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Linus Torvalds s’agace encore sur l’IA, cette fois pour la défendre

Miroirs et religion

Linus Torvalds s’agace encore sur l’IA, cette fois pour la défendre

Long Ma pour Unsplash

Linus Torvalds s’est encore une fois agacé des débats autour de l’IA. Si le père de Linux avait pesté contre les nombreux rapports d’erreurs générés par les LLM et peu efficaces, il l’affirme cette fois bien haut : Linux n’est pas anti-IA, et ces outils sont là pour rester.

Le litige concerne cette fois Sashiko, un bot d’IA générative chargé de relire (review) les patches soumis au noyau Linux. La question technique est simple : faut-il envoyer directement aux développeurs les commentaires générés par Sashiko, ou les faire filtrer par un mainteneur humain avant transmission ?

Laurent Pinchart, contributeur de longue date au kernel, s’oppose à l’envoi direct des reviews de Sashiko aux auteurs de code. Il s’appuie sur les recommandations publiées le 18 juin 2026 par la Software Freedom Conservancy (SFC) concernant les outils basés sur des LLM, qui préconisent de respecter le choix des développeurs refusant l’IA.

Roman Gushchin, un autre contributeur, rétorque pour sa part qu’il serait contre-productif de faire vérifier et retransmettre manuellement chaque review IA par un humain, l’intérêt de l’IA étant justement de faire gagner du temps aux mainteneurs. En outre, il indique que la position très restrictive de la SFC n’est pas partagée par le projet Linux.

Ce que fait Sashiko

Sashiko a été développé par Roman Gushchin, ingénieur senior chez Google, et annoncé publiquement le 17 mars 2026 sur la liste de diffusion du noyau. Dans son message d’annonce, Gushchin précise que le service tourne sur le modèle Gemini 3.1 Pro, et remercie Google pour la mise à disposition de la puissance de calcul et de l’infrastructure ayant permis le projet (lkml.iu.edu). Le code de Sashiko, écrit en Rust, permet en théorie de configurer d’autres fournisseurs de LLM comme Claude et GitHub Copilot CLI, mais c’est bien avec Gemini que le programme a été le plus testé, comme le relevait alors The Register.

Sashiko est un service centralisé, financé par Google, qui surveille automatiquement la mailing-list du noyau (et d’autres, comme celle de Rust-for-Linux) et poste ses reviews de manière automatisée. Selon les mesures de Gushchin lui-même, Sashiko détecte environ 53 % des bugs corrigés a posteriori sur un échantillon non filtré de 1 000 commits récents. Il s’agit cependant des mesures de l’ingénieur, elles ne sont pas soutenues par des mesures indépendantes.

Torvalds s’agace une nouvelle fois

Face aux débats autour de l’IA, largement alimentés par la crainte d’un slop à profusion, Linus Torvalds est finalement intervenu.

Comme souligné par Phoronix, Torvalds a indiqué que la position générale autour du noyau Linux est que l’IA est utile, quand elle est utilisée correctement. Pas question selon lui de rejeter en bloc les rapports d’erreurs générés. Il se dit prêt à peser de tout son poids de mainteneur principal du noyau si nécessaire.

On retrouve rapidement le franc-parler du développeur. Il affirme ainsi que « Linux n’est pas l’un de ces projets anti-IA » et que toute personne n’étant pas satisfaite de cette position peut faire ce que l’on fait toujours dans l’open source : forker. Pour faire bonne mesure, il ajoute que les personnes pointant les défauts de l’IA feraient bien de se « regarder dans un miroir », l’intelligence humaine n’étant pas non plus exempte d’erreurs.

L’open source n’est pas une religion

« L’IA est un outil, comme les autres outils que nous utilisons. Et c’est clairement utile. Ce n’était peut-être pas aussi « clair » il y a seulement un an, mais ce n’est plus remis en question aujourd’hui. Oui, cela peut aussi être un outil un peu pénible […], mais la solution n’est pas de baisser la tête dans le sable et de chanter « la la la, je ne t’entends pas » à pleins poumons comme certains semblent le faire », assène Torvalds.

Il est également d’avis que « l’aspect social du travail open source est important et est souvent une partie motivante du projet », mais que « c’est un avantage secondaire, pas le but du projet ». Avant d’ajouter, au sujet de Linux : « Ce n’est *PAS* un projet de « guerrier social », ça n’a jamais existé, et ça ne le sera jamais. Dans la communauté du noyau, nous faisons de l’open source parce que cela permet une meilleure technologie, pas pour des raisons religieuses ».

Commentaires (66)

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Ce n’est PAS un projet de « guerrier social
C'est un peu l'hôpital qui se fout de la charité.

"Linux" est de fait un projet social du fait de sa licence, et le projet n'a pas voulu passer en GPL v3 pour des raisons politiques…
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Ouahhhaa j'avais complètement oublié cette histoire
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Tu confonds les valeurs qui encadrent un projet et sa finalité. Que Linux soit sous GPLv2 reflète certains choix de gouvernance et de licence, mais ces choix sont au service du projet. La position de Torvalds sur l'IA suit la même logique : il ne défend pas l'IA par militantisme, il la défend parce qu'il juge qu'elle est utile au développement de Linux.
En revanche, on peut tout à fait soutenir que l'adoption de l'IA par un projet aussi important contribue à sa normalisation et peut donc avoir des conséquences sociétales (le fameux "social"). C'est un débat légitime, mais ce n'est pas celui que Torvalds aborde ici. Il raisonne avant tout en termes d'utilité pour le développement du noyau.

