Frais de port obligatoires sur les livres : Amazon dénonce une « taxe sur la lecture »
On m'appelle le chevalier blanc
Amazon sonne une nouvelle fois la charge contre les frais de port obligatoires sur les livres. Le géant du e-commerce affirme dans une tribune que cette « taxe sur la lecture » représente un surcoût de 100 millions d'euros pour les consommateurs français et porte préjudice aux libraires. Ces mêmes libraires qui reprochent depuis des mois à Amazon de contourner la loi...
Le 08 décembre 2025 à 14h04
5 min
Société numérique
Société
Le remède serait-il pire que le mal ? Frédéric Duval, directeur général d'Amazon France, a publié lundi une tribune pour dénoncer les excès de la loi Darcos, qui impose depuis 2023 des frais de port de 3 euros pour toute commande en ligne de moins de 35 euros intégrant un ou plusieurs livres neufs.
« Cette mesure qui devait soutenir les libraires laisse une addition salée aux Français, qui ont déjà déboursé à ce titre plus de 100 millions d'euros auprès des différents détaillants de livres en ligne. Pour quel résultat ? Les ventes de livres continuent de baisser fortement en France, y compris en librairie », fait valoir Frédéric Duval.
Des frais de port vus comme un manque à gagner
Sous sa plume, Amazon France développe l'idée selon laquelle cette augmentation indirecte du coût du livre participerait à l'érosion générale du marché du livre en France. Selon GFK, ce dernier s'établissait à 4,4 milliards d'euros en 2024 (- 1 % en valeur), pour 339 millions d'exemplaires papiers vendus (- 3,24 % en volume), avec des ventes en ligne en baisse de 4 % sur un an.
Pour Amazon, la loi Darcos n'a pas provoqué l'effet de report escompté vers les commerces physiques et le monde de la librairie n'aurait pas gagné au change. « Lorsque les lecteurs se déplacent dans des magasins physiques pour éviter les frais de port, seulement 26% d’entre eux privilégient des librairies indépendantes, tandis que 70% choisissent les hypermarchés et les grandes chaînes culturelles », écrit Frédéric Duval.
Il évalue à 100 millions d'euros l'enveloppe globale engendrée par ces frais de port obligatoires, et invite à la considérer comme un manque à gagner pour le secteur. « 100 millions d’euros, cela représente 12 millions de livres de poche, et 3% du chiffre d'affaires annuel de l’édition en France », déclare-t-il, avant d'inviter les pouvoirs publics à trouver d'autres leviers pour soutenir le monde du livre.
Un son de cloche différent du côté des libraires
Les principaux représentants de la vente physique de livres en France ont de leur côté déjà procédé à leur propre évaluation de la situation. Une étude réalisée par leurs soins, présentée le 5 février dernier par l'intermédiaire d'un communiqué (PDF), constate une progression des ventes au niveau des enseignes physiques.
« L’année qui a suivi l’adoption de la loi Darcos, la part de marché des magasins physiques (tous types d’enseignes confondus) a en effet augmenté de 2,3 points en volume, et de 3,2 points en valeur ; un retournement de tendance remarquable, puisque, l’année pré-Darcos, cette part de marché s’étiolait encore de respectivement 0,9 point et 1,1 point (soit un delta de 3,2 et 3,9 points en dynamique). »
Emmené par le Syndicat de la librairie française, ce groupement d'acteurs conclut que la loi Darcos « semble avoir réussi à trouver un point d’équilibre assez remarquable », dans la mesure où elle soutient l'activité des enseignes physiques, sans pénaliser ni le marché dans son ensemble, ni l'avantage concurrentiel des grandes plateformes. « Trois euros ne couvrent pas les frais de livraison des petits libraires, les pure players qui offraient hier la gratuité restent plus compétitifs tout en augmentant de fait leurs marges à périmètre de vente identique », soulignent les libraires.
Après la livraison gratuite, 5% de remise
Le prix unique du livre et les conditions de livraison sont définis par la loi Lang de 1981. Cette dernière dispose que les frais de port d'une commande de livres ne peuvent être nuls, « sauf si le livre est retiré dans un commerce de vente au détail de livres ». Or Amazon exploite depuis 2024 cette subtilité du texte pour proposer la livraison gratuite dans ses casiers automatisés, les fameux lockers.
