Retour à trois opérateurs : protocole d’accord entre Orange, Free, Bouygues et SFR
« C'est bon pour la concurrence » 🤔
Illustration : Flock
Le 07 juin à 05h07
Le sursis de 48 heures annoncé vendredi soir aura été payant. Le consortium d’opérateurs composé d’Orange, de Bouygues Telecom et Iliad a signé un protocole d’accord avec Altice en vue de l’acquisition de SFR. La découpage du gâteau de l’opérateur au carré rouge est désormais connu.
Retour à trois opérateurs : protocole d’accord entre Orange, Free, Bouygues et SFR
« C'est bon pour la concurrence » 🤔
Illustration : Flock
Le sursis de 48 heures annoncé vendredi soir aura été payant. Le consortium d’opérateurs composé d’Orange, de Bouygues Telecom et Iliad a signé un protocole d’accord avec Altice en vue de l’acquisition de SFR. La découpage du gâteau de l’opérateur au carré rouge est désormais connu.
Économie
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5 min
Il n’aura pas fallu attendre la fin du sursis de 48 heures pour que tout le monde se mette finalement d’accord. Bouygues Telecom, Free-Groupe Iliad et Orange mettent la main sur SFR, aux termes d’une négociation ayant débuté en octobre dernier ; les négociations exclusives remontent elles au mois d’avril. Un protocole d’accord a été signé entre le consortium et Altice, pour une transaction portant sur un prix total de 20,35 milliards d’euros. La somme pourra évoluer jusqu’à la finalisation de l’opération prévue au mieux en 2027.
SFR coûte plus ou moins 20 milliards d’euros
Parmi les ajustements annoncés : un « earn-out » de 650 millions d’euros maximum, c’est à dire une somme que recevra Altice si SFR atteint certains objectifs financiers d’ici la clôture de l’opération. À l’inverse, si les performances de l’opérateur se dégradent davantage que prévu, le consortium pourrait demander une réduction du chèque.
Le prix final dépendra aussi du niveau d’endettement réel de SFR au moment de la clôture. Si la dette est plus élevée que prévu, le prix payé pourra être réduit ; si elle est plus faible, il pourra être augmenté. Une clause de sauvegarde est également prévue, si le consortium ou Altice renonce à l’opération. C’est un point souligné dans le communiqué : en cas d’abandon, la partie à l’origine pourra être tenue de verser une pénalité qui oscillera entre 100 millions à 2 milliards d’euros, selon les circonstances. Les trois acheteurs se partageraient dès lors les coûts, à parts égales.
Au-delà de la prudence affichée, il s’agit d’« une des plus importantes opérations industrielles en Europe dans le secteur des télécommunications », soulignent les partenaires. Une opération qui réduira le nombre d’opérateurs en France à trois, alors qu’ils étaient quatre depuis 2012 et le lancement en fanfare de Free Mobile. Une arrivée qui a profondément bousculé le paysage et provoqué une guerre des prix. Nul doute que la question de la concurrence sera surveillée de très près par les autorités de la concurrence.
Les petits et les gros bouts de SFR
Les trois opérateurs acheteurs se sont partagés le gâteau SFR, chacun repart avec un gros morceau. Bouygues Telecom remporte ainsi :
- l’activité et la clientèle SFR Business (environ 1,2 milliard de chiffre d’affaires) ;
- une partie des activités grand public de SFR : 3,8 millions de clients mobiles (dont le MVNO Prixtel, soit 500 000 clients) et 2,6 millions de clients fixes ;
- le réseau mobile de SFR dans les zones non denses partagé avec Bouygues Telecom (accord « Crozon ») ;
- les infrastructures dédiées au B2B Fixe ;
- la part détenue par SFR dans Faber, le réseau FTTH sur une partie de la zone très dense ;
- une partie du réseau de distribution.
Bouygues Telecom repart avec la part du lion, puisqu’elle représente 52 % du chiffre d’affaires de SFR (4,1 milliards d’euros).
Le groupe Iliad s’offre (PDF) de son côté :
- RED by SFR (6 millions de clients) ;
- une partie des activités grand public de SFR : 1,6 million de clients B2C, ainsi que 400 000 clients TPE ;
- 50 MHz de fréquences supplémentaires.
Free Mobile compterait dès lors 31 millions d’abonnés en France. Enfin, Orange repart avec :
- une partie des activités grand public : 4 millions de clients mobiles et 1 million de clients haut débit fixe ;
- l’activité prépayée de SFR ;
- les MVNO Réglo, Syma et Coriolis ;
- 47 MHz de fréquences supplémentaires, soit 31 % des fréquences de SFR. Cela place Orange en tête des opérateurs français, avec un total de 221 MHz.
Les trois acheteurs l’affirment la main sur le cœur : « Cette opération structurante préserverait un écosystème très concurrentiel », assure Orange. Iliad entend « préserver une concurrence forte au bénéfice des consommateurs ». Pour Bouygues, c’est « un projet industriel au service des clients ». Ce qui ressort surtout, c’est que ce dépeçage en règle de SFR et sa disparition programmée du paysage vont permettre aux opérateurs de « renforcer durablement la capacité d’investissement dans les infrastructures numériques françaises », selon Bouygues.
« Dans un secteur qui doit investir toujours plus dans les réseaux, la cybersécurité, le cloud et l’intelligence artificielle, il faut des acteurs solides. La souveraineté numérique ne se décrète pas, elle se finance. » déclare Thomas Reynaud, directeur général du groupe Iliad.
Bouygues Telecom a un petit mot pour les futurs transfuges de SFR : « la priorité serait d’assurer une transition progressive, maîtrisée et garantissant la continuité de service ». L’opérateur s’engage à garantir la continuité des offres et la stabilité des services. Un gros chantier technique en perspective.
Sur le versant social des salariés SFR, qui sera lui aussi scruté par les autorités, le consortium s’engage sur une garantie de l’emploi jusqu’à début 2029, « grâce à la poursuite de leur emploi, ou grâce à une proposition d’emploi », explique Iliad. « Un dialogue social s’ouvrira avec les organisations syndicales représentatives compétentes de SFR. »
L’affaire est encore loin d’être terminée. Une phase de consultation va s’ouvrir avec les instances représentatives du personnel, et puis les régulateurs ont leur mot à dire. La réalisation définitive de la transaction pourrait intervenir au second semestre 2027. « À ce stade, il n’y a aucune certitude que cette opération soit réalisée », prévient Orange.
Commentaires (60)
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Abonnez-vousLe 7 juin à 07h16
Qui repart avec qui. On a l'impression d'être des marchandises. Le choix de l'opérateur nous est retiré puisqu'on se retrouve à être baladés. Je ne suis pas concerné a titre personnel, puisque je n'ai jamais trouvé d'intérêt aux offrex d'altice, mais j'ai un avis assez tranché sur Keyyo by Bouygues et le bazar qu'ils ont mis chez de nombreux clients et moi même.
Quels sont les garanties proposés aux consommateurs ?
Le 7 juin à 07h22
Le 7 juin à 08h17
Le 7 juin à 10h01
Le 7 juin à 11h33
C'est pas impossible que tu conserves ton abonnement aux conditions actuelles.
Surtout que 20€ par mois ça reste rentable pour un opérateur.
Modifié le 7 juin à 18h19
Ceux qui veulent croire à ces belles promesses ( operation tout benef pour nos ""clients"") risquent d'être Drahi!
D'Alice à Altice, rien de Neuf sous le soleil... Rien de tel qu'une bonne suite bien réchauffée
Pas taper c'est dimanche... Je suis déjà sorti 🥴🤕
Le 7 juin à 20h20
Il va y avoir des questions techniques qui vont nécessairement se poser autour des box, de l'infra etc. Les opérateurs voudront pas continuer à maintenir éternellement un support spécifique des ex clients SFR. À terme, ils vous migreront vers une nouvelle box à eux, et comme de nos jours les forfaits sont pas mal rattachés à une box spécifique (en particulier chez Free), ce sera l'occasion de vous obliger à changer de forfait par la même occasion.
Le 7 juin à 10h50
Le 7 juin à 09h58
Moi mon problème est qu'il n'y a rien entre les offres dites "grand public" avec un modèle économique basé sur la masse, l'uniformité du service (la TV, les box aux fonctionnalité anémique très difficile à bypass), le réseau national orienté sur netflix et youtube (et tout le reste sur du transit cogent...)
Et de l'autre les offres dites "pro" qui te fournissent 100M pour 200 balles et où sans SIRET et un engagement de 3 ans t'a même pas le droit de passer la porte du service commercial.
