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Sécheresse : pour économiser de l’eau, le Royaume-Uni appelle à supprimer ses mails

IA soif

Sécheresse : pour économiser de l’eau, le Royaume-Uni appelle à supprimer ses mails

Face à la sécheresse, le Royaume-Uni appelle ses citoyens à supprimer vieux e-mails et vieilles images. L’occasion d’étudier l’utilité de la mesure et de rappeler quelques éléments sur la consommation en eau des infrastructures numériques.

Le 14 août 2025 à 08h58

Le Royaume-Uni vient de subir le cinquième mois de juillet le plus chaud jamais enregistré, et de passer les six mois les plus secs depuis 1976. Résultat : cinq régions sont en état de sécheresse, et six autres traversent une période inhabituellement prolongée d’absence de précipitation, au risque d’être bientôt déclarées, elles aussi, en situation de sécheresse.

Pour faire face, des restrictions d’accès à l’eau ont été déclarées dans certaines zones, et le groupe national de lutte contre la sécheresse (National Drought Group) a appelé le grand public à suivre quelques recommandations simples.

Parmi elles, fermer les robinets, réparer les toilettes qui fuient, éviter d’arroser les pelouses… ou effacer ses vieux e-mails et ses vieilles images. En effet, justifie l’organisme dans un communiqué, « les centres de données nécessitent de larges volumes d’eau pour refroidir leurs systèmes ».

Le retour du come-back de la suppression des mails

Cette idée à la vie dure auprès des internautes comme des politiques. L’année dernière, Arcep et Ademe publiaient leur baromètre du numérique : « la prise de conscience environnementale numérique n’en est qu’à ses balbutiements au sein de la population, les usages les plus efficaces n’étant pas les mieux repérés ». Selon l’observatoire, le tri et le nettoyage de sa boîte mail est plébiscité par 42 % des internautes, ne pas laisser ses équipements en charge toute la nuit par 39 % et augmenter de la durée de vie des appareils par 38 %.

« Parmi les trois principaux usages cités, seul l’un d’entre eux est ainsi de nature à avoir un impact notable sur l’empreinte environnementale du numérique » : ce n’est pas le tri des e-mails ni la charge de nuit, mais augmenter la durée de vie des terminaux (puisque leur empreinte vient en grande partie de la fabrication).

Pour Frédéric Bordage (Green IT), « les impacts ajoutés par cette action sont à peine compensés par le faible espace économisé sur les serveurs qui stockent ces courriels à distance », rappelle Le Monde dans un article intitulé « non, vider sa boîte e-mail n’est pas le geste le plus important pour l’environnement ».

Et puisqu’on parle de la place occupée par les emails, ne pourrait-on pas lutter contre le spam avec des emails en quantités astronomiques ? Les supprimer ou au moins les limiter fortement aurait à n’en pas douter une incidence sur la quasi totalité des boites emails.

Supprimer les vieilles correspondances ou freiner l’usage de l’IA ?

Si elle reste utilisée pour vulgariser les effets concrets de l’infrastructure et des usages numériques sur l’environnement, la proposition de supprimer des e-mails pour réduire ces impacts est donc ardemment contestée dans le champ technologique. Comme le détaillaient les chercheurs Thomas Beauvisage et Jean-Samuel Beuscart début 2023, la discussion se perpétue au fil des ans, fautes de chiffres consolidés qui permettent de s’assurer que chacun calcule la même chose lorsqu’ils s’agit d’estimer l’empreinte écologique de l’industrie.

L’urbaniste Cécile Diguet et la développeuse Anaïs Sparesotto expliquaient quant-à-elles à Next, dans la série Écosystème, que la multiplication des images et des vidéos avaient bien participé à accroître le poids des usages numériques sur les infrastructures numériques, donc l’impact de ces dernières sur la planète.

Surtout, depuis bientôt trois ans, une nouvelle pratique vient bousculer et effectivement démultiplier les impacts de la filière technologique : l’intelligence artificielle générative. L’entraînement comme l’utilisation de ces outils démultiplie aussi bien la consommation en énergie que celle en eau des centres de données.

