Les poupées russes de la désinformation à travers  des médias « alternatifs » français

Les poupées russes de la désinformation à travers  des médias « alternatifs » français

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Les poupées russes de la désinformation à travers  des médias « alternatifs » français

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Un rapport, rendu public ce 15 juin par l’ONG bruxelloise EU DisinfoLab, révèle une partie de la stratégie de désinformation russe en France. Un site internet, que d’apparence rien ne lie à la Russie, utilise comme caisse de résonance plusieurs « médias alternatifs » pour diffuser un narratif pro-Kremlin. Enquête entre Paris et Moscou.

« Vous travaillez sur la désinformation russe ? Eh bien bon courage ! ». Lorsqu’un membre des services de renseignement français nous a tenu ce discours, nous n’y avons vu qu’une manière polie de décliner une interview. On ne pensait pas qu’il fallait prendre cette affirmation au pied de la lettre. Mais travailler sur ce dossier n'a pas été de tout repos.

D’abord en raison de l’opacité générale qui entoure le sujet et de ce que cela implique. Beaucoup ont cru voir, par le passé, la main de Moscou derrière des individus qui n’étaient que des « idiots utiles », dont les convictions convergeaient avec les narratifs diffusés par le Kremlin sur les grands dossiers internationaux.

Ainsi, entre ceux qui voient des Russes partout et ceux qui n’en voient nulle part, il est parfois difficile de s’y retrouver. Lorsque l’ONG bruxelloise EU DisinfoLab nous a contactés pour nous confier le résultat de ses recherches, nous savions donc que nous empruntions un terrain miné.

Ces résultats tiennent dans un rapport de 60 pages. « Et encore, il aurait pu être bien plus gros que cela. Si nous n’avions que le soupçon d’un doute sur une information, nous ne l'intégrions pas », nous confie Alexandre Alaphilippe, patron de l’ONG spécialisée sur l’étude de la désinformation.

« Alors qu’on étudiait la désinformation autour de la pandémie de Covid-19, nous sommes tombés sur un site internet qui publiait de fausses informations, « Observateur Continental ». C’était un peu le fil qui dépassait de la pelote de laine ». En tirant dessus, c’est alors tout un réseau de désinformation que l’ONG découvre. Tentaculaire, opaque, qui entretient des liens avec l’État russe et utilise les médias « alternatifs » français pour décupler son audience.

L’EU DisinfoLab n’en est pas à son coup d’essai. Avant cela, elle a mis au jour plusieurs réseaux de désinformation à travers le monde, dont un qui visait directement à partager le narratif du gouvernement indien, notamment sur les événements au Cachemire, auprès des institutions européennes.

Revers de la médaille, à chaque rapport, les insultes et les menaces fusent sur les réseaux sociaux. Peu de chances que ce soit différent ici. « Nous avons été accusés de travailler pour l’OTAN, les Polonais, l’Union européenne, le Mossad, le Pakistan ou encore l’association de défense des consommateurs espagnols… », souffle, dépité, Alexandre Alaphilippe.

Pas une, mais des désinformations russes

La plupart des chercheurs travaillant sur la désinformation venue de Russie considèrent que le Kremlin cherche à affaiblir les pays occidentaux en y semant une sorte de zizanie à l’intérieur des États et au sein de leurs alliances, en appuyant sur les divisions préexistantes et en instaurant la confusion, tout en mettant en valeur la Russie et ses positions sur les grands dossiers internationaux. Le but : orienter l’opinion publique dans un sens plus favorable aux intérêts du Kremlin.

Dans un rapport publié en 2018 sur « Les manipulations de l'information », le Centre d'Analyse de Prévision et de stratégie (CAPS) revenait en 214 pages avec l'Institut de Recherche Stratégique de l'École Militaire (IRSEM) sur les acteurs,  causes et moyens mis en œuvre, en partie par des États, notamment la Russie.

« Ce n’est pas faire preuve de « russophobie » que de constater que toutes les ingérences récentes dans des référendums (Pays-Bas, Brexit, Catalogne) et des élections (États-Unis, France, Allemagne) sont liées, de près ou de loin, à la Russie. Nos interlocuteurs dans les instances européennes attribuent 80 % des efforts d’influence en Europe à la Russie, le reste provenant d’autres États (principalement la Chine et l’Iran) et d’acteurs non étatiques (groupes djihadistes, en particulier Daech) » pouvait-on y lire. Une stratégie mise en œuvre dès la précédente campagne présidentielle.

« Une analyse indépendante des 800 sites les plus visités durant la campagne et de près de 8 millions de liens partagés entre novembre 2016 et avril 2017 « n’a identifié d’influence étrangère qu’en provenance de Russie. Aucune autre source étrangère d’influence n’a été détectée ». De nombreux théoriciens ou officiels russes ont d’ailleurs mis en avant l’utilisation de l’information à des fins d’intimidation et de déstabilisation politiques, avec une recherche d’objectifs stratégiques ».

Quitte à diffuser des narratifs qui se contredisent entre eux : sur la tentative d’assassinat de Sergueï Skripal à Salisbury (Royaume-Uni), attribuée au GRU, RT et Sputnik ont proposé au moins quinze théories mutuellement incompatibles.  « Rien n’est vrai, tout est possible », résume le journaliste Peter Pomerantsev.

« Cette désinformation est une menace pour la France et pour l’Europe car elle vise à semer, voire cultiver la discorde et la peur au sein de nos sociétés et aussi entre pays occidentaux alliés » explique Cécile Vaissié, professeure des universités en études russes et soviétiques à l’Université Rennes-II et autrice des Réseaux du Kremlin en France (Les Petits Matins, 2016). 

« C’est une arme de déconstruction démocratique massive », nous explique Bruno Studer, député LREM et rapporteur de la loi contre la manipulation de l'information. Une vraie menace, bien difficile à contrer car « quand vous essayez de légiférer, on vous accuse immédiatement de chercher à réduire la liberté d’expression, on évolue là sur une ligne de crête », explique-t-il, bien conscient que « les puissances étrangères exploitent les particularités des systèmes démocratiques à leur avantage ».

Mais dans le cadre de la guerre de l’information menée par la Russie, il faut distinguer la stratégie d’influence – publique, visible, notamment à travers des médias comme RT et Sputnik – de celle qui ne l’est pas.

Dans cette dernière, on compte une multitude d’acteurs, plus ou moins liés aux autorités russes, et des réseaux plus ou moins grands et plus ou moins « autonomes ». Une distinction importante, car de la désinformation « autonome » a déjà été attribuée à tort à Vladimir Poutine par des médias occidentaux.

Poupées russes

Vous n’avez probablement jamais entendu parler d’Observateur Continental et c’est normal. Avec 11 771 abonnés sur Facebook, l’audience native de ce site se présentant comme une « plateforme dédiée aux chroniqueurs et analystes du monde » est plutôt anecdotique. Mais les consommateurs de médias dits « alternatifs », ont probablement été exposés à leurs contenus, sans forcément le savoir.

Dans le cadre de l’épidémie de Covid-19, le site a notamment publié une interview de l’ancien professeur de droit international Francis Boyle qui explique que c'est « une arme biologique parfaite » qui serait « sortie tout droit des laboratoires américains ».  Une théorie complotiste que l’on retrouve aussi dans une vidéo disséquée par Le Monde

La plateforme héberge des contenus à tonalité complotiste et d’autres s’alignant sur le narratif poussé par le Kremlin sur plusieurs dossiers internationaux, quand ils ne sont pas strictement à la gloire de Vladimir Poutine, comme dans cet article comparant l’alimentation et l’hygiène de vie de plusieurs chefs d’État.

Parmi ses contributeurs, on retrouve Olivier Renault et Mikhaïl Gamandiy-Egorov qui ont tous deux travaillé pour La Voix de la Russie, devenu entre-temps Sputnik France. Ils apparaissent également comme auteurs sur un certain nombre de médias « alternatifs ». Toutefois, afficher les mêmes idées que le Kremlin ne démontre pas nécessairement de liens avec celui-ci. 

Publiquement, rien ne semble lier Observateur Continental à la Russie. Dans la rubrique « qui sommes-nous » du site web, celui-ci explique que « ce portail a pour objectif principal de fournir à ses lecteurs francophones les informations pertinentes sur les activités de l'OCS (Organisation de coopération de Shanghai), du groupe des BRICS (union politique et économique de 5 pays: Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) et du grand partenariat eurasien entre l'Union économique eurasiatique (UEEA) et d'autres pays, dont l'Inde, l'Iran, le Pakistan et les pays membres de la CEI et même de l'UE ».

Mais grâce à différentes techniques d’OSINT (open source intelligence), reposant sur des données disponibles en sources ouvertes sur internet et des outils en ligne, l’ONG bruxelloise a découvert des liens plus évidents entre Observateur Continental et la Russie ; trois éléments viennent en attester.

