Connexion Premium

Propriété des jeux : le raisonnement par l’absurde de Sony

Licence to kill (les jeux)

Propriété des jeux : le raisonnement par l’absurde de Sony

PlayStation organise son traditionnel State of Play de rentrée ce mercredi. Ce sera l’occasion de dévoiler de nouveaux jeux PS5 ainsi que des dates de sortie pour plusieurs titres attendus. Sony en profitera-t-elle pour s’expliquer davantage sur la fin des supports physiques, programmée pour janvier 2028 ? Sans doute pas… En revanche, le constructeur doit composer avec sa décision face à une foule de joueurs hostiles.

Depuis l’annonce début juillet de la mort des supports physiques pour les jeux PlayStation, Sony est la cible de la colère de nombreux joueurs, attisée qui plus est par une communication distante (quand il y en a). L’entreprise diffuse un State of Play ce jeudi 3 septembre pour présenter les jeux PS5 des prochains mois. Il y a fort à parier que les commentaires de la vidéo YouTube (s’ils sont ouverts) déborderont une fois de plus de propos acides déplorant la fin des disques.

Le sens du mot « acheter »

La problématique de la mort des supports physiques remonte bien avant l’annonce fatidique de Sony. Cela fait des années que l’industrie pousse à la dématérialisation du jeu vidéo qui donne aux éditeurs les pleins pouvoirs sur la commercialisation de leurs productions, souvent au détriment des consommateurs. Mi-juin, quatre joueurs PS5 portaient plainte contre Sony Interactive Entertainement (SIE) en Californie (PDF).

Il est reproché à l’entreprise de présenter les jeux numériques de la boutique PlayStation comme des achats, avec des termes comme « Buy Now », « Purchase » et « Confirm Purchase », alors que les clients ne reçoivent pas la propriété du jeu mais seulement une licence limitée, non exclusive et révocable. Des pratiques en contradiction avec une loi de l’État américain en vigueur depuis le 1er janvier 2025, qui dispose qu’un vendeur ne peut pas employer ces termes si le consommateur ne reçoit pas une vraie propriété illimitée d’un bien numérique.

À chaque transaction, le vendeur doit obtenir la reconnaissance du client qu’il reçoit une licence du bien en question. Alternativement, ce même vendeur peut afficher avant la transaction une mention claire et visible précisant que l’achat est en réalité une licence, avec le lien vers les conditions complètes.

L’audience est programmée pour le 1er octobre à San Francisco. Sans attendre, Sony a déposé fin août une motion repérée par le site Game File dans laquelle elle affirme que la procédure devrait s’arrêter (PDF). La demande du constructeur est de forcer les plaignants à passer par un arbitrage individuel plutôt qu’une action collective (class action), ce qu’ils réclament devant la justice.

Les conditions d’utilisation de PlayStation aux États-Unis contiennent en effet une clause d’arbitrage obligatoire et une renonciation aux actions collectives de ce type. Sony allègue aussi que les plaignants pouvaient refuser cette clause dans les 30 jours, mais ne l’ont pas fait.

Acheter n’est pas jouer

Le plus intéressant dans cette réponse de l’entreprise réside dans ses arguments de fond. Sony affirme ainsi qu’« il n’est pas crédible d’affirmer que des consommateurs raisonnables pensaient acquérir la propriété d’un jeu numérique. » Car si c’était le cas, « le plaignant Edward Heycock n’aurait pas pu obtenir le jeu Resident Evil Requiem le 25 février 2026 pour 69,99 $ sur le PlayStation Store après que le plaignant Jason Mendoza eut obtenu Resident Evil Requiem le 14 février 2026, car M. Mendoza, et non Sony, en aurait alors été propriétaire. »

CQFD : un jeu dématérialisé ne saurait donc devenir la propriété pleine et entière d’un consommateur. Aucun des plaignants ne réclame évidemment de devenir l’unique propriétaire mondial de Resident Evil Requiem. Sony présente une lecture extrême de la notion de « propriété » pour éviter de traiter de la question concrète : qu’obtient réellement un consommateur quand il clique sur le bouton « Buy Now » ?

