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Le Conseil constitutionnel censure le contrôle de l’âge des internautes, mineurs ou pas

Panpan CC

Le Conseil constitutionnel censure le contrôle de l’âge des internautes, mineurs ou pas

CC Babyaimeesmom

Les Sages ont jugé que la loi qui prévoyait d’interdire l’accès des mineurs de moins de 15 ans aux réseaux sociaux va d’une part à l’encontre de la liberté d’expression des mineurs, et d’autre part au droit à la vie privée des majeurs. Ces derniers ne devraient pas être obligés de faire vérifier leur âge sans « garanties légales ». L’Élysée réclame un nouveau texte d’ici à la présidentielle de 2027.

Le Conseil constitutionnel vient d’annoncer par communiqué avoir conclu à une « non conformité partielle » de l’article 1er de la loi qui prévoyait d’interdire l’accès des mineurs de moins de 15 ans aux services de réseaux sociaux en ligne, qui s’en trouve dès lors censuré.

Les Sages avaient en effet été saisis par plus de soixante députés du groupe parlementaire la France insoumise et du groupe Socialistes et apparentés après que l’Assemblée a entériné, le 21 juillet dernier, la proposition de loi interdisant les réseaux sociaux aux moins de 15 ans.

Son adoption ouvrait la voie à une entrée en vigueur dès la rentrée de septembre, date à partir de laquelle les moins de 15 ans ne devaient plus pouvoir créer de compte sur les réseaux sociaux. L’interdiction devait s’étendre aux comptes déjà existants dans un délai de quatre mois. Le texte ne donnait cependant aucune indication quant à l’indispensable méthode de vérification de l’âge qui, par définition, devait s’appliquer à l’ensemble de la population.

Le Conseil constitutionnel juge que « les dispositions contestées, d’une part, portent une atteinte disproportionnée à la liberté d’expression et de communication et, d’autre part, n’ont pas prévu les garanties légales propres à assurer le droit au respect de la vie privée ».

La liberté d’expression s’applique aussi aux mineurs

Le Conseil se fonde d’abord sur l’article 11 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 qui protège la liberté d’expression et de communication, et rappelle qu’ « il en découle la liberté d’accéder aux services de communication au public en ligne et de s’y exprimer ».

Il reconnaît certes qu’ « il est loisible au législateur d’instituer des dispositions destinées à faire cesser des abus de l’exercice de la liberté d’expression et de communication qui portent atteinte à l’ordre public et aux droits des tiers », mais en rappelle aussi les limites :

« Cependant, [cette liberté] est d’autant plus précieuse que son exercice est une condition de la démocratie et l’une des garanties du respect des autres droits et libertés. Il s’ensuit que les atteintes portées à l’exercice de cette liberté doivent être nécessaires, adaptées et proportionnées à l’objectif poursuivi. »

Or, le Conseil juge que le législateur a brassé bien trop large, et de façon indistincte, alors qu’il ne pouvait « instituer une interdiction de portée générale ayant pour effet de priver des mineurs de leur liberté d’accès à de nombreux services de communication en ligne, sans considération ni de la situation du mineur ni des risques propres à chacun de ces services ».

Les réseaux sociaux ne sont pas tous forcément dangereux

Les Sages relèvent, « en premier lieu », que l’interdiction instituée par la loi est susceptible de s’appliquer à des services « dont les risques pour la santé et la sécurité des mineurs ne sont pas établis » :

« En effet, elle n’est soumise à aucune condition tenant aux fonctionnalités ou aux contenus proposés, aux dangers auxquels ils exposent et à l’insuffisance des protections dont ils sont assortis, et les exceptions prévues sont limitées. »

Le Conseil observe, « en second lieu », que l’interdiction prévue, étant applicable à l’ensemble des mineurs âgés de moins de quinze ans, « ne donne lieu à aucune appréciation particulière du risque pour le mineur, tenant compte notamment de son âge, de son degré de maturité et de sa situation familiale » :

« À cet égard, la loi ne prévoit pas les conditions dans lesquelles les titulaires de l’autorité parentale peuvent, dans l’intérêt de l’enfant, décider de lever l’interdiction, d’en limiter la portée ou d’autoriser l’accès à certains services. »

Devoir faire la preuve de son âge requiert des « garanties légales »

Les Sages rappellent par ailleurs que la liberté proclamée par l’article 2 de la Déclaration de 1789 implique le droit au respect de la vie privée.