Le premier provient d’une simple analyse Whois du site. Elle a fait ressortir plusieurs informations, notamment le contact technique présentant une adresse mail terminant par « @inforos.ru » ainsi qu’une adresse basée à Moscou (nous y reviendrons). Sur son site internet, Inforos se présente comme une agence de presse russe.

Obersvateur Continental WHOIS

Le deuxième élément, lui, a été obtenu en cherchant directement dans le code source du site web. Un élément distinctif en a été extrait et recherché sur un moteur de recherche dédié. Il en résulte que ce bout de code apparaît dans 243 sites web, presque tous enregistrés en Russie et en langue russe à l’exception de deux : Observateur Continental et le « think Tank et média indépendant » OneWorld. 

Dernier élément, l’analyse de l’index du site fait apparaître un dossier au nom peu commun « gazetastar ». Nom de dossier que l’on retrouve à l’identique sur le site web de OneWorld. Enfin, il arrive que le site web se trahisse lui-même en affichant directement des messages d’erreur… en russe. 

Observateur continental Code sourceObservateur continental Code source

Derrière Observateur Continental, une agence d’information en affaires avec le Kremlin

InfoRos se présente comme une agence d’information et gère de nombreux sites web : ceux de médias locaux russes, mais aussi des plus militants, comme South Ossetia - cronicle of genocide.

Selon le Freeman Stogli Institute for International Relations at Stanford (FSI Stanford) InfoRos aurait participé à une opération d’influence du Kremlin, identifiée comme telle par Facebook, visant à « soutenir et défendre les récits pro-russes et pro-soviétiques de la guerre » à l'approche du 70e anniversaire de la victoire des Alliés en 1945. 

InfoRos est également liée à l’État Russe par plusieurs contrats : « un contrat attribué par le ministère russe des Affaires étrangères pour développer et gérer un site Web sur un thème d'intérêt pour l'État russe ; un contrat attribué par le think tank InterAffairs [lié au ministère russe des Affaires étrangères, ndlr] pour organiser une conférence internationale sur la cybersécurité en Allemagne; un contrat attribué par le gouvernement local de Moscou pour la maintenance de sites Web et mener des sondages d'opinion », détaille EU DisinfoLab.

L’entreprise avait déjà attiré l’attention du Washington Post dans un article datant de 2018. Sur la base de sources appartenant aux services de renseignement occidentaux, le journal lie InfoRos au GRU, et plus exactement à l'unité 54777, ou 72nd Special Service Center, dédié à la guerre psychologique et aux opérations d'influence en Europe et en Ukraine. 

Une attribution que vient tempérer un membre des services de renseignement français. « C’est le genre de sujet avec lequel il faut rester très prudent dans les attributions. Les gens imaginent que les services de renseignement russe sont un bloc monolithique avec Poutine au sommet. Ce n’est pas le cas. Dans tout ce réseau, il ne serait pas surprenant qu’il y ait beaucoup “d’idiots utiles” qui ne se rendent même pas compte de ce qu’ils publient ou répercutent sur leur page Facebook », nous prévient-il. 

Une analyse que vient corroborer Emerson T. Brooking, chercheur résident au DFRLab de l’Atlantic Council, une structure qui étudie la désinformation :

« Après 2016, la stratégie de désinformation russe s’oriente maintenant vers des réseaux plus petits, où il est très difficile de faire émerger la preuve d’une coordination centrale. Ils font plus d’efforts pour se camoufler et les attributions directes deviennent presque impossibles. Observateur Continental est clairement la démonstration de cette tendance».

Pour le chercheur, il est néanmoins certain que « sans le travail de EU DisinfoLab, les liens avec Inforos seraient restés sous le radar ». Selon Kevin Limonier, maître de conférences en études slaves à l’Institut Français de Géopolitique (Université Paris 8), « On a une galaxie d'acteurs qui sont des entrepreneurs d'influence, qui vont monter [dans leur coin] des opérations informationnelles (...) mais de mémoire de chercheur on n'avait pas encore vu quelque chose comme ça en France. S'agit-il d'une initiative isolée ou de quelque chose de décidé plus en amont, [c’est difficile à dire] ».

Il invite lui aussi à la prudence sur l’attribution.

Bons baisers de Moscou

Afin d’en savoir plus, nous nous sommes rendus à Moscou, à l’adresse mentionnée dans le rapport de l’ONG, rue Krzhizhanovskogo dans le sud de la capitale russe. Sur internet, les registres d'enregistrement des sociétés indiquent que l'agence de presse InfoRos est enregistrée à la même adresse que la fondation Rousskii Mir (Le monde Russe) ; créée en 2007 par Vladimir Poutine. Son rôle officiel est de promouvoir la culture russe et l’enseignement de la langue russe dans le monde ; c’est aussi un relais d’influence du Kremlin.

« Tout l'immeuble appartient à Rousskii Mir », nous a confié un agent d'entretien du quartier, « la fondation loue ses bureaux à des entreprises ». L'immeuble en pierres rouges est composé d'un bâtiment principal et de deux ailes. L'une d'elles est occupée par une représentation régionale du ministère de la Justice, l'autre par plusieurs petites entreprises, un cabinet de juristes, un centre bouddhiste et un dentiste.

Si les trois ailes sont physiquement reliées, nous avons pu constater que la partie occupée par la fondation « Rouskii mir » est isolée, accessible seulement par l'entrée principale gardée par un agent de sécurité.

Inforos RussieInforos RussieCrédits : Paul Gogo

Le gardien nous a confirmé la présence de représentants d'InfoRos au sein du bâtiment. « InfoRos ? Oui, ils sont bien ici, ils sont assis là-bas », nous a-t-il lancé, désignant des bureaux situés à sa droite, au rez-de-chaussée de l'immeuble. Impossible pour autant d’accéder à la rédaction. La présence de représentants d'InfoRos dans ces bureaux nous a cependant été confirmée par une autre personne rencontrée à la sortie de l'établissement.

Contrairement aux autres accès qui indiquent par des plaques la présence des sociétés enregistrées à cette adresse, l'entrée principale n'indique que les bureaux de la fondation Rousskii Mir et la présence d'une cantine située dans le sous-sol du bâtiment. Mais qui est à la tête d’InfoRos ? C’est là que les pistes se brouillent.

Car il semblerait qu’il n’y ait pas une, mais deux sociétés Inforos aux noms presque identiques et que seul un guillemet déplacé distingue. On trouve à leur sommet un chef d’entreprise de Saint-Pétersbourg qui vend du « matériel de protection » au ministère de la Santé russe et une société « OCS business club », club d'affaires lié à l'OCS.

À lui seul (en son nom et au nom de deux femmes qui semblent y travailler), le business club semble détenir les deux tiers des parts d’Inforos. À la tête de celui-ci, on pense retrouver l'ancien militaire cité dans l’article du Washington Post, soupçonné par le journal de travailler pour le GRU. On retrouve au passage l'ancien militaire dans les petits papiers d'une autre société d'édition, elle aussi enregistrée dans l'immeuble aux briques rouges.

C’est un ancien officier de l'armée russe, devenu chercheur dans la prestigieuse université Mgimo, qui dirige cette autre société. Contacté, Inforos a accepté de répondre à nos questions par mail ce matin à 8h48. Nous mettrons à jour l'article dès que nous aurons leurs réponses.

Petite infox deviendra grande

Mais pourquoi se donner tant de mal pour un « média » dont l'impact semble si faible ? En réalité, si Observateur Continental ne bénéficie que d’une audience très limitée sur sa page Facebook, il mise sur d’autres pages bien connues pour faire caisse de résonance en reprenant ses publications.

Parmi ces acteurs amplificateurs, le rapport de l’ONG pointe des « médias alternatifs » comme AgoraVox (62 000 abonnés sur Facebook), Les Moutons Enragés (47 000 abonnés), Réseau international (156 000 abonnés et partenaire de OneWorld), Mondialisation.ca (24 000 abonnés) ainsi qu’Adoxa Info, qui a récemment fermé (11 000 abonnés à l’époque).

Sur le site participatif AgoraVox, une page opérant sous l’alias « Patrice Bravo » s’en est même fait une spécialité en republiant en masse les articles d’Observateur Continental depuis octobre 2019. Une démarche qui fait grincer des dents d’autres utilisateurs de la plateforme.

Contactée, « l’équipe d’Agoravox » nous explique que le média « est une plateforme d'hébergement qui offre gratuitement à ses rédacteurs inscrits la possibilité de publier des articles et/ou des vidéos. Il n'y a donc pas de comité de modération et un directeur de la publication ». Ils précisent n’avoir « aucune d'information » ou « contact particulier avec ce rédacteur » mais assurent que « si un article ou un commentaire contenant des éléments erronés ou des calomnies devait passer en ligne, nous le supprimons dans les plus brefs délais dès qu'il nous est signalé par mail ou via les formulaires prévus ».