Je pense que c'est une incompréhension de l'existence de biais (projection de nos propres motivations) sur l'utilisation et l'intérêt du libre.
On retrouve des amateurs d'open-source pour des raisons de valeurs politiques (entraide, sobriété, social, ...) et d'autres pour des raisons techniques (ouverture du code, facilité d'utilisations de matériel, ...) ; aussi les deux et avec des nuances, bien sûr.
Certains utilisateurs et contributeurs à l'open source sont équipés d'un multitudes d'objets connectés (capteurs, rpi, serveur, portable, pc, ...). Est-ce que cette utilisation du libre répond aux valeurs mentionnées ? Pas sûr (ressources, pollutions, esclavagisme, ...).
Ce mode de vie n'est pas forcément cohérent avec une vision de sobriété écologique, mais cela n'enlève rien à la valeur de leurs contributions. De la même manière, le fait que Linux soit sous GPL ne signifie pas que chacun de ses choix techniques doive être interprété comme un engagement politique.
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Dans le monde du libre, il y a toujours eu les idéologues du type Stallman et les pragmatiques du type Linus.

Pour les pragmatiques, le libre est surtout une manière plus efficace de construire du logiciel de qualité et utile au plus de monde possible, sans avoir à réinventer la roue à chaque fois comme le propriétaire.

Le choix de rester sur la GPLv2 était aussi un choix pragmatique, la GPLv3 aurait imposé trop de contraintes à l'utilisation de Linux dans des produits.
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Linus aurait pu aussi partir sur du BSD qui existait bien avant la GPL…
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Je pense qu'il s'en foutait déjà à l'époque de la licence.
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Il me semble avoir lu des interviews à une époque dans laquelle il expliquait que le choix de la GPL c'était surtout pour la réciprocité imposée par cette licence alors que la BSD c'est quand même plus proche du chacun pour sa gueule.
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Ici, Interview de LinuxFr, il explique 20 ans après ce choix qu'il avait d'abord écrit sa propre licence avec une partie “non‐commerciale, mais a ensuite choisi la GPL par pragmatisme parce qu'elle était connue.
Il explique aussi, mais je pense avec son expérience de 20 ans de plus, que c'est une licence qui lui convient bien, en particulier sur
« vous pouvez faire ce que vous voulez, mais vos améliorations doivent être disponibles de la même manière que le code d’origine ».
C'est peut-être ce que tu appelles la réciprocité.
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Dans le monde du libre, il y a toujours eu les idéologues du type Stallman et les pragmatiques du type Linus.
T'es certain de ça ?
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T'es certain de ça ?
Objectivement, Linux est aujourd'hui un énorme succès alors que le projet GNU est en train de mourir à petit feu.
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Les distrib Linux embarquent toujours les outils GNU, il me semble. Hurd, le noyau GNU, lui par contre n'est pas au top de sa forme.
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En train d'être remplacés par des équivalents en Rust.
La suite GNU d'outils de build (autotools &co) est complètement obsolète depuis longtemps et aujourd'hui un boulet pour les projets qui les utilisent encore.
Le seul projet encore vraiment vivant c'est GCC, qui subit tout de même la concurrence de Clang.
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On peut consulter liste des affreuses choses GNU... Grub... Gimp... Gnome... Même si ces derniers sont partis, Gnome est toujours édité sous licence GNU GPL... Mwala...

Enfin bref, des briques critiques du système Linux (Comme Debian, mother of all Linuxes) viennent de GNU...

Pour recentrer; tu parlais de LinuS. Que visiblement tu considères comme une personne pragmatique. En est tu certain ?
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Dans le monde du libre, il y a toujours eu les idéologues […] et les pragmatiques […].
Je trouve amusant :

  1. d'antagoniser les idéaux et une connexion à la réalité; ça en dit long sur ce qui est pensé des premiers

  2. de considérer une action "pragmatique" comme dénuée d'idéologie, le sempiternel mensonge de la narration d'une réalité qui serait regardée "en face", en opposition à de (dangereux) rêveurs


Pour les pragmatiques, le libre est surtout une manière plus efficace de construire du logiciel de qualité et utile au plus de monde possible
Pour des gens qui sont supposés regarder la réalité en face, s'ils pensaient cela, alors on pourrait soudainement les prendre pour de doux rêveurs.
Quand on recherche l'efficacité, on finit par apprécier un certain type d'organisation, aux rouages bien huilés…

