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[Édito] Arrêtons de compter la puissance de calcul des GPU en GW, ça ne veut rien dire !

De toutes les matières, c'est la watt qu'elle préfère

[Édito] Arrêtons de compter la puissance de calcul des GPU en GW, ça ne veut rien dire !

Illustration : Flock

Coup sur coup, AMD, OpenAI et NVIDIA ont décidé de communiquer sur des GW (giga watts) pour parler des GPU dédiée à l’intelligence artificielle. Problème, cela ne donne absolument aucune indication sur les performances attendues/espérées. Un gros chiffre pour faire parler (et ça marche), sans rien de concret.

Il y a trois semaines, NVIDIA et OpenAI s’engageaient réciproquement : le premier investit jusqu’à 100 milliards de dollars dans le second, tandis qu’OpenAI s’engage à déployer « au moins 10 GW de systèmes NVIDIA ». Greg Brockman, cofondateur et président d’OpenAI, se disait « impatient de déployer 10 GW de puissance de calcul ». La semaine dernière, rebelote avec AMD et OpenAI cette fois-ci. Pas de détail sur le volet financier, mais la promesse qu’« OpenAI va déployer 6 GW de GPU AMD ».

Pourquoi les trois comparses parlent-ils de GW pour évoquer une puissance de calcul ? Qu’est-ce que cela veut dire en termes de performances ? Qu’est-il possible de faire avec cette débauche de watts ?

Au fait, c’est quoi des watts et des watts heures ?

Commençons par rappeler les bases. Le W ou watt est une unité de puissance, avec tous les dérivés possible que sont les kW, MW, GW, TW avec kilo, mega, giga, tera ; avec une multiplication par 1 000 à chaque fois. Comme pour beaucoup de choses, Next a évidemment un dossier complet sur la question de la puissance et de la consommation électriques.

Le watt (W) ne doit surtout pas être confondu avec le watt heure (Wh), ainsi que tous les dérivés kWh, MWh, GWh, TWh). Le Wh est une unité permettant de mesurer une consommation électrique. Une lampe de 10 watts allumé pendant 1 h a consommé 10 Wh. Si elle reste allumée pendant 30 minutes, elle a consommé 5 Wh ; sur 5 h, on passe à 50 Wh.

C’est pour cela que les chargeurs indiquent des W (une puissance qu’ils peuvent transmettre), tandis que les batteries affichent des Wh (une capacité qu’elles peuvent restituer). Pour la consommation ou la production d’électricité avec des effets saisonniers, on peut parler de Wh sur une journée, une semaine, une année… Par exemple, on parle généralement de Wh annuels pour le photovoltaïque (pour lisser les différences entre été et hiver).

On peut faire une comparaison facile avec une voiture : il ne faut surtout pas mélanger les km (une distance) et les km/h (une vitesse). Cela ne vous viendrait pas à l’idée de dire qu’une voiture a « parcouru 350 km/h » ni qu’elle « roule à 90 km ». C’est exactement pareil avec l’électricité, il ne faut pas mélanger les deux. Maintenant, vous n’avez plus d’excuses : interdit de faire l’erreur.

6 ou 10 GW, mais avec ou sans le reste des équipements informatique ?

Revenons à nos moutons numériques et aux partenariats pour déployer 6 ou 10 GW de GPU. Qu’est-ce que cela veut dire ? Réponse évidente : c’est une puissance électrique… mais laquelle exactement ? La consommation des GPU seuls, ou bien celles des serveurs avec le reste des composants ? Est-ce que cela correspond à la puissance maximum du datacenter dans lequel seront déployés les GPU ?

Pour les datacenters, avec 6 GW de puissance électrique en entrée, il y a forcément moins de puissance qui arrivent sur les serveurs puisqu’il faut aussi alimenter le bâtiment, les systèmes de refroidissement, les équipements réseau, les salles de maintenance, etc. Il existe un indicateur pour les datacenters : le PUE ou indicateur d’efficacité énergétique.

Simplifions-nous la vie et partons du principe que les 6 ou 10 GW correspondent à la puissance intégralement disponible pour les seuls GPU, sans aucune perte (oui, nous sommes dans le monde des Bisounours, mais il faut bien avancer).

Comment passer d’une puissance électrique à la puissance de calcul d’un GPU ? Cette dernière s’exprime en nombre d’opérations par seconde. Il existe deux familles : FLOPS et OPS. Dans le premier cas, FL signifie floating-point ou nombre à virgule flottante. Dans les deux cas, OPS est simplement la version réduite des mots opérations par seconde. On peut aussi ajouter un P pour peta ou un T pour tera devant cette unité, ce qui donne des TFLOPS/TOPS ou des PFLOPS/POPS.

Quand AMD et NVIDIA parlent puissance électrique : TDP, TBP, TGP, GCP…

Dans les caractéristiques techniques des GPU, il est question de watts pour un élément : le TDP (Thermal Design Power) dont vous avez peut-être entendu parler… mais aussi pour le TBP (Typical Board Power), TGP (Total Graphic Power), GCP (Graphic Card Power) ou encore MPC (Max Power Consumption).

Pour les dernières Radeon Instinct, AMD parle de Typical Board Power (TBP), alors qu’il était question de Thermal Design Power (TDP) auparavant.

Chez NVIDIA, le Max Thermal Design Power (TDP) est indiqué sur les derniers GPU, avec une mention supplémentaire avant la puissance : « Configurable ». Oui, le TDP est ajustable en fonction des besoins et/ou de la puissance disponible. Pour un même GPU, le TDP peut ainsi changer en fonction de l’usage, du châssis dans lequel il est installé, des besoins, etc.

Afin de nous simplifier la vie, nous allons prendre le maximum indiqué dans les caractéristiques techniques, que ce soit pour les TBP ou les TDP configurables. On se contentera de parler de TDP.

1 GW : des centaines de milliers de GPU… ou des centaines de millions

Partons du principe que quand OpenAI parle de 6 ou 10 GW cela correspond à la puissance cumulée de l’ensemble des GPU (il n’existe pas un unique GPU capable d’engloutir autant de watts). Rappel des unités : 1 GW c’est aussi 1 000 MW, 1 000 000 kW et enfin 1 000 000 000 W.

Avec un GPU dont le TDP est 500 W, il en faudrait donc 2 millions pour arriver à 1 GW. Avec 750 W, il n’en faut plus que 1,33 million, 667 000 si le TDP est de 1 500 W, 500 000 GPU avec un TDP de 2 000 W, etc. Vous avez compris le principe. Là encore, nous faisons totalement abstraction de la partie « support » : il faut des cartes mères et du réseau pour relier tout ce petit monde, ce qui consomme de l’électricité.

Voici quelques exemples, avec 1 GW de puissance électrique. Nous comparons certaines des cartes/machines récentes d’AMD et de NVIDIA. Il suffit de multiplier par six ou dix pour passer à 6 GW ou 10 GW :

1 GW de puissance électrique c’est :

  • 715 000 GPU Instinct MI355X
  • 1 000 000 GPU Instinct MI350X
  • 1 335 000 GPU Instinct MI300X
  • 3 335 000 GPU Instinct MI210

On arrive à un rapport de 1 à 5 sur le nombre de GPU, ce qui n’est pas surprenant puisque le TDP de la MI355X est de 1 400 W, contre 300 W pour la MI210.

Jusqu’ici, rien de bien sorcier, mais connaitre le nombre de GPU permettait-il d’en déduire la puissance de calcul, la quantité de mémoire, les niveaux de précisions pris en charge ? Non, et pire encore : cela varie énormément en fonction des générations et des références.

Le TDP augmente plus vite que les performances

Attardons-nous deux minutes sur les MI355X et MI350X La première est cadencée à 2 200 MHz, contre 2 400 MHz pour la seconde, soit un peu moins de 10 % de plus. Le TDP passe par contre de 1 000 à 1 400 W, soit 40 % de plus (pour 200 MHz) !

Le gain en performances ne suit pas la même progression : de 4,6 PFLOPS en FP8 pour la MI350X, on passe à 5 PFLOPS sur la MI355X, soit à peine 10 % de plus (pour une consommation en hausse de 40 %, pour rappel).

Si on multiplie les cartes pour arriver à 1 GW de puissance électrique, la MI355X obtient 3 571 ExaFLOPS en FP8, contre 4 600 ExaFLOPS pour la MI350X. La carte la plus haut de gamme ne permet pas d’avoir les meilleures performances dans une enveloppe contrainte de 1 GW.

