Le logiciel libre obtient la priorité dans l'enseignement supérieur

Le logiciel libre obtient la priorité dans l’enseignement supérieur

Propriétaire vs prioritaire

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Marc Rees

Publié dans

Droit

10/07/2013 5 minutes
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Le logiciel libre obtient la priorité dans l'enseignement supérieur

C’est une première dans l’histoire parlementaire : les députés et sénateurs ont voté un texte donnant la priorité au logiciel libre dans un secteur bien particulier. Ce vote a eu lieu dans le cadre du projet de loi sur l’enseignement supérieur et la recherche, adopté hier par l’Assemblée nationale. Le texte attend maintenant sa publication au Journal Officiel.

« Le service public de l’enseignement supérieur met à disposition de ses usagers des services et des ressources pédagogiques numériques. Les logiciels libres sont utilisés en priorité. ». Cet article a finalement été voté dans les mêmes termes par les députés et sénateurs. En consacrant la priorité au logiciel libre dans l’enseignement supérieur, il est accueilli sous les applaudissements par l’April, l’association pour la promotion du libre : « le logiciel libre est l'incarnation informatique de notre devise républicaine, "Liberté, Égalité, Fraternité" » considère Frédéric Couchet, délégué général de l'organisation, pour qui« le libre permet l'appropriation par tous de la connaissance et des savoirs. »

Priorité ou discrimination ?

Ce vote, après passage en commission mixte paritaire, a surtout été l’occasion d’une foire d’empoigne. Durant la procédure législative, ainsi, Jamel Labed, président de l’AFDEL, Guy Mamou-Mani, président du Syntec Numérique et surtout Michel Cosnard, président directeur général de l’Inria, ont adressé un courrier à la ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche pour l’alerter des risques, selon eux, d’une telle priorité. « Cette rédaction est très problématique pour l'écosystème numérique que nous représentons parce qu'elle introduit une discrimination injustifiée entre les différents acteurs du secteur face à la commande publique, en fonction de leurs modèles d'affaires et du type de licences ou de leurs modes de commercialisation ».

  inria

 

Ce courrier, cosigné par le représentant d’un laboratoire public comme l’Inria, a provoqué un certain émoi en interne. Il a ainsi été adressé à plusieurs rédactions dimanche, accompagné d’une lettre que les syndicats SNCS-FSU, SNTRS-CGT ont eux aussi transmis à la même ministre. « Nous tenons à signaler que cette initiative n'a fait l'objet d'aucune concertation au sein de l'institut et nous sommes choqués par l'implication de notre institut à une telle action de lobbying, écrivent ces syndicats. Nous rappelons que l'INRIA a un rôle d'expertise pour le législateur et le gouvernement, mais n'a pas à prendre parti pour un modèle économique ou un autre, cette question n'étant pas dans le domaine de ses compétences ; L'INRIA est un institut de recherche en informatique et non en économie ou en droit. »

 

inria

 

Mis en cause, Michel Cosnard s’est expliqué sur Twitter et dans une interview à AEF.info (accès payant). Il soutient en substance que cet article donnant priorité au logiciel libre « n’a pas sa place dans une loi générale sur l'Enseignement supérieur et la recherche », ajoutant par ailleurs qu’ « il est important que la diversité des acteurs puisse s'exprimer ». La remarque n'a cependant pas eu d'emprise avec le vote du texte final hier par les députés.

Loi sur l'École, loi sur l'enseignement supérieur

Fait notable : que ce soit l’April ou les signataires de ce courrier, tous constatent une certaine confusion entre ce projet de loi sur l’enseignement supérieur et le projet de loi de refondation de l'École de la République. Là, un amendement du ministre Vincent Peillon a justement gommé la priorité donnée aux logiciels libre dans le futur service public de l’enseignement numérique et de l’enseignement à distance. La version finalement votée dans ce second projet de loi pose mollement que « dans le cadre de ce service public, la détermination du choix des ressources utilisées tient compte de l’offre de logiciels libres et de documents au format ouvert, si elle existe. » On est passé d’une priorité à une simple prise en compte, d'une mise en avant à un simple coup d'oeil.

 

« Nous ne pouvons que déplorer l’incohérence législative qui en résulte, du fait de l’opposition de rédaction entre le texte sur la Refondation de l'École et celui sur l’Enseignement supérieur », regrettent Jamel Labed, Guy Mamou-Mani et Michel Cosnard dans leur lettre. Cette différence devrait selon eux conduire « un même service public à se soumettre à des règles contradictoires : l’un fondé sur la neutralité, l’autre sur la discrimination »

 

Du côté de l’April, on analyse les choses sous un angle plus positif : « au cours des débats autour du projet de loi refondation de l'école, le gouvernement et les parlementaires avaient visiblement subi des manipulations de lobbys, prétendant une impossibilité de donner la priorité au logiciel libre. Saluons l'évolution positive du gouvernement et des parlementaires [dans le projet ESR, NDLR], qui remet l'intérêt général devant l'intérêt particulier de quelques entreprises. Le logiciel libre est un moyen de s'assurer que tout le monde ait accès à l'information, et que les élèves ne soient pas de simples consommateurs de produits numériques. »

Écrit par Marc Rees

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Sommaire de l'article

Introduction

Priorité ou discrimination ?

Loi sur l'École, loi sur l'enseignement supérieur

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Commentaires (182)


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ça me chagrine vraiment cette histoire de “priorité” .. dans les fait ça veut dire qu’un appel d’offre, même si plus cher, inférieur en qualité, en services, sera automatiquement selectionné car libre (ben oui, al loi lui donne la “priorité”) ? je ne l’espère pas .. la liberté est un avantage intrinsèque, qu’elle soit prise en compte comme telle, pas de soucis … Que les fichiers, bases de données, et protocoles utilisés soient ouverts et intéropérables, oui, mais imposer ainsi un type de licence, hum ..




Nous rappelons que l’INRIA a un rôle d’expertise pour le législateur et le gouvernement, mais n’a pas à prendre parti pour un modèle économique ou un autre, cette question n’étant pas dans le domaine de ses compétences ; L’INRIA est un institut de recherche en informatique et non en économie ou en droit.





Et c’est pour cette raison qu’ils ont fait le bon choix, contrairement à vous, économistes et législateurs, qui n’avez pas les compétences nécessaire pour ce qui touche du domaine de la recherche et de l’enseignement supérieur. <img data-src=" />


C’est évidemment n’importe quoi… De la «discrimination positive» à vomir. <img data-src=" />








Tim-timmy a écrit :



ça me chagrine vraiment cette histoire de “priorité” .. dans les fait ça veut dire qu’un appel d’offre, même si plus cher, inférieur en qualité, en services, sera automatiquement selectionné car libre (ben oui, al loi lui donne la “priorité”) ? je ne l’espère pas .. la liberté est un avantage intrinsèque, qu’elle soit prise en compte comme telle, pas de soucis … Que les fichiers, bases de données, et protocoles utilisés soient ouverts et intéropérables, oui, mais imposer ainsi un type de licence, hum ..





Actuellement, c’est l’inverse qui est fait, un logiciel propriétaire est choisi même si “plus cher, inférieur en qualité, en services”, donc au pire ça n’améliore pas la situation de ce côté là (bon après dans mon école on utilise déjà presque systématiquement du libre).



Je comprend pas cette fixette sur le logiciel libre.



Perso je choisis un logiciel en fonction du service qu’il me rend et en fonction de mes besoins et du prix ( y compris support). Qu’il soit libre ou pas n’entre pas vraiment en ligne de compte.















lysbleu a écrit :



Actuellement, c’est l’inverse qui est fait, un logiciel propriétaire est choisi même si “plus cher, inférieur en qualité, en services”, donc au pire ça n’améliore pas la situation de ce côté là (bon après dans mon école on utilise déjà presque systématiquement du libre).





Mouais pas convaincu la. Actuellement le choix il est fait en fonction de ce qui est utilisé plus tard.



Rien n’empêche les sociétés proposant des produits fermés de les délivrer aussi dans une version open-source payante restreinte à l’usage de la recherche et de l’éducation de l’état, et avec une licence libre qui convient aux limitations qu’ils souhaitent imposer








ben5757 a écrit :



Je comprend pas cette fixette sur le logiciel libre.



Perso je choisis un logiciel en fonction du service qu’il me rend et en fonction de mes besoins et du prix ( y compris support). Qu’il soit libre ou pas n’entre pas vraiment en ligne de compte.







Pas tous les étudiants peuvent se payer Windows + Word + Excel + Powerpoint…









yeagermach1 a écrit :



Mouais pas convaincu la. Actuellement le choix il est fait en fonction de ce qui est utilisé plus tard.





Je pense surtout que le choix est fait par inertie, mais je peux me tromper je ne connais pas le fonctionnement de tout l’enseignement supérieur français.