Sur le site Les Moutons Enragés, on retrouve plus d’une cinquantaine d’articles d’Observateur Continental, dont plusieurs signés non pas par « Patrice Bravo », mais une certaine « Christine Bravo ». À la question d’un utilisateur qui s’étonne de cette apparente connexion entre les deux sites, une administratrice du nom de « Volti » répond que les répercussions sont faites « à la demande » du blog. Contactée par mail, elle n’a souhaité faire aucun commentaire.

AgoraVox Patrice BravoLes Moutons Enragés Réponse de Volti

Sur le site conspirationniste Mondialisation.ca, plus d’une quarantaine d’articles d’Observateur Continental ont été republiés. Contacté, il n’a pas donné suite à nos questions. Même son de cloche du côté de Réseau International (plus de 180 occurrences d’Observateur Continental) qui a déclaré refuser toutes les demandes d’interview. Chou blanc, donc.

Réseau international et le Center for Research on Globalization (qui gère les sites GlobalResearch.ca et Mondialisation.ca) font tous deux partie des sites partenaires de OneWorld. Contacté, le « think tank et média indépendant » nous a renvoyé à la longue réponse – une sorte de profession de foi relativement hors-sujet – que nous a transmise l’un de leurs journalistes, Andrew Korybko, et à un édito incendiaire publié sur leur site suite à une prise de contact de la BBC qui travaillait également sur le rapport publié par EU DisinfoLab.  

Joint par téléphone, Grégory Roose, fondateur d’Adoxa Info – qu’il a aujourd’hui fermé « par manque de temps » – explique avoir été contacté par Olivier Renault, qui lui a proposé de republier des articles d’Observateur Continental. Il assure n’avoir sélectionné que les plus « factuels » et écarté ceux qui semblaient moins sourcés.

À l’évocation de la possibilité qu’il s’agisse de désinformation russe, il dit n’avoir « pas de problème » avec cela, dans la mesure où nous vivons une « guerre de l’information » et où les journalistes des « grands médias » ont eux-mêmes d’autres « allégeances ». Ces contenus sont aussi traduits, republiés sur des sites étrangers et dans le reste de l’Europe.

L'article d’Observateur Continental copié-collé par Agoravox est ainsi repris par la plateforme tchèque První Zprávy, le contenu est ensuite partagé sur des pages et groupes slovaques et tchèques. L'article original d'Observateur Continental est quant à lui relayé par plusieurs groupes Facebook italiens, dont des pro-Beppe Grillo.

Amplification des articles

Paris ne répond plus

Face à cette stratégie mise en place, quelle est la réponse de l’État français dans un contexte où Emmanuel Macron souhaite aller vers un apaisement des relations entre Paris et Moscou et appelle à « repenser le lien avec la Russie » ?

Sous couvert d’anonymat, une source au sein des services de renseignement tempête : « En interne, personne n’est d’accord et il y a de gros débats. Pourtant, ce n’est pas dans nos habitudes de remettre en question ce qui vient d’en haut ». Pour lui, la guerre de l’information ne tourne clairement pas à notre avantage.

« Il suffit de regarder la Serbie pendant la crise du Covid-19. Ils sont persuadés que la Chine et la Russie ont été de meilleurs partenaires que l’Union européenne alors que c’est cette dernière qui les a le plus aidés. On foire complètement, on a un vrai train de retard sur ces questions alors qu’eux sont très efficaces ».

Et sur l’idée du rapprochement avec Moscou ? « Évidemment qu’on comprend l’idée du président de la République, mais on leur donne beaucoup trop et ils en profitent clairement. »

Une affirmation qui fait bondir un proche conseiller de Macron à l’Élysée qui demande, lui aussi, à garder l’anonymat. « C’est faux. Croyez-moi qu’avec ces gens-là, ce n’est pas binaire. Nous ne sommes pas des lapins de six semaines. Le fait de vouloir normaliser nos relations ne nous fait absolument pas baisser la garde ».

« De toute façon, ceux qui râlent sont généralement de l’arrière-garde. Ces gens-là ne veulent entendre parler des Russes sous aucun prétexte, mais nous sommes fermes avec tout le monde », poursuit-il. Le conseiller l’assure, ce qui pourrait être pris pour de la permissivité n’est en fait qu’un calcul sur le plus long terme. « Ne pas attribuer ne veut pas dire ne pas savoir. »

« C’est vrai toutefois que nous avons un train de retard sur le sujet de la lutte contre la désinformation », finit-il toutefois par admettre en promettant quand même que « les choses bougent ».

Mais bougent-elles suffisamment vite ?

Commentaires (152)


Excellent article =)


Article passionnant ! Inquiétant aussi…

Merci.

Je ne m’attendais pas à ce type d’article sur NXI, mais il est vrai qu’on ne peut pas parler des lois anti-fausses informations sans parler des émetteurs de ces (fausses) informations.

Ça me va !


Bravo et merci pour l’enquête. La Russie à l’air très actif sur ce terrain de la désinformation, on le voit beaucoup ces derniers temps avec les dernières élections, les manifs de gilet jaune etc… Mais aussi sur le terrain du hacking de manière générale. Je me rappelle d’un excellent doc d’Artesur le sujet et j’ai toujours en tête le hacking de TV5 Monde dont l’enquête à l’air de s’orienter vers un groupe de hacker Russe. 




  Quant un état fait des actions pour montrer leurs forces (par exemple un déploiement de troupe près d'une frontière), l'état belligérant bombe le torse et fait également des actions en réponse afin ne pas paraître "faible". Dans le cas présent, comme c'est des actions plutôt clandestine et donc qu'on ne le vois pas forcément j'ai l'impression que tout le monde s'en fou et laisse faire. C'est un peu exaspérant, j'ai l'impression que l'on passe pour des gros couillons, la bonne poire à qui on peut faire ce qu'on veut, qui subit sans rien dire ni rien faire.        






  Ma question est donc la suivante, est-ce qu'il y a des répercutions plus concrète de la part de la France et plus globalement de l'Europe ou de ses alliés en représailles que la simple "Il faut discuter" que prône Macron ? Est-ce que des actions similaires à l’instar de la Russie envers nous sont effectuées en Russie ?

Pour contrebalancer cet article pas très bien balancé, lire ce dossier sur DisinfoLab, évidemment elle même sujette à une forte objectivité  :

https://www.les-crises.fr/disinfogate-synthese-generale/



PS: pour les trolls qui surgiraient à grand coup de ‘les-crises font partie de la complosphère russe’, la justice de ce pays en a jugé autrement

https://www.les-crises.fr/condamnations-du-monde-et-de-samuel-laurent-pour-diffa…

https://www.les-crises.fr/condamnation-de-cecile-vaissie-pour-diffamation/

 


L’article est intéressant toutefois j’ai du mal à voir si l’activité de Observateur Continental est de la désinformation ou du lobbying.



Qu’est ce qui permet de la différencier des autres think tank ?








modestmax a écrit :



PS: pour les trolls qui surgiraient à grand coup de ‘les-crises font partie de la complosphère russe’, la justice de ce pays en a jugé autrement





La Justice en Russie… Hum je crois pas que ça soit un argument à mettre dans la conversation.



Aux dernières nouvelles, mieux vaut ne pas déplaire à Vladimir sinon tu as affaire à la “Justice”.



Je précise au passage que je ne tolèrerai pas de débordement sur ce fil (comme le sujet est touchy, je sais que certains seront tentés). Tout dérapage mènera à une modération directe. Merci <img data-src=" />








David_L a écrit :



Je précise au passage que je ne tolèrerai pas de débordement sur ce fil (comme le sujet est touchy, je sais que certains seront tentés). Tout dérapage mènera à une modération directe. Merci <img data-src=" />







C’est pour ca que les commentaires étaient désactivés ?



Du coup vu que ca marche, les auteurs sont de nouveaux membres de NXI ? Ou bien est ce une tribune libre ?


Ils ne l’étaient pas, il y avait un souci technique qu’on a identifié et corrigé suite à des remontées&nbsp;


Je n’en pense pas moins de la justice Française, toute fois c’est bien elle qui a rendu ces jugements


Les tribunes sont mentionnées comme telles. Ce sont des journalistes qui ont travaillé sur le sujet pour nous.&nbsp;


Bof… C’est un article subventionné ?

