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Debian ne dit pas non à l’IA et divise la communauté

Démocratie

Debian ne dit pas non à l’IA et divise la communauté

La communauté Debian devait voter sur la place que les grands modèles de langage (LLM) pouvaient tenir dans le développement de la distribution Linux. Parmi les axes proposés, elle a choisi un quasi-statu quo. La décision divise, ayant notamment provoqué le départ d’au moins un des développeurs.

Fin juillet, nous indiquions que la communauté Debian allait être amenée à se prononcer sur la place des LLM dans le développement de la distribution. Plusieurs propositions étaient mises en avant, de la plus radicale à la plus modérée. À l’époque où nous avions écrit ces lignes, on pouvait en lire quatre, mais la communauté a finalement dû voter parmi huit propositions.

  • Proposition A : interdiction pure et simple des LLM dans les contributions au projet
  • Proposition B : usage autorisé, mais avec un encadrement strict, avec garanties de licence et responsabilité totale des contributions
  • Proposition C : rejet des LLM autant que possible, affichage obligatoire des usages et interdiction des LLM pour les communications entre contributeurs
  • Proposition D : la plus pragmatique, avec acceptation des contributions par l’IA et responsabilité complète, en revanche pas d’IA distante pour les données sensibles
  • Proposition E : le statu quo, chacun étant responsable de ses contributions, peu importe l’outil
  • Proposition F : utilisation découragée des LLM quand c’est possible et mise en avant du travail humain, responsabilité complète des contributions, mais liberté pour les mainteneurs de refuser les contributions IA
  • Proposition G : usage contrôlé des LLM pour les tâches périphériques (réflexion, analyse, recherche, critique de code…), mais interdiction dans les contributions
  • Proposition H : l’impact environnemental des LLM est jugé rédhibitoire, leur utilisation doit être découragée autant que possible

Le choix de la communauté

Les participants se sont prononcés pour l’option E. De toutes celles mises en avant, la E est la plus consensuelle, car elle ne change presque rien à la situation qui existait avant.

Officiellement, la proposition E s’intitule « Usage responsable de l’IA générative ». On peut y lire notamment que Debian « n’encourage pas ni n’interdit l’utilisation d’outils d’IA générative dans le développement, la maintenance ou la documentation des logiciels, l’empaquetage, la documentation et les autres médias publiés dans le projet Debian ». Le texte reconnait que ces outils peuvent largement améliorer la productivité des contributeurs « s’ils sont utilisés de manière responsable ». Cela permettrait aux personnes de se libérer du temps pour des tâches plus intensives, notamment celles réclamant un jugement, une expertise ou une critique.

Techniquement, l’usage de l’IA ne change pas les exigences habituelles de qualité, d’exactitude et de maintenabilité. Toute personne soumettant un code, qu’il soit tout ou partiellement rédigé par une IA générative, est responsable de ce qu’elle propose. Elle doit être en mesure de comprendre, relire et tester ce code, dans l’idée de pouvoir expliquer ce qu’il fait avec précision. Tout envoi aveugle d’un contenu généré par IA est jugé incompatible avec les pratiques de Debian.

Dans la proposition, on peut lire qu’il est explicitement demandé aux personnes participantes de ne jamais envoyer d’informations personnelles à des services d’IA externes. Il peut aussi bien s’agir de données personnelles habituelles que de clés cryptographiques, communications privées, identifiants ou encore bugs de sécurité sous embargo.

Enfin, pour les opérations automatisées à grande échelle, comme la génération de nombreux rapports de bugs ou la modification en masse des paquets, un processus spécifique devra être mis en place.

« Les Contributeurs qui entendent effectuer des actions impactant tout le projet comme la soumission massive de bogues ou la soumission massive de correctifs, des modifications de code à grande échelle ou d’autres changements ou requêtes automatisés concernant de nombreux paquets ou de nombreux contributeurs, doivent d’abord lancer une discussion et rechercher un consensus à l’aide des canaux du projet avant d’agir. De tels projets automatisés doivent être validés par un humain qui demeure responsable de son comportement et du résultat », indique ainsi la proposition E.

En somme, Debian continue « de compter sur le jugement et la responsabilité de ses contributeurs individuels ». Point important : la mention de l’utilisation de l’IA dans un projet est recommandée, mais pas obligatoire.

Division et colère

La communauté a parlé. La proposition E ne change fondamentalement rien : chacun peut faire ce qu’il veut, tant que les pratiques habituelles de Debian sont respectées. La distribution s’appuie depuis longtemps sur la responsabilité individuelle et la relecture par les pairs. Pas question donc de changer de philosophie. Cependant, lorsque l’on parle de Debian, il n’est pas question d’une entité unique et mystique, mais bien d’un ensemble de personnes contribuant au projet. La consécration de ce quasi-statu quo n’est donc pas anodine.

Si la communauté a parlé, elle est également divisée, aussi bien chez les contributeurs que les utilisateurs. Sur X par exemple, la publication de la nouvelle sur le compte It’s FOSS montre des réactions très diverses, certains comprenant la position, mais la plupart affichent de la méfiance, voire de la déception. Même constant dans les commentaires de Phoronix.

Parmi les réactions négatives, l’une d’entre elles ressort particulièrement : celle d’Antoine le Gonidec, contributeur de longue date au projet Debian. Sur les huit propositions, il était parrain des options A, C, G et H. En somme, toutes celles cherchant à interdire ou limiter l’usage des IA. Face à la victoire de la proposition E, Antoine le Gonidec n’a pas caché sa colère. Sur la liste officielle de diffusion Debian, le développeur a pris une décision radicale :

« Je ne peux pas soutenir la décision actuelle de Debian concernant l’utilisation des LLM, et je ne suis plus prêt à être considéré comme faisant partie de Debian selon ces nouvelles règles. Prétendre avoir une « position neutre » face au fascisme n’est pas de la neutralité, c’est une collaboration active »

Il se retire donc du projet, expliquant que les LLM s’appuient en grande partie sur des entreprises « soutenues par des fascistes ». De toutes les propositions, la E était « la plus pro-LLM de toutes les options ». Il dit ne plus être intéressé par quoi que ce soit provenant de Debian, déclarant avec acidité qu’il peut être remplacé « par n’importe quelle IA agentique ». « Je pense n’avoir jamais autant été déçu par une communauté en qui j’avais confiance », affirme-t-il.