Vieux_Coyote a écrit :



Pas tous les étudiants peuvent se payer Windows + Word + Excel + Powerpoint…





Vu que la quasi totalité des étudiants y ont accès gratos via le programme MSDNAA …



Pure démagogie…

Les Indiens sont deja morts de rire…. TATA va pouvoir importer en masse des gens competents d’Inde sur le sproduits privés…








Vieux_Coyote a écrit :



Pas tous les étudiants peuvent se payer tipiak Windows + Word + Excel + Powerpoint…





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Tim-timmy a écrit :



ça me chagrine vraiment cette histoire de “priorité” .. dans les fait ça veut dire qu’un appel d’offre, même si plus cher, inférieur en qualité, en services, sera automatiquement selectionné car libre (ben oui, al loi lui donne la “priorité”) ? je ne l’espère pas .. la liberté est un avantage intrinsèque, qu’elle soit prise en compte comme telle, pas de soucis … Que les fichiers, bases de données, et protocoles utilisés soient ouverts et intéropérables, oui, mais imposer ainsi un type de licence, hum ..





Non pas du tout.



A toi de savoir faire un appel d’offre.

Si tu met (par exemple) “appel d’offre pour traitement de texte simple”, si on te propose Libre Office ou MS Office tu doit prendre Libre Office car il est prioritaire.



Si tu met “système d’exploitation compatible dans le temps avec les logiciels métiers X / Y /Z” qu’on te propose du Red Hat, Du Ubuntu ou du MS là tu peux dire “on prend MS car on est sur que notre appli sera compatible dans le temps, sans apsser par Wine etc…”









Vieux_Coyote a écrit :



Pas tous les étudiants peuvent se payer Windows + Word + Excel + Powerpoint…







Je ne suis pas sûr que le propos se focalise sur les logiciels des ordis des étudiants. Je pense que c’est plus général que ça.



Puis je vois pas le rapport en faite. Si les salles sont équipés avec des windows et office quel est le rapport avec le budget des étudiants ?









lysbleu a écrit :



Actuellement, c’est l’inverse qui est fait, un logiciel propriétaire est choisi même si “plus cher, inférieur en qualité, en services”, donc au pire ça n’améliore pas la situation de ce côté là (bon après dans mon école on utilise déjà presque systématiquement du libre).







J’aimerais bien quelques exemples…



C’est très idiot de se baser uniquement sur la licence pour donner une priorité quand même, surtout dans le supérieur. Je vais me répéter mais c’est justement là que les élèves sont censé être formés pour travailler, et qu’on ne me parle pas là de l’école indépendante des entreprises, les étudiants eux sont bel et bien formés pour un métier, ils ont passé la période du collège…









_Beryl_ a écrit :



Rien n’empêche les sociétés proposant des produits fermés de les délivrer aussi dans une version open-source payante restreinte à l’usage de la recherche et de l’éducation de l’état, et avec une licence libre qui convient aux limitations qu’ils souhaitent imposer





+1









ben5757 a écrit :



Je comprend pas cette fixette sur le logiciel libre.



Perso je choisis un logiciel en fonction du service qu’il me rend et en fonction de mes besoins et du prix ( y compris support). Qu’il soit libre ou pas n’entre pas vraiment en ligne de compte.





Utilisateur final, pas toi qui doit dépanné, gerer 50 versions avec des patch encore en béta ou non fonctionnel.



Tu achète tout les logiciels demandés? Rien qu’ici y’a la suite Adobe, la suite MS de demandé (et encore d’autre)… tout le monde peux pas les acheter =)









lysbleu a écrit :



Je pense surtout que le choix est fait par inertie, mais je peux me tromper je ne connais pas le fonctionnement de tout l’enseignement supérieur français.





Y en a aussi. Mais l’enseignement supérieur est censé te former au monde de l’entreprise. Donc le choix de logiciel dans les cursus doit être fait en fonction de ce que les étudiants des dit cursus vont utiliser dans leur futur job. C’est d’abord dans les entreprises qu’il faut militer pour des outils libres (et très souvent les concevoir parce qu’ils existent pas).. L’enseignement n’arrivant qu’après. C’est débile de former des personnes a des outils qu’ils utiliseront pas après.









yeagermach1 a écrit :



Vu que la quasi totalité des étudiants y ont accès gratos via le programme MSDNAA …





euh pas du tout, en informatique oui, si les écoles paient oui, sinon tu l’as dans l’OS =).



Sans compter que certains confonde MSDNAA et Licence par Volume ;)







Gilgen a écrit :



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Moi c’est simple, dépannage d’un PC, si l’étudiant prouvent pa que c’est du légal je touche pas. Déjà qu’il compromet l’intégrité du réseau ….









ben5757 a écrit :



Je ne suis pas sûr que le propos se focalise sur les logiciels des ordis des étudiants. Je pense que c’est plus général que ça.



Puis je vois pas le rapport en faite. Si les salles sont équipés avec des windows et office quel est le rapport avec le budget des étudiants ?





Le fait que l’école utilise une suite office libre permet à l’étudiant d’avoir la même chez lui en tout légalité sans rien déboursé (par exemple).

Mimétisme, format, toussa toussa …









after_burner a écrit :



J’aimerais bien quelques exemples…



C’est très idiot de se baser uniquement sur la licence pour donner une priorité quand même, surtout dans le supérieur. Je vais me répéter mais c’est justement là que les élèves sont censé être formés pour travailler, et qu’on ne me parle pas là de l’école indépendante des entreprises, les étudiants eux sont bel et bien formés pour un métier, ils ont passé la période du collège…





Les ENT ou portail captif parfois mis sont payant et merdiques (genre l’adresse MAC dans l’URL par exemple …<img data-src=" />)









Tim-timmy a écrit :



ça me chagrine vraiment cette histoire de “priorité” .. dans les fait ça veut dire qu’un appel d’offre, même si plus cher, inférieur en qualité, en services, sera automatiquement selectionné car libre (ben oui, al loi lui donne la “priorité”) ? je ne l’espère pas .. la liberté est un avantage intrinsèque, qu’elle soit prise en compte comme telle, pas de soucis … Que les fichiers, bases de données, et protocoles utilisés soient ouverts et intéropérables, oui, mais imposer ainsi un type de licence, hum ..







Je me risque une analogie peut-être vaseuse qui n’engage que moi, mais c’est un peu comme si dans la recherche tu pouvais savoir que la formule E=mc2 est correct sans avoir le droit de comprendre le cheminement pour arriver à ce résultat.



Le libre te permets de modeler autant sur les fichiers “résultats” (base de donnée, protocoles) que sur les procédures pour les créer.









nucl3arsnake a écrit :



Utilisateur final, pas toi qui doit dépanné, gerer 50 versions avec des patch encore en béta ou non fonctionnel.







Quel rapport entre le libre et la qualité de gestion des releases et des patchs ?



Cette partie gestion des releases et des patchs fait parti du critère de choix non?









yeagermach1 a écrit :



Vu que la quasi totalité des étudiants y ont accès gratos via le programme MSDNAA …







bah, donc, ceux qui ne l’ont pas on s’en pète ? (quasi totalité, c’est pas totalité)







ben5757 a écrit :



Je ne suis pas sûr que le propos se focalise sur les logiciels des ordis des étudiants. Je pense que c’est plus général que ça.







Oui tu as sans doute raison, je me suis arrêté à ce niveau là…







ben5757 a écrit :



Puis je vois pas le rapport en faite. Si les salles sont équipés avec des windows et office quel est le rapport avec le budget des étudiants ?







Les soirs et week-end, quand l’étudiant peut taffer, les salles machine de l’unif sont fermées.

Si on leur demande d’utiliser un logiciel payant, c’est injuste : l’étudiant n’a pas à le payer. Il faudrait alors fournir un MSDN complet mais comme dit yeagermach1, pas tous les étudiants y ont accès, cela dépend de l’unif/école.



C’est sûr aussi, finalement, si l’étudiant n’a pas d’ordi, ça devient chaud tout court pour lui, mais pas la peine de lui rajouter un coup logiciel supplémentaire, qui peut être éviter.









_Beryl_ a écrit :



Rien n’empêche les sociétés proposant des produits fermés de les délivrer aussi dans une version open-source payante restreinte à l’usage de la recherche et de l’éducation de l’état, et avec une licence libre qui convient aux limitations qu’ils souhaitent imposer





Ben c’est ce qu’ils font, une licence proprio. Cela sert a quoi d’avoir les sources des logiciels utilisé pour l’enseignement ? A part bien sur favoriser l’apparition de fork ?



Une bonne partie des programmes payant utilisés dans l’industrie sont disponible en version gratuite réservé a l’éducation.









nucl3arsnake a écrit :



euh pas du tout, en informatique oui, si les écoles paient oui, sinon tu l’as dans l’OS =).





Le fait que l’école utilise une suite office libre permet à l’étudiant d’avoir la même chez lui en tout légalité sans rien déboursé (par exemple).

