, qui agit contre la précarité menstruelle. Dans l’affaire qui nous occupe, cela dit, Tara Heuzé-Sarminin est avant tout une internaute, qui reçoit quelquefois des messages privés de prospection sur un réseau social professionnel.
Fin août, elle en reçoit un qu’elle juge « généré par une IA ». Comme le texte lui propose de rejoindre un cercle nommé « Band of Brothers », un projet qui se décrit comme « écosystème européen dédié à l’accélération des projets ambitieux », Tara Heuzé-Sarmini répond : « peu probable que je rejoigne un écosystème de bros ». Au bout de cinq minutes, elle reçoit une insulte en guise de réponse.
Une assignation en justice qui suscite l’indignation
Agacée, Tara Heuzé-Sarmini décide de prendre une capture d’écran de l’échange pour s’irriter publiquement du fait que, « 10 ans après #metoo, exister pour une femme, aussi bien sur les réseaux que dans l’espace public, c’est encore s’exposer au (cyber)harcèlement, aux insultes, au dénigrement… ». Des échanges d’insultes, provoquées ou gratuites, sur les réseaux sociaux… L’affaire est courante : elle aurait pu s’arrêter là. Mais la publication de Tara Heuzé-Sarmini gagne en viralité.

Deux semaines plus tard, l’entrepreneure publie un nouveau texte, dans lequel elle indique avoir été « assignée en 48 h. Condamnée en 24 h. » D’après l’extrait de la décision de justice qu’elle publie, l’entrepreneure est condamnée à verser 1 500 euros au titre de l’article 700 du code de la procédure civile, et à retirer, sous 24 h, son premier message public. À défaut, elle se retrouve « sous astreinte provisoire (…) de 150 euros par jour de retard ».
Dans les commentaires, on s’émeut de la réaction du plaignant, mais aussi, notamment dans les cercles féministes, de la réactivité de la justice. 48 h pour empêcher une femme insultée de s’agacer publiquement de cette insulte, ça paraît peu, quand on connaît la vitesse de traitement de certaines affaires de cyberharcèlement.
Au tribunal, en janvier 2025, la streameuse Ultia se déclarait par exemple épuisée par un cyberharcèlement ininterrompu depuis 2021. Dans l’affaire qui a opposé le rappeur Booba à la journaliste Linh-Lan Dao, les messages insultants ont été publiés en janvier 2024, le procès s’est tenu le 2 avril 2026 et la décision, rendue le 2 juin, soit deux ans et demi après les faits. Pour comprendre ces apparents écarts de temps, et le fonctionnement de la justice face aux affaires de violence en ligne, il faut se pencher sur les différentes procédures envisagées.
Plainte recevable, mais pas nécessairement fondée
D’autant que les captures d’écran de messages insultants brandies en ligne pour faire exemple, voilà un réflexe qui devient presque fréquent. Qu’on les croise sur LinkedIn, Instagram, TikTok ou d’autres plateformes, celles-ci s’émeuvent, souvent, de la violence gratuite ou de l’absence de modération. « Ce n’est pas parce que c’est courant que juridiquement, cela reste valable », prévient l’avocat Alexandre Archambault. Aux yeux de la Justice, si une insulte est formulée dans le cadre d’un échange privé, le cadre de sa diffusion reste, précisément, privé. Autrement dit, « sur le papier, toute personne qui en affiche une autre, même au nom d’une finalité parfaitement légitime, risque des poursuites au civil ».
Cette explication implique de se pencher sur le cadre des poursuites engagées par l’auteur de l’insulte contre Tara Heuzé-Sarmini. Les deux affaires de cyberharcèlement évoquées plus haut étaient jugées au pénal, c’est-à-dire selon la branche du droit qui se préoccupe des infractions commises contre l’ordre public ou la société.
Comme nous le rappelait Alexandre Archambault en 2024, il existe d’autres manières de se protéger contre les violences numériques, notamment devant une juridiction civile. Ces dernières se préoccupent des litiges entre personnes et entités privées. C’est cette voie qu’a choisie le plaignant, en recourant au référé.
Pour reprendre les explications du ministère de la Justice, le référé est une « procédure judiciaire d’urgence qui permet au juge de prononcer rapidement des mesures provisoires, dans le respect du débat contradictoire ». Dans ce type de mesure d’urgence, « le juge des référés ne se prononce pas sur le fond, juste sur l’évidence », explique l’avocat. Ici, l’évidence est la suivante : un échange privé reste privé, et « le rendre public constitue un trouble manifestement illicite ».
Procédure en appel
Du point de vue du droit, l’action du plaignant peut donc être recevable, quand bien même il est l’auteur de l’insulte initiale. Cela ne veut pas dire qu’elle ne puisse être démontrée infondée, estime Alexandre Archambault, « encore faut-il le soutenir devant le juge ». Et de préciser qu’en l’espèce, la défenderesse n’est pas « condamnée, au sens infamant » souvent accolé aux procédures pénales, mais bien visée par une décision prise au civil, qu’il est possible de contester.
Devant l’audience sollicitée au bout de 48 h, « à plus de 200 km » de chez elle, Tara Heuzé-Sarmini semble s’être trouvée dans l’impossibilité de se rendre au tribunal de Lille pour défendre sa cause (contactée par Next, elle n’avait pas répondu à l’heure de publier ces lignes). Dans de tels cas de figure, Alexandre Archambault enjoint les potentiels personnes assignées à appeler un avocat, dont c’est précisément le métier.