Ces consommations varient néanmoins selon la zone géographique, ainsi que la taille et le fonctionnement des centres de données, entre autres paramètres. Certains data centers refroidissent leurs serveurs grâce à de l’air ; d’autres à des systèmes adiabatiques, c’est-à-dire à de l’eau ; d’autres encore, plus rares et plus petits, plongent leurs équipements dans l’huile.

Aux États-Unis, où les géants numériques recourent volontiers à l’eau pour refroidir leurs systèmes, utiliser GPT-3 reviendrait à consommer un demi-litre d’eau pour générer une dizaine de réponses, tandis qu’elles permettront d’en produire une trentaine aux Pays-Bas.

Quoi qu'il en soit, des hyperscalers (centre de données de très grande taille) comme les trois qu’Amazon est en train d’installer en Espagne peuvent consommer l’équivalent en eau de 230 hectares de cultures de maïs. Soulignons par ailleurs que l’essentiel de l’eau utilisée pour refroidir les centres de données qui recourent à ces technologies hydriques est, pour l’essentiel, potable.

Zone de croissance de l’IA

Si appeler à réduire les consommations hydriques des centres de données pour faire face à une sécheresse semble relativement neuf, ce n’est d’ailleurs pas la première fois que le Royaume-Uni doit composer avec l’empreinte de ces bâtiments. À Londres, des projets de logements ont été suspendus en 2022 faute de pouvoir assurer leur approvisionnement en électricité.

Début 2025, le pays prévoyait tout de même des « Zones de croissance de l’IA », pensées pour faire du Royaume-Uni un leader dans le domaine. L’une de ces zones a notamment été prévue dans la région de Culham, près du premier nouveau lac de barrage construit sur les trente dernières années, pour alimenter en eau les habitants du Sud-est du pays, la région la plus exposée du pays au manque d’eau.

L’annonce avait eu tôt fait de soulever des interrogations sur les conflits d’usage susceptibles d’émerger.

Commentaires (52)

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Et pendant ce temps... Le gros foutage de gueule.

https://www.datacenterdynamics.com/en/news/uk-government-eyes-teesside-as-second-ai-data-center-hub-report/
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Toujours plus avec l'annonce en plus d'hier : https://www.bbc.com/news/articles/ce8772d4jzgo
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Pour une IA toujours plus performante rentable, pissez sous la douche!

L´étape suivante sera "Pour que ce soit Skynet ici, faut pas que ce soit Versaille chez vous. Pensez à éteindre la lumière."
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Je m'attendais à trouver le sempiternel "coupez l'eau en vous brossant les dents", mais rien de tel, je suis assez déçu.

Et pendant ce temps, on autorise (en France) les méga-bassines, et la culture intensive de maïs en août, qui consomme 25% d'eau tout usage confondu, pour ensuite l'exporter (pour nourrir des poules en Chine ou des céréales au RU).

Le monde est en mode "jusqu'ici tout va bien". La réflexion arrivera quand la chute aura commencé, on se dira "quelqu'un a une idée pour remonter sur la falaise ?". Mais ce n'est pas un problème, ce sera d'abord des pauvres qui mourront, les zélites auront toujours une solution alternative pour survivre (notamment par la privatisation des biens publics).

Bref : monde de merde, comme disait le guignol de Jospin.
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Mhhh, la chute a déjà commencé depuis un bon moment ( 7 ou 8 limites planétaires dépassées sur 9 de mémoire), tjs aucune réflexion à l'horizon, voir même pire, commencer à réfléchir c'est être un Amish, un djihadiste vert, un eco-terroriste ou je ne sais quelles autres contre-sens claqué au sol répétés à longueur d'antenne par les genies qui nous dirigent...
On est pas sorti des ronces avec des citoyens et des politiques pareils...
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Et puisqu’on parle de la place occupée par les emails, ne pourrait-on pas lutter contre le spam avec des emails en quantités astronomiques ? Les supprimer ou au moins les limiter fortement aurait à n’en pas douter une incidence sur la quasitotalité des boites emails.
Parce qu'il y a des gens qui gardent les spams reçu ? :eeek2:
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Plus exactement ne les consultes (identifies) pas et donc ne les jettes par conséquent.