Il souligne à ce titre qu’en interdisant l’accès de tout mineur de moins de quinze ans à certains services en ligne, « la loi implique, par elle même, que toute personne, même majeure, fasse la preuve de son âge avant d’y accéder », sans pour autant en avoir « prévu les garanties légales » :

« Or, faute de déterminer les conditions et les limites dans lesquelles il devra ainsi en être justifié, le législateur n’a pas prévu les garanties légales de nature à assurer le respect de ces exigences constitutionnelles. »

L’Élysée réclame un nouveau texte d’ici à la présidentielle

Emmanuel Macron vient de son côté de charger le Premier ministre Sébastien Lecornu de revoir le dispositif et proposer une nouvelle version « juridiquement robuste » d’ici au printemps 2027. Il s’agissait d’un engagement présidentiel de longue date, rappellent Le Monde et l’AFP.

Le chef du gouvernement devra travailler « dans les meilleurs délais » à une rédaction « tenant compte de la décision du Conseil constitutionnel ainsi que du cadre européen », a expliqué l’Elysée dans un communiqué, ajoutant que « la détermination » du chef de l’État à faire aboutir cette réforme « d’ici au printemps 2027 demeure totale », et donc d’ici à la prochaine présidentielle.

La Commission européenne a, de son côté, annoncé en juillet son intention d’instaurer un accès « progressif et gradué » des mineurs aux réseaux sociaux. Un comité d’experts a recommandé une interdiction aux moins de 13 ans, chaque pays pouvant cela dit choisir un autre âge plancher.

Saisi uniquement à propos de l’article premier, le Conseil constitutionnel ne s’est pas, par ailleurs, prononcé sur l’interdiction du téléphone portable au lycée à partir du 1ᵉʳ septembre, qui figurait dans le même texte de loi.

Commentaires (90)

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Vous croyez qu'on va finir par devoir passer un "permis de communiquer", avec plusieurs niveaux, comme le permis de conduire, le BSR ou autre ? ^^'
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Permis poids-lourds, remorques... PTAC "Permis de Taquiner Autrui Chaleureusement" pou PTRA "Permis de Taquiner les Relous Abrutis"...
Ya de quoi faire ouais ! On va se faire tamponner les doigts et les claviers reconnaîtront notre niveau de licence !
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Le 5ème élément avait envisagé que l'on doive mettre son permis de conduire dans la voiture pour la démarrer.
Finalement, ils ont eu tort, il d'abord faudra présenter sa carte d'identité biométrique pour accéder à internet.
Avec des stages de récupération de points : à leur programme 48 heures dans une ferme d'entrainement de bots IA de modération !
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Ca va arrivée, c'est ça le plus déseperant...
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Le Conseil constitutionnel juge que « les dispositions contestées, d’une part, portent une atteinte disproportionnée à la liberté d’expression et de communication et, d’autre part, n’ont pas prévu les garanties légales propres à assurer le droit au respect de la vie privée ».
Merdalors. Le législateur aurait donc écrit une loi à l'arrache et mal branlée avec des impacts non évalués ?

Voilà qui est inédit.
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Bah, au milieu de la loi RIPOST les mêmes incompétents voulaient limiter la puissance des véhicules accessibles aux jeunes permis (comme en moto)... mais en remettant la définition de cette limite à un décret à venir!
Caramba, encore perdu pour la bande de débiles...


En renvoyant au pouvoir réglementaire le soin de déterminer librement le seuil de puissance du moteur du véhicule au-delà duquel une personne peut être punie en application de ces dispositions, le législateur lui a conféré la compétence pour définir les éléments constitutifs de l’infraction qu’elles prévoient.
Dès lors, le législateur, qui n’a pas fixé lui-même le champ d’application de la loi pénale, a méconnu les exigences découlant du principe de légalité des délits et des peines ainsi que l’étendue de la compétence qu’il tient de l’article 34 de la Constitution.
Par conséquent, sans qu’il soit besoin d’examiner l’autre grief, le 1 ° du paragraphe I de l’article 7 de la loi déférée est contraire à la Constitution.
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Attention, l'objectif du politicien n'est pas forcément de passer la loi.
L'objectif est de montrer qu'on a fait quelque chose surtout à moins d'un an de la présidentielle.

En l’occurrence, là, le gouvernement le macronisme va jouer sur le fait que le méchant c'est le conseil constitutionnel "qui refuse de protéger les enfants".
(Attendez vous à ces éléments de langage en septembre)
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On en a déjà avec Gabriel ATTAL qui demande un référendum sur le sujet.
Sauf qu'il ne semble pas expliquer en quoi cela fait avancer sur le sujet.
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Attal n'est pas au gouvernement et n'est plus macroniste : il est attaliste.

