Des scientifiques harcelés sur X après avoir alerté sur l’obstruction climatique
3 min
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Depuis quelques jours, le climatologue Christophe Cassou et l’économiste du climat Vincent Viguié sont pris à partie sur les réseaux sociaux.
Leurs torts ? Avoir souligné l’urgence de s’adapter au changement climatique, et les problèmes que le déni climatique posait en la matière. Ou, avoir souligné que le débat sur la climatisation faisait, précisément, partie des stratégies d’obstruction à l’adaptation : si ces outils peuvent constituer des solutions temporaires, ils ne permettent en rien de répondre à l’ampleur des évolutions nécessaires pour s’adapter au contexte climatique, et encore moins pour aller vers une réduction des émissions de CO2.
Dans le cas de Christophe Cassou, l’extrait d’interview diffusé par BFM sur X n’intègre pas la nuance que le climatologue lui-même ajoute à ses propos un peu plus tard dans l’entretien (après avoir expliqué que les débats sur la climatisation relèvent de l’« enfumage », qui empêche d’« aborder les vraies questions », il admet que, pour autant, hôpitaux, écoles et divers autres établissements gagneraient à s’en équiper).

Pour avoir détaillé ces faits scientifiques, relève le média BonPote, les deux hommes se retrouvent pris à partie par des internautes, des journalistes et des représentants politiques. Sur X, c’est par exemple le cas de François de Rugy (Les Républicains, vice-président du conseil régional des Pays de la Loire, 76 000 followers) ou Jean-Philippe Tanguy (Rassemblement National, député, 107 000 followers).
Ce genre de violence numérique n’a rien de neuf, en particulier sur cette plateforme où les communautés climatosceptiques sont actives depuis longtemps. Après le rachat de la plateforme par Elon Musk et la fin de ses pratiques de modération historiques, quantité de scientifiques et de défenseurs de l’environnement avaient fui la plateforme pour se protéger de la violence qui les y visait.
Pendant la semaine de canicule, ce genre de violence en ligne avait déjà visé de nombreux profils travaillant de près ou de loin sur les questions environnementales, en particulier des journalistes météo et d’autres climatologues.
Comme le souligne BonPote, il s’agit aussi, pour certains partis, de détourner l’attention de leurs actions en matière d’environnement : plus les partis sont positionnés à droite sur l’échiquier politique, plus ils ont voté de textes en faveur de la consommation d’énergies fossiles sur l’exercice parlementaire 2022 - 2025.
La présence de journalistes, comme la rédactrice en chef du service société du Point Géraldine Woessner (114 000 followers), parmi les internautes qui prennent à partie Christophe Cassou, interroge aussi sur le rôle des médias dans l’épisode.
Dans une récente tribune parue dans Le Monde, le journaliste Sylvestre Huet souligne ainsi que les médias, comme les représentants politiques (et dans une certaine mesure, les citoyens eux-mêmes) gagneraient à faire leur autocritique de manière urgente s’ils veulent réussir à expliquer pourquoi la mésinformation climatique continue de proliférer, y compris sous 40 °C.
Commentaires (124)
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Abonnez-vousLe 1er juillet à 12h40
Le 1er juillet à 12h57
Qu'est ce que vous entendez par effacer du CO2 ?
Modifié le 1er juillet à 13h09
En termes d'empreinte carbone, et à kW de chaleur constants, la PAC va générer immensément moins de CO2 que du chauffage bois, fioul, gaz, et même chauffage électrique - pour être tout à fait exacts dans le cas du bