Porno : les conséquences involontaires (mais prévisibles) de la vérification d’âge
This is brand new information
Le 03 septembre 2025 à 12h00
Au Royaume-Uni, l’Online Safety Act oblige les sites de contenus pour adultes à vérifier l’âge des internautes pour les laisser passer. Mais si la loi a été pensée avec de bonnes intentions, elle entraine dans son sillage des conséquences involontaires et autres effets secondaires.
Porno : les conséquences involontaires (mais prévisibles) de la vérification d’âge
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Au Royaume-Uni, l’Online Safety Act oblige les sites de contenus pour adultes à vérifier l’âge des internautes pour les laisser passer. Mais si la loi a été pensée avec de bonnes intentions, elle entraine dans son sillage des conséquences involontaires et autres effets secondaires.
Droit
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8 min
L’Online Safety Act britannique oblige les plateformes à demander aux utilisateurs de présenter leurs documents d’identité gouvernementaux ou de scanner leurs visages via leurs webcams. Pour ces dernières, des algorithmes sont ensuite chargés de déterminer l’âge de la personne. Des techniques dont l’efficacité est parfois très relative, comme nous l’avons montré récemment, la France imposant désormais la même obligation aux sites pornographiques.
Toutes ces réglementations – de nombreux États américains s’en dotent également – ont pour objectif d’empêcher les mineurs d’être exposés aux contenus inappropriés. Outre-Atlantique, certains États vont jusqu’à élargir cet interdit à l’ensemble des réseaux sociaux. Les mineurs ont alors besoin de l’autorisation parentale. Dans tous les cas, les lois concernées reposent toutes sur le principe de barrière technologique, avec les aléas qui peuvent en découler.
Au Royaume-Uni aussi l’Online Safety Act ne s’intéresse pas qu’aux sites pornographiques. Il s’agit de protéger les utilisateurs des contenus illégaux (depuis le 17 mars 2025), ou légaux mais « préjudiciables » pour les enfants (depuis le 25 juillet 2025) comme des contenus sur l’automutilation, le suicide, les troubles de l’alimentation, etc.
Microsoft annonce par exemple du changement sur Xbox, tandis que Peter Kyle (secrétaire d’État à la Science, à l’Innovation et à la Technologie) demande au régulateur britannique comment il compte réguler « des services en ligne « petits mais risqués », tels que les forums de discussion ».
Outre certaines difficultés techniques, ces législations provoquent des effets plus ou moins imprévus, dont une réorientation des flux de trafic.
Les sites en règle sont punis
C’est ce que révèle un article du Washington Post. Le journal s’est penché sur les modifications des habitudes entrainées par ces lois d’interdiction et un constat revient sans cesse : les sites jouant le jeu et appliquant la vérification perdent de l’audience.
Ainsi, selon le Washington Post, certains sites ont enregistré une baisse spectaculaire de leur trafic en provenance d’adresses IP britanniques. En France aussi plusieurs sites pornographiques indiquent une forte baisse d’audience et renvoient vers cet article expliquant que la vérification d’âge a fait partir près de 90 % des utilisateurs début juillet : « Nous savons que seulement 10 % environ de la base d’utilisateurs restera après la mise en œuvre d’AV [vérification de l’âge, ndlr] – et les 10 % qui restent sont très coûteux à vérifier […] À l’heure actuelle, près de 3 000 (et ce n’est pas exagéré) clones de nos sites […] volent notre contenu et seront bientôt massivement récompensés ».
Par effet de vases communicants, les sites ignorant leurs nouvelles obligations légales ont donc enregistré une hausse massive de visites. Selon nos confrères, certains sites auraient vu leur audience doubler, voire tripler durant le mois d’août, comparativement à la même période l’année dernière.
Pour John Scott-Railton, chercheur au Citizen Lab de l’Université de Toronto et spécialisé dans la surveillance et les droits numériques, le cas est un exemple typique de la « loi des conséquences involontaires ». Il illustre un cas classique de législation pensée avec de bonnes intentions, mais dont la mise en œuvre provoque paradoxalement la punition de ceux qui la respectent et la récompense de ceux qui la bafouent.
