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Bercy informe d’une intrusion dans le Ficoba : 1,2 million de comptes exposés

Ginkgo Ficoba

Bercy informe d’une intrusion dans le Ficoba : 1,2 million de comptes exposés

Illustration : Flock

Bercy a informé mercredi soir, par voie de communiqué, d’une intrusion dans le fichier national des comptes bancaires et assimilés (Ficoba), qui liste tous les comptes bancaires ouverts en France. Les services de la DGFiP assurent que les accès illégitimes ont été restreints, mais préviennent que les données de 1,2 million de comptes ont pu être exposées.

Le 18 février à 20h09

Dans une actualité marquée à la fois par la récurrence des fuites de données et par les velléités grandissantes de constitution de fichiers centralisés, l’incident revêt une portée symbolique particulière. Cette fois, ce sont en effet les services de Bercy qui informent, mercredi en fin d’après-midi, d’une intrusion dans un fichier particulièrement sensible : le Ficoba, ou fichier national des comptes bancaires et assimilés, qui liste tous les comptes bancaires ouverts, mais aussi les coffres-forts loués en France.

1,2 million de comptes exposés

L’intrusion a pris la forme d’un accès non autorisé, que le service de presse de Bercy décrit de la façon suivante :

« A compter de la fin janvier 2026, un acteur malveillant, qui a usurpé les identifiants d’un fonctionnaire disposant d’accès dans le cadre de l’échange d’information entre ministères, a pu consulter une partie de ce fichier qui recense l’ensemble des comptes bancaires ouverts dans les établissements bancaires français et contient des données à caractère personnel : coordonnées bancaires (RIB / IBAN), identité du titulaire, adresse et, dans certains cas, l’identifiant fiscal de l’usager. »

Les finances publiques assurent que dès détection de l’incident, « des mesures immédiates de restriction d’accès ont été mises en œuvre afin de stopper l’attaque, de limiter l’ampleur des données consultées et extraites de cette base ».

Le périmètre exposé concernerait tout de même 1,2 million de comptes, qui devraient faire l’objet d’une prise de contact : « Les usagers concernés recevront dans les prochains jours une information individuelle les alertant qu’un accès à leurs données a pu être constaté. »

Outre le dépôt de plainte et la notification à la CNIL exigés en de telles circonstances, Bercy indique s’être rapproché des établissements bancaires afin que ces derniers participent à la sensibilisation des contribuables concernés.

Le ministère précise enfin que les services et agences de l’État, parmi lesquels son service du haut fonctionnaire de défense et de sécurité (HFDS) et l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI) sont mobilisés autour de la sécurisation du système d’information concerné.

Le Ficoba enregistre, d’après la CNIL, les informations de plus de 80 millions de personnes physiques, françaises ou non, qui ont un compte bancaire en France. Il répertorie les données d’identification du titulaire, les éléments d’identification du compte et ses dates d’ouverture ou de modification. Il ne liste en revanche « aucun élément concernant l’historique des opérations effectuées sur le compte concerné ou sur son solde ».

La combinaison des informations exposées se prête néanmoins à des scénarios d’ingénierie sociale poussés, à l’instar des données volées récemment sur la plateforme Choisir le service public.

Bercy recommande par ailleurs un « rappel de vigilance à destination des usagers », en trois points :

  • alors que de nombreuses tentatives d’escroqueries circulent par courriel ou SMS dans le but d’obtenir des informations ou des paiements de la part des usagers, « au moindre doute, il est préférable de ne pas répondre directement » ;
  • l’administration fiscale « ne vous demande jamais vos identifiants ou votre numéro de carte bancaire par message », et « même si l’expéditeur semble être un interlocuteur de la DGFiP, contactez directement votre service des impôts via la messagerie sécurisée de votre espace ou par téléphone afin de vérifier l’authenticité du message reçu » ;
  • en cas de suspicion de l’utilisation frauduleuse de vos données personnelles, « nous vous recommandons de conserver toutes les preuves (messages, adresse du site web, captures d’écran…) », mais également de s’appuyer sur les ressources du site cybermalveillance.gouv.fr.