Passer par le référendum évite que le CC puisse censurer, en bon politicien, c'est la seule chose qui l'intéresse comme résultat.
Mais ,ça m'étonnerait que Macron prenne ce risque et s'il le prenait, c'est loin d'être sûr que ça passe, en partie parce que ça serait lui qui le demanderait et aussi parce que les arguments présentés contre cette loi seraient repris par LFI et le PS en particulier. Pas sûr que tous les adultes aient envie de devoir prouver leur majorité, même si c'est bien connu qu'ils n'ont rien à cacher.
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Accessoirement, les referendums ont tendance à finir en "pour ou contre l'action du gouvernement" sans même s'intéresser à la question. Donc ça sera un rejet quoi qu'il advienne.
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Niveau moto, y'a eu un retex sur la pertinence du truc?
Qd j'ai passé le A y'a plus de 30 ans, tu apprenais sur une machine de 50/60cv (typiquement des 600 diversion Yamaha ou 500 CB Honda) pour être de facto limité par l'assureur... à la même chose.

Truc super fustrant quand avec encore ton permis provisoire tu allais goûter en essai un 750 ZXR... pour devoir acheter un 500GPZ (au moins Kawa n'avait pas totalement perdu son temps et c'était qd même un peu plus fun qu'une "endive", surnom de la div' de Yamaha)!
18 mois plus tard, le ZXR était assurable... mais alors bridé à 100cv, réglementation d'alors.
Actuellement, tu peux passer des 47cv d'une brêle obligée de jeune permis à 200cv d'une hypersport (le bridage à 100cv étant caduc depuis une quinzaine d'années).
Ca rime à quoi d'emmerder les jeunes plus que je ne l'avais été pour pouvoir faire x4 en puissance ensuite quand pour ma part je pouvait faire x1.75???!!

Mettre la même chose en auto (avec de bonnes chances de même pas pouvoir conduire la bagnole familiale en conduite accompagnée ou jeune permis) sans se poser la question de la pertinence ailleurs, ca rime à quoi?

C'est de la politique spectacle et ici poussée à l'inconstitutionnalité donc à l'incompétence la plus crasse de ceux qui ont rédigé cette merde juste digne... d'eux mêmes. On devrait faire payer les retoquages positifs au CC à ceux qui font n'importe quoi et leur donnent du boulot, ça calmerait les propositions de loi débiles.
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Plus généralement je trouve que l'un des soucis des politiciens (et de certains haut-fonctionnaires non élus, comme les ministres) c'est qu'ils ne sont jamais tenu pour responsable personnellement de leurs erreurs & errements.

Toi dans le privé si t'accumule les erreurs à un moment, c'est la porte.

Mais eux, non.
Ils peuvent essayer de faire passer leur loi une fois, deux fois, dix fois, même si personne n'en veux, à la fin tout ce travail & temps passé est payé... par nous. Du coup pourquoi se priver ? Face ils gagnent, pile on perd...
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D'autant qu'il n'a littéralement rien fait pendant qu'il était siniste de l'EN, sinon lancer une (fausse) polémique sur l'abaya, tout en ne faisait rien pour protéger les enfants, même quand il était 1er sinistre (betharam, eptsein, l'ASE...). Et que son chef était déjà censé faire des referendum selon son propre discours d'il y a plusieurs années. On n'en a jamais vu un seul depuis.
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T'oublie le truc fondateur : l'uniforme à l'école.
Qu'ils ont essayé de généraliser avant la publication des l'évaluation promise (qui était négative)

Et clairement un référendum ça serait "être vous pour ou contre protéger vos enfants"