--

Revenons aux propos de ce cher Linus, tout plein d'informations, mais pas nécessairement sur la question levée (qui de toutes façons est éludée, voire interdite).
Linux is not one of those anti-AI projects, and if somebody has issues
with that, they can do the open-source thing and fork it.
Or just walk away.
"Adhérez à ma vision ou cassez-vous. Euh, non… +Vous êtes libres de partir+"
Sure, the social angle of working on open source is important and
often a very motivating part of the project, but in the end that's a
side benefit, not the _point_ of the project.
This is NOT some kind of "social warrior" project, never has been,
and never will be.
En deux phrases, réassemblées plus crûment : "la justice sociale, c'est important et ça peut être motivant, mais on n'en fait pas et ce ne sera jamais un de nos objectifs"
Si vous nous plus vous ne comprenez pas, c'est normal : il s'agit d'un paradoxe, fait pour ne pas être compris, sauf à isoler le bout de phrase qui vous arrange.
Méfiez-vous des gens qui diffusent de la non-pensée via l'utilisation de paradoxes.
Because it's not like natural intelligence is always all that great either.
Amusant de considérer un machin statistique/probabiliste mentant (affirmant de manière péremptoire de fausses assertions) par nature comme étant doué d'intelligence, afin de mieux le valoriser en le comparant à l'esprit humain.
It may not have been that "clearly" even just a year ago, but it's no
longer in question today.
There are other questions around AI (like what the economy of it will
actually look like in the end), but "is it useful" is no longer one of
those questions. Anybody who doubts that clearly hasn't actually used
it.
Petit mensonge sur la "clarté" d'une année auparavant : d'un point de vue analyse de code et/ou faille, la maturation était en cours, mais les applications en ce sens étaient déjà là, et au-delà puisque que l'on parlait même déjà de génération de code.

Amusant de faire semblant de (se ?) poser des questions (même pas éthiques mais simplement économiques) pour tout balayer au motif d'utilité.
Une utilité égoïste, évidemment. Et aucune mention de conséquences morales, sociales, sociétales ni écologiques qui serait présente dans une balance… dont rien n'indique alors qu'elle existe. Glaçant.

Car…
The solution is to make sure those LLM tools _help_ maintainers
instead of just causing them pain. There's no question on that side.
Oui, on parle bien de la facette générative, impliquant un traitement via du language humain, de ce que l'on appelle "IA" aujourd'hui : une certaine utilisation d'une certaine technologie.
La technologie est loin d'être nouvelle, l'utilisation générative, elle, l'est bien plus. Et semble être devenue exclusive.
And no, AI isn't perfect. But Christ, anybody who points to the
problems at AI had better be looking in the mirror and pointing at
themselves at the same time.
Personne ne semble pourtant réclamer la perfection… Un faux contraste, pour ceux qui s'intéressent aux sophismes.
Ne sont pas précisés les "problèmes" qu'il invoque, mais cela semble se réduire à des problèmes de "raisonnement" ou des "biais".
Étrange, pour une technologie qui ne raisonne pas.
Et par là-même, en utilisant le mot "problèmes", il les neutralise en les réduisant à un faux créé de toutes pièces afin de mieux détourner l'attention d'autres, bien plus réels, notamment dans la question levée.

En quelques lignes, Linus ré-affirme son autorité toute-puissante (pour ceux qui auraient été trompés de croire qu'il soit autrement), ré-affirme la primauté de l'utilité égoïste sur toute autre forme de considération (ce que certains euphémisent "pragmatisme"), ré-affirme que la justice sociale n'est pas son objectif et ne le sera jamais, ce qui en fait un adversaire, et re-demande à tous ceux en désaccord de se barrer de son projet et de se remettre en question.
Car lui ne le fait (toujours) pas.

Une (répétée) démonstration du fait que la base commune, réductrice entre visions diverses, lorsque l'on parle de "libre", on ne parle que de licence de code (GPL v2 donc, pas v3), pas de résolution de comportements humains & idéologies problématiques.
Il y a pourtant là un terreau pour améliorer nos manières de réfléchir, d'approcher les situations, d'agir en tant qu'humains… régulièrement bousillé quand des figures proéminentes rament en sens contraire.
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Je ne savais même pas qu'une machine tournant sous Hurd permettait d'écrire un si long commentaire !

À moins que par pragmatisme, tu utilises plutôt un noyau Linux ou BSD (oui, les affreux qui permettent d'utiliser leur code dans des logiciels propriétaires) ?
Je n'irai pas jusqu'à penser que tu puisses utiliser Windows.
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Quand on recherche l'efficacité, on finit par apprécier un certain type d'organisation, aux rouages bien huilés…
C'est bien ce qu'ils ont construit avec le kernel.
antagoniser les idéaux et une connexion à la réalité; ça en dit long sur ce qui est pensé des premiers
Plutot qu'une analyse personnelle ou spécifique à ce débat, c'était une description des "mouvements de pensée" dans le monde du libre, tel que généralement perçu depuis longtemps par ces communautés elles même.

Et ce n'est pas nécessairement antagoniste. Linux a utilisé des concepts idéologiques développés par Stallman et a construit un projet communautaire avec, plus efficace que les organisations propriétaires traditionnelles (Linus a choisi la GPL après avoir assisté à une conférence de Stallman à son université).

