L’IA a encore enrichi les milliardaires de la tech, et en fait émerger 50 nouveaux
Bulle run
En 2025, près de la moitié des 400 milliards de dollars d'investissements dans les startups ont été captés par des entreprises et start-ups liées à l'IA, générant une cinquantaine de nouveaux milliardaires. La fortune cumulée du Top10 des milliardaires de la tech' a dans le même temps explosé de 550 milliards de dollars, en augmentation de 32 %, quand le S&P 500 ne progressait « que » de 18 %.
Le 29 décembre 2025 à 14h35
6 min
Économie
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Les entreprises liées à l'IA ont capté près de 50 % de l'ensemble des financements mondiaux dédiés aux startups en 2025, contre 34 % en 2024, et 21 % en 2023, d'après les données collectées par Crunchbase. Au total, 202,3 milliards de dollars ont été investis dans les entreprises liées à l'IA en 2025, soit 75 % de plus que les 114 milliards de dollars investis en 2024, et 215 % de plus que les 64 milliards de 2023.
Ces levées de fonds massives ont aussi permis à une cinquantaine d'acteurs de l'IA de devenir milliardaires, relève Forbes. Les levées de fonds successives de 16,5 milliards de dollars enregistrées l'an passé par Anthropic ont ainsi valorisé l'entreprise à 61,55 puis 183 milliards, faisant entrer ses sept cofondateurs dans le cénacle des milliardaires.
Les investissements tout aussi massifs dans les centres de données liés à l'IA ont eux aussi générés une douzaine d'autres nouveaux milliardaires cette année. Dans le lot figurent les fondateurs de sociétés telles que Astera Lab (semiconducteurs), Fermi (foncière spécialisée), ISU Petasys (entreprise coréenne de semiconducteurs), Sanil Electric (transformateurs électriques), sans oublier Coreweave, spécialiste du cloud computing associé à plusieurs des projets d'OpenAI.
Sont également devenus milliardaires le fondateur de Surge AI, spécialisée dans l'étiquetage de données, ceux d'ElevenLabs, une start-up spécialisée dans la génération audio par IA, ceux de l'entreprise de « vibe coding » Lovable (qui vient de lever 330 millions de dollars et se targue d'avoir enregistré l'équivalent de 100 millions de dollars de revenu annuel récurrent en seulement huit mois), ou encore les trois co-fondateurs de la start-up Mercor, créée en 2023 et qui recrute des experts chargés d'évaluer et affiner les données pour le compte des grands laboratoires d'IA de la Silicon Valley. Âgés de seulement 22 ans, ils détrônent Mark Zuckerberg, qui était devenu milliardaire il y a près de 20 ans, à 23 ans.
La fortune du Top10 des milliardaires de la tech' a explosé de 550 milliards de dollars
Les 10 milliardaires états-uniens les plus riches du secteur technologique ne sont pas en reste. Leur fortune combinée a en effet augmenté de plus de 550 milliards de dollars cette année, du fait de l'engouement des investisseurs pour les grandes entreprises spécialisées dans l'intelligence artificielle, relève le Financial Times.
D'après les données de Bloomberg, ils détenaient « près de 2 500 milliards de dollars en liquidités, actions et autres investissements » à la clôture de la Bourse de New York la veille de Noël, contre 1 900 milliards de dollars au début de l'année (soit + 31,6 %), quand le S&P 500 n'a grimpé « que » de plus de 18 % dans le même temps.
Les cofondateurs de Google détrônent ceux de Meta et Oracle
Elon Musk reste en tête du classement, avec une fortune nette ayant augmenté de près de 50 % pour atteindre 645 milliards de dollars. Et ce, alors qu'il a aussi conclu un plan de rémunération de mille milliards de dollars avec les actionnaires de Tesla, et que la valorisation de SpaceX a grimpé à 800 milliards de dollars.
Le FT relève également que Mark Zuckerberg et Larry Ellison d'Oracle ont été dépassés par les cofondateurs de Google, Larry Page et Sergey Brin, grâce à leurs modèles d'IA et puces développés en interne.