L’importance de Debian

Si ce vote était attendu, c’est que Debian est l’une des distributions Linux les plus importantes. En plus du système lui-même, connu pour sa fiabilité et sa rigueur, Debian sert de base à de nombreuses distributions, dont la plus connue est Ubuntu, celle-ci servant à son tour de socle à d’autres comme Linux Mint.

Comme l’indique It’s FOSS, plusieurs projets ont choisi des approches beaucoup plus radicales. OpenJDK par exemple, édité par Oracle, refuse toute contribution générée par IA. Même chose pour le compilateur GCC. D’autres ont choisi une approche plus souple, en particulier le noyau Linux. Au sujet des LLM, Linus Torvalds a adopté une approche pragmatique, estimant que l’aide procurée par l’IA ne peut plus être empêchée, mais que certaines situations sont problématiques, notamment l’automatisation des rapports des bugs (qu’il a fustigée).

Commentaires (84)

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Rien sur les problématiques de droit d'auteur ?
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C'est sans doutes le problème majeur ici. Pour du code copyleft, est-ce qu'intégrer du code source sous domaine public ne va pas avoir d'impact? La solution E est sans doutes stupide car il va y avoir clairement des abus. Un cadre strict, construit avec des juristes, est le seul moyen de minimiser les risques de situations problématiques.
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Quel rapport entre Debian et "du code copyleft" ? Petit rappel : Debian considère les licences BSD qui ne sont pas copyleft comme étant libres.
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La FSF considère aussi les licences bsd comme libre. Là n'est pas le débat.

Le code généré par IA est selon toute vraisemblance domaine public. Ce qui veut dire que sa présence dans un code sous une licence libre pourrait déforcer l'adhésion du code à la licence. Pour du BSD, ça n'aura pas des masses d'impact, mais pour les licences copyleft cela pourrait avoir un impact en cas de conflit sur le respect de la licence (en mode "je fais ce que je veux, c'est pas du gpl, c'est du domaine public").
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Le code généré par IA est selon toute vraisemblance domaine public.
Ha ?
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Le cas du contenu généré par I.A. a, pour le moment, débouché sur des décisions allant dans le sens que les contenus I.A. n'étaient pas protégés par le droit d'auteur (car il n'y a pas d'auteur). Cela a été démontré principalement pour des "oeuvres" graphiques, mais si j'ai bonne mémoire, le cas spécifique du code généré par I.A. n'a pas encore été tranché, ce qui veut dire qu'il y a potentiellement un vide juridique.

Les projets libres sous copyleft utilisent les mécanismes du droit d'auteur pour garantir les droits des utilisateurs... mais que se passerait-il pour un projet GPL si ce dernier se faisait piller sous prétexte que c'est surtout du code généré par I.A. ? Est-ce que la licence tiendrait encore ou serait-elle caduque car appliquée à un contenu dont "l'auteur" ne peut pas réclamer la propriété?

Mon impression est qu'à ce stade, ce point n'a pas été tranché et introduire du code généré par I.A. dans un projet libre pourrait potentiellement mener ce dernier à tomber dans le domaine public en cas de contestation. Donc introduire du code généré par I.A. dans un projet opensource, et particulièrement copyleft, pourrait menacer la pérennité de la licence de ce projet.
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Je suis assez d'accord sur ton premier point mais en le reformulant un peu.
Du contenu généré par IA peut ne pas être protégé par le droit d'auteur. En fait, ça dépend du degré d'implication de l'humain dans le processus de génération et aujourd'hui, on n'a pas de jurisprudence forte il me semble, en particulier sur du code.
Cependant, il n'y a pas que du code dans les activités de Debian, il y en a même assez peu : les packages sources sont du code, les applications propres à Debian sont du code, le reste (les documents et traductions, les sites web, la communication interne ou externe, ...) n'en est pas.

Sur le code, puisque c'est ton point ici, élargissons à tout le code libre et pas seulement à celui de Debian qui n'est qu'une petite partie de son activité.

Il n'y a aucune raison que du code généré par IA ait une influence sur le droit d'auteur du code généré par des humains dans un même logiciel. Alors, soit, dans le pire des cas, la partie de code générée par IA ne serait pas GPL, mais le reste le serait toujours. On ne pourrait donc pas piller un projet GPL sur ce prétexte : le code des humains resterait GPL. Et ça serait logique puisque cette partie de code n'aurait pas d'auteur et personne n'en a la propriété.