Sony aimerait sans doute que le débat reste cantonné aux tribunaux et aux petites lignes de ses conditions d’utilisation. Avec la fin programmée du physique, chaque présentation PlayStation risque désormais de rappeler aux joueurs qu’un achat numérique n’est pas tout à fait un vrai achat.

Commentaires (50)

votre avatar
il n’est pas crédible d’affirmer que des consommateurs raisonnables pensaient acquérir la propriété d’un jeu numérique.
Il n'est pas crédible d'affirmer qu'un éditeur de console et de jeux vidéos pense raisonnable que les consommateurs lui était acquis car ils avaient utilisé par le passé le bouton "Acheter".
votre avatar
Il y a bien des consommateurs pour dire qu'ils se sont acheté une voiture alors qu'elle est en LOA.

Je comprends bien l'argument de Sony. Et le désarroi des joueurs. Tout cela va finir en abonnement.
votre avatar
Ce n'est surtout pas crédible pour la France car depuis des décennies ont n'acquit pas la propriété d'un produit numérique mais la propriété de notre copie acheté dans le cercle privé (on se fait même taxer sur le stockage pour ça) donc oui, en tant que consommateurs raisonnables je pense acquérir ma copie.
Et surtout suite au 6 mars 2024, si je lis correctement, tant que c'est une license permanente > c'est automatiquement une vente (donc le bullshit license dans ce cas ne fonctionne plus)
votre avatar
Sony affirme ainsi qu’« il n’est pas crédible d’affirmer que des consommateurs raisonnables pensaient acquérir la propriété d’un jeu numérique. » Car si c’était le cas, « le plaignant Edward Heycock n’aurait pas pu obtenir le jeu Resident Evil Requiem le 25 février 2026 pour 69,99 $ sur le PlayStation Store après que le plaignant Jason Mendoza eut obtenu Resident Evil Requiem le 14 février 2026, car M. Mendoza, et non Sony, en aurait alors été propriétaire. »
La mauvaise foi...
Bien sûr que quand tu parles "d'acheter", tu fais le parallèle avec un équivalent physique, sinon il faut parler de "louer" ou "emprunter".
votre avatar
On est bien d'accord.
On achète une copie (physique ou numérique) du produit. Ce qui se joue sur les jeux vidéo est la même chose que pour la musique (CD ou Vinyl d'un côté, version FLAC/MP3/etc. de l'autre). C'est déjà une première chose.

Il y a un 2ème point, qui n'emporte pas forcément le premier point, c'est le transfert de propriété de la copie.
Certes, ce transfert d'un jeu dématérialisé, en particulier quand il a des fonctionnalités en ligne, demande certainement d'y réfléchir un peu, mais rien qui semble insurmontable, surtout que les jeux sont rattachés à des comptes et donc des plateformes (Steam, GOG, etc.).

En revanche, la question du principe de la revente n'est pas si clair. Je me demande d'ailleurs dans quel mesure les albums/morceaux numériques téléchargés sont revendables. J'ai regardé (mais vite fait) les CGU de Qobuz (par ex), la revente semble interdite mais comme les phrases sont situées dans des paragraphes globaux sur la propriété intellectuelle, incluant les programmes/applis, pas limpide.
votre avatar
Et quand on achètes sur gog c'est virtuel et pourtant on peux prêter sa copie d'un jeu (mais pas la revendre en occasion), et une fois téléchargé gog ou l'éditeur ne peux pas venir nous le retirer ou le modifier.

Donc c'est tout à faut possible techniquement.

Leur com est désastreuse, ils auraient mieux fait de le faire silencieusement.
votre avatar
J'ai regardé une vidéo Youtube de bienvenue au cabinet sur une explication possible de la fin du support physique, j'ai trouvé l'approche intéressante, on approuve ou pas la décision, mais avec plus de contexte on peu y trouver un certain sens.
youtu.be YouTube
votre avatar
Je pense qu'on a tous bien compris le sens du demat, surtout sur console où la concurrence est nulle en terme de boutique :
- Devenir revendeur exclusif
- Pouvoir dicter ses prix aux clients
- Pouvoir dicter ses conditions aux éditeurs
- Tuer le marché de l'occasion
- Tout ce qui permet de faire encore plus de pognon sans apporter de réelle plus-value...