En Belgique, des citoyens avait réussis a obtenir suffisamment de signature pour un référendum local. Le maire à vite écrit lui même les questions du référendum pour manipuler les réponses, en mode "êtes vous pour tuer la totalité du commerce dans votre ville ou non" (sachant qu'il ne peut y avoir qu'un référendum par sujet)
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Ah oui en effet, j'oubliais le coûteux et inutile uniforme scolaire...
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A qui aurait pu prévoir ?
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Il paraît qu'en apprenant la nouvelle, Macron est tombé de son scooter des mers !
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Jeune, le même se branlait sur Brigitte Lahaie... pour finir avec Brigitte Laprof!
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En revanche, la vidéoprotection algorithmique, ça passe.
Le Président du Conseil constitutionnel est Richard Ferrand succédant à Laurent Fabius. Pour ma part, les présidents émérites de cette institution illusoire devenue politique, qui ont encore grâce à mes yeux, sont par exemples Robert Badinter et Jean-Louis Debré
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Si ça a été censuré, c'est que le gouvernement voulait cette censure. C'est toujours pratique de faire comme ça. Le gouvernement peut dire qu'il a tenté de faire quelque chose et le conseil constitutionnel peut dire qu'il a protégé les libertés individuelles. Les deux sont gagnants sans avoir rien fait.
Là, je pense que le gouvernement savait depuis le début que c'était totalement inapplicable, surtout dans ces délais. Et le fait qu'ils n'aient rien communiqué sur comment ça allait s'appliquer alors que c'était censé s'appliquer au 1er septembre montre bien qu'il savait que ça allait sauter.
Qui pouvait croire sérieusement qu'au 1er septembre (dans 15 jours !), les réseaux sociaux allaient vérifier l'âge de tous leurs utilisateurs ?
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J’hésite entre cette explication et l’incompétence.
Ils n’ont pas de constitutionnalistes qui les aident dans le travail parlementaire ? Comment ça se fait qu’il y a autant de textes de lois retoqués ?

S’ils savaient et que c’est pour pouvoir dire "regardez nous on voulait l’interdire mais c’est le méchant conseil constitutionnel qui nous censure" c’est abjecte.

Il y a des cas documentés avec preuves où un gouvernement a fait passer une loi en sachant que le CC allait censurer ?
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Ici, c'était une proposition de loi (donc pas le gouvernement) faite par une parlementaire (brièvement avocate d'après Wikipédia ; trop brièvement apparemment !) et appuyée par 128 autres parlementaires à commencer par G. Attal.

Le Conseil d'État avait proposé de modifier certains points de la proposition qui ont été intégrés et même prévenu sur les risques concernant la liberté de s'exprimer et de communiquer. Mais ce n'est pas toujours simple de savoir ce qui sera choisi entre cette liberté et la protection des enfants, les 2 étant des valeurs constitutionnelles. Ici, ça été censuré parce que l'interdiction était trop large si j'ai bien compris (tous les services même ceux sans risque étaient interdits) et aussi parce que les majeurs étaient aussi concerné par l'absence de protection de leur vie privée.

Je pense que comme le président voulait cette loi (on le voit encore avec sa réaction), ils ont espéré très fort que ça allait passer.
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C'est pas comme si cette inconstutionnalité n'avait pas été annoncée pendant les débats parlementaires...
Le chef du gouvernement devra travailler « dans les meilleurs délais » à une rédaction « tenant compte de la décision du Conseil constitutionnel ainsi que du cadre européen »,
Ce pauvre Macron a compris que ce n'était pas une question de forme ? La décision est pourtant limpide : cet article violait le 1er mot de la devise républicaine. Rien d'autre. Il peut tourner ça dans tous les sens, le problème ne vient pas de l'accès par les jeunes, mais de ce que proposent certains de ces réseaux sociaux... Mais il n'a pas le courage d'aller taper sur ses potes de la tartuffe nation !

Merci aux député•e•s qui ont fait cette saisine devant le Conseil constitutionnel !
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De toute manière, le CC a donné toutes les clés pour que ca passe sans problème au 2eme essai...
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les 2 autres articles sont passés quand même :/
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Non, la brève précise bien :
Saisi uniquement à propos de l’article premier, le Conseil constitutionnel ne s’est pas, par ailleurs, prononcé sur l’interdiction du téléphone portable au lycée à partir du 1ᵉʳ septembre, qui figurait dans le même texte de loi.
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Bon courage (non, qu'il c%$#e!) à Lecornu pour pondre un truc qui répondra aux objections du CC.

Ça sent pas la gagne (mouah ah ah ah ah!).
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Je vous en prie, arrêtez de les appeler "Les Sages", ils ne méritent vraiment pas cette appellation.
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Ils ont pourtant fait preuve de sagesse encore une fois ici.
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Sagesse? Plutôt du simple bon sens.
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Aëe aÏe aïe, vient encore d'être perpétré le fait d'évoquer le "bon sens" en argument…
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Ça ne contrebalance malheureusement pas tant d'autres dingueries du conseil constitutionnel :

  • l'invention de la "liberté d'entreprendre", utilisée 1000 fois pour censurer des textes, alors que ce n'est pas écrit dans la constitution ni ses préambules. Utilisée par exemple pour censurer le reporting fiscal pays par pays, qui contreviendrait à cette liberté d'entreprendre (sans expliquer en quoi, ça contrevient surtout à la liberté de frauder le fisc).

