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Des contrôles d’identité « au faciès » recourent illégalement à la reconnaissance faciale

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Des contrôles d’identité « au faciès » recourent illégalement à la reconnaissance faciale

Illustration : Flock

L’ONG de journalisme d’investigation Disclose révèle que 230 000 smartphones Néo 2 utilisés par les policiers depuis 2022 et Neogend de la gendarmerie depuis 2020 permettent de recourir à la reconnaissance faciale. Y compris lors de contrôles d’identité, ce qui est pourtant interdit par la loi, grâce à un fichier policier, GASPARD, créé lui aussi illégalement.

Le 17 mars à 10h07

MàJ, 14 h : l’article a été mis à jour avec quelques précisions supplémentaires au sujet de GASPARD.


Disclose a découvert que des fonctionnaires de police et de la gendarmerie utilisent un logiciel de reconnaissance faciale depuis leurs téléphones de service NEO (pour « nouvel équipement opérationnel ») pour procéder à des contrôles d’identité, une pratique « totalement illégale » souligne l’ONG de journalisme d’investigation.

Ahmed, un apprenti pâtissier de 18 ans, raconte à Disclose que, lors d’un contrôle, des policiers l’ont pris en photo avec leur terminal, ce qui leur aurait suffi à vérifier qu’il était en règle, sans même demander à consulter ses papiers d’identité :

« Ils sont arrivés et ils ont sorti de gros portables rectangulaires… Ils les ont pointés vers nous et ils nous ont pris en photo. Ensuite ils ont regardé leur téléphone. Ils m’ont laissé tranquille, ils ont vu que j’étais en règle. »

Les contrôles ne se passent pas tous aussi bien. Contrôlé en marge d’une manifestation en soutien à la Palestine, un manifestant raconte à Disclose et Camille Reporter avoir tenté de refuser d’être ainsi pris en photographie : « Je ne trouvais pas ça normal, alors j’ai tourné la tête, j’ai grimacé pour éviter d’être pris en photo. Le policier a demandé à deux de ses collègues de me tenir […] Ils me forçaient à faire face à la caméra ». Quelques minutes plus tard, l’agent déclinait ses nom, prénom et le motif d’une garde à vue dont il avait fait l’objet quelque temps auparavant.

L’enquête de Disclose évoque également plusieurs reportages télévisés montrant gendarmes et policiers utiliser l’appareil photo de leurs Neo pour contrôler l’identité de personnes n’ayant pas sur elles leurs papiers. « On va faire une petite vérification, ça va aller très vite. On n’arrête pas le progrès, hop », explique le motard, amusé.

TAJ, le « casier judiciaire bis » des individus « défavorablement connus »

NEO offre notamment une fonctionnalité de lecture automatisée de cartes d’identité ou de plaques d’immatriculation, ainsi qu’une application NEOFIC permettant d’accéder aux principaux fichiers de police « depuis au moins 2022 » par la police, et 2020 par la gendarmerie, relève Disclose.

Parmi eux figurent le TAJ (pour « traitement d’antécédents judiciaires »), sorte de « casier judiciaire bis » contenant 24 millions de signalements de personnes « mises en cause » (« MEC », et donc « défavorablement connue », pour reprendre l’expression consacrée dans les médias), dont 16 millions le sont nominativement, ainsi que 48 millions de victimes.

Les fiches contiennent, entre autres, les données d’identité, dates de naissance, nationalités, professions, coordonnées, voire des informations personnelles sensibles telles que l’appartenance politique ou religieuse, ainsi que la « photographie comportant des caractéristiques techniques permettant de recourir à un dispositif de reconnaissance faciale (photographie du visage de face) » si le « MEC » avait fait l’objet d’une prise de photo anthropométrique, voire d’« autres photographies ».

Or, le code de procédure pénale limite la consultation du TAJ aux « besoins des enquêtes judiciaires », et donc à la résolution d’infractions, délits ou crimes, et « le fichier ne peut aucunement être consulté lors de contrôles en « temps réel » », souligne Disclose.

Le décret qui encadre le TAJ précise en outre que seuls des agents « individuellement désignés et spécialement habilités » peuvent normalement y avoir accès. Et son utilisation couplée à la reconnaissance faciale est explicitement proscrite lors « d’une opération de contrôle d’identité », comme l’indique une « doctrine relative aux modalités de mise en oeuvre du traitement d’antécédents judiciaires » que Disclose s’est procurée.

La consultation du TAJ est « exclue lors d’une opération de contrôle d’identité »

Dans ce document daté de février 2022, Céline Berthon, à l’époque directrice centrale de la sécurité publique – elle dirige depuis la DGSI – informait les services du ministère de l’Intérieur que « l’outil TAJ (…) fait l’objet d’une refonte », qui rend « certaines fonctionnalités accessibles en mobilité via les tablettes et smartphones », et plus seulement sur les ordinateurs de bureau.

Parmi les nouvelles options accessibles sur le terrain figure le « rapprochement par photographie (reconnaissance faciale) depuis le 24 janvier 2022 », précisait la fonctionnaire. Or, et comme l’avait souligné la Quadrature du Net dans sa plainte au sujet du TAJ auprès de la CNIL, la note soulignait qu’« une interrogation du TAJ n’est licite que pour les besoins exclusifs des missions de police administrative ou judiciaire », et « exclue lors d’une opération de contrôle d’identité » :

« Pour rappel, la consultation du TAJ, dont la fonction « reconnaissance photo de personne » est exclue lors d’une opération de contrôle d’identité prévue à l’article 78 - 2 du code de procédure pénale. »

En guise de conclusion, l’instruction avance que « les chefs de service seront particulièrement vigilants quant à l’attribution du profil « consultation judiciaire et rapprochement photo » et rappelleront le strict respect des conditions juridiques d’utilisation du TAJ, y compris en mobilité » :

« Les opérations de consultations font l’objet d’une traçabilité avec archivage des logs de connexion. En cas d’abus ou d’usage inapproprié, les personnes concernées sont susceptibles de faire l’objet de poursuites pénales ainsi que de sanctions disciplinaires. »

La doctrine précise qu’ « en revanche », la consultation du TAJ « est autorisée pour une vérification d’identité conduite en application de l’article 78 - 3 » du code de procédure pénale, « si l’intéressé refuse ou se trouve dans l’impossibilité de justifier de son identité ».