Par exemple dans ma boite de courriel, Free, il y a des spams identifiés spam et d'autres identifiés commerciales. Ces derniers ne sont supprimer que si je vais dans ce repertoire et que je décide de les supprimer.
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Rien de nouveau sous le soleil malheureusement. Comme dans d'autres domaines, ça se gave en haut pendant qu'on demande à ceux du bas de faire des efforts.
Ça n'empêche évidemment pas d'en faire mais on se sent bien pris pour des cons quand même :D
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Bien que je trouve qu'il y a BCP d'abus avec l(e mesusage de) "IA".
Je reste tjrs un peu circonspect avec la "consomation" d'eau.

Je m'explique, l'electricité, une fois utilisée elle n'est pas rendu à son environnement.
Pour l'eau, à part des le cadre de le rime captation pour remplir un circuit fermé (et encore), elle n'est pas détruite, juste éventuellement utilisée en tant que liquide caloporteur, puis rendu à l'environement.

Me trompe-je ?

Pour le sujet du jour, je pense que c'est surtout un conseil à la c. pour ne pas avoir à dire qu'il n'y a pas eu de refléxions plus poussées sur les l'aménagement du territoire et sur la gestions (au sens infra.) de la population.
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Comme dit dans l'article, l'eau utilisée est souvent de l'eau potable.
Si la quantité d'eau totale de la planète n'est pas modifiée, la quantité d'eau potable disponible à un instant t l'est bien.

Partant de là, vaut-il mieux l'utiliser pour refroidir des serveurs ou la garder pour irriguer des cultures ou donner à boire aux gens ?
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D'aucun (avec un possiblement un peu de la mauvaise foi) pourait dire il y a culture et culture.
Entre le maïs, les carrottes et la salade ou les pommes-de-terre,, algues. Ce n'est pas le même volume.
Et à quoi est destiné ces cultures, alimentations humaines directes, alimentation animal (de bouche), ou bien pour du biocarburant, du sirop de glucose etc.

Et comme j'ai indiqué à par pour un sequestre pour circuits fermés, bien que non potable (plutot pas destinées à l'être) l'eau rejetté est surtout plus chaude (et possiblement biologiquement parlant moins contaminé que le resservoir (revière lac etc.) dans laquelle est est reversée.

Ensuite la question du besoin et de la satisfaction de celui-ci est une vrai question de font, qui quand on pousse le raissonnement pourrait arriver à "... Et alors pourquoi faire des enfants (humain) la planête n'en n'a pas besoin."
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l'eau rejetée est surtout plus chaude (et possiblement biologiquement parlant moins contaminée que le réservoir (rivière lac etc.) dans laquelle elle est reversée
C'est l'inverse une eau chaude favorise le development des bactéries et autres cochonneries (surtout si elle a fait un circuit fermé). C'est uniquement à partir de 60° que la température est suffisante pour tuer les premiers germes : il ne me semble pas qu'aucun circuit de watercooling ne tourne à 60°. C'est pour cette raison, on ne met pas que de l'eau dans un circuit de chauffage centrale domestique (en dessous de 60°).
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Euh… chez moi, il n'y a que de l'eau dans mon circuit de chauffage central :stress:

Mais la température est réglable entre 55 et 80 °C.

Trouvé chez Aubade :
Le besoin des émetteurs thermiques qui occupent votre logement conditionnent le réglage de la température de l’eau de la chaudière. Il se détermine en fonction de leurs performances et de leurs matériaux comme le radiateur en fonte dont l’inertie est excellente :
Les radiateurs basses températures : 45 °C.
Les radiateurs moyennes températures : 50 à 55 °C.
Les radiateurs hautes températures : 70 à 75 °C.
Le plancher chauffant : 35 °C.
Ne pas surchauffer l’eau du circuit de chauffage vous évite une surconsommation d’énergie, veillez à ne pas baisser la température en dessous des 50 °C, des bactéries peuvent proliférer dans l’eau, vecteurs de maladies infectieuses graves comme la légionellose.
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Que de l'eau chez moi aussi, avec des températures souvent <50°C, mais on n'a pas de contact avec donc on s'en fiche de ce qu'il peut se développer dedans, tant que ça ne bouche rien.

