Rachat de SFR : Orange, Free et Bouygues Telecom entrent en négociations exclusives
Verdict d'ici un mois ?
Illustration : Flock
Le 17 avril à 08h28
Le consortium constitué par Orange, Free et Bouygues Telecom annonce son entrée en négociations exclusives avec le groupe Altice en vue d’acquérir les actifs de SFR. La nouvelle offre porte sur un montant minimal de 20,35 milliards d’euros.
Rachat de SFR : Orange, Free et Bouygues Telecom entrent en négociations exclusives
Verdict d'ici un mois ?
Illustration : Flock
Le consortium constitué par Orange, Free et Bouygues Telecom annonce son entrée en négociations exclusives avec le groupe Altice en vue d’acquérir les actifs de SFR. La nouvelle offre porte sur un montant minimal de 20,35 milliards d’euros.
Économie
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3 min
Après les discussions, place aux négociations exclusives, qui signifient que les deux parties ont, au moins sur le papier, trouvé un terrain d’entente.
Le trio constitué par Orange, Free et Bouygues Telecom a confirmé vendredi 16 avril qu’il avait remis à Altice France une nouvelle offre relative à l’acquisition de SFR, avec une enveloppe revue à la hausse : les échanges envisagent désormais une enveloppe minimale de 20,35 milliards d’euros, sans doute plus conforme aux vœux de Patrick Drahi, que les 17 milliards d’euros évoqués lors de la première offre publique, en octobre dernier.
Négociations ouvertes jusqu’au 15 mai
« Altice France a octroyé une période d’exclusivité au Consortium jusqu’au 15 mai 2026 afin de finaliser les termes et la documentation de la transaction », indiquent les trois acheteurs.
Si l’enveloppe a été revue à la hausse, les grandes lignes du découpage envisagé pour les activités de SFR restent globalement inchangées. « La répartition du prix et de la valeur serait de l’ordre de 42% pour Bouygues Telecom, 31% pour Free-Groupe iliad et 27% pour Orange ».
Dans le détail, les trois opérateurs se partageraient les activités et la clientèle grand public (dite B2C). Bouygues Telecom mettrait la main sur tout le volet entreprise (dit B2B). Enfin, « les autres actifs et ressources (notamment les infrastructures et les fréquences) seraient partagés entre Bouygues Telecom, Free-Groupe iliad et Orange, à l’exception du réseau mobile de SFR en zone non dense qui serait repris par Bouygues Telecom ».
La transaction signerait donc le retour de la France à trois opérateurs, ce qui n’irait pas sans poser de nombreux défis, sociaux et réglementaires, compte tenu du poids de SFR.
Une opération scrutée de près
« L’opération sera soumise à la consultation préalable des instances représentatives du personnel compétentes. Elle devra ensuite faire l’objet des autorisations réglementaires requises par les autorités compétentes, notamment au titre du contrôle des concentrations », précisent sans surprise les acheteurs potentiels, qui devront probablement composer, aussi, avec le gouvernement.
« Cette annonce marque une étape importante pour une opération structurante qui concerne l’ensemble du secteur télécoms français et européen. Nous continuerons de suivre cette opération avec attention, a commenté Bercy vendredi matin. Nous demeurons extrêmement vigilants quant à la préservation de l’emploi, à l’impact sur les prix des abonnements pour les consommateurs, ainsi qu’au maintien des investissements dans les réseaux »
Benoît Cœuré, président de l’Autorité de la concurrence, avait laissé entendre que la porte n’était pas fermée pour un retour à trois opérateurs : « Si cette opération devait être notifiée, nous la regarderions sans camper sur nos positions d’il y a neuf ans ».
(Actualité mise à jour vers 11 heures pour signaler la réaction de Bercy)
Commentaires (47)
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Abonnez-vousLe 17 avril à 08h55
Le 17 avril à 09h23
Le 17 avril à 09h30
mais bon, plus cher == plus de TVA, donc état content (si il arrive à éviter d'indemniser les nouveaux chômeurs, par exemple en poussant les boites à imposer des PDV et des démissions...)
Le 17 avril à 09h58
Ce n'est pas comme si, à l'époque, il n'y avait pas eu d'ententes sur les prix.
Le 17 avril à 10h10
J'ai l'impression que c'est très orienté mobile, quid de la fibre? C'est réparti entre les 3 aussi?
Modifié le 17 avril à 11h42
SFR a déjà commencé à découper son infra fibre (Xp Fibre, etc) pour la revendre à des fonds : https://www.universfreebox.com/article/593189/sfr-la-vente-de-son-reseau-fibre-saccelere-quatre-finalistes-en-competition
Modifié le 17 avril à 14h30
Les offres commerciales utilisent tous les réseaux fibres locaux, quel que soit le propriétaires sauf dans les zones très denses où chaque opérateur a son réseau.
Remarque : pour le cas des zones très denses, je ne sais pas à qui appartient le réseau SFR en direct ou une filiale vendue à part.