Sur le sujet, consultez également notre guide :

Commentaires (73)

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Dans un registre similaire, j'ai reçu aujourd'hui un mail de Manomano intitulé "Incident de Cybersécurité - soyez attentif".
En résumé:
Quelles données sont concernées ?
Les informations concernées sont les suivantes : nom, prénom, adresse électronique, numéro de téléphone, et vos éventuels échanges avec notre service client.
Votre mot de passe n’est pas concerné. Vos données sont intactes et n’ont pas été modifiées.
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Je remarque que les pirates ont pris leur 14 février (et aussi le 15 pour récupérer)…
Les personnes en couple sont donc toutes suspectes !
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non surtout les célibataires en fait... les pirates ont pris leur 14 pour aller draguer et pas finir seuls la nuit :D
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1,2 millions de comptes accédés par le compte d'un seul fonctionnaire et pas d'alerte plus tôt ?

Et bien sûr pas de double authentification pour protéger du vol d’identifiants.

Il va falloir que la CNIL augmente le niveau de ses exigences en terme de sécurité, parce que, encore une fois, les responsables de traitement ne sont pas à la hauteur même au sein de l'État.
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Il va falloir que la CNIL augmente le niveau de ses exigences en terme de sécurité, parce que, encore une fois, les responsables de traitement ne sont pas à la hauteur même au sein de l'État.
C'est trop tard.

C'était avant qu'il fallait le faire. Maintenant qu'une tonne de données sont dans la nature et qu'elles peuvent être recoupées : C'est juste Game Over. Même joueur ne rejoue pas.

Peu de personnes changent de ligne de tel, de compte bancaire régulièrement voire souvent. La plupart du temps c'est pour des durées assez longues. Cela renforce la pérennité des données volées.

Le contre : Changer les références client, IBAN et compagnie pour tout le monde dans une gigantesque opération... Bon c'est pas avec les bras cassés qu'on a que cela va arriver. Et c'est dans le cas ou on ne se ferai pas voler ces données à nouveau.

Ça fait 40 ans qu'on a pas de pilotage sérieux du numérique en France. Voila le résultat.
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De toute façon, depuis que mon numéro de sécurité sociale à fuité via ma mutuelle je sais que je suis vulnérable jusqu'à la fin de mes jours.
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Ce n'est pas possible de changer d'IBAN comme cela, il faudrait que chaque banque créé un 2éme compte bancaire pour chaque compte client pour avoir une 2éme IBAN le temps de migrer les prélèvements sur ce nouveau compte bancaire... Les banques ne vont pas être d'accord, elles n'ont le personnel pour gérer ça

Mes coordonnées bancaires elles ont déjà été volés déjà dans la fuite de Bouygues au mois d'aout 2025, ça faisait deux mois que j'avais fait Fortuneo, ma banque principale et je venais de basculer tous les prélèvements. Je compte passer sur simplelogin pour avoir des adresses mails différentes et supprimer celles que j'utilise actuellement depuis de nombreuses années
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Je ne connaissais pas Simple login utilisant plutôt des alias de mon provider. Tu en es content ?
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Je l'utilise depuis plusieurs années avec mes domaines, je ne pourrais plus m'en passer
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Associé à ProtonPass c’est parfait
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Ça fait longtemps que le changement de compte est une procédure automatisée. La plupart des banques (toutes ?) ont un système automatisé pour prévenir tous les créanciers d’un changement de compte depuis la loi de portabilité bancaire.

C’est plutôt au niveau des créanciers que ça va faire drôle de devoir changer les RIB de tous les clients.
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Pour l’avoir testé en basculant mes comptes de la caisse d’épargne vers Fortuneo en novembre 2020. C’était une vaste blague.

Entre mon boulot qui me demande de faire le changement moi-même, les prélèvements non migrés (alors que facilement visible dans mon portail client CE de l’époque) et les services de paiement non pris en compte (comme paypal), je pense qu’il faut être sacrément motivé ou désespéré pour se lancer dans ces opérations.

(Dans mon cas Fortuneo n’avait même pas réussi à récupéré mon livret A à l’époque…)
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Hélas tous les acteurs ne tiennent pas compte de ces notifications; par exemple Free et Le trésor public? (pour la cantine des enfants).
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tu peux faire un nouvel iban sur le même compte bancaire, c'est juste qu'il faut modifier l'encodage (pas le numéro de compte direct dans le l'iban). il existe même des services d'iban temporaires (pas en France mais ça pourrait)
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Bonjour
Rien n'est impossible en informatique. Mon avis :
Tout comme les numéros de cartes bancaires virtuelles et temporaires, ils pourraient créer des IBAN temporaires et virtuels ou désactivables par le client.
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Je le sais bien... c'est ce que je dis.
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Tex a raison, c'est trop tard : game over.
La CNIL peut retourner se coucher et ne surtout rien faire pour prévenir les futures fuites puisque c'est trop tard pour celle-là.
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1,2 millions de comptes accédés par le compte d'un seul fonctionnaire et pas d'alerte plus tôt ?
Pas le budget pour poser un pauvre trigger. :pleure:

Et le circuit de décision faisant 42 fois le tour des différents ministères/bureau/commission, la demande de budget et de modification est en cours depuis 1978. :D
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Et bien sûr pas de double authentification pour protéger du vol d’identifiants.
C'est sûr ça? Moi pour ficoba, je dois passer par ProConnect, et c'est double authent obligatoire.
Il va falloir que la CNIL augmente le niveau de ses exigences en terme de sécurité,
Pitié, non. Les exigences que j'ai là c'est double ou triple authent (oui, 2 OTP pour accéder aux pages d'admin), IP déclarées, nombre de requêtes limitées.
Donc je ne sais pas comment ça se passe dans Bercy, mais quand on interroge FICOBA de l'extérieur, c'est l'état de l'art.
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C'est sûr ça? Moi pour ficoba, je dois passer par ProConnect, et c'est double authent obligatoire.
un acteur malveillant, qui a usurpé les identifiants d’un fonctionnaire
Bah si un pirate a accès au compte avec juste les identifiants, c'est soit qu'il n'y a pas de 2FA, soit une grosse grosse faille (mais rien n'est dit à ce propos), soit que le 2FA ça ne suffit pas…
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Pas besoin.

L'employé à juste reçu un appel team de son chef pour lui demander d'extraire 1 million de compte. Le tout afin de pouvoir faire des tests sur un nouvel environnement.

Et le pirate a donc juste utilisé ... 0 faille de sécurité :D
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L'employé à juste reçu un appel team de son chef pour lui demander d'extraire 1 million de compte. Le tout afin de pouvoir faire des tests sur un nouvel environnement.
Et dire que c'est plus courant qu'on ne le croit. Combien de fois faut-il se battre contre les jeux de données issus de la prod non anonymisés !
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Allez hop 4% du chiffre d'affaires annuel en amende pour défaut de sécurisation 🤣
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Les "données privées" sont un mythe du passé. C'est open bar depuis longtemps, maintenant.
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Bercy indique s’être rapproché des établissements bancaires afin que ces derniers participent à la sensibilisation des contribuables concernés.
Que Bercy sensibilise son personnel ou sa DSI parce que les contribuables n’y sont pour rien et certains sont déjà sensibilisés à la (non) protection de leurs données personnelles. :craint:
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J'ai tiqué aussi à la lecture de cette ligne, et après je me suis dit qu'ils parlaient de sensibiliser les usagers dans le sens les informer et leur expliquer les bonnes pratiques.
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Il s'agit plutôt d'informer les usagers sur les risques auxquels ils seront soumis de par la négligence de Bercy
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"vous risquez d'être enlevé ou être victime d'un home-jacking car on a pas fait notre boulot"
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C'est effectivement un risque pour les personnes clientes d'une banque "de riches"...
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C'est quoi ?
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C'est des banques qui ont un ticket d'entrée adaptée aux personnes "riches" et qui ont des services dédiés à ce type de clients.
Natixis, Gresham, Palatine sont des exemples de banques où le RIB va être significatif pour déterminer une cible "bancable" pour ce qu'avançait @Dj .
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Oui c'est grave comme fuite, mais dans le FICOBA il n'y a pas les soldes.
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Sachant que pour ouvrir un compte chez HSBC, il faut un minimum de 5 k€ de revenus mensuels, ont peut avoir une idée de la fortune avec certaines banques. Et il y a aussi la version banque privée au LCL et d'autres banques, avec des conditions d'entrée similaire.
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Rien ne distingue un RIB LCL banque privée d'un autre client.