&nbsp;

En ce qui concerne&nbsp;DisinfoLab et M. Nicolas Vanderbiest, vous devriez également chercher à vous informer. Auprès du gardien d’immeuble ou de la femme de ménage, par exemple.&nbsp;



&nbsp;D’accord la Russie mène une guerre de l’information, mais largement à visage découvert sur RT ou Sputnik. L’audience d’Agoravox ou de Lesmoutonsquelquechose, c’est négligeable. Le problème avec RT, c’est son efficacité pour diffuser une information censurée ailleurs. Pro Russie, sans doute et ouvertement, mais très pros en France comme journalistes.

&nbsp;

&nbsp;Plus généralement, TOUTE l’information qui paraît dans la presse, papier ou autre, est en fait de la communication orientée, rien de nouveau à le constater, et l’influence du bloc atlantiste occidentaliste pro UE pro OTAN domine largement. Elle est exclusive dans les grands médias et les plus petits qui recopient. À un moment donné, je n’ai plus pu maintenir mon abonnement - pourtant fort ancien - au Monde et à Mediapart. Même le Canard Enchaîné devient un journal pro Macron en dézinguant aussi méthodiquement ses adversaires par le ridicule et je le lis avec suspicion.&nbsp;&nbsp;



&nbsp;Donc l’internaute qui veut s’informer butine ailleurs avec précaution pour faire son miel. Vous avez mieux à proposer ?


Je sais que répondre ne sers sans doute à rien, mais voir par ici.



Pour le “article subventionné”, merci de nous éviter ce genre de remarque sans intérêt. Notamment quand on connait nos positions claires sur le sujet <img data-src=" />


Est-ce que ce genre de désinformation est propre uniquement à un pays (ici la Russie) ?

Est-ce que d’autres pays pratiquent ce genre de désinformation ? Par exemple, la France (voir l’Europe) utilise-t’elle aussi ce genre d’astuce dans d’autres pays ?

Ou est-ce tellement commun, tout le monde le fait, qu’au final faut vivre avec ?

&nbsp;

Cependant, je m’interroge toujours sur le “à qui ça profite” à la fin…



Au demeurant, l’article est intéressant. Et certains commentaires viennent ajouter des éléments et des discussions compétant bien le sujet.








David_L a écrit :



Les tribunes sont mentionnées comme telles. Ce sont des journalistes qui ont travaillé sur le sujet pour nous.







OK. Des sous traitants quoi ^^ (je dis pas ca négativement hein).



En tout cas sympa l’enquête avec le voyage à Moscou.



Ah, du coup c’était un bug ?



Du coup mon commentaire : merci pour l’article. Je connaissais RT, Sputnik et les usines à commentaires sur les réseaux sociaux, mais pas ça. C’est bon de le savoir <img data-src=" />


Et moi qui suis en train de regarder “le bureau des légendes” je croyais que les commentaires avaient été désactivés par les russes

Merci d’avoir rétabli la vérité <img data-src=" />

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Lyaume a écrit :



Est-ce que ce genre de désinformation est propre uniquement à un pays (ici la Russie) ?

Est-ce que d’autres pays pratiquent ce genre de désinformation ? Par exemple, la France (voir l’Europe) utilise-t’elle aussi ce genre d’astuce dans d’autres pays ?

Ou est-ce tellement commun, tout le monde le fait, qu’au final faut vivre avec ?

 

Cependant, je m’interroge toujours sur le “à qui ça profite” à la fin…



Au demeurant, l’article est intéressant. Et certains commentaires viennent ajouter des éléments et des discussions compétant bien le sujet.







Au hasard, la campagne anti Huawei dont on ne sait toujours pas si elle repose vraiment sur quelque chose de concret ? ^^



Je viens de lire le dossier et l’article, je trouve ça très léger. Oui on a dossier de 60 pages mais ce dernier est vide. Il y a quoi ? 5 sites complotistes qui se renvoient les mêmes articles et alors ?



On cite Spoutnik ou RT (que je ne suis pas trop) bah CNN et la BBC font la même chose et dans plusieurs langues. Et les américains n’hésitent pas à utiliser les agences de presse. On se souvient tous de Bloomberg affirmant pendant plusieurs semaines que des carte mères assemblées au US avaient un composant espion gros comme un grain de riz. <img data-src=" />



A franchement parler je préfère 100x plus l’enquête sur les liens des groupes extrémistes, le partie afd, les groupes russes et leurs ramifications à travers les réseaux sociaux parue dans Der Spiegel. Avec en plus une enquête sur le pourquoi les groupes politiques traditionnels n’arrivent pas à la chevilles en terme de communication.





Bref j’ai l’impression de me répéter mais cette enquête est vide voir utilise même le ton complotiste qu’il reproche aux autres.


Mouai.. pour moi c’est un coup d’épée dans un verre d’eau.



Je ne nie pas le problème, mais EUDesinfo a perdu toute crédibilité à mes yeux depuis qu’ils ont eu des fantasmes d’ingérence russe sur l’affaire Benalla jusqu’à en imaginer des conclusions à une étude complètement pourrie: Le Monde - l’Impossible quête des bots russes de l’affaire Benalla.

Et ça c’est sans regarder tous les petits soucis de conflit d’intérêt… j’en passe des vertes et des pas mûres à leur sujet.



Bref, l’étude plus récente semble déjà un minimum plus sérieuse, mais avec un peu de recul, l’importance des “révélations” est moindre… comme si on ne savait pas qu’il y avait des sites complètement pétés qui viennent de pays étranger pour diffuser des fake news ?

La plupart de ces sites le font pour le clic et le fric, alors bon saupoudrer ça d’un peu de pro-russe de temps à autre, on est plus à ça près. Ce ne sont pas les 100 000 abonné d’une page facebook alternative qui vont mettre le pays à feu et à sang (Macron & Castaner se débrouillent très bien sans aide pour ça…).



On attends toujours les preuves concrètes d’une ingérence russe dans les élections françaises de 2017 d’ailleurs… Si je ne m’abuse la seule trace qu’on a c’est que les macronleaks ont été fait depuis la russie, youhou…



Bref on n’apprend pas grand chose de nouveau.








JoePike a écrit :



Et moi qui suis en train de regarder “le bureau des légendes” je croyais que les commentaires avaient été désactivés par les russes

Merci d’avoir rétabli la vérité <img data-src=" />

<img data-src=" />





<img data-src=" />

&nbsp;



DanLo a écrit :



Bref, l’étude plus récente semble déjà un minimum plus sérieuse, mais avec un peu de recul, l’importance des “révélations” est moindre… comme si on ne savait pas qu’il y avait des sites complètement pétés qui viennent de pays étranger pour diffuser des fake news ?&nbsp;





Ah ben du coup ça va alors ? (pour le reste voir mon commentaire plus haut ;))









Lyaume a écrit :



Par exemple, la France (voir l’Europe) utilise-t’elle aussi ce genre d’astuce dans d’autres pays ?







« l’équivalent » de RT ou Sputnik c’est la BBC, France24 ou RFI qui diffusent à l’international.

Mais les liens de la rédaction avec le pouvoir n’ont rien à voir.



Comme « rédaction infiltrée », il y a Radio Free Europe qui est financée par le Congrès US, je ne sais trop s’il y a des équivalents européens. Mais là encore, cela n’a en général rien à voir en terme de qualité du contenu



EDIT : ah ben je vois que d’autres ont partagé plus ou moins le même point de vue que moi. :)



C’est déjà très intéressant d’apprendre que Vanderbiest a quitté EUDesinfo Lab (mais qu’en est-il des autres..?) merci David pour le lien vers le tweet. :)








David_L a écrit :



Ah ben du coup ça va alors ? (pour le reste voir mon commentaire plus haut ;))









Oui.. disons que dans l’absolu, mon “message” principal c’est surtout que l’information est aussi utile qu’une tempête dans un verre d’eau : rien de nouveau sous l’horizon et il y a encore des gens comme ceux de DESinfo que ça semble faire bander de trouver le moindre truc en lien avec la Russie (quelqu’en soit la forme <img data-src=" /> ).



L’article est bien fait. Mais, il pose un gros problème tant le risque d’entraîner des biais cognitifs pour une grande partie des lecteurs est important, massif même.

Il serait, à mon avis, indispensable de publier un article, ou du moins rajouter un paragraphe conséquent, qui aborderait ce problème de diffusion des informations et des réseaux d’influence sur Internet.

Il existe des outils qui mesurent non seulement l’audience mais le cheminement des informations surtout en ce qui concerne la circulation entre les différents sources.

De plus, il faudrait informer les lecteurs sur ce qu’est EU DisinfoLab, certes une ONG, mais si loin d’être neutre et objective. #Malebranche ou du bon usage de … l’information.