Or, cette vérification ne peut d’une part être effectuée que par un officier de police judiciaire, et la « prise d’empreintes digitales ou de photographies lorsque celle-ci constitue l’unique moyen d’établir l’identité de l’intéressé » ne peut, d’autre part, être effectuée qu’« après autorisation du procureur de la République ou du juge d’instruction ».

Cette vérification d’identité doit également être « mentionnée et spécialement motivée » dans un procès-verbal, lui-même « présenté à la signature de l’intéressé », et transmis au procureur de la République, « à peine de nullité ».

« En clair, cela fait au moins quatre ans que les forces de l’ordre françaises peuvent consulter le fichier des antécédents judiciaires et recourir à la reconnaissance faciale de façon totalement débridée », résume Disclose.

Une reconnaissance faciale disponible via 230 000 terminaux depuis 2022

En janvier 2022, le ministère de l’Intérieur qualifiait le lancement de Néo 2 de « manœuvre stratégique, technologique et logistique d’ampleur ». Censé remplacer les 65 000 exemplaires de Néo 1, son prédécesseur, le projet représentait 110 000 smartphones pour la gendarmerie, 116 000 pour la police, plus quelque 20 000 tablettes, soit 230 000 terminaux au total, soulignait le colonel Vincent Béréziat, chef de la sous-direction des applications de commandement du ST(SI)² :

« À court-moyen terme, NÉO 2 autorisera l’accès à la biométrie sur les contrôles, ainsi que l’accès aux informations de la puce de la carte nationale d’identité électronique, ce qui permettra de signaler une personne en mobilité, mais aussi d’alimenter les fichiers, comme le FAED [le fichier automatisé des empreintes digitales, ndlr]. »

Un mode d’emploi du logiciel de la société allemande Cognitec consulté par Disclose précise qu’il suffirait de charger la photo d’un individu puis de cliquer sur un bouton « rapprocher » pour obtenir « les 200 photos les plus pertinentes » enregistrées dans le TAJ au bout de « quelques secondes, normalement moins d’une minute ».

De 375 000 consultations en 2019 à près d’1 million en 2024, soit 2 500/j

« Toutefois, cette nouvelle facilité d’accès peut laisser craindre que le nombre de consultations injustifiées s’accroisse », s’inquiétait l’inspection générale de la police nationale (IGPN) dans son rapport 2023, évoquant une « pratique évidemment préoccupante pour l’institution » :

« Ces nouveaux accès ne modifient en rien la règle du droit à en connaître qui s’impose aux fonctionnaires. En effet, l’accès aux données de ces fichiers ne peut s’inscrire que pour l’exercice de leurs fonctions. Y contrevenir constitue des infractions pénales et des manquements déontologiques. »

L’IGPN y relevait également que le TAJ, ainsi que le fichier national des étrangers (FNE) du système national du permis de conduire (SNPC), étaient « très fréquemment utilisés sur la voie publique lors des contrôles d’identité ».

Ces éléments l’avaient conduit à « sollicité l’engagement de travaux permettant de détecter en temps réel les consultations de fichiers effectuées par des fonctionnaires, présentant un usage « atypique » et à mener différentes actions à cette fin ».

Le nombre de consultations aurait plus que doublé, d’après un document du secrétariat général du ministère de l’Intérieur consulté par Disclose, passant de 375 000 consultations en 2019 à près d’1 million en 2024, soit 2 500 consultations par jour.

Néo 2 a aussi permis « une sorte d’uberisation du trafic de fichiers »

En septembre 2025, un policier avait expliqué à Complément d’enquête qu’il était payé par des narcotrafiquants pour interroger les fichiers et que, pour ne pas être repéré, il prétextait que son Néo était déchargé pour emprunter ceux de ses collègues.

Un rapport interne daté de décembre 2024, émanant de l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (OCLCIFF), consacré à un « État des lieux de la corruption en France » et consulté par Complément d’enquête, s’en était d’ailleurs fait l’écho :

« Le phénomène de la corruption en ligne a été facilité par la dotation progressive des effectifs de police d’outils de travail en mobilité, avec le programme d’équipement individuel des agents en terminaux NEO pour permettre la consultation des fichiers sur le terrain. »

Le rapport 2024 de l’IGPN confirmait le phénomène, évoquant « une sorte d’uberisation du trafic de fichiers », le nombre de détournements de fichiers identifiés étant passé de 57 en 2020 à 93 en 2023, avant de retomber à 75 en 2024. :

« La consultation illicite des fichiers est portée par deux vecteurs : la nomadisation des outils de consultation liée au déploiement des terminaux NÉO (téléphones portables professionnels) qui permettent par ailleurs une interrogation simultanée de plusieurs fichiers, mais également les réseaux sociaux ou le « dark web », utilisés pour la vente des consultations. »

« Quand des policiers peuvent prendre en photo qui ils veulent à tout moment »

Contacté par Disclose, le ministère de l’Intérieur n’a pas souhaité répondre à ses questions, « pas plus que la gendarmerie, qui a ouvert les accès à l’outil TAJ à tous les gendarmes chargés de la voie publique et de la sécurité routière dès 2020 », soulignent nos confrères.

Une note de la gendarmerie de novembre 2020 relative à l’« élargissement des accès aux fonctionnalités du TAJ » aux agents et officiers de police judiciaire prévoyait en effet l’ « ouverture des accès à la fonction RAPPROCHER PHOTO DE PERSONNE (utilisation de l’outil de reconnaissance faciale) » à partir du 24 novembre 2020.

« Quand des policiers peuvent prendre en photo qui ils veulent pour savoir qui est qui à tout moment, c’est un renversement de l’état de droit, on bascule dans un état policier ou de surveillance de masse », s’inquiète Noémie Levain de La Quadrature du Net. Une bascule d’autant plus préoccupante, selon la juriste, que le fichage de la population est loin d’être un sujet superflu :

« Quand il a été mis en place à la fin du 19ème siècle, le fichage devait permettre de retrouver les personnes récidivistes. Mais assez vite, il a été utilisé pour ficher les étrangers et les gens du voyage. En 1940, très peu de changements ont été nécessaires pour qu’il puisse cibler les Juifs, les communistes et toutes les personnes qui ont été tuées par le régime de Vichy. »

Il a suffi, selon elle, d’un « tout petit changement de curseur » pour que des informations conservées dans les archives de la police servent à « aller chercher les gens chez eux » et les arrêter.