De même, Linux a été complémentaire au projet GNU en leur fournissant le noyau qui leur manquait.
Amusant de considérer un machin statistique/probabiliste mentant (affirmant de manière péremptoire de fausses assertions) par nature comme étant doué d'intelligence, afin de mieux le valoriser en le comparant à l'esprit humain.
Il dit juste que c'est utile et donc que l'outil a sa place dans le processus de dev.
Et que ceux qui critiquent l'utilité en l'état actuel devraient regarder dans le miroir, ce qui est plutôt juste.
Car beaucoup de dev voient effectivement ces outils comme une attaque directe contre leur ego. Comme si les joueurs d'échecs ou de go considéraient les IA comme un affront à leur intelligence.
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Du coup, quand Linus dit :
Dans la communauté du noyau, nous faisons de l’open source parce que cela permet une meilleure technologie, pas pour des raisons religieuses.
Est-ce qu'il est en train de dire « on est pas du tout libristes » ?
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C'est quoi un libriste pour toi ?
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Pour moi, le libre c'est le pragmatisme de l'open-source avec de l'idéologie.
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Il voulait effectivement probablement dire : on n'est pas idéologue. Mais ta définition me semble un peu extrêmiste.
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Comment tu définis le libre ?
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Il ne connaît peut être que trop le défaut principal du libre : des guerres de clocher qui aboutissent à des forks, qui diluent les effort, qui font s’effondrer des projets qui auraient été utiles.
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Je peux comprendre. Merci pour cet angle de vue.
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C'est tout de même fou que d'arriver à contredire le mec qui a fait Linux ! Que ce soit par crèmerie, pensée personnelle ou par biais, je trouve ça fou. Le mieux placé pour en parler, ça reste lui.

Sinon, suffit de lui envoyer un mail et lui expliquer qu'il a tort.
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Torvalds à adopté la GPL par pragmatisme, parce que ça a rendu son dev plus efficace.
pour la v3 il a refusé parce que nombre de contributeurs utilisent la "faille" de la V2 pour fournir des équipements sous Linux sans fournir le code source.
Là encore c'est du pragmatisme, il ne préfère ne pas avoir toutes les contributions que plus aucune du tout.
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pour fournir des équipements sous Linux sans fournir le code source.
C'est pas ça. La v2 autorise le blocage de firmware (par exemple, via une signature), ce qu'interdit la v3. C'est la tivoïsation. Mais le code source doit toujours rester dispo (juste que, "hardwarement" on ne peut pas déployer de mise à jour, car si non signée / mauvaise signature, elle sera rejetté)
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C'est complètement faux puisque Linus a expliqué plusieurs fois qu'il n'était pas particulièrement intéressé par le libre, sans l'exclure non plus, en fait la GPL sert directement le projet en encourageant la contribution, la distribution et donc la visibilité mais fondamentalement si le projet avait été adopté et utilisé en licence propriétaire par les grandes boites privées (qui financent la linux foundation) ça lui aurait probablement très bien allé aussi.

Linus est un pur technique, l'aspect politique ne le concerne pas.
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Surpris qu'il ne semble pas s'inquiéter du problème de pollution de l'atribution, avec la régurgitation de code sous licence.
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Et de la pollution environnementale.
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Et de la pollution environnementale.
Toujours aussi anecdotique
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Je ne vois pas le problème
1) dans le cas précis où il s'agit de relire des patchs
2) de manière plus générale : tu as un exemple où du code propriétaire (donc a priori pas public) serait régurgité par une IA générative ? Il pourrait éventuellement y avoir des cas de code incompatible avec la GPL V2, comme par exemple du GPL V3, mais je pense que c'est plus un phantasme qu'une réalité.
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il ajoute que les personnes pointant les défauts de l’IA feraient bien de se « regarder dans un miroir », l’intelligence humaine n’étant pas non plus exempte d’erreurs.
Merci m'sieur Torvalds, je ne me rendait pas compte de la quantité faramineuse d'eau & l'électricité que je consomme pour faire des erreurs, de la quantité de contenu invraisemblable que j'ai dû illégalement récupérer puis ingurgiter pour faire de moi ce que je suis...

Bien sûr que l'IA c'est une belle technologie, mais elle repose sur des bases morales pourries (et a-t-elle une base légale tout court ?).

Mais si on laisse tomber les valeurs, déso m'sieur Torvalds, mais Windows 10 fait parfaitement le café pour mes usages perso & pro, contrairement à mes distrib linux actuelles (ma CG pas reconnue, exit les jeux, mon trackpad qui ne répond plus après une mise en veille, Slack & FF qui plantent bien plus souvent, ...)
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Un peu comme plus haut. C'est fou d'arriver à lui prêter des idées ou des propos qui n'ont rien à voir avec le sujet ! Tant vouloir que les idées des autres collent aux nôtres, je trouve ça effarant.

Qui te dit que le gars qui, en dehors de celui de Google, fait pas tourner un petit modèle sur son homelab alimenté par panneaux solaire qu'il a lui même entraîné sur des données libres et qu'avec ça il arrive à review son code et maintenir ? Rien mais, encore une fois, par idéologie vous venez expliquer que ça devrait comme VOUS le pensez.