Suivent en effet Larry Page (270 milliards de dollars,+ 61 %), Jeff Bezos (255 milliards ,+ 7 %), Sergey Brin (251 milliards ,+ 59 %), Larry Ellison (251 milliards,+ 31 %), Mark Zuckerberg (236 milliards ,+ 14 %), Steve Ballmer (170 milliards ,+ 16 %), Jensen Huang de NVIDIA (156 milliards , 37 %), Michael Dell (141 milliards ,+ 14 %).
Dernier du Top 10, Bill Gates (118 milliards ,- 26 %) est le seul à avoir vu sa fortune chuter d'un quart de sa valeur potentielle, du fait qu'il continue à vendre ses actions afin de financer ses activités philanthropiques, précise le FT.
Mark Zuckerberg passe de la 3e à la 6e position
Il note que d'autres ont profité de cette explosion des cours boursiers pour vendre une partie de leurs actions et empocher de substantiels gains. Les documents déposés auprès des autorités boursières montrent que Huang a ainsi cédé pour plus d'un milliard de dollars d'actions cette année, Michael Dell plus de 2 milliards et Jeff Bezos 5,6 milliards.
Mark Zuckerberg, PDG de Meta, est de son côté passé de la 3e à la 6e position du classement suite à la récente chute du cours de l'action du réseau social. Le FT l'explique du fait que les investisseurs s'inquiéteraient de ses « dépenses considérables » dans les infrastructures d'IA et des montants faramineux proposés pour débaucher les « meilleurs chercheurs en IA ».
Le cours de l'action d'Oracle explose, puis perd 40 %
Larry Ellison a pour sa part vu sa fortune personnelle monter en flèche après qu'Oracle a annoncé, il y a trois mois, un contrat de 300 milliards de dollars avec OpenAI pour la construction d'un centre de données. Depuis, rappelle le FT, les craintes concernant le financement de la construction de ce centre de données ont cela dit entraîné une chute de 40 % du cours de l'action Oracle par rapport à son pic de septembre.

Les dirigeants de la Silicon Valley ont certes tiré profit des centaines de milliards de dollars dépensés à l'échelle mondiale dans les puces, les centres de données et les produits liés à l'IA, « même si certains de leurs gains ont été réduits ces derniers mois en raison des inquiétudes suscitées par une bulle spéculative alimentée par l'IA », tempère le FT.
« Tout cela n'est que spéculation et dépend du succès de l'IA », résume Jason Furman, professeur d'économie à l'université Harvard et consultant pour la start-up OpenAI : « Il y a un énorme point d'interrogation quant à savoir si tout cela va porter ses fruits, mais les investisseurs parient que ce sera le cas. »
L’IA a encore enrichi les milliardaires de la tech, et en fait émerger 50 nouveaux
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Commentaires (79)
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Abonnez-vousLe 29/12/2025 à 15h00
Le 29/12/2025 à 15h12
Mais ils ne les dépensent pas bien sûr, du coup une bonne partie de leur capital est immobilisé et ne profite pas (toujours) aux moins riches: il leur sert à s'enrichir encore plus. Pas besoin d'un prix Nobel d'économie pour comprendre que ça ne va pas dans le bon sens. Cette richesse "en plus" se fait au détriment des autres qui ne s'enrichissent pas autant. On pourrait penser que ce n'est pas bien grave, tout le monde n'a pas besoin d'un garage plein de Ferrari. Mais de l'autre côté, quand ce même capital pourrait servir à nourrir un pays entier pour plusieurs années, il est temps de se poser des questions.
Le 29/12/2025 à 15h43
Le 29/12/2025 à 16h32
Le 29/12/2025 à 16h48
Mais sinon, quand les gens qui ont monté une société dont la valorisation explose parce que d'autres veulent investir dedans et sont prêts à considérer qu'elle vaut beaucoup, ça ne se fait pas au détriments des autres. Cet article parle de ça en fait.
La richesse des premiers augmente juste parce que l'évaluation de leur société a fortement augmenté. Ce n'est pas parce qu'ils ont pris de l'argent aux pauvres.
Le 29/12/2025 à 17h57
Le 29/12/2025 à 22h50
On se rappellera d'ailleurs la crise des subprimes qui a été une belle opportunité de captation d'argent public pour augmenter le capital d'une minorité au prix d'une diminution des prestations sociales, de taxes augmentées, de surcoût des emprunts publics, ...
Mais bon, il y a fort à parier qu'on viendra encore chercher dans nos poches les moyens pour sauver les acteurs "too big to fail" à la prochaine catastrophe spéculative.