Entre les deux , il n'y a aucune place pour un opérateur qui serait à destination de gens un peu plus avancés techniquement qui ne veulent ni TV ni téléphone (inutilisable de toute manière désormais vu le spam), avec un réseau décentralisé et qui pourrait offrir des services plus moderne (tel que des vm, de l'hébergement DC,...)
Il y a eu un espoir avec Free (et sa box un peu moins débile que les autres) mais bon depuis ils sont retourné dormir, et l'équipe visionnaire d'origine a dû aller se trouver d'autres activités.
Le 7 juin à 11h09
Le 7 juin à 11h25
Le 7 juin à 12h54
Le 7 juin à 16h33
C'est dommage car les autres offres ( axiones, altitude,...) ne sont pas possible en terme de prix vs couverture.
Modifié le 7 juin à 12h39
Pour l'aspect technique avancé, je pense que cette micro niche n'a aucun intérêt pour les grand FAI. Ça s'adresse à tres peu de particuliers, et ça viendrait juste parasiter leurs offres pro.
Mais ça pourrait être un créneaux pour OVH ou des FAI associatifs comme l a dit @AlexandreLaurent
Le 7 juin à 12h41
Modifié le 7 juin à 13h16
Voilà les détails pour comparer aux offres de mon précédent message :
À noter aussi qu'on est sur du WiFi 5 chez RED vs WiFi 7 pour les autres (enfin, le wifi 7 de sosh est un peu castré je crois)
Le 7 juin à 16h40
On sais tous que les prix les plus bas ne sont atteints que par l'uniformisation & la minimisation des offres ainsi que par le fait de pousser les services "à forte valeur ajoutée" (comme la TV) , comprendre "ceux pour lesquels les clients souscriront sans s'en rendre compte".
Après , pour moi, je n'hésiterais pas dans ce genre d'offre à rendre le service client payant.
Si l'on veux des techniciens qui ont les compétences pour te personnaliser le reverse-DNS de ta connexion, le gars va pas passer 1h à t'aider gratos avec ton PC windows vérolé.
Le 7 juin à 15h36
Le 7 juin à 16h46
Moi je suis passé (pour l'hébergement) chez infomaniak, qui me rappelle un peu OVH à ses débuts.
Forcément un jour il y aura un épuisement aussi...
J'ai longtemps été chez Nerim pour la partie télécom...
Le 7 juin à 18h27
Le 7 juin à 21h19
Car
C'est loin, mais alors très très loin de mon expérience sur la partie hébergement / VM / DNS / Mail / ... Ca date de plusieurs années mais il me semble pas que ça se soit amélioré ces derniers temps.
Le 8 juin à 00h58
Le 7 juin à 10h31
Après, je pense que tu as plus simple à soit attendre, soit à d'ores et déjà faire une portabilité vers l'opérateur de ton choix.
Modifié le 7 juin à 10h39
Le 7 juin à 11h35
Le 8 juin à 16h37
Le 8 juin à 18h49
Modifié le 7 juin à 12h52
Les clients de ce genre de service cherchent souvent les prix les plus bas en priorité et peuvent être très réactif pour changer d'opérateur
Le 7 juin à 17h38
Et dans tous les cas, la moindre modification unilatérale entraîne une possibilité de résiliation sans frais.
On peut aussi imaginer, à part pour le réseau, qu'ils ne touchent rien aux offres commerciales pendant quelques temps, pour justement ne pas perdre les millions de clients acquis au prix fort.
Le 7 juin à 08h19
Le 7 juin à 09h13
Sosh en ce moment est assez agressif. Par contre je pense pas que cela durera dans le temps une fois le rachat terminé.
Le 7 juin à 09h17
Le 7 juin à 09h22
La fibre commence à être terminée en déploiement.
La 5g est aussi bien deployée.
La fibre vers les sites 5g est aussi bien deployée.
Les RIP ont bien subventionné le déploiement de la fibre par l’etat a la campagne et sont bientot terminés.
Donc l’excuse des investissements, c’est pas une excuse. Les investissements des opérateurs vont sensiblement baisser dans les prochaines années et ce n’est pas dit que la 6g soit « chère » car on peine dejà a bien saisir les apports de la 5g qui a été survendue et qui est suffisante.
Donc si les prix devaient augmenter, c’est uniquement car la concurrence baisse et que les opérateurs devront rembourser l’argent du rachat.
Ensuite pour toutes les personnes qui vont me dire que tant qu’il y a free, les prix resteront bas : c’est faux.