Et si ça se trouve, Torvalds pense peut être la même chose que toi, mais comment il va interdire tout ça ? Non parce que se plaindre c'est facile, trouver la solution, ça l'est beaucoup moins.
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Qui te dit que le gars qui, en dehors de celui de Google, fait pas tourner un petit modèle sur son homelab alimenté par panneaux solaire qu'il a lui même entraîné sur des données libres et qu'avec ça il arrive à review son code et maintenir ? Rien mais, encore une fois, par idéologie vous venez expliquer que ça devrait comme VOUS le pensez.
Oui, mais ici on parle de Gemini 3.1 Pro qui tourne sur une infra Google.
Et si ça se trouve, Torvalds pense peut être la même chose que toi
J'ai pas l'impression qu'on ai le même avis lui et moi quand il dit
les personnes pointant les défauts de l’IA feraient bien de se « regarder dans un miroir »
mais comment il va interdire tout ça ?
Bonne question, je ne sais pas comment interdire l'IA, mais je ne dis pas au gens qui lui trouvent des soucis sont bêtes.
Non parce que se plaindre c'est facile, trouver la solution, ça l'est beaucoup moins.
C'est vrai. Peut-être que la solution serait ce dont tu parles au début de ton commentaire, un petit modèle entrainé avec des données sur lesquelles les autorisations ont été recueillies (ou déjà autorisé par la licence qui les protège), sur une infra pas extravagante, oui, je plussoie.
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Merci m'sieur Torvalds, je ne me rendait pas compte de la quantité faramineuse d'eau & l'électricité que je consomme pour faire des erreurs, de la quantité de contenu invraisemblable que j'ai dû illégalement récupérer puis ingurgiter pour faire de moi ce que je suis...
Il y a de bonnes chances que tu consommes plus d'eau et d'énergie pour produire la même chose que l'IA, juste pour maintenir tes fonctions vitales en état pendant ce laps de temps.

D'un autre côté, tu devrais maintenir ces fonctions vitales même si tu bossais pas sur le code du noyau Linux, donc bon...

Mais pour te répondre : oui, tu consommes une quantité relativement faramineuse d'eau et d'énergie pour faire des erreurs. Probablement plus qu'une IA à nombre d'erreurs équivalentes (après je sais pas, t'es ptèt particulièrement prolifique en nombre d'erreurs).
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N'importe quoi !
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Il y a de bonnes chances que tu consommes plus d'eau et d'énergie pour produire la même chose que l'IA, juste pour maintenir tes fonctions vitales en état pendant ce laps de temps.
Je n'ai pas de chiffre ou d'études pour montrer que j'ai raison. Je me base sur ce que j'ai pu lire ça et là (oui c'est un gros "trust me bro"). Et ça me parait pas déconnant de penser qu'une IA consomme plus qu'un humain.
D'un autre côté, tu devrais maintenir ces fonctions vitales même si tu bossais pas sur le code du noyau Linux, donc bon...
Ah oui oui, je te confirme que je consomme même de l'énergie préalablement ingurgitée quand je me repose !
Mais pour te répondre : oui, tu consommes une quantité relativement faramineuse d'eau et d'énergie pour faire des erreurs.
Vu que je compare humain/IA, je consomme une quantité "normale" sur l'échelle humaine.
Probablement plus qu'une IA à nombre d'erreurs équivalentes
Si je consomme plus d'énergie entre chaque erreur, c'est que j'en fais moins à énergie équivalente, c'est mieux non ?
Ou alors j'en fait aussi souvent qu'elle mais je consomme plus dans le même laps de temps, c'est ça ?
(après je sais pas, t'es ptèt particulièrement prolifique en nombre d'erreurs).
J'aime à penser que non, mais idem, pas de preuves, alors "trust me bro" ...
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Il me semble qu'une étude est sortie et montrait que pour générer une page de texte, l'humain consommait davantage d'eau et d'énergie (et générait plus de CO2). Après... faut voir la qualité de la page.
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C’est vraisemblable (à la louche, ~100W pendant 10 minutes pour l’humain, soit environ 16,5WH, contre ~3kW pendant 5s pour l’IA, soit environ 4WH), et ça va forcément aller en s’améliorant pour l’IA, pas pour l’humain. Mais contrairement à l’ordinateur l’humain n’a pas de bouton off. Et il consomme à peu près pareil qu’il soit en train de réfléchir ou en train de glander devant une série…

Après, si le but est la réduction de la population mondiale, ça se tient. Mais dans ce cas il ne faut pas dans le même temps tenir un discours nataliste.
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100W pendant 10 minutes ça fait 600WH et non 16,5WH, il me semble.
3kW pendant 5s, c'est 3000W fois 12 fois 60 = 2 160 000WH, non ?
Donc d'après tes chiffres l'IA bouffe 3600 fois plus qu'un humain.
Ou alors ton H c'est pas des heures et ton k pas 1000 ?
Bon après, sans source sérieuse, ces chiffres ne riment à rien.
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Non, pour avoir des WH, il faut convertir le temps en heure. Donc 10 minutes = 0,166h -> 16,6Wh avec 100W. C’est le matin, je peux me planter dans mon calcul, mais pas à ce point (si une ampoule de 100W consommait 6KWh en 10 minutes, la gueule de ma facture :eeek:

edit: ton problème, c’est que tu as multiplié là où tu dois diviser. Pour t’en convaincre, 3KW pendant 1h, C’est 3KWh. Pas possible que ça fasse 2610KWh en 5s, ça ne colle pas…
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Il me semblait bien que c'était n'importe quoi !

