Rachat de SFR : les opérateurs se donnent « 48 heures pour finaliser les accords »
2 min
Économie
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En octobre dernier, Bouygues Telecom, Free et Orange déposaient officiellement une offre pour racheter SFR, plus de 11 ans après son rachat par Numéricable, au nez et à la barbe de Bouygues Telecom.
Une vente qui était alors aux alentours de 17 milliards d’euros, avant d’être remontée à 20,35 milliards d’euros en avril, avec le début des négociations exclusives. Le pack comprend l’essentiel des actifs liés à SFR et Altice France.
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Les opérateurs s’étaient donné jusqu’au 15 mai pour trouver un accord, avant de finalement repousser la date limite au 5 juin, c’est-à-dire ce vendredi.
C’est peu après 22 h que les communiqués tombent chez les opérateurs : toujours pas d’accord, mais deux jours de sursis : « Au regard de l’avancée des négociations, les parties se donnent un délai de 48 heures pour finaliser les accords ».
Aucune information supplémentaire n’a filtré. Les trois partenaires se contentent de rappeler que, « le 17 avril 2026, Bouygues Telecom, Free-Groupe iliad et Orange ont annoncé la soumission d’une nouvelle offre reflétant une valeur d’entreprise totale de 20,35 milliards d’euros pour les actifs d’Altice France concernés ».
Rendez-vous lundi matin pour la suite des aventures de SFR.
Commentaires (21)
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Abonnez-vousLe 6 juin à 00h17
Modifié le 6 juin à 02h09
Si je comprends bien :
Brève Next pointée dans celle-ci
Altice France pourra reprendre sa liberté de négocier avec d'autres parties que le Consortium (Free, BT, Orange) à l'issue de la période indiquée (15 mai, puis 5 juin et maintenant 7 juin).
Cependant, l'entrée en négociations exclusives semble pointer vers un choix d'Altice / Drahi pour une vente à ses concurrents directs, avec des contraintes inconnues (étatiques, situation des liquidités disponibles, autres opérateurs - Vodafone, British Telecom, Deutsche Telekom, Telefonica par exemple - pas intéressés, etc.).
A mon avis, aucune des parties n'a intérêt à faire traîner ou faire échouer les négociations. Ni Altice, qui cherche à se vendre, ni les trois autres opérateurs qui veulent consolider le marché et leurs positions et surtout pas faire entrer un autre opérateur.
Des négociations traînantes serait un mauvais signal pour les marchés financiers, les créanciers de Drahi, etc, mais aussi pour l'Autorité de la concurrence et la DGE (Direction Générale des Entreprises, Bercy) qui doivent suivre attentivement le dossier.
Le 6 juin à 13h32
Source
Le 6 juin à 13h44
Le résultat de l'évaluation du dossier par Paris et/ou Bruxelles n'est pas dans les mains des opérateurs, même s'ils essaieront d'influer. Cela augmente l'intérêt de trouver un accord entre les opérateurs acceptable pour les différentes autorités sur les points sensibles (équilibre des marchés nationaux européens, répartition des zones, des fréquences, des infrastructures, etc.).
Le 6 juin à 09h42
Le 6 juin à 11h10
Le 6 juin à 20h35
Le dernier MVNO un peu sérieux c'était NRJ/EI Telecom, mais il a de mémoire jeté l'éponge devant le mur d'investissements de la 5G, dans un contexte ou les marges sont très serrées.
On peut faire un montage de type EDF, avec une fausse concurrence qui se repose sur des ventes à perte de l'opérateur historique, mais le bilan de cette opération n'est pas joli-joli...
Le 6 juin à 20h56
Ce qui coûte cher à EDF, c'est la production d'électricité nucléaire. Ce qui coûte cher à Orange, c'est la régulation de ses prix de gros (depuis la fin du cuivre, je crois que ça tend à disparaître)
Le 6 juin à 21h16
Dans le cadre de la disparition de SFR si la pression concurrentielle des MNO s'atténue (et donc que les prix augmentent) et que l'adlc impose des conditions favorables aux mvno alors il y aura un nouveau marché.
L'adlc ne donnera pas un blanc seing aux trio sans un minimum de garanties.
Pour ce qui est d'EI Telecom il a disparu car le crédit mutuel voulait se recentrer sur son métier de banquier et ça permettait à Bouygues de gagner quelques millions d'abonnés pour un prix assez intéressant.
Le 6 juin à 11h10
Le marché est assez bien ancré sur des références de coûts, que les 3 acteurs auront du mal à casser.
Par contre les achats vont entrainer des "investissements" qu'il va falloir récupérer et pas certain que les fonds de clientèles associés permettront à eux seuls de les "couvrir" (donc les anciens clients des acheteurs vont participer joyeusement sauf si effet d'échelle)
Le 6 juin à 13h10
C'est ce qui a motivé la sortie courant juin 2008 (ou 2009 sais pu) le fumant forfait Open d'orange qui comprenait une ligne ADSL + 2 lignes mobile dans le même pack. Imbattable (et même vendu à perte suivant les standards du moment).
L'ARCEP (Ancien ART) a mis presque un an avant de mettre une tape sur la main d'Orange en disant : C'est pas bien. Mais Orange était revenu à la pole position.
Après rachat c'était effectivement moins ça.
Si tu parles d'équipements et de maintenance; pas forcément. Les contrats de maintenance sont juste transférés. C'est compris dans le prix. Et pour peu que ces opérateurs aient déjà des contrats avec lesdits équipementiers, ce sera juste un rattachement pouvant éventuellement s'avérer avantageux.
Pour les récupération contrats type B2B c'est souvent un routeur au bout d'une fibre. Et comme tout le monde passe par les mêmes câbles/foureaux/Point de racco... Ce sera juste un changement d'attribution quand ils doivent rendre la fibre. Sinon même pas...
Tout ceci est bien rentable. Pas besoin de gros investissements puisque cela rapporte. En fait le seul vrai problème de ces opérateurs va être le cash disponible. Donc une banque dans le giron. Ces items; c'est comme un loyer qui se paye tout seul quasiment. Tu ne les verras pas acheter des items qui perdent du pognon. C'est tout l'enjeu de la découpe et de la négociation.
Globalement on reviendra à ce que je disais sur le sujet il y a un moment. 50%/25%/25% Comme d'hab.
Le 6 juin à 13h29
Modifié le 6 juin à 15h00
Modifié le 6 juin à 20h53
Il est normal de garder la 4G suffisemmant longtemps pour que le parc de terminaux puisse se renouveller naturellement (car les terminaux sont une grosse part dans les consommations de ressources).
Mais, dans un contexte d'explosion de la data, il est plus pertinent d'optimiser les fréquences et la conso en privilégiant les protocoles les plus efficaces : https://www.arcep.fr/la-regulation/grands-dossiers-reseaux-mobiles/comite-experts-mobile/consommation-energetique-reseaux-mobiles-etude-comparee.html
Après, le débat devrait plus porter sur la consommation de data, surtout celle non sollicitée. Afficher la page d'accueil du Monde et scroller jusqu'en bas, c'est 10Mo de chargés, calculer un trajet de métro sur iledefrance-mobilites.fr 10Mo aussi, et encore j'ai adblock activé.
Et je ne parle meme pas des sites avec un autoplay vidéo...
Le 6 juin à 12h01
Le 6 juin à 14h49
Modifié le 6 juin à 13h32
Comme quoi, malgré tout le théâtre et dramas, l'argent n'a pas d'odeur.
Modifié le 6 juin à 13h55
Le 6 juin à 16h40
Le 6 juin à 18h37
Le 7 juin à 07h12
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