En France, l’Arcom s’est pour le moment intéressée à 17 sites ; une goutte d’eau dans l’océan des sites pornographiques, mais l’Autorité en est consciente. Elle affirme qu’elle « poursuivra son action en direction des sites pornographiques de plus faible audience ». Un travail de longue haleine et presque sans fin puisque de nouveaux vont certainement apparaitre sans cesse.
Un problème grandissant
Si l’Online Safety Act est l’un des exemples les plus récents (avec la France), il est loin d’être le seul. 25 États américains disposent aujourd’hui de lois similaires, une situation d’autant plus renforcée désormais que la Cour Suprême, plus haute juridiction du pays, est intervenue dans le dossier. En juin, elle a ainsi donné raison au Texas pour une loi du même acabit, le juge Clarence Thomas estimant qu’elle n’avait qu’un effet négligeable sur la liberté d’expression, protégée par le fameux Premier Amendement.
Avec cet élargissement des législations, la pression financière s’accroit sur les entreprises concernées. Celles qui respectent le droit doivent ainsi supporter les coûts liés à la vérification de l’âge. Si les plateformes veulent aller vite, elles peuvent passer par un prestataire tiers.
Certains se sont rapidement fait un nom, comme Yoti. La société, citée par le Washington Post, précisait l’année dernière qu’un scan de visage était facturé entre 0,10 et 0,25 dollar. Pour un site aussi vaste que Pornhub, la facture pouvait peser jusqu’à 13 millions de dollars par jour, selon un juge de l’Indiana.
Si la situation peut être difficile pour les grandes plateformes, elle peut l’être encore davantage pour les petites et moyennes. Outre le manque de moyens, l’expertise technique et juridique peut manquer. Le problème ne concerne d’ailleurs pas uniquement les sites pornographiques, certains forums dédiés aux fans de football évoquant des « fardeaux juridiques et opérationnels substantiels ». Conséquence, certains sites commencent à bloquer complètement l’accès au Royaume-Uni, comme plusieurs sites pornographiques le font en France (dont Pornhub).
Conservation des données
Le Washington Post met également en avant les problèmes aux concentrations inhérentes aux barrières technologiques. Plusieurs acteurs, comme Yoti et Incode, tirent leur épingle du jeu. Par effet de masse, leurs listes de clients s’allongeant, ils deviennent des références et très utilisés.
Ces entreprises se retrouvent ainsi à traiter et parfois détenir, au moins temporairement, une quantité croissante de données très sensibles, dont des documents d’identité nationale. Elles promettent un traitement local ou de ne conserver les données que le temps nécessaire à la vérification, promesse qu’il faut croire sur parole.
En outre, les technologies utilisées peuvent se tromper, identifiant des adultes comme enfants et vice-versa. Le Washington Post dit avoir constaté une recrudescence des guides en ligne pour tromper ou contourner les mécanismes de vérification. Les entreprises fournissant ces mécanismes ne sont pas à l’abri des fuites de données. Comme l’a rappelé le mois dernier le cas de Tea Dating Advice, les informations fuitant alors peuvent être extrêmement sensibles. Dans le cas d’un fournisseur comme Yoti, les données faciliteraient les usurpations d’identité.
Pour l’industrie, ces mesures sont inefficaces
L’avis d’Aylo, propriétaire de Pornhub, est désormais bien connu. Pour l’entreprise, ce type de législation est inefficace : les personnes cherchant du contenu pornographique, majeures ou non, n’arrêtent pas d’en chercher. Elles se déplacent simplement vers d’autres sources moins « responsables » et dont les revenus publicitaires augmentent proportionnellement.
L’ensemble est d’autant plus fragile, selon Aylo, que les VPN permettent dans tous les cas de contourner très facilement les limitations. Au Royaume-Uni, les téléchargements se sont – sans surprise – envolés dans les jours qui ont suivi l’entrée de l’Online Safety Act, comme nous le rapportions alors. C’était également le cas en France début juin.