Officiellement, seuls les casiers « situés dans les magasins français vendant des livres » (par exemple, un supermarché) sont éligibles, indique le marchand. Ce faisant, il assimile son service de retrait de colis au commerce qui l'héberge. Un raccourci vigoureusement dénoncé par le Syndicat de la librairie, qui a sollicité et obtenu à deux reprises un avis du médiateur du livre, sur saisine du ministère de la Culture. En février, puis en mai, ce dernier a conclu que les pratiques d'Amazon constituaient « un réel défi à la mise en œuvre de la loi ».
Pas de quoi décourager Amazon. Le 16 octobre dernier, l'entreprise a annoncé qu'elle appliquerait désormais une remise de 5 % sur le prix public d'un livre, en plus de la livraison gratuite, si ce dernier est bien récupéré dans l'un des points de retrait « éligibles ».
Une mesure immédiatement dénoncée (PDF) par les libraires, qui ont fait part de leur détermination à « à mobiliser tous les moyens de recours juridiques pour contraindre la multinationale américaine à exercer son activité dans le strict respect du cadre légal français ».
Frais de port obligatoires sur les livres : Amazon dénonce une « taxe sur la lecture »
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Des frais de port vus comme un manque à gagner
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Un son de cloche différent du côté des libraires
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Après la livraison gratuite, 5% de remise
Commentaires (117)
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Abonnez-vousLe 08/12/2025 à 14h11
Menteur, tricheur et si on ajoute les conditions de travail dans ses entrepots on a le combo gagnant d'une des pires entreprises au monde.
Le 08/12/2025 à 14h30
Ils livrent vite, ils sont souvent les moins chers, ils remboursent sans poser de questions, leur site est "efficace", ils ont un choix de produit monstrueux.
Perso, je boycott Amazon si possible, mais il m'arrive de ne trouver mon article de choix que chez eux, ou alors à un prix trop réduit par rapport à la concurrence pour que ce soit "acceptable" de donner mon argent à un autre.
Et que dire de la concurrence en général... Le site qui me semble le plus proche en terme de positionnement, c'est CDiscount. Et... Comment dire... Ses pratiques ne sont pas forcément plus reluisantes... Mais c'est français, quoi.
Dans tous les cas, on est d'accord : c'est vraiment pas une entreprise vertueuse. 😉
Le 08/12/2025 à 14h51
En revanche je ne boycotte pas encore cette enseigne qui a su depuis longtemps combler les approximations constatées des commerçants du livre.
Je suis désolé mais je me souviens très bien des délais longs des commandes que l’on devait venir d’initiative récupérer.
Des libraires qui trop régulièrement n’avaient aucun sens du service.
Si Amazon a prospèré c’est grâce au terreau fertile des insuffisances des prestataires historiques. Les mêmes qui ne traitaient pas spécialement bien leurs employés d’ailleurs.
Ce n’est pas une généralité bien entendu mais dire que le mal c’est Amazon (ce qui est possible) et la vertu sont les petits commerçants est un peu rapide.
Toutefois ce qui m’embête véritablement c’est qu’Amazon est made in USA … à ce titre je préfère régulièrement utiliser d’autres plateformes.
Modifié le 08/12/2025 à 15h29
Quand Amazon ou une autre enseigne traite mal ses employés celui qui passe commande sur le site marchand n'en a pas connaissance ou s'en fiche.
Amazon ont su tirer leur épingle du jeu avec leur logistique bien huilé et leur délai de livraison très court, la concurrence a ensuite rattrapé leur retard la-dessus.
Le 08/12/2025 à 15h12
Amazon jamais eu aucun problème de livraison hormis par 2x des vols de colis dans la boite à lettre (sans preuve que ce soit le livreur d'Amazon ou un autre "livreur" opportuniste avec un passe partout) mais à chaque fois remboursé sans poser plus de question.
Le 08/12/2025 à 15h17
Mais les livreurs DPD... en effet, pas vraiment mieux. La semaine passée, j'ai eu droit au mode de livraison qui consiste à lancer le colis par-dessus la clôture. Heureusement, ça ne cassait pas...
Si les salaires étaient à la hauteur, ils arriveraient sans doute à recruter des gens un peu plus consciencieux.
Le 08/12/2025 à 15h48
Le 09/12/2025 à 11h13
Dans certaines villes, les livreurs ont bataillé pour obtenir un salaire minimum à l'heure... en dessous du SMIC. Et uniquement s'il y a plus de deux livraisons dans l'heure, pas de salaire si le livreur est en attente en période de creux. Et c'est l'exception, les livreurs les plus "favorisés".