  • ils n'ont par contre pas lu l'article premier de la constitution qui dit que "La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale." Ils n'ont jamais rien censuré au nom de la dimension sociale de la constitution alors que c'est le premier article.

  • la validation des comptes de campagne de Chirac et Balladur malgré des irrégularités que les rapporteurs avaient détectées, ils ont eux-mêmes reconnus qu'ils auraient dû annuler l'élection,

  • le non-respect complet de l'article 9 du préambule de la constitution "Tout bien, toute entreprise, dont l'exploitation a ou acquiert les caractères d'un service public national ou d'un monopole de fait, doit devenir la propriété de la collectivité." Par exemple, pour Aéroports de Paris, le Conseil a estimé en 2019 qu’ADP n’était ni un monopole de fait ni un service public national, notamment parce qu’il existe d'autres aéroports en France et, sur certaines liaisons, une concurrence du train ou de la route. La privatisation pouvait donc être autorisée.

  • la validation de l'essentiel de la loi Renseignement en 2015 avec validation de la surveillance administrative (interceptions, accès aux données de connexion, dispositifs algorithmiques dits « boîtes noires », IMSI-catchers, etc.)

  • la validation des assignations à résidence administratives pendant l'état d'urgence (2015 aussi) puis d'une large partie de la pérennisation des mesures antiterroristes et de renseignement

  • en mars 2020 : le Conseil a accepté explicitement qu'une règle écrite de la Constitution ne soit pas respectée. L'article 46 de la Constitution prévoit, pour une loi organique examinée en procédure accélérée, un délai minimal de quinze jours entre son dépôt et son examen par la première assemblée saisie. Le Conseil le constate implicitement mais décide quand même : « compte tenu des circonstances particulières de l'espèce, il n'y a pas lieu de juger que cette loi organique a été adoptée en violation des règles de procédure prévues à l'article 46 de la Constitution ».

  • Pendant le Covid, le conseil constitutionnel a suspendu les délais applicables aux questions prioritaires de constitutionnalité. Alors que c'est précisément dans une telle période qu'on a besoin d'un conseil constitutionnel pour contrôler le pouvoir.



Bref, j’ai beaucoup de mal avec l’image des « sages » apolitiques qui protégeraient mécaniquement la Constitution. L’histoire du Conseil montre plutôt une institution très politique (ce sont toujours des politiques à sa tête d'ailleurs) qui exerce un pouvoir d’interprétation considérable, parfois très créatif.
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Oui, mille fois oui.

Mais malgré ses immenses et indéniables imperfections, sans lui, ce serait le fête du slip (sale) à Bandol.
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Ou de la culotte de même état... A Agde!
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S'il n'y avait pas de CC, la loi serait appliquée, puisqu'elle a été votée, même inconstitutionnelle.

Néanmoins, il serait intéressant de n'avoir que des juristes constitutionnels qui auraient par exemple fait 15 ans d'enseignement.

Sinon, revenir au système où il faut attaquer la loi adoptée et appliquée en justice et attendre.

Après, la plupart des politiques sont contre les juges, certains contre le CC.
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Il y en a pas mal parmi l´éventail LR-RN qui aimeraient faire un sort au CC.

Et c´est jamais pour des questions de bien commun...
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Je crois que les décisions du CC sous Vichy ne sont pas très glorieuses non plus.
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Le CC n'existe que depuis la Constitution de 1958 et il n'y en avait pas lors des républiques précédentes.
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C'est même précisément pour éviter le retour de régimes fascistes (au sens admis aujourd'hui par les spécialistes) que la plupart des pays qui n'en avaient pas, dont la France, ont crée après la WW2 un contrôle des lois.

Cela empêche généralement entre autres choses l'arbitraire et l'oppression légale et manifeste de minorités (même si les autorités trouvent souvent un moyen de le faire quand même, il reste édulcoré par rapport à une situation où il n'y en aurait pas).

Sans contrôle des lois, si demain Fou Furieux IX dit "le Traditionaliste Moyenâgeux" décide qu'il faut coller une balle dans la nuque de tous les gauchers roux, il peut. Avec le CC, il ne peut pas.