Free essaie depuis la freebox pop d’augmenter ses prix en sortant des nouvelles offres toujours plus chères et des packages qui sont soit trop fournis soit pas assez pour ses clients (forfait 2€ et 20€, puis forfait mobile a 30€).
Free n’a sorti une offre fibre à 20€ avec la vielle révolution et a 23€ avec la pop uniquement par ce que bouygues a forcé la main de tout le monde avec la bbox fibre pure. Mais est ce que la bbox pure fibre n’était pas une strategie pour : piquer temporairement des clients a sfr et ensuite d’augmenter les prix…
En tout cas si free peut supprimer toutes ses offres fibre à moins de 40€ (hors promo) il le fera, car c’est deja arrivé.
Le 7 juin à 09h24
C'est bien déjà que les B2B ne se retrouvent pas tous chez Free... Le partage a plutôt du sens.
Le 7 juin à 14h45
Le 7 juin à 10h14
Le 7 juin à 14h54
Maintenant, le pb de tout SFR, c'est un réseau peu fiable. J'en était parti en fixe y'a 10 ans après le rachat par Drahi-les-crédits puis en mobile y'a 3 ans: Même les SMS/MMS passaient pas, le plus souvent. Chez Sosh plus de pb et des tarifs comparables même si les débits en fibre fixe sont sans doute un peu bas pour bcp mais moi ça me suffit... Quand on a connu 15 ans d'ADSL à plus de 2km du NRA, on s'en contente et la fiabilité/réactivité en cas de pépin prime pour ma part sur le débit, ainsi au départ qu'un passage de la fibre chez moi fait dans les règles de l'art (coucou Free qui n'a presque plus de clients dans ma rue avec leur travail de sagouins, ils ont dû partir chez Orange... qui a accepté de refaire le boulot).
Le 7 juin à 11h12
Le 7 juin à 12h21
Le 7 juin à 11h15
21 milliards > 5€ mois de bénéfices clients > 20 ans
J'avais entendu qu'en autriche la perte d'un opérateur avait augmenté les prix de 30%
Nouveau prix moyen :
fibre 39€
mobile 16,9€
Le 7 juin à 11h32
Le 7 juin à 12h25
Le 7 juin à 14h21
Le 7 juin à 14h51
J'ai trouvé ça comme sourcehttps://www.sudouest.fr/economie/bouygues-telecom-free-et-orange-deposent-une-offre-conjointe-pour-le-rachat-de-sfr-26333345.php
Le 8 juin à 02h30
Le 7 juin à 15h19
Moins on a de morale plus on parle avec du miel sur les lèvres.
Le 7 juin à 18h30
Il me semble qu'au contraire si ils étaient malins les 3, ils garderaient l'infra SFR en mutualisé en tant que réseau complet et se partageraient les gains, car le foncier, la location des sites et des points hauts serait divisée en 3, ils pourraient même supprimer leurs antennes en propre dans le secteur car elles seraient moins rentables.
Un occasion inespérée de d'exploiter directement un vrai réseau mutualisé.
Le 8 juin à 02h21
Le 8 juin à 09h31
En plus il ne vont pas vraiment tout démonter.
Mais tout ça ne se fera pas en un jour ou un an. Loin de la.
Et puis avec tout les cadavre sous le tapis...
Modifié le 7 juin à 15h58
Anticatastase ou antiphrase ?
Les deux impliquent de l'ironie ou du sarcasme… mais ces gens-là sont très sérieux en affirmant leur non-pensée paradoxale.
L'ARCEP sera ravie, car elle est acquise à la cause de cette oligarchie.
Quand ouvrirons-nous les vannes à pléthores de petits acteurs en sanctionnant les barrières à l'entrée maintenue de fait pour les petits opérateurs ?
Nous seulement il faut de la concurrence face à ces gros opérateurs hégémoniques, mais il faut aussi ouvrir le champ des possibles avec autre chose que des acteurs privés à but lucratif, dont l'intérêt n'est pas celui des utilisateurs.
Le 8 juin à 10h37
Modifié le 8 juin à 10h58
Le 8 juin à 11h36
Le 8 juin à 15h29
Le 8 juin à 18h41
Mais ça voudrait dire qu'ils vont devoir payer à 3 un serveur de redirection mail
Le 8 juin à 22h34
Le 8 juin à 21h40
Le 8 juin à 22h13
Le 8 juin à 21h52
Le 8 juin à 22h38
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