Modifié le 10/12/2025 à 19h04
Ton lien concerne les esclaves des plateformes ...
Le 08/12/2025 à 17h13
Le 08/12/2025 à 17h25
Ça doit être grâce au même management que tu pointes du doigt à moins que ça soit pour d'autres raisons dans les deux cas.
Et Colissimo est livré par le facteur ou la factrice chez moi et ça se passe aussi très bien.
Le 08/12/2025 à 23h52
Je rebondissais surtout à alex.d. qui avait la dent dure avec les livreurs qui, parfois, font leur travail n'importe comment, mais qui ne sont pas forcément les plus fautifs. 😉
Le 09/12/2025 à 11h04
Le 09/12/2025 à 11h18
À l'opposé, le pire que j'ai eu, c'est Amazon : systématiquement un prestataire stressé, aigri, danger public sur la route, en camionnette en ruine, malpoli, qui ouvre les colis que tu peux déjà avoir dans ta boîte aux lettres pour en subtiliser le contenu, ou qui dépose le colis dans le mauvais relais-colis en mode balec. Mais c'est pas cher, et les gens achètent avant tout un prix.
Le 10/12/2025 à 19h07
Le 08/12/2025 à 15h13
Le 08/12/2025 à 15h43
Peut-être faut-il parfois savoir dépasser ses bas instincts de consommateurs. Oui c´est difficile. (Et je m´inclus volontiers. J´utilise beaucoup moins Amazon qu´avant. Mais certainement toujours trop.)
Le 08/12/2025 à 16h22
Le 08/12/2025 à 21h18
Les clients eux ne font pas le lien entre ces boites toxiques et leurs propres conditions de vie et de travail qui se dégradent (ceux qui le font ne sont plus clients). Malheureusement nos politiques laissent ces toxiques s'implanter (en leur faisant des cadeaux avec l'argent public sous prétexte qu'ils font faire quelque chose pour l'emploi) et perdurer. Plutôt que pondre ces mesurettes à la con (Bezos doit être bien contents de se mettre dans son paradis fiscal les frais de transports "offerts" par les français) ils devraient s'attaquer au fait que ce modèle de société n'est pas celui que l'on veut.
Le 09/12/2025 à 11h01
En vendant à perte, et parfois à très large perte, ainsi qu'en rognant sur les coûts non-visibles, notamment sur les conditions de travail des salariés, ils ont réussi à se faire passer pour les seuls à avoir un tarif "acceptable" alors qu'en réalité le produit et le service vaut bien plus.
C'est la même technique utilisée par Uber Eats et consorts : en faisant leurs prix hyper bas, ils ont rendu difficilement acceptable les frais de livraison à l'ancienne, pourtant les seuls à couvrir réellement les coûts et à ne pas foutre les salariés (ah, pardon, les auto-entrepreneurs totalement libres mais avec un contrat d'exclusivité et des pénalités financières au moindre écart) dans la merde.
Le 10/12/2025 à 09h32
Là où pour moi Amazon est supérieur aux autres c'est sur la diversité de ce que tu peux y commander. Je ne suis pas spécialement pressé de recevoir mes achats (en campagne), le prix sur Amazon est souvent plus cher qu'ailleurs , et je n'y achète jamais de livre par principe.
Mais là où ils sont très pertinent selon moi c'est que c'est un "point central" pour acheter ce dont t'a besoin sans chercher ailleurs.
Tu veux une batterie pour ta voiture ? Tu peux l'avoir dans la semaine.
Tu veux un boitier de dérivation électrique ?
Tu veux un shield à la con arduino ? Voire même des composants électronique à l'unité ?
Tu veux un câble Display Port ?
Tu veux une boite de vis à bois de 5x4 ?
Tu veux un agenda 2026 ?
Et le site de recherche est efficace.
CDiscount , au final je cherche aussi, mais je trouve pas ce que je veux et leur interface est vachement agressive visuellement. Après c'est des trucs spécialisé : Oscaro ou Autodoc pour les pièces auto, Manomano pour le matériel elec / bricolage,...
Et pour ce qui est électronique, soit t'a les gros du secteur (Mouser, TME,...) avec des frais de port de fou en deçà de 80€ de commande (ceci dit ils sont extrêmement rapide pour la livraison donc parfois ça reste très important), soit Aliexpress.