En relisant la GPL V3, je vois qu'il faut identifier les modifications que l'on apporte au code que l'on redistribue : il suffit donc d'identifier ce code comme généré par IA et donc sans copyright. Si ce code est intégré dans le projet, son statut restera le même.
Si en plus, on utilise les "Additional permissions" prévues par la licence pour préciser que cette partie de code peut être réutilisé sans condition, je pense que c'est inattaquable.
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Juste une question supplémentaire. GPL s'immisce automatiquement dans tout code dérivé. Donc, a priori, si du code GPL existant est utilisé ou modifié, le statut GPL s'applique irrévocablement au code supplémentaire, qu'il soit généré par IA, copié collé de stack overflow ou pondu par un humain, non ? Où donc est-ce me trompe-je ?
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Non, le principe de la GPL est que si tu veux redistribuer du code dérivé de code GPL, tu dois le faire aux mêmes conditions. Si tu ne peux pas rencontrer ces conditions, tu n'as pas le droit de redistribuer. Si le code est domaine public, théoriquement, tu ne devrais pas avoir de problème à l'intégrer sous licence GPL ... mais le fait que du code soit domaine public fait que ce code peut-être extirpé d'un logiciel sous gpl et redistribué avec une autre licence, voir propriétaire. Le risque est donc de voir des projets opensource / libre s'affranchir des licences libres car trop basées sur du code généré par IA et dont domaine public. Une telle situation ouvrirait la possibilité du pillage des projets contenant trop de code généré par I.A.
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Comme l'a expliqué ragoutoutou, ceci n'est possible que grace au droit d'auteur. Dans le cas, où on a du code sans droit d'auteur (largement généré par IA avec peu d'intervention humaine ou bien copié sur stack overflow (dans ce cas, par défaut en l'absence de licence indiquée, le droit d'auteur s'applique et on ne peut donc pas l'intégrer dans du code GPL si l'on n'est pas l'auteur)) , on ne le possède pas et on ne peut donc pas y appliquer une licence.
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Mon idée concernait plutôt le cas où l'IA, nourrie de sources variées dont GPL, puisse produire du code volé à un projet GPL. La personne qui utilisera le code se retrouvera alors avec du code GPL sans le savoir.
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Ah OK. Tu étais donc hors sujet dès le premier commentaire.

Pas étonnant que personne n'aie compris ton commentaire, même @yl qui va plutôt dans ton sens dans sa réponse.

Est-ce qu'une machine s'appuyant sur des statistiques peut produire du code GPL ?
Peut-être si ce code est disponible à de nombreux endroits sur le net et qu'il n'y ait pas de filtre en entrée pour la déduplication, mais sur ce dernier point, il me semble que les boites d'IA le font suite aux soucis d'attaques en justice sur le copyright liés aux sites d'info.
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:-)
#headshot
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Techniquement, si c'est domaine public, on peut l'intégrer, mais si c'est domaine public, on ne peut pas forcer la licence sur le code domaine public. Si je fait un logiciel autour d'une bibliothèque développée par l'I.A., quelqu'un peut potentiellement venir, prendre la librairie et l'intégrer dans un logiciel propriétaire. Donc le risque pour le libre, et encore plus particulièrement pour le copyleft, c'est de se retrouver avec du code suffisamment "I.A./domaine public" pour en rendre la licence caduque. Je voudrais en tout cas voir un précédent juridique sur ce type de situation avant d'autoriser du code I.A. dans mes projets. Ne pas prendre position comme le fait Debian, c'est effectivement accepter le risque de perte de contrôle.
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Les apprentissages s'étant forcément nourris de code libre plutôt que fermé, au delà des principales différences de chapelles type GPL ou BSD, le problème me parait plus concerner ce qui est fermé...
Sinon, sur ce sujet, Debian a toujours été très rigoureux. Ne s'assouplissant (sur les FW proprio) que quand cela menait à trop de difficultés pratiques (pour l'exemple cité, de plus en plus de laptops n'ont hélas plus de RJ45... on fait comment sans le FW d'une carte wifi pour tirer du non-free après configuration explicite de ses dépôts? Poule-oeuf toussa...).
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Rien sur les problématiques de droit d'auteur ?
Si bien sûr, mais la décision de Debian n'est pas le sujet de l'article, qui s'intéresse à la minorité en colère après avoir perdu le vote.
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Insérer ici le meme du camp qui veut tuer "les gens différents", du camp qui veut des droits pour tout le monde et du gars au centre qui propose de chercher un compromis.
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Là c’est même pas vraiment un compromis. Si je comprends bien c’est « LLM (ou n’importe quels outil) open bar et les dévs sont responsables de leurs contributions ».

Actuellement, personne ne propose sérieusement de supprimer la responsabilité des contributions, si ?

Je suis très curieux de voir d’ici quelques années si les dévs seront toujours capable de se dire responsable et en maîtrise de leurs contributions.
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C'est exactement ce que je voulais exprimer par ce parallèle. Le compromis est impossible.
De fait, c'est bien un "oui" à l'utilisation des LLM. Et de toute façon, un "non" est impossible à contrôler par la suite.
Quand à la notion de responsabilité, personnellement, elle me fait rire jaune. On sait très bien que personne ne rendra des comptes ; tout le monde paiera les pots cassés.
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Je suis très curieux de voir d’ici quelques années si les dévs seront toujours capable de se dire responsable et en maîtrise de leurs contributions.
Pour une partie d'entre eux, ce sera inévitablement vrai. Cependant, dans un environnement open source, les chances de survies des contributions de celui qui n'en maîtrise pas le contenu devraient, comme aujourd'hui, rester proche de zéro (IA ou pas).

Pour moi, la grande question est plutôt : À terme, quelle proportion de développeurs perdront la maîtrise totale du code qu'ils produiront ? C'est le manque de devs compétents qui peut éventuellement amener à une dérive, si cette proportion augmente trop.

Ceci dit, pourra t'on continuer à appeller "développeur", quelqu'un dont la compétence principale se résumerai à savoir rédiger des prompts ?
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Ceci dit, pourra t'on continuer à appeller "développeur", quelqu'un dont la compétence principale se résumerai à savoir rédiger des prompts ?
Parmi les lois immuables de l'informatique, qui circulent depuis les années 70 :

Make it possible for programmers to write in English 
and you will find that programmers cannot write in English.
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Vive les titres putaclic qui sont en contradiction avec le contenu de l'article :craint:
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j'ai modifié par "ne dit pas non" pour être plus juste, m'enfin l'accusation de clickbait...
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Pourquoi ne pas avoir titré "Debian choisit le statu quo et divise la communauté" ?

