Les ayants droit veulent augmenter la copie privée et lorgnent sur les ordinateurs
Pas touche au grisbi !
Illustration : Flock
Le 17 avril à 10h04
Il n’y a pas que le prix des composants mémoire qui augmentent, il y a… le montant de la copie privée. Les représentants des ayants droit ont mis sur la table leurs propositions de nouveaux barèmes censés refléter l’évolution des usages. Au programme : forte hausse sur les produits déjà touchés, et extension aux ordinateurs qui étaient jusqu’à présent épargnés.
Les ayants droit veulent augmenter la copie privée et lorgnent sur les ordinateurs
Pas touche au grisbi !
Illustration : Flock
Il n’y a pas que le prix des composants mémoire qui augmentent, il y a… le montant de la copie privée. Les représentants des ayants droit ont mis sur la table leurs propositions de nouveaux barèmes censés refléter l’évolution des usages. Au programme : forte hausse sur les produits déjà touchés, et extension aux ordinateurs qui étaient jusqu’à présent épargnés.
Économie
Économie
5 min
Les organismes de gestion collective, comme la SACEM et la SACD, ont la main sur le trésor de la rémunération de la copie privée (RCP), et elle est de plus en plus lourde. Les études d’usage réalisées fin 2024 par l’institut CSA concernant la pratique de copies d’œuvres (musique, films, photos, textes) servent de base à de nouveaux barèmes proposés mercredi 15 avril aux industriels de la tech et aux organisations de consommateurs, durant une réunion au ministère de la Culture révélée par L’Informé.
Fin du plafond à 128 Go
Le moins qu’on puisse dire, c’est que les ayants droit ont poussé fort sur la valorisation de la rémunération, qui se base en partie sur l’espace de stockage des appareils. Jusqu’à présent, sur les smartphones neufs de 128 Go ou plus, la redevance était plafonnée à 14 euros HT (16,80 euros TTC). De nouveaux paliers se mettraient en place. Quelques exemples :
- sur un smartphone de 128 Go, la rémunération passerait à 18 euros HT (21,60 euros TTC), soit une hausse de 29 % ;
- sur un smartphone de 256 Go : 20 euros HT (24 euros TTC),+ 43 % ;
- sur un smartphone de 512 Go : 22 euros HT (26,40 euros TTC),+ 57 % ;
- sur un smartphone de plus de 512 Go : 24 euros HT (28,80 euros TTC), ce qui représente une hausse vertigineuse de 71 %.
Même topo sur les tablettes, où la redevance se limitait à 14 euros HT pour les modèles dotés de 128 Go ou plus. Là aussi, des paliers supplémentaires seraient créés :
- sur une tablette de 128 Go : 17 euros HT (20,40 euros TTC), soit 21 % de plus ;
- sur une tablette de 256 Go : 18 euros HT (21,60 euros TTC),+ 29 % ;
- sur une tablette de 512 Go : 20 euros HT (24 euros TTC),+ 43 % ;
- sur une tablette de plus de 512 Go ou plus : 26 euros HT (31,20 euros TTC),+ 86 %.
Les smartphones et tablettes reconditionnés subiraient également une augmentation sensible de la rémunération. Elle s’établirait à 10,80 euros HT (12,96 euros TTC) sur un mobile de 128 Go, soit 28,57 % de plus. Un smartphone équipé de plus de 512 Go aurait droit à une redevance de 14,40 euros HT (17,28 euros TTC), soit 71,4 % de plus.
La copie privée aussi pour les PC
Et comme si cela ne suffisait pas, les ayants droit proposent d’appliquer la rémunération copie privée sur les ordinateurs portables/hybrides et les ordinateurs de bureau. Elle serait calculée sur une base forfaitaire : 30 euros HT (36 euros TTC) pour les premiers, 24 euros HT (28,80 euros TTC) pour les seconds. Les modèles reconditionnés seraient aussi concernés, respectivement 18 euros HT (21,60 euros TTC) et 14,40 euros HT (17,28 euros TTC).
Si ce barème était appliqué tel quel, les organismes de gestion collective récupèreraient, à quantités équivalentes, plus de 400 millions d’euros par an. En 2024, la collecte avait grimpé à 246 millions…
Reste cependant un obstacle à passer : les 12 représentants des ayants droit au sein de la commission copie privée font face à 6 représentants des constructeurs et des importateurs, et 6 organisations de consommateurs. Ces derniers vont faire des contre-propositions, qui déboucheront sur un arbitrage puis un vote. La commission, dont la dernière réunion remonte au 12 février (PDF), a écarté le streaming, considéré comme de la location et non comme une copie.
La rémunération pour la copie privée n’est pas un permis de pirater : c’est une exception au Code de la propriété intellectuelle qui autorise la reproduction d’une œuvre pour un usage strictement personnel, à condition que la source soit licite. La redevance, collectée par la société Copie France auprès des fabricants et des importateurs (et répercutée sur le prix payé par les consommateurs), finance en partie la création. 25 % des sommes sont consacrées à des actions culturelles : diffusion du spectacle vivant, développement de l’éducation artistique et culturelle, formation d’artistes.
La France au premier rang mondial de la copie privée
Fin observateur du sujet, Marc Rees de l’Informé remarque sur X que la France représente une part significative des montants collectés à l’échelle mondiale.
Les différentes pratiques mises en oeuvre en Europe et dans le reste du monde ont en effet fait l’objet d’une étude comparative portant sur la période 2019 – 2024, réalisée sous la houlette de la Confédération internationale des sociétés d’auteurs et compositeurs (Cisac).
Dans cette « étude mondiale sur la copie privée », publiée fin mars 2026, la Cisac évalue à 1,06 milliard d’euros les sommes collectées au nom de la copie privée au niveau de 32 pays qui pratiquent la fameuse exception depuis 2019.
Avec 246,4 millions d’euros collectés, la France arrive en tête du classement ainsi constitué, juste devant l’Allemagne (235,5 millions d’euros).
« En valeur nominale, l’Allemagne et la France affichent de loin les recettes les plus importantes issues des redevances pour copie privée. Sur la période 2019 - 2024 cumulée, ces deux pays ont perçu 50 % du total des recettes déclarées », remarque la Cisac.
Commentaires (63)
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Abonnez-vousLe 17 avril à 10h09
Le 17 avril à 10h12
Le 17 avril à 10h20
Le 17 avril à 10h30
J'espère que Copie France s'est _enfin_ armée pour rembourser les professionnels
Le 17 avril à 12h21
Le 17 avril à 13h31
Le 17 avril à 20h50
Modifié le 17 avril à 21h14
Le 17 avril à 10h30
Le 17 avril à 17h05
Le 18 avril à 08h22
Pas de bombardement en cas de non paiement mais des représailles "salées" malgré tout.
Le 17 avril à 21h11
Le 17 avril à 10h36
PS: "Fin observateur du sujet, Marc Rees de l’Informé" - hmm, ce nom me dit quelque-chose, où pourrais-je bien l'avoir déjà vu? 😁
Le 17 avril à 10h40
Modifié le 17 avril à 11h25
Edit : la liste des supports
Le 17 avril à 10h47
Le 17 avril à 11h42
Le 17 avril à 14h57
se fait racketerpaye pour ça pour pouvoir forcer la possession sur les produits numériques qu'on achètent dans le cadre de la sphère privée sans consentement du publisher.Le 20 avril à 15h25
Le 17 avril à 10h51
A la base, la RCP ne touche que la mise en circulation d'un produit. Un produit, par définition "juridique" ne peut avoir qu'une seule mise en circulation. Le reconditionné ne devrait donc pas être inclus (et c'était d'ailleurs la position initiale de Copie France à ce sujet !).
Ensuite, les professionnels sont exempts. Sauf qu'il la paie quand même, et qu'ils doivent en demander le remboursement ensuite. Donc il faut le savoir, et demander le remboursement prend un peu de temps, et nécessite des factures sur lesquelles le montant de la RCP est explicitement mentionné (sinon, ça ne marche pas).
Enfin, je constate que les choses n'ont toujours pas changé au niveau des barèmes, et qu'ils nous prennent vraiment pour des cons. Les tarifs sont fait sur la base de mesures d'usage. Comment, peut-on encore avoir une RCP sur des disquettes 3'1/2 ??? Ces disquettes ne sont plus utilisés en France depuis au moins 15 ans et ne sont même plus vendues aujourd'hui !!! (bon ok, sur Amazon, on arrive encore à trouver des vendeurs chinois)
A quand une commission d'enquête parlementaire sur le fonctionnement, la collecte et les études d'usages de la RCP et de Copie France ? Ce serait peut être un peu moins le cirque que la commission d'enquête sur l'audiovisuel publique...
Modifié le 17 avril à 11h21
Mais j'ai toujours trouvé ces barèmes délirants et dépourvus de garde fous problématiques.