Mimétisme, format, toussa toussa …







Là dessus on est d’accord. Ceci dit une suite office pour un étudiant ce n’est pas si chère. Mais oui pas tout le monde peut se le payer.












Vieux_Coyote a écrit :



bah, donc, ceux qui ne l’ont pas on s’en pète ? (quasi totalité, c’est pas totalité)







Oui tu as sans doute raison, je me suis arrêté à ce niveau là…







Les soirs et week-end, quand l’étudiant peut taffer, les salles machine de l’unif sont fermées.

Si on leur demande d’utiliser un logiciel payant, c’est injuste : l’étudiant n’a pas à le payer. Il faudrait alors fournir un MSDN complet mais comme dit yeagermach1, pas tous les étudiants y ont accès, cela dépend de l’unif/école.



C’est sûr aussi, finalement, si l’étudiant n’a pas d’ordi, ça devient chaud tout court pour lui, mais pas la peine de lui rajouter un coup logiciel supplémentaire, qui peut être éviter.





Vu les conditions d’accès a la MSDNAA, les ecoles qui y sont pas, c’est plus par ignorance du programme ou fainéantise qu’autre chose.









Tim-timmy a écrit :



ça me chagrine vraiment cette histoire de “priorité” .. dans les fait ça veut dire qu’un appel d’offre, même si plus cher, inférieur en qualité, en services, sera automatiquement selectionné car libre (ben oui, al loi lui donne la “priorité”) ? je ne l’espère pas .. la liberté est un avantage intrinsèque, qu’elle soit prise en compte comme telle, pas de soucis … Que les fichiers, bases de données, et protocoles utilisés soient ouverts et intéropérables, oui, mais imposer ainsi un type de licence, hum ..







Je comprends que ça te chagrine mais je pense que c’est une histoire de contre poids, voire qu’il s’agit de forcer les établissements à se pencher sur la question au lieu de céder aux habitudes.

Ceci étant dit, le fait que ce soit gravé dans le marbre est effectivement discutable. Une circulaire n’était peut-être pas assez contraignante?









yeagermach1 a écrit :



Vu les conditions d’accès a la MSDNAA, les ecoles qui y sont pas, c’est plus par ignorance du programme ou fainéantise qu’autre chose.







Je ne connais pas les conditions, mais le résultat est le même non ?



D’autre part, ça veut dire aussi accepter d’être dépendant de la bonne volonté de Microsoft… Pourquoi faire ?



Pour ce que l’on demande à l’étudiant de faire, les logiciels payants n’apportent rien de plus que les libres : ils n’utilisent pas les fonctionnalités très poussées que peuvent (peut-être) apporté les suites microsoft.



Je parle juste du côté science “dure”, durant mon cursus, libreoffice aurait été suffisant pour les rapports (latex aurait été mieux mais passons), et Scilab aussi plutôt que Matlab, par exemple.





Mis en cause, Michel Cosnard s’est expliqué. Il soutient en substance que cet article donnant priorité au logiciel libre « n’a pas sa place dans une loi générale sur l’Enseignement supérieur et la recherche », ajoutant par ailleurs qu’ « il est important que la diversité des acteurs puisse s’exprimer »



Il porte bien son nom lui. Il doit avoir peur de devoir rembourser les pots de vin qu’il a déjà touché.<img data-src=" />








Tim-timmy a écrit :



ça me chagrine vraiment cette histoire de “priorité” .. dans les fait ça veut dire qu’un appel d’offre, même si plus cher, inférieur en qualité, en services, sera automatiquement selectionné car libre (ben oui, al loi lui donne la “priorité”) ? je ne l’espère pas .. la liberté est un avantage intrinsèque, qu’elle soit prise en compte comme telle, pas de soucis … Que les fichiers, bases de données, et protocoles utilisés soient ouverts et intéropérables, oui, mais imposer ainsi un type de licence, hum ..





+1 pour le focus sur les formats ouverts et interopérables, c’est aussi à mon sens là-dessus que la priorité devrait être mise.



Après, il faut reconnaître que les seuls logiciels à véritablement garantir le support de formats ouverts, ET à être interopérable, ce sont les logiciels libres… Par exemple MS-Office n’est dispo que sous Windows et Mac, alors que Libre Office, Open Office, Koffice, sont disponibles sur Windows, Mac, Linux. Pareil pour Photoshop vs GIMP, et à peu près n’importe quel type de logiciel dont les étudiants peuvent se servir lors de leurs études.



L’argument de la «qualité» me paraît peu étayé. D’une part les gens associent souvent logiciel propriétaire payant et qualité, et logiciel libre gratuit et mauvaise qualité. Ces préjugés ne sont fondés sur rien, et même des entreprises comme Microsoft le reconnaissent (citation tirée des documents d’Halloween) :



une qualité commerciale peut être atteinte ou dépassée par des projets Open Source





L’argument de la «quantité de services proposés» peut être pertinente, et doit évidemment être prise en compte dans l’appel d’offre. Cependant il ne faut pas oublier qu’en majorité, dans leurs premières années d’études post-bac, il s’agit de former des étudiants à utiliser un traitement de texte (mise en page, sommaire…), à un tableur (écrire des équations, représenter des données dans des graphes), bref des fonctions basiques que toutes les suites bureautiques proposent ; donc autant utiliser des logiciels libres. Pour des cours ou formations plus spécifiques, alors oui, les besoins seront plus spécifiques et donc d’autres logiciels seront nécessaires.









after_burner a écrit :



J’aimerais bien quelques exemples…



C’est très idiot de se baser uniquement sur la licence pour donner une priorité quand même, surtout dans le supérieur. Je vais me répéter mais c’est justement là que les élèves sont censé être formés pour travailler, et qu’on ne me parle pas là de l’école indépendante des entreprises, les étudiants eux sont bel et bien formés pour un métier, ils ont passé la période du collège…











yeagermach1 a écrit :



Y en a aussi. Mais l’enseignement supérieur est censé te former au monde de l’entreprise. Donc le choix de logiciel dans les cursus doit être fait en fonction de ce que les étudiants des dit cursus vont utiliser dans leur futur job. C’est d’abord dans les entreprises qu’il faut militer pour des outils libres (et très souvent les concevoir parce qu’ils existent pas).. L’enseignement n’arrivant qu’après. C’est débile de former des personnes a des outils qu’ils utiliseront pas après.







Dans le cas où l’étude en question vise à la formation sur un logiciel, je suis d’accord qu’il faut s’adapter au marché de l’entreprise. Un étudiant-graphiste ne va pas se manger du gimp alors que personne ne l’utilise, un secrétaire va être formé à MSOffice 97 parce que c’est utilisé en entreprise.



Mais la plupart du temps, l’informatique n’est qu’un outil. On ne forme pas à Windows, on ne forme pas aux BDD Oracle, on ne forme pas à l’utilisation d’un portail captif. Ce ne sont que des outils destinés à remplir une tâche (accéder à internet, stocker les identifiants des élèves, sécuriser la connexion, …). Par conséquent, je ne vois pas en quoi ça va handicaper qui que ce soit d’avoir du libre. Après, il y a des avantages et des désavantages qu’on peut discuter, mais personnellement ça me paraît pertinent de promouvoir le libre pour un Etat.









ben5757 a écrit :



Je comprend pas cette fixette sur le logiciel libre.



Perso je choisis un logiciel en fonction du service qu’il me rend et en fonction de mes besoins et du prix ( y compris support). Qu’il soit libre ou pas n’entre pas vraiment en ligne de compte.





idem, la loi aurait du être faite sur les formats de données dans un premier temps : formats ouverts et portables (donc exit les formats proprios non documentés)









Konrad a écrit :





L’argument de la «qualité» me paraît peu étayé. D’une part les gens associent souvent logiciel propriétaire payant et qualité, et logiciel libre gratuit et mauvaise qualité. Ces préjugés ne sont fondés sur rien, et même des entreprises comme Microsoft le reconnaissent (citation tirée des documents d’Halloween) :











Dsl mais c’est complètement faux, les gens n’associent justement pas la qualité d’un logiciel à sa licence… Ils s’en moquent éperdument. Les logiciels ont leur réputation mais cela n’a rien à voir avec la licence, si Photoshop passe libre demain ou avait été un logiciel libre, je doute que sa réputation en aurait souffert avec le même degré de qualité qu’ont lui connaît. (Mais bon avec des si… <img data-src=" />)



Moi je dis s’il y a un logiciel libre à promouvoir dans l’enseignement supérieur c’est bien le logiciel R

Pas parce qu’il est libre, mais surtout parce qu’il est gratuit, infiniment puissant, et surtout très facile de faire ses propres packages ou d’en utiliser des milliers d’autres qui sont directement disponible pour résoudre rapidement certaines taches lourdes.