GASPARD, le fichier créé illégalement

Pour comprendre pourquoi, et comment, le ministère de l’Intérieur en est arrivé là, il faut remonter dans le temps, les problèmes et les désidératas des forces de l’ordre en matière de fichiers. Dans leur rapport d’information sur les fichiers mis à la disposition des forces de sécurité, les députés Didier Paris et Pierre Morel-L’Huissier estimaient, en octobre 2018, que « les forces de sécurité ont un besoin fort de fiabilisation des identités et d’interconnexions », comme nous l’avions déjà souligné.

Ils constataient en effet que « l’ensemble des forces de sécurité auditionnées par les rapporteurs ont fait part d’un problème majeur de fiabilisation de l’identité des personnes inscrites dans les fichiers mis à la disposition des forces de sécurité »  : 

« Lorsqu’une personne mise en cause dans une procédure judiciaire n’a pu être authentifiée par un document d’identité, les bases de données (en particulier le TAJ [pour fichier de traitement des antécédents judiciaires, qui répertorie les victimes et personnes mises en cause, ndlr] et le FAED [le fichier automatisé des empreintes digitales, ndlr]) sont alors alimentées sur la seule foi de ses déclarations. Faute d’interopérabilité avec les fichiers administratifs de titres (de séjour ou d’identité), les erreurs ainsi introduites ne peuvent être corrigées. »

Ils relevaient cela dit de « timides progrès déjà accomplis », à commencer par « la mise en œuvre en octobre 2017 de GASPARD-NG » (pour Gestion automatisée des signalements et des photographies anthropométriques répertoriées et distribuables – Nouvelle génération), intégré à LRPPN, « l’un des fichiers qui composent le nouveau système d’information dédié à l’investigation (NS2i), qui remplace depuis 2011 l’ancien système d’information (composé du LRP, STIC, STIC-FCE, CANONGE et FVV » : 

« Désormais, dès qu’une personne est interpellée, elle est signalisée avec ce logiciel qui permet d’intégrer le signalement, les photographies et les empreintes digitales. GASPARD NG transmet des références communes au TAJ et au FAED, ce qui est un facteur de fiabilisation des données contenues dans ces deux applications.

L’outil GASPARD NG permet aussi d’alimenter le TAJ des photographies des mis en cause. Il est ainsi désormais possible de lancer dans le TAJ des recherches à partir d’une photographie. Les résultats de la recherche font apparaître les photographies déjà présentes susceptibles d’y correspondre en fonction d’un certain nombre de paramètres (écartement des yeux, etc.). La recherche peut ailleurs être affinée par certains critères, tels que le sexe, la couleur des yeux ou des cheveux, etc. Le TAJ constitue déjà, de ce point de vue, un outil de reconnaissance faciale. »

Interrogé en 2021 au sujet des « fichiers GASPARD et CRIM’IN », un Technicien en chef du Service Départemental de Police Technique et Scientifique (PTS) avait répondu que « ce ne sont pas des fichiers », mais des « applications », en l’occurence « un logiciel interconnecté qui permet de recueillir les informations anthropométriques et photographiques pour alimenter les fichiers FAED (Fichier Automatisé des Empreintes Digitales) et le TAJ » pour GASPARD, un logiciel facilitant l’enregistrement et le recueil des informations lors des constatations PTS pour CRIM’IN.

En 2024, le ministère de l’Intérieur avait par ailleurs publié une Demande d’information (DI) relative au « rapprochement par image au profit du fichier TAJ » en vue de renouveler sa solution logicielle déjà en place pour le rapprochement des photos de face, mais également de « compléter l’offre de service en permettant le rapprochement des tatouages et autres signes particuliers (cicatrices, piercings ou autres caractéristiques distinctives) ».

Un fichier policier illégal doté de douze catégories « ethno-raciales »

Les deux députés omirent cela dit soigneusement de rappeler que Gaspard existait depuis au moins 2008, qu’il n’avait été officialisé qu’en 2012, et qu’il était alors illégal faute d’avoir été soumis à l’avis de la CNIL.

L’objectif initial était double : mettre en place un logiciel de reconnaissance biométrique faciale pour identifier les suspects filmés par des caméras de vidéosurveillance, mais également sortir le ministère de l’Intérieur de l’état de non-droit qui caractérise le STIC-Canonge, qui regroupait plus de 2 millions de clichés et portraits-robots et permettait d’identifier 30 000 personnes par an en France.

L’inspecteur Canonge qui l’avait créé dans les années 50 l’avait en effet conçu pour effectuer des recherches en fonction de profils ethniques (noir, blanc, jaune et arabe), une situation qui perdurait encore, en pire, comme l’avait montré un reportage de David Dufresne sur les “experts” de la police technique et scientifique réalisé pour Médiapart, en février 2009, et repéré par un lecteur du blog de Maître Eolas.

On y voyait quelques-unes des fonctionnalités et des catégories du fichier : état civil, surnom et alias, signalement (blanc, méditerranéen, gitan, maghrébin, etc.), forme du visage, accent (régional, étranger, pied-noir, « ne s’exprime pas en français » -sic), pilosité, couleurs d’yeux et de cheveux, etc., comme le soulignait Le Figaro en 2008 dans un article intitulé « Polémique sur le fichage selon la couleur de peau » :

« Informatisé en 1992, Canonge s’est perfectionné en retenant douze catégories « ethno-raciales », toujours en vigueur : « blanc (Caucasien), Méditerranéen, Gitan, Moyen-Oriental, Nord Africain, Asiatique Eurasien, Amérindien, Indien (Inde), Métis-Mulâtre, Noir, Polynésien, Mélanésien-Canaque » ».

GASPARD comportait 9M de photos et 4M de tatouages en 2024

En 2024, un appel d’offres que Next avait décrypté indiquait que le fichier GASPARD dénombrait alors quelques 9 millions de photos de face (+ 135 000 nouvelles photos par mois), 4 134 000 tatouages (+ 52 000), et 921 000 signes particuliers (+ 9 000), laissant supposer que le cap des 10 millions de photos « comportant des caractéristiques techniques permettant de recourir à un dispositif de reconnaissance faciale (photographie du visage de face) » aurait a priori été franchi.

Le moteur de recherche de Légifrance dédié aux délibérations de la CNIL ne comporte que deux mentions de GASPARD. Une délibération du 7 juillet 2011 où la Commission « souligne que le traitement GASPARD n’a pas fait l’objet des formalités prévues par la loi du 6 janvier 1978 modifiée ». Une seconde datée du 11 octobre 2012 où « la Commission considère, contrairement à ce que semble indiquer le ministère de l’intérieur, que le logiciel GASPARD constitue bien un traitement au sens de l’article 2 la loi du 6 janvier 1978 modifiée et doit faire l’objet de formalités préalables ». Nous avons contacté la CNIL à ce sujet et mettrons l’article à jour lorsqu’elle nous aura répondu.