Dit autrement, augmenter la cadence du GPU (et peut-être sa tension au passage) fait grimper la consommation bien plus vite que les performances.

Avec 1 GW, la foire des performances chez AMD et NVIDIA

Dans un usage datacenter, et si on ne prend en compte que les watts, la MI350X est donc plus intéressante. Mais on passe à côté d’une autre variable très importante : la densité, c’est-à-dire le nombre de GPU dans un espace donné. 1 000 000 MI355X prennent évidemment plus de place que 715 000 MI350X puisque le format est le même pour les deux GPU.

Même variabilité sur la quantité de mémoire sur la partie GPU : 1 million de MI350X proposent 288 000 To, contre 205 715 To avec des MI355X. Cela fait tout de même 40 % de mémoire de plus avec les MI350X !

Chez NVIDIA, c’est la même chose. Toujours avec une puissance de 1 GW, si on veut un maximum de performances en FP8, les B100 SXM s’en sortent le mieux avec 5 000 ExaFLOP, suivi par les HGX B200 (4 500 ExaFOP), les GB200 NVL72 (4 167 ExaFLOPS), etc. En FP32 (une précision qui ne sert pas à grand-chose en IA), la petite et vieillissante NVIDIA L40 arrive en tête, mais il faut alors combiner plus de 3,3 millions de cartes…

C’est parfois compliqué au sein d’une même architecture

On en revient à notre point de départ : parler en GW pour la puissance de calcul ne veut rien dire. Sur les générations actuelles, le nombre de GPU et les performances peuvent varier d’un facteur 20, la quantité de mémoire d’un facteur 2, etc. C’est comme avec les statistiques, on peut faire dire ce qu’on veut aux chiffres ou presque.

Bref, un datacenter avec une puissance de 1 GW peut contenir aussi bien 0,7 million de GPU Blackwell que 3,3 millions de Hopper ou 14 millions d’Ada Lovelace. Nous nous appuyons ici sur les anciennes générations dont nous avons les chiffres, mais dans le futur, le TDP des cartes va certainement s’accélérer et on aura donc de moins en moins de GPU pour 1 GW.

Impossible de prédire jusqu’où cela peut aller. Avec les générations futures de GPU qui consommeront de plus en plus – les rumeurs font état de 1 600, 1 800 voire 2 000 watts pour les Instinct MI40 – la densité augmentera : il faudra moins de GPU pour consommer 1 GW. De quoi faire encore bouger les inconnus d’une équation dont on ne maitrise déjà pas tous les paramètres.

Il faut donc réussir à trouver le bon équilibre entre les besoins en performance, la densité des GPU et la puissance totale disponible. En n’ayant qu’une seule des trois variables (les watts), impossible d’en conclure quoi que ce soit sur les deux autres.

Comment s’y retrouver ? Facile : on ne peut pas…

Le choix d’un GPU pour l’IA se fait en fonction de ses possibilités (tous ne savent pas faire du FP4 par exemple), de ses besoins précis pour les calculs (nombre à virgule flottante ou entier, quel niveau de précision), de la quantité de mémoire, etc. Déclarer une « puissance de calcul en GW » ne répond à aucune de ces questions.

Par contre cela permet à OpenAI d’annoncer de gros partenariats, sans donner aucun détail sur le futur des GPU de ses partenaires… ni sur ses ambitions et choix. Préciser le type de GPU ou même simplement l’architecture permettrait d’avoir un indice sur le niveau de précision qui l’intéresse.

Avec une annonce aussi floue que des GW de GPU, nous ne pouvons absolument rien en déduire, que ce soit sur la taille des data centers, le nombre de GPU, les performances, la quantité de mémoire, etc. Par contre, AMD, OpenAI et NVIDIA sont assurés de faire les gros titres, qu’importe si c’est sur du vent ou presque. Seule certitude, il va falloir de l’électricité en grosses quantités pour alimenter les GPU, quels qu’ils soient.

Les trois partenaires n’annoncent que ce qui les arrangent, les détails des contrats sont certainement bien plus précis. OpenAI n’aurait par exemple que faire de dizaines de millions de GPU de la génération Ada Lovelace, même si ca collerait avec les « 10 GW de puissance ». La société précise néanmoins que le premier GW sera avec les prochains GPU de la gamme Vera Rubin de NVIDIA et de la série des MI450 d’AMD. Là encore, c’est très flou et rien n’est précisé sur le reste des GW ni sur le calendrier des déploiements.