Le problème s’est largement accentué deux semaines plus tard, quand Peter Kyle est venu faire la promotion de la nouvelle loi à l’antenne de la BBC. Considérant que l’Online Safety Act était « la plus grande avancée en matière de sécurité des enfants depuis la création de l’internet », il a demandé à la population de ne pas utiliser de VPN… braquant les projecteurs sur ce type de service.
L’incident avait fait dire à John Scott-Railton (Citizen Lab) : « Le fait que le gouvernement passe à la télévision nationale pour avertir que les VPN permettent aux gens de passer la vérification de l’âge pourrait être la publicité gratuite la plus astucieuse que l’industrie des VPN ait jamais reçue ».
« Deux notions erronées »
Aliya Bhatia, analyste politique au Center for Democracy and Technology, la loi britannique repose sur « deux notions erronées : qu’il existe une solution miracle – un moyen facile, respectueux des droits et abordable de vérifier l’âge en ligne – et que les utilisateurs ne se soucient pas de leurs droits et de leur vie privée ».
Une forme de solutionnisme technologique illustrant de nouveau la complexité inhérente à la régulation de l’espace numérique.
Commentaires (68)
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Abonnez-vousLe 03/09/2025 à 12h25
Le 03/09/2025 à 12h29
Le 03/09/2025 à 14h13
#complot
Le 03/09/2025 à 16h06
Le 03/09/2025 à 16h56
Le 03/09/2025 à 21h20
Et ça fonctionne
Ils vont provoquer une destruction de tout service qui ne fait pas ce que le gouvernement souhaite rendre possible
Et cela sans formellement écrire une loi d’interdiction
Mais c’est bien le but. Il est moraliste et politique. Vous verrez que cela s’appliquera bientôt au cinéma, série télé et romans considérés comme « tendancieux » et « dangereux » pour « l’harmonie » des mineurs.
Modifié le 03/09/2025 à 12h47
Une chose dont je suis sûr, le temps des plateformes web telles qu'on nous les a vendues dans la fin des années 2000 et pendant les années 2010, est révolu, surtout avec le contexte géopolitique actuel qui exige un contrôle des capitaux et un renforcement des défenses contre la guerre numérique (guerre hybride).
Le 03/09/2025 à 12h47
Je ne crois plus une seule seconde qu’on passe la décennie (et je suis optimiste) sans que ne soit criminalisé le fait d’utiliser un VPN en dehors du cadre professionnel.
Le 03/09/2025 à 13h05
Sauf à faire comme un Russie ou Iran, l'utilisation des VPN sera toujours legal d'une façon ou d'une autre
Le 03/09/2025 à 15h50
Ça se glisse tranquille dans un projet de loi anti terroriste ou pour protéger les enfants.
Le 03/09/2025 à 16h05
Le 03/09/2025 à 16h23
Le 03/09/2025 à 17h48
Le 03/09/2025 à 23h36
Si le Conseil Constitutionnel n'est pas saisi, il faut poser une question prioritaire de constitutionnalité et là, c'est un peu plus long.
Le 03/09/2025 à 17h54
Le 03/09/2025 à 23h40
Et s'il existe un jour, il faudra peser entre 2 droits fondamentaux : le respect de la vie privée et le droit à la sécurité, mais ça ne concerne probablement pas les VPN pour les sites pornos parce que c'est un cas où le respect de la vie privée l'emporte.
Le 04/09/2025 à 17h08
Le 04/09/2025 à 17h21
Et si je parle de droit à la sécurité, c'est pour faire allusion à ce que tu dis :Pour interdire aux enfants de voir du porno, on a déjà une loi, probablement moyennement efficace, mais qui est le fruit d'un compromis avec la liberté.
Interdire les VPN serait une mesure trop globale qui empêcherait les gens de protéger leur vie privée en général et pas seulement pour cacher qu'ils regardent du porno.