Quant à ses conditions d'entrées, elles sont plutôt sur le capital géré que les revenus. Je pense que c'est pareil pour HSBC. Ne pas oublier que les très très riches n'ont quasiment pas de revenus.
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il y a des calculateurs en ligne qui retrouve le bic depuis un iban donc si c'est possible après je suis tout à fait d'accord que les très riches n'ont pas de revenu et que les conditions sont sur le patrimoine
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Je le redis autrement : LCL n' a qu'un BIC pour toute sa clientèle, qu'elle soit banque privée ou non.
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a oui effectivement entre 2 clients LCL ça reste des clients LCL donc même bic mais reste à voir si l'entité sous laquelle sont ces clients est vraiment la même ou pas ne connaissant pas LCL je ne peux m'avancer.
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J’aimerais bien avoir les « quasiment pas de revenus » des très très riches :roule: . J’imagine que tu pensais aux seuls revenus du travail…
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Non.
Je pensais au mécanisme des holdings qui fait que les revenus du patrimoine (les dividendes ou les pluies values) ne remontent pas jusqu'à la personne physique. Ce qui fait que n'ayant pas de revenus ou presque pas, ils ne payent pratiquement pas d'impôts sur le revenu.

Une technique est d'emprunter pour son train de vie : ça coûte souvent moins cher que les impôts. Enfin, à long terme, je ne suis pas bien sûr de cela parce que un emprunt sur 40 ans ou plus, ça doit quand même coûter un peu en intérêts.
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Tout ça est très vrai, mais même avec ça, il leur reste encore des revenus personnels largement supérieurs à ceux du quidam moyen. Mais décorrélés de leur richesse réelle, ça c’est clair.
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Quel est le risque associé sans autre recoupement ? Création de SEPA pour payer plein de services que je pense comme ça est ce que vous voyez autre chose ?
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Bof, les prélèvements restent un risque très limité vu les moyens d'action des titulaires de compte. Je pense plutôt à du phishing reprenant ce genre d'informations pour paraître plus vrai, notamment l'arnaque au faux conseiller bancaire.

Par contre je crois qu'il n'y a pas d'adresse email donc il faut recouper quand-même avec autre chose, à moins d'envoyer des courriers papier.
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oui effectivement pas mal pour ce genre de phising, et email ou n° de tel sont facile à recouper avec toutes les autres fuites, il y en a quasi tous les jours maintenant.
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Le président de l'association de protection des données bancaire (via France Info ce matin, je ne me souviens plus exactement de son titre) évoquait particulièrement ce risque de petits prélèvements, en plus du risque d'avoir pleins de données et de pouvoir acquérir une confiance accrue en se présentant aux piratés de manière plus confidentielle.
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Bercy indique s’être rapproché des établissements bancaires afin que ces derniers participent à la sensibilisation des contribuables concernés.
Bercy devrait plutôt se préoccuper de la formation de ses employés !
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L'un n'empêche pas l'autre.

Le problème de Bercy, c'est qu'ils n'ont pas les adresses e-mails des personnes concernées par la fuite pour les prévenir.
Je pense que ce que veut dire le passage que tu as cité est qu'ils ont demandés aux banques de prévenir ceux de leurs clients qui ont été touchés.
Ils n'ont probablement pas envie d'envoyer des courriers papiers aux personnes concernées : ils n'ont que leur adresse postale comme moyen de contact.
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Je ne suis pas aeris mais de ma compréhension, ce sont bien les banques qui sont responsables des données, Bercy est le prestataire, aucun contribuable n'a directement donné ses données à Bercy.

Le transfert des données se fait par l'intermédiaire des banques, qui doivent donc savoir ce qu'elles ont à faire (vu la sensibilité de ces données, ils ne sont pas les moins informés). Ça doit même être une de leurs obligations si je ne me trompe pas.
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Suivant l’article 34 du RGPD,
le responsable du traitement communique la violation de données à caractère personnel à la personne concernée dans les meilleurs délais.
Or ici, pour le fichier FICOBA, c'est bien Bercy (l'administration des impôts) qui est responsable de traitement.

Les données personnelles ont certes été transférées par les banques et autres organismes, mais la gestion de ce fichier FICOBA est un traitement différent de celui que font les banques. J'ajoute que ce transfert est obligatoire (par la loi, article que j'ai mis en lien).
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Alors ils font avec ceux qu'ils ont comme moyen de communication. S'ils n'ont que l'adresse postale, ils font un courrier.

Manquerait plus que les banques donnent à Bercy nos e-mails (pas besoin d'un consentement ? la communication d'une intrusion c'est intérêt légitime ?), et qu'un "acteur malveillant" les récupère comme ça vient d'être fait...
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Les banques ne donneront pas les adresses e-mails à Bercy, mais transmettront le message de Bercy.
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Les banques n'ont pas l'obligation de transmettre le message. Bercy peut leur demander, mais elles n'ont pas l'obligation d'y obtempérer.