C’est la seconde fois que Disclose prend le ministère de l’Intérieur en flagrant délit d’utilisation illégale de la reconnaissance faciale, rappelle notre confrère. Ses révélations sur le logiciel de vidéosurveillance Briefcam déployé illégalement dans des dizaines de services de police et de gendarmerie l’avaient contraint à déclencher une enquête interne, puis à le désactiver.

En partenariat avec Disclose, la Quadrature du Net a par ailleurs édité un guide sur la reconnaissance faciale et les contrôles d’identité intitulé : « Que peut faire la police ? », manuel en accès libre pour connaître vos droits et savoir comment se défendre face aux abus, avec des modèles de courrier pour demander l’accès, la rectification et la suppression de sa fiche TAJ.

Commentaires (69)

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Une institution va réagir en s’auto-saisissant ou ce sont à des associations de le faire ?
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On va juste muter (offrir des vacances aux frais de l'état) quelques fusibles du coté de la Lozère ou de la Creuse, en jouant les vierges effarouchées, le temps que la polémique soit noyée par une autre actualité. :transpi:

Suis-je défaitiste, ou ai-je encore foi en nos institutions ? :fumer:
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Je pense que tu es optimiste et qu'ils vont proposer une loi pour le rendre légal…
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Dans l'expression consacrée, la mutation se fait plutôt vers la Haute-Vienne.
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Je pense que le ministre de l'Intérieur prend le sujet très au sérieux et va réagir immédiatement. Il est même possible que les journalistes qui ont révélé l'affaire soient déjà en garde à vue à l'heure qu'il est.
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aie confiance
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Si c'est utilisé sur des personnes qui, "bizarrement", refusent systématiquement de décliner leur identité, n'ont jamais leurs papiers sur eux, et qui seraient dans tous les cas légalement traînés au commissariat pour vérification : tant mieux, on économise l'argent public. Il faudrait même l'autoriser dans les trains/bus/métro pour que cessent les usurpations d'identité qui flinguent la vie de dizaines de milliers de personnes chaque année.

Certes, il faut encadrer la pratique, mais comme toujours dans ce type de dilemme, "les honnêtes gens qui n'ont rien à se reprocher" n'ont aucun souci à présenter leurs papiers.
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Ce n'est pas parce que JE n'ai rien à me reprocher que ma vie est open-bar.

Montre l'exemple et fourni nous ton identité si tu n'a rien à te reprocher.
On trouvera bien qq chose à TE reprocher, t'en fait pas pour ça.
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bonjour,
Je pense qu'on confond l'action et l'outil de l'action.

Si vous faites une action répréhensible, un représentant de l'ordre peut parfaitement et légalement contrôler votre identité, et apriori s'il le souhaite, au travers de l'outil en question dans le début de l'article.

Si vous ne faite rien de répréhensible, AUCUN représentant des force de l'ordre ne peut vous demander de justifier de votre identité. (oui il y a quelques cas particuliers mais que sont TRES spécifiques).
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Mais tu vis ou ? Dans une autre dimension ?
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Si vous ne faite rien de répréhensible, AUCUN représentant des force de l'ordre ne peut vous demander de justifier de votre identité.
L'article montre pourtant très bien que c'est faux : la volonté de tout contrôler au mépris total de la loi est bien présente dans les forces de l'ordre, et on (leur hiérarchie) les laisse faire.
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Sauf que c'est bien ce que font les FDP : Elle chopent des gens au hasard mais quand même souvent basané dans la rue et les prennent en photo.

De plus la fin de l'article montre bien les dérives de cet outil en question lors qu’utilisé par des policiers corrompus.
(Et non, une personne n'est ni mieux ni moins bien que les autre parce qu'elle fait parti des forces de l'ordre. Le problème est qu'un policier a un pouvoir de nuisance important comparé à un quidam)
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Sauf que c'est faux : les policiers contrôlent l'identité à leur bon vouloir (= au faciès).
Source : le monde réel.
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Et il ne doit pas connaitre les situations où t'es contrôlés 4x par jour par les même flics, juste pour te faire chier (et pouvoir déposer plainte pour outrage, imaginaire ou pas)
D'ailleurs les flics ont tjr refusé d'expérimenter la remise de ticket a chaque contrôle d'identité.

ça aurait été trop visible de voir des gens se balader avec une valise de ticket de contrôle car ils ont la mauvaise couleur ou qu'ils habitent dans le mauvais quartier
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Ce n'est pas parce que JE n'ai rien à me reprocher que ma vie est open-bar.
Exactement. Je ne vais pas me doxer pour un simple commentaire.
En revanche, je n'ai jamais refusé de donner mes papiers à chaque contrôle (voiture, amende RATP, etc). J'ai même installé "France Identité" pour toujours les avoir sur moi en toutes circonstances.

En tant que personne queer, crois-moi, je ne suis pourtant pas l'ami des forces de l'ordre, et j'ai une petite idée de l'oppression "au faciès / à l'apparence / à la démarche". Ce n'est pas pour autant que dans les circonstances précises d'un contrôle d'identité, on doit s'y soustraire.

La légalité des contrôles est un autre sujet, lié, mais qui n'a pour moi rien à voir, et qui doit donc être puni en cas d'abus. En revanche, je suis clairement pour la biométrie - c'est de toutes façons inévitable.
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En revanche, je n'ai jamais refusé de donner mes papiers à chaque contrôle
Aucune loi en France ne t'oblige a avoir sur toi tes papiers d'identité ...
doit donc être puni en cas d'abus
C'est arrivé quand ça ?
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Jamais. Quand on voit que pour les juges, quand un flic tire volontairement à bout portant dans le thorax c'est un homicide involontaire, ce n'est pas la peine de se demander ce qu'ils feraient en cas d'abus de contrôles, on connaît déjà la réponse.
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Oui mais, tu as l'obigation de pouvoir justifier de ton identité, justement en cas de contrôle.
Et cela ne s'applique que si tu es Français (j'ai un doute si ça n'a pas été poussé à l'étape Européen (espace Schengen oblige)



PS : je suis aller chercher :
service-public.gouv.fr République Française
tout simplement.
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Oui mais, tu as l'obigation de pouvoir justifier de ton identité, justement en cas de contrôle.
Nop, "Néanmoins, si vous êtes soumis à un contrôle d'identité, la procédure sera plus longue si vous ne pouvez pas présenter de pièce d'identité." Tu iras au comico pour vérification.
A priori cela concerne aussi les personnes de l'EU.
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Argument terminal béton spécial facepalm : "En revanche, je suis clairement pour la biométrie - c'est de toutes façons inévitable."