Pour moi la règle est clair, le demat sur console c'est une dépense à perte. Donc si c'est plus de 5 € je n'achète pas.
votre avatar
Il faudrait surtout forcer les consoles à accepter d'autres magasins de démat.

Parce que le fait qu'un jeu expire, ça ne me choque pas vraiment. Quand on achète un appareil, il terminera certainement sa carrière durant notre vie.

On n'achète pas pour toujours. Une tv, une radio, finissent par ne plus être compatible, un vélo par ne plus avoir de pièces détachées.

Dans le cas du numérique, c'est pernicieux car il peut y avoir un coup d'arrêt violent et médiatique.
votre avatar
Le pb c'est pas obsolescence du matériel qui ne sera jamais éternel mais clairement la main mise de sony sur la ludothèque que tu as acheté. Ta console fonctionne, tu as "acheté" le jeux mais tu ne peux pas le prêter, difficilement le migrer sur une autre machine, et le pire du pire, Sony peut le supprimer à distance quand ça lui chante pour n'importe quelle raison, qu'ils n'ont même pas besoin de justifier !
Un jeu physique, tant qu'il fonctionne, tu peux y jouer et Sony n'y peut rien. En plus on va pas se mentir, les jeux physiques, paradoxalement, durent bien plus longtemps que les jeux numériques. Combien de personnes ont chez eux une NES avec cartouche qui fonctionne parfaitement alors que la console à plus de 40 ans ! J'ai le sentiment que chez Sony aucun des jeux demat de la PS5 se sera jouable dans 40 ans...
votre avatar
Je vais me faire l'avocat du diable mais c'est la même chose pour les jeux distribués sur support physique : on ne fait l'acquisition, sauf erreur de ma part, que d'une licence d'utilisation du logiciel, aux conditions d'utilisation limitées.

Il se trouve que cette licence est alors accompagnée des données (ou au moins d'une partie...), héritage d'une époque où l'utilisateur avait peu d'alternatives pour récupérer et stocker ces données.

Le vrai changement se trouve dans les conditions de vente et de revente de ces licences.
Que Sony en soit l'unique distributeur et qu'il ne soit plus possible de les céder une fois que l'on en a plus l'usage est un sérieux préjudice pour le consommateur.