C'est pour ça qu'on a plein de réactionnaires/démagogues/crypto-fascistes qui s'y attaquent médiatiquement tout au long de l'année. Pour instiller l'idée que le CC est contre le peuple, contre la démocratie et le résultat des élections, contre le progrès, etc. Pour qu'une fois au pouvoir il soit admis par le plus grand nombre qu'ils peuvent s'y attaquer fondamentalement.

Une fois l'affaire pliée, les gauchers roux peuvent être facilement et légalement écrasés ; avec tout un cortège de lois créées à la gueule du client pour tout et n'importe quoi, à la pure convenance et discrétion du pouvoir.
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IVe République avec le "Comité constitutionnel" un début de surveillance de constitutionnalité des lois.

La IIIe République n'a même pas de constitution proprement dite, elle a des lois constitutionnelles.
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Ça n'a rien à voir. Il s'agissait de donner un avis consultatif sur la prochaine constitution (celle de la cinquième république, justement).
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Non pas ça : https://www.conseil-constitutionnel.fr/les-constitutions-dans-l-histoire/constitution-de-1946-ive-republique

Article 91. - Le Comité constitutionnel est présidé par le président de la République.

Il comprend le président de l'Assemblée nationale, le président du Conseil de la République, sept membres élus par l'Assemblée nationale au début de chaque session annuelle à la représentation proportionnelle des groupes, et choisis en dehors de ses membres, trois membres élus dans les mêmes conditions par le Conseil de la République.

Le Comité constitutionnel examine si les lois votées par l'Assemblée nationale supposent une révision de la Constitution.
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Autant pour moi.

Mais ça n'a toujours pas grand chose à voir :

  • pas d'indépendance de ce conseil (il y a les présidents des 2 chambres)

  • il regarde si une loi nécessite une modification de la Constitution

  • il ne peut pas directement abroger une loi ou une partie, juste pousser à la modifier ou à modifier la Constitution.



Mais, c'est effectivement un début.
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Oui, ils ont un peu trop tendance à tordre dans tous les sens ce que dit la Constitution pour lui faire dire ce qu'ils en veulent, quitte à aller dans le sens opposé :craint:
Et comme ce qu'ils disent ne peut être remis en cause...
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Sont dans leur rôle... et j'aime bien le sous-titre!
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C'est extrêmement grave que la première réaction soit "on va la réécrire pour vous la mettre quand même".
Pareil que l'UE avec Chat Control.
Tu peux dire oui ou non, mais ça sera oui quand même.
Dans les deux cas, sans aucune consultation du souverain (je parle du peuple, je précise si nécessaire).
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Oui c'est nécessaire, beaucoup nous pensent en démocratie...
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Comme je l'avais écrit dans l'article ARCOM vérification d'age :

Il y aurait eu beaucoup moins d'intermédiaires avec un blocage côté utilisateur (système et accès internet)
Plus efficace et plus rapide, blocage immédiat et cela n'aurait pas impacté les adultes.

Là on condamne les sites français, on signale les sites UE et on bloque les sites étrangers.

Alors qu'un blocage DNS depuis le téléphone ou la box, c'est simple et il n'y a que peut d’intermédiaire.
Coupler au système d'exploitation avec un mode enfant pour inclure les applications et paramètres systèmes (VPN et proxy)
4 gros opérateurs, 3 gros systèmes d'exploitation.

Il n'y a qu'a rajouter les réseaux sociaux
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On te dit que c'est anticonstitutionnel !
Et cela quel que soit le moyen technique utilisé.
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Donc les contrôles parentaux sont illégaux ? Les enfants vont poursuivre leurs parents là.
Je n'ai pas compris ça, c'est l'universalité qui est illégale, en plus de toucher mineurs et majeur.

La technique de blocage local ne requiert pas d'être majeur et de le prouver.
Il permet à un adulte de ne pas l’appliquer ou de l'appliquer partiellement.
Et enfin le réseau social n'est pas interdit, il est non accessible depuis le matériel de l'utilisateur bloqué, c'est une nuance.
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Non, mais je crois que ce que mrintrepide essaye de dire, vraiment très maladroitement, c'est que l'éducation des enfants au numérique devrait incomber aux parents, sans qu'on ait à faire intervenir l'état.

On commence à faire des lois sur à peu près n'importe quoi, j'ai vu récemment une députée qui se morfondait que l'état n'ait pas commandé assez de lunettes pour l'éclipse... comme si ça aussi c'était le rôle de l'état, et donc à payer avec nos impôts. Ca devient effectivement n'importe quoi.
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Oui, la loi impose l'outil, les parents décident
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La loi imposant l'installation d'un contrôle parental existe déjà avec le succès que l'on peut voir.
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Je vais jouer au vieux c.n, "à mon époque", quand l'instit nous engueulait à l'école, on s'en prenait une deuxième à la maison.