Pour moi Amazon a pris une place exacerbé dans la logistique à cause de cette diversité. Et bien sur que c'est du dropshipping dans un certain nombre de cas - C'est même ça le pire, il devrait être possible de faire aussi bien en Europe car après tout si t'a pas la logistique à gérer c'est tout de suite plus simple. Sauf que la force de l'habitude est extrêmement difficile à bouger ( je le vois quand on a encore des gens qui utilisent "Twitter" )...
Maintenant j'essaie de chercher sur Amazon puis acheter ailleurs quand je peux trouver.
Le 10/12/2025 à 09h57
Leur site est merdique, il n'y a aucun filtre (aucun qui fonctionne en tout cas), il y a souvent des résultats sans aucun rapport avec la recherche, et les résultats sont uniquement ceux qu'Amazon veut bien te montrer…
Et sinon, ça m'arrive de trouver quelque chose sur Amazon, mais d'aller l'acheter sur le site du vendeur/revendeur (à partir du nom de la "boutique" amazon), c'est souvent moins cher !
Le 10/12/2025 à 11h05
Car si je suis d'accord sur les résultats parfois farfelus, il faut voir les autres sites...
Je te rejoins sur le fait que quand je peux je vais direct sur le site du vendeur. Quand il en a un.
Le 10/12/2025 à 12h06
CDiscount c'est souvent chère et ils font appel à DPD pour la livraison (c'est pas le dernier KM le problème chez eux c'est l'acheminement généralement) que je bannis au max.
Amazon je plaide coupable, j'ai prime, je commande et le lendemain je suis livré et jamais eu de problème de réclamation. J'ai eu 2 vols de colis, j'ai eu remboursement immédiat sans plus de question de leur part et 1 retour qui s'est très bien passé avec prise en charge des frais, émission du bordereau d'envoi et dépôt en point relais.
Pour la domotique je commande souvent chez Domadoo bien moins chère qu'Amazon mais seulement si j'ai une grosse commande qui dépassera les 100€ pour ne pas payer les frais de port.
Aliexpress j'ai commandé une fois mais d'un dépot européen, j'ai du mal avec le concept de commander à l'unité des produits qui traverse le monde.
Le 10/12/2025 à 20h34
Mais c'est vrai que face au chemin de croix de suspicion que les autres plateforme propose , pour les clients honnêtes, c'est hyper appréciable.
Les frais de port sont aussi un gros souci chez les autres comme tu le pointe , et l'un des objectif reste aussi de faire grossir la commande pour bénéficier du franco de port.
Enfin pour Aliexpress, moi je me sens pas autant coupable: Ils affrètent pas un avion que pour mon arduino, ils jettent ça dans un grand sac et ça arrive par train via la Pologne (et oui, même la guerre n'arrête pas ces trains là...)
Mais surtout , si je commande là c'est que soit j'ai pas trouvé ailleurs, soit j'ai trouvé mais c'est du dropship donc en fait c'est aussi livré direct depuis la chine en petit colis, simplement ya juste un intermédiaire en plus.
Et Ali dispose d’entrepôts en Pologne pour des articles souvent demandés.
Lorsqu'il y a des grossistes qui ne se gavent pas comme des cochons, je les utilise. Mais bien souvent ce que j'achète est assez spécifique, donc...
(Ah et je regarde toujours sur ebay & lbc aussi avant si il y a ce que je cherche)
Le 08/12/2025 à 14h23
Le 08/12/2025 à 14h51
Le 09/12/2025 à 14h42
Le 08/12/2025 à 14h29
Le 08/12/2025 à 14h35
Par contre, c'est vrai qu'avoir une petite exception pour les personnes qui ne seraient de toute façon pas clients d'une librairie physique (parce que trop éloignée, par exemple), ça serait pas mal.
Le 08/12/2025 à 14h47
45% des français ne vivent pas dans une aire urbaine. C'est mon cas, j'achète des livres et je ne vais pas sur Amazon.
Les frais de livraison sont fixes donc je groupe les achats (je n'ai pas besoin d'une livraison en 24h à chacune de mes envies de lecture). Et quand je monte à la ville, j'aime flaner dans ma librairie préférée.