Je ne serais pas particulièrement surpris si dans les années à venir un bras de fer s'engageait entre Sony et l'UE à ce sujet.
votre avatar
Si tu achètes un jeu sur disque sur LeBonCoin et qu'il ne t'est pas possible d'y jouer sur ton PC car bloqué par le serveur de l'éditeur, qui t'a arnaqué : le vendeur du disque ou l'éditeur qui n'a pas écrit en gros sur le disque que le jeu peut ne pas être jouable dans certaines conditions ?
votre avatar
L'éditeur a arnaqué le vendeur du disque.
Le vendeur du disque m'a arnaqué.
votre avatar
On ne peut pas dire d'un vendeur de bonne foi qu'il t'a "arnaqué"...
votre avatar
Tu oublies que tu peux te faire déposséder à tous moment (de la jouissance) d'un bien numérique moderne sans compensation pour plusieurs raisons: DRM, perte de droits (du vendeur), mise à jour des conditions d'utilisations, etc.
votre avatar
De mémoire, lorsque des jeux sont retirés des stores pour des expirations de droits, voire des stores complètement fermés, les jeux "achetés" restent disponibles au téléchargement.
Pour le moment en tout cas, pas sûr que ça dure des décennies...
Si tu as des contre-exemples qui ne soient pas des exceptions à la règle, je suis preneur.
votre avatar
votre avatar
Ok, ça c'est chaud... Merci pour le lien.
Il n’existe pas, en revanche, de clause explicite disant que PlayStation peut révoquer l’accès à un film acheté uniquement parce qu’un accord de licence avec un studio expire. Ce n’est pas la première fois que le service de Sony supprime ainsi des contenus directement dans les bibliothèques des utilisateurs suite à l’expiration d’un accord de licence. En décembre 2023, les contenus Discovery devaient disparaitre, avant qu’une bronca des utilisateurs ne pousse l’entreprise à faire machine arrière.
Sur le précédent évoqué dans l'article ils ont fini par revenir en arrière, espérons que ça se reproduise...
votre avatar
Un jeu physique, en tout cas pour les gros blockbusters, c'est quelques GO de data sur un disque qui nécessitent ensuite de télecharger 95% du contenu sur les serveurs de l'éditeur... Je comprends la nostalgie des joueurs pour le disque physique, mais c'est completement artificiel comme experience d'achat et ça n'a plus aucun sens. Le modele du disque physique qu'on utilise et qu'on revend sur le marché de l'occasion a été remplacé par le système d'abonnement à la netflix. Si on aime pas ce produit, on l'achète pas.
votre avatar
Il y a énormément de jeux qui sont entièrement jouables hors-ligne depuis le disque (beaucoup plus qu'on ne le pense). Certes, pas toujours avec les derniers correctifs évidemment (puisque dans ce cas une connexion internet est nécessaire pour télécharger la dernière version), mais ça reste intéressant. Voir https://www.doesitplay.org/
votre avatar
Je ne suis pas convaincu que les plus gros griefs des plaignants soient la disparition de l'objet physique, mais bien la disparition de droits qu'il permet actuellement ou permettait historiquement, principalement le prêt, la revente et la pérennité (voir le messge de Gaby plus haut). Des droits qui seraient tout à fait implémentables sur les versions dématérialisées mais que les stores refusent d'implémenter.
votre avatar
Ce n'est pas mon avis. Le jeu physique, même s'il nécessite de télécharger des données avant d'être jouable, je peux le revendre, ou le prêter à mes potes.
votre avatar
N'importe quoi la défense de Sony, personne ne demande d'être propriétaire du jeu, mais d'être propriétaire d'une copie du jeu. Quand on achète un objet produit en série, on en achète bien une copie, il en existe plein d'autres identiques qui appartiennent à d'autres personnes.

Et le coup de la clause d'interdiction des actions collectives, refusable sous 30 jours sûrement parce qu'une telle clause est illégale sinon, planquée au milieu des 30 pages... Ce niveau de foutage de gueule, on rivalise avec les assureurs là !
votre avatar
Sony ne mérite que de se prendre la même baffe qu'avec la PSP Go où ils avaient essayé le full démat. (Mais cette fois ils comptent sur la vague GTA VI pour forcer la main des joueurs à franchir le pas)

Reste qu'à mon avis, cette histoire de dématérialisation, c'est économiquement la seule solution qu'ils aient trouvé pour faire face à l'augmentation du prix de la mémoire sur les consoles, sachant pertinemment que s'ils augmenteraient encore le prix de leur console de jeu, les ventes s'effondreraient.
votre avatar
Reste qu'à mon avis, cette histoire de dématérialisation, c'est économiquement la seule solution qu'ils aient trouvé pour faire face à l'augmentation du prix de la mémoire sur les consoles, sachant pertinemment que s'ils augmenteraient encore le prix de leur console de jeu, les ventes s'effondreraient.
Je ne comprends pas cette partie : au contraire de si tu as un jeu physique, le dématérialisé prend plus de place sur ton disque...
Sur la switch, par exemple, si tu as un jeu physique, les patchs seuls sont mis sur ta console, donc au lieu d'avoir, disons, 20Go de pris sur ta mémoire interne, tu n'en a que 2Go.
votre avatar
Je ne parle pas de l’installation des jeux sur un support de mémoire physique sur les consoles, mais, du coût engendré par ces composants lors de la fabrication de la console de jeu, dont la mémoire vive et ssd ne cessent d'augmenter. Ça doit, comme tout le reste de l'industrie, plomber leur modèle économique qui consistait jusque là à vendre à perte des consoles de jeux en se rattrapant sur les jeux.
L'abandon forcé du support physique est probablement pour eux un moyen d'augmenter leurs marges sur les jeux pour préserver ce modèle économique malgré l'augmentation du prix des composants des consoles.
votre avatar
Je ne comprends toujours pas le raisonnement : qui dit dématérialisation, dit SSD/disque dur plus gros nécessaire dans la console, par rapport à un disque/cartouche...
votre avatar
C'est parce que tu te dis qu'il faudra augmenter la taille du SSD pour compenser l'absence de disque. Sauf que ça ne va pas se passer comme ça. Sony laissera la même taille qu'avant, s'en battra l'oeil que tu ne puisses installer que 3 jeux dessus, et répondra aux râleurs qu'ils n'ont qu'à acheter un SSD plus gros.

