Terafab : Elon Musk veut créer sa propre usine de semiconducteurs au Texas
Satisfactory 2.0
Elon Musk présente Terafab - capture d'écran
Le 23 mars à 16h55
Elon Musk pousse la logique d’intégration à son paroxysme avec Terafab, un projet d’usine à 25 milliards de dollars qui doit permettre d’alimenter en puces Tesla, SpaceX mais aussi X et xAI. Le milliardaire se voit déjà produire l’équivalent de 1 térawatt de puissance de calcul par an, et envisage l’espace comme son principal débouché à terme, quitte à ce que ses rêves de grandeur se heurtent à quelques contingences matérielles…
Terafab : Elon Musk veut créer sa propre usine de semiconducteurs au Texas
Satisfactory 2.0
Elon Musk présente Terafab – capture d’écran
Elon Musk pousse la logique d’intégration à son paroxysme avec Terafab, un projet d’usine à 25 milliards de dollars qui doit permettre d’alimenter en puces Tesla, SpaceX mais aussi X et xAI. Le milliardaire se voit déjà produire l’équivalent de 1 térawatt de puissance de calcul par an, et envisage l’espace comme son principal débouché à terme, quitte à ce que ses rêves de grandeur se heurtent à quelques contingences matérielles…
Le 23 mars à 16h55
Hardware
Hardware
5 min
Baptisé Terafab, le dernier projet d’Elon Musk a vocation à fournir en puces et processeurs ses trois principales entreprises : Tesla, SpaceX et xAI. Cette gigantesque usine, censée voir le jour d’ici 2027, sera basée à Austin, au Texas, non loin des installations dont dispose déjà Tesla. Elle devrait justifier un investissement compris entre 20 et 25 milliards de dollars grâce auquel Elon Musk affirme qu’il pourra produire des puces gravées jusqu’en 2 nanomètres dont il maitrisera intégralement la conception, du design à la production à grande échelle.
Musk, qui n’a pour l’instant aucune expérience directe dans la fabrication de semiconducteurs, se plait à associer ses nouveaux projets à des objectifs chiffrés dantesques, et le milliardaire n’a pas dérogé à cette habitude.
SpaceX et Tesla deviendraient le premier fondeur mondial
D’après lui, Terafab a vocation à rapidement monter de 100 000 à 1 million de wafers par mois, pour produire, à terme, 100 à 200 milliards de puces par an. L’ensemble représenterait l’équivalent de 1 TW (térawatt) de puissance de calcul, ce que Musk estime être le double de la puissance couramment consommée sur le réseau électrique des États-Unis.
À titre de comparaison, le leader mondial de la gravure TSMC atteint des cadences de l’ordre de 160 000 wafers par mois sur ses procédés de fabrication en 3 nm et vise une production équivalente pour fin 2026 sur ses lignes en 2 nm.
Au cours de sa présentation, diffusée en direct sur X dimanche 22 mars, Musk a affirmé qu’aucune usine au monde ne disposait d’une chaine de production aussi complète que celle envisagée pour Terafab. La réunion de l’ensemble des étapes du process de fabrication au sein d’une même usine, du design aux tests finaux en passant par la création des masques de lithographie ou la gravure proprement dite, doit selon lui offrir à Terafab une rapidité d’itération inégalée sur le marché.
Ces puces auraient vocation à équiper progressivement les principaux produits des entreprises de Musk, en commençant par les voitures électriques Tesla (dont le fameux robotaxi promis de longue date, testé avec un succès mitigé), avec la fameuse AI5, attendue pour mi-2027. Terafab approvisionnera également les datacenters de xAI, qui alimentent notamment Grok. Ces puces, dédiées principalement à l’inférence, trouveraient enfin des débouchés dans les futurs robots Optimus sur lesquels planche Tesla et bien sûr à bord des lanceurs réutilisables de SpaceX.
Un million de datacenters orbitaux
Ces activités terrestres ne mobiliseraient toutefois qu’une partie des capacités de Terafab, de l’ordre de 20 % du volume total productible selon Musk. Le milliardaire a en effet réaffirmé son souhait d’installer des satellites dédiés à l’intelligence artificielle en orbite pour, enfin, résoudre la problématique de l’alimentation électrique grâce à l’énergie solaire. Et c’est donc à Austin que seraient produits les composants nécessaires, à commencer par un processeur baptisé D3.
Musk a dans le même temps illustré sa vision de ce que serait un micro satellite dédié à l’IA, en affirmant viser au départ une puissance de l’ordre de 100 kW par satellite, pour atteindre à terme 1 MW. Rappelons que SpaceX a déjà déposé (PDF), le 4 février dernier, une demande de licence auprès de la FCC américaine pour installer « jusqu’à un million » de « systèmes de datacenters orbitaux ». Une perspective qui donne déjà des sueurs froides aux astronomes du monde entier.
« Le système proposé constituerait une première étape vers l’accession à une civilisation de niveau Kardachev II et servirait d’autres objectifs, selon le demandeur », commentait complaisamment Brendan Carr, patron de la FCC, suite au dépôt de la demande de SpaceX.
Elon Musk a, à nouveau, invoqué cette échelle de Kardachev, qui définit le niveau d’avancement d’une civilisation par sa maitrise de l’énergie, pour justifier le caractère presque impératif – dans son esprit – de chiffres aussi démesurés.