Le 08/12/2025 à 14h55
Le 08/12/2025 à 15h13
Le 08/12/2025 à 15h59
Si c'est loi est faite pour améliorer le compte des résultats des grandes surfaces culturelles alors oui c'est une réussite si c'est pour protéger les petites librairies c'est raté.
Le 08/12/2025 à 16h10
Extrait du communiqué cité en source dans la news:
Modifié le 08/12/2025 à 20h15
Augmentation des ventes en GSS (+1%)
Tous les autres circuits sont en baisse notamment la librairie de niveau 2 et vente en ligne (-4%)
Edit : et je m'en fous d'amazon vu que maintenant je commande chez Leclerc.
Le 09/12/2025 à 22h14
Fascinant, tu nous sors les chiffres 2024 pour étayer tes propos.
Tu sais retournement de tendance cela a une signification bien précise...
Le 10/12/2025 à 07h09
Par ailleurs, le communiqué de presse des libraires (qui sont tout aussi fascinant que moi donc) fait référence à l'année 2024 et parle d'une évolution favorable des ventes commerce physique (incluant donc les grandes surfaces spécialisées) et ne détaille pas entre les différents types de points de vente.
Si tu as les chiffres des 6 ou 9 premiers mois de 2025 et que ceux-ci montrent une réelle évolution des ventes qui soient favorables aux petites librairies je veux bien que tu me donnes l'information.
Le 08/12/2025 à 16h20
Le 08/12/2025 à 20h17
Le 08/12/2025 à 22h21
Moi, mon seul argument est : je ne sais pas, j'écoute les arguments de celui qui a affirmé. Mais pour l'instant, j'attends.
Le 09/12/2025 à 13h59
Le 08/12/2025 à 17h00
Le 08/12/2025 à 20h14
Modifié le 09/12/2025 à 12h14
Le 09/12/2025 à 13h45
Le 10/12/2025 à 20h56
Le 11/12/2025 à 09h25
Le 08/12/2025 à 16h32
Autant dire que je ne profite pas du retrait pour parcourir les rayons librairie.
Le 08/12/2025 à 15h18
Le 08/12/2025 à 20h27
La structure des coûts est différente entre une plateforme qui a des entrepôts, pas de magasins locaux et qui fait des livraisons de ces livres. L'absence de magasins paye largement les livraisons qui sont en plus mutualisées avec d'autres marchandises.
Le petit libraire a un stock local des meilleurs ventes prévues (qui lui ont été livrés dans son magasin ce qui lui coûte) et pour le reste commande à la demande et se fait livrer, lui, le client revenant chercher son livre plus tard.
La loi impose donc aux plateformes de compter à part la livraison et de la facturer en plus du "prix du livre" ce qui est ridicule si l'on y réfléchit parce que globalement, la livraison fait partie de la structure de coût globale d'Amazon. La seule chose que fait cette loi, c'est d'augmenter le coût pour ses clients.
Il ne s'agit pas de couler ses concurrents, comme tu le dis mais de proposer un système différent qui convient à un mode de vie différent de certains.
Si l'on veut être juste, il faudrait que le coût du magasin local soit aussi facturé à part puisque Amazon n'en a pas.
Le 09/12/2025 à 00h03
Après, je suis d'accord avec toi que ce n'est pas le même positionnement sur le marché.
Le 09/12/2025 à 09h22
Le 09/12/2025 à 16h49
Je dois y aller spécifiquement pour, payer le parking du centre, aller à la librairie.
Etre informé que le livre que je cherche n'est pas dispo, le commander, et revenir le chercher 3 semaines plus tard...
Le 10/12/2025 à 09h27
Le 16/12/2025 à 17h03
Le 17/12/2025 à 13h53
De rien.
Le 18/12/2025 à 10h35
Le 08/12/2025 à 14h31
Le 08/12/2025 à 14h41
Mais l'Allemagne, l'Italie, l'Espagne et le Portugal ont eux aussi des lois pour essayer d'éviter une trop forte pression concurrentielle d'Amazon sur les librairies (surtout en fixant le prix des livres, comme en France).
Le 09/12/2025 à 09h26
Je me demande pourquoi ce produit est si réglementé (prix fixes, etc..)?
Le 08/12/2025 à 15h50
On n'a pas pleuré autant pour la disparition des boutiques d'informatiques et des boutiques de jeux vidéo.