C'est donc bien une économie pour Sony.
votre avatar
Je ne vois pas où est l'économie de Sony ici : dans le fait de ne pas devoir faire des supports physiques ? Dans l'arrêt de l'intégration d'un lecteur de support physique dans la console ?
votre avatar
Les deux.
votre avatar
À moins que ça aie changé depuis, une des raisons pour laquelle j'ai arrêté les consoles de Microsoft et de Sony, c'est bien que non, maintenant tu dois installer ton jeu sur le disque dur/SSD de la console parce que le débit du lecteur dvd/blueray est famélique.
votre avatar
C'est "amusant" de voir que le concept de propriété pour Sony n'est pas intrinsèquement lié à un acte d'achat!

Certes, on peut être propriétaire de qqchose sans l'avoir acheté (don, héritage...), mais achat => propriété de l'objet de l'achat.

Tout cela pour en finir sur le mode "si personne n'achetait, on arrêterait d'en vendre!"...
votre avatar
Tout cela pour en finir sur le mode "si personne n'achetait, on arrêterait d'en vendre louer!"...
:cap:
votre avatar
Reste que, par définition, un achat entraîne la propriété de l'achat. Sinon en effet c'est de la location.
On n'est ici même pas dans le domaine du droit, mais du dictionnaire.
votre avatar
Les conditions d’utilisation de PlayStation aux États-Unis contiennent en effet une clause d’arbitrage obligatoire et une renonciation aux actions collectives de ce type. Sony allègue aussi que les plaignants pouvaient refuser cette clause dans les 30 jours, mais ne l’ont pas fait.
:eeek2:

Abandonner un droit ? Ce n'est pas abusif comme clause ?
votre avatar
Tu as le droit de ne pas l'abandonner, mais il faut une démarche de ta part dans les 30 jours.
Oui, c'est beau comme entourloupe ! En plus, il me semble avoir lu je ne sais plus où, qu'il faut faire cette démarche par courrier postal.

Un truc comme ça ne doit pas être autorisé dans beaucoup de pays parce qu'ils (et d'autres) ne le font qu'aux USA.
votre avatar
C'est aussi que tous les pays ne permettent pas les actions de masse, donc pas besoin d'une telle clause partout.
votre avatar
En fait, je parlais aussi, surtout même, du droit d'aller directement en justice sans passer par un arbitrage (justice privée) obligatoire, même si je ne l'ai pas cité.
votre avatar
Oui en effet, mais personne n'ira tout seul se battre contre Sony, arbitrage ou non.
votre avatar
J'en ait cauchemardé, Sony l'a commis!
https://www.researchgate.net/publication/281842597_Convention_et_Marketing_J'en_ai_reve_Sony_l'a_fait
votre avatar
Ca finira par se tasser. Ca fait 20 ans que c'est le cas sur PC. On ne possède plus rien.
Personnellement, je conserve ma ps5 avec disque uniquement pour les blu-ray, elle n'est même plus connecté à internet. Sony, c'est fini pour moi. Pas à cause de la dématérialisation mais à cause de sa politique digne de l'ère ps3, ils se croient à nouveau intouchables.
votre avatar
Mais le combat contre les DRMs n'a pas vraiment disparu sur PC

Comme dit dans d'autres commentaires c'est pas vraiment le support physique l'important, c'est les droits qui allaient avec : pouvoir prêter, revendre, et que l'accès à la copie du jeu ne puisse pas être supprimé par exemple.