Dire que Debian "dit oui" ou "dit non" est incorrect, car ce n'est pas le vote qui a été choisit par la communauté.
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Comme c'était un vote de type Condorcet (par classement, considéré comme le plus démocratique), on peut voir non seulement le gagnant du vote, mais aussi (sans biais lié aux stratégies de vote) que les électeurs ont généralement préféré les propositions autorisant l'IA aux proposition le bannissant:

https://www.debian.org/vote/2026/vote_002.en.html#outcome

Donc si la proposition E « Usage responsable de l’IA générative » n'était pas passée, ça aurait été une autre proposition aussi favorable à l'IA générative.

Les propositions cherchant à limiter l'usage de l'IA ont été clairement et fermement rejetées par la communauté.
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Pourquoi ne pas avoir titré "Debian choisit le statu quo et divise la communauté" ?
Parce qu'en lisant le titre au n'aurait même pas su que cela parlait d'IA ? "choisi le statu quo", ca ne veut pas dire grand chose non plus.
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C'est un oui, quel que soit le sens dans lequel on le prend, puisque chacun peut faire ce qu'il veut. L'IA est donc acceptée et le contenu de l'article ne contredisait en rien le titre.
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Ce statut quo a un côté pragmatique et évite, à mon sens, un autre risque si un posture plus antagoniste avait été acceptée : la communauté aurait plus passé son temps à faire la chasse aux sorcières de l'IA générative qu'à travailler sur la distribution.

Du moment que les contributions sont bien identifiées comme telles et relues, et que le jeu de la responsabilité individuelle se poursuit, je ne vois pas l'intérêt de se plaindre de l'outil utilisé pour développer le code.

Bref, une posture nuancée (une denrée rare de nos jours) qui met le panel de contributeurs face à ses responsabilités.
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La chasse aux sorcières ? Ou aloès juste avoir confiance en l'intelligence collective...
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Je souhaite de tout mon cœur qu'Antoine le Gonidec, que je découvre aujourd'hui, va pouvoir rapidement se tourner vers un nouveau projet qui lui fera oublier la claque qu'il vient de se prendre.
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Les rescapés de 1789 sont souvent un peu arrogants!
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"La communauté a parlé.", concrètement qui pouvait voter ?
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les contributeurs.
ça fait un petit 1045 votants
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Donc les contributeurs ont parlé plus que la communauté.
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Logique. La communauté consomme, les contributeurs... Développent.
Tant que le code est propre et les pratiques similaires, la communauté n'a pas son mot à dire sur ce que font les développeurs.
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Sauf que la communauté a aussi un avis et peut très bien choisir d’utiliser une autre distribution si le résultat du vote ne lui plait pas…
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Tout a fait. Mais considérant que Linus a donné le feu vert pour le noyau Linux, tout comme pour Debian... Ça va devenir compliqué pour eux.
M'est d'avis qu'hormis d'anciens noyaux/versions, il n'existe plus aucun OS sans code issus d'un LLM.
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Tu confonds la distribution elle-même et les projets amonts, comme ils les appellent dans certaines propositions mises au vote.
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Belle vision de la démocratie...
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Se passer totalement du génératif, c’est aussi se passer d’une vélocité de développement, de mise à jour et de capacités de patch phénoménales.
Interdire du LLM, comme l’explique Ternus, c’est ni souhaitable, et ça commence deja à devenir presque impossible :(
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Vu que les cve sont de plus en plus automatisés et arrivent avec des volumes jamais vu, corriger tout à la main n’est pas tenable.
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Pourquoi personne ne parle du coté financier ?

Les plus gros financeurs de la linux fundation sont précisément les boites qui poussent à mort l'IA. Dont : Microsoft, Google, Amazon (AWS), Oracle, Meta, Intel, AMD, IBM, Red Hat (IBM).

Ceci explique peut-être cela.
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Debian est complètement indépendant de la Linux Foundation.
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Sauf que...

C'est la LF qui paye... pardon ... soutiens des projets Debian :

  • Core Infrastructure Initiative (CII) & OpenSSF (dont Reproducible Builds)

  • Projet Census (audits)

  • Civil Infrastructure Platform (CIP) - LF collabore officiellement avec l'initiative Debian LTS (ze big chantier quoi)



Également : Ian Murdock (Mister Debian - RIP), a été le Directeur de la technologie (CTO) de la Linux Foundation.


Liste non exhaustive. Je vais me permettre de ne pas être d'accord avec toi... Beaucoup.

Le problème est toujours le même quand on parle d'indépendance.
Qui paye ? ... Qui ne mordra pas la main qui le nourri ?

Alors on me dira que c'est indirecte, pas en cash, etc. Bon; dans tout les cas c'est de l'extrait de cerveau que quelqu'un paye...

Comme le rappelle @ragoutoutou la LF, c'est large. Ou plus familièrement : "My LF is rich".

Au cas ou:
https://www.linuxfoundation.org/press/press-release/linux-foundations-core-infrastructure-initiative-funds-three-new-projects#:~:text=The%20Core%20Infrastructure%20Initiative,and%20esteemed%20developers

https://www.linuxfoundation.org/press/press-release/linux-foundations-core-infrastructure-initiative-launches-new-census-project#:~:text=The%20Census%20Project%20is,potentially%20concerning.

https://www.linuxfoundation.org/press/press-release/civil-infrastructure-platform-announces-collaboration-with-the-debian-lts-initiative-and-welcomes-cybertrust-as-a-new-member#:~:text=The%20Civil%20Infrastructure%20Platform,components%2C%20tools%20and%20methods
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Le problème est toujours le même quand on parle d'indépendance. Qui paye ? ... Qui ne mordra pas la main qui le nourri ?
Le sujet de l'article, ce n'est pas la direction de Debian qui aurait pris la décision dans son coin.
C'est justement les + de 1000 contributeurs bénévoles de Debian qui ont voté, selon les règles de gouvernance de Debian, suite à des débats nourris.