Le 30/12/2025 à 20h49
C'est la concurrence basique.
Le 04/01/2026 à 13h52
Modifié le 05/01/2026 à 13h09
Le 06/01/2026 à 11h28
Dans ce sens, oui c'est un gros problème, surtout pour financer des activités discutables éthiquement, socialement et environnementalement.
Le 29/12/2025 à 17h06
Le 29/12/2025 à 15h45
C'est cette propriété qui leur permet ensuite de vivre à crédit : les banques leur prêtent, des millions, pour leur train de vie car la garantie se fait sur leurs actions. Les milliardaires ne possèdent au final que peu de numéraire (toute proportion gardée bien sûr). C'est aussi ce qui leur permet ensuite d'échapper à l'impôt, en jouant avec leurs holdings (surtout pour les biens matériels).
Je schématise. Et je ne suis pas un spécialiste du tout. Mais on a souvent tendance à oublier ces points, très souvent par méconnaissance, lorsque l'on parle des grosses fortunes.
Et c'est fort dommage car c'est ce qui leur permet d'échapper encore à toute forme de régulation, comme on l'a vu avec la taxe Zucman (beaucoup s'étant fait un malin plaisir de rappeler ces faits pour dire que la dite taxe était une connerie selon eux). Cette méconnaissance leur est très utile... et je regrette que l'on n'enseigne pas plus l'économie dans les cursus (toute filière confondue).
Mais il y a clairement quelque chose qui ne tourne pas rond. Et on doit fortement légiférer pour calmer ce jeu de fous.
Qu'il y ait des millionnaires, cela me va. Mais des multi-millionnaires et des milliardaires (voire plus prochainement ?)... ça n'a aucun sens. Et c'est même extrêmement préjudiciable en terme économique, mais aussi politique et social. La démocratie par exemple ne peut pas durer avec de telles fortunes, c'est impossible : elle ne tiendra pas le choc.
Le 29/12/2025 à 16h50
Le 29/12/2025 à 16h56
Explique nous simplement pourquoi tu recommandes cette vidéo. Que t'a-t-elle appris ?
Le 29/12/2025 à 17h30
Cette vidéo a l'intérêt de présenter les travaux de Zucman sur les super-riches de manière compréhensible. Il est également tout à fait possible d'aller lire les travaux académiques de Zucman pour se faire un avis plus « objectif ».
Le 29/12/2025 à 17h49
Merci d'avoir clarifié.
Le 02/01/2026 à 14h18
1 partout, balle au centre.
Le 02/01/2026 à 15h31
Je l'ai regardée après cette vidéo suite à une autre commentaire. Et j'ai vu des gens qui voulaient plaire à leur public en présentant les choses de manière partiale, comme je m'y attendais. La qualité des informations était plutôt faible contrairement à ce que laissait entendre pamputt qui la qualifiait de didactique.
J'ai donc comme prévu perdu mon temps à la voir.
Non, mais parce que je pensais que ce ne serait pas des faits mais une vision politique et j'avais raison.
Le 29/12/2025 à 18h46
En sciences physiques et en sciences sociales, l'objet d'étude dans les 2 cas est sorti de son cadre naturel pour en faire des théories et expliquer le fonctionnement des choses. En sciences économiques et sociales, la théorie (la science) est très différente de la pratique (la technologie, les besoins de la Société).
Modifié le 29/12/2025 à 19h26
On retrouve les formules de Newton dans la relativité restreinte, en posant v/C = 0.
Le 29/12/2025 à 18h02
Le 29/12/2025 à 18h50
Le 29/12/2025 à 20h11
Le 29/12/2025 à 17h29
Mais vu que pour certains ici il semble avoir un parti pris, ceci est tout aussi bien expliqué par d'autres économistes de tout bord (même parmis les plus libéraux). Il suffit d'avoir un peu lu les réactions durant les pourparles autour de la taxe Zucman pour voir que sur ce point, ils sont tous globalement d'accord. Après, les conséquences à en tirer, là on tombe dans le domaine du politique.