Le milliardaire s’est félicité dimanche de pouvoir compter sur le soutien du gouverneur du Texas et il est probable que la gigantesque introduction en bourse envisagée par SpaceX donne à Terafab les liquidités nécessaires à la construction de l’usine. Pour le reste, et sans même parler de son bien-fondé, la réalisation du projet soulève une infinité de défis, qui rendent quelque peu hypothétiques les promesses chiffrées formulées par Musk.
Commentaires (41)
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Abonnez-vousLe 23 mars à 17h02
Le 23 mars à 17h07
[/troll off]
Le 23 mars à 17h35
Le 24 mars à 01h53
Le 24 mars à 06h54
Le 24 mars à 23h57
Pour réaliser cette idée, il faut au moins 3 percées technologiques significatives ; en l'état actuel des connaissances et technologies, le projet de datacenter spatial n'est pas réalisable.
Mais si Musk met l'énergie et le pognon nécessaire, ça pourrait faire avancer le truc, même si in fine le projet ne se réalise pas.
Le 23 mars à 17h38
Le 23 mars à 19h02
Le 24 mars à 02h55
Modifié le 24 mars à 12h02
Le 24 mars à 09h50
pas EPPZ ?
Le 24 mars à 12h02
Le 24 mars à 13h29
Le 23 mars à 18h22
Le 24 mars à 19h26
Le 23 mars à 18h34
Je n'ai pas visionné sa présentation, mais est-ce qu'il de l'électricité qui devra être produite pour alimenter son usine ?
Le 24 mars à 02h58
Le 23 mars à 18h35
PS: au fait on en est où pour Mars ?
Le 23 mars à 20h40
Ok, ce serait oublier les subventions étatiques déguisés en commandes et les schémas financiers douteux
Le 23 mars à 21h52
Le 24 mars à 19h29
Le 23 mars à 18h37
"A la french"
Le 23 mars à 18h57
Modifié le 23 mars à 20h47
Le 23 mars à 19h03
Modifié le 23 mars à 20h24
Source Wikipedia/Usine Nouvelle :
En France, des dizaines de millions d’euros d’argent public ont été investis sur plusieurs années, mais dès décembre 2023, tous ces projets étaient à l’arrêt, et en 2025 aucune trace d’un début de réalisation concrète n’a pu être constaté.
Le 23 mars à 20h49
Ça ressemble plutôt à un schéma façon Twitter. On lève des fonds et on ne rembourse presque rien tout en obtenant le rendement d'une souris
Le 23 mars à 21h47
https://reporterre.net/Hyperloop-la-grande-entourloupe-d-Elon-Musk
Le 24 mars à 07h53
Le 24 mars à 01h56
Le 23 mars à 21h12
Le 23 mars à 21h42
A mon avis l'idée n'est pas de poser la 1ère pierre, mais de faire parler de lui, de faire rêver les investisseurs et.... c'est tout. Juste faire du fric à court terme avec des paroles.
Le 23 mars à 22h26
Je me permets de reposter ce lien qu’un autre lecteur avait déjà posté
https://taranis.ie/datacenters-in-space-are-a-terrible-horrible-no-good-idea/
Personne n’a encore osé l’expliquer à Musk ?
Le 24 mars à 00h55
Toute la Silicon Valley est biberonnée à ça, et ne tient qu'à ça depuis 50 ans. Puisque le pétage de bulle IA va pas tarder, faut faire croire qu'on a déjà le coup d'après.
C'est une belle caricature du capitalisme dans son ensemble. on exploite et pourrit un sujet jusqu'à l'os, et quand ça pue on passe au suivant. Quitte à laisser des cadavres/ruines/destructions (aucune mention inutile à rayer) derrière soi.
Le 24 mars à 07h42
Le 24 mars à 08h05
Le 24 mars à 09h53
Le 24 mars à 08h15
Le 26 mars à 14h54
Modifié le 25 mars à 01h24
- Tout le monde plaisantait pour son idée de fusée réutilisable, SpaceX a réussi à le faire et fait plus de lancement annuel que n'importe qui au monde, pour un cout qui rend l'espace 'abordable'. Et toutes les agences spatiales essaient de faire pareil. Et maintenant il envoie les fusées les plus puissantes au monde.
- Tout le monde disait que les voitures électrique cela ne marcherait jamais, mais Tesla a réussi à faire décoller le marché des voiture électriques. Il vend même des camions électriques maintenant ...
- Tout le monde disait qu'il allait perdre de l'argent avec sa gigafactory de batteries en plein désert, et il en as 5 aujourd'hui, et d'autre sociétés commencent à copier le concept.
- Et je ne parle pas de Starlink ou Neuralink ...
Le truc c'est que à chaque fois qu'il présente un nouveau concept, il exagère, il indique des plannings irréalistes et donc les gens disent qu'il dit n'importe quoi. Mais à chaque fois, si on regarde bien, il fait une percée dans une direction dont personne n'as pensé, et cela marche ... certes en beaucoup plus de temps qu'indiqué au départ, mais le résultat est là.
Donc, s'il dit qu'il peut envoyer des datacenters dans l'espace, on peut a minima lui laisser le bénéfice du doute.
Je rappelle que des gens disaient que l'on ne pourrait jamais voler, que l'on ne pourrait jamais aller dans l'espace, que les trains iraient trop vite pour que les gens le supporte, etc. etc. ...
Le 26 mars à 14h52
Quand l'arnaque permet de lever des fonds.
Il faudrait qu'il se lance dans le jeu vidéo : X Citizen ?
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