L’équivalent de 16 réacteurs nucléaires pour OpenAI

Un dernier mot sur la puissance électrique. On parle de GW presque comme si ce n’était pas grand-chose, mais c’est quand même l’ordre de grandeur de la production d’un réacteur d’une centrale nucléaire française, comme l’explique EDF :

« En France, le nucléaire est la 1ʳᵉ source de production et de consommation d’électricité. Elle provient de 57 réacteurs de différents niveaux de puissance constituant un parc réparti sur l’ensemble du territoire. La puissance installée du parc nucléaire en France représente 61,4 GW ».

La plus grosse puissance actuelle est de 1,6 GW avec le réacteur EPR de Flamanville. Si l’on se réfère à la puissance moyenne dans l’Hexagone, OpenAI annonce donc prévoir d’« utiliser » l’équivalent de 16 réacteurs nucléaires français avec ses deux partenariats (6 GW avec AMD et 10 GW avec NVIDIA). Les guillemets autour d’utiliser sont de rigueur, car les TDP correspondent à la puissance maximale que les GPU peuvent encaisser lors d’une charge intensive, et les 6 GW d’un data center, sa puissance maximale. Si le GPU est moins sollicité, la consommation est évidemment plus basse.

Rien n’est dit concernant la source qui sera utilisée pour alimenter les datacenters du géant de l’intelligence artificielle.

Nous pourrions d’ailleurs jouer, nous aussi, aux « apprentis marketeux » en modifiant légèrement l’annonce des trois comparses : OpenAI s’engage à consommer « 10 réacteurs nucléaires français* » de GPU NVIDIA et « 6 réacteurs nucléaires français* » de GPU AMD. Avec la petite étoile qui explique que c’est la moyenne selon EDF, avec un lien vers le site officiel pour faire « plus sérieux ». Pas sûr que ce soit plus vendeur pour les trois partenaires américains, mais ce n’est pas moins précis que parler de GW.

Commentaires (47)

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Merci pour cet article sur cette nouvelle débilitée marketing certainement destiné aux investisseurs :)
Rien n’est dit concernant la source qui sera utilisée pour alimenter les datacenters du géant de l’intelligence artificielle.
Ca reste quand même facile de deviner que ce ne sera pas du :

  • solaire (trump)

  • Éolien (trump)

  • Hydraulique (ya plus de ressources)

  • Nucléaire (trop long et puis les copains sont dans le fossile)

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Solaire et Éolien sont des sources d'électricité intermittentes, qui ne conviennent pas pour des datacenters qui fonctionnent 24h/24. Ils ne s’arrêtent pas la nuit, ou quand il n'y a plus de vent. C'est plus cela que Trump...
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Oui mais les centrales thermiques sont pilotables.
Quand il y a de l’énergie "verte" disponibles tu peux baisser le recours au thermique.
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Ils ne s’arrêtent pas la nuit, ou quand il n'y a plus de vent.
La logique est à l'envers dans cette phrase : les machines alimentées avec des ENRi s'arrêtent s'il n'y a ni le solaire, ni le vent (il ne suffit pas qu'un des deux vienne à manquer).

Et comme le rappelle gg40 juste avant moi, c'est toujours ça de CO2 et polluants en moins dans l'atmosphère.
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Oui, et il y a des périodes, appelées "Dunkelflaut" en allemand, qui peuvent durer une semaine ou plus, où il n'y a ni soleil, ni vent, particulièrement en hiver. Cela ne convient pas du tout aux datacenters. En tout la nuit, et les nuits sont longues en hiver, il est clair qu'il n'y a pas de solaire.

On en arrive à avoir trois fois la capacité nécessaire, une en thermique (nucléaire, gaz, charbon...), une autre en solaire, et une dernière en éolien, c'est ridicule.

On a l'exemple de l'Allemagne, qui a voulu arrêter le nucléaire, et a énormément développé le solaire et l'éolien, mais a gardé du charbon et du gaz, pour avoir des centrales pilotables. Elle émet en moyenne 10 fois plus de C02 par MWh que nous.