Le 08/12/2025 à 15h58
Le 08/12/2025 à 16h03
Le 08/12/2025 à 16h33
Le 08/12/2025 à 17h17
Le 08/12/2025 à 17h39
D'autre part, les Leclerc cultures n'ont pas grand chose à voir avec la culture. La loi Lang sur le prix unique du livre a même été faite pour protéger les libraires indépendants principalement contre eux et la Fnac. Ces Leclerc étaient à l'époque l'ennemi des libraires comme l'est Amazon actuellement.
Le 09/12/2025 à 00h06
Personnellement, je souhaite offrir mon soutien à ma librairie de proximité, mais d'une c'est plus cher et de deux c'est moins pratique. Donc franchement, c'est vraiment par conviction citoyenne, mais tout le monde ne veut/peut pas faire de même.
Par contre, je pourrais avoir du conseil.
Le 09/12/2025 à 08h55
Le 09/12/2025 à 10h07
Le 09/12/2025 à 20h10
Modifié le 09/12/2025 à 00h45
Et le commentaire d'au début de fil traitait TOUS les centre villes difficiles d'accès.
Le 09/12/2025 à 10h05
Je n'ai aucune raison de soutenir plus les commerces de proximité que d'autres surtout en n'habitant pas en ville. La politique de certaines villes a fait beaucoup de mal aux commerces de proximité en rendant leur accès très compliqué pour ceux qui n'y habitent pas.
Pour finir, il n'y avait pas de pluriel à centre-ville, je pense donc qu'il parlait pour lui et la ville où il peut trouver une librairie.
Le 09/12/2025 à 16h22
Et tu sais quoi ? Cela marche... Etonnant, non. Bon je te rassure tu as mon voisin qui continue de raler et d'aller faire ses courses au Leclerc à 15 mn alors que... les prix des denrées y sont plus chers.
Le Tabac dans le village voisin vient d'ouvrir une mini section bar et cela marche aussi.
Conclusion: il y en aura toujours pour qui la consommation se résume à acheter et d'autres pour qui la consommation veut dire partager les richesses avec les bonnes personnes.
Le 09/12/2025 à 16h54
Dans le cas des libraires on dit juste "le pouvoir d'achat et l'avis du consommateur, rien a faire!"
Le 09/12/2025 à 21h50
Si du jour au lendemain, Amazon décide qu'il serait souhaitable d'ouvrir des mini drive vendant des denrées alimentaires à bas prix à dans mon village, le tout en optimisant les couts grace à un montage financier faisant transiter les profits via l'Irlande, ma petite boutique ne survivrait pas.
Dans les cas des libraires, on dit juste "on veut se battre à armes égales car on offre un service, des emplois et on ne peut pas faire de montage financier dans des paradis fiscaux.
Bref, je sais que je parle à un mur qui encore une fois ne regarde que le prix et jamais ce qu'il y a autour.
Le 09/12/2025 à 23h55
Modifié le 08/12/2025 à 16h55
Modifié le 08/12/2025 à 17h19
En revanche, je ne suis pas certain qu'elles soient très heureuse de cet état de fait.
Modifié le 08/12/2025 à 17h41
J'ajouterais l'essor des rayons de livres d'occasion dans les librairies et des plateformes spécialisées comme recyclivre.com - label-emmaus.co
Et si l'article de Next n'est pas suffisant pour voir que les petites librairies se portent bien en France (sur un marché du livre dont l'équilibre est très fragile), il y a un article intéressant sur Actualitté
Modifié le 08/12/2025 à 16h56
Ces enseignes feraient hurler Jean-Pierre Coffe. Elles vendent de la merde et leurs seuls arguments sont le prix discount et le retour sans trop de conditions restrictives.
En France, on a le prix unique du livre, on a un droit de rétractation de 14 jours en cas de vente à distance, on a une garantie légale de 2 ans. Mais le besoin de consommation pulsionnelle créé par ces firmes fait que le fast food, fast fashion, fast parcel qu'on retourne au vendeur sans aucun remord comme si c'était un privilège (alors qu'on se fait bien entubé en achetant ces merdes), est un vrai business de multinationales.
Le 08/12/2025 à 17h13
Or ces casiers sont systématiquement en dehors des (grands) magasins, et souvent à l'extérieur.
C'est donc clairement une mensonge, sans le moindre doute.
D'ailleurs, si leurs casiers se trouvaient réellement dans les librairies, j'y commanderai directement les livres, sans passer par Amazon...