Lui s’interroge par exemple sur le respect des droits de la défense. La Cour européenne des droits de l’homme a déjà rappelé à l’ordre des juridictions françaises dans des cas relativement proches. Et dans la mesure où la défenderesse semble résider « dans un autre ressort que celui où est jugé l’affaire », il estime possible de questionner l’office du juge sur l’article 486 du Code de procédure civile. Ce dernier prévoit en effet : « Le juge s’assure qu’il s’est écoulé un temps suffisant entre l’assignation et l’audience pour que la partie assignée ait pu préparer sa défense. »
Quoiqu’il en soit, l’affaire ne s’arrêtera pas là : Tara Heuzé-Sarmini a déjà indiqué faire appel et ouvert une cagnotte pour financer ses frais de justice. Si elle collecte plus que nécessaire, elle indique avoir « décidé de reverser le différentiel à la Fondation des Femmes pour venir en aide à d’autres victimes de procédures-bâillons ».
Après s’être dé-taggé de la publication initiale de Tara Heuzé-Sarmini, et avoir enlevé les émojis éclair qui entouraient son nom, l’auteur de l’insulte a publié le 16 septembre au soir un message dans lequel il présente ses excuses à la principale concernée.

Alexandre Archambault, lui, invite à la mesure dans les propos qui visent l’institution judiciaire : le Code pénal punit « le fait de chercher à jeter le discrédit, publiquement par actes, paroles, écrits ou images de toute nature, sur un acte ou une décision juridictionnelle, dans des conditions de nature à porter atteinte à l’autorité de la justice ou à son indépendance ».
« Non, les femmes victimes de comportements sexistes ou insultants en ligne ne doivent pas s’auto-censurer et restent parfaitement légitimes à les dénoncer, conclut l’avocat. À condition de rester dans les clous : on n’affiche pas le relou (car il faut partir du principe que le relou gagne toujours au jeu du plus relou), on reste factuelle, on ne se fait pas justice soi-même. » En cas de doute, insiste-t-il encore, « on n’hésite pas à consulter un professionnel du droit ».
Commentaires (105)
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Abonnez-vousLe 17 septembre à 13h14
Le 17 septembre à 13h21
Le 17 septembre à 16h07
Le 17 septembre à 18h20
Le 17 septembre à 13h39
Et c'est le principe du référé d'heure à heure, chaque jour nous avons des décisions rendues de cette façon, dans laquelle le juge ne se prononce pas sur le fond, car ce n'est pas son office dans ce type de procédure.
Il se prononce sur la base des éléments soumis par les parties, et lorsqu'une d'elle est défaillante, ce n'est pas son problème, on peut trouver cela moralement choquant mais c'est la loi et le juge doit appliquer la loi. Pas pour rien que dans les assignations il y a tout un passage en caractères 24 gras martelant en substance "si vous ne vous pointez pas à l'audience, une décision sera rendue sur la base des éléments fournis par votre seul adversaire, donc vraiment, si vous ne pouvez pas être présent physiquement faites vous représenter par un avocat, c'est indispensable"
Et quoiqu'on puisse penser de la décision rendue, elle a tout sauf l'autorité de la chose jugée, et peut être contestée en appel, ce qui sera un moyen de rétablir le contradictoire et accessoirement, replacer l'église au centre du village en rappelant qui est la victime dans cette affaire, s'agissant ici d'un sujet d'intérêt général.
Le 17 septembre à 14h56
Le 17 septembre à 19h09
Mais sur le pur terrain du droit (qui une nouvelle fois ne se confond pas avec la morale), cela reste compréhensible. En référé, le juge s'en tient (c'est la loi, le juge applique la loi, il ne peut se placer sur le terrain de la morale ou suppléer la carence d'une des parties) à l'évidence et ne peut trancher au fond. Le tout sur la base des éléments présentés par les parties (art. 5 du code de procédure civile), et si la défense fait défaut, c'est pas son problème. Nous avons un demandeur qui invoque la violation d'une règle de droit, à savoir un échange privé qui se retrouve public et dans lequel il est identifiable. Ici le juge a estimé que c'était un trouble manifestement illicite justifiant qu'il soit ordonné le retrait des contenus litigieux. Il ne dit pas qui est gentil qui est méchant, il prononce juste une mesure provisoire, qui a tout sauf l'autorité de la chose jugée, et qui reste susceptible de recours.
C'est pour cela que j'ai dit compréhensible, pas acceptable dans le cas d'espèce car ici la décision reste éminemment contestable pour plein de bonnes raisons ( sans aller jusqu'au bien fondé de la demande, le respect des droits de la défense, le fait qu'une procédure en référé ait été privilégiée alors qu'ici nous sommes sur un trouble par service de communications électroniques, en principe compétence exclusive du juge de la procédure accélérée au fond, art. 213-1 du code de l'organisation judiciaire), et c'est pour cela que dans toute société démocratique il existe une voie de recours.
Car il n'y a pas que le pénal dans la vie, et (ce que les people ont très bien compris depuis plus de 50 ans en privilégiant les actions au civil pour les atteintes à la vie privée plutôt que de porter plainte au pénal où les plaignants perdent la maitrise de la procédure) le droit civil est au contraire parfaitement outillé, comme l'illustre cette procédure qui a été actionnée par celui qui s'est estimé outragé par une simple réponse négative.
Le monde médiatique (qui ne traite de la Justice que sous l'angle du pénal) porte en effet une grande responsabilité dans ces incompréhensions.
Cela illustre l'impérieuse nécessite d'introduire dans les programmes scolaires EMC une véritable initiation au droit, sur les grands principes et organisation judiciaire (pénal / civil / administratif) & para-judiciaire.
Car on ne compte pas les moments de solitude avec des journalistes qui eux aussi découvrent que tout ne se règle pas au pénal (le meilleur exemple étant le traitement des procédures Shein & Kick dont l'issue était connue dès le départ par les juristes).
Modifié le 17 septembre à 15h31
Le 17 septembre à 19h18
Pénal (engorgé de partout) et civil fonctionnent de façon indépendante. Cela n'a aucun sens de comparer ce qui n'est pas comparable. Et non, il n'y a pas eu dépôt de plainte, mais une assignation rédigée par un demandeur (avec l'assistance d'un professionnel du doit) jugée suffisamment sérieuse pour être considérée recevable par un magistrat (ce qui ne ne veut en aucun cas signifier, à ce stade, que la demande est véritablement fondée, mas cela seul un juge peut le dire)
Au civil, quand on sait actionner les bonnes procédures et calibrer les demandes, il reste possible d'obtenir une décision rapidement en situation d'urgence (par exemple obtention de données d'identification en moins de 10 jours, avec 2 ponts jours fériés au milieu), voire très rapidement comme dans cette affaire (qui est tout sauf définitive, attendons de voir ce que dira le juge d'appel).
Le 18 septembre à 12h21
Exemple typique dans le droit de la presse : si tu te sens diffamé, tu seras heureux d'avoir rapidement une décision de justice l'enjoignant à supprimer sa publication et de ne pas devoir attendre les 6 mois ou 1 an nécessaires pour avoir une décision sur le fond, c'est long, 6 mois, quand une publication raconte n'importe quoi sur toi. Décision sur le fond qui se penchera sérieusement sur le sujet et déterminera s'il s'agissait de diffamation, ou estimera que l'affirmation était méritée.
Le 18 septembre à 14h32
Le 18 septembre à 22h30
Le 19 septembre à 13h50
Le 19 septembre à 14h58
Le 19 septembre à 10h38
vous pensez au pénal, avec prison à la clé éventuellement.
et la dame n'a PAS été condamnée. La justice l'accuse de RIEN et ne la punit de RIEN.
Les moyens du pénal, et les moyens du civil c'est pas les même
c'est pas les même personnes
c'est pas le même droit
c'est pas les même lieux
c'est pas les même procédures
c'est pas les même sévérités
etc.
dans le pénal vous avez la POLICE, Enquête, et le FOND est très important, pourquoi ? parce que les condamnations peuvent être destructrices.
pas au civil
et ici, comme c'est de l'ordre de menace à la probité d'une personne, qu'il y a un risque et qu'encore une fois ça NE traite PAS le FOND, la réponse juridique peut être rapide.
c'est pareil sur le droit du travail,
quand une entreprise fait un dossier pour licenciement économique (plan de sauvegarde de l'emploi que ça dit), le dossier peut être être traité rapidement parce que ce n'est pas LE FOND qui est considéré !
(par exemple le FOND : est-ce que l'entreprise a raison, est-ce que c'est bien fondé, est-ce que les critères pour choisir qui virer respectent la loi etc)
mais la FORME du dossier (est il correctement écrit et définit il bien le projet de licenciements comme il est attendu)
Le Fond éventuellement il sera vu si y a un litige, une partie qui porte plainte. et là c'est beaucouuuup plus long.
-
vous devez connaitre le pays dans lequel vous vivez.
Modifié le 19 septembre à 13h46
Surtout n'hésite pas à donner des cours de droit, et n'oublie pas les mots en majuscule pour bien faire comprendre que tu t'adresses à des chèvres !
"La justice ne la punit de rien"
Ah donc elle lui fait cadeau des 1500€ alors ?
Le 17 septembre à 15h53
Le 17 septembre à 16h07
Le 17 septembre à 13h14
Dans cet exemple ce serait un post LinkedIn qui dirait en substance que M. Machin lui a écrit, elle a répondu ça et il l'a traité de bidule, mais sans les propos exacts.
Le 17 septembre à 13h20
Modifié le 17 septembre à 14h11
Edit : apparemment non
Le 17 septembre à 17h32
Le 18 septembre à 06h28
Le 19 septembre à 10h49
mais en faisant cela, vous vous exposez aussi à faire un délit : atteinte à l'honneur de la personne,
et oui une personne est fondée à se défendre AUSSI que vous atteignez à son honneur en PUBLIC (MOI qui peut lire, tout le monde qui peut lire, n'importe qui a rien à voir qui peut lire : c'est public.)
et le fond n'est pas traité (la personne qui publie a t'elle raison de vouloir révéler ça ? bah on sait po encore, dit elle la vérité? l'insulte est elle vraie ? boh on sait po...)
La FORME : "ha oui ça atteint à l'honneur", elle est rapide à voir, et la décision est "houla papillon, on fait pas ça en public"
il faut comprendre que vous avez des droits, et bien tous les autres français ont les même droits, même la personne qui aurait insulté. Par exemple, se défendre à leur tour d'un tort.
Vous ne pouvez pas faire justice vous même, en tentant de jeter sous le bus public du Twitter, du tiktok, etc, autrui, même quand en privé il vous insulte.
-
les êtres humains ne sont pas omniscients. ni moi ni vous ni le policier, ni le juge, ni le pape.