Voir : https://app.electricitymaps.com/map/live/fifteen_minutes
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On en arrive à avoir trois fois la capacité nécessaire, une en thermique (nucléaire, gaz, charbon...), une autre en solaire, et une dernière en éolien, c'est ridicule.
On n'a pas trois fois la capacité. On a une capacité ENRi (dont la puissance crête est effectivement surdimensionnée pour des raisons de facteur de charge), et une capacité thermique (qui mixe base et pointe). Et c'est pas ridicule, la seule alternative à ce que tu critiques, c'est plus ou moins de nucléaire, et 100% de fossile pour le reste, donc des émissions bien supérieures.
On a l'exemple de l'Allemagne, qui a voulu arrêter le nucléaire, et a énormément développé le solaire et l'éolien, mais a gardé du charbon et du gaz, pour avoir des centrales pilotables. Elle émet en moyenne 10 fois plus de C02 par MWh que nous.
Donc l'erreur de l'Allemagne, c'est pas le renouvelable, c'est d'avoir choisi d'éjecter le nucléaire au lieu du thermique fossile. Les ENRi ne font qu'améliorer son bilan.
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Ça me fait penser à la blague des mineurs dans la série Tchernobyl.
Qu'est-ce qui fait 15 mètres de long, 20 de large, consomme 100 litres de fioul à la minutes, et coupe les pommes en 3 ? Un engin soviétique pour couper les pommes en 4. 😁 Perso j'avais adoré cette blague.
Mais bon voilà...

J'imagine la société qui passe un contrat avec NVIDIA pour quelques kilos watts de puissance de calcul, et se retrouve avec 200 gros devant un tableau blanc, calculant des équations avec leur doigts. 😆 Le contrat est respecté. Pas très performant, mais la puissance d'entrée est bien là.
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il ne faut pas mélanger les deux. Maintenant, vous n’avez plus d’excuses : interdit de faire l’erreur.
:incline: :sm:
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OpenAI s’engage à consommer « 10 réacteurs nucléaires français » de GPU NVIDIA et « 6 réacteurs nucléaires français » de GPU AMD.
Il vaudrait mieux comparer à des centrales US, donc largement du gaz pour avoir de la puissance électrique supplémentaire non intermittente rapidement. :fumer:
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Laisse-moi rêver de ma reconversion en marketeux français :o
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tiens, bah justement, on en parlait sous la news d'AMD...
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Yes et justement dans cette actu je parlais d’un édito sur le sujet, sur les bons conseils de @AlexandreLaurent :prof:
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Par contre, on ne peut pas additionner les réacteurs comme ça, aujourd'hui, il en faut 4 pour la production de 3, ils sont arrêtés en moyenne 1/4 du temps, pour des raisons diverses, dont rechargement, pour l'EPR, c'est 90% du temps qu'il est arrêté et quand il tourne, c'est à demi puissance.
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Par contre, on ne peut pas additionner les réacteurs comme ça, aujourd'hui, il en faut 4 pour la production de 3, ils sont arrêtés en moyenne 1/4 du temps, pour des raisons diverses, dont rechargement, pour l'EPR, c'est 90% du temps qu'il est arrêté et quand il tourne, c'est à demi puissance.
C'est faux, c'est le facteur de charge des réacteurs (français uniquement) qui est aussi bas (75%) parce qu'on module la puissance pour faire du suivi de charge (et s'efface quand les ENRi sont puissantes). Les autres opérateurs sont pour la majorité au dessus, voire bien au dessus de nous en terme de facteur de charge. Tu fais le même raccourci que les anti éoliens ou les anti photovoltaïques quand ils prétendent qu'une éolienne ne produit que 25% du temps (ou 10% pour des panneaux PV).

Concernant FLA-3, mis à part les multiples retards, il n'est pas encore en production nominale (tous les réacteurs nucléaires neufs sont mis en fonction quelques mois avant d'être arrêtés et inspectés de fond en comble).
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La production de Flamanville 3 hier:
https://www.services-rte.com/fr/visualisez-les-donnees-publiees-par-rte/production-realisee-par-groupe.html
et le reste
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L'URL ne fonctionne pas sur ma machine (testé avec FF et Chromium). :-/

Mais il n'y a pas de surprise que FLA-3 n'injecte rien :
edf.fr EDF
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pas de souci pour moi, bien que le lien n'arrive pas directement à l'information, il faut creuser encore un peu :-(
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J'ai essayé de pinailler avec le menu déroulant et les dates, mais pas moyen. Peut être que tous mes plugins anti tracking et autre n'aident pas.
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Note : pour les arrêts, il y a les arrêts programmés pour maintenance (ce n'est pas décidé vendredi soir pour le lundi matin).