Et je doute qu'elles le fassent, car qui va recevoir plein d'appel client à gérer ? Qui va porter le chapeau alors que ce n'est que le messager ? La banque, pas Bercy.

Je ne suis pas certain que les banques prennent cette responsabilité. Comme tu le disais toi-même, c'est Bercy ici le responsable de traitement, c'est à lui de prendre les mesures nécessaires pour prévenir individuellement les personnes concernées, si cela présente un risque pour elle (car oui, prévenir n'est pas une obligation s'il n'y a pas de risque ou qu'il est très faible)
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Elles peuvent le faire façon HADOPI ARCOM : en transmettant un mail de Bercy avec comme émetteur le service de Bercy qui convient et avec un numéro de téléphone géré par Bercy.
Je pense que sur ce sujet, Bercy peut être persuasif. :fumer:

Ici, le risque est le même que pour les autres cas où les IBAN ont fuité et à chaque fois, on a été prévenu.
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sauf que l'ARCOM est une autorité publique, contrairement aux banques qui sont privées ;)

Et puis, Bercy a déjà des adresses e-mails dans une grande majorité des cas... Donc bon...
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Dans mon parallèle : ARCOM = Bercy et banques = FAI. La différence étant qu'il y avait une loi pour imposer aux FAI de transmettre les mails de l'ARCOM mais je ne faisais qu'un rapprochement technique.

J'avais pensé à ton dernier point et ça serait une raison valable d'utiliser cette donnée personnelle qui au départ n'a pas été collectée pour cela. Cela rentre à mon avis dans le 4. de l'article 6 du RGPD.
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Finalement, le mail vient directement de dgfip.finances.gouv.fr.

Je suis en effet un des heureux gagnants de cette loterie ! Mail reçu en fin de matinée.
Vous recevez ce message car vous êtes malheureusement concerné(e) par cet acte de malveillance.
Je pense qu'ils voulaient dire que je suis malheureusement concerné par leur négligence en terme de sécurité !

@Jarodd pour info.
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T'as tiré la carte "erreur de votre banque" ? :D
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En quoi est ce la faute des employés ? On appelle ça des agents au passage.
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un acteur malveillant, qui a usurpé les identifiants d’un fonctionnaire
Il y a eu un fonctionnaire qui s'est fait dérober son identifiant et son mot de passe a priori. Il n'a probablement pas été suffisamment formé pour les protéger même si du côté du système d'information, les mesures de sécurités étaient sûrement insuffisantes pour gérer ce risque.
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Résister aux tentatives d'hameçonnage, ce n'est pas inné, ça s'apprend. Comme tout.
Je ne blâme pas l'employé (ou l'agent), mais son organisme qui n'a pas fait le nécessaire pour éviter cette intrusion. De plus elle n'a pas mis assez de gardes-fous, pour éviter qu'un seul maillon faible pête toute la chaîne.
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Ce qui me faire rire c'est que la loi Hadopi nous punit lorsque notre accès internet est mal sécurisé alors que toutes les grosses boites jusqu'aux organismes d'état se font pirater par millions de compte sans même se faire taper sur les doigts.
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Pourtant, Bercy utilisait le pare feu OpenOffice depuis plus de 15 ans sur les recommandations de la grande prêtresse de la sécurité informatique Christine Albanel !
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France Travail n'est pas d'accord.
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Je ne sais pas comment ça marche mais l'utilisation de France Connect pour accéder à presque tout me pose
des questions métaphysiques.
Et si c'est leur tour de se faire pirater ?
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France Connect ne stocke rien normalement. Il permet de se connecter sur un site demandeur d'identité (souvent d'une administration mais pas obligatoirement) avec le compte d'un autre site fournisseur d'identité (cette fois une administration parmi une liste très restreinte).