Sinon, on en reste à l’amplification de l’anxiété phobique suscitée par ces inquiétants « étrangers » et leurs n-ièmes colonnes intérieures si complices et complotant sans relâche.








eliumnick a écrit :



Au hasard, la campagne anti Huawei dont on ne sait toujours pas si elle repose vraiment sur quelque chose de concret ? ^^



A l’heure actuel, ca a l’air aussi concret que les armes de destruction massive de l’Irak à l’ère Bush Jr…









modestmax a écrit :



PS: pour les trolls qui surgiraient à grand coup de ‘les-crises font partie de la complosphère russe’, la justice de ce pays en a jugé autrement

https://www.les-crises.fr/condamnations-du-monde-et-de-samuel-laurent-pour-diffa…

https://www.les-crises.fr/condamnation-de-cecile-vaissie-pour-diffamation/





La justice, d’après ses captures, n’as pas jugé ce point-là.

Pas de point de vue de ma part concernant ce site qui ne m’intéresse pas, juste que tes liens ne démontrent pas ton propos.



Dénoncer le soft power russe n’empêche pas de dénoncer celui de la France ou des us ou des autres. C’est usant à chaque article de ce type de voir debouler des commentaires “ mais nous aussi on le fait”.&nbsp;

Merci pour l’article.








Patch a écrit :



A l’heure actuel, ca a l’air aussi concret que les armes de destruction massive de l’Irak à l’ère Bush Jr…







Justement, ca semble être un bon exemple de désinformations d’une puissance étrangère. Si l’article avait été plus général, au lieu de se concentrer sur la Russie, il aurait été bien plus intéressant.









eliumnick a écrit :



Justement, ca semble être un bon exemple de désinformations d’une puissance étrangère. Si l’article avait été plus général, au lieu de se concentrer sur la Russie, il aurait été bien plus intéressant.



<img data-src=" />

Même si on parle souvent de la Russie pour la désinformation à l’étranger, ils sont loin d’être les seuls à le faire.



Je ne pense pas qu’il s’agisse d’un “article subventionné”. Disons que c’était une manifestation d’agacement. L’accusation d’ingérence russe, vu tout ce qu’envoie l’autre camp façon pilonnage h24 de bombardier lourd, cela me semble drôle. Bien sûr que cette ingérence existe. Parce que la Russie veut exister. La France, plus guère.


C’est bien beau ce projet mais pourquoi le faire uniquement sous l’angle d’une manipulation orchestrée par les Russes ? Tous les pays cherchent à interférer avec ce qui se passe chez leurs partenaires, peu importe le type de liens qui les unissent. Les USA doivent être au moins aussi actifs en Europe que les Russes donc cela aurait-été sympa d’élargir cette recherche a tous les types d’influences que subissent les démocraties européennes de la part de l’étranger.








JnnT a écrit :



Je ne pense pas qu’il s’agisse d’un “article subventionné”. Disons que c’était une manifestation d’agacement.&nbsp;





C’est sans doute&nbsp; une mauvaise manière de le manifester alors <img data-src=" />









gillesMioni a écrit :



Sinon, on en reste à l’amplification de l’anxiété phobique suscitée par ces inquiétants « étrangers » et leurs n-ièmes colonnes intérieures si complices et complotant sans relâche.





Si c’est tout ce que tu retiens de l’article, je t’invite à le lire en entier ;)&nbsp;



À part une activité inhabituelle sur twitter de quelques comptes fantômes robotisés (bots) apparemment créés depuis la Russie au début des protestations des GJ, pas grand-chose, rien en fait.


Le rapport de 2018 cité en début de papier est intéressant à lire sur le sujet <img data-src=" />


Promis, je le relirai encore et encore.


Amusant de voir les adeptes des médias alternatifs et indépendants venir défendre ces pratiques.









eliumnick a écrit :



Justement, ca semble être un bon exemple de désinformations d’une puissance étrangère. Si l’article avait été plus général, au lieu de se concentrer sur la Russie, il aurait été bien plus intéressant.





Pourquoi ?



Quand on fait un article sur une distrib’ linux, il faut forcément parler de Windows ?



Usant, c’est le bon terme.



À chaque enquête sur l’ingérence russe, on voit comme “réponse” du&nbsp;whataboutism teinté de&nbsp;fausse équivalence et de plein d’autres sophismes. Cette rhétorique est vraiment faible et vide d’argument… Mais ses défenseurs font comme si ça suffisait à discréditer des vrais arguments.



Que l’enquête d’EU Disinfolab soit sujette à caution ou non (je ne sais pas), ça reste mieux comme preuve qu’une accumulation de sophismes.








danarmk a écrit :



(…)À chaque enquête sur l’ingérence russe, on voit comme “réponse” du whataboutism teinté de fausse équivalence et de plein d’autres sophismes(…)





Heu… Cette vision des choses (mise en perspective) existait bien avant l’apparition de ces sophismes anglophones que tu es le seul à citer.



En fait, on est principalement des jeunes ici. Mais en réalité (et c’est un peu ce qui a refroidi Chirac en 2003 aussi), concernant l’Irak, c’était le second mensonge grossier des USA. Lors de la première guerre du golfe, ils ont embrigadé tout l’OTAN dans leur délire en prétendant que Sadam avait des troupes en effectifs énormes au Koweit (genre un coef de 3 ou 4 fois la réalité), puis ils ont envoyé des commandos détruire des puits koweitiens (si c’est comme ça qu’on dit) en accusant l’Irak, avant de se livrer à des crimes de guerre à grande échelle (en gros, ils ont détruit tous les équipements civils de l’Irak, renvoyant un pays qui s’était très bien développé, à un état moyenâgeux).



Sur l’évaluation des effectifs des troupes irakiennes, il y a eu qql remous (mais légers), et à peu près aucune suite aux exactions contre la population civile. Vous me direz que depuis la destruction totalement gratuite et inutile de Dresde par les USA (qui voulaient en faire autant de Paris), on est habitués.








carbier a écrit :



Amusant de voir les adeptes des médias alternatifs et indépendants venir défendre ces pratiques.







Je ne comprend pas ta remarque.



Déjà, qu’est-ce que tu veux dire par “médias alternatifs et indépendants” ? Tu parles de sites comme ceux décrits dans l’article (Observateur Continental), ou bien du type NextInpact..?

Si c’est l’option 1, je ne comprend pas comment tu as fais pour identifier de telles personnes dans les commentaires (d’autant que ces personnes sont aussi attachés à des médias comme NXi, selon toute vraisemblance, donc au final taxer des gens de chercher des infos “ailleurs” me semble pas très pertinent ici…). Si c’est l’option 2, je ne comprend pas le rapport entre soutenir une presse libre et de qualité et “défendre” le fait qu’il existe de façon assez banale de la mauvaise (au sens journalistique) presse étrangère aux objectifs politiques non-assumés.



..Mais on en arrive à la seconde chose que je ne comprend pas : par “défendre ces pratiques” tu parles de quoi ?

J’ai supposé que c’était “l’existence de façon assez banale de la mauvaise presse étrangère aux objectifs politiques non-assumés”, aussi communément dite “ingérence médiatique”.

Mais si on parle de ça… quelle est la différence entre cette presse là et la presse étrangère mais qui ne se cache pas (BBC, RT…) ? L’article lui-même n’en fait pas trop, mentionnant d’ailleurs les 2 médias russes…. mais aussi quelle différence avec les médias non étrangers qui font aussi du lobbyisme pour une ligne politique donnée (j’ai vraiment besoin de donner des exemples ?), souvent aussi de façon non assumée ?

Bref ce que je ne comprend pas dans cette partie là, c’est pourquoi est-ce qu’il faudrait considérer tous ceux qui estiment ce genre de news comme un non-évènement comme étant forcement des “défenseur” de ces pratiques..?

N’ayant lu personne défendre à proprement parlé la pratique russe, tu comprendras que c’est la seule interprétation (en gras juste au dessus) à laquelle j’ai pu arriver en lisant ton message, et donc ta remarque mérite précisions histoire d’être comprise…



À noter que j’ai décrit un risque d’une lecture biaisée et proposé, modestement, une mise en contexte.

&nbsp;Loin d’une critique acerbe. Au contraire.


Pour moi, (mais ça n’engage que mon opinion), c’est différent parce que l’objectif des ingérences illustrées ici est de faire passer des infos fausses pour ce qu’elles ne sont pas en cachant leur source.



C’est une chose quand le pentagone dit qu’il veut faire la guerre qql part parce qu’il y a [insérer la menace de votre choix ici], en voyant l’origine de la source, on sait directement qu’il faut recouper (ce que font encore assez bien les médias). En revanche, en faisant apparaître “spontanément” des fakes depuis des sites obscurs, ça peut donner un cachet authentique, et surtout ça brouille les pistes, ça fait monter la susceptibilité des internautes aux théories du complot et à tout un tas de bordel dans le genre.


Pour moi, la question c’est : Est ce qu’il s’agit de fausses informations ou d’informations orientées ?