Les contributeurs de Debian (pour en connaitre quelques uns) sont des professionnels pas du tout du genre à voter sur ce type de sujet en fonction de ce que pense peut-être telle ou telle organisation qui finance certaines parties du projet.
Les contributeurs savent que le projet est utilisé (et soutenu) en raison de sa grande qualité et de la confiance qu'il a su bâtir avec le temps, entre autre grâce à sa bonne gouvernance communautaire.
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Tu penses vraiment que ce vote est si innocent que cela ?
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Tu penses vraiment que ce vote est si innocent que cela ?
Ça me rappelle quand des candidats battus scandent qu'on leur a volé l'élection.
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Tu penses vraiment que ce vote est si innocent que cela ?
Oui, bien sûr. C'est un débat de la communauté, du même type qui a lieu en ce moment au sein de nombreux groupes de devs dans le monde entier.

Et le résultat est le plus souvent similaire à la décision de Debian.
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Soumettre un vote ça sert à plein de choses, et aussi à trier ou diviser. Et on voit que cela fonctionne visiblement.

Ce vote n'était pas nécessaire en soit. On est encore dans un alignement de la charrue avant les bœufs.

L'usage de l'IA soulève tellement de questions (voire de contraintes), notamment relevées dans ces commentaires qu'il est nécessaire de commencer à les traiter avant de choisir d'utiliser l'IA ou non. Et je n'ai pas vraiment de bonnes nouvelles pour l'IA en ce qui concerne la réponse de certaines question déjà traitées.

J'ajoute que l'ombre planante d'un éclatement de bulle de l'IA qui n'inspire rien de bon, fait douter de la pertinence de ce vote.

J'en veux pour preuve :

  • que plus aucun média généralistes n'ose éviter le mot. C'est même l'inverse. Cela veut dire que dans d'autres 'cercles' c'est un sujet depuis bien plus de temps que cela.

  • que les tokens ne sont toujours pas rentables. Ça brule du cash vitesse grand V. Ces tech corp achètent les matériels avec le pognon du vendeur qui devient de facto le créancier...

  • qu'il n'est plus a démontrer que les gains mis en face de la dépense sont finalement faibles. Sans compter les dérives. Article NXI sur la facture token d'Amazon, perte de savoir faire, etc.



Ce vote n'a d'utile que si on est certains que l'IA va perdurer. Très honnêtement l'actualité ne va vraiment pas dans ce sens.

La proposition 'E' n'est que le reflet d'une boite de pandore qui a été ouverte avant le vote. Ce vote ne fait que mettre un vernis de légitimité sur ces usages.
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Ce vote n'était pas nécessaire en soit. On est encore dans un alignement de la charrue avant les bœufs.
Cette question est tranchée en ce moment, car il y a eu une vraie accélération des capacités des modèles depuis le début de l'année, poussant beaucoup de projets à devoir adopter une politique (officielle ou non) au sujet des contributions assistées par IA pour des raisons pratiques.
J'ajoute que l'ombre planante d'un éclatement de bulle de l'IA qui n'inspire rien de bon, fait douter de la pertinence de ce vote. (....) plus aucun média généralistes n'ose éviter le mot. C'est même l'inverse. Cela veut dire que dans d'autres 'cercles' c'est un sujet depuis bien plus de temps que cela.
Il y aura nécessairement une phase de consolidation, mais qui n'implique pas que les LLMs arrêteront d'exister, tout comme l'explosion de la bulle Internet n'a pas fait disparaitre Internet.

La communauté n'a pas engagé de vote sur la base de spéculation boursière mais sur la base des enjeux techniques concrets pour le travail quotidien sur le projet.

En l’occurrence c'est un français, Lucas Nussbaum de l'Inria qui avait initié la discussion: https://lists.debian.org/debian-vote/2026/02/msg00000.html
Ce vote n'a d'utile que si on est certains que l'IA va perdurer. Très honnêtement l'actualité ne va vraiment pas dans ce sens.
Aujourd'hui ça n'est plus une question.
Même si toutes les boites américaines disparaissent, il y a un marché compétitif pour fournir de l'inférence sur les modèles open-weight chinois ou autre, et ces modèles seront toujours dispo quoi qu'il arrive.
Et les capacités des modèles augmentent toutes les deux semaines.
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Il y aura nécessairement une phase de consolidation, mais qui n'implique pas que les LLMs arrêteront d'exister, tout comme l'explosion de la bulle Internet n'a pas fait disparaitre Internet.
L'internet est un bien fait universel rêvé depuis des décennies par la science fiction d'antan (ca nous rajeunit pas...) . L'IA : rien n'est moins certain. J'ajoute qu'au cinéma; on voit bien le coté obscure. A la décharge des cinéastes, c'est difficile d'intéresser le public avec des IAs qui ne déconnent pas.

Quand on voit les dégâts sur absolument tous les aspects, il y a de quoi se demander si ce ne sera jamais un bien fait. J'avais commenté quelques temps avant ici même que l'IA était la chose qui s'avère être plus dangereuse que n'importe lequel des missiles. Je désespère de ne pas pouvoir changer d'avis (pour le moment). Mais je digresse.

Je ne dis pas que c'est du tout mauvais. On peut trouver des usages concrets et utiles qui feront mieux que l'ancien (El famoso système expert). Mais à quel prix (idiocracy style, droit d'auteur, slope, hallucinations, l'eau des déserts, la liste est vraiment longue) ?
La communauté n'a pas engagé de vote sur la base de spéculation boursière mais sur la base des enjeux techniques concrets pour le travail quotidien sur le projet.
C'est une façon d'éviter les vrais débats dont le premier (à mes yeux) est le droit d'auteur. Les propositions ne sont pas rédigées en ce sens. Évoquer au moins ce problème donnerai un peu plus de consistance. Le code, sur Github n'est pas forcément libre de droit. Un petit bémol a eu lieu...

J'ajoute même que la question se pose sur la possibilité d'utiliser du code libre pour entrainer un LLM. Les licences open/libres sont faites pour l'usage du logiciel lui même et de citer l'auteur (par ex). On a pas prévu le scrapping (ou rip off) pour entrainer des modèles à pisser du code. Ce n'est pas l'usage du logiciel.

Je passe sur :
-la pollution du code par des IAs qui s'entrainent sur du code fait par d'autres IA et truffé de bugs, ou d'inconsistances (pour rester poli).
-le contournement appelé pillage légal. Qui dit bien ce que cela veut dire.

Accepter l'IA dans le code (via LLM) c'est donc aussi accepter la part de pillage qui va avec (à l'heure actuelle). On ne peut tout simplement pas ignorer le gros éléphant que voila. C'est un problème technique ET juridique. Pas l'un ou l'autre.


NB: Modèle open source n'est pas pareil à open-weight. Un modèle open-weight met uniquement à disposition ses poids. Donc pas le jeu de donnée d'entrainement. C'est important.
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Quel rapport avec la LF ?? La LF ne sert qu'à orienter le développement du noyau (et encore, si linus veut bien) et financer quelques projets annexes utilisés notamment pour les grands cloud provider.
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Euh... la LF c'est bien, bien, bien plus large que le noyau... Un de leurs projets les plus connus, c'est la CNCF qui chapeaute plein d'autres projets et classifie les solutions de l'écosystème Cloud Native, comme par exemple tout ce qui touche à kubernetes, les containers, ...
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"et financer quelques projets annexes utilisés notamment pour les grands cloud provider."
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Le vote est déjà fait, mais j'ai pas eu l'impression qu'une des propositions étaient de permettre les LLM ouverte, libre, whatever. Si l'inquiétude concernait les boîte privé fermé comme openai, anthropic, Microsoft, etc. Ca aurait été une piste pour les exclure
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Donc, si la communauté avait voté NON à l'usage des LLM, on aurait eu une Debian sans les LLM, assise sur la pièce la plus importante qu'est le noyau Linux qui lui, accepte sans soucis du code généré. Drôle de situation tout de même.
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Ou alors ils auraient bazardé le noyau Linux pour devenir une distribution 100% Hurd.
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Il n'y a pas d'usage responsable de l'IAGen proposée sur le marché.
Debian sera désormais sans moi.
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Et donc, tu vas passer à quelle distribution ?
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Vu la posture, pas de distribution Linux donc.
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Je lui avais conseillé de passer à Hurd sous l'article précédent.

Mais bon, ici, on ne parle pas des projets "amonts" comme le noyau Linux puisque l'on parle des activités de la distribution Debian.
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Mais bon, ici, on ne parle pas des projets "amonts" comme le noyau Linux puisque l'on parle des activités de la distribution Debian.
Beeeen comme je disais, vu la posture qui considère qu'il n'y a pas d'usage responsable proposé sur le marché pour l'IA générative, l'associant à une volonté de boycott, j'en déduis que toute distrib Linux doit être boycottée avec cette idée.

Vu que le projet Linux tolère les contributions générées par IA.

Sauf à ce que la distrib retire des sources le code incriminé, à l'image des navigateurs basés Chromium qui expurgent son code des Googleries.

De même, au-delà du noyau, quid de tout l'écosystème qui forme une distribution Linux ?

Au hasard, systemd, les desktop environment, les applications courantes, etc.
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Concernant la réaction d’Antoine le Gonidec, je comprends ce qu'il veut dire.

Je dis la même chose aux gens qui envisagent d'acheter une voiture Tesla.

Sauf que, du coup, l'alternative existe, on peut acheter d'autres marques de voitures électriques.

Du coup, concernant les LLM, il existe bien des LLM non créés par des crypto-bros fascistes, non? Mistral? Kimi, etc?

Cela pourrait être un moindre mal.
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Du coup, concernant les LLM, il existe bien des LLM non créés par des crypto-bros fascistes, non? Mistral? Kimi, etc?
Mistral, par exemple.
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Je n'ai pas très bien compris le sens du communiqué de Antoine le Gonidec. Il compare l'usage des LLM, ou tout du moins le résultat du vote collégial, à du fascisme ?

Dans mon book, crier au fascisme, c'est comme crier au loup, ca me rend sourd à tout ce qu'il peut dire. Donc est ce que quelqu'un peut m'expliquer ce qu'Antoine a voulu dire ?
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Il part du principe que tous les LLM, de façon directe ou indirecte, sont soutenus par des personnes fascistes, donc il préfère se retirer plutôt que de voir l'usage de LLM.
C'est la mouvance du moment, riche = fasciste.
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C'est la mouvance du moment, riche = fasciste.
Personne que j'aime pas = fasciste, dans l'intelligence collective c'est plutôt ça...
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En effet, ca part souvent aussi dans ce sens...
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C'est la mouvance du moment, riche = fasciste.
Il dit (je cite) :
les LLM s’appuient en grande partie sur des entreprises « soutenues par des fascistes ».
et il a entièrement raison. C'est toi qui lui (et probablement à bcp d'autres personnes) prête des propos sans nuance qu'il n'a jamais affirmés.
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Je ne lui ai pas prêté ses propos.

J'ai expliqué ses propos :
Il part du principe que tous les LLM, de façon directe ou indirecte, sont soutenus par des personnes fascistes, donc il préfère se retirer plutôt que de voir l'usage de LLM.
J'ai ensuite dit que c'était une mouvance, je n'ai pas dit que c'était ses propos.
C'est la mouvance du moment, riche = fasciste.
Pour ce qui est du vrai ou du faux sur les LLM et leurs soutiens, à chacun de se faire son opinion sur le sujet.
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Merci d'essayer de me faire lire autre chose que ce que tu as écrit :

Il part du principe que [...]
C'est la mouvance du moment [...] -> C' se rapporte à ce qui précède. Tu es bien en train de dire que la réaction d'Antoine, c'est la mouvance du moment (qui est en plus ton opinion, avec laquelle de nombreuses personnes ne seront pas d'accord).
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"C'est la mouvance du moment", c'est une observation que je fais en lien avec la phrase du dessus. Sinon j'aurais dit "il suit la mouvance du moment".
Mais l'un comme l'autre, je me fiche pas mal de ce que tu as compris (je le dis comme ca parce que visiblement tu n'est pas vraiment de bonne volonté)

La finalité c'est que, d'après moi :

  • C'est bien dans l'air du temps de faire ce genre parallèle.

  • J'ai expliqué son raisonnement et je n'y porte pas de jugement, comme je l'ai précisé plus bas :
    il a le choix, fait ce qu'il veut a son niveaux.

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Mais l'un comme l'autre, je me fiche pas mal de ce que tu as compris (je le dis comme ca parce que visiblement tu n'est pas vraiment de bonne volonté)
Excuse moi, mais quoi ? Quand on écrit "Machin fait telle chose" puis "C'est la plaie du moment", on est censé comprendre quoi d'après toi ?
C'est bien dans l'air du temps de faire ce genre parallèle.
Il ne fait pas un parallèle, il donne une opinion (avec laquelle je suis d'accord car Musk, Zuckerberg, et Altman notamment ont des penchants plus ou moins prononcés pour un fonctionnement fasciste) que tu transformes en ultra généralité (riche = fasciste) ce qui est pour le moins ironique vu que tu lui reproches de faire une généralité (qu'en plus, il ne fait pas).
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Dans ce cas, tout est facho et on ne s'en sort plus.
Surtout que la définition de facho a pris beaucoup de largeur (ne pas voter LFI = facho en France par exemple) alors bon.
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Dans ce cas, tout est facho et on ne s'en sort plus.
Non, et ce n'est toujours pas ce qu'Antoine dit.
ne pas voter LFI = facho en France par exemple
Pour une petite partie d'activistes virulents, peut être, mais il faut arrêter de reprendre cette idée totalement fausse qui est surtout mise en avant par l'extrême droite pour justement discréditer les critiques à son encontre (parce que oui, l'extrême droite, une partie de LR qui a fait sécession, et une bonne partie du clan macroniste exhibent tous les signes du fascisme, à commencer par la volonté de ne pas respecter l'état de droit/de laisser ne pas le respecter en faisant mine de ne pas voir le problème).

Un vrai renversement de la réalité, c'est plutôt d'accuser les écolos d'être responsables de l'inaction climatique (et on retrouve encore une fois les mêmes à l'origine de cette désinformation, comme c'est étrange).
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Les technologies d'IA sont développées par et pour des ultra-riches dont beaucoup revendiquent explicitement leur opposition à la démocratie. Et quand les positions de ces mastodontes ne sont pas aussi explicites, ils collaborent au nom du laissez-faire et de la liberté individuelle. Ne pas s'opposer aux projets fascistes, c'est permettre leur accession au pouvoir, et la continuation de leurs actions et donc, collaborer avec.

Les parallèles avec l'Allemagne des années 1930 et la relation politique-patronnat sont nombreux. Par intérêt économique, les grands patrons préfèrent collaborer avec l'extrême droite que la combattre.
[...] l’influence de grandes figures, de financeurs milliardaires, sur le secteur, semble déterminant, à l’image des Marc Andreessen et Peter Thiel, qui ne sont pas tant des évangélistes de la tech, que des évangélistes néolibéraux ultra-conservateurs, qui promeuvent par leurs discours et leurs investissements des projets anti-régulation et autoritaires. Prévost rappelle que la grande caractéristique de cette élite financière est d’être férocement opposée à la démocratie. Ces milliardaires rêvent d’un monde où une poignée d’individus – eux – captent toutes les richesses et tous les pouvoirs.
https://danslesalgorithmes.net/2024/11/08/y-aura-t-il-une-alternative-au-technofascisme
La convergence entre Big Tech et politique ne relève plus de la spéculation théorique mais d’une réalité observable. Musk a utilisé des systèmes d’IA pour orienter ses décisions administratives, orchestrant des licenciements massifs et l’interdiction de programmes de diversité. Cette infiltration technologique dans les structures étatiques illustre parfaitement la thèse de Mühlhoff sur l’émergence d’un fascisme numérique inédit.
https://blog.ajuv.fr/rainer-muhlhoff-intelligence-artificielle-nouveau-fascisme-analyse-critique

Il est le temps de mettre à jour le book : les idées autoritaires/fascistes sont objectivement de plus de en plus présentes mondialement, notamment dans la tech, et particulièrement avec l'IA.
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d'accord oui je vois un peu mieux sa position, je la trouve extreme tout de meme.

Un LLM choisi a l'aide de ses poids/données d'entrainement des mots pour délivrer une "idée" construite. Et donc forcément, les Big Tech qui font les entrainement manipulent le résultat. Donc pencher potentiellement (fortement) à droite et être "fasciste".

Mais pour du code, cet effet de manipulation reste anecdotique je pense. C'est bien plus un outil comme une calculatrice qu'un essayiste qui peut manipuler ce que tu penses.

Je trouve ca aussi réducteur malgré tout de mettre tous les LLM dans le même panier. Certes l'immense majorité des LLM performants sont fait par des Big Tech ou la chine, mais rien n'empêche d'auto héberger un modèle que l'on considère comme plus "éthique". Cracher sur les LLM de façon péremptoire, dire que c'est fasciste, c'est pas une position très ouverte.

Dans tous les cas, les LLM restent des outils qui ne sont pas prêt de disparaitre et qui font un gain notable dans la productivité. S'en passer, c'est aussi intentionnellement se faire lâcher par le peloton.

Ceci étant dit je suis partisan de cadrer les choses, de poser des limites et surtout de la transparence sur l'usage de l'IA. Je parle au niveau global, pas seulement pour le sujet de Debian hein.
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Il y a en effet un rejet épidermique des LLM chez certains (et je comprends en grande partie) parce que en l'état LLM = Service opéré par une Big Tech dans une écrasante majorité des cas.