Bon j'ai demandé à une IA et donc :

Un cerveau humain consomme 20 W en continu (quoi que tu fasses).
Une GPU ((A100/H100) c'est 20 à 50 W en continu sans rien faire (idle) et 300–700 W en charge.
Un cluster LLM (8–64 GPU) c'est 200–2000 W en continu sans rien faire et 5 000–40 000 W en charge.

Et l'IA conclu par :
Un cerveau consomme toujours la même puissance, alors qu’un GPU peut passer d’un petit 20 W à un énorme 700 W selon l’activité.
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Bah, elle dit n'importe quoi ton IA, le cerveau humain ne consomme pas du tout la même puissance s'il réfléchit que s'il est au repos (sans même parler du sommeil) !
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Ben c'est une valeur que j'ai vu ailleurs, tes 100W c'est plutôt pour l'ensemble du corps humain, le cerveau utilisant 20% de ça.

https://www.britannica.com/science/The-Human-Brain-Runs-on-Less-Power-than-a-Light-Bulb

Et le cerveau ne dort jamais.
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Tout ça, c'est en moyenne, mais le corps et le cerveau ne consomment absolument pas la même énergie s'ils sont en activité (surtout intense) qu'au repos…
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Le point de départ, donné par Liam, était le suivant :
Il y a de bonnes chances que tu consommes plus d'eau et d'énergie pour produire la même chose que l'IA, juste pour maintenir tes fonctions vitales en état pendant ce laps de temps.
Le calcul que j’ai donné – certes empli d’approximations, mais avec des ordres de grandeur justes – visait simplement à montrer que c’est plutôt crédible, contrairement à ce que tu pensais initialement.

Par contre je ne sais pas ce que tu veux amener en disant qu’un GPU a une consommation beaucoup plus variable que celle du corps humain… Je crois que tout le monde est d’accord là-dessus.
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Ce que je pense surtout c'est que l'IA Gen consomme beaucoup trop (électricité, eau, matière première, etc.) et que barder le planète de datacenters est un non sens écologique (et même économique car seul NVIDIA gagne de l'argent).
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100W pendant 10 minutes ça fait 600WH
Non. 100W pendant 1h font 100Wh. 100W pendant 10min = 100/6=16,5Wh

Idem pour une requête 3kW pendant 5s, si on converti les secondes en h (soit 5/3600, 3600 = 60s60min), on obtient bien 3kW5/3600 = 0,00417kWh soit 4,17Wh
Bon après, sans source sérieuse, ces chiffres ne riment à rien.
Certes, mais déjà, il faudrait avoir la bonne base de calcul ;)

[edit] merdouille, grillé ^^
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Oui j'ai pas bien dormi !
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100W pendant 10min

  • ça fait 600Wh si on considère que l'appareil fonctionne 100% du temps

  • ça fait 100Wh si on considère que l'appareil fonctionne 10min par heure

  • ça fait 4.17Wh si on considère que l'appareil fonctionne 10min par jour

  • ...



https://www.wattvalue.fr/watt-heure/
Le Watt-Heure (Wh) est une unité d’énergie correspondant à un watt de puissance utilisé pendant une heure.
https://particuliers.engie.fr/economies-energie/conseils-economies-energie/conseils-calcul-consommation/consommation-ampoule.html
Si nous reprenons notre exemple, la consommation annuelle d’une ampoule de 25W durant 4h par jour sera de 32,9 kWh par an (0,025 kW x 1316 heures).
Note: 4h par jour, 47 semaines par an d'où 4 x 47 x 7 = 1316
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Justement non. Reprend la définition que pourtant tu donnes :

  • le Wh, c'est une unité d'énergie

  • le W, c'est une unité de puissance.



le W est indépendant de la durée (analogie : c'est le débit d'un fleuve). Le Wh, c'est le nombre de m3 qui se sont déversés sur une durée fixée.

Donc, un dispositif de 100W qui fonctionne pendant 10min consomme bien 16,5Wh.

Et si vraiment tu n'es toujours pas convaincu, remplace le W par son alternative du système international : le J/s (joule par seconde)

[edit] Je viens de voir ton edit, donc je complète :

(si on considère qu’il consomme 100W par tranche de 10min)
(si on considère qu’il consomme 100Wh par tranche de 10min)

[edit 2] arrête d'éditer ton message, ça va devenir illisible :D Tu confonds la puissance de l'énergie consommée. Le W est une unité de puissance, pas d'énergie.
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Je te laisse contacter Engie, apparemment ils ne savent pas calculer les Wh ...
le W est indépendant de la durée (analogie : c'est le débit d'un fleuve). Le Wh, c'est le nombre de m3 qui se sont déversés sur une durée fixée.
Si un fleuve fait passer 100m3 en 10min, c'est bien qu'il fait passer 600m3 en 1h et pas 16.5m3 en 1h
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J'ai un débit de 100m3/s pendant 10min. Ca fait combien de m3 ? Avec ton raisonnement, ça fait 600m3. (pour rappel W = J/s)
Si un fleuve fait passer 100m3 en 10min, c'est bien qu'il fait passer 600m3 en 1h et pas 16.5m3 en 1h
En faisant ça, tu repasses sur un débit, pas sur une énergie consommée. Je persiste donc : tu confonds puissance et énergie.