On peut mettre de l'eau glycolée quand il y a risque d'exposition au gel (ce qui implique normalement que le chauffage ne tourne pas) mais c'est plus cher, plus compliqué à remplir et un peu moins calorifique donc il faut que le risque existe.
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sans répondre sur le reste, les cultures n'ont pas besoin d'eau potable, juste d'eau :non:
y'a que les animaux qui ont besoin d'eau potable, en particulier les humains et leur estomacs de faibles :D
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C'est pas faux.
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Il ne s’agit pas d’éviter de faire « disparaître » de l’eau mais de lui faire suivre un cycle convenable. De l’eau qui a servi à réfrigérer une machine repart dans le milieu sous forme plus chaude ou polluée, ce qui est souvent nuisible au-delà d’une certaine limite. Elle peut-être aussi redirigée dans un autre milieu que celui dans lequel elle a été prélevée, auquel cas on créé un déséquilibre ou un manque qui peut être néfaste même s’il est temporaire.
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Je comprend le raisonnement, mais dans votre exemple les arguments (surtout la seconde moitié) pourrait être retenu pour TOUS les porducteurs d'eau en boutielle. Et je n'ai pas souvenir de à l'encontre d'EVIAN, VOLVIC, etc.
D'autan qu'en France, à de très très rare exception l'eau distribué en toujours potable.

https://www.latribune.fr/territoire/politique-publique/2024-12-26/eaux-minerales-evian-les-bains-resigne-avec-danone-pour-un-demi-siecle-1014431.html

[...]Chaque année, 1,5 milliard de litres d'eau sont embouteillées.[...]

Coté VOLVIC :

https://www.lesechos.fr/2014/08/volvic-decouvrir-leau-volcanique-1103384#:~:text=Les%20chiffres%20parlent%20d%27eux,volcanique%2C%20poss%C3%A8de%20ses%20caract%C3%A9ristiques%20propres.
|...]avec une production annuelle de 1,2 milliard de bouteilles[...]

Et ça ce n'est que pour deux entreprise Françaises qui exporte beaucoup à l'étranger également.
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Il est mignon ce lapsus digital : « les porducteurs d'eau en boutielle ».

On l’appellera bientôt l'effet « Perrier caca » !
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Eh bien justement, j’ai au contraire le souvenir que les embouteilleurs sont de plus en plus critiqués pour leurs prélèvement sur les ressources, en particulière en période de sécheresses.
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Possible cependant à mon niveau (je n'en ai pas cherché non plus) je n'en ai pas vu.
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L'eau n'est pas juste utilisée comme caloporteur. Elle est évaporée. C'est pour ça qu'on parle bien de consommation.
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ça dépend des DC, des lieux, des techno, mais peut de DC vont évaporer l'eau à mon sens, ce serait même l'inverse pour avoir du froid et donc de la condensation.

Le terme "consommation" veut tout dire et rien dire, pour certains, consommer c'est prélevé dans un milieu, que ce soit une rivière ou un tuyau d'eau, peut importe que l'eau soit évaporée (dans des tour aéroréfrigérantes), restituée au milieu plus chaud, ou conservée pour une bouche fermée à postériori.

Enfin, parler de pollution de l'eau qui passe dans un circuit de refroidissement de DC c'est oublié qu'une par de nos centrales nucléaires utilisent les mêmes mécanismes, sans tour aéroréfrigérantes, notamment celles en bord de mer.
Sachant que pour les centrales en bord de fleuve, l'eau est rejetée, puis pompée pour passer dans le process de traitement de l'eau pour aller au robinet, je vois pas en quoi le même usage par un DC poserait problème.