Pour la revente en occasion ça n'existe plus en démat, même avec les jeux sans DRMs, mais sur console c'est plus important que sur PC vu le prix des jeux.
votre avatar
On est d’accord, j’aimerais que l’UE autorise la revente mais comment cela se ferait-il ?

Sur Steam, par exemple, il faudrait une espèce de système de mise en relation entre les joueurs. Et Steam reprendrait une commission minimale sur la vente ?
votre avatar
C'est le système le plus simple oui. Ils ont d'ailleurs déjà cette place de marché pour les cartes à collectionner qu'on gagne en jouant.
votre avatar
Sur PC ça se passe un peu mieux je trouve. Y a assez souvent des grosses promos voire des jeux gratuits, Steam ne supprime jamais l'accès aux jeux ni la possibilité de les télécharger même quand ils ont disparu du catalogue, il y a GOG sans DRM, et on peut toujours pirater si on veut une copie qui marchera indéfiniment.

Mais il manque toujours l'occasion oui, et le prêt depuis que Steam a dégradé sa fonction de partage.
votre avatar
La propriété numérique arrange bien ces entreprises qui n'hésitent pas à en abuser au maximum. Si les joueurs ne peuvent pas vraiment "posséder" les jeux numériques, alors ils devraient avoir le droit de pirater indéfiniment sans aucune restrictions ou bien user de ce droit de façon très constante.
votre avatar
J'ai l'impression que c'est une bataille déjà perdue, menée essentiellement par le vieux monde occidental du jeu vidéo, qui n'est plus le marché porteur, étant saturé.
On défend ici une vieille vision du jeu vidéo, qui a en fait disparu il y a en gros 20 ans, quand steam a réellement démarré et les consoles connectées.

Donc je comprends le désarroi, mais je suis aussi résigné depuis longtemps, m'étant révolté il y a 15-20 ans. Donc je dirais bof, et alors? On le savait non?
votre avatar
C'est une façon de voir les choses... d'autres ont un "sens interdit" sur le cul.
votre avatar
Justement. Ça fait 15 ans que vous ne sentez rien passer car ça a été fait très doucement avec beaucoup de doigté.
Les gens ont même apprécié : pratique, agréable, pas besoin de se déplacer, des promos d'enfer, possibilité de cumuler 50 jeux sans s'encombrer... Puis des mises à jour, dlc,...

On a eu beau dire 'attention', 'vous donnez votre âme', la réponse a été: 'les moeurs changent vieux schnock', ou alors 'si ça fait du bien, ça ne peut pas être mauvais'

Il y a 10 ans encore, les CGV n'éaient pas claires.
Mais avec un marché largement dématérialisé en nombre de transactions (boosté par des jeux gratuits aussi: qui a dit que les jeux gratuits c'était les dernières pelletées sur la tombe des jeux physiques? C'est bibi)

Alors on m'a pris pour un dément de gauche quand j'ai refusé d'installer l'epic store, acheté du physique plus cher que la démat, ...

Bref, depuis mon achat de la orange box, je me suis battu contre la démat à tout va - là, désolé, c'est pas une dernière bataille: pour moi on a tous plié l'affaire il y a des années.


PS: la suite, c'est la suivante alors notez là: dans quelques années on ne pourra plus aller sur internet sans avoir un ordinateur américain, non modifiable. Vous pourrez lancer un os alternatif dans un coin, mais aucune chance qu'il ait accès à Microsoft/google/Netflix. Seul un os certifié pourra avoir accès à tout l'ordi.
C'est prêt, c'est vers cela que les os grand public tendent, linux y compris, et ça permettra les drm et le contrôle total tout en nous protégeant des attaques.

À dans 5 ans sur ce sujet. J'en parle depuis 5 ans au moins déjà
votre avatar
En gros pour toi c'est une sorte de "reprise en main" du numérique....

Il y a eu une (courte) période durant laquelle la technologie a créé des usages que le droit et les industriels n'avait pas réellement anticipé (et ne savaient pas réellement comment contrer), et là la récréation est terminée, tout le monde rentre en classe, retourne à son bureau pour bosser puis dépenser la quasi-totalité chez ceux qui te paient.

Futur charmant (sauf pour les 2/3 qui en tireront les fruits)