Le 17 avril à 14h29
Le 18 avril à 13h04
peut-être coté fibre sur les RIP géré par SFR (XP fibre) on peut espérer du mieux (pas dure en meme temps)
Le 18 avril à 14h07
Sur le trajet domicile travail, j'ai deux 'trous' par opérateur (sauf orange).
Ma maison au rez de chaussée capte SFR d'un côté, Bouygues sur l'autre façade (vu lors du changement d'opérateur du boulot).
Après, je suis bien conscient que la couverture réseau légale est hors mur. Dans le jardin, je capte tout le monde à minima.
Le 18 avril à 14h31
Le 18 avril à 14h17
Le 20 avril à 10h17
Le 20 avril à 10h33
Le 17 avril à 09h29
Le 17 avril à 19h08
Le 17 avril à 22h08
Modifié le 18 avril à 05h12
Le 18 avril à 10h53
Et de mon expérience, que ce soit free, SFR ou orange, systématiquement la réponse est 'allez sur internet'
Le 20 avril à 16h29
Le 17 avril à 11h00
Le 17 avril à 11h54
Le 20 avril à 12h56
Le 17 avril à 11h25
Modifié le 17 avril à 19h27
Espérons qu'il n'en profitera pas pour emprunter à nouveau et acheter une nouvelle victime après SFR en 2014.
Le 17 avril à 19h35
Le 18 avril à 17h20
Modifié le 17 avril à 19h42
Le 17 avril à 13h21
Le 17 avril à 14h30
Modifié le 17 avril à 14h57
Le 19 avril à 16h02
Modifié le 19 avril à 16h40
Un article Next du 09/05/2025 sur le sujet :
Téléphonie mobile : le nombre de cartes SIM des opérateurs virtuels « progresse nettement » - MVNO quantiques : ils progressent et régressent à la fois - extrait : « En 2020, la part de marché des opérateurs virtuels avait quasiment atteint les 12 %, avant de redescendre suite aux différents rachats. Elle a perdu 2,5 points début 2021, puis 1 point fin 2021, 1,6 point mi-2022 puis maintenant 2,9 points fin 2024. La part de marché actuelle est de 5,1 %. »
Modifié le 17 avril à 21h18
Le 17 avril à 22h07
Le 20 avril à 20h43
Le 18 avril à 01h19
Quand une grenouille gobe un bœuf avec l'aval d'instances étatiques ça ne peut pas finir bien. C'était A. Montebourg à l'époque qui a écopé du dossier déjà ficelé il me semble.
Dès qu'un fond met la main sur un truc c'est pour le défoncer. On y croit jamais parce que cela prend son temps. Mais l'unité de temps des types à la manœuvre n'est pas le mois. Mais la décennie.
Le 18 avril à 09h51
J'ai chez moi le boîtier ONT branché directement sur un routeur avec un firmware OpenWRT, et ça fonctionne ainsi depuis deux ans, je peux me connecter sans soucis et SFR le tolère sans peine. J'ai même la récupération SIP, et je sais que ceux qui ont la TV le peuvent.
Chez les autres, c'est moins évident.
Le 20 avril à 09h52
Pour le coup Free est pas mal du tout pour ceux qui veulent un truc un peu séparé de la box opérateur. Orange est moins bien sur ce plan. Bouygues aucune idée.
Le 20 avril à 11h02
Le 20 avril à 15h52
Pour le port 25, de toute manière les plages des IP résidentielles sont pour majorité blacklisté par les spamhaus & autre, donc ouvert ou pas...
J'ai bien une IP fixe depuis le début mais je sais pas si BT fait du cgnat / A+P ou non.
Le 18 avril à 15h14
Et aussi un gain sur les débits ?
Le 20 avril à 09h50
Bref, à surveiller, mais je doute que ce soit le nombre qui importe, mais plutôt la volonté des concernés… (s’ils veulent ou pas faire une entente).
Modifié le 20 avril à 10h36
Le 20 avril à 11h15
Il n'est pas sûr que l'investissement dans ce rachat pour récupérer une part de clientèle soit bien rentable, je crois plutôt que celui des 3 qui met le moins dans l'affaire, peut éventuellement récupérer aussi une part de la clientèle en dépensant moins et donc améliore mieux sa rentabilité.
ça aurait pu être intéressant au début, quand les réseaux nationaux étaient en cours de création, récupérer celui d'un autre pouvait diminuer l'investissement, mais maintenant que tout est construit, c'est juste des clients à attirer et le meilleur argument restera sans doute encore le prix pendant quelque temps.
La lenteur d'adoption de la 5G montre bien que la technologie va plus vite que les usages, on le voit dans tous les soucis rencontrés sur la fin des 2G/3G.
Sur l'internet fixe, il n'y a guère de différences techniques, les prix sont seul différenciateur.
Le 21 avril à 09h17
C'est la vie exaltante des entreprises de la tech : pour exister, devenez des rapaces... ou mourrez.
Le 21 avril à 10h30
"There can be only one."
« Il n'en restera qu'un. »
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