Après, si les British continuent à faire n'importe quoi avec leur eau comme rouler à gauche, c'est leur problème, pas le mien.
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Au contraire, beaucoup de datacenter utilise desormais un refroidissement adiabatique. L'évaporation de l'eau permet se faire un refroidissement qui consomme beaucoup moins d'électricité. Et cette eau n'est pas restituée au milieu où elle a été prélevée.
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Evaporer de l'eau produit du froid, pas du chaud. C'est le principe de la transpiration. C'est condenser de l'eau qui produit du chaud, ce qui embête bien les climatiseurs qui condensent malgré eux et perdent ainsi du rendement.
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Les climatiseurs ne condensent pas malgré eux : l'humidité augmente la température ressentie. À l'origine, la climatisation a même été conçue pour réduire l'humidité plus que la température : à l'époque des stylos à plume, l'humidité faisait couler l'ancre donc une boite a cherché une solution.
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Cette boite, c'était Petit Bateau ?
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Quand on utilise un déshumidificateur, on veut qu'il diminue l'humidité dans l'air. Son impact sur la température est un effet secondaire. Quand on utilise un climatiseur, on veut qu'il change la température, son impact sur l'humidité est un effet secondaire. Le fait que ces 2 fonctions puissent être réalisées selon le même principe en changeant un peu la construction pour privilégier l'effet dominant ne change pas le fait que l'autre effet est au mieux secondaire au pire indésirable.

Les climatiseurs classiques en refroidissement créent des problèmes d'assèchement de l'air intérieur quand l'air extérieur est chaud et sec, et comme je l'ai dit en plus ça diminue leur rendement puisque la condensation crée du chaud à l'intérieur. A l'inverse, impossible de déshumidifier en mi-saison avec un climatiseur sauf à se retrouver à 16°C alors qu'il fait 20°C dehors. En zone chaude et humide les 2 fonctions peuvent se compléter jusqu'à ce qu'une des 2 atteignent la limite voulue et devienne indésirable.

Il existe des climatiseurs qui ne condensent pas, c'est plus économe mais c'est plus cher à fabriquer car ne pas condenser implique une température de l'échangeur bien plus élevée (environ 16°C contre 6-8°C habituellement), il doit donc être plus grand et avec un plus grand débit d'air pour obtenir la même puissance. Ou alors refroidir de l'eau au lieu de l'air et utiliser des planchers/murs/plafonds rafraîchissants de grande surface.
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Merci pour l'explication détaillée :yes:
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Avec une vision légerment naïve, je répondrai et bien dans ce cas elle rentre dans le cyle de l'eau et généra des nuages qui allimenterons à nouveau les rivière.:yaisse:
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Tu as tout à fait raison, elle n'est plus disponible que temporairement, et en plus évaporée elle n'est pas polluée. Le souci c'est que si c'est maintenant qu'on en a besoin, on ne l'a plus. Effectivement ce n'est pas comme de l'énergie fossile qu'on ne reverra plus (enfin à l'échelle humaine), ou du gaz à effet de serre qui va s'accumuler, mais ça peut quand-même générer un manque temporaire.