C'est parole contre parole
sauf que quand vous faites un acte public, bien vu, bien documenté, surtout sur ces "réseaux asociaux" genre Twitter... ben il est facile de le constater...
alors que si vous dites "il m'a insulté en privé! et sans raison !" ben ... c'est vous qui le dites ça... on en sait rien ! Faut enquêter , faut fouiller, faut des éléments, faut des preuves, pfiulalala
Certaines procédures peuvent donc être faites en urgence "houla vous allez cesser tout de suite de vous écharper sur l'espace public. si y a un problème de fond -> portez plainte"
-
la bonne solution, c'est de bien archiver les insultes, les heures, les détails, couper les ponts avec l'ordure.
garder votre dossier bien prêt
et éventuellement, partir en justice, demandez conseil à un avocat.
et surtout
réalisez que TOUT ce que vous faites en PUBLIC, MOI aussi je PEUX LE LIRE. Et vous ne savez PAS si on est sympathique ou toxiques, ou dangereux.
Et TOUT ce que vous faites en PUBLIC, vous en êtes responsable.
Même ce message là, j'en suis responsable.
Le 17 septembre à 13h44
Et la bonne nouvelle, c'est que si un relou peut saisir une juridiction civile, c'est aussi le cas pour les victimes, d'ailleurs l'article en fait état.
Modifié le 17 septembre à 14h07
Le 17 septembre à 14h30
Le 17 septembre à 13h17
Et lorsque les privilèges des hommes sont évoqués, les regards sont bien entendu détournés.
P.S. : J'ai bien entendu appliqué une auto censure à mon commentaire, étant donné qu'il ne faut visiblement pas critiquer l'appareil judiciaire. 😏
Mais tout va bien.
Le 19 septembre à 11h01
et la personne insultée n'a pas porter plainte. on ne sait donc pas si c'est utile ou non
elle a partagé en PUBLIC le NOM de la personne et l'acte qu'elle dit qu'il a fait.
Cela n'est pas autorisé. Mettre en PUBLIC (sous éventuellement MON nez), et dire "cette personne est un faquin !",; c'est simple : vous touchez à son honneur en PUBLIC
c'est facile à constater
c'est facile de dire "ben non, faut pas salir l'honneur de quelqu'un en public"
privé et public ne sont pas la même chose.
vous pouvez critiquer la Loi
vous pouvez même devenir politicien et y participer à son écriture
mais on parle ici de la loi sur la diffamation publique, atteinte à l'honneur, etc. ce sont des lois très anciennes et y a de solide raison derrière leur existence. et pourquoi on tente d'imposer à ces plateformes asociale de cesser de faciliter les atteintes publiques à l'honneur des gens.
-
notons que dans le cas de Ultia, elle a documenté, en détails, longuement, la litanie de MENACES DE MORTS et VIOLS qu'elle recevait.
Ultia était harcelée, constamment, sur la durée, par diverses techniques. Pas juste une insulte. Mais une succession de menaces, organisées, tentant d'anonymiser et visant à lui rendre la vie impossible. En privé et en Public.
admettez les différences entre les choses. et acceptez la différence entre une décision simple sur la "forme", et le besoin de temps et de travail d'enquête sur le "fond"
la différence entre le civil (où on risque une amende, un règlement entre particuliers) et le pénal (où on est contre l'Etat, on risque de la PRISON)
Le 19 septembre à 12h26
Ce qui est tout de même merveilleux, c'est que la sanction à pris TROIS JOURS pour tomber et sans même qu'elle ait pu se défendre (ce sont les propos de la victime, je n'invente rien).
Les procès en cas de cyberharcèlement prennent DES ANNEES et sont très incertains.
La procédure pour diffamation est très souvent utilisée pour bailloner la presse et les détracteurs / lanceurs d'alertes (la mise en examen est automatique dans le cas de plainte pour diffamation).
C'est tout de même "drôle" de constater que la réputation de quelqu'un qui se permet de harcler, insulter, menacer, violer, voir tuer est mieux protégée et défendue que la victime initiale elle même lorsqu'elle (ou ses proches) dénonce des faits (combien de fois on entend "je vais porter plainte pour diffamation lorsqu'une femme porte plainte pour une agression ou autre ?) .
Et fait "marrant" lorsque des harceleurs sortent des messages échangés en privé pour nuire à leur victime et atteindre à sa réputation, les choses ne vont jamais aussi vite ...
Pour revenir rapidement sur ce que tu mentionne à propos des harcèlements, notamment au sujet d'Ultia : Ca ne s'est jamais vraiment arrêté ...
Mais bon, il ne faut sans doute pas le mentionner au risque de déranger ?
Le 19 septembre à 18h38
Le 19 septembre à 22h06
Est-ce que le délai était vraiment suffisant pour préparer la défense, voir mobiliser les services d'un avocat ?
M'enfin, personnellement, ça me semble toujours hallucinant de voir la dissymétrie judiciaire entre des faits de types violences, tromperies, exercice illégal de la médecine (pas ici, évidemment, je parle d'autres situations) et diffamation.
Mais encore une fois, visiblement, il ne faut surtout pas se poser de questions ni critiquer.
Le 19 septembre à 22h38
Modifié le 19 septembre à 23h53
Tragédie - Hey Oh (Clip Officiel) 2003
Red Hot Chili Peppers - Snow (Hey Oh) (Official Music Video) 2006
Le 17 septembre à 13h22
Mais le mec il cherche encore à minimiser qu'il a insulté une femme gratuitement pour des raisons de gros troudic...