Il y a les arrêts, car la production d'électricité est largement suffisante.

Il y a les arrêts dans les cas estivaux. Pour ce dernier point, il est intéressant de noter que ça ne touche qu'une partie du parc (uniquement les centrales à circuit ouvert, qui n'ont pas de tour de refroidissement au passage). Ces arrêts sont réalisés pour des raisons écologiques (on évite de perturber l'écosystème en augmentant la température du cours d'eau). De plus, en France, les besoins en électricité sont plus faibles en été, et beaucoup de central nucléaire sont à l'arrêt (je me rappelle un article de presse qui pour illustrer l'arrêt d'un des réacteurs durant cet été décrivait des tours de refroidissement qui ne produisait pas de fumée blanche : j'en ai conclu que tout allait bien donc).

Enfin, il y a les arrêts pour incident. Il y a bien l'EPR de Flamanville, mais il faut bien considérer que c'est le premier de sa génération en France, et que la conception est plus complexe que nos centrales nucléaires de génération précédente. On préfère mettre à l'arrêt que jouer avec la sécurité. Sinon, tous les incidents sont consignés, évalués et publiquement accessible sur le site de l'ASNR. On retrouve par exemple le cas des méduses : ici et a été classé "niveau 0" de l’échelle internationale des événements nucléaires (en gros: "OK, c'est noté")
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Il y a les arrêts, car la production d'électricité est largement suffisante.
C'est plutôt une modulation à la baisse, ce qui, dans le cas de la surproduction électrique permet de rétablir l'équilibre, et dans le cas des températures, permet de réduire les besoins en refroidissement, donc la température des eaux rejetées (valable uniquement pour le cycle ouvert).

En été, il y a en revanche beaucoup de réacteurs à l'arrêt parce que c'est le meilleur moment (moins de besoin, plus de solaire) pour diminuer la production électrique et faire les maintenances.
On retrouve par exemple le cas des méduses
Cas intéressant tant il a fait jaser alors que c'est bien prévu dans l'exploitation des réacteurs en bord de mer et que rien n'a déraillé dans la procédure prévue. Je note dans le lien de l'ASNR que tu donnes :
Après un nettoyage des tambours filtrants et la mise en place de dispositions spécifiques de surveillance, [...]
Ça doit être très "marrant" d'aller curer quelques tonnes de méduses mortes.
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On m'a expliqué des pauses ou des réductions de puissance à la centrale de Civaux, qui a heureusement de grosses tours d'évaporation, car le débit de la Vienne n'est pas celui du Rhône ou de la Loire.
J'aime bien le terme "perturber l'écosystème", alors qu'on peut directement écrire détruire à la place.
Reste que bien que programmé, chaque réacteur a une pause de quelques mois régulièrement, tous les 2/3 ans il me semble, donc en temps normal, on est plus sur du 75% de temps de fonctionnement, même sans incident.
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Alors, les grosses tours d'évaporation, c'est pour les centrales à circuit fermé, donc pas celle qui pompe dans le cours d'eau à côté qui sont à circuit ouvert (d'où ma conclusion "tout va bien", qui indique justement que l'on peut se permettre de laisser une autre centrale à circuit fermé à l'arrêt).
Sinon, oui, j'ai écrit"perturber l'écosystème", car le seuil est très large, très conservateur. Le but étant justement que la centrale ait un impact minime sur l'environnement (t'inquiète, le réchauffement climatique fera très bien le travail à sa place).
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J'aime bien le terme "perturber l'écosystème", alors qu'on peut directement écrire détruire à la place.
Bah non, détruire un écosystème, c'est l'empêcher de survivre. Le perturber, c'est effectivement avoir un impact négatif sur la faune et la flore (il y aura - peut être - un peu plus de poissons et algues qui meurent, mais sans mettre en danger l'écosystème complet, qui pourra s'en remettre), mais ça ne supprime pas un écosystème comme le ferait (plusieurs fois) l'usage de charbon, ou de gaz à la place des centrales nucléaires.
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Le watt (W) ne doit surtout pas être confondu avec le watt heure (Wh), ainsi que tous les dérivés kWh, MWh, GWh, TWh). Le Wh est une unité permettant de mesurer une consommation électrique. Une lampe de 10 watts allumé pendant 1 h a consommé 10 Wh. Si elle reste allumée pendant 30 minutes, elle a consommé 5 Wh ; sur 5 h, on passe à 50 Wh.
Pour préciser, le Wh c'est une unité d'énergie.
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Yes, c’est aussi pour ça que pour plus de détails je renvoie vers cet autre papier :chinois:
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Avec cette présentation en GW, qui effectivement ne veut rien dire en matière de performance calcul, on ne fait qu'inciter à produire des GPUs qui consomment de plus en plus, avec peu de progression de la puissance calcul réelle donc, et inciter au gaspillage d'énergie. J'espère que l'on reviendra bientôt un peu sur terre...
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Merci pour cet article qui permet de préciser ce dont personne ne parle et fait mieux comprendre les échelles de grandeur.
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On est au dela du cynisme : à l'heure où on devrait être à l'économie d'énergie, à la rationalisation et à l'optimisation, on a ce genre de communication décomplexée, histoire d'aller droit dans le mur plus vite.
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HS mais le sous titre donne une indication de l'age du rédacteur. :D
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Merci beaucoup, je me demandais ce que j'avais loupé en voyant les capacités de calcul exprimées en W et que personne ne s'en émeuvait.
Ça permet de trier les copier/colleur et les vrai journalistes.
Merci Next :yes::incline:
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C'est complètement con de donner le nombre de GPU en GW. Ils feraient mieux de donner l'info en kg, là au moins tout le monde comprendrait. À votre avis, combien de kg de GPU pour faire un 10 GW ?
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"Bonjour, y'en reste 50 kg, je vous les mets aussi ?" :)
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Les vrais savent qu'on dit Gigo Watts
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Mais dans le cas de l'article, il en faut plus que 2,21 :francais:.
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Excellent le sous-titre... pour les plus vieux d'entre nous :phiphi:
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Ouais, ben j’suis vieux… :baffe:
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Tout pareil ici...


  • 1er ordi : un Amstrad CPC 464 @ 13 ans...




  • L' Amstrad CPC 464 était déjà en vente depuis 4 ans déjà...



Je te laisse résoudre l'équation si l'envie t'en prendrait, tu as tous les éléments pour trouver la valeur de X ( = année de naissance )

:mdr2:
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Je devais avoir 12 ans quand le premier ordi est arrivé à la maison, un PC1512 qui était en vente depuis 2 ans. Je pense que tu gagnes de quelques années, tous mes respects :phibee:
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= 1986 + 2 - 12 = 1976

vs

= 1984 + 4 - 13 = 1975

Aux arrondis près (si on calculait aux mois) c'est kif kif tout pareil !
:kimouss: :yes:
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Alors, c’est comment la 50aine ? J’y arrive (trop) rapidement :accident:
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Pas vraiment cool le démarrage @ 50 car retour en France prochainement - j'espère avant Noël mais cela dépendra du juge pour la procédure de divorce - et ensuite recherche pour retrouver un nouveau boulot et tout cela, tout seul bien évidemment.

Bref, l'horrible impression d'un gros reset de 25 ans en arrière sur l'échelle du temps de my life, ou dit autrement: "un sentiment de retour à la case départ @ 2000 après la fin de mes études mais avec 25 ans de plus..."

Et ça m'angoisse terriblement pour être très très honnête... Bref... mais on va essayer de gérer tout ça...

Je ne suis pas un bon exemple...

:craint: :pleure:
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Écoute, si tu passes pas loin de La Rochelle, envoie un message et j’offre un coup à boir avec grand plaisir (ou si on arrive à se croiser sur Paris un jour, suivant ou tu reviens)
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T'en fais pas, ça passe. :fumer:
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@tazvld @nyno @brupala @deathscythe0666;

D’après moi, vous avez à la fois tous un peu raison et tous à la fois un peu tord. Je pense avoir récemment « percer enfin ce mystère » : il n'y a pas une valeur mais 2 valeurs, 2 coefficients qui se cachent ici derrière ici :

1 - Le facteur de charge

2 - Le taux de disponibilité

(Désolé si un peu - trop -long ci-dessous au passage :pleure:).


Facteur de charge:

Quand on fait tourner une machine à sa capacité nominale (cad régime de croisière). Ex : une machine qui coupe des pommes @ 10 pommes /min. Après une 1h, elle n’a sorti que 590 pommes coupées au lieu des 600 pommes attendus, la machine a fonctionné en permanence pendant 1h mais moins efficacement que prévu. La France et les US ont des réacteurs très similaires, la France avait acheté le design à Westinghouse sur étagère dans les années 60.
Les US ont des besoins tellement gigantesques en électricité (x2 fois par habitant qu’en Europe), le nucléaire ne couvre que 20% des besoins, donc leurs réacteurs tournent à 100% de leurs puissances nominales.

Les réacteurs français eux sont pilotables, pouvant passer de 30% à 100% en environ 30min et EDF doit le faire par obligation règlementaire car les EnR sont prioritaires sur le réseau électrique.

La puissance des EnR est une puissance crête, Wc, en gros un panneau solaire @100Wc, oui c’est possible peut-être un 15 Août sous le cagnard entre 13h10 & 13h20 par exemple. Des fois, il fait beau, des fois il fait nuit noir (souvent en fait) => 15% sur l'année.

Éolienne : 4MWc mais aussi avec des conditions parfaites: pas trop ni trop peu de vent => 37% (mer), 27% (terre).

Le facteur de charge est généralement calculé sur un an et c’est important de s’en souvenir pour la suite.


Taux de disponibilité :

par ex. de 364 jours par an pour une – bonne - voiture, quand il faut juste l’amener une fois par an 1 jour au garage pour la vidange – graissage et qu’elle ne tombe jamais en panne.

Panneau solaire : 100% de taux de disponibilité car il reste toujours accroché en permanence sur le toit d’une maison.

Réacteur nucléaire : il y a des périodes d’arrêt pour maintenance & rechargement de 1/3 en combustible tous les ans. Les US le font en 3x8 et les weekends, j’espère qu’EDF le fait aussi


Au final : le « rendement global » est = Facteur de Charge x Taux de Disponibilité.

Mais...

Sauf que le taux de disponibilité est en fait intégré “naturellement“ ou « absorbé » dans le facteur de charge car on fait les calculs sur 1 an:

Exemple 1 : sur un 1 an, un réacteur français peut fonctionner sur différentes périodes soit entre 30% et 100% soit à 0% (arrêt) sur une année => on fait la moyenne, et elle ressort à 75% pour EDF les dernières années. La corrosion sous contrainte a occasionné de longues périodes de fonctionnement à 0% d’où une moyenne faible en 2021.

Exemple 2 : sur un 1 an, un réacteur américain lui fonctionne plutôt en binaire sur différentes périodes : soit à 100% soit à 0% (arrêt) => on fait la moyenne, et elle ressort à 92% pour les US sur les dernières années.

Voilà Voilà...
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Très bonne explication. Merci.
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Merci car ça m'a pris un peu de temps pour mettre tout ça en ordre dans ma tête (même si ce n'est pas parfait).

Je dirais donc qu'on ne peut pas totalement jeter la pierre à EDF avec son facteur de charge assez mince (ridicule) car dedans il y est inclus des périodes où la puissance des réacteurs avait été réduite.


Là où on peut jeter la pierre par contre c'est sur les politiques... car le combustible ne représente que 5% des coûts de production de l'électricité d'un réacteur nucléaire , l'immense majorité venant des coûts liés aux emprunts financiers, des coûts de capital.

Comme si TSMC avec ses machines de photolithographie à US$ 250 millions / pièce @ ASML ne les utilisaient que du Lundi Matin au Vendredi soir et seulement 8h / jour mais surtout au ralenti (ce qui est le cas des réacteurs nucléaires Français).

Pour avoir visité ST Micro à Crolles (Grenoble), l'usine tourne 24/24 - 7j/7 - 365j/an et à capacité maximale car les investissements sont quand même assez monstrueux.

L'énergie nucléaire, c'est pareil, plus on l'utilise, moins c'est cher, car le carburant ne coûtant quasiment rien mais il faut qu'elle tourne à fond cette machine qui a coûté plusieurs milliards d'€.