C'est un peu pareil pour la production de chaleur, ça peut provoquer une augmentation temporaire des températures alentours, mais ça finit par partir assez vite en rayonnement dans l'espace. Attention, j'ai dit chaleur et pas gaz à effet de serre, qui lui diminue justement ce rayonnement vers l'espace et entraîne un réchauffement généralisé et durable sous l'effet de la chaleur apportée par le soleil (celle produite par l'humanité est négligeable à côté).
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Assez contradictoire avec la compétition des collectivités pour accueillir des datacenters et la manne de taxes qui les accompagnent.
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Arf... Et pour la protection de l'enfance ils vont nous pondre :
"Sauvez un enfant, mangez un prêtre."
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Supprimez vos vieux mails is the new pissez sous la douche.
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Les datacenters et l'IA utilisera 90% des ressources en eau et on demander a rationner l'eau pour le peuple.
Tout va bien !
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seulement 90% ? j'aurais même dit 300%
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Comme deja répondu avant. C'est éronnée et oui des inbéciles aux pouvoir il y en a partout. :-)
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Le problème est que les DC utilisent de l'eau potable. Ils se refroidiraient à l'eau de mer, ça ne poserait pas le moindre problème : l'eau qu'ils utilisent ne disparaît pas, elle est remise dans la nature, avec quelques degrés supplémentaires, c'est tout. C'est le coût de la potabilité qui est problématique (et la rarefaction des sources souterraines).
L’urbaniste Cécile Diguet et la développeuse Anaïs Sparesotto expliquaient quant-à-elles à Next, dans la série Écosystème, que la multiplication des images et des vidéos avaient bien participé à accroître le poids des usages numériques sur les infrastructures numériques, donc l’impact de ces dernières sur la planète.
Euh… Ça reste à démontrer…
Un disque dur faisait avant 4Go. Il fait maintenant 40To. Le coût de fabrication (CO₂ parlant) est peu ou prou le même. Le coût de fonctionnement (électrique+refroidissement) est peu ou prou le même. La fibre consomme moins que l'Internet d'avant. Les nouvelles générations radio consomment autant que les anciennes, et permettent plus de débit.
Sans compter la déportation des usages : Netflix qui remplace les loueurs de DVD, etc.
Du coup, à quel niveau ça impacte la planète par rapport à l'Internet d'il y a 20 ans ?

Sinon, supprimer les mails est un vieux serpent de mer. J'ai plus le chiffre en tête, mais il me semble que l'ordre d'idée était qu'il fallait supprimer 100 mails à la minutes pour contrebalancer la consommation électrique de l'écran utilisé pour faire ces suppressions.
Du coup, c'est factuellement moins utile que pisser sous la douche.
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Parce qu'il faut regarder la situation avec plus de recul que "les quelques dernières années ": "L’empreinte environnementale du numérique, déjà élevée, continue de croître de façon exponentielle, menaçant autant le climat et la biodiversité que les efforts de transition écologique." ADEME
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En même temps, c'est normal, au delà des dernières décennies, le numérique n'existait pas. Le truc, c'est de comparer avec ce que ça a remplacé.

Prenons l'exemple des mails. (les calculs sont approximatifs, juste pour donner un ordre d'idée)
Il faut 300 000 L d'eau pour fabriquer une tonne de papier. Pour faire une simple feuille (5 g), il faut donc 1.5 L.
Un datacenter moyen stocke ~500 Po et consomme ~15 ML d'eau par jour. Et une page de papier peut stocker ~5 ko. Du coup, si on prend tout ça en compte, ça fait que pour stocker une feuille de papier (un courrier) pendant dix ans, le datacenter va consommer 0,00049674 L.

C'est à dire que en gros, 1 seul et unique courrier papier consomme autant d'eau que 3000 mails stockées pendant 10 ans.
Donc dire que le numérique à une empreinte élevée, OK. Mais pas ex nihilo, ça a remplacé des trucs qui avaient des empreintes élevées aussi.
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Je ne savais pas qu'on avait arrêté le papier! :windu:
Il faut prendre en compte l'effet rebond, qui est présent pour toute nouvelle technologie qu'on va nous pondre chaque année. Par exemple les LEDS. Parce que ça consomme moins, on va multiplier les points lumineux et au final, on se retrouve avec plus d'objets à fabriquer et une conso qui n'a pas tant diminué. Qui y gagne? Le vendeur des LEDS! Pour les mails c'est la même chose. Personne ne vide sa boite mail. On en a tellement! Pour un objet commandé il peut y avoir 5-6 mails de confirmation, envoi, ticket, suivi de colis, et etc. Alors oui une facture par mail va moins polluer que la même chose par courrier. Mais la comparaison s'arrête là, il faut regarder le système dans sa globalité pour se rendre compte qu'on se mord la queue à toujours vouloir croître. (Numériquement, technologiquement, etc).
" Mais pas ex nihilo, ça a remplacé des trucs qui avaient des empreintes élevées aussi."
Ben non, c'est la base du problème. +68% de C02 en plus dans le monde depuis 1990! C'est pas en passant à la facture numérique qu'on va se sauver :keskidit:
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Qui a dit "arrêté le papier" ?
Par contre, oui, il y a eu une très très nette diminution. C'est d'ailleurs pour ça que la Poste vient (encore) d'augmenter ses tarifs.
Pour les LEDs, on a divisé par 10 la conso, et multiplié par 2 leurs nombres. C'est toujours gagnant. Sans compter que les villes, par exemple, se sont mises à éteindre les lumières la nuit (https://www.leparisien.fr/sciences/depuis-dix-ans-les-villes-de-france-eteignent-leur-eclairage-ou-le-rallument-10-08-2025-V4DJZWO46JGOLIAZKIQCBU4KZU.php).
Et tu oublis aussi une chose, c'est la durée de vie des leds par rapport aux ampoules classiques. C'est aussi ça regarder un problème dans sa globalité.
Ben non, c'est la base du problème. +68% de C02 en plus dans le monde depuis 1990! C'est pas en passant à la facture numérique qu'on va se sauver :keskidit:
Et donc pour toi, tout est imputable au numérique ?!
Sérieusement ?
Y'a pas, genre, la population qui a augmenté de… 53% qui rentre dans le compte ? Le nombre de voitures dans le monde qui a été multiplié par 3 ?