Le 19 septembre à 10h52
et il évite de s'anéantir lui-même (un truc d'humain ça, l'humain souhaite rarement se détruire lui même)
mais il est clair
son attitude et ses mots étaient inacceptable. et il le reconnait.
"inutilement blessant", ce qui est "inutile", n'est pas à FAIRE. l'inutile, c'est MAL.
Que voulez vous de plus ? son sang ?
C'est à la personne concernée éventuellement de tenter réparation (préjudice moral ? y a eu ITT suite au choc ? ) en justice.
Le 19 septembre à 11h09
Le 22 septembre à 13h24
Je n'approuve pas, mais je comprends tout à fait cette tendance préoccupante.
Le 17 septembre à 13h39
Car en l'état actuel des choses, la loi protège les harceleurs dès lors qu'il est interdit de divulguer ce type de messages reçus en privé.
Le 17 septembre à 13h57
La règle s'applique à tous par équité de traitement.
Certains maitrisent bien les tenants et aboutissants et ne se privent pas d'en jouer.
D'où le rappelle du juriste à la fin de l'article sur le fait de prendre conseil auprès d'un spécialiste.
Le 17 septembre à 13h57
Comme l'a écrit un avocat réputé sur BlueSky, défenseur de victimes de harcèlement, avant de supprimer ses messages sur cette affaire, (sans doute à cause d'une shit storm), la non divulgation des échanges privés est normale et nécessaire. La remise en cause de ce droit (et d'autres assimilés, comme le droit à l'image) nous amènerait très vite à une société bien dégueulasse.
Le 19 septembre à 11h04
Le 17 septembre à 14h09
Le 17 septembre à 14h50
Agresser puis reculer un chouilla est un mode typique de l'exercice de la domination d'aujourd'hui. "Mes LBDs ont éborgnés des militants? ah ouais désolé ils avaient qu'à pas être là ces terroristes". "Oui c'est vrai j'ai frappé ma copine, mais bon elle allait sortir avec une jupe super courte aussi, ça fait 10 fois que je lui dis." "oui c'est vrai j'ai gueulé sur mes salarié et lancé des chaises dessus . mais bon c'est des feignasses aussi"
Le 19 septembre à 11h04
quand c'est en public, TOUT LE PUBLIC PEUt LE VOIR
Le 17 septembre à 15h27
Arf !
Merci en tout cas pour les commentaires pour sérieux que le miens !
Le 19 septembre à 11h05
Le 19 septembre à 11h04
le droit actuel est bien armé pour défendre des gens d'insultes PUBLIQUES.
Ce sont les plateformes asociales (toutes ricaines je vous ferai remarquer) qui font toutes de l'entrave à faire appliquer la loi de la République Française, qui mettent les gens en danger, qui ne font aucun effort; ne donnent aucun outil, etc.
l'instantanéité des publications par ces palteformes est un problème
l'engagement par la haine et la colère, qui est rémunérée par les algorithmes qui mettent des pubs et monétarisé (par exemple le programme de compte validé de Twitter)
tout cela et + sont le problème que posent les réseaux asociaux. et ce n'est pas les "interdire aux jeunes de 13 ans" qu'il faut faire, mais les REGULER SEVEREMENT dans la TOTALITE de leurs Manières de Fonctionner.
Ces plateformes régulièrement mettent en échec NOS LOIS.
Modifié le 19 septembre à 16h03
C'est là qu'on voit que beaucoup manquent de recul flagrant sur la réalité à cause de leurs convictions et de leur égo...
Le 17 septembre à 13h41
Le 17 septembre à 13h59
Le 17 septembre à 14h04
Modifié le 17 septembre à 14h15
Le 17 septembre à 14h28
voilà voilà ...
Le 17 septembre à 14h35
Et quand elle a été assignée, sans doute sûre de son bon droit, elle n'a pas réagi, alors qu'elle aurait dû se faire représenter par un avocat (ou une avocate, hein). Oui, même les innocents ont besoin d'un avocat.
Bref, elle n'a pas su réagir comme il fallait. Si enfin elle se fait conseiller et laisse la justice faire son travail plutôt que de s'en remettre à internet, elle devrait probablement s'en sortir à terme.
Modifié le 17 septembre à 15h05
On va voir si la cagnotte ouverte permet à la victime (victime d'insulte, victime de manimulation judiciaire,... un ensemble qui pour moi constitue du harcèlement) de se défendre.
EDIT : oui en effet, son tord à elle est de tenter de se faire justice elle-même. Clairement. L'explication (pas l'excuse) des années de procédures pour des trucs similaires dont parle l'article (Merci Next!) parait pas déconnante.
Le 17 septembre à 18h06
Moi, je ne vois pas le rapport avec le masculinisme sauf capillotracté ; Le virilisme à la rigueur ... mais des deux côtés : jouer à kiki a la plus grosse et a le dernier mot. Bref, des trucs d'entrepreneurs qui cherchent "des intérets communs" (la femme et l'homme de ménage, moi et mes voisins/voisines n'y sont pas dans ces groupe "d'intérets communs" qui doivent avoir rien de "communs"), dont un mec tendance adulescent (si ... le nom de son groupe, c'est un nom de groupe de gamins de 10/12 ans) qui a trop de temps libres et de moyens à mettre dans la justice, et une nana qui a trop de temps libre pour troller en répondant à des messages qui ne la concernent pas au départ car envoyé en masse, et qu'elle sait être sur un truc "important" ou à minima qui tient à coeur au mec qui l'a envoyé.