"Je pense ça, mais je ne te dirai pas pourquoi ni mes affects probablement inavouable pour la common decency", ... Par contre, je te dis que "c'est inévitable" ou "c'est naturel", argument majeur comme probablement le pensaient 99% de la population il y a un siècle qui auraient dit : " je suis pour les '''thérapies''' de conversion des personnes queer, car c'est inévitable et être queer n'est pas naturel". Fin du débat ... on en reste comme deux ronds de flan.

Est-ce que les papiers d'identité et les contrôles de ceux-ci servent à diminuer le violence, les méfaits ? Non, les études de criminologies sont formelles !

Donc à quoi cela sert ? C'est la seule et unique question valable si ce n'est pas efficace pour un but qui servirait la communauté.

Lire l'historien Gérard Noiriel : les papiers d'identité "systématiques" ont été inventés explicitement et mis en place sous Louis 13 (en l’occurrence obligatoire pour passer les péages des villes; Oui, c'est français Mônsieur !) pour contrôler et limiter les mouvements de populations dont il craignait les révoltes. Cela, depuis toujours, ne sert qu'à limiter les déplacements de populations qui sont stigmatisées par les dirigeants et, pour tous, à contrôler (au sens bétail) pour nous rappeler qui est le maitre. N'importe qui qui prend l'avion sait que le passage de la douane ne sert à rien. Jusque dans la forme, c'est toujours dans un moment de tension artificiel (ils pourraient le faire avec le sourire, comme le font les hôtesses, cela ne changerait rien à leur boulot, mais on leur demande et leur apprend EXPLICITEMENT à le faire de manière tendue) : les malfrats savent le contourner (faux passeports, voies détournées dont pseudo-diplomatique, corruptions, etc.), et ça fait chier 99,9999% de la population. Donc à quoi ces contrôles systématiques servent-ils ? A vous rappeler que vous n'êtes pas libres, à vous faire sentir que l'arbitraire des autorités est là !
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La vidéo de Camille reporter, citée dans l'article, montre que même en fournissant une carte d'identité lors d'un contrôle, certains policiers prennent quand même la personne en photo...
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L'histoire des honnêtes gens qui n'ont rien à se reprocher, est une douce berceuse hypnotique.

Pouvez garantir qu'en 80 ans d'une vie d'humain, la définition de l’honnête-gens ne changera pas? Elle dépend essentiellement de la définition offerte par le droit local.

Mais puisque vous extrapolez votre condition et perception morale aux autres, laissez moi simplement vous poser une question : Que ferez vous si l'état, l'UE ou n'importe quel taré décidait d'une loi extraterritoriale qui criminalise le simple fait d'avoir posté un message sous pseudonyme? Etes vous toujours sûr d'être l'honnête ? Allez vous commencé à craindre la police ; Accepterez vous d'être menottés pour vérifier que vous n''êtes pas un dangereux posteur anonyme dont les idées ne collent pas avec la vision délirante d'un type aux cheveux jaunes, d'un 1er ministre dégénéré quelconque, d'un 1er secrétaire autocratique? Pensez vous réellement qu'une blondasse repris de justice aux idées fascisante ira constamment dans votre sens si en arrivant au pouvoir, elle concédait à la police un droit de contrainte élargi ? Dans un pays ou le fait d'être pauvre, est déjà un risque, êtes vous sûr de vouloir confier votre sécurité et celle des autres à une vision étriquée de l’honnête?
Il n'y a pas une période de l'histoire où l'existence de l'autre à cause de ses convictions n'a pas été menacée.
Demandez aux proto-chrétiens, demandez aux juifs d'Egypte, demandez à celui qui était né une jambe en moins, demandez à celui qui osait lire des livres, demandez aux amérindiens, demandez à Galilée, ou à

Ici, on parle de contrôle dans un pays, où le fait d'exister dans l'espace ne requière pas d'avoir ses papiers sur soi. La police n'a pas le droit de violer la loi au titre de l'efficacité de leur travail.
Notez par ailleurs, qu'on ne peut pas se soustraire à un contrôle d'identité, et la police a aussi l'obligation de vous donner les moyens de prouver votre identité. Par contre, la loi ne permet pas à la police de contraindre physiquement un individu à céder des données biométrique et à la police à les utiliser sans cadre.

Dernier point : les contrôles de rue, n'affaiblissent pas les usurpations d'identités ; les usurpateurs, sont bien loin, en dehors des scopes, et disposent souvent de moyens considérables
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[...]Est-ce que les papiers d'identité et les contrôles de ceux-ci servent à diminuer le violence, les méfaits ? Non, les études de criminologies sont formelles ![...]

Quelques sources peut-être ?


De manière empirique (donc sujet à rejet argumenté), j'aurai plutôt tendance à dire, si il y a contrôle, c'est qu'il y a des policiers pour les faires (les contrôles) et donc s'il y a des policier à proximité, il devrait y avoir moins de tentatives de délits pendant la période de leurs présence.
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Si c'est utilisé sur des personnes qui, "bizarrement", refusent systématiquement de décliner leur identité, n'ont jamais leurs papiers sur eux, et qui seraient dans tous les cas légalement traînés au commissariat pour vérification
De quel droit ? Les contrôles d'identité, c'est pas open bar.
Il faudrait même l'autoriser dans les trains/bus/métro pour que cessent les usurpations d'identité qui flinguent la vie de dizaines de milliers de personnes chaque année.
Rien que ça.
"les honnêtes gens qui n'ont rien à se reprocher" n'ont aucun souci à présenter leurs papiers.
Ça te fera moins rire quand ce sera le RN aux commandes et qu'ils s'en serviront pour savoir si ta vie est morale puis te faire un procès en sorcellerie ou en gauchisme.
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Si la demande est légitime : ces personnes seraient dans tous les cas légalement traînés au commissariat pour vérification.

Il y a un abus d'opportunité, mais dans les situations "légales", je ne vois toujours pas le problème.

Selon "interieur.gouv.fr": Chaque année, en France, 400 000 personnes sont concernées par l'usurpation d'identité. Ce délit peut avoir des conséquences très graves sur le quotidien de la victime.