Je rappelle aussi au passage que, en France, le numérique est très largement décarboné, car basé sur de l'électricité décarbonée…

Bref, c'est pas le numérique qui est la source de tous les maux.
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Et tu oublis aussi une chose, c'est la durée de vie des leds par rapport aux ampoules classiques. C'est aussi ça regarder un problème dans sa globalité.
Attention sur la durée de vie des ampoules LED. La partie "LED" dure effectivement beaucoup de temps. Par contre, il en va souvent autrement de la partie électronique.

Qui plus est, on est passé d'une ampoule très recyclable (juste du verre et du tungstène pour simplifier) à des ampoules non recyclable.

Est-ce qu'on est gagnant sur la conso à l'instant T : oui.
Est-ce qu'on est gagnant économiquement ? Ca dépend.
Est-ce qu'on est gagnant d'un point de vue de l'environnement : non, on est même perdant.

Je me permets donc de te paraphraser : C'est aussi ça regarder un problème dans sa globalité. ;)
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Tout à fait d'accord, le numérique n'est pas responsable de tous les maux en effet.
Cependant la période actuelle de la course effrénée à l'IA, aux implantations imposées de Data centers et tout ce qui s'en suit fait craindre une explosion de la demande énergétique, ressources en eau, en terres. Et avec des conséquences à moyen terme sur les sociétés toujours plus individualistes et influençables politiquement, on le voit d'ailleurs déjà très clairement. Et ça ira toujours dans les mêmes poches au détriment du plus grand nombre. Je crois que le numérique est un catalyseur de notre course effrénée vers le mur qui est face à nous.

"Y'a pas, genre, la population qui a augmenté de… 53% qui rentre dans le compte ?"
1% des plus riches polluent plus que les 2/3 des humains
"Le nombre de voitures dans le monde qui a été multiplié par 3 ?"
Ça oui, mais c'est pas Tesla qui va nous sauver :reflechis:
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@Cqoicebordel
Niveau LEDs, n'oublions pas des luminaires complets qui se généralisent et imposent de changer l'ensemble et non juste une ampoule LED standard...

Niveau durée de vie, en particulier pour les GU10 qui rentrent dans des formats spot parfois assez étroits, j'ai remarqué que les ouvertures des différents luminaires jouait bcp sur les durées de vie de GU10 absolument identiques: J'ai un luminaire de cuisine et un de salon, le 1er ayant des cuvettes en verre dépoli fermées côté culot l'autre un cerclage métal ouvert permettant la convection et allumés aux mêmes heures: Côté durée de vie sur 10 ans depuis montage j'ai pas changé d'ampoules sur l'un (cerclage, 3 ampoules) et seules les 2 (sur 5) orientées vers le plafond blanc ne l'ont pas été (cuvettes verre) sur l'autre.