Je n'en dis pas plus... vous relierez les points quant à l'éducation des enfants !

Mon avis (et on a bien sûr le droit de diverger !) c'est que ce n'est pas le rôle de l'état d'aller là dedans [je le rappelle, avec nos impôts qui ont sans doute mieux à financer !]
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Pas mieux... mais désormais, c'est surtout le prof (voir la, pour les courageux) qui risque de se prendre un pain dans la gueule par le pater quand son petit a pris le coup de pied au derche qui remets les idées en place et qu'il ne mets visiblement pas lui-même.
Et pour les parents qui s'en chargent encore, si chérubin se plaint (au numéro dont l'éducation nationale doit faire la pub) les services sociaux risquent de débarquer!
Les miens m'avaient menacé après une raclée méritée, pour en prendre immédiatement une autre: Je les avait encouragé à regarder comment ça se passerait ensuite à la DDASS!
Bizarrement ils n'ont jamais appelé mais j'ai eu des cas autour de moi avec visite à domicile et suivi derrière: Hallucinant!
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Mouais.

C'est un problème compliqué , qu'il est facile de caricaturer.

Les parents toxiques (qui font des adultes toxique) ça existent aussi.
Le balancier n'est pas simple à régler.
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Le problème est toujours le même: La pêche au chalut vs à la ligne. Dans le 1er cas on choppe facilement presque tout, sauf ce qu'on cherche vraiment, avec des dégâts largement supérieurs aux gains. Dans le second, on est sélectif mais c'est du boulot (plus intéressant, normalement).
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Quand on lit les désastre déjà en cours provoqués par les réseaux sociaux chez les plus jeunes... je ne sais pas.
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Mais ce n'est pas le boulot de l'Etat d'interdire tout à tout le monde parce que certain ne sont pas encadrés. C'est surtout le boulot des parents d'éduquer leurs enfants. Et oui, ils ont souvent des difficultés avec les outils numériques, mais il existe suffisamment des structures, associatives ou commerciales, qui sont capables de les conseiller pour faire un blocage spécifique sur le terminal de leur bambin...
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Je sais bien mais la pression sociale exercée sur les enfants et par ricochet sur les parents est extrêmement puissante.

Je sais bien qu'il n'yaka fokon mais un petit coup de main envers les parents je me dis que ce serait plutôt profitable.

J'ai passé cette période en tant que parent mais je me dis que ça ne doit pas être facile.

C'est un sujet pas évident et je n'envie pas la situation des parents de jeune adolescent actuellement.
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Ah oui tu peux toujours aller te faire bourrer le mou à la fnac quand t'y connaît rien.
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Autant je suis d’accord avec l’aspect atteinte aux libertés avec les documents à fournir pour prouver son âge alors qu’on est majeur autant la partie sur la libertés d’expression est un peu tiré par les cheveux.
On parle d’accès à des mineurs de moins de 15 ans à des services prives. Dans ce cas l’accès à une boîte de nuit est aussi une atteinte à la liberté de circulation alors?
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Mais non ...
Les Sages relèvent, « en premier lieu », que l’interdiction instituée par la loi est susceptible de s’appliquer à des services « dont les risques pour la santé et la sécurité des mineurs ne sont pas établis » .
Ils estiment donc qu'en voulant interdire l'accès au moins de 15 ans aux boîtes de nuit, ils leur ont aussi interdit l'accès aux supermarchés et aux boulangeries.
Ce premier article est bien trop vague, voilà tout.
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Moi je pense que les réseaux sociaux ne devraient pas exister dans leur forme actuelle. Quelque chose de plus sain serait mieux (dans le genre Mastodon par ex même si probablement pas suffisant). Interdire l'accès à Facebook c'est la mauvaise solution à un problème mal posé.
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quid la preuve de majorité pour les sites de cul?
ils peuvent dégager le bouzin de preuve d'age légal ou "c'est pas pareil tu comprends"?
votre avatar
Le Conseil Constitutionnel n'a pas été saisi pour cette loi, mais
n’ont pas prévu les garanties légales propres à assurer le droit au respect de la vie privée
devrait aussi s'appliquer sur la vérification de majorité pour les sites pornographiques puisqu'ici cela concernait la vérification de majorité.