C’est à pleurer de voir ce que certains, ne connaissant aucune alternative, tentent de faire comme des masos avec Excel/VBA alors qu’il est loin d’être puissant , ni adapté à pas mal de taches <img data-src=" />



Pour, le reste : débat philosophique et cie, ça restera eternellement des discussions de comptoir








ben5757 a écrit :



Quel rapport entre le libre et la qualité de gestion des releases et des patchs ?



Cette partie gestion des releases et des patchs fait parti du critère de choix non?





Si c’est libre ET gratuit tu peux te barrer sur autre chose sans te dire “merde j’ai payé”.

Si c’est libre ET payant tu peux tenté de dev ce qu’il te manque, voir sur les fofo ou en aide etc …

Si c’est proprio tu prie (ex? hmm le pdf dans les version office, rien qu’ici j’ai 3 patch différent en béta et c’est jamais le même quo fonctionne xD)



De toute façon entre ce qui est dit et ce qui sera fait, je pense qu’il y aura un gouffre !



Je pense que c’est une bonne chose de proposer du libre dans les écoles, tout le monde ou presque a du Windows chez lui, changer et faire découvrir d’autres produits est une bonne chose.

Beaucoup trop de personnes sont encore formatés à faire que du Windows et ses produits.



Un peu d’ouverture d’esprit peut faire que du bien.








lysbleu a écrit :



Dans le cas où l’étude en question vise à la formation sur un logiciel, je suis d’accord qu’il faut s’adapter au marché de l’entreprise. Un étudiant-graphiste ne va pas se manger du gimp alors que personne ne l’utilise, un secrétaire va être formé à MSOffice 97 parce que c’est utilisé en entreprise.



Mais la plupart du temps, l’informatique n’est qu’un outil. On ne forme pas à Windows, on ne forme pas aux BDD Oracle, on ne forme pas à l’utilisation d’un portail captif. Ce ne sont que des outils destinés à remplir une tâche (accéder à internet, stocker les identifiants des élèves, sécuriser la connexion, …). Par conséquent, je ne vois pas en quoi ça va handicaper qui que ce soit d’avoir du libre. Après, il y a des avantages et des désavantages qu’on peut discuter, mais personnellement ça me paraît pertinent de promouvoir le libre pour un Etat.







Si cette loi voulait véritablement être équitable, il aurait fallu prendre des mesures pour que par exemple en cas d’utilisation de logiciel payant (qu’il soit proprio ou libre), les élèves puisse se servir d’alternatives gratuites (peu importe la licence) pour leur travaux et dans le cas ou l’alternative existe. Et je parle juger les travaux uniquement, comme ça peu importe les soucis de formats non compatibles etc… D’ailleurs se serait mieux que les écoles soit équipées de systèmes informatiques “compatibles” avec une large gamme de logiciels, tout simplement.



Aller à l’école, c’est pour apprendre et ce n’est pas pour être bloqué à cause que des parties de programmes sont propriétaires et inexploitables. C’est comme si des étudiants étudiaient le moteur Diesel, et que on les en empêche du fait que le moteur est scellé <img data-src=" />








ben5757 a écrit :



Je comprend pas cette fixette sur le logiciel libre.



Perso je choisis un logiciel en fonction du service qu’il me rend et en fonction de mes besoins et du prix ( y compris support). Qu’il soit libre ou pas n’entre pas vraiment en ligne de compte.





Malheureusement comme dit lysbleu actuellement c’est l’inverse. Les décideurs ne connaissent que le privateur et payant et ignore sciemment (ou pas) les logiciels libres. Là au mieux ont les obliges à ne pas mettre des nom de logiciel privateur qu’ils connaissent.



Le libre, ce n’est pas qu’une question idéologique ni d’argent, c’est aussi un enjeu au niveau de la sécurité (cf actualité récente), surtout pour des gens qu’on forme pour la recherche.



Dans la même lignée, on a Maple qui dégage des CPGE au profit de python, bon débarras.








nucl3arsnake a écrit :



Non pas du tout.



A toi de savoir faire un appel d’offre.

Si tu met (par exemple) “appel d’offre pour traitement de texte simple”, si on te propose Libre Office ou MS Office tu doit prendre Libre Office car il est prioritaire.







sauf que si il ne répond pas exactement à tes besoins, que le service/support/formation proposé avec est peut être largement plus coûteux …. c’est pas forcément le meilleur choix. Et on te l’impose quand même. J’y vois là quelques dérives potentielles…





Si tu met “système d’exploitation compatible dans le temps avec les logiciels métiers X / Y /Z” qu’on te propose du Red Hat, Du Ubuntu ou du MS là tu peux dire “on prend MS car on est sur que notre appli sera compatible dans le temps, sans apsser par Wine etc…”





ouep … donc du coup, comme d’habitude, pour gruger la loi qui ne convient pas, faire un appel d’offre tellement ciblé que le souci saute <img data-src=" /> … autre dérive peu souhaitable.









Konrad a écrit :



Après, il faut reconnaître que les seuls logiciels à véritablement garantir le support de formats ouverts, ET à être interopérable, ce sont les logiciels libres… Par exemple MS-Office n’est dispo que sous Windows et Mac, alors que Libre Office, Open Office, Koffice, sont disponibles sur Windows, Mac, Linux. Pareil pour Photoshop vs GIMP, et à peu près n’importe quel type de logiciel dont les étudiants peuvent se servir lors de leurs études.







intéropérable != tourne sous nux … mais c’est une autre question :p





L’argument de la «qualité» me paraît peu étayé





euh, je faisais pas d’argument, je parlais d’un cas qui peut se poser maintenant, un appel d’offre, 3 candidats proprio sérieux, un candidat qui fait du libre venu de nulle part. Ben la loi dit “prenez le libre.” ….





L’argument de la «quantité de services proposés» peut être pertinente, et doit évidemment être prise en compte dans l’appel d’offre.





La loi disant qu’il faut donner la priorité au libre, il est très dangereux voire illégal de choisir sur ces critères objectifs, le choix pourrait être attaqué. Elle serait plus détaillée et permettrait de la latitude, pourquoi pas … mais se contenter de dire “La priorité va au libre” est très dangereux









after_burner a écrit :



Dsl mais c’est complètement faux, les gens n’associent justement pas la qualité d’un logiciel à sa licence… Ils s’en moquent éperdument. Les logiciels ont leur réputation mais cela n’a rien à voir avec la licence, si Photoshop passe libre demain ou avait été un logiciel libre, je doute que sa réputation en aurait souffert avec le même degré de qualité qu’ont lui connaît. (Mais bon avec des si… <img data-src=" />)





C’est peut-être mon expérience personnelle qui est biaisée, mais j’ai entendu pas mal de gens autour de moi (collègues, amis) avoir le préjugé qui «si c’est gratuit c’est forcément moins bien», et sur Internet (y compris ici) on peut lire pas mal de commentaires de haters qui affirment haut et fort que les logiciels propriétaires sont les seuls vrais logiciels professionnels, le libre c’est bien gentil mais ça ne vaut pas un vrai outil pro…



Si les gens essayaient véritablement les logiciels et les jugeaient de façon objective, ça se saurait <img data-src=" />



Mais bon désolé si j’ai fait une trop grande généralité <img data-src=" />



Fais pas si, fais pas ça et pendant ce temps le Français stagne au niveau mondial pour une bonne éducation informatique. C’est joli le proprio étranger, hein ?








2show7 a écrit :



Aller à l’école, c’est pour apprendre et ce n’est pas pour être bloqué à cause que des parties de programmes sont propriétaires et inexploitables. C’est comme si des étudiants étudiaient le moteur Diesel, et que on les en empêche du fait que le moteur est scellé <img data-src=" />







Les solutions Microsoft sont elles inexploitables ? J’ai de gros doutes.

De plus l’école est sensée t’apprendre ce qu’il se fait entreprise point, que ça soit libre ou non.

Donner l’accent sur les technos libres pourquoi pas, à condition que ça soit pertinent sur le marché du travail.



L’idée de la loi c’est de favorisé les logiciels libres quand il corresponde à la demande de manière à gagné en indépendance vis à vis des sociétés privées. Avec des logiciels tu peux changer de fournisseur beaucoup plus facilement.



Il est évident que ce n’est pas les logiciels professionnel utilisé par les étudiants qui sont visé. Mais plus les logiciels utiliser par les administrations de l’éducation nationale comme par exemple le système d’emplois du temps d’une école.








Tim-timmy a écrit :



sauf que si il ne répond pas exactement à tes besoins, que le service/support/formation proposé avec est peut être largement plus coûteux …. c’est pas forcément le meilleur choix. Et on te l’impose quand même. J’y vois là quelques dérives potentielles…





Je comprend pas ton soucis là. Dans un appel d’offre y’a tjs le cout maintenance etc… a prendre en compte donc ça change rien si c’est libre ou non …









Tim-timmy a écrit :



ouep … donc du coup, comme d’habitude, pour gruger la loi qui ne convient pas, faire un appel d’offre tellement ciblé que le souci saute <img data-src=" /> … autre dérive peu souhaitable.