Le 29/12/2025 à 17h36
Modifié le 29/12/2025 à 17h44
Le 29/12/2025 à 17h55
Le 29/12/2025 à 19h04
Le 06/01/2026 à 23h47
La video souligne bien que la taxe Zucman est d'abord un "patch" à une niche du système fiscal qui permet d’éviter l impôt sur les revenus en passant par une holding.
on pourrait imaginer des alternatives à la proposition de Zucman, en corrigeant l imposition des holding par exemples.
La video parle bien aussi des 3 piliers de l imposition: conso, revenus, profit.
Qd on a 100+ millions de patrimoine, c est juste impossible de consommer un % équivalent de son pognon que les gens normaux. Il y a donc une certaine logique que l imposition réelle (en %) sur la conso et les revenus soit bcp plus faible. Et comme le profit est moins taxé que les 2 autres, c est aussi logique que ces ultra riches ont un taux de taxation global si faible.
Par ex, la France pourrait d'abord corriger l imposition des revenus du patrimoine pour les aligner sur les revenus du travail. D'autres pays ont cela.
La taxe sur le patrimoine si décriée existe encore dans certains pays.
à commencer par la Suisse que certains considèrent encore un paradis fiscal.
Qui est résident fiscal en Suisse, (c'est mon cas) doit payer un impôt sur son patrimoine global (tout les comptes mondiaux doivent être déclarés) en valeur au 31.12. Dans beaucoup de cantons, le seuil d'entrée est de ~100 kCHF de patrimoine, ce qui n'est pas énorme en Suisse. Autant dire quasi tout le monde est concerné.
Le taux est toutefois bcp plus faible que ce que propose Zucman, avec un taux qui varie selon les cantons (les taux d impôts en Suisse sont établis au niveau cantonal ET communal, chq commune a donc un taux différent, c'est un bordel monstre!). Pour la tranche haute, le taux est entre 0.06% (canton de Schwyz) et ~ 1% du patrimoine.
Avec le patrimoine défini au 31.12. il est possible qu on soit taxé à un taux réel supérieur si le patrimoine a faibli fortement au moment de payer le dit impôt 6 à 9 mois plus tard,
Par ailleurs, le système fiscal suisse ne fait PAS de différence entre revenus du capital et revenus du travail: les dividendes des actions sont ajoutés aux revenus des salaries et de toute autre activité,
Bref, AMHA, si l'idée de fond de Zucman (corriger les inégalités fiscales) est louable, sa proposition est questionnable: plutôt que d ajouter encore un impôt, la France gagnerait à simplifier son système fiscal...
Il y a près de 200 pays au monde, sans doute au moins autant de systèmes fiscaux différents, voire sans doute plus avec dans les pays fédéraux comme la Suisse ou les USA.
Il serait intéressant de comprendre les avantages et inconvénients des différents systèmes pour proposer un mix optimal...
Le 29/12/2025 à 16h54
Le 29/12/2025 à 17h26
Modifié le 29/12/2025 à 18h16
Le 29/12/2025 à 16h59
Celle où tu dis ne pas être spécialiste l'est probablement aussi.
Le 29/12/2025 à 17h27
Le 29/12/2025 à 17h00
Les lois ne sont pas mondiales mais liées à un État. Il suffit de voir la disparité fiscale au sein de l'UE pour comprendre que c'est loin d'être gagné.
Le 29/12/2025 à 17h27
Le 29/12/2025 à 17h43
Je suppose que c'est en France que tu souhaites cela.
Quelles mesures faudrait-il mettre dans la loi française et en quoi ça changera quelque chose ?
Je rappelle que les milliardaires dont on parle dans cet article vivent pour l'essentiel aux USA.
Le 29/12/2025 à 17h56
C'est agaçant cette tendance à jouer sans cesse sur les mots pour faire dire aux autres ce que l'on a envie de leur faire dire.
Bien entendu que mon propos est global. Et bien entendu que je suis conscient de tout ce que tu évoques.
Le 29/12/2025 à 18h49
Tu peux même dire que des multi-millionnaires, ça n'a aucun sens. Ça ne va peut-être pas faire plaisir à @Ferd mais c'est ton droit. Je rappelle que multi, ça commence à 2 et que ça ne fait pas beaucoup 2 millions d'euros.
Moi, je dis au contraire que je suis bien content qu'un patron d'une société a racheté ce site et continue d'y verser une partie de ses bénéfices pour le faire vivre. Vive les riches !
Modifié le 29/12/2025 à 22h11
Je ne suis pas un spécialiste de la fiscalité, ni un spécialiste du monde politique.
Je ne suis pas milliardaire non plus, donc je ne serais pas concerné par la taxe Zucman à priori - bien qu’une boite de Pandore pareille me paraisse potentiellement applicable à des patrimoines inférieurs au gré des changements d’atmosphère politiques.
Je suis d’accord pour dire qu’on vit dans un monde de plus en plus inégal - y compris devant l’impôt - et que les riches ne devraient pas payer moins d’impôts en proportion des revenus que la classe moyenne.
Je pense que l’état devrait être en meilleure capacité de redistribuer, et que l’ensemble de la société gagnerait à avoir une meilleure qualité d’éducation pour tout le monde, et moins d’inégalités sociales - et je parle bien d’intérêts économiques, sans même parler d’éthique où les choses sont encore plus évidentes.
Par contre, je pense que c’est dangereux de taxer le patrimoine en actions d’un particulier.
- On met dans le même sac ceux qui réinvestissent tout et ceux qui sortent le magot par des voies plus ou moins détournées, c’est injuste d’une, mais ça n’incite pas à investir dans l’économie non plus.
- Quid des cas un peu extrêmes de gens qui ont des boites à la valo dingue, mais pas de cash, pas par volonté d’échapper à l’impôt mais parce que leur valo est purement spéculative (et volatile) ?
- Je ne suis pas certain que ça crée beaucoup de confort pour celles et ceux qui veulent monter une boîte et essayer quelque chose - sachant que l’exercice est déjà assez inconfortable comme ça, au moins au début.
Idéalement, il faudrait plutôt plus d’initiatives individuelles que moins.
- D’un point de vue pratique, quand je vois à quel point l’état est inepte à collecter des choses simples comme la TVA, je me dis qu’on est mal barrés sur cet impôt hautement subjectif, puisque lié à l’impossible valorisation d’une patrimoine actionnarial unique à chaque fois, sur la base de quels critères objectifs ?
On peut aussi citer la fraude à la taxe carbone, pourtant bien plus simple dans son fonctionnement, qui nous a coûté des milliards faute de la capacité de l’état à la détecter assez tôt.
- Evidemment, si cet impôt n’implique pas une rétrocession des trop perçus sur la baisse de la valo d’un patrimoine, il me parait inique - et l’état est très frileux sur les remboursements de trop perçus.
- Mais si on rétrocède, ça me parait être le plan idéal pour des arnaques en tous genres.
- Difficile pour moi de prédire l’effet que ça va avoir sur les structurations d’entreprise, mais si cet impôt n’est pas extra-territorial, c’est un incitatif très fort à l’évasion fiscale - déjà massivement pratiquée.
La taxe Zucman me semble être une belle connerie donc, de ce que j’en comprends, et une énorme usine à gaz inconciente de la complexité opérationnelle qu'elle va susciter.
Dans la vie des affaires, je crois dur comme fer aux vertus de la simplicité.
Ça me parait beaucoup plus simple d’instaurer une flat tax sur le CA par type d’activité, indexée sur une renta moyenne.
Ou d’interdire purement et simplement la délocalisation fiscale en dehors de France (en Irlande au hasard).
Ou de taper sur l'héritage au delà d'une certaine valeur (pas exactement le même sujet, mais beaucoup plus fair selon moi, et évite bien mieux les concentrations de fortune dynastiques).
Nous sommes très contraints par le droit européen et je ne sais pas quelle est notre réelle marge de manœuvre sur ces points, mais j’imagine que le problème est le même sur tout type de modèle de taxe un peu radical.
Le 30/12/2025 à 03h37
Quand bien même ce serais le cas. Quel est le but final ? Empêcher les gens de gens s'enrichir ? ou lever des recettes pour l'état ? La progressivité de l'impôt n'est pas une finalité. Une dégressivité est peut être mieux pour tous, en incitant à la création de valeur. C'est le cas dans la plupart des pays du monde.
Pourquoi ? La redistribution comme but en soi ? Aucun pays ne redistribue autant que la France. Où est-ce que ça s'arrête ? Il est temps de faire le deuil du communisme.
Pour cela il faut permettre aux gens de s'enrichir, pas les en empêcher sous prétexte de redistribution
Le 30/12/2025 à 09h50
Le 30/12/2025 à 07h21
Le 30/12/2025 à 07h26
Les Pays Bas permettent de sortir les capitaux là où l’Irlande fait du dumping fiscal généralisé. Mais c’est dommageable à l’ensemble de l’Europe dans les deux cas.
Le 30/12/2025 à 08h35
Le 04/01/2026 à 14h06
Le fond du problème adressé par la taxe Zucman, c'est la croissance du patrimoine des milliardaires > à la croissance de l'économie. Mathématiquement, ça fait croitre le poids des milliardaires dans l'économie, et en prolongeant la tendance, le patrimoine national tend à être totalement sous leur contrôle. Si vous êtes ok avec ça, vous pouvez l'assumer, sinon, je trouve qu'il est malvenu de qualifier la taxe Zucman de "belle connerie".
Dans un monde complexe, c'est juste utopique et irréaliste.
Le 04/01/2026 à 15h24
Il s'agit juste de compenser l'optimisation fiscale des plus riches.
D'ailleurs, leur fortune continuerait à croître avec une taxe à 2 % du capital puisqu'elle augmente en moyenne de 7,1 % par an. Ça ne ferait plus que 5,1 % d’augmentation moyenne.
Le 06/01/2026 à 11h21
Ça tombe bien, j'ai écrit :
Le 06/01/2026 à 11h52
Mais en fait, tu parles d'un autre taxe que celle de Zucman.
Modifié le 06/01/2026 à 12h20
Edit : ne t'étonnes pas d'énerver les gens avec lesquels tu parles en utilisant ce genre de phrase méprisante, j'ai remarqué que c'est quasi systématique dans tes échanges sur Next :
Modifié le 30/12/2025 à 10h35
Par contre je ne perds pas (plus) mon temps à vouloir débattre dès lors que l'on ne m'oppose aucun contre-argument en réponse à mes propos. Que ce soit IRL, et encore plus sur le net.
Edit : et sinon je tiens à préciser que j'ai toujours pensé que la taxe Zucman était mal pensée et hasardeuse, à mon niveau de connaissance. Mais qu'elle avait au moins le mérite d'ouvrir un débat : celui de la justice fiscale.
En avoir parlé ne signifie pas que j'adhère à ladite taxe. Et de toute façon je n'ai pas tous les tenants et aboutissants sur le sujet, ni même les connaissances, pour en avoir un avis ferme.
Le 30/12/2025 à 10h56
Il y a un problème fiscal pour les très grandes fortunes qui évitent de matérialiser une partie des revenus qu'ils ont et donc sont moins taxés.
Comme le problème est complexe, Zucman a inventé un moyen simple mais mal foutu.
À mon avis, on pourrait taxer les dividendes remontés dans les holdings mais pas réutilisés rapidement et on pourrait aussi taxer ces dividendes s'ils sont utilisés pour investir dans du non professional (yacht, résidences de luxe, actions ou autres actifs financiers, ...).
Et c'est là que commencent les problèmes : les sociétés pourraient ne pas verser de dividendes, la valeur de leurs actions augmentant en contrepartie et il suffirait de vendre quelques actions quand on a besoin de cash. Mais ce contournement aurait ses limites : peu de personnes voudront acheter des actions qui ne permettent pas de toucher des dividendes.
Bref, oui, il a raison sur deux points, il y a un problème et il est complexe à résoudre. En plus, la fiscalité dépendant variant fortement suivant les pays, il faudrait un consensus international (d'où sa proposition de sa taxe à un G20) pour qu'une solution soit efficace. Dans l'état actuel de la politique internationale, c’est mort.
Modifié le 02/01/2026 à 14h41
Et donc parce qu'une unique personne riche fait les choses biens, ça donne carte blanche à tous les autres? C'est quoi cet argument moisi?
Ah oui aussi... "Je rappelle que multi, ça commence à 2 et que ça ne fait pas beaucoup 2 millions d'euros."
Passons par dessus la remarque hautaine ("tu ne sais donc pas que 1+1 = 2?")... Tu vaux combien toi? Parce que déjà valoir 1 million d'euros, c'est pas facile. Si tu es millionnaire, tu fais déjà parti des riches car tu fais déjà parti d'une petite minorité de la population. Y a pas besoin d'être multimilliardaire pour faire parti de cette minorité.
La grande majorité des citoyens des pays développés n'arriveront pas a 1 million de capital d'ici la fin de leur vie. Donc déclamer des inepties comme "2 millions d'euros, c'est pas beaucoup", ça m'énerve pas mal.
Le 02/01/2026 à 15h59
Pour devenir millionaire, il suffit d'avoir une bonne situation et de ne pas dépenser tout ce que l'on gagne. Il y a ici potentiellement pas mal de gens qui peuvent l'être ou le devenir comme une partie non négligeable travaille dans l'IT et a de bons revenus.
En France, il y avait 2,89 millions de millionnaires en dollars en 2024, donc un peu moins en euro, même si en 2024, le dollar était plus haut que maintenant. On est le troisième pays après les USA et la Chine en nombre de millionaires.
Parmi les riches, 2 millions, ce n'est pas beaucoup, je le confirme, une fois que j'ai précisé le contexte en citant ce à quoi je répondais. Et inutile de t'énerver, ce n'est pas bon pour la santé.
Le 29/12/2025 à 18h01
Le 29/12/2025 à 18h40
Comme quoi taxer comme le propose Zucman sur la valeur fluctuante du patrimoine pour récupérer un impôt sur le revenu évité, ce n'est pas forcément très juste non plus : on taxe sur du virtuel qui peut fortement baisser.
Alors, oui, c'est peut-être compliqué de taxer le revenu non réalisé resté dans les holdings, mais je pense que c'est ça la vraie solution et ça doit valoir le coup de faire cet effort pour récupérer de l'impôt.
Modifié le 29/12/2025 à 20h17
Et pourtant il réalise bien des dépenses du train de vie des ultra riches ... via ces mêmes holding
Le 01/01/2026 à 16h56
Le 30/12/2025 à 01h39
Depuis quand le monde dans lequel nous vivons est-il juste ? Je n'ai aucun souvenir qu'un seul jour, il l'ait été.
Apporter de plus un peu d'injustice à ceux qui s'en tire le mieux et qui profite de tous les plaisirs de la vie, me parait peu important si ça peut apporter du répit à la destruction des aides sociales et au modèle de santé français.
Le problème avec les raisonnements comme ceux là, c'est que ça pousse à l'immobilisme et ça,, ça profite à ceux dont on parle. Faisons donc une réforme injuste de fiscalité pour rendre moins riche ces personnes, on pourra ensuite prendre leur doléances et réfléchir à comment rendre ça moins injuste mais pour tout le monde.
Le 30/12/2025 à 13h31
C'est important d'appauvrir les riches !
Le 30/12/2025 à 16h12
Je sais c'est dur de le lire comme ça, les pauvres... enfin les riches.
Le 30/12/2025 à 17h25
Le 30/12/2025 à 17h44
Tout le monde au SMIC et le droit de propriété est exclusif a l'État, allez !
Le 30/12/2025 à 23h17
Le 29/12/2025 à 21h01
Le 01/01/2026 à 17h00
Le 01/01/2026 à 19h54
Le 02/01/2026 à 15h25
Et pendant ce temps là, les personnes sous le seuil de pauvreté, on les met au travail bénévole, tandis qu'une aristocratie de cour se bouscule pour défendre bec et ongles l'ordre établi et faire du zèle. A qui sera le plus raciste. A qui fera la plus belle leçon de morale (alors qu'ils sont même pas capables de comprendre que publier des vidéos de 40 enfants en train de cramer vivants dans un bar au JT de 20h risque d'en traumatiser quelques uns à table). A qui se fera le mieux écho de la théorie du grand remplacement, tandis que la moindre opposition est qualifié de termes inspirés par Goebbels.
A un moment, faut arrêter les conneries et les non-idées du genre "tu veux mettre des impots c'est du communisme". Tout le monde paye des impôts et des taxes, à part ceux qui peuvent se permettre d'y échapper sans être inquiétés.
Et taxer les milliardaires qui échappent presque totalement à l'impot, ca n'implique pas nécessairent de taxer tout le monde (qui restent eux-même très largement ponctionnés, ne serait-ce que par la TVA).
Quand à savoir comment estimer le patrimoine d'une personne, des magazines comme Forbes le font sans difficultés depuis des décénies, et dire que cette question pose un problème insolvable à cause des innombrables fillières, de la complexité des holdings et des montages fiscaux, c'est issu d'une vaste hypocrisie de l'aristocratie sus-mentionnée. C'est justement car ces montages leur permettent d'échapper à l'impôt, aux lois anti-trust, etc, qu'ils existent.
Alors bien sûr avec un gouvernement mythomane incapable de gérer les affaires courantes, ca parait difficile. Mais c'est loin, très loin d'être impossible. On pourrait même s'étonner qu'on arrive à faire supporter à 60 millions de personnes un tel système au privilège de quelques nantis.
Quand à ceux qui "ne voient pas" l'intérêt de la redistribution, qui n'ont pas mis les pieds dans un hopital public depuis qu'ils sont nés, qui scolarisent leurs enfants dans le privé, partent en vacances dans des destinations exotiques, et détournent le regard dès qu'ils croisent quelqu'un qui dort dans la rue, ne vous en faites pas : La sécurité sociale vous offrira des yeux, ou à défaut, un minimum d'honnêteté intellectuelle.
Le 02/01/2026 à 16h09
Allez, on lui prend tout et on distribue à tous les français (68,6 millions).
Ça fait 2390 € par personne.
Ça ne changera pas grand chose pour beaucoup.
Mais attention, comme c'est essentiellement des actions, on ne peut pas vendre et avoir des euros en échange, donc on distribuerait quelques actions ; 3, 7 actions LVMH par personne au cours d'aujourd'hui.
Au moins, ça serait formateur pour ceux qui les garderaient, mais franchement, de monter sur ses grand chevaux, faisons des calculs élémentaires.
Le 04/01/2026 à 13h20
Articuler cette statistique comme vous le faites, c'est plutôt démagogique. Je préfère rappeler qu'il s'agit d'un seul individu, qu'on peut comparer à ses 60 ou 68,6 millions de compatriotes, en des termes qui gardent un sens commun. (sans compter qu'évidemment la redistribution ne concerne que les personnes les plus démunies, comme par exemple -avec un seuil de pauvreté à 50% du revenu médian- environ 5.364 millions de personnes selon l'INSEE, voir ne se matérialise que par des réformes permettant au plus démunis de l'être moins, et qui peuvent en ce sens apporter d'autres bénéfices au pays).
Vous avez dit élémentaire ?
Le 04/01/2026 à 15h15
La capitalisation de LVMH est de 319 milliards d'euros détenu à 49 % par la famille Arnault, ce qui fait 156 milliards en ligne avec sa fortune de 2024 citée plus haut.
Il a probablement un peu d'autres choses, mais ça ne représente que dans les 5 % de sa fortune. Chiffres approximatifs puisque l'on compare des chiffres de 2024 et d'aujourd'hui pour la capitalisation.
Oui, j'ai dit élémentaire en réponse à votre envie de ne lui laisser que 2 % de sa fortune. J'ai démontré que même en lui prenant tout, on ne rendrait pas plus riches les Français.
Après, je n'ai pas tout compris de ce commentaire qui parle aussi de marchés publics, d'IA et de statistique.
Et ce n'est pas une seule personne, on parle ici d'un groupement familial donc de plusieurs individus mais surtout de 39 900 collaborateurs en France et de 214 000 emplois si l'on compte les emplois indirects. C'est aussi 23 milliards d’exportation en 2023. Je ne suis pas sûr que si l'on nationalisait, les résultats seraient aussi bons, l'État étant généralement un piètre gestionnaire de sociétés.
Le 29/12/2025 à 15h03
Encore une minorité stigmatisée.
Le 29/12/2025 à 16h41
Mais pour dire quoi en fait ?
Modifié le 29/12/2025 à 18h24
Modifié le 29/12/2025 à 18h34
En fait, seuls ceux qui auront vendu pendant la bulle se seront enrichis s'ils n'investissent pas à nouveau dans celle-ci.
À part ça, votre commentaire ne répond pas à ma question et votre lien est mauvais (il faut coder la parenthèse fermante du lien wikipedia pour qu'elle ne soit pas prise pour celle qui ferme le lien en markdown).
Le 29/12/2025 à 20h21
Modifié le 29/12/2025 à 18h27
Le 29/12/2025 à 20h29
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