Je peux me tromper, clairement, mais je serais surpris que l'usage de modèles locaux et "ouverts" soit significatif dans les contributions qui sont faites à des projets open source ou libre.

En entreprise pour des projets proprio j'en parle même pas, mais il n'est pas question de ça ici.

Alors peut-on mettre toutes les boites dans le même panier, peut-être pas, mais quand même l'historique de notre domaine en la matière doit nous inviter à plutôt considérer avec beaucoup de méfiance l'usage qui est fait de nos données et des outils qui les exploitent.

Et bien sûr il y a l'argument de la sécurité, des CVE qui pleuvent, du rythme à tenir.
Il ne faut pas l'ignorer, ce sont des menaces réelles, mais ce serait dommage que la communauté du logiciel libre, qui est fondée sur un engagement politique contrairement à l'open source, s'engage dans cette bataille en mettant de côté ses principes.

Je ne prétend pas que ce soit le cas des contributeurs Debian.
La proposition retenue parle tout de même d'usage responsable. Il aurait été néanmoins bienvenue que quelque chose soit dit de la responsabilité même dans la mise en œuvre de ces outils.

Il faut s'occuper des urgences, donc ne pas laisser béantes des failles, mais organiser la continuité du projet politique ce qui passe par un certain rejet d'outils contrôlés par des acteurs qui ne sont pas à la poursuite du bien commun (lutte contre le dérèglement climatique, défense des droits sociaux, etc).
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Je trouve ca aussi réducteur malgré tout de mettre tous les LLM dans le même panier.
Au delà des aspects politiques avec la mise en avant (souvent volontaire dans les modèles américains) des idées d'extrême droite, et écologique (avec la débauche de ressources et d'énergie que ses promoteurs prétendent préempter), il y a également d'énormes problématiques sociales à vouloir généraliser l'usage d'outils qui, in fine, visent à faire perdre toute agentivité aux citoyens (pour que les LLM permettent les gains promis, il faut supprimer l'intervention humaine car c'est le goulet d'étranglement du système. En conséquence, la machine choisit pour nous).
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Le code n'est pas neutre. La politique dans l'informatique et les logiciels existe depuis le début, par le jeu des licences, des usages qui sont fait des programmes, et des restrictions qui peuvent leur être associées.

Le projet Debian est issu d'un mouvement qui reconnaît de telles problématiques : le mouvement du logiciel libre. Par exemple, la licence GNU est un outil technique issu de positionnements moraux/politiques marqués et assumés. Elle interdit pro-activement certains usages considérés comme néfastes pour les utilisateurs.

Le projet s'est doté d'un contrat social (https://www.debian.org/social_contract) dont la 4ème proposition stipule que les priorités du projet sont les utilisateurs et le logiciel libre. Hors, l'IA générative, a des effets néfastes qui vont à l'encontre de l'émancipation numérique et de la liberté des utilisateurs finaux. Elle donne l'illusion de liberté par la capacité de production brute qu'elle permet, au prix d'une dépendance et d'une perte des moyen personnels (esprit critique, capacité de raisonnement, etc).

Par ailleurs, il me semble que les valeurs généralement associées aux logiciels libres et aux libertés informatiques sont en opposition avec tout ce que représente les IA génératives : pillage des données, vol pur et simple du travail des autres, non-respect des licences, exploitation et travail du clic, consommation excessive d'énergie, restrictions d'usage derrière un abonnement, hyper-capitalisation, recherche de rentabilité au détriment de l'utilisateur, etc.

Avec un tel ancrage dans un mouvement à forte composante politique, et considérant l'historique et les valeurs prônés par ce dernier, la décision de ne pas prendre parti face à l'usage de l'IA a de quoi, a minima, poser question.
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Je ne connais pas la personne, mais je fais un parallèle avec le veganisme, ou le fait de ne pas vouloir se rendre complice de ce qu'on dénonce. C'est facile de dire "je continue de manger de la viande parce que bon, j'aime bien, et ça va rien changer si j'arrête à mon niveau".

Remplace la viande par l'IA, et ça en dit long sur le fait qu'il ne souhaite pas se rendre complice de son utilisation. Alors oui, personne ne l'oblige à l'utiliser dans ses contributions, mais si au final "son bébé" (partagé certes) est élevé d'une façon qui lui déplait, alors ce n'est plus son bébé non.

Bref, de façon générale il a le droit d'exprimer son avis, son antériorité sur le projet fait qu'il a quand même son mot à dire, et la démocratie fait que tu as le droit de t'en balec :D.

Mais je comprends sa position perso ; si Debian était resté sur du 0% LLM, bah t'aurais d'autres distro linux qui en feraient, voir un DEB-IA-N en plus de devuan. Donc de quoi est ce qu'on a peur au juste ?

Et sur les sujets IA = faciste ou riche = faciste... je pense qu'on dépasse le périmètre de l'article, mais sans pousser au facisme, je pense qu'on peut parler d'éthique notamment vis à vis du projet debian. Et les IA éthiques ? Je ne crois pas non. Ecologiques non plus (et beaucoup moins que toute autre production informatisée).
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Pour mon ton parallèle fonctionnerait justement si c'était un choix écologique.

Pour le coup, je pense sa réflexion biaisée. Surtout que Debian est utilisé par tous les GAFAM et plus encore, donc ça participe déjà à leur écosystème et il participe déjà a l'enrichissement de "fascistes".

Mais je te rejoins sur un point, il a le choix, fait ce qu'il veut a son niveaux.
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je n'ai pas compris aussi. Je suppose qu'il y a une raison obscure pour qu'il dise cela
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C’est pas la a l’image de la politique ? Les extrêmes sont bruyants, mais dans le fond ne représentent pas le consensus.
Quand à l’usage du terme fasciste ça sens plus la passeport idéologique pour la simplification.