Y’a des limites au ciblages (de mémoire une techno unique ne peux pas etre cité, comme un marque, etc…







Tim-timmy a écrit :



intéropérable != tourne sous nux … mais c’est une autre question :p





1- autre question

2- y’a pas que nux de libre ;)









Tim-timmy a écrit :



euh, je faisais pas d’argument, je parlais d’un cas qui peut se poser maintenant, un appel d’offre, 3 candidats proprio sérieux, un candidat qui fait du libre venu de nulle part. Ben la loi dit “prenez le libre.” ….





Non, la loi dit “si les offres sont équivalente tu doit prendre le libre” ;). Tu sais que quand tu fait un appel d’offre puis valide, faut le justifier? Rassure moi … Déjà vu en mairie des appel d’offre foiré (genre ça demandais des grilles pour entouré les aire de jeux), le contrat qu’a du etre pris était un truc degeu genre limite câble de bétaille, justement car le mec avait fait un appel d’offre merdique sans donner plus d’info.







Tim-timmy a écrit :



La loi disant qu’il faut donner la priorité au libre, il est très dangereux voire illégal de choisir sur ces critères objectifs, le choix pourrait être attaqué. Elle serait plus détaillée et permettrait de la latitude, pourquoi pas … mais se contenter de dire “La priorité va au libre” est très dangereux





Pas du tout, rien n’empeche la société éditrice de fournir le code sources avec confidentialité etc …

“Le code sources doit être fourni” est une clause qui serai abusive, dire “code source fourni est un plus” n’est pas abusif ^^









ben5757 a écrit :



Je comprend pas cette fixette sur le logiciel libre.

Perso je choisis un logiciel en fonction du service qu’il me rend et en fonction de mes besoins et du prix ( y compris support). Qu’il soit libre ou pas n’entre pas vraiment en ligne de compte.





Surtout que “libre / proprio” est un choix moral personnel, depuis quand le gvt fait des choix en fonction de valeurs morales ?

Je les soupçonne de ne voir que le coté financier de la chose, pour ensuite se gargariser de compliments sur leur choix éthique.



Je crois qu’ils faut pas oublier la notion de service “public”, et bien au delà des écoles d’informatique (y’en a partout de l’informatique, mais tous les étudiants ne l’étudient pas <img data-src=" /> ).

Un peu comme préférer (si possible) de l’eau gérée collectivement que celle fournie par véolia 100x plus chère…








Tim-timmy a écrit :



euh, je faisais pas d’argument, je parlais d’un cas qui peut se poser maintenant, un appel d’offre, 3 candidats proprio sérieux, un candidat qui fait du libre venu de nulle part. Ben la loi dit “prenez le libre.” ….





Dans une situation où les besoins sont très spécifiques (entreprise, service public, etc.), oui ça serait un vrai problème à soulever. Je ne veux pas minimiser le problème, mais là on parle grosso modo d’apprendre la base des bases à des étudiants. Tracer une courbe sous Excel ou sous Libre Office ça ne change pas grand chose, et dans de tels cas je suis d’accord pour que l’appel d’offre privilégie le libre.



Après, comme je l’ai dit plus haut, quand il y a des besoins spécifiques et pointus (souvent associés à un corps de métier particulier), il y a fort à parier que ces besoins ne peuvent pas être couverts par le libre (logiciel spécifique au droit, à l’économie, à la gestion, etc.). Dans de tels cas il n’y a pas d’ambiguïté : on ne peut pas donner priorité au libre puisqu’il n’y a pas de logiciel libre pouvant répondre à l’appel d’offre.



Tu dis qu’il peut y avoir des cas litigieux, peux-tu donner des exemples de besoins qui pourraient être couverts par logiciels proprio ET libres, où le libre serait de moins bonne qualité, ET se retrouverait favorisé par cette loi ?…









Koxinga22 a écrit :



Surtout que “libre / proprio” est un choix moral personnel, depuis quand le gvt fait des choix en fonction de valeurs morales ?





Je propose meme qu’on abolisse la notion d’état <img data-src=" />

Heureusement que l’état s’occupe de morale, c’est même de ça qu’il est garant pour tout ce qui nous est commun.

Ensuite chez toi le plus important c’est qu’il ne t’empêche pas de faire ce que tu veux.









Koxinga22 a écrit :



Je les soupçonne de ne voir que le coté financier de la chose, pour ensuite se gargariser de compliments sur leur choix éthique.





Ca c’est très possible en effet.









Séphi a écrit :



Les solutions Microsoft sont elles inexploitables ? J’ai de gros doutes.

De plus l’école est sensée t’apprendre ce qu’il se fait entreprise point, que ça soit libre ou non.

Donner l’accent sur les technos libres pourquoi pas, à condition que ça soit pertinent sur le marché du travail.







C’est vrai c’est un peu exagéré. Mais pour créer, les programmeurs sont toujours obligés de tourner autours des brevets de routines propriétaires, pour éviter le plagiat-contrefaçon comme si résoudre une équation possède plusieurs méthodes alternatives <img data-src=" />









Konrad a écrit :



C’est peut-être mon expérience personnelle qui est biaisée, mais j’ai entendu pas mal de gens autour de moi (collègues, amis) avoir le préjugé qui «si c’est gratuit c’est forcément moins bien», et sur Internet (y compris ici) on peut lire pas mal de commentaires de haters qui affirment haut et fort que les logiciels propriétaires sont les seuls vrais logiciels professionnels, le libre c’est bien gentil mais ça ne vaut pas un vrai outil pro…



Si les gens essayaient véritablement les logiciels et les jugeaient de façon objective, ça se saurait <img data-src=" />



Mais bon désolé si j’ai fait une trop grande généralité <img data-src=" />







Remarque; il y a pas de mal de libristes qui raisonnent également de la sorte vis à vis du proprio.



Ce raisonnement binaire où tout ce qui est libre ou proprio est mauvais <img data-src=" />



Franchement je raye tous ces termes , et je cherche l’outil le plus efficace soit pour le boulot , soit pour l’usage domestique.. J’en trouve des deux cotés..



Michel Cosnard : l’arrière petit fils de l’inventeur de la lettre S. <img data-src=" />








Séphi a écrit :



Les solutions Microsoft sont elles inexploitables ? J’ai de gros doutes.

De plus l’école est sensée t’apprendre ce qu’il se fait entreprise point, que ça soit libre ou non.

Donner l’accent sur les technos libres pourquoi pas, à condition que ça soit pertinent sur le marché du travail.





Moui, si on pouvait changer la mentalité de certains acteurs en entreprise à ce sujet (les responsables des achats et les managers en général) qui ne jurent que par du “c’est cher DONC c’est bien”.



Quand on y pense, le fait que toutes les machines qui existent à l’école sont sous windows, tous les gens qui ont appris l’informatique à l’école l’ont fait sous windows. Seuls quelques d’autodidactes savent qu’il existe autre chose.



Rétablir un peu d’équilibre en distribuant les mêmes cartes au deux camps me semble une bonne idée.



Un exemple simple, au lycée de ma fille, ils ont installé LibreOffice, et je suis tout à fait d’accord avec cette politique du libre, surtout si ça permet de faire le même travail.



Mais la première réaction de ma fille a été “c’est tout pourrie leur Word” <img data-src=" />



Bien sur, sur son PC portable, elle a MS Office pré-installé, et elle a pris l’habitude de l’utiliser (même si il est expiré, il est encore fonctionnel).



De ce que j’en ai lu le texte parle de priorité à un “logiciel libre de droits”.

A ma connaissance même les licences libres les plus permissives comme BSD ne sont pas “libre de droits”.

Il est vraiment applicable ce texte? (s’il y a un juriste dans la salle…)








yvan a écrit :



De ce que j’en ai lu le texte parle de priorité à un “logiciel libre de droits”.

A ma connaissance même les licences libres les plus permissives comme BSD ne sont pas “libre de droits”.

Il est vraiment applicable ce texte? (s’il y a un juriste dans la salle…)







Simplement que tu n’as pas le droit de revendre du libre (à moins d’une exception qu’on accorde avec un gros “mais”)









Koxinga22 a écrit :



Moui, si on pouvait changer la mentalité de certains acteurs en entreprise à ce sujet (les responsables des achats et les managers en général) qui ne jurent que par du “c’est cher DONC c’est bien”.



Quand on y pense, le fait que toutes les machines qui existent à l’école sont sous windows, tous les gens qui ont appris l’informatique à l’école l’ont fait sous windows. Seuls quelques d’autodidactes savent qu’il existe autre chose.



Rétablir un peu d’équilibre en distribuant les mêmes cartes au deux camps me semble une bonne idée.