Rien que ça.
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L'usurpation d'identité tu crois vraiment que de contrôler les gens dans la rue va l'endiguer ? Alors que c'est un truc essentiellement administratif, par documents (numérique ou papier) interposé ?

Un bon exemple d'usurpation, c'est les plaques d'immatriculation.
Il y a toujours eu un peu de fraude mais globalement ça marchait.
Puis on est passé à la plaque unique par voiture, puis on a poussé le tout au privé.
Résultat: https://www.vie-publique.fr/en-bref/302454-cartes-grises-des-fraudes-massives-denoncees-par-la-cour-des-comptes, des millions de perdu pour l'état (c'est vrai qu'on en a trop) et des emmerdes sans nom pour les victimes.

Pour moi l'usurpation d'identité c'est pareil - ce genre de chose s'insère dans les interstices laissés par la volonté de réduire les coûts à tout prix & le personne pour "déléguer au privé".
Non que les fonctionnaires sont incorruptibles - cet article le montre bien - mais il y a quand même une certaine attention basique à l’intérêt général qu'il n'y aura pas dans le privé par principe.
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400 000 personnes sont concernées par l'usurpation d'identité
Explique nous en quoi un contrôle d'identité règle le problème ? surtout si l'usurpateur est enregistré dans leur base comme étant la "bonne" personne ?
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Je pense aux dernier reportage que j'ai vu, avec une étudiante qui reçoit des amendes de personnes qui se font passer pour elle dans les trains. Une photo par l'agent SNCF assermenté, et l'usurpateur sera recoupé avec une base biométrique officielle infalsifiable et sera poursuivi.
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Ok, donc tu réponds pas au cas particulier de ma 2nde question. Pire, tu crois qu'un contrôleur est en mesure d'interpeller un usurpateur d'identité, bref ... tu rêves (le gus qui se fait passer pour quelqu'un d'autre quelle est sa véritable identité ? l'assermentation ne sert strictement à rien dans ce cas)
D'autres t'ont déjà répondu quant aux dangers d'un tel fichage de la population.
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Le chiffre de 400 000 usurpations d'identité est bidon : Christophe Naudin parlait initialement de 200 000, puis de 400 000, alors que le nombre de plaintes enregistrées était alors inférieur à 15 000. Quand je lui ai demandé à quoi cela correspondait, il m'avait expliqué que cela englobait aussi les faux profils sur Facebook... il mélangeait tout !

Accessoirement, ses études Credoc étaient aussi financées par Fellows, qui vend des destructeurs de documents, dont il faisait d'ailleurs systématiquement la promotion dans les nombreux reportages télé qui étaient consacrées à ses "analyses".

cf le résumé des critiques à propos de son expertise sur l'usurpation d'identité sur Wikipedia ou, si vous voulez aussi en rire (jaune), le n° de Cash Investigation sur le business de la peur que j'avais co-signé, ou encore ce fact-check d'ASI : USURPATION D'IDENTITÉ : OÙ SONT LES 400 000 "VICTIMES" ?
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Pas d'accord pour des raisons de surveillance généralisée. Y a qu'à regarder ce que fait l'ICE, on sera je pense tous d'accord que c'est révoltant (reco faciale ici). Par contre, moi, Jre serais plutôt porté sur le fait que ceux qui font respecter la loi la suive SCRUPULEUSEMENT. Et donc, si tu ne peux pas justifier de ton identité, direction le poste et la prise d'empreintes. Ça, c'est la loi. Le reste, c'est illégal, point.
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si tu ne peux pas justifier de ton identité, direction le poste et la prise d'empreintes
Si le contrôle d'identité est justifié ! Sinon c'est illégal…
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Oui, je reste ici dans le cadre de la légalité.
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Dommage on pourrait aussi réfléchir à la légitimité. Le légal est relatif à celui qui écrit les lois et en général c'est celui qui a le pouvoir, donc le même qui a défaut d'être humble et responsable dans sa fonction, préfère se barricader derrière les FDP pour ne pas avoir à rendre compte de la légitimité très discutable de ce qu'il impose à la grande majorité de population.
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Je suis perplexe.


N'y a t-il pas mélange de sujet ? L'usage du "NEO", son application, le fichier GASPARD, sa possible illégalité. etc.

je suis en face d'un paradoxe bien que l'article semble détaillé et sourcé et j'ai l'impression qu'il y a des
raccourcis et de l'interprétation.

Je prends l'exemple de ce passage :
[...]« Pour rappel, la consultation du TAJ, dont la fonction « reconnaissance photo de personne » est exclue lors d’une opération de contrôle d’identité prévue à l’article 78 - 2 du code de procédure pénale. »[...]

Que ce soit dans l'image juste en dessous ou bien sur le site de Légifrance. Je n'ai pas vu à quelle endroit "l'illiticité" se manifeste.


Un autre exemple :
[...]
Un fichier policier illégal doté de douze catégories « ethno-raciales » [En gras dans l'article]
Les deux députés omirent cela dit soigneusement de rappeler que Gaspard existait depuis au moins 2008, qu’il n’avait été officialisé qu’en 2012, et qu’il était alors illégal faute d’avoir été soumis à l’avis de la CNIL.[...]


De ce que je comprends, il y a dissonance entre le présent le "fichier illégal" (sic) ce qui serait encore d'actualité (sans confirmation) alors que le reste de la phrase dit qu'il a été "officialisé qu'en 2012."

Rien ne me permet de savoir si l'illégalité supposé de ce fichier est toujours vrai ou non.
Est-ce qu'il a été soumis à la CNIL depuis ? Si oui quel en a été son avis ?
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Merci de votre vigilance, j'ai mis l'article à jour avec ce paragraphe :
Le moteur de recherche de Légifrance dédié aux délibérations de la CNIL ne comporte que deux mentions de GASPARD. Une délibération du 7 juillet 2011 où la Commission « souligne que le traitement GASPARD n'a pas fait l'objet des formalités prévues par la loi du 6 janvier 1978 modifiée ». Une seconde datée du 11 octobre 2012 où « la Commission considère, contrairement à ce que semble indiquer le ministère de l'intérieur, que le logiciel GASPARD constitue bien un traitement au sens de l'article 2 la loi du 6 janvier 1978 modifiée et doit faire l'objet de formalités préalables ». Nous avons contacté la CNIL à ce sujet et mettrons l'article à jour lorsqu'elle nous aura répondu.