C'est l'un des autres côtés foireux de l'implémentation de ce dispositif. Comme il est dû par les émetteurs sur le marché, les revendeurs peuvent soit le prendre à leur charge, soit le refacturer au client final. En principe, si c'est pas mentionné sur la facture, c'est que ça n'est pas facturé.
En pratique, j'en doute.
Les établissements qui affichent les montants de RCP sont extrêmement rares, hélas. Pourtant, c'est obligatoire et le défaut d'affichage sanctionné par la DGCCRF.
Edit : même materiel.net qui l'affichait à un moment ne le fait plus...
Le 17 avril à 11h43
Donc potentiellement, tu peux avoir 2 disques identiques, vendu en même temps, avec une RCP différente (suffit d'être au "bon moment", à savoir de nouveaux barèmes avec un disque qui provient d'un "vieux" stock et un autre fraichement importé).
Le 17 avril à 13h02
Dans le retail, on évite de stocker trop longtemps vu que l'immobilisation de la marchandise a un coût. C'est pour ça que le secteur travaille en flux tendu. Les cas d'un barème dépassé peuvent effectivement arriver, mais c'est pas censé être la norme et ce genre de chose doit faire partie des négo fournisseurs en toute logique (annuelles en France).
La seule différence entre la RCP et l'ecocontrib, c'est que dans le cas de cette dernière, la loi impose la transparence des montants sur toute la chaîne et la refacturation au client final.
Bref, pour moi on est dans un mécanisme plus ou moins similaire.
Mais, dans les faits, l'amende pour défaut d'affichage est tellement faible qu'on peut aisément comprendre l'acceptation du risque. Ce qui est dommage en matière de droit des consommateurs...
Le 17 avril à 11h31
Ça ne me choque pas.
Par contre, ce qui me choque, c'est que les tarifs n'ont pas du tout évolués alors que les usages si !
Quasiment plus personne (à part quelques geeks ici 🤭) ne copie de la musique et de films sur supports, quasiment tout se fait par streaming.
J'aimerais bien voir la gueule des études d'usage (si elles sont faites régulièrement…)
Le 17 avril à 11h49
Tiens, je ne l'ai pas mentionné, mais Copie France a pris à sa charge les dernières études d'usage. C'était "plus rapide" à faire et permettait donc d'avoir de nouveaux barèmes plus tôt...
Et surtout, c'est fait dans une opacité totale...
Marc Rees a fait plusieurs articles sur le sujet, c'est vraiment intéressant. Une vraie mafia légale...
Le 17 avril à 13h20
Il n'y a pas une formule mathématique pour relier le niveau de taxation à l'usage du support ?
Et si on écrivait à notre député pour dénoncer ça.
Modifié le 17 avril à 14h44
S'il y en a une, elle n'est pas publique
Tu peux. Maintenant, et c'est là où les agissements des ayants droits est assimilable à une mafia, mais 25% de la RCP est reversé à la culture, pour subventionner des festivals, etc.
Un député qui s'oppose à la RCP, c'est un député qui risque de voir ces subventions pour les événements de sa circonscription fondre comme peau de chagrin (et ce n'est pas moi qui le dit, c'est Marc Rees, éminent spécialiste sur le sujet ! Et on doit même pouvoir retrouver cela dans ses anciens articles sur Next).
[edit] Pour compléter, Wikipédia à une section qui regroupe quelques uns des griefs.
Un rapport de 2022 de l'Inspection Générale des Finances critique plusieurs aspects du mécanisme, donc la non publication des études d'usages.
En 2023, c'est le député Philippe Latombe qui dépose une proposition de loi pour que les études d'usages soit, entre autre, réalisé de manière indépendante et transparente par l'Arcom. Je n'ai pas souvenir d'un vote au sujet de cette proposition. D'après ce que je lis sur le site de l'assemblé nationale, elle a été renvoyé à la commission des affaires culturelles.
Sans doute suite à cela, une mission du ministère de la culture devait mener une étude et publier un rapport au 31 mars 2025. Je crois qu'on attend toujours...
Le 17 avril à 19h02
Le 17 avril à 12h27
Le 17 avril à 14h37
Le 17 avril à 14h45
Le 17 avril à 12h24
Le 17 avril à 10h52
À quel moment ils arrivent à dire que le prix doit monter, alors qu'il devrait plutôt quasiment disparaître ?
Le 17 avril à 13h20
Le 17 avril à 13h46
Le 18 avril à 23h56
C'est vraiment ridicule...