Car si cela chauffe moins que des anciennes ampoules, une forme cône étroit typiquement orienté vers le sol sans ouverture côté culot = toujours chaud de ce côté qui est celui de l'alimentation LED intégrée à l'ampoule. C'est cela qui lâche en premier bien avant la durée de vie de la LED, dans 99% des cas.

=> Choix de luminaires classiques (pour pouvoir changer les ampoules) mais aérés indispensable à la durée de vie des LEDS. Sinon, pour les trucs type rangées de LED, communs en SdB/cuisine, avoir une alim séparée (attention au choix du bloc de remplacement, on a des courant ou voltage constant selon ce qui est en face) pour au moins ne changer qu'elle au besoin.

Je suis également assez mesuré sur l'impact global de ces luminaires comparé à un peu de verre+filament, sans fine microélectronique. En réalité c'est surtout l'évolution des prix de l’électricité sur ces 2 ou 3 dernières décennies qui rends l'éclairage LED rentable, il faut bien le dire.
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Ah oui j'en ai réparé un de luminaire tout intégré, le format de LED utilisé était assez standard et facile à trouver sur Aliexpress, mais il fallait souder les fils et mettre de la pâte thermique pour le dissipateur. C'est pas faisable par tout le monde c'est sûr.
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Quand je lis que grande Bretagne ou la France entre en sécheresses, je pense que ca ferai rire certains pays ( Afrique..) quand nous on tire la sonnette d'alarme ca serait je pense une période "humide" au sahel...
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Peut-être mais ça n'avance à rien, notre consommation d'eau n'influera jamais en rien sur leur sécheresse et vice-versa.
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La culture informatique de la société…
Y compris des soi-disant "connaisseurs" au seul motif qu'ils travaillent dans le domaine…
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Le Réveilleur a fait une vidéo très creusée sur le sujet concernant le CO2, et bingo, il est peu probable que vider sa boîte mail est impact positif eu égard à l'énergie dépensée pour le faire vs celle gagnée par le gain d'espace. Pour résumer pour qu'il y ait un impact légèrement positif, il faudrait le faire sur son smartphone en wifi, pendant les heures les moins carbonées de la journée, exit donc de la faire tranquillement installé devant son ordinateur, ou dans les transports en 4/5G...
Et ce doit être encore plus négligeable voir négatif dans un pays dont le kWh est plus carboné qu'en France, comme le RU...
Pour l'eau, à voir, est ce que le refroidissement supplémentaire nécessaire pour les requêtes d'accès/ effacement / suppression de la corbeille sont compensées ?
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Encore faut-il pouvoir le faire... Il y a bien des années, ma boite mail google principale a vu sa corbeille disparaître de thunderbord (sans doute suite à une erreur côté client) et je n'ai jamais trouvé comment la restaurer. N'utilisant jamais le webmail, je ne peut donc supprimer mes emails au fil de l'eau après lecture/tri/archivage éventuel.
Donc quand je commence à recevoir les notifs que la taille limite se rapproche, cad une fois tous les 1 à 2 ans, je vais sur le webmail et le fait de là.
Autrement, tout reste présent au rayon "tous les messages" vu du client tiers.
Tenté diverses manips pour restaurer cette corbeille, sans succès. J'ai d'autres adresses gmail qui ne posent aucun pb donc c'est pas un pb survenu suite à une évolution du client tiers ou côté serveur.
A part supprimer cette adresse et la recréer, mais sans pouvoir la réutiliser ce qui pose pb vu sa diffusion, je n'ai pas trop d'idée.

Maintenant sur le fond du pb, on en revient aux conneries demandées aux gens comme "éteignez votre wifi la nuit": A mon sens toutes les bêtises de ce genre sont bien trop nombreuses pour ne pas être organisées, surtout les exemples venant comme ici directement de gouvernements, étant la partie visible d'une stratégie de gouvernance par la peur (ici climatique).

La limite, c'est que tout ce fatras de mensonges insulte de plus en plus frontalement l'intelligence, avec en résultante une vue de plus en plus critique du sujet. Je ne pense pas être le seul que cela hérisse.
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Pendant ce temps on laisse toujours les commerces laisser leurs lumières et écrans allumés la nuit.

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