Typiquement quand tu lis l’Humanité, Le Monde ou Valeurs Actuelles tu risques d’avoir une analyse différentes d’une même information (après je n’ai jamais regardé RT ou Spoutnik du coup je ne connais pas la véracité de leurs propos).



Quand on regarde le traitement du dieselgate par exemple, en France (c’est Wolkswagen) en Allemagne (c’est Renault/PSA) aux US (c’est l’Europe)… Il y a clairement une information orientée, mais pas fausse (toutes ces afirmations sont justes)








deathscythe0666 a écrit :



Pour moi, (mais ça n’engage que mon opinion), c’est différent parce que l’objectif des ingérences illustrées ici est de faire passer des infos fausses pour ce qu’elles ne sont pas en cachant leur source.



C’est une chose quand le pentagone dit qu’il veut faire la guerre qql part parce qu’il y a [insérer la menace de votre choix ici], en voyant l’origine de la source, on sait directement qu’il faut recouper (ce que font encore assez bien les médias). En revanche, en faisant apparaître “spontanément” des fakes depuis des sites obscurs, ça peut donner un cachet authentique, et surtout ça brouille les pistes, ça fait monter la susceptibilité des internautes aux théories du complot et à tout un tas de bordel dans le genre.







Les armes de destructions massives irakiennes en 2003 : Colins Powell (il me semble que cétait lui) avait de belles photos à présenter à l’ONU.

Même qu’une fois le refus de Chirac acté, les US ont sorti d’autres belles photos de missiles francais livré à l’armée irakienne. Missiles qui n’était plus fabriqué depuis des années, et pas de bol sur les photos y avait la date de fabrication qui était très récente, donc c’était facile de prouver que c’était de la manipulation



La aussi le but, c’était de faire passer pour vraies de fausses informations.



Donc pour moi, il n’y a vraiment pas de différence.



Edit : pour huawei, ils ne donnent aucune source, on peut donc dire (ou pas) qu’ils cherchent a faire passer des accusations pour vrai.



Super article ! Merci NxI c’est pour ça qu’on s’abonne [°_°]/



Le problème des commentaires à tué les smileys ? :‘(








eliumnick a écrit :



Les armes de destructions massives irakiennes en 2003 : Colins Powell (il me semble que cétait lui) avait de belles photos à présenter à l’ONU.





C’était bien lui. Plus tard il a dit avoir été manipulé par la CIA (je n’affirme pas qu’il ai dit vrai).



Super article (de salubrité publique!) merci aux journalistes <img data-src=" />



(combien de nouveaux comptes pour défendre la Mère Russie?!)


J’ai vérifié certains commentaires (peut-être pas tous) mais je n’en ai pas trouvés…



Faut il en conclure que NXi est un repère de russophiles ?

A noter que je n’ai pas vraiment trouvé de commentaires qui défendaient ouvertement la Russie non plus.








Tandhruil a écrit :



Pour moi, la question c’est : Est ce qu’il s’agit de fausses informations ou d’informations orientées ?

Typiquement quand tu lis l’Humanité, Le Monde ou Valeurs Actuelles tu risques d’avoir une analyse différentes d’une même information (après je n’ai jamais regardé RT ou Spoutnik du coup je ne connais pas la véracité de leurs propos).



Quand on regarde le traitement du dieselgate par exemple, en France (c’est Wolkswagen) en Allemagne (c’est Renault/PSA) aux US (c’est l’Europe)… Il y a clairement une information orientée, mais pas fausse (toutes ces afirmations sont justes)





Le dieselgate est clairement le cas typique d’une information partiale. Je me souviens qu’Autoplus avait indiqué que le trio de tête des tricheurs c’était Fiat, Opel et Renault. BMW et Peugeot étant les bons élèves.&nbsp; Mais devant les exigences politiques et les exigences des consommateurs les fabricants avaient le choix entre des FAP hors de prix ou tricher.



On remarque qu’aujourd’hui ils passent à l’hybridation “mild” ou 48V car une véritable hybridation est trop onéreuse pour les mêmes raisons. A voir si on aura un Dieselgate 2 ou s’ils sont échaudés.&nbsp;





eliumnick a écrit :



Les armes de destructions massives irakiennes en 2003 : Colins Powell (il me semble que cétait lui) avait de belles photos à présenter à l’ONU.

Même qu’une fois le refus de Chirac acté, les US ont sorti d’autres belles photos de missiles francais livré à l’armée irakienne. Missiles qui n’était plus fabriqué depuis des années, et pas de bol sur les photos y avait la date de fabrication qui était très récente, donc c’était facile de prouver que c’était de la manipulation



La aussi le but, c’était de faire passer pour vraies de fausses informations.



Donc pour moi, il n’y a vraiment pas de différence.



Edit : pour huawei, ils ne donnent aucune source, on peut donc dire (ou pas) qu’ils cherchent a faire passer des accusations pour vrai.







La particularité de l’Irak avec les armes de destruction massive et les armes françaises c’est… que les USA et la France ont les tickets de caisse. On a armé l’Irak durant sa guerre contre l’Iran. Mais quand ils ont eu la bonne idée d’user d’armes françaises (l’Exocet déjà utilisé par l’Argentine contre l’US Navy) sur l’USS Stark, les canaux ont été coupé et le conflit s’est monté jusqu’à la première guerre du Golf. Le soucis de Colin Powell c’est que toutes les armes chimiques Irakiennes&nbsp; ont été utilisées contre l’Iran donc même s’il avait les tickets de caisse, il n’y avait plus rien à trouver.



ah c’est pour ‘qu’envolé’, le ‘pavé’ que j’avais écrit ?

(trop la de le ré-écrire) <img data-src=" />


Déjà l’utilisateur modestmax crée pour commenter cet article. Ce qui n’en fait pas forcément un troll poutinophile.



Je ne suis pas allé fouiller plus loin car je n’ai rien lu d’autre d’ouvertement pro-russe à part (comme déjà écrit) du classique whataboutisme et du relativisme mais qui s’inclut davantage dans une mauvaise analyse anti-média transpartisane.








Tandhruil a écrit :



Pour moi, la question c’est : Est ce qu’il s’agit de fausses informations ou d’informations orientées ?

Typiquement quand tu lis l’Humanité, Le Monde ou Valeurs Actuelles tu risques d’avoir une analyse différentes d’une même information (après je n’ai jamais regardé RT ou Spoutnik du coup je ne connais pas la véracité de leurs propos).



Quand on regarde le traitement du dieselgate par exemple, en France (c’est Wolkswagen) en Allemagne (c’est Renault/PSA) aux US (c’est l’Europe)… Il y a clairement une information orientée, mais pas fausse (toutes ces afirmations sont justes)





Non. Concernant le dieselgate Renault et Peugeotn’ont pas été épargné en France. La différence c’est que pour l’instant seul Volkswagen a avoué.







eliumnick a écrit :



Les armes de destructions massives irakiennes en 2003 : Colins Powell (il me semble que cétait lui) avait de belles photos à présenter à l’ONU.

Même qu’une fois le refus de Chirac acté, les US ont sorti d’autres belles photos de missiles francais livré à l’armée irakienne. Missiles qui n’était plus fabriqué depuis des années, et pas de bol sur les photos y avait la date de fabrication qui était très récente, donc c’était facile de prouver que c’était de la manipulation



La aussi le but, c’était de faire passer pour vraies de fausses informations.



Donc pour moi, il n’y a vraiment pas de différence.



Edit : pour huawei, ils ne donnent aucune source, on peut donc dire (ou pas) qu’ils cherchent a faire passer des accusations pour vrai.







J’espère que tu es au courant qu’à l’époque tout le monde savait que ces preuves étaient fausses.

Tout comme tout le monde sait que la guerre contre Huawei est purement commerciale.



D’ailleurs je n’ai jamais vu quelqu’un défendre la “politique” américaine en disant “oui mais Poutine et la Russie font la même chose”.

Pour moi c’est la que réside toute la différence et certainement la raison principale pour laquelle la Russie utilise des moyens détournés pour essaimer les thèmes complotistes et les Fake News.



@carbier

ca fait longtemps que je t ignore. pas la peine de continuer.


Inpactien depuis le 3 septembre 2019








Tandhruil a écrit :



Pour moi, la question c’est : Est ce qu’il s’agit de fausses informations ou d’informations orientées ?







L’astuce c’est de jouer sur la quantité. Tu as 90 % d’informations factuelles, en général bien putaclic, et au milieu tu cases des dépêches favorables au Kremlin ou qui noient le poisson.



Dans l’histoire de Sergueï Skripal, si le Kremlin avance 15 explications incompatibles (vraiment du niveau « c’est pas nous, d’ailleurs on a pas fait exprès, et puis d’abord il l’avait cherché, et en plus on lui a tiré dessus avec un autre calibre, et par ailleurs on l’a raté »), ce n’est pas qu’ils sont en panne d’idées, c’est qu’il faut pilonner de données fausses pour que le doute s’instille, et qu’on ne sache plus dans l’histoire à qui faire confiance.