Sinon, la doctrine d'utilisation du TAJ mentionne bien en toute lettres que « Pour rappel, la consultation du TAJ, dont la fonction « reconnaissance photo de personne » est exclue lors d’une opération de contrôle d’identité prévue à l’article 78 - 2 du code de procédure pénale. »
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je vais me racheté des yeux :boulet:. Bien entendu, je me retracte sur cette parti.
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Et ça va faire un : "Pas de panique, c'était en test temporaire les mecs."

Yeah right...
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C'est toujours pareil : les gens ralent parce qu'ils ne veulent pas être fichés mais si ce même traitement permettait de retrouver le violeur de leur enfant, ou un meurtrier les touchant directement, personne n'y verrai d'inconvénients.....C'est toujours une question de point de vue, rien d'autre.
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Non.
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Pas pour du contrôle aléatoire de masse, non.
Par contre, imposer une soumission aux contrôles en cas de présomption, là oui y'aura du monde.
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Le problème est toujours le même: Pas sans motif, pas déployé open-bar avec tous les abus (dont arrondissements de fin de mois de flics corrompus).

Sinon, on tombe dans ce genre de travers:
https://www.lesmotsontunsens.com/aux-etats-unis-une-grand-mere-emprisonnee-cinq-mois-apres-une-erreur-de-reconnaissance-faciale/

Ce qui n'est pas une nouveauté: Le fichage ADN via qq fragments censés être discriminants ne posait pas de pb de faux positifs avec des fichiers ne fichant que de vrais criminels et des rapprochements résultant uniquement d'enquêtes ayant ciblé des personnes avec qq raisons de le faire.

Mais quand les anglais avaient commencé à ficher ceux qui traversaient hors des clous, donc une part significative de leur population, les faux positifs sont arrivés et comme un match ADN était considéré comme une preuve irréfutable par la justice il y a eu des innocents avérés en taule et encore heureux que la peine de mort n'existait plus.

Ici, une reco faciale est encore plus sujette à faux positif (et le restera) que les prémices de l'utilisation de l'ADN.

Maintenant si ton rêve est de vivre dans un état policier débridé, il existe des destinations de choix.
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"Maintenant si ton rêve est de vivre dans un état policier débridé, il existe des destinations de choix"

Ce n'est pas parce que j'explique que c'est un sujet dont les choix se font en fonction d'un prisme du tout a chacun que cela veut dire je cautionne l'intégralité des déviances de la Police, c'est faire un raccourci bien trop facile :)

Le problème n'est pas la reconnaissance faciale automatisée, l'être humain arrive très bien tout seul a faire des bavures question reconnaissance...... Le problème est qu'une frange de la population doit être sous surveillance constante et l'autre non, il n'y aucune solution miracle. Mais je préfère envisager le pire et espérer le meilleur que l'inverse.
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Le problème est qu'une frange de la population doit être sous surveillance constante et l'autre non, il n'y aucune solution miracle.
Dis nous donc qui doit être surveillé constamment, quels sont les critères pour appliquer cette surveillance, pourquoi les surveiller et par qui.

Après, on verra quels sont les moyens les plus appropriés. Sinon, on est dans une discussion de bistrot.
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Bin si justement le pb est l'automatisation car un humain n'aura pas vraiment les données des fichiers utilisés ici dans son cerveau et c'est lui qui fera la corrélation avec ses doutes éventuels vs confiance dans la machine.
Note que pour ton ciblage éventuel c'est sur les noirs que la reco faciale se plante le plus. J'y verrais en fait une raison logique de plus de s'en passer personnellement !
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Le problème est qu'une frange de la population doit être sous surveillance constante et l'autre non, il n'y aucune solution miracle.
ça me fait penser à cette pub youtube.com YouTube
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Ça permet d'expliquer comment une partie du TAJ s'est retrouvée dans la nature il y a quelques semaines. Et ce n'est qu'un début ; tous ces fichiers se retrouveront tôt ou tard dans la nature... :heben:
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C'est illégal ?
Aucun problème, il suffit de légaliser.
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Même pas la peine. Regarde, ils font des trucs illégaux, mais il n'y a aucune conséquence.
La police est au-dessus des lois.
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Les gens se plaignent, quand même… (les goujats !)
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Il est certain qu'il y a des comportements abusifs (je ne trouve pas meilleur terme et je ne veux pas minimiser).
Cependant je trouve que l'accent n'est pas assez mis sur le contrôles qu'il y a sur ces usages, logs, enquêtes, sanctions et autres, qui existent forcément. Et une vision en perspective de l'évolution du résultat et de l'effet de ces contrôles pourrait être un plus.

Dans tout système mis en place, il y a des abus et il me semble surtout important de rappeler que les abus peuvent ne pas être impunis. La question de l'efficacité du contrôle mérite toutefois largement d'être posée pour garantir le respect autant que possible des règles.

Un autre point me chagrine, il est écrit qu'il faut être officier de police judiciaire pour avoir accès aux fichiers et cela semble dire que ce n'est pas le cas or, à ma connaissance, tous les militaires de la gendarmerie qui sont amenés à être au contact avec la population dans nos rues ont la qualité d'Officier de Police Judiciaire. Je ne me prononcerais pas pour le côté police, mais j'imagine qu'il doit y avoir un parallélisme des formes.
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à ma connaissance, tous les militaires de la gendarmerie qui sont amenés à être au contact avec la population dans nos rues ont la qualité d'Officier de Police Judiciaire.
Attention, ne pas confondre officier et agent de police judiciaire.
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Tous les gendarmes ne sont pas OPJ, il faut passer un examen spécifique.
En Gendarmerie la prime associée est assez importante, donc l'examen est passé par une majorité de gendarmes.
En Police, elle est plus faible et est associée à une augmentation de charge de travail (il y a moins d'OPJ, donc ceux qui sont OPJ ont une charge de travail plus importante), donc moins de policiers passent l'examen.

On est à 70% d'OPJ en gendarmerie (https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/17/questions/QANR5L17QE4729), je n'ai pas trouvé le chiffre en police, mais de mémoire ça tourne autour de 40%.
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« au faciès »
Je ne comprends pas cette mention dans le titre de l'article alors que ce dernier n'aborde pas cet aspect de contrôle au faciès.

Cela dessert le contenu de l'article à mon avis.