Le 08/12/2025 à 18h26
Le 09/12/2025 à 12h18
Le 08/12/2025 à 18h45
Sauf que je paye un service de livraison par ce que aller dans un magasin pour moi est une perte de temps/vie
Cette taxe engendre le fait que je ne vais pas acheté de livres..
Oui tout le monde n'est pas comme moi heureusement, mais elle me saoule grave
Le 08/12/2025 à 22h33
Le Chevalier Blanc ( Chanson )
Heureusement que Amazon milite pour promouvoir la lecture en France et dans le monde...
Le 09/12/2025 à 09h48
Le 09/12/2025 à 09h30
Le 09/12/2025 à 16h32
Je suis étonné que tu donnes de ton temps précieux pour écrire un commentaire.
Sais tu que 2/3 des écrivains ont un travail à côté car ils ne gagnent pas suffisamment leur vie. Certains sont mêmes... libraires. Etonnant non ?
Le 09/12/2025 à 17h48
Le 09/12/2025 à 21h54
Ils n'ont rien compris à la vie: alors qu'ils pourraient être heureux en étant smicard dans les entrepôts d'Amazon.
D'ailleurs c'est bien connu: tous les écrivains ont écrit un succès dès leur 1er livre...
Pour être sérieux 30s: heureusement que certains des plus grands peintres du monde n'ont pas suivi ton raisonnement, eux qui n'ont jamais pu vivre de leur oeuvre de leur vivant.
Modifié le 09/12/2025 à 18h07
2% des auteurs gagnent plus de 54k € par an en France selon des chiffres de 2023. 13% sont à 8 000 € par an.
Clairement pas la voie pour aller siroter des cocktails sur la plage avec les autres méchants patrons d'entreprises.
@fred42
Oui le marché est saturé. Des chiffres partagés lors d'un atelier l'été dernier dans l'assoc à laquelle j'ai adhéré parlaient de 4 millions de livres publiés par an dans le monde, dont la moitié en autoédition.
Les chiffres du CNE évoquaient un CA de 628 millions d'euros pour la littérature générale, en baisse. 466 pour la BD, lui aussi en baisse, la jeunesse à 385 et le manga se casse la gueule.
Et 3 mois de durée de vie pour un livre en librairie contre 6 mois auparavant.
Modifié le 08/12/2025 à 20h12
- Non monsieur, ca ne peut pas être gratuit.
- mais, si j'offre les frais au...
- NON monsieur, il faut forcément que le client paye des frais.
- mais pourquoi ? Si je n'ai pas de frais et...
- NON MONSIEUR, IL FAUT QUE LE CLIENT PAYE DES FRAIS.
lol.
Le 09/12/2025 à 00h18
L'idée de cette loi, c'est de protéger les petit face au gros.
Les consommateurs sont des dommages collatéraux. Après, il faut aussi qu'on prenne conscience, en tant que consommateurs, que c'est nous qui avons collectivement créés le problème en votant avec notre portefeuille en faveur de Amazon.
Sauf que pour les représentants politiques, il y a un risque de perte de concurrence, de recettes fiscales (Amazon ne paie pas autant d'impôts en France que nos petits libraires), de qualité de vie (c'est tout de même sympa d'avoir des commerces de proximité)... Et ça coûte pas cher politiquement car ceux qui vont crier contre cette "taxe" vont se retrouver en face des gens qui leur rétorqueront qu'il est incivil/immoral/ce-que-vous-voulez de soutenir Amazon : ils ont donc un bouclier assuré.
Et comme 1 et 1 font 2, ils ont votée cette loi. ^^'
Modifié le 09/12/2025 à 09h16
Parce que le protectionnisme, c'est mal. Mais les lobbys qui gueulent, c'est mal aussi. Donc on va bidouiller un truc à la française pour le faire sans le dire, et le dire sans le faire. :/
Le 09/12/2025 à 10h18
C'était la loi qui défendait les libraires contre Amazon à l'époque de son vote.
Le 09/12/2025 à 13h33
Moralité, Amazon trouve une parade simple et les libraires gueulent déjà.
Le 09/12/2025 à 14h28
Autrement dit : une loi qui n'a servi à rien. Des mois de discussions, 5min pour la contourner.
Le 09/12/2025 à 10h15
Je ne compte pas les frais d’entrepôts qui existent des deux côtés, même si c'est le fournisseur qui le supporte et refacture pour les librairies.