Il ne reste plus qu'à passer par une QPC.
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Compliquer de défendre ce droit à la vie privé sans être taxé (hypocritement) de pervers sur ce sujet, trop de coups à prendre, même si j'ai eu la même réflexion.
votre avatar
Quelle incompétence cette Macronie...
votre avatar
Quand on sait que le but non avoué de cette loi était justement de pouvoir fichioer tout le mùonde et de voir quoi poste quoi ...

Par exemple, une personne qui poste un truc qui déplait au gouvernement en place, ho magie on a son nom et la personne en question peut recevoir la visite des cognes ...

L'extrême-droite en rêve de telle loi.
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Ah bon ? Et comment on sait ça ? Et comment s'opère cette magie ?
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On le sache parce que nous le sachons, enfin !
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Pour vous rassurer (ou vous inquiéter), l'Etat n'a pas besoin de connaître votre identité en ligne pour vous ficher. Il a juste besoin de vos métadonnées. L'Etat a déjà accès à tous vos comptes en ligne d'une façon ou d'une autre. Notamment, l'état d'urgence (qui est entré dans le droit commun en 2017) permet tellement d'actions sur l'individu que ça ne sert vraiment à rien de connaître l'identité en ligne des gens (la preuve, c'est que lorsque l'Etat n'a pas de possibilité d'accès, ça provoque l'arrestation de Pavel Durov avec Telegram par exemple).

En tout cas, personnellement, je prends plus au sérieux Chat Control ou l'Euro numérique ou la facture électronique au niveau européen (des bases de données que l'Etat contrôle avec une précision redoutable).
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Surtout que la loi n'impose pas de communiquer une identité, juste que la personne qui s'inscrit soit effectivement majeure.
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Et pour vérifier qu'elle est majeure... Il faut communiquer son identité.
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Bah non, il n'y a aucune obligation.
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Donc tu fais comment pour prouver que tu es majeur?
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Facile : tu prends un selfie de toi visitant un site porno. :yes:
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Avec un tiers de confiance. C'est quand même pas nouveau comme principe : fr.wikipedia.org Wikipedia
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Et le tiers de confiance valide comment, sans ton identité?
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Avec ta carte d'identité par exemple.

Le tiers de confiance interroge la carte uniquement sur la date de naissance avec cette donnée il calcul l'âge.

Le tiers de confiance communique au service si tu as plus de l'âge demandé pour l'accès au service.


Sinon en utilisant Franceconnect.

De la même façon le tiers de confiance peut accéder à la seule donnée de la date de naissance puis envoyer la confirmation au service que l'âge nécessaire est atteint.
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Donc avec ton identité. Merci de la confirmation.
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Absolument pas. Ne transite que l'âge.
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Donc ta carte d'identité ne donne pas ton identité maintenant? Première nouvelle.
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Bah non, c'est un peu le principe de la carte d'identité électronique. Si le tiers de confiance n'interroge que la donnée date de naissance, il n'aura que la date de naissance. Contrairement à une vérification visuelle avec une ancienne carte qui impose la visualisation de l'ensemble des données. C'est pareil avec les tiers de confiance qui sont reconnu par franceconnect, tu ne peux transmettre que certaines informations. On est en 2026, pas en 1993.
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Justement, le Conseil Constitutionnel reproche l'absence d'encadrement de la vérification dans la loi :
Or, faute de déterminer les conditions et les limites dans lesquelles il devra ainsi en être justifié, le législateur n’a pas prévu les garanties légales de nature à assurer le respect de ces exigences constitutionnelles.
Il s'agit du droit au respect de la vie privée.
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On a connu le conseil moins sensibles sur la vie privée sur d'autres sujets.
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Cependant, [cette liberté] est d’autant plus précieuse que son exercice est une condition de la démocratie
Depuis quand les mineurs participent à la démocratie? C'est pas 18 ans l'âge minimum pour voter?
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Est-ce une raison pour les empêcher de s'exprimer ?

L'article 11 de la déclaration du 26 août 1789 des droits de l'homme et du citoyen dispose :
La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l'homme : tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l'abus de cette liberté dans les cas déterminés par la loi
La citoyenneté ne se limite pas au droit de vote.
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Justement, il n'est pas évident que les mineurs sont des citoyens. Ton lien ne le précise pas et une recherche me donne des réponses contradictoires.
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La démocratie ne se limite pas à mettre un papier dans une enveloppe 2 ou 3 fois tous les 5 ans.
Sinon à partir de là, la Corée du nord est aussi une démocratie puisqu'ils "élisent" leur président.