J'imagine que si elle envoie un message sur linkedin pour son groupe règles élémentaires en misgenrant un mec ou en se trompant de destinataire, pour toucher un max de gens ou faire passer un message qui lui tient à coeur, et que celui-ci lui répondrait en lui écrivant "qu'il est peu probablement qu'il rejoigne le club des ragnagna", elle ne serait pas à la fête et peut être même lui répondrait agressivement (à juste titre) voire de façon insultante selon son état du moment...
Bref, problème de bourgeois.e : chacun voit son essentialisation à sa porte !
Le 18 septembre à 13h33
Modifié le 18 septembre à 18h36
tre trigger : s'énerver à un parole ou un écrit dont le but était justement d'énerver (si t'a un meilleur mot M'sieur l'académicien, je prend). Littéralement se faire "déclencher"J'espère qu'on mange bien dans ton ephad ?
...
...
Mise en pratique --> cette dernière phrase est un troll, et si tu t'en énerves, alors tu te seras fait 'trigger'. ou 'trollé' Comme je me moque de toi qui te revendique âgé, et qu'on prend soin des anciens, je risque de me prendre un shit-storm et de me retrouver en position de "defeated male meme", tout cela en supposant que tu sois un homme, alors que non, ce qui m’amènerait à t'avoir mégenré
Le 19 septembre à 11h11
Le 19 septembre à 11h10
le problème c'est qu'elle a répondu en public à quelque chose qui était privé.
tout le monde peut voir le "public", c'est par définition de "public". et ça, c'rest facile à rappeler que c'est interdit. Le seul fait de traiter quelqu'un en. public de quoi que ce soit de négatif, c'est interdit, et c'est facile à constater : vous l'avez mis en PUBLIC !
alors que le privé... une insulte privée, ben c'est la parole d'une personne contre celle d'une autre... faut avoir des preuves, des éléments, apprécier, avant de dire qui a raison et si y a condamnation à faire...
Ne faites pas en PUBLIC n'importe quoi ! C'est lu et vu (et enregistré) par LE PUBLIC !
la diffamation c'est interdit.
Le 17 septembre à 14h10
Et son post LinkedIn qui relate sa condamnation est aussi très bizarre : elle parle d'être assignée et condamnée, mais ne donne même pas le motif. Diffamation ? Divulgation de correspondance privée ? On ne sait même pas, comment peut-on se faire un avis ? Genre : "eh, on m'a condamnée, c'est scandaleux". Bah non, faut voir sur le fond.
Le 17 septembre à 21h54
Je m'étonne toujours de ce déni d'altérité qui a pour conséquence d'être tout de suite traité de masculiniste, de manière très manichéenne, quand on est en désaccord le mouvement féministe.
Le 17 septembre à 14h24
Le 17 septembre à 14h29
Le 17 septembre à 14h38
Pour le "sans aucune conséquences", on va attendre un peu, son avocat demandant une enquête judiciaire.
Le 17 septembre à 14h51
Donc, s'il n'y a ni évidence, ni plainte, il n'y a aucune raison que la procédure d'urgence soit déclenchée.
Le 17 septembre à 14h51
Le 17 septembre à 15h59
Le 17 septembre à 16h02
Le 19 septembre à 08h07
Le 17 septembre à 14h59
Le type s'autorise à traiter une femme de connasse parce que c'est une femme et qu'il a été éduqué à considérer que c'est ok de faire ça. C'est une domination patriarcale qui ne dit pas (à tord) son nom.
Le 17 septembre à 15h44
Si un mec avait été traité de connard par une femme, que ce mec avait raconté ses mésaventures dans un post LinkedIn, et si la dame avait attaqué en justice pour divulgation de correspondance privée, le juge (ou la juge, d'ailleurs, à 70%) aurait jugé de la même façon. Il n'y a aucun sexisme dans ce jugement.
Le sexisme est en amont dans l'affaire, mais pas dans le jugement dont on parlait dans le post auquel tu as répondu.
Le 17 septembre à 15h52
Niveau sexisme, faut se pencher sur la capacité à obtenir et médiatiser cette décision, mais pas sur la décision elle-même. (à propos de la médiatisation, @MathildeSaliou a fait des article sur la visibilité genrée des postes LinkedIn par exemple). Le "haut placé" que tu mentionnes est lui-même sévèrement genré.
Modifié le 17 septembre à 15h42
En quoi traiter une femme de connasse est une insulte sexiste ?
Parce que juste ce mot, c'est le féminin de connard.
Modifié le 17 septembre à 20h53
Le 17 septembre à 22h16
Il doit bien y avoir des exceptions mais je n'ai pas appris ça à l'école ...
Quand on va voir dans le Larousse, que ce soit connard ou connasse, la définition est la même.
C'est bien pour ça que je soulevais le fait que nous n'avions pas toutes les informations du message privée. Avec celui-ci, on pourrait sûrement dire que le message est effectivement sexiste.
Modifié le 17 septembre à 22h34
Le 18 septembre à 08h53
Pourquoi ne pas avoir mis cette photo dans l'article au lieu d'un lien si c'est si important ?
Je ne te permets pas de préjuger mon intérêt pour l'article ...
Le 18 septembre à 09h44
Le 18 septembre à 10h34
Le 18 septembre à 10h10
Je n'ai pas fait le tour de tous vos commentaires mais je crois me souvenir que c'était déjà ce que vous mettiez en avant sur un autre sujet couvert récemment.