Comme je l'ai dit plus haut, il n'y a aucune raison légitime de compter à part les frais de livraison et pas ceux des magasins en ville. Le prix du livre unique doit englober tous les coûts supportés par les vendeurs quel que soit le modèle de vente.
Le seul point où je te rejoins, c'est l'aspect fiscal. C'est pour cela que pour le livre, je privilégie maintenant Leclerc ou la Fnac.
Modifié le 09/12/2025 à 20h25
Mais il y a un point qui diffère fondamentalement entre la vente depuis un magasin et la vente par correspondance : quand tu vends par correspondance, chaque vente te coûte en frais de livraison ; quand tu vends depuis ton magasin, un article vendu ne te coûte rien en frais (et même, au contraire, il te libère de la place de stockage)... Au final, ton magasin te coûte aussi le même prix tous les mois, que tu vendes 1000 livres ou 0.
EDIT : Je serais curieux de savoir s'il est plus avantageux d'avoir un magasin de, disons, 40m2, ou un entrepôt industriel, lors de la vente d'un livre.
Le 09/12/2025 à 11h19
Payer ces frais ne me dérangerait pas s'ils proposaient l'ebook gratuitement quand on achète le livre physique. Comme ils le font pour les CD / Vinyles.
Le 09/12/2025 à 12h26
Alors qu'il n'y a aucune justification à ces tarifs, le livre est reproduisible à l'infini pour un coût quasi-nul (contrairement au papier qui est cher et l'impression coûteuse), et l'infra nécessaire pour télécharger des ebooks n'a pas besoin d'être aussi grosse que celle de Steam. Même des petits sites comme 7Switch, qui fait pourtant des belles promos assez régulièrement, y arrivent sans problème.
Le 09/12/2025 à 18h58
Ils le font bien pour la musique, tu achètes sur n'importe quel support (cd, vinyle...) et tu as la possibilité de télécharger la version numérique de l'album.
Le 09/12/2025 à 20h26
Le 09/12/2025 à 22h13
Le 10/12/2025 à 12h13
Le 10/12/2025 à 10h00
Modifié le 09/12/2025 à 14h03
Les librairies il n'y a jamais ce que les gens cherchent, même les livres demandés par les écoles de la ville ils ne les ont pas.
Modifié le 09/12/2025 à 12h28
Le 09/12/2025 à 15h30
Le 09/12/2025 à 20h27
Le 09/12/2025 à 20h54
Le 09/12/2025 à 21h59
Mais quelle idée saugrenue !!
Un rapide tour sur les commentaires Google, 2/3 questions à ChatGPT et hop on commande un livre sur Amazon pour se faire livrer dans un casier dans un joli parking d'hypermarché.
Le 10/12/2025 à 09h55
Une librairie même un vendeur motivé n'a pas le temps de tout lire ce qu'il vend.
Le 10/12/2025 à 12h11
Le 13/12/2025 à 23h06
1) la liste des commentaires étant très longs et la paresse de ne pas tout lire j'ai demandé de l'assistance à Chat GPT version gratuite.
2) Cette guerre entre libraires et AMZ n'est pas sans rappeler les moines copistes qui en voulait à Gutenberg d'avoir mis au point l'imprimerie à caractères mobiles.
3) Pour les photos d'identité, ça a été le même cirque il y a 15 ans. Toutes les mairies étaient dotées du matériel pour faire les photos. Les APN ont tous été retiré à la suite des ouin-ouin des photographes indépendants. Résultat, c'est Photomaton qui empoche. Ben là pour les livres, ce sont pas les libraires indépendants qui vont empocher mais les grosses structures qui font de la vente physique (quoique pas toutes, j'ai bien vu le Furet du Nord baisser le rideau au centre commercial OKB - il y a un Action à la place depuis)
Modifié le 20/12/2025 à 19h25
Et pour parler du Furet du Nord, la restructuration du groupe après le rachat de Décitre a l'air de mal se passer (référence à un article récent de Rue89 Lyon)
Edit: juste pour dire que vendre des livres comme on vend des goodies bon marché, c'est pas un métier de libraire. Avis perso : la direction de Le Furet du Nord a eu tort de se prendre pour Amazon (ou pour Action) au lieu de renforcer le service de librairie (vendre des sacs à crottes pour animaux ou des jeux de société à côté des livres, ça ruine l'ambiance "bouquin" même si ça attire sûrement une clientèle plus large qui cherche les prix bas).
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