#Le brief du 19 août 2026

Le Fairphone (Gen. 6 +) est plus puissant et plus cher

On ne change pas une équipe qui gagne chez Fairphone. Pour son tout nouveau Fairphone (Gen. 6 +), le constructeur néerlandais s’appuie sur le précédent modèle qui reste d’ailleurs au catalogue. Les différences sont légères, mais elles n’en sont pas moins significatives.

La puce est désormais une Snapdragon 7 s Gen 4 (contre une Gen 3 sur le modèle de l’an dernier) gravée à 4 nm. Surtout, le smartphone intègre 12 Go de RAM DDR5. Soit 4 Go de plus : en cette période de crise de la mémoire, c’est presque un miracle.

Malheureusement, ce miracle se paie, puisqu’à 649 euros, le Fairphone (Gen. 6 +) est 50 euros plus cher que son prédécesseur (599 euros). On y gagnera cependant, et logiquement, jusqu’à 24 % de performances dans le lancement des applications et le passage de l’une à l’autre d’après le constructeur. Le multitâche devrait se montrer plus réactif.

Le reste de la fiche technique ne change pas : 256 Go de stockage avec un slot microSD (jusqu’à 2 To), jusqu’à 53 heures d’autonomie sur une seule charge avec la batterie de 17,26 Wh (4 415 mAh), un système photo 3 capteurs (dont le principal signé Sony de 50 mégapixels qui ouvre à ƒ/1.88), un écran OLED LTPO de 6,3 pouces (120 Hz), et la certification IP55 pour la résistance à l’eau.

Fairphone ajoute l’habituel mais bienvenu support logiciel : six mises à jour majeures pour Android à partir d’Android 16, « garanti jusqu’en 2032 ». Et bien sûr, on retrouve la possibilité de remplacer jusqu’à 12 composants facilement : batterie, écran, port USB-C, les capteurs photos, les coques supérieure et inférieure, le tiroir pour carte SIM, l’unité supérieure, le haut-parleur… Comme les générations précédentes, le Fairphone (Gen. 6 +) repart de chez iFixit avec une note parfaite de réparabilité de 10 sur 10.

Enfin, et c’est une grande première pour le constructeur, Fairphone commercialise son smartphone Gen. 6 + aux États-Unis (au prix de 649 dollars), ainsi que ses écouteurs Fairbuds.

Pour ceux qui souhaiteraient combiner les atouts réparabilité du Fairphone à une expérience logicielle décorrélée des outils marketing de Google, le Fairphone 6 + est également distribué, dès le lancement, par Murena, avec son environnement logiciel /e/OS 4, récemment passé sur AOSP (Android Open Source Project) 16. Murena l’affiche à 700 euros, avec deux accessoires offerts, et un an de services optionnels (stockage cloud, MDM) offert.

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OpenAI va ouvrir la publicité dans ChatGPT en France et en Europe

La semaine prochaine, la version gratuite de ChatGPT et la déclinaison Go à 8 euros par mois afficheront de la publicité en France, en Belgique, en Allemagne, en Italie et dans 31 pays européens. Les abonnés Plus, Pro et Enterprise seront épargnés. Le programme, lancé début février, a débuté par les États-Unis puis s’est étendu au Canada, au Royaume-Uni, au Brésil et au Japon.

OpenAI, qui a donné à Adweek quelques détails sur l’ouverture européenne du programme, affirme que 20 % du milliard d’utilisateurs hebdomadaires de ChatGPT ont une « intention commerciale ». Un argument qui fait mouche auprès des annonceurs. Depuis le mois d’août, les revenus tirés de cette activité publicitaire ont progressé de 25 %, a aussi indiqué Colin Fleming, directeur marketing B2B de l’entreprise depuis trois mois.

Image : OpenAI

Évidemment, on ne connait pas le montant de départ, ce qui relativise la performance. Néanmoins, Sarah Friar, la directrice financière d’OpenAI, aurait déclaré à des investisseurs que la publicité approcherait désormais un rythme annualisé de 1 milliard de dollars. C’est beaucoup dans l’absolu, moins quand on compare ce chiffre aux quelque 40 milliards de revenus annualisés auxquels tournerait actuellement OpenAI. Mais il faut bien commencer quelque part.

Toujours dans le registre de la publicité, OpenAI veut s’appuyer sur ses propres technologies pour personnaliser les campagnes marketing en fonction des marchés et de la clientèle visée. « La possibilité de créer des publicités différentes en fonction de la localisation n’est, selon nous, qu’un aperçu de ce que cette technologie peut permettre », a précisé Colin Fleming.

L’entreprise aurait généré un chiffre d’affaires de 6,7 milliards de dollars durant le second trimestre, d’après des indiscrétions du Wall Street Journal. C’est 1 milliard de plus qu’au premier trimestre (+ 18 %). À comparer avec les 11,6 milliards réalisés par Anthropic sur la même période, une première. Le rival aurait même enregistré un bénéfice d’exploitation de 559 millions.

De son côté, OpenAI serait très loin du vert ; la marge opérationnelle se serait même dégradée, repoussant l’hypothèse de rentabilité en mirage lointain, alors que l’introduction en Bourse se profile pour les deux entreprises IA.