Le 18 septembre à 10h31
Vous êtes libre de votre opinion autant que moi et le désaccord n'est pas un problème pour moi. Je vais vous laissé avec vos propos, voilà tout. Désolé du dérangement.
Le 18 septembre à 10h48
Qui êtes vous pour savoir ce qui doit intéresser les commentateurs ou non ? Surtout qu'il a tout de même fait l'effort d'aller vérifier le Larousse... Vous ? Juste une affirmation qui se trouve contrer par sa réponse, puis changement de braquet sur l'intêret.
Bref, j'apprécie personnellement de lire les commentaires ici sans y participer souvent. Surtout que malgré une forte présence de personne penchant plus à gauche qu'à droite (aucun jugement sur l'un ou l'autre), cela peut donner des échanges parfois très intéressant sur les points de vue de chacun. Alors venir avec ce genre de propos, toujours à titre très personnel, me gonfle passablement.
Pour donner un exemple (le plus pourri existant), cela fait penser à une personne vociférant "raciste" alors que ça n'a rien à voir mais ça permet de fermer la discussion par le discrédit.
Le 18 septembre à 09h46
Le patriarcat essaye de nous vendre aussi que boulangère est "juste" la femme du boulanger ou la vendeuse. parce que bon faudrait pas pousser quand même.
Dans l'armée "Madame la Générale" désigne explicitement l'épouse du Général. Idem, c'est le patriarcat (et son influence sur l'histoire des armées) qui impose sa vision sur le langage.
Le 18 septembre à 09h56
De toute façon, la sanction sera sociale car on est dans une organisation qui n'est plus efficace dans sa capacité à se reproduire.
Avec la vision ultra gauche de ces gens, ça va les conforter car faire des enfants, ça pollue. Le soucis, c'est que ce modèle se confronte aux modèles traditionnels d'autres cultures qui alimentent les théories de l'extrême droite.
C'est tellement vertueux!
Le 18 septembre à 10h32
Il ne me semble pas que la société française en particulier soit gynocentrée.Qui sont "ces gens" ?
C'est quoi une vision "ultragauche" ? C'est quelqu'un avec un strabisme prononcé qui fait qu'il ne voit pas sur sa droite ?
Ah, et le final de toute beauté : l'ultra gauche alimente l'extrême droite ...
Les propos du policier municipal de Carcassonne sont d'ailleurs très éclairant à ce sujet.
Le 18 septembre à 11h37
Donc oui effectivement il est utilisé par des groupuscule mascu, pas de surprise là-dessus. Merci pour m'avoir appris quelque-chose aujourd'hui.
Ca ignore des milliers d'année d'histoire de domination des hommes sur les femmes, mais c'est peut-être un détail pour vous.
J'aime particulièrement le "il a bon dos"... bah oui, quand tu regardes les causes racines de la chienlie (racisme, colonialisme, capitalisme, destruction de la Terre habitable...) on arrive toujours au même point. Au moins là-dessus la science est stable.
Le 18 septembre à 17h09
Aujourd'hui, il n'y a plus de rôles, on est dans l'équité avec même un barycentre chez les femmes. Les nouveaux diplômés seront en majorité des femmes. Les relations sociales sont guidées par la théorie des jeux où chacun veut maximiser ses gains. Cette organisation est possible car la force physique n'est plus un critère de sélection.
Toutefois, ce modèle se confronte à 2 freins majeurs : la fin de l'abondance qui devrait remettre au devant de la scène le besoin de force physique, autant pour impact une réduction des libertés des femmes. Le deuxième, la biologie (que tente d'effacer tous les militants inclusifs) qui dicte l'organisation sociale depuis l'existence des espèces animales.
Après je comprends que ce point de vue gêne votre idéologie.
Le 18 septembre à 10h51
Et effectivement pour la version féminine de "salaud" on y ajoute "sale" et des connotations sexuelles absentes de la version masculine.
Le 18 septembre à 11h39
Le 18 septembre à 12h22
Boulangère ou Madame la générale n'ont plus le sens courant que tu leur donnes aussi, même si oui ils ont eu ce sens historiquement. Donc l'argument usage courant est assez insaisissable.
Avec connasse, on est dans la zone grise : clairement dog whistle pour mascu mais a-t-on besoin de sur-interpréter ou de projeter sur cette seule base ? Y'a aussi le nom bande of brother qui montre l'imaginaire du mec, mais bon, les noms de 'Règles élémentaires' et 'Elles bougent' sont tout aussi adulescent ou clichés féminins de bandes de copines de l'autre côté.
Pour moi, 'connasse' a plutôt une actualité suite aux propos de Brigitte Macron qui soutient Abittan pour dévaloriser les victimes du patriarcat et des violeurs qui osent prendre la parole.
Bref, on n'est plus sur de la projection que le mec serait 'mascu' que des preuves explicites dans ce que l'article nous laisse à lire, alors que l'insulte est suffisamment caractérisée sans rajouter une accusation en sexisme. Est-ce que projeter cet anathème sur un mec qui a été trigger par une réponse trollesque à son nom de groupe d'adulescent sert la cause féministe ? Perso j'en doute.
Le 18 septembre à 12h48
Par contre, la société dans son ensemble permet ça. Il se permet ça pas parce qu'il est particulièrement violent, mascu, etc... il se permet ça justement parce qu'il ne voit pas le problème. Et s'il ne voit pas le problème c'est que c'est largement imprégné dans la société.