Le 17 avril à 11h44
Modifié le 17 avril à 11h49
Le 17 avril à 12h26
Le 17 avril à 16h11
Le 17 avril à 19h36
En tout cas c'est le marronnier de Marc Rees ce sujet
Le 17 avril à 20h27
Elle indiquait également avoir réparti aux ayants droits la somme de 36 609 671€
La différence entre les deux montants m'a fait bondir. Ils indiquent sur leur site avoir distribué 7,4 millions en aides. Je n'ai pas l'impression que leurs comptes soit publics, il y a un moyen de savoir où est passé la (grosse) différence ?
Le 18 avril à 13h21
Le 17 avril à 21h35
Au fait hier j'ai imprimer les paroles d'une chanson pour mon petit-fils il faut créer une taxe sur l'impression privée et/ou faire une déclaration au fisc australien (chanteur australien) ????
Est-ce que la SACEM reverse de son racket aux ayants-droits étrangers ?
Le 19 avril à 11h48
Le 19 avril à 23h23
Je sais que tout le monde ne peut pas être Marc Rees, mais les lecteur⋅ice⋅s assidu⋅e⋅s de Next ont plus de connaissances sur le sujet : Sauf que Next a déjà écrit que la plupart des organisations de consommateurs ne viennent plus aux réunions pour protester, et que celles qui viennent sont les organisations issues des ayants droits.
Donc non, ce n'est pas un obstacle, loin de là. Même en éliminant cette info, on voit bien que 12 représentants d'ayants droit qui votent en bloc face à 12 organisations qui votent de manières différentes, l'issu du vote est déjà connue.
Next a déjà écrit qu'une part non négligeable de ces 25 % a été fléchée vers Johnny Halliday, sans qu'on sache pourquoi.
Par ailleurs, pour ce qui est du permis de pirater, il existe. Le téléchargement est autorisé en France, et est considéré comme de la copie privée. C'est d'ailleurs pour ça que le stream-ripping est autorisé. C'est le partage généralisé qui est interdit.
Bref, encore une fois, c'est pas personnel. C'est juste que je préférerais connaitre la suite du feuilleton :)
Modifié le 20 avril à 00h15
On peut avoir un lien ?
Je n'ai rien trouvé de tel.
Et si on y réfléchit, ça serait assez étonnant, la collecte est actuellement de 246 millions d'€. les 25 % représentent donc 61,5 millions.
Une part non négligeable, c'est combien ? 40 % des 25 %, 10 % ? Même à 10 % des 25 %, ça ferait 6,1 millions. Ça me semble un peu gros pour que ça soit vrai.
Que Johnny touchait sur ces 25 %, oui, c'est très probable. Mais il faut rester dans la mesure ou apporter des preuves de tes dires avec un lien.
La seule chose que j'ai trouvée, c'est dans un commentaire quelqu'un qui parlait d'une aide de 100 000 € pour la captation d'un concert de Johnny.
De plus, étant mort, il ne doit plus rien toucher sur ces 25 %.
Donc, ne pas parler de Johnny en 2026, c'est assez normal.
Non. Pirater, c'est en terme légal de la contrefaçon et c'est interdit.
Il est autorisé uniquement depuis des sources légales. Télécharger depuis des sites hébergeant des contrefaçons, c'est interdit.
Pour ces deux derniers points, si ce n'est pas puni, c'est juste que c'est compliqué de prendre sur le fait quelqu'un qui télécharge depuis un site, pas que c'est autorisé.
Et si l'on se souvient, il y a déjà eu des personnes condamnées pour possession de films piratés sur des CD-ROM il y a au moins 20 ans.
Les conditions sont assez strictes pour que ça soit autorisé.
Et là, ça arrange justement les bénéficiaires de la copie privée de compter aussi ce qui est illégal, par exemple si une mesure de protection est contournée.
Par exemple,on a déjà condamné un étudiant ayant créé un logiciel de ripping fonctionnant sur Deezer parce qu'il cassait des protections efficaces.
Je pense que l'on n'a pas encore de jurisprudence dans le cas où ça serait une personne ayant rippé qui serait attaqué. Donc attendons avant d'être affirmatif.
Non, c'est la contrefaçon qui est interdite et partager une œuvre sans droit est donc bien condamné. Ce partage pouvant être détecté en P2P ou sur un site de "partage".
C'est vraiment dommage autant d’approximations !
Le 20 avril à 14h28
Et c'est là tout le problème, et qui m'a énervé/agacé avec cet article, c'est que la propagande des ayants droits est répétée sans nuance, avec toutes les approximations de la vérité, alors que la question de la copie privée était à une époque le fer de lance de Next.
Que moi, je sois vague, ou que j'ai faux, n'a pas d'influence. Que l'auteur de l'article le sois est largement plus important.
Pour le reste :J'ai essayé de cherché, et quand j'ai attendu une minute que le moteur de recherche de Next daigne répondre, j'ai laissé tombé.
De mémoire, ça vient des documents que Marc était venu à Paris prendre en photo et qu'il avait mis en lignes. Mais peut importe des détails ou de la somme. Si Johnny Hallyday a reçu le moindre centime de ces 25 %, alors la phrase "ces 25 % sont distribués aux jeunes artistes" est fausse. Et c'est suffisant pour ma démonstration. Et il semble bien qu'il ait reçu 100 000 €, même après sa mort.
Pour le permis de pirater, oui, j'ai été léger sur les termes utilisés. Mais c'était pour simplifier la discussion.
Ce qui n'est pas punit est autorisé. C'est pas parce que c'est illégal qu'on ne fait pas les choses, c'est parce qu'il y a un risque d'être punit. Si il n'y a pas ce risque, bah c'est open bar.
Pour le stream-ripping, faut pas tout mélanger. Casser les DRM est punit, effectivement. Créer un outils pour contourner les DRM aussi. Mais ripper d'un site présumé légal (Deezer, Youtube…) est de la copie privée et donc autorisé.
Bref, tout ça pour dire que oui, l'article initial de Next est approximatif sur plusieurs points, ce qui est franchement dommage, surtout sur ce sujet. Encore une fois, c'est compliqué de remplacer Marc Rees sur le sujet, mais un minimum est nécessaire, à mon avis.
Modifié le 20 avril à 09h47
Le 20 avril à 10h36
Par contre, en cas d'égalité, le président vote et départage. Souvent au profit des ayants-droits, il est vrai.
Modifié le 20 avril à 13h18
La commission est présidée par un représentant de l'État (Thomas Andrieu actuellement, d'après WP) qui est un haut fonctionnaire, en plus des autres membres (1/2 ayant-droits, 1/4 consommateurs et 1/4 industriels).
Mais j'ai souvenir qu'il votait toujours en faveur des ayant-droits.
Le 20 avril à 14h01
J'ai l'impression que le président vote à chaque fois, alors que j'ai toujours cru qu'il ne votait qu'en cas d'égalité.
Cela ne fait qu'un élément supplémentaire à mettre sur le manque de transparence et d'impartialité de cette commission.
Le 20 avril à 14h29
Le 20 avril à 15h23
Le reste: spotify, netflix. Ils vont taxer la bande passante ensuite?
Le 20 avril à 22h42
Modifié le 21 avril à 00h46
En revanche, cette perception est censée compenser un droit, qui dans la pratique est inexploitable.
Les DRM sont bien là empêchant la simple récupération (donc de fait conservation) d'un nombre croissant de contenus télévisuels, pourtant littéralement la cible du mécanisme de copie privée, à l'époque effectuée par enregistrement sur magnétoscope.
Toute copie est par nature suspecte, empêchée, et relevant quasi-immédiatement du "droit d'auteur" dans les esprit.
On ne mentionne donc plus la copie privée que pour ponctionner une injuste taxe sur un droit qui est empêché.
En réaction, ma proposition serait radicale :
Le 21 avril à 07h38
La copie privée est une exception prévue par le droit d'auteur, ce n'est pas un droit.
On parle toujours de copie privée ? (donc restreinte à un usage personnel / familial)
Le 21 avril à 07h54
Autrement dit, on peut se plaindre quand on vient nous empêcher d'exercer un droit, mais pas lorsqu'il s'agit d'une exception.
Le 24 avril à 01h35
Étrange cette notion, même… à la lumière de notre époque ?
Ce point renforce d'ailleurs la nécessité d'abrogation de cette redevance, et une véritable réflexion sur une "propriété intellectuelle" ou du "droit d'auteur".
Le 24 avril à 07h57
Le 24 avril à 01h32
Le 21 avril à 08h56
On achète une oeuvre ET on paye via des taxes à chaque fois qu'on achète un appareil electronique sous prétexte qu'on a possiblement une copie de l'oeuvre qu'on a acheté sur l'un de nos appareils ?
Si c'est ça, je gueule !
Le 21 avril à 09h33
C'est pour ca que j'achète tout ce qui est soumis à ce racket à l'étranger. Tant pis pour les commerces francais, mais je ne veux pas y participer.
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