[edit] Et surtout, ceci est faux dans ton analogie "Si un fleuve fait passer 100m3 en 10min" Ce n'est pas équivalent à l'énoncé inital avec des W. L'équivalent est mon énoncé, avec un débit en m3/s. Toi, tu viens juste de dire "machin consomme 100Wh (n'oublie pas le h !!!) en 10min, donc il consomme 600Wh en 1h (et là, c'est juste).
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Apparemment il faut que @SébastienGavois refasse un article là-dessus. Certains n’ont toujours pas les bases. Merci @fdorin d’essayer de corriger. :merci:
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Euh en fait là, ce n'est pas du "trust me bro" envers les autres, donc un problème de manque de preuves, mais plutôt envers toi-même, car tu n'a pas toi-même la réponse à cette question. C'est alors dommage d'en donner une comme si tu l'avais (et dont tu essaies peut-être de te convaincre), plutôt que de la poser ici pour tenter d'y trouver collectivement une réponse.

Moi je n'ai pas la réponse à cette question mais je serais curieux de la connaître, mais plutôt comme je l'ait dit plus bas, en comptant la consommation de la machine que l'humain utilise pour développer plutôt que celle de l'humain lui-même.
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Alors, je vais pas rebondir les autres commentaires qui ont fait des calculs intéressants, mais je vais aller sur une échelle plus systémique (à l'échelle de la société donc)
Il est vrai que les humains ont un impact environnemental non négligeable. Et il est vrai aussi que les IA sont souvent plus efficaces qu'un humain sur une tâche donnée. La différence c'est que si tu utilises l'IA, l'humain il va pas s'arrêter de respirer et de manger.
Lorsqu'on ne regarde pas sur une tâche spécifique mais plus globalement (à l'échelle d'un service, ou d'une semaine/mois), non seulement maintenant on ne réduit pas les impacts des humains au sens global, mais en plus, on y ajoute les impacts (de plus en plus importants) de l'IA.

Tout ça, c'est sans considérer le fait que _puisque_ l'IA accélère les tâche et les rends moins coûteuse, bah on en fait tout simplement plus ! Même sans prendre en compte les humains, le gain d'efficacité à l'échelle d'une tâche fait qu'à l'échelle d'un service... l'impact environnemental total augmente.
C'est le paradoxe de Jevons, aussi souvent appelé "Effet Rebond".

Plus globalement, je trouve ça hypocrite d'affirmer que l'IA est plus cool sur l'environnement que les humains. Il faudra l'expliquer aux nombreuses populations qui subissent les affres de la consommation en eau des data centers, ou des réseaux électriques qui pètent à cause des fluctuations causées par les ces derniers.

Si vous souhaitez vous renseigner un peu plus sur les effets rebonds liés à l'IA, je ne peux que conseiller cet article de Luccioni et al.
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Je suis assez d'accord sur le principe. D'où le paragraphe où je disais :
D'un autre côté, tu devrais maintenir ces fonctions vitales même si tu bossais pas sur le code du noyau Linux, donc bon...
C'était surtout une réaction à :
je ne me rendait pas compte de la quantité faramineuse d'eau & l'électricité que je consomme pour faire des erreurs
D'autant que bon, oui un datacenter ça consomme de l'électricité et ça nécessite du refroidissement, c'est pas spécifique à l'IA. Je pense pas qu'il y ait beaucoup de lecteurs assidus de Next qui soient sincèrement pour la désactivation de tous les datacenters, donc il y a un petit côté hypocrite à pointer l'IA du doigt là-dessus, alors qu'on consomme allègrement et comme des gorets de la production informatique consommatrice également.

L'argument "ça consomme de l'eau et de l'électricité", je pouvais l'entendre de ma grand-mère connectée en ADSL et dont les seuls usages d'Internet consistaient à remplir sa feuille d'impôt et à recevoir un e-mail de ses (arrière-)petits enfants une fois de temps en temps. Beaucoup moins de geeks à poils drus aux connexions 8Gbps, abonnés à 3 services de streaming et qui bouffent du AWS au petit dej, mais s'imaginent que "c'est pas de l'IA alors ça va".

Quand en plus de ce double-standard, le propos tenu en prenant de grands airs sarcastique n'est même pas exact, ça donne un peu envie de tailler...
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Les puissances électriques des datacenter IA n'ont rien à voir avec celles des datacenters classiques. Aucun des usages que tu as mentionnés ne nécessitent des datacenters capables de consommer la production d'un réacteur nucléaire à lui tout seul (au point de construire des sources d'énergie à proximité n'importe comment), ni ne projette de construire de quoi absorber la moitié de la puissance absorbée actuellement par tout un pays (cas de la France avec 20-25 GW de projets pour 45-65 GW actuellement absorbés, voir un précédent article de Next et le site de RTE).