C'est similaire à la connexion par Google ou Facebook, sauf que :

  • Il y a une 3ème partie, France Connect, qui fait l'intermédiaire en ne fournissant au site demandeur que les données qu'ils demande (et en informant l'utilisateur)

  • La session sur le site fournisseur n'est pas conservée, il faut s'y reconnecter à chaque utilisation de France Connect

  • Les deux sites n'ont normalement pas connaissance l'un de l'autre (mais en pratique difficile de s'en assurer pour le site fournisseur)

  • France Connect ne fournit l'identité demandée que très peu de temps, en pratique le site demandeur récupère tout en quelques secondes, conserve tout chez lui et n'y fait plus appel ensuite



France Connect n'a donc rien à stocker entre chaque utilisation. Il n'y a pas de compte chez eux. Normalement il ne devrait pas y avoir de souci en cas de piratage. Mais ça c'est la théorie, ce qu'ils font en pratique, on n'en sait rien...
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Ce qui me fait tiquer c'est que Bercy est incapable de tracer correctement les accès, c'est quand même la base pour ce genre d'information.
Grâce à ça on aurait pu connaitre le périmètre.
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C'est un coup de Jérôme Cahuzac, qui 13 ans après a enfin trouvé l'indic l'ayant balancé :nonnon:
Prend garde à toi le petit Nicolas ...
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Le truc c'est que autant on est alerté lorsque un nouveau type de prélèvement apparaît sur un compte, autant quand quelqu'un fait un emprunt/achat immobilier à votre nom avec une vraie-fausse CNI, non.
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Non ça dépend des banques, c'est plutôt rare d'être alerté. Cependant ça se voit vite dans la liste des prélèvements en cours, et ce quel que soit le montant.

Quant aux crédits contractés au nom de quelqu'un d'autre, ça n'a une chance de fonctionner qu'avec une carte de crédit, ou alors il faut au moins un homonyme vu que le montant du crédit est obligatoirement versé sur un compte au nom du demandeur.

Et je n'ai jamais vu d'exemples à grande échelle donc ça ne paraît pas si facile ni si rentable en pratique. Les gros crédits, surtout immobiliers c'est impossible car il faut fournir plein de trucs et être physiquement présent à un ou plusieurs endroits.

En fait, tout ce qui est usurpation d'identité, ça reste finalement peu répandu, et il ne semble pas que les multiples piratages récents inversent la tendance. Par contre sur la "qualité" des phishing on voit bien la différence. Ca reste visiblement plus simple de pousser les gens à donner leur argent qu'à essayer de le leur voler sans leur concours.
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Pour la faire courte :
FICOBA = répertoire de tous les comptes bancaires (et produits d'épargne) ouverts par chaque individu (FR ou non) dans une banque située sur le sol français;
le Ficoba est évidemment géré par des fonctionnaires du service de l'état. Aussi sensible que le régalien ou que la DGFiP. D'ailleurs je crois que le ficoba est géré par la DGFIP.

FICOVA = la même chose, mais dédié spécialement aux AV.

Lorsqu'un banquier ouvre un compte, ferme un compte, ou autre produit d'épargne, il a l'obligation de transmettre l'information au service du FICOBA.

Tout banquier se soustrayant au FICOBA, est en faute lourde par rapport au code bancaire, aussi lourde qu'une KYC non respectée, ou non appliquée : la responsabilité de la banque en patirait (amende certainement, ou autres), et évidemment les conséquences au pénal doivent être lourdes.

Pour rappel, la KYC qui ne se fait pas, concerne notamment la banque Palatine, qui a vu sa réputation entachée suite à des complicités internes dans le traitement de la KYC, avec au moins deux banquiers licenciés, pour un préjudice de 18M€. Le Parisien a bien suivi l'affaire. La victime usurpée (crédits ouverts en son nom) est Virginie R.

Un défaut de transmission au FICOBA, pèse aussi lourd qu'un défaut de KYC : le "chargé de conformité" (=responsable kyc) de la banque arrive souvent "avec une goutte de transpiration sur le front", quand il voit le bordel qu'une bande de banquiers vereux, ayant transformé une petite banque privée en officine de blanchiment, quelques années après son rachat par la HSBC.

Donc non, on ne plaisante pas avec le FICOBA. Et il ne peut pas être géré par des non fonctoinnaires (imaginez que les fichiers de police consultés par des gens du privé..)
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Alors pour comprendre :

  • AV ?

  • KYC ?

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AV = Assurance vie mais le fichier s'appelle FICOVIE et pas FICOVA.

KYC : Know your customer. Cela fait partie des obligation des organismes financiers afin de pouvoir détecter le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme.
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Merci.

Je comprends mieux AV et pourquoi je n'ai rien tourvé avec FICOVA :D

Pour KYC, je pense aussi que c'est ça, mais je méfie toujours des acronymes utilisés et non défini.

Bercy informe d’une intrusion dans le Ficoba : 1,2 million de comptes exposés

  • 1,2 million de comptes exposés