Prenons un exemple :https://www.observateurcontinental.fr/?module=articles&action=view&id=16…

l’article dit peut ou prou : « les antennes téléphoniques nous empoisonnent »

Réaction typique : allons brûler un pylône 5G

Quelle réalité derrière : des publications scientifiques directe, que personne n’a lu, qui ont peut-être des problèmes de méthodologie ou pas, mais on publie d’abord, on vérifiera après.



Un autre exemple :https://www.observateurcontinental.fr/?module=articles&action=view&id=15…

L’article dit « Bill Gates va vous mettre des puces de contrôle dans ses vaccins »

Tu lis plus loin que la photo de Bill Gates, en fait c’est la boîte dont il est actionnaire qui dépose un brevet lié aux crypto-monnaies. Aucun lien avec la vaccination.

Tout est comme ça. Produire des tonnes de contenu, se basant sur du vent, tournant autour de thèmes précis, pour semer le doute et la peur.



P.S. : Volkswagen, pas Wolkswagen, voiture des nuages c’est poétique, mais c’est bien voiture du peuple à la base <img data-src=" />









carbier a écrit :



Non. Concernant le dieselgate Renault et Peugeotn’ont pas été épargné en France. La différence c’est que pour l’instant seul Volkswagen a avoué.(…).





Je me suis juste basé sur une recherche google



Effectivement je n’avais pas fait attention à la date de création du compte, même si ses seuls commentaires concernent cet article.



Edit : xla99 également, compte vieux de deux ans, un seul commentaire sur cet article.


Le dieselgate vaut aussi pas mal son pesant de brouzouf en termes de fake news. Après s’être fait épinglé (sur les rejets de NOx), VW a brouillé les pistes en demandant des mesures de consommation sur lesquelles, sans dispositifs anti pollution, ils étaient bien évidemment meilleurs que les autres ! Et c’est ça que les Auto+ et autres ont repris sans broncher (normal, chez les vroumophiles, on est un peu encore au milieu du XXe siècle avec ses übermensch donc une marque allemande ne peut pas être mauvaise par définition).



En revanche, sur les NOx, emfumage, depuis, on a eu droit aux véhicules du groupe (tjs VW) qui n’activent le système adBlue que pendant l’homologation (ha ils sont forts chez VW, tu peux faire 100000 km avec un plein d’adblue !), le cartel avec BMW et Mercedes pour ralentir le développement des systèmes anti pollution, bref, que de l’efficacité et de la vertu germanique.



Et effectivement, PSA est difficile à attaquer sur cet aspect, c’est les leaders sur les dispositifs anti pollution, et ils savent faire des véhicules efficaces (ce qui n’est pas le cas de Renault, qui se pourrit un peu avec Dacia aussi). Les seuls à être meilleurs, c’est Toy, mais ils sont les seuls à avoir compris qu’on peut économiser de la R&D sur l’anti pollution en faisant des moteurs … moins polluants et plus frugaux :)


heureusement les Etats-Unis d’Amerique et leur soft power (cinéma, musique, séries, sport, …) n’exercent absolument aucune influence sur la France et l’Union Européenne



La méchante Russie, le si gentil Oncle Sam General Electric








eliumnick a écrit :



@carbier

ca fait longtemps que je t ignore. pas la peine de continuer.





C’est sympa mais je ne pense pas que cela soit à toi de décider qui a le droit de commenter ou pas.



Remarque ce type de commentaire dans cette news, c’est tres amusant <img data-src=" />









nanouck a écrit :



heureusement les Etats-Unis d’Amerique et leur soft power (cinéma, musique, séries, sport, …) n’exercent absolument aucune influence sur la France et l’Union Européenne



La méchante Russie, le si gentil Oncle Sam General Electric





Bizarrement contrairement à certains commentateurs prompts à défendre la mère patrie, je n’ai pas vu quelqu’un sur cette news dire que les USA ne faisaient pas de propagande <img data-src=" />



C’est fou ce que cela chatouille certains quand on ose “attaquer” certains médias “alternatifs”



Incroyable le nombre de réactions épidermiques pro russes ici.

&nbsp;

La Russie n’est certes pas la seule à jouer sur le terrain de la guerre de l’information, les USA, l’Europe et autres grands acteurs internationaux sont également présents.

Mais clairement ils sont en “avance” (si on peut parler d’avance dans la diffusion de fausses infos/agitation des courants extremes) dans ce domaine et semble particulièrement actif, à plus grande échelle.



J’ai trouvé l’article intéressant :)


La parole est à la défense :

https://francais.rt.com/france/53276-qui-est-ue-disinfolab-origine-etude-gonflage-russophile-affaire-benallaOn remarquera que DisinfoLab a depuis fait disparaitre le nom de ses sponsors “un peu gênants”.&nbsp; Alors qu’ils apparaissaient sur la page d’accueil

https://web.archive.org/web/20180808150105/http://disinfo.eu/

&nbsp;

désormais plus une trace même en farfouillant dans les catégories

https://www.disinfo.eu/about-us/our-team-and-board.



Qu’essayent-ils de nous cacher ?&nbsp;<img data-src=" />



&nbsp;

&nbsp;



&nbsp;


Mais bien entendu il n’est jamais venu à l’esprit que ces réactions chatouilleuses ne soient pas une simple traduction de l’exaspération ambiante à force de voir tous les 4 matins des actus, sur les vilains russes qui veulent influer le monde (on frôlerait presque le comique de répétition à des moments..!)… quel leitmotiv..!



On se retrouve même avec des apprentis chasseurs de bots dans les commentaires, ça en est risible. <img data-src=" />

…alors que personne n’a défendu ouvertement ni la Russie ni les pratiques des sites en question ici comme l’a fait remarqué Tandhruil…





…mais bon, c’est connu, les russes sont plus fins que ça, leur infiltration est bien plus pernicieuse ! <img data-src=" />


Tu pourrais au moins prendre la peine de lire les échanges au-dessus pour éviter les redites (erreurs comprises ;))








David_L a écrit :



&nbsp;Tout dérapage mènera à une modération directe. Merci <img data-src=" />





On reste dans le thème comme ca&nbsp;<img data-src=" />



Ca fait un peu “Bureau des légendes” ce début d’article quand ou vont poupées Russes et désinformation, à suivre tranquillement ce soir avec un café :)



&nbsp;

&nbsp;









David_L a écrit :



Tu pourrais au moins prendre la peine de lire les échanges au-dessus pour éviter les redites (erreurs comprises ;))





Je te sens agacé David. Quelles erreurs quelles redites ?









v1nce a écrit :



La parole est à la défense :

https://francais.rt.com/france/53276-qui-est-ue-disinfolab-origine-etude-gonflage-russophile-affaire-benallaOn remarquera que DisinfoLab a depuis fait disparaitre le nom de ses sponsors “un peu gênants”.  Alors qu’ils apparaissaient sur la page d’accueil

https://web.archive.org/web/20180808150105/http://disinfo.eu/

 

désormais plus une trace même en farfouillant dans les catégories

https://www.disinfo.eu/about-us/our-team-and-board.



Qu’essayent-ils de nous cacher ? <img data-src=" />





Tu es au courant que l’article publié ici ne provient pas de DisinfoLab ? <img data-src=" />



Tu devrais aller fouiller sur Sputnik ou RT pour trouver de nouveaux éléments de langage à sortir <img data-src=" />










espritordu a écrit :



Déjà l’utilisateur modestmax crée pour commenter cet article. Ce qui n’en fait pas forcément un troll poutinophile.



Je ne suis pas allé fouiller plus loin car je n’ai rien lu d’autre d’ouvertement pro-russe à part (comme déjà écrit) du classique whataboutisme et du relativisme mais qui s’inclut davantage dans une mauvaise analyse anti-média transpartisane.





Bonjour M. Espritordu,

Je suis désolé si c’est mon premier commentaire sur ce site, j’ai tendance à parler des choses que je connais le mieux. L’informatique, je ‘débute’. Je suis habituellement très content des informations que je trouve ici.

La grande méchante Russie, ça fait quelques années qu’on nous la sert, alors je me permet de l’ouvrir. Le raccourcis comme on peut lire dans l’article comme quoi trump, brexit, référundum catalans (nouveau), toute ‘mauvaises élections’ ou ‘mauvais vote’ (et pourquoi pas corona tant qu’on y est) sont du à la désinformation russe m’ulcère. C’est un raccourcis d’une mauvaise foie que je ne peux pas ignorer. C’est très néfaste car cela permet de rejetter la faute sur un tiers bien pratique qui cumule les vices, plus que notre système politique et économique. C’est ce qu’à fait le parti démocrate US pendant la première partie du mandat Trump et on se doute bien que c’est moins douloureux que de regarder certaines vérités en face.