Je suis tout à fait d’accord avec toi. Et ça ne se fera pas sans casse, le problème étant que de nos jours tu ne peux pas forcément t’orienter vers n’importe quelle techno. On doit quand même suivre un minimum le marché. Ensuite dans ton entreprise, libre à toi de prôner telle ou telle appli :)







2show7 a écrit :



C’est vrai c’est un peu exagéré. Mais pour créer, les programmeurs sont toujours obligés de tourner autours des brevets de routines propriétaires, pour éviter le plagiat-contrefaçon comme si résoudre une équation possède plusieurs méthodes alternatives <img data-src=" />







Dans un environnement de dèv tu as plusieurs façon d’arriver à tes fins hein <img data-src=" />



De plus les problèmes de brevets ou autres ne sont pas légion au niveau dèv…









Sythuzuma-Ka a écrit :



Je propose meme qu’on abolisse la notion d’état <img data-src=" />





Une anarchie ferait des heureux (mais potentiellement, encore plus de malheureux)





Sythuzuma-Ka a écrit :



Heureusement que l’état s’occupe de morale, c’est même de ça qu’il est garant pour tout ce qui nous est commun.

Ensuite chez toi le plus important c’est qu’il ne t’empêche pas de faire ce que tu veux.





Bah, je suis pas trop sur de ca.

Les problèmes d’éthiques, qui font intervenir la morale, on les confie aux philosophes parce que ca n’intéresse personne.

Les instances importantes n’en n’ont pas grand chose à faire, de la morale. Leur temps est occupé par des problèmes plus pressants : l’état de l’économie, de l’emploi, de la sécurité, de la santé, etc. Et tous ces problèmes se règlent à coup de bonne vieille réflexion terre-à-terre (comment en faire le max en en déboursant le min) et les impératifs de budget ou de résultats priment sur quelque considération morale que ce soit.



Enfin, on en a assez eu l’exemple : s’il est moral de conserver des emplois mais rentable de faire fermer une usine, le gvt choisira toujours l’option rentable.

Le simple fait de discuter une décision rentable au profit de la morale doit bien les faire marrer, d’ailleurs.









2show7 a écrit :



Simplement que tu n’as pas le droit de revendre du libre (à moins d’une exception qu’on accorde avec un gros “mais”)





Si tu as le droit. C’est juste que revendre un truc gratuit c’est difficile.









Tim-timmy a écrit :



ça me chagrine vraiment cette histoire de “priorité” .. dans les fait ça veut dire qu’un appel d’offre, même si plus cher, inférieur en qualité, en services, sera automatiquement selectionné car libre (ben oui, al loi lui donne la “priorité”) ? je ne l’espère pas .. la liberté est un avantage intrinsèque, qu’elle soit prise en compte comme telle, pas de soucis … Que les fichiers, bases de données, et protocoles utilisés soient ouverts et intéropérables, oui, mais imposer ainsi un type de licence, hum ..









  • alors, on a besoin d’un logiciel de PAO. On a le choix entre a) un logiciel proprio A, b) un logiciel proprio B, c) gedit, un éditeur de texte libre

  • le libre est prioritaire

  • bon ben gedit alors. Bon, passons au système d’exploitation …

  • gedit ! libre -&gt; prioritaire !

  • euh, oui. Bon, un outil de dessin ?

  • gedit ! libre -&gt; prioritaire !





    Tu penses réellement que prioritaire signifie que quoiqu’il arrive, la solution doit être choisie même si elle n’est pas pertinente ?

    Non, “prioritaire” ne veut pas dire “obligatoire”, sinon, ils auraient écrit “obligatoire”.

    “prioritaire” signifie, “à examiner obligatoirement et à favoriser en cas de résultats similaires”, pas “à choisir obligatoirement”.

    Donc, ton cas de figure n’est pas réaliste.









Séphi a écrit :



De plus l’école est sensée t’apprendre ce qu’il se fait entreprise point, que ça soit libre ou non.

Donner l’accent sur les technos libres pourquoi pas, à condition que ça soit pertinent sur le marché du travail.





NON !!!!!

L’école publique et l’entreprise ca n’a rien à voir. En école privée à la limite.

Mais l’école ca t’apprend à t’adapter, ce n’est pas l’annexe des entreprises.









Konrad a écrit :



C’est peut-être mon expérience personnelle qui est biaisée, mais j’ai entendu pas mal de gens autour de moi (collègues, amis) avoir le préjugé qui «si c’est gratuit c’est forcément moins bien», et sur Internet (y compris ici) on peut lire pas mal de commentaires de haters qui affirment haut et fort que les logiciels propriétaires sont les seuls vrais logiciels professionnels, le libre c’est bien gentil mais ça ne vaut pas un vrai outil pro…



Si les gens essayaient véritablement les logiciels et les jugeaient de façon objective, ça se saurait <img data-src=" />



Mais bon désolé si j’ai fait une trop grande généralité <img data-src=" />







Je vais essayer d’expliquer autrement, je n’ai pas dit que les logiciels libre n’avait pas mauvaise réputation (<img data-src=" />) je dit que cette réputation ne s’est pas bâtit sur le seul fait de leur licence, c’est une nuance assez importante. <img data-src=" />



Personnellement, à part les logiciel les plus connus, je n’ai pas de grande connaissance du marché des logiciels pro et je ne sais pas dans quel proportion, sur ce marché, les logiciels libres ont “mauvaise image”, c’est p-e pas si répandu que ça. C’est sur que les duels très courants MS Office / OO, LO et la suite Adobe / Gimp ne tourne pas en faveur des logiciels qui st libres ici, mais encore une fois cela n’a rien à voir avec la licence.









j-c_32 a écrit :





  • alors, on a besoin d’un logiciel de PAO. On a le choix entre a) un logiciel proprio A, b) un logiciel proprio B, c) gedit, un éditeur de texte libre



    • le libre est prioritaire

    • bon ben gedit alors. Bon, passons au système d’exploitation …

    • gedit ! libre -&gt; prioritaire !

    • euh, oui. Bon, un outil de dessin ?

    • gedit ! libre -&gt; prioritaire !











      En fait, avec emacs au lieu de gedit ça aurait très bien marché =D

      Comme dit le proverbe : “Emacs is a great operating system, lacking only a decent editor”










Drepanocytose a écrit :



NON !!!!!

L’école publique et l’entreprise ca n’a rien à voir. En école privée à la limite.

Mais l’école ca t’apprend à t’adapter, ce n’est pas l’annexe des entreprises.







Dans ce cas mettre l’accent sur le libre n’a aucun sens…

Tu leur fais une forma générale que ça soit libre ou proprio afin qu’ils puissent s’adapter à n’importe quel marché.









Séphi a écrit :



Je suis tout à fait d’accord avec toi. Et ça ne se fera pas sans casse, le problème étant que de nos jours tu ne peux pas forcément t’orienter vers n’importe quelle techno. On doit quand même suivre un minimum le marché. Ensuite dans ton entreprise, libre à toi de prôner telle ou telle appli :)





On essaie mais ce n’est pas facile.

Linux pour eux c’est trop cher (le cout des intervenants spécialisés à chaque manip)

Et apache pour eux c’est pas du tout sécurisé.

Le scripting PHP est interdit sur quelque projet que ce soit (faille de sécurité, d’après eux)





Autant dire que c’est pas gagné …



Je ne vois pas en quoi les entreprises proposant des logiciels proprios sont discriminées, si elles veulent être choisies, elles n’ont qu’à s’adapter aux critères requis pour ces marchés publics, en publiant le code source de leurs applications, ou en proposant des applications tel que réclamées, libres, tout en proposant un support et du service derrière.



Cette décision est très compréhensible en ces temps ou l’espionnage informatique est partout, je ne serais pas étonné que l’état préfère désormais faire un audit du code, avant d’utiliser massivement un logiciel particulier, d’autant plus s’il est américain.


Si certains n’ont pas encore trouvé leur voie dans l’enseignement supérieur (et la recherche), c’est grave <img data-src=" />








Drepanocytose a écrit :



NON !!!!!

L’école publique et l’entreprise ca n’a rien à voir. En école privée à la limite.

Mais l’école ca t’apprend à t’adapter, ce n’est pas l’annexe des entreprises.







D’accord avec toi dans l’absolu, mais pour le supérieur, hors universités, j’aurais tendance à penser qu’il est préférable d’orienter l’enseignement vers les pratiques des entreprises.

L’université pour le Savoir, les écoles pour le business.



