Connexion Premium

Étoile montante du vibe coding, Lovable lève 330 millions de dollars

Le 19 décembre 2025 à 09h34

La startup suédoise Lovable vient d’annoncer avoir réuni 330 millions de dollars auprès d’investisseurs, sur la base d’une capitalisation fixée à 6,6 milliards de dollars. L’opération intervient seulement cinq mois après la première grande levée de fonds de l’entreprise (série A), bouclée en juillet. Elle avait alors réuni 200 millions de dollars en se valorisant 1,8 milliard de dollars. Lovable a donc plus que triplé sa valeur aux yeux des investisseurs en à peine cinq mois.

L’opération annoncée jeudi est menée majoritairement par des fonds très présents dans la tech et dans la Silicon Valley, parmi lesquels Menlo Ventures (investisseur historique d’Anthropic ou d’Uber), CapitalG (Alphabet / Google) et d’autres véhicules financiers représentant des groupes tels que NVIDIA, Atlassian ou Databricks.

Le tour de table réunit des acteurs historiques de la Silicon Valley

Pourquoi une telle traction ? Lovable, fondée en 2023 et basée à Stockholm, est l’étoile montante de ce qu’on appelle le vibe coding, c’est-à-dire le développement d’applications (web ou métiers) par l’intermédiaire d’interactions avec un agent conversationnel IA. La startup, qui vise des publics non techniques, se positionne comme un intermédiaire entre les solutions telles que Claude Code, Mistral Code ou les récents Devstral 2 et Antigravity, qui restent encore l’apanage des développeurs, et les outils issus de la tendance no-code, moins évolués au niveau fonctionnel.

« Nous avons lancé Lovable pour donner les moyens aux 99 %ceux qui ont des idées mais qui n'ont pas les compétences techniques pour les concrétiser », vante l’entreprise. Elle revendique 100 000 nouveaux projets lancés sur sa plateforme chaque jour, 25 millions de projets créés au cours de sa première année d’activité, et affirme que les sites Web ou applications lancés par l’intermédiaire de ses services représentent une audience de plus de 200 millions de visites mensuelles. Lovable se targue par ailleurs de compter quelques clients de premier plan comme Zendesk, Uber, ou Deutsche Telekom.

La startup indique que les fonds levés lui serviront à développer les connecteurs nécessaires à son intégration dans les applications courantes des équipes produit (Jira, Notion, Miro, etc.), ainsi qu'à renforcer ses infrastructures, notamment pour accompagner les projets passés en production.

Lovable facture ses services sur la base d’un abonnement, auquel peut s’ajouter l’achat de crédits pour augmenter le nombre d’interactions permises avec ses outils. Le coût d’une action est estimé en fonction de sa complexité, explique l'entreprise. Elle revendiquait en novembre dernier un revenu annuel récurrent (ARR) supérieur à 200 millions de dollars, et attribuait une partie de son succès à son refus de délocaliser ses activités vers la Silicon Valley. Les capitaux de cette dernière semblent en revanche tout à fait bienvenus.

Le 19 décembre 2025 à 09h34

Commentaires (9)

votre avatar
Alors, pour avoir vu ce que ça donne à l'utilisation, bon...
Il y a pas mal de problème, ça fait des erreurs et ça consomme des crédits pour les corriger (il est +/- possible de se faire "rembourser" les crédits, mais il faut faire des réclamation à chaque fois) et ça ne pense pas toujours à la sécurité...

Et il faut rajouter le problème suivant : il est possible de se retrouver piégé avec leur système de BDD "Supabase" et avoir du mal à en sortir (tout du moins de ce que j'ai vu pour le moment sur un projet tier).

Pour des petits "PoC" c'est peut-être pas mal/rapide, mais pour des projets sérieux et complet, c'est pas encore au point (avis perso).
votre avatar
c'est quoi la différence avec Cursor ? Je m'en sers et je trouve ça pas trop mal... Tant que tu sais ce que tu fais et que tu vérifies tout ce qu'il fait :D
votre avatar
Oui voilà il faut savoir ce que tu fais.
Le vendre comme un truc qui va te bâtir une belle application prête à proder alors que tu n'y connais rien c'est du mensonge (pour le moment en tout cas).
votre avatar
Justement, ils vendent leur service à des gens qui ne connaissent pas la technique, mais ont "les idées". Donc à des gens qui n'ont pas les compétences pour "savoir ce qu'on fait et vérifier ce que ça fait".
votre avatar
Ouep, il faut vérifier et absolument testé tout ce qui sort de cet/ces outils...
votre avatar
Parce que ça s'utilise d'une certaine manière : pour les gros projets il faut y aller par petits changements, commiter correctement (on a tendance a toujours en demander plus à l'ia et à finir avec un énorme commit fourre tout or il faut toujours garder la logique fonctionnelle des commits) et avoir une pipeline de tests sérieuse. D'ailleurs on rappelle à quel points les tests unitaires/fonctionnels sont cruciaux pour la qualité, encore plus pour le vibe coding. Comme ça il est facile de revenir sur le commit problématique et de le corriger.

Pour les changements structurants, il faut impérativement vérifier chaque modification (= les comprendre et valider) que l'ia propose mais également transmettre automatiquement au prompt des contraintes claires et détaillées afin d'éviter le phénomène de tourner en rond ou bien de cramer ses crédits à tout réexpliquer, par exemple pour roo code on peut créer un fichier de rules. L'idéal étant d'alimenter un fichier d'architecture/specs et de transmettre comme règle qu'il s'agit du design de référence.

Personnellement je ne développe plus qu'avec l'ia du fait du gain de productivité monumental néanmoins il faut se dire que ça ne signifie pas qu'il n'y a plus rien à faire mais que le métier change : on passe du développer/testeur au maître d’œuvre.
votre avatar
"gain de productivité monumental" ++: j y croyais pas avant d y passer a fond. je dirais que pour ce que je fais un abo max à 100$ par mois de claude destop/code/cli remplace 2 3 dev temps plein sans compter admin reseaux et système. mais rôle de maitre d'oeuvre obligatoire, on doit savoir ce que ca fait. encore eu le cas aujourd'hui pour un simple proxy vpn ou claude voulait me faire installer moults library inconnues alors qu'un peu de paramétrage de routage suffisait. je connais pas mal de mecs, pas dev, qui veulent dev et se retrouvent avec des usines a gaz et aucun process pro de repo/test/CICD... Sur claude, y a les skills faciles a faire ( ca doit ressembler aux rules), et je me marre car c est claude desktop qui fait les briefs pour claude cli qui bosse solo sur ca vm.
votre avatar
Et oui, les tests sont mis de côté car ça prend du temps de développer une spec et des tests de qualité (d'expérience entre 2x et 10x le temps nécessaire au code lui-même, bien qu'avec l'IA le développement même des tests peut être très fortement accéléré) mais c'est primordial et en plus aujourd’hui très simple à mettre en œuvre techniquement avec une CI. Je suis atterré de voir à quel point l'utilisateur final sert de bêta-testeur dans bon nombre de projets.
votre avatar
J'ai testé pour faire un exemple de site vitrine, c'est bluffant. Le code pondu est du react.js, on peut récupérer l'ensemble des fichiers et faire le nettoyage pour enlever toute trace de lovable et avoir une base sur laquelle travaillé. C'est assez bluffant.

Étoile montante du vibe coding, Lovable lève 330 millions de dollars

Fermer