Désolé aussi si je vous apparaît pro-russe. Ce n’est pas du tout le cas, bien au contraire. Je hais le totalitarisme sous toutes ses formes. Poutine en fait partie, je hais alors Poutine. Quand à la Russie, c’est une grande puissance régionale. Je ne vais pas me lancer sur ce que je pense de sa place sur l’échiquier mondial, mais m’est avis que j’en pense plus que ce que vous semblez prêter à ma personne. Marcon, l’UE et l’hégémonie US et leurs relais sont pour moi aussi très autoritaristes, alors je souhaite également l’ouvrir quand je lis leur propagande, surtout quand des organes qui les propages ont déjà été identifiées,. C’est donc pour ça que j’ai indiqué le dossier qui a été fait sur DisInfoLab. Provenant d’un média qui a été de nombreuse fois attaqué par le coté ‘trop russophile’ qui est bien trop facile.



Quant aux trolls qui ne supportent pas que quelqu’un n’apporte pas sa voix à la détestation de la ‘mère russie’ sans en être un agent, voire un idiot utile (idiots vous même), ils ne méritent pas de réponse approfondie. Et je vous prierais de laisser ma maman tranquille.









carbier a écrit :



Tu es au courant que l’article publié ici ne provient pas de DisinfoLab ? <img data-src=" />



Tu devrais aller fouiller sur Sputnik ou RT pour trouver de nouveaux éléments de langage à sortir <img data-src=" />





Quel article ne vient pas d’où ?&nbsp;



ce sont des agents dormants


Wow NXI, je vous aime. Je crois que vous êtes les seuls à qui je suis réellement content de donner du fric.



Merci pour cet excellent dossier, je me lasserais jamais de vos investigations.


Très bon article.



Après, faut pas oublier que les guerres de propagande ont toujours existé, la Russie étant une experte en la matière.



Par contre, il y a un truc qui m’a fait tilter:



&nbsp;

Ils sont persuadés que la Chine et la Russie ont été de meilleurs

partenaires que l’Union européenne alors que c’est cette dernière qui

les a le plus aidés.





Faudra juste rappeler à votre “source au sein des services de renseignement” l’inanité de l’UE durant la crise du COVID: les gars qui réagissent trois mois après le début de la crise, une fois que les états ont pris d’eux-même toutes les mesures de protection et fermés leurs frontières.

Avec la crise, l’UE a réussi à démontrer, outre son incompétence, sa totalité inutilité. Pas besoin des russes ou chinois pour s’en apercevoir.



Que votre source se rassure, les chinois et russes n’ont pas mieux démontré leur utilité…








deathscythe0666 a écrit :



Et effectivement, PSA est difficile à attaquer sur cet aspect, c’est les leaders sur les dispositifs anti pollution, et ils savent faire des véhicules efficaces (ce qui n’est pas le cas de Renault, qui se pourrit un peu avec Dacia aussi). Les seuls à être meilleurs, c’est Toy, mais ils sont les seuls à avoir compris qu’on peut économiser de la R&D sur l’anti pollution en faisant des moteurs … moins polluants et plus frugaux :)



Et surtout avec un meilleur rendement.

D’ailleurs le 1.8 HSD utilisé (et amélioré) depuis la première Prius est le 2eme moteur au rendement le plus élevé au monde avec 39%. Le seul qui le bat est le 2.0 HSD avec 41%!



Sujet d’article intéressant mais quasiment vide sur le fond… En effet, le nombre de pages d’un rapport n’est en rien un gage de qualité et là il s’agit d’un bel exemple pour le document de EU DisinfoLab. De plus, considérer que le fait d’évoquer des scénarios possibles dans des organes de presse serait assimilable directement ou indirectement à de la désinformation me semble un peu malhonnête. Par ailleurs, parler de désinformation alors que certains sites en question sont quasiment inconnus et qu’ils ont touché très peu d’internautes, je trouve cela un peu léger.



Enfin au vu du passif peu élogieux de EU DisinfoLab, je n’arrive même pas à comprendre comment il est possible de citer un rapport rédigé par cette organisation dans une enquête journalistique…


Au début de l’épidémie, on envoie du matériel médical en Chine qui nous demande de ne pas faire la pub de cette aide et on accepte. Quelques mois plus tard, c’est la Chine qui envoie de l’aide en Europe et là ils ne se privent pas d’en faire de la publicité partout dans le monde.



On a bien perdu la guerre de l’information sur ce coup.


La Russie fait de la désinformation et de la propagande comme la chine et d’autres pays font aussi. (D’ailleurs les chinois sont très actifs en asie). Les USA c’est plus complexe, ils ont un lead économique, culturelle, militaire, technologique, etc… Toute leur industrie est tournée vers les américains ce sont les meilleurs. Il n’ont pas besoin de faire de la désinformation comme la Russie et la chine en europe. Ils ont une aura assez forte pour etre sure d’etre entendu et ecouté…


CQFD <img data-src=" />


Merci!

&nbsp;Excellent article comme on aimerait plus en voir dans la presse mainstream.



(Opinion personnelle: plus intéressant déjà plus que les articles sur les fusées, planète soleil…)


Merci beaucoup, on est vraiment gâté ces derniers temps niveau article. J’espère que ça continuera.


Très décevant: un article basé sur une seule source clairement identifiée : le fameux EU DisinfoLab qui semblerait bien lui-même être plus un laboratoire de désinformation ouvertement atlantiste (https://www.les-crises.fr/de-l-agence-de-gestion-de-crise-a-la-reservation-de-chambres-dhotels-l-etonnante-galaxie-disinfolab-saper-vedere/) qu’un centre de lutte contre la désinformation.



NXI m’avait habitué a beaucoup mieux et je regrette qu’il se soit fait avoir de cette façon…


Mouais, pour le moment, tous les détracteurs de cet article et de sa source sont incapables de citer une source autre que les-crises.fr sur lequel on peut émettre quelques réserves sur l’objectivité.








carbier a écrit :



Tu es au courant que l’article publié ici ne provient pas de DisinfoLab ? <img data-src=" />







Tu dis ça… mais en même temps si tu as lu attentivement tu remarqueras que c’est EUDisinfoLab qui a contacté NXi pour couvrir cette actu donc bon… on est pas non plus dans une enquête de NXi non plus quoi (et désolé mais le côté Insider en Russie, bien qu’original, me semble plus relevé du gros flop anecdotique d’autre chose… :/ ).




Bien tenté mais j’ai cité Le Monde pour ma part… essaye encore !


Pour l’UE, ça fait quand même quelques année qu il est dit qu’elle stagne, qu’elle sert plu tant que ça. A part sur le brexit et avant la crise en Grèce, on avait plus trop de nouvelles. J’irais même jusqu’à dire que le covid l’a un peut réveillé.

Après d’où ça proviens. Grandi trop vite ? Influence russe ? Influence chinoise (les nouvelles routes de la soie)? Influance ameriquaine ? Comme souvent il est probable que la vérité soit un mélange de tout ça.


EU DisinfoLab est plutôt dans la défense de l’UE (et de ses Etats-membres) face aux activités de désinformation, les-crises.fr est plutôt critique des informations uniformes des principaux médias. Je dirais que ce sont des sources complémentaires.



https://www.disinfo.eu/about-us

https://www.les-crises.fr/qui-sommes-nous/



Personnellement, je ne pense pas que l’UE soit atlantiste, je pense que l’UE n’existe pas diplomatiquement. Et c’est bien là son talon d’Achille, ou plutôt, sa lacune dans la géopolitique mondiale.








LaGlobule a écrit :



Très décevant: un article basé sur une seule source clairement identifiée : le fameux EU DisinfoLab qui semblerait bien lui-même être plus un laboratoire de désinformation ouvertement atlantiste (https://www.les-crises.fr/de-l-agence-de-gestion-de-crise-a-la-reservation-de-chambres-dhotels-l-etonnante-galaxie-disinfolab-saper-vedere/) qu’un centre de lutte contre la désinformation.



NXI m’avait habitué a beaucoup mieux et je regrette qu’il se soit fait avoir de cette façon…





Désolé t’as pas le droit de citer les-crises.fr comme un site sérieux.

Je le sais j’ai l’extension decodex/lemonde qui me dit pas beau le site (pas le droit de penser ça)



Au mieux, t’as le droit de cite le Monde (journal sérieux) qui dit que certains analyses précédentes de disinfolab sont sujettes à caution&nbsp;https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2018/08/08/l-impossible-quete-des-bots-russes-de-l-affaire-benalla_5340540_4355770.html

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Le 15/06/2020 à 20h18