Pour tout ce qui est pré-baccalauréat (pour les filières générales) ou pré brevet des collèges (pour ceux qui iront en filière “pro“), par contre, 100% d’accord avec toi. <img data-src=" />









2show7 a écrit :



Simplement que tu n’as pas le droit de revendre du libre (à moins d’une exception qu’on accorde avec un gros “mais”)





BSD tu as le droit de le revendre (cf OSX) et c’est du libre et open source. Certains considèrent même que c’est la plus libre des licences libres…









2show7 a écrit :



Si certains n’ont pas encore trouvé leur voie dans l’enseignement supérieur (et la recherche), c’est grave <img data-src=" />







La majorité des français ne travaillent pas dans la filière qu’ils ont suivie pendant leurs études. C’est un fait.









plumachau a écrit :



Un exemple simple, au lycée de ma fille, ils ont installé LibreOffice, et je suis tout à fait d’accord avec cette politique du libre, surtout si ça permet de faire le même travail.



Mais la première réaction de ma fille a été “c’est tout pourrie leur Word” <img data-src=" />



Bien sur, sur son PC portable, elle a MS Office pré-installé, et elle a pris l’habitude de l’utiliser (même si il est expiré, il est encore fonctionnel).







Pas beaucoup moins que Word 2003 qui doit être encore installé dans pas mal d’établissements scolaires. <img data-src=" />

En tout cas j’ai convaincu ma copine, la prochaine fois elle ne se fera plus avoir avec les bundles laptop+windows+office depuis que je lui ai fait découvrir ce LibreOffice.<img data-src=" />









Koxinga22 a écrit :



Une anarchie ferait des heureux (mais potentiellement, encore plus de malheureux)





Je voulais surtout dire que si le gouvernement ne pronait pas n’était pas censé proner “Liberté, egalité, fraterinité”, il n’aurait pas de raison d’être. A moins d’être administrateur aveugle des rapports entre citoyens… Bon je dis pas, c’est plutôt ça qu’ils font hein <img data-src=" />







Koxinga22 a écrit :



Bah, je suis pas trop sur de ca.

Les problèmes d’éthiques, qui font intervenir la morale, on les confie aux philosophes parce que ca n’intéresse personne.

Les instances importantes n’en n’ont pas grand chose à faire, de la morale. Leur temps est occupé par des problèmes plus pressants : l’état de l’économie, de l’emploi, de la sécurité, de la santé, etc. Et tous ces problèmes se règlent à coup de bonne vieille réflexion terre-à-terre (comment en faire le max en en déboursant le min) et les impératifs de budget ou de résultats priment sur quelque considération morale que ce soit.



Enfin, on en a assez eu l’exemple : s’il est moral de conserver des emplois mais rentable de faire fermer une usine, le gvt choisira toujours l’option rentable.

Le simple fait de discuter une décision rentable au profit de la morale doit bien les faire marrer, d’ailleurs.





Ca n’est pas parce qu’on vit une époque sans vision qu’un gouvernement n’est pas censé en porter une. Là je vois justement une décision réellement “politique”, un peu plus que juste gérer et taxer les rapports que nous avons les uns aux autres.









lateo a écrit :



D’accord avec toi dans l’absolu, mais pour le supérieur, hors universités, j’aurais tendance à penser qu’il est préférable d’orienter l’enseignement vers les pratiques des entreprises.

L’université pour le Savoir, les écoles pour le business.



Pour tout ce qui est pré-baccalauréat (pour les filières générales) ou pré brevet des collèges (pour ceux qui iront en filière “pro“), par contre, 100% d’accord avec toi. <img data-src=" />





Quand tu rentres dans une entreprise, tu en fais partie et donc tu influes sur cette entreprise.

Que tu aies une connaissance un peu décalée par rapport à la pratique “courante” de cette entreprise, c’est un bien au contraire : de l’intérieur, tu amènes de la richesse à cette entreprise…



Sans “sang neuf”, “nouvelles pratiques”, etc., les entreprises stagneraient.

C’est au contraire TRÈS BIEN d’y amener de la diversité.







lateo a écrit :



La majorité des français ne travaillent pas dans la filière qu’ils ont suivie pendant leurs études. C’est un fait.





+1. Ce qui conforte d’ailleurs un peu plus ce que je dis plus haut.









Drepanocytose a écrit :



Quand tu rentres dans une entreprise, tu en fais partie et donc tu influes sur cette entreprise.

Que tu aies une connaissance un peu décalée par rapport à la pratique “courante” de cette entreprise, c’est un bien au contraire : de l’intérieur, tu amènes de la richesse à cette entreprise…



Sans “sang neuf”, “nouvelles pratiques”, etc., les entreprises stagneraient.

C’est au contraire TRÈS BIEN d’y amener de la diversité.







Tu auras remarqué que je sépare Université et Écoles. Ça rejoint ton argument sur la nécessaire diversité des profils, non? <img data-src=" />

édit: et pour les filières “pro“ (CAP, BEP & co), le savoir théorique n’est manifestement pas la première préoccupation.









bingo.crepuscule a écrit :



Je ne vois pas en quoi les entreprises proposant des logiciels proprios sont discriminées, si elles veulent être choisies, elles n’ont qu’à s’adapter aux critères requis pour ces marchés publics, en publiant le code source de leurs applications, ou en proposant des applications tel que réclamées, libres, tout en proposant un support et du service derrière.



Cette décision est très compréhensible en ces temps ou l’espionnage informatique est partout, je ne serais pas étonné que l’état préfère désormais faire un audit du code, avant d’utiliser massivement un logiciel particulier, d’autant plus s’il est américain.





Euh retournons la situation. Le gvt fait passer un texte de loi qui donne la priorité aux logiciel payant dans l’enseignement supérieur. Tu ne crierais pas a la discrimination vis a vis des logiciels libres ?



Et faut arreter avec ces histoires de securités, dans l’ensemble des endroits ou il y a un besoin de securité, que le logiciel utilisé soit libre ou pas, cela changera pas la securité parce qu’elle ne se fait pas avec le dit logiciel mais en amont et aval au niveau de la securisation de l’accés internet et de l’acces physique a ces machines. Si le firewall interdit toute communication entre les postes et le reste du monde, que le logiciel soit verolé ou pas, cela ne changera rien. Aucune communication ne sera possible.









Ricard a écrit :



Il porte bien son nom lui.



Il y a un “s” de trop à Michel <img data-src=" />





Ricard a écrit :



Il doit avoir peur de devoir rembourser les pots de vin qu’il a déjà touché.<img data-src=" />



Quand quelqu’un censé être intelligent (Président de l’INRIA, quand même!) persiste à dire des con…ies, soit il est devenu sénile (et faut pas se moquer), soit il ne reste effectivement que cette triste alternative.

A lire sur le sujet une analyse/réaction plutôt bien documentée :

http://www.pellegrini.cc/2013/07/lobbying-sur-la-loi-esr-mais-quallait-faire-lin…



Eh bien, quelle surprise !



Les lobbies jusqu’à présent imposaient le proprio, et ont failli à nouveau réussir ce coup-ci.



Il n’y a que les militaires qui font confiance à MS ces temps-ci, ce qui ne manque pas de sel et prêterait presque à se taper le derrière de rire si tout cela n’était pas payé par nos impôts et si les derniers scandales n’avaient pas éclaté, mais OK, ceci est un autre sujet rebattu.



Le logiciel libre commence à avoir du recul et de l’ancienneté à présent dans pas mal de secteurs, à l’Éducation Nationale comme dans la recherche, dernièrement j’ai rencontré un dev qui bosse dans la sécurité nucléaire, et j’étais surpris d’apprendre qu’il ne bossait que sur Linux.



De là à penser que dans la sécurité militaire, les Renseignements, Linux est en fait très présent mais que cela reste discret, il n’y aurait peut-être en fait qu’un pas.



Mais si on s’en tient strictement au sujet de la news, il est rare de constater que le bon sens, quelques fois, l’emporte.



Et appeler ça de la “discrimination positive” est à la fois réducteur, faux, et insultant pour un pan entier de l’informatique.



Les monopoles ont la vie dure, formatage des esprits toussa… <img data-src=" />



Le 10/07/2013 à 10h 42

Au vu des révélations sur PRISM, c’est normal








paradise a écrit :



De là à penser que dans la sécurité militaire, les Renseignements, Linux est en fait très présent mais que cela reste discret, il n’y aurait peut-être en fait qu’un pas.







Oui et non.

Le fait est qu’avec la montée en puissance de la DIRISI (et l’augmentation de ses prérogatives sur l’ensemble des SI du ministère de la Défense), on a changé d’échelle concernant l’INpact des décisions.









_Beryl_ a écrit :



Rien n’empêche les sociétés proposant des produits fermés de les délivrer aussi dans une version open-source payante restreinte à l’usage de la recherche et de l’éducation de l’état, et avec une licence libre qui convient aux limitations qu’ils souhaitent imposer





+1



D’ailleurs, ce n’est pas une mauvaise chose que le code source des systèmes d’information et des logiciels utilisés dans le domaine public soient libérés… Comment se porte Snowden en parlant de ça ?









ff9098 a écrit :



Au vu des révélations sur PRISM, c’est normal





Ça n’a vraisemblablement rien à voir. <img data-src=" />









Platoun a écrit :



C’est évidemment n’importe quoi… De la «discrimination positive» à vomir. <img data-src=" />





Tu travailles à la NSA ? :)



Le 10/07/2013 à 10h 46







yeagermach1 a écrit :



Ben c’est ce qu’ils font, une licence proprio. Cela sert a quoi d’avoir les sources des logiciels utilisé pour l’enseignement ? A part bien sur favoriser l’apparition de fork ?



Une bonne partie des programmes payant utilisés dans l’industrie sont disponible en version gratuite réservé a l’éducation.







La confiance ça ne te dit rien ? En pleine affaire PRISM c’est pourtant évident qu’ils faut arrêter d’utiliser les logiciels privateurs américains où tu ne sais rien de ce qu’ils font



Pour rajouter du grain au moulin, je voudrais faire remarquer la chose suivante:

un service public est parfois censé choisir une option plus chère qu’une autre.



Exemple:

Une entreprise propose de construire une route pour 100’000 euros, mais avec un péage, (option A) tandis que la faire construire soi-même couterait à l’état 200’000 euros (option B).

Au bout d’un an, avec l’option A, les citoyens auront dépensé 100’000 euros d’impôt pour financer le coût demandé par l’entreprise + 200’000 euros au total pour utiliser cette route (total: 300’000 euros).

Au bout d’un an, avec l’option B, les citoyens n’auront dépensé “que” 200’000 euros pour le financement de la construction.



En tant que service public, utilisant l’argent du public, l’État devrait choisir la solution B, plus économique.



Voilà pourquoi il faut rendre le logiciel libre prioritaire: le logiciel libre évite les frais supplémentaires pour le public (que ce soit parce que la diffusion est libre, ou que les fonctionnalités spécifiques seront redistribués comme briques logicielles pouvant être utilisées ailleurs ou grâce à l’absence d’emprisonnement technologique). Ce genre de choses n’est pas tenu en compte avec un raisonnement “normal”, il faut donc l’incorporer en donnant la priorité au libre.








ff9098 a écrit :



La confiance ça ne te dit rien ? En pleine affaire PRISM c’est pourtant évident qu’ils faut arrêter d’utiliser les logiciels privateurs américains où tu ne sais rien de ce qu’ils font





C’est beau la paranoïa.









yeagermach1 a écrit :



Vu que la quasi totalité des étudiants y ont accès gratos via le programme MSDNAA …





<img data-src=" />. A l’université de La Rochelle, le programme MSDNAA c’est pour la filière informatique et aucune suite Office n’y est disponible (on a posé la question du pourquoi… réponse de l’univ’ : pas d’accord possible avec Microsoft).







yeagermach1 a écrit :



Y en a aussi. Mais l’enseignement supérieur est censé te former au monde de l’entreprise. Donc le choix de logiciel dans les cursus doit être fait en fonction de ce que les étudiants des dit cursus vont utiliser dans leur futur job. C’est d’abord dans les entreprises qu’il faut militer pour des outils libres (et très souvent les concevoir parce qu’ils existent pas).. L’enseignement n’arrivant qu’après. C’est débile de former des personnes a des outils qu’ils utiliseront pas après.













Séphi a écrit :



Les solutions Microsoft sont elles inexploitables ? J’ai de gros doutes.

De plus l’école est sensée t’apprendre ce qu’il se fait entreprise point, que ça soit libre ou non.

Donner l’accent sur les technos libres pourquoi pas, à condition que ça soit pertinent sur le marché du travail.







Je ne suis pas d’accord avec vous, “point”.

L’enseignement supérieur n’a pas vocation particulière à te former spécifiquement pour ton potentiel futur job. Certaines écoles, très souvent privées, les DUT, les BTS le font un peu plus. A moins que je me trompe, c’est à l’université que la majorité des étudiants se retrouvent… L’école d’ingé privé de La Rochelle, c’est 5000 boules à l’année…

L’enseignement supérieur, c’est avant tout distribuer les moyens de réfléchir, de s’adapter, de comprendre et d’intervenir. Ce n’est pas te donner la solution clé en main pour ton futur job (ce qui n’a franchement aucun sens… il y a tant de boulots différents, avec des besoins différents… mais le nombre de filière/parcours est fortement limité lui).

“C’est d’abord dans les entreprises qu’il faut militer pour des outils libres” : mais c’est aussi ces étudiants, avec cette potentielle sensibilité au libre/notions d’échanges non-contraint, qui vont rejoindre les entreprises, devenir décideurs, créer des boîtes…










j-c_32 a écrit :



Pour rajouter du grain au moulin, je voudrais faire remarquer la chose suivante:

un service public est parfois censé choisir une option plus chère qu’une autre.



Exemple:

Une entreprise propose de construire une route pour 100’000 euros, mais avec un péage, (option A) tandis que la faire construire soi-même couterait à l’état 200’000 euros (option B).

Au bout d’un an, avec l’option A, les citoyens auront dépensé 100’000 euros d’impôt pour financer le coût demandé par l’entreprise + 200’000 euros au total pour utiliser cette route (total: 300’000 euros).

Au bout d’un an, avec l’option B, les citoyens n’auront dépensé “que” 200’000 euros pour le financement de la construction.



En tant que service public, utilisant l’argent du public, l’État devrait choisir la solution B, plus économique.



Voilà pourquoi il faut rendre le logiciel libre prioritaire: le logiciel libre évite les frais supplémentaires pour le public (que ce soit parce que la diffusion est libre, ou que les fonctionnalités spécifiques seront redistribués comme briques logicielles pouvant être utilisées ailleurs ou grâce à l’absence d’emprisonnement technologique). Ce genre de choses n’est pas tenu en compte avec un raisonnement “normal”, il faut donc l’incorporer en donnant la priorité au libre.





Si ton exemple est vrai bien que je ne vois pas en quoi l’Etat n’aurais pas le droit de mettre aussi un péage sur sa route pour se rembourser et se faire des sous ensuite, je vois pas bien le rapport avec la priorité donné au libre.



En soi le libre comme le proprio coute le même cout au lancement : licence pour l’un, support pour l’autre. Il cout aussi le même cout sur le long terme tant qu’on a pas décidé de changer les machines et les logiciels. C’est sur que si on part dans l’optique de changer les versions tous les deux ans, le libre va rapidement devenir moins cher, mais sinon c’est kif kif.









malock a écrit :



<img data-src=" />. A l’université de La Rochelle, le programme MSDNAA c’est pour la filière informatique et aucune suite Office n’y est disponible (on a posé la question du pourquoi… réponse de l’univ’ : pas d’accord possible avec Microsoft).













Je ne suis pas d’accord avec vous, “point”.

L’enseignement supérieur n’a pas vocation particulière à te former spécifiquement pour ton potentiel futur job. Certaines écoles, très souvent privées, les DUT, les BTS le font un peu plus. A moins que je me trompe, c’est à l’université que la majorité des étudiants se retrouvent… L’école d’ingé privé de La Rochelle, c’est 5000 boules à l’année…

L’enseignement supérieur, c’est avant tout distribuer les moyens de réfléchir, de s’adapter, de comprendre et d’intervenir. Ce n’est pas te donner la solution clé en main pour ton futur job (ce qui n’a franchement aucun sens… il y a tant de boulots différents, avec des besoins différents… mais le nombre de filière/parcours est fortement limité lui).

“C’est d’abord dans les entreprises qu’il faut militer pour des outils libres” : mais c’est aussi ces étudiants, avec cette potentielle sensibilité au libre/notions d’échanges non-contraint, qui vont rejoindre les entreprises, devenir décideurs, créer des boîtes…





C’est la ou je suis pas d’accord. L’enseignement supérieur, il est la pour te donner les moyens de faire un boulot. Ok en France, il y a un problème a ce niveau la pour l’université qui considère qu’elle n’est la pour ca.



Le 10/07/2013 à 11h 08







240-185 a écrit :



C’est beau la paranoïa.







Comment peux-tu encore dire ça ?









yeagermach1 a écrit :



C’est la ou je suis pas d’accord. L’enseignement supérieur, il est la pour te donner les moyens de faire un boulot. Ok en France, il y a un problème a ce niveau la pour l’université qui considère qu’elle n’est la pour ca.





boulot != entreprise déjà existante.

Un boulot, tu peux te le créer (donc avec tes propres outils), ou tu peux bosser dans le public.









Sythuzuma-Ka a écrit :



Je voulais surtout dire que si le gouvernement ne pronait pas n’était pas censé proner “Liberté, egalité, fraterinité”, il n’aurait pas de raison d’être. A moins d’être administrateur aveugle des rapports entre citoyens… Bon je dis pas, c’est plutôt ça qu’ils font hein <img data-src=" />





L’autre jour, j’ai vu une pub pour du poulet ayant pour slogan “Qualité, fierté, halalité”, ca montre bien à quelle point la devise est galvaudée.



Le 10/07/2013 à 11h 15