Les juges qui font la jurisprudence ou les juges constitutionnels considéreront la même chose indépendamment de ce que penseraient les "gens" lambda qui n'ont pas cette façon de réfléchir.
Le 04/09/2025 à 17h29
Mais au vu de certaines tendances actuelles, je ne parie pas du tout que ça sera encore le cas d’ici une dizaine d’années. Comme dit, d’autres gens feraient un autre arbitrage, et s’ils deviennent majoritaire, le droit changera (et on s’« arrangera » vis à vis des principes constitutionnels, comme on sait très bien le faire). Rien n’est immuable.
Modifié le 03/09/2025 à 14h31
Le principe même de VPN c'est de faire en sorte que la législation appliquée soit celle de l'autre pays (alors c'est pas tout à fait vrai, un État pourrait interdire la vente de VPN sur son territoire). Une fois payé, c'est fini.
Même avec l'interdiction de vente, c'est pas infaillible. Je pense notamment à Mullvad qu'on peut payer en envoyant un billet de banque en Norvège par la poste (donc même pas de possibilité de leur interdire la commercialisation en France, ils pourraient simplement arrêter les paiements web en France).
Une fois payé, c'est impossible de bloquer la connexion : la plupart des VPN actuels ont des méthodes de contournement de censure. La seule méthode efficace, c'est le blocage IP complet, mais ça serait jouer au chat et à la souris pour faire bannir des IP qui changent sans cesse.
Le 03/09/2025 à 15h46
Tu confonds l'interdiction et le contrôle. Interdire est facile, c'est juste une loi, c'est contrôler qui est difficile.
Ce qui empêche un délit ou un crime c'est le risque encouru, pas les moyens de contrôle.
Dire qu'interdire les VPN est impossible à cause de la technique, c'est comme dire qu'interdire de voler est impossible : c'est techniquement vrai, c'est très simple de voler, il suffit de prendre et de partir. Mais la plupart des gens ne le font pas, en dehors des questions de moralité, parce que le jeu n'en vaut pas la chandelle. Crois moi que si tu risques 1 an de prison et 40 000€ d'amende (j'invente), même si t'as peu de chance de te faire chopper, tu vas y réfléchir à deux fois avant de payer ton abonnement Mullvad pour aller te palucher.
Est-ce que ça empêchera techniquement les gens vraiment déterminés d'utiliser un VPN ? Non. Mais tu peux clairement réduire très fortement la part de gens déterminés.
Le 04/09/2025 à 10h04
Le 04/09/2025 à 14h36
Dans mon entourage (certes, je ne suis pas un échantillon valable à l'échelle du pays) je ne connais personne ayant cessé le piratage de films parmi ceux qui pirataient dans les années 2000. Soit ils ont migré sur le streaming pirate comme la "nouvelle génération", soit ils sont passés sur VPN pour continuer à torrent. D'autre encore se reposent sur "le nerd de la famille" pour télécharger à leur place et leur donner le film à l'ancienne via clé usb, ou tout autre partage online.
Par contre il est vrai que la plupart ont aussi un ou plusieurs abonnements à des plateforms légales, et ça c'est en effet nouveau. Faut dire que ça n'existait pas à l'époque...
Le 04/09/2025 à 15h33
Modifié le 04/09/2025 à 17h36
Il ne faut que quelques clics (après première installation) pour :
Mais pour justifier le piratage comme toujours, trop de plateformes pour avoir accès à tout. Il y aurait une seule plateforme, cela réduirait pour de bon le piratage. On parlait de licence globale il y a fort longtemps... on attend toujours ! Ça + le fait d'avoir ses films en hors ligne pour une durée infinie.
Le 04/09/2025 à 23h18
Le 05/09/2025 à 00h42
Le 05/09/2025 à 14h58
Ça n'a rien changé.
Modifié le 04/09/2025 à 10h29
Exemple : si je vole un iphone à un adolescent qui attend à l'arrêt de bus en lui faisant peur, je ne pense pas à ce qui va se passer dans 15-20 minutes quand la police arrivera ou si j'y pense je me persuade que j'aurais les moyens de leur échapper. L'humain n'est pas rationnel, l'humain obéit à des pulsions, des envies, des émotions. Même à froid, en réfléchissant, si on projette de commettre une infraction, l'intérêt personnel est de déjouer les contrôles et de prendre des risques. Mais certainement qu'il y a des personnes plus timorées (ou plus éduquées et sensibles à la morale) que d'autres et qui auront un peu plus de réticences face au risque imposé par la loi.
Le 04/09/2025 à 17h15
Après, je ne veux pas vivre dans une telle société. Et je ne pense pas être le seul.
Le 06/09/2025 à 19h07
Sur une chaîne publique en plus, quelle indignité !
Modifié le 06/09/2025 à 21h25
En d'autres termes, vous pouvez punir de la peine de mort n'importe quel acte, c'est pas le raisonnement qui fait agir l'humain, c'est l'envie, l'émotion, la pulsion,... Sinon, pour vendre des trucs, la publicité commerciale s'adresserait à la réflexion des gens et mettrait en avant les fonctionnalités du produit. Les trucs inutiles ou gadgetisés ne se vendraient pas. Certains diront qu'ils restent insensibles à la pub : c'est ça, je vous crois, vous êtes des winners.
Le 08/09/2025 à 05h56
Mais, parmi eux, la sanction a un rôle, en particulier sur certains actes (les homicides sont beaucoup plus impulsifs que la fraude fiscale, par exemple, les ressorts du passage à l’acte sont très différents).
Et pour que la sanction ait un rôle, il faut qu’elle soit systématique. C’était d’ailleurs pour ces raisons que la hadopi voulait une amende administrative pour le piratage. Le procès donnait des sanctions disproportionnées et très peu probables. L’inverse de ce qu’il faut pour que la sanction soit dissuasive. C’est aussi pour ça que la fraude fiscale est aussi commune (probabilité d’être sanctionné beaucoup trop faible).
Sans défendre la peine de mort, qui est une infamie, il me semble important de rappeler qu’en fait, si, la sanction (et donc la menace qui va avec) joue un rôle dans la prévention des crimes et délits. Même s’il est clair qu’elle ne fait pas tout, et que durcir des sanctions non appliquées est totalement inefficace.
Le 05/09/2025 à 09h09
cet argument est très utilisé par les défenseurs de la peine de mort :
Pas tout à fait :
cet argument est utilisé par ceux qui refusent la peine de mort, ils expliquent que la peur de la peine n'empêche pas l'infraction.
beaucoup de ceux qui sont pour la peine de mort expliquent que cela empêche la récidive, mais ils ne sont pas entendu sur ce point..
fin du HS
Mais tu as raison sur le reste : la peur de la peine (ou le calcul risque/récompense) implique que l'on soit tout le temps cartésien et ce n'est pas le cas.
Le 06/09/2025 à 19h08
Le 03/09/2025 à 16h59
Modifié le 04/09/2025 à 11h16
Le 09/09/2025 à 13h56
Après, que la personne sache ou pas comment ça fonctionne et les implications, tant qu'elle a compris qu'appuyer sur le bouton dans l'app NordVPN permet de contourner la vérification d'âge, c'est bon pour eux.
Le 03/09/2025 à 13h08
Le 04/09/2025 à 10h25
Le 04/09/2025 à 18h25
En revanche, je note que tu as bien compris la référence (sans compter celles que tu fais plus bas aux règles d’Internet).
Le 03/09/2025 à 14h16
Du coup, c'était déjà quelque chose qui était communément accepté déjà à cette époque, mais là, d'un seul coup, il faut absolument trouver une solution immédiate qui réponde à des exigences absurdes.
Le 03/09/2025 à 14h27
Le 03/09/2025 à 14h45
Prouver que c'était volontaire c'est simple : c'est le cas si un site n'a pas de vérification du tout.