Je ne nie pas l'existence de ce type de contrôles, mais je n'ai rien lu dans l'article qui permet de relier un contrôle au faciès avec l'usage de la reconnaissance faciale.
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Les contrôles d'identité ne peuvent légalement être fait que sous conditions :
[s'il] existe une ou plusieurs raisons plausibles de soupçonner :
-qu'elle a commis ou tenté de commettre une infraction ;
-ou qu'elle se prépare à commettre un crime ou un délit ;
-ou qu'elle est susceptible de fournir des renseignements utiles à l'enquête en cas de crime ou de délit ;
-ou qu'elle a violé les obligations ou interdictions auxquelles elle est soumise dans le cadre d'un contrôle judiciaire, d'une mesure d'assignation à résidence avec surveillance électronique, d'une peine ou d'une mesure suivie par le juge de l'application des peines ;
-ou qu'elle fait l'objet de recherches ordonnées par une autorité judiciaire.
Les autres contrôles (comme ceux décrits dans l'article) sont des contrôles « au faciès », illégaux.
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Tu réponds à côté.

Il n'est dit nulle part dans l'article que les contrôles sont aux faciès.
Le seul endroit où c'est peut-être sous-entendu, c'est le prénom Ahmed.

Et il y a trop de contrôles d'identités illégaux (ne respectant pas l'article du code de procédure pénale que je connaissais) sans qu'ils soient au faciès. Et il y a aussi dans ceux-ci trop de contrôles au faciès.
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Pour moi, tous les contrôles non justifiés par une des raisons prévues par la loi sont au faciès : le policier décide de contrôler la personne uniquement sur son apparence.
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OK, si tu viens avec ta propre définition, on va en rester là.
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Le contrôle au faciès n'est pas défini juridiquement, donc bon…

Tu veux celle de wikipédia ?
Le contrôle au faciès est, en France, une procédure de contrôle d'identité fondée sur l'apparence de la personne contrôlée.
Qui est celle que j'ai donnée, donc…
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Je remets le lien ici :
service-public.gouv.fr République Française

Dans la section "Contrôle de prévention", on peut lire :

[...]Les forces de l'ordre peuvent contrôler votre identité, quel que soit votre comportement, pour empêcher une atteinte à l'ordre public.

Il doit y avoir un risque effectif d'atteinte à la sécurité des personnes ou des biens à l'endroit et au moment où le contrôle est fait.[...]

Donc, pour reprendre l'exemple de l'article :
[...] Contrôlé en marge d’une manifestation en soutien à la Palestine, un manifestant[...]
On n'a qu'une version de l'histoire, celle de la manifestante.
Aura-t-elle eu un comportement "pouvant atteinte à l'ordre public" (appelle au meurtre ou à la haine (type "mort aux ...? Pourrait-elle un casque, écharpe, ou autre masquant son visage et le dévoilant qu'une fois sortie de la manifestation.
Son controle d'identité à cette occasion, peut être legitime, comme ne pouvant pas l'être.
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La vidéo de Camille reporter, citée dans l'article, va dans le sens du contrôle au faciès ; tous les témoins qu'elle a rencontré n'ont pas l'air d'être « blancs ».
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Merci pour l'info, mais comme je le disais, ce n'est pas dans l'article et je vais très rarement perdre mon temps devant des vidéos, je suis un vieux qui préfère le texte.

Par contre, la seconde partie de ta phrase ne démontre rien si ce n'est que des gens qui n'ont pas l'air blanc font l'objet de contrôles d'identité, cela ne démontre pas non plus que ces contrôles aient été fait au faciès, même si cela est possible.

J'ai finalement perdu 18 minutes et à par le fameux Ahmed que j'ai déjà cité puisqu'il figurait dans l'article je ne vois pas ce qui te fait dire cela. Marco me semble blanc, peut-être de type méditerranéen, ce qui n'est pas surprenant à Marseille. Les autres, on ne les voit pas.

Donc, en fait, je ne te remercie même pas parce que ton info est très discutable.
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Par contre, la seconde partie de ta phrase ne démontre rien si ce n'est que des gens qui n'ont pas l'air blanc font l'objet de contrôles d'identité, cela ne démontre pas non plus que ces contrôles aient été fait au faciès, même si cela est possible.
Ça fait des dizaines d'années que cette dérive des contrôles au faciès existe. Et puisqu'il semble qu'il te faille absolument des sources pour tout :
fr.wikipedia.org Wikipedia
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J'ai dit dès mon premier commentaire de ce fil, que je ne niais pas leur existence. Oui, je sais qu'ils existent et que c'est un scandale. Je disais juste au départ que ce n'était pas le sujet de l'article et dans le commentaire auquel tu réponds qu'il n'y avait rien non plus dans la vidéo qui justifiait d'en parler par rapport au sujet abordé.

Et l'auteur de l'article a dit juste en-dessous que le titre était juste un jeu de mots avec reconnaissance faciale.
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Pour moi, c'est un peu le sujet quand même, notamment à cause de ça :
« Informatisé en 1992, Canonge s’est perfectionné en retenant douze catégories « ethno-raciales », toujours en vigueur : « blanc (Caucasien), Méditerranéen, Gitan, Moyen-Oriental, Nord Africain, Asiatique Eurasien, Amérindien, Indien (Inde), Métis-Mulâtre, Noir, Polynésien, Mélanésien-Canaque » ».
C'est loin d'être anodin, d'autant plus sur un fichier illégal, opéré par une institution dont on connaît la propension au racisme.

Mais soit, ce n'est pas directement ce qui leur est reproché pour une fois (la barre est quand même très basse).
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C'est un "jeu de mot" rapport au fait qu'ils recourent à la reconnaissance faciale qui m'est venu après avoir relu le premier article que j'avais écrit, en 2012 sur OWNI, au sujet de GASPARD : "http://owni.fr/2012/06/01/deux-millions-de-controles-de-facies/">Deux millions de contrôles au faciès", rapport au nombre de clichés qui y figuraient à l'époque.

J'aurais aussi pu ne pas mentionner cette expression, mais comme indiqué par ailleurs, les contrôles d'identité reposent souvent, voire généralement, sur l'apparence physique des personnes contrôlées.
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lien cassé par le formatage next ok en prévisualisation ko au passage en commentaire

http://owni.fr/2012/06/01/deux-millions-de-controles-de-facies/" title="https://web.archive.org/web/20250825112009/http://owni.fr/2012/06/01/deux-millions-de-controles-de-facies/" data-link-type="text" target="_blank" rel="noopener">web.archive.org Archive.org
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Quelque chose à dire ?

Oui, je n’ai qu’une chose à dire. Mais que fait la police ?
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Elle viole les lois, what else ?