C'est ça le patriarcat. C'est systémique, c'est pas UN type, pas UNE idéologie.
Alors du coup est-ce qu'on ne devrais rien dire parce que c'est normalisé ? Ben j'estime (et chacun son avis) qu'il faut le dire et placer la normalité là où elle devrait être. Il est sexiste non pas parce qu'il le revendique, mais parce qu'il n'a pas la conscience d'être dans une société patriarcale et ne se retient pas d'insulter une femme. (... qui on le rappelle pas assez n'a fait que répondre à une sollicitation).
Le 18 septembre à 18h15
Cependant, je ne vois toujours pas ce qui relève du patriarcat dans cette situation précise : il ne lui a pas dénié une compétence, barré l'accès à un pouvoir, contribué à lui attribuer des taches subalterne ou autre ? Ni du masculinisme (à la limite son nom de groupe, mais c'est une interprétation). Il l'a même invité dans son groupe de bro' et insulté comme si elle était son pote de récré.
Tu ne précises pas ce que tu entends par 'ça' ("permet ça") : c'est ce ça qui manifestement m'échappe. Pourrais-tu me le préciser stp ? Ai-je bien compris que pour toi, "insulter une femme" (ta dernière phrase) relève du patriarcat/masculinisme ? Ou est-ce le fait d'insulter en général qui est un acte patriarche ? de perdre son sang froid ?
Sur "il ne voit pas le problème", je crois que tu projettes sur lui sur ce point précis des intentions dont on ne sait pas si avoir insulter "lui pose problème", je pense donc que ce n'est pas la question, et que ce soit sincère ou pas en plus il semble s'en être excusé.
Le 19 septembre à 16h32
Inégalité salariale --> en ETP, c'est pareil à peu de chose près. La différence s'explique par la précarité des emplois, ce qui est dû au capitalisme.
Tâches domestiques --> j'attends une analyse factuelle car ce n'est que du déclaratif où la perception joue beaucoup.
Surcharge mentale --> ça, c'est plus un problème psychologique personnel. C'est complètement hors de propos.
Boss girl --> on voit une complète ignorance des mécanismes dans les "élites". C'est de la pure cooptation. C'est en train de changer par rapport à la tendance inclusive à démontrer pour remplir les quotas ESG. Aucun rapport avec le mérite.
Et puis, je ne comprends pas le débat de fond au final. On est dans un monde où tout le monde est au même niveau. Maintenant une femme peut se faire insulter au même titre qu'un homme. Pourquoi alors s'en offusquer ? On a un gros mélange des genres (sans mauvais jeu de mot) dans lequel les femmes veulent avoir les privilèges du modèle patriarcal et du modèle inclusif. Par ailleurs, vouloir lisser les inégalités dans un système capitaliste hyper compétitif creusant les inégalités, j'ai toujours trouvé ça complètement vain. Par contre, ça détourne bien l'attention des véritables enjeux prioritaires, comme le climat par exemple.
Le 19 septembre à 19h36
Mon point de vue (et pour moi c'est la suite logique de ce que tu approuves à 200%) c'est que le patriarcat permet l'insulte débridée, facile, sans penser aux conséquences. Parce que les femmes sont objectivées depuis des millénaires alors cet acte est courant et peu de gens en perçoivent la gravité. C'est ça le systémique. Un truc tellement ancré qu'on s'en rend même plus compte. Alors oui, le raccourci que je fais (il baigne dans son environnement systémique donc il est sexiste) a peut-être besoin d'être couché noir sur blanc. Donc mea culpa et voilà je l'ai fait :)
L'insulte. Facile, banale, presque sans y penser. (quel que soit le niveau de sincérité de l'excuse qui arrive derrière, et franchement, l'excuse m'importe peu. taper d'abord, s'excuser ensuite ... ben le mal est fait). Essaye d'inverser les genres (un groupe de crypto-girls qui spam des mecs, et là y a un mec qui leur répond "non merci ça a l'air naze votre groupe") pour voir si tu estimes que l'insulte aurait fusé aussi brutalement en réponse.
Le 18 septembre à 17h09
Et venir parler du patriarcat dans notre société actuelle ...
Modifié le 17 septembre à 22h25
– Là, Stéphanie, sans hâte, vous tendez la main, tendez votre majeur vers le haut. Excellent, belle détente. »
Y a-t-il un flic pour sauver la reine ? (The Naked Gun: From the Files of Police Squad!) - 1988
Le 18 septembre à 10h25
Le 18 septembre à 16h02
Le 18 septembre à 17h44
Le 20 septembre à 20h47
Si ça continue elle va ressembler à FB.
Le 21 septembre à 10h41
Est-ce que d'un point de vue juridique les échanges commerciaux peuvent-ils être définis comme des échanges entre personnes privées ?
j'ai comme un doute
Le 21 septembre à 12h12
Le second avec l'insulte, clairement pas.
Le 21 septembre à 12h21
Mais c'est surtout pour expliquer de quoi traite une juridiction civile (par opposition à administrative ou pénale).
Donc, le choix d'une telle juridiction est ici pleinement justifié (il n'y a pas d'administration dans le litige et c'est avant tout un sujet civil et pas pénal). Quand on veut une décision rapide pour arrêter un trouble qu vous nuit, c'est la juridiction qu'il faut choisir.
Le fait que le trouble rapporte des propos répréhensibles tenus par le plaignant de façon privée (c'est-à-dire non publique) ne change rien au fait que les propos publics de la personne insultée causent des torts au plaignant.
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