Prouver qu'il y a négligence c'est plus dur : si le site affiche un "êtes-vous français ? oui / non", on peut être certain qu'un juge considèrera que c'est une négligence.
Par contre, dans le cas des VPN, le site n'est généralement même pas en mesure de savoir qu'il faut qu'il respecte le droit français avec cet utilisateur. Ce n'est pas une négligence : l'utilisateur a fait croire à la plateforme qu'il était hollandais et il n'existe aucun moyen fiable pour détecter les VPN.
Évidemment il faudra attendre le premier cas en justice pour être certain de l'interprétation.
Le 03/09/2025 à 22h10
Le 03/09/2025 à 22h19
Tu fais comment ?
Le 04/09/2025 à 11h52
Le 03/09/2025 à 22h30
Modifié le 04/09/2025 à 11h02
Mais ça ne change pas ton propos.
Modifié le 03/09/2025 à 15h10
Le 03/09/2025 à 16h17
Le 03/09/2025 à 21h22
Et aussi à,Netflix et autre Disney pour les films considérés risqués pour les enfants.
Et à terme la presse généraliste.
Le 03/09/2025 à 15h14
Le 03/09/2025 à 16h51
Modifié le 03/09/2025 à 17h52
Cette personne est un génie.
Sinon, un lien de l'article renvoie vers pornbiz.com. Mais sur ce site, des liens sont KO. Je ne sais pas s'il faut montrer mon visage, ou prendre un VP, pour y accéder ?
Le 03/09/2025 à 21h22
Le 04/09/2025 à 08h36
Le 04/09/2025 à 10h17
Avant de voter une loi imposant la vérification de l'age il aurait été de bonne augure de voter une loi m'étant en place un moyen pour que la vérification soit faite par un moyen ne laissant pas aux boites privées la gestion de cela.
Il y a des exemples concrets de la réalisation de cette démarche e-ID suisse
Modifié le 04/09/2025 à 14h53
On a déjà voté dessus, mais refusé car, à l'époque, ils voulaient laisser sa gestion à des entreprises privées...
Le 04/09/2025 à 15h46
Il y a un site pour tester comment ça fonctionnera .
je peux vous donner un lien
Le 04/09/2025 à 10h30
Le 04/09/2025 à 10h33
Ne donner seulement le point de vue de gens qui sont contre et légèrement biaisé n'est-ce pas ?
Chers journalistes, êtes vous clairement neutre dans la couverture de ce sujet ? Je ressens quand même depuis le début des débats que vous penchez vers l'opposition. C'est dommage.
Le 04/09/2025 à 10h54
Et c'est pas bien de traiter les journalistes de branleurs ! Ils font leur travail avec dévouement.
Tu ne te rends pas compte que ces mesures empêchent une majorité de gens qui en ont le droit d'accéder au porno sans mettre en jeu des données personnelles auprès de sociétés privées dont les garanties sur le respect de la vie privée sont assez faibles.
Modifié le 04/09/2025 à 16h22
Quant à la mise en sécurité des données de ces entreprises, c'est un débat connexe. Quand tu fais un choix de prestataire, tu es sensé te poser des questions sur la manière dont les données vont être gardées. Si tu parles de la menace systémique que maintenant ces entreprises qui sont devenues importantes font courir alors c'est au gouvernement de régir ce domaine d'activité. On a bien sorti le HDS.
Le 04/09/2025 à 16h05
Le 04/09/2025 à 14h39
Le 08/09/2025 à 15h18
Donc si on considère comme "mineur" qqun qui n'a pas de CB , ben... ils peuvent pas non plus acheter un VPN, malgré les mois "gratuits" puisqu'il faut bien une CB pour s'abonner... (Ou paypal, gpay ou cryptos).
(Pour mullvad effectivement , on peux envoyer un bifton dans une enveloppe - ça bloque un peu l'achat d'impulsion, mais ça marche !)
Modifié le 08/09/2025 à 23h25
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