Ca se voit très bien avec la densité d'énergie consommée, chaque baie d'un datacenter classique peut consommer jusqu'à quelques dizaines de kW, celles d'un datacenter IA c'est minimum quelques centaines de kW pour le même volume et ça augmente rapidement à chaque génération. L'ordre de grandeur est au moins x10 voire x20 et continue d'augmenter. On ne peut quand-même pas dire que c'est la même chose. On ne parle même plus des équipements de transport des données tellement leur consommation devient négligeable face à tout ça.
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Les gars, ne vous posez pas la question de la consommation d'énergie de l'humain lui-même, qui va de toute façon être consommée quoi qu'il fasse. Refaites les mêmes calculs avec la consommation de la machine qu'il utilise pour développer. Car celle-ci à l'inverse peut être éteinte.
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Utiliser de l'IA pour la détection de faille / bug par les mainteneurs est nécessaire pour que les projets FLOSS ne meurent pas face aux logiciels proprios l'utilisant qui vont être avantagés sur le papier.

On voit l'exploitation en quelques heures après la découverte / publication de failles, voire même la découverte de l'exploitation de la faille avec le patch de correction.

Il ne faudrait pas que Linux devienne l'Adobe Flash Player en termes de failles de sécu.
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Alors pour être un peu provocateur, savais tu qu’un steak de 200g consomme environ 3000L d’eau, c’est à dire 10 à 20.000 prompts d’ia?

Et un cerveau qui réfléchit consomme beaucoup plus d’électricité qu’une IA (lol).

Tout ça pour dire que la question centrale devrait être celle de la valeur de l’usage faite par l’ia, et ça c’est une question fondamentalement humaine …
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Attention lorsque tu parles d'eau consommée par de la chair animale. La majorité de cette eau, c'est de l'eau de pluie (utilisée pour arroser les cultures permettant de nourrir les animaux d'élevage), alors que les data centers eux utilisent de l'eau potable de sources qui sont beaucoup plus rares.
Ce n'est pas correct de comparer les deux valeurs, car ce ne sont pas les mêmes impacts. La chair animale ne va pas priver une localité de son eau (hors mégabassines, mais je m'égare) contrairement aux data centers. Je te renvoie à cet excellent article de Next
L’enjeu n’est donc pas seulement le volume global d’eau, mais la pression exercée sur cette ressource au niveau local et son évolution au fil des années.
De la même manière un cerveau ne va pas consommer de l'électricité, mais de l'énergie (via les réactions chimiques de nos cellules qui convertissent l'ATP en énergie). Notre cerveau ne se branche pas sur une prise et n'a _pas_ besoin d'une centrale nucléaire, éoliène, ou, le plus souvent si on parle d'IA (hebergées aux US), des centrales à charbon.

Plus globalement, ce n'est pas parcequ'on utilise de l'IA pour travailler plus vite qu'on va consommer moins de viande ou moins réfléchir. Les impacts propre au fait de vivre ne vont pas diminuer. En somme, l'IA n'est presque qu'un impact ajouté aux activités humaines déjà existantes.
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Tu as raison de rappeler la distinction entre l’eau de pluie et l’eau prélevée. Mon exemple était volontairement provocateur et je reconnais qu’il simplifiait la réalité. Mon intention n’était pas vraiment de dire qu’un steak et un prompt d’IA ont le même impact environnemental.

Mon commentaire visait à dire que tout le monde s'offusque sur l'IA (qui a un impact indéniable sur la planète, je ne le remet pas en cause) alors que plus généralement, l’humanité exerce une pression considérable sur les ressources à travers l’agriculture intensive, l’élevage, le bâtiment, les transports ou encore le numérique. L’IA s’inscrit dans cet ensemble ; elle n’en est ni l’origine ni l’unique responsable.

À mes yeux, le critère pertinent est plutôt celui de la valeur créée. Une technologie qui mobilise des ressources mais permet d’accélérer la recherche, d’améliorer des logiciels libres comme Linux, d’optimiser des infrastructures ou de réduire d’autres consommations ne se juge pas de la même manière qu’une technologie utilisée principalement pour maximiser le temps passé devant des contenus ou diffuser des publicités.

L’IA a un potentiel de transformation exceptionnel — c’est presque un truisme aujourd’hui. Justement pour cette raison, elle doit être utilisée avec discernement et recevoir une part raisonnable de ressources limitées. Si nous échouons à faire cet arbitrage, le problème n’est pas l’IA en tant que telle ; c’est notre manière, profondément humaine, de choisir où nous investissons nos ressources.
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Le code source de Linux étant libre. L'IA est clairement l'avenir de Linux, il va pouvoir être codé par IA.
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Mieux que ça: un IA peut le réimplémenter sans recopier son code et changer sa fichue licence.
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Il est pas mal le passage de Torvalds dans l'article: "[...] mais la solution n’est pas de baisser la tête dans le sable et de chanter « la la la, je ne t’entends pas » à pleins poumons comme certains semblent le faire" cela pourrait, pourquoi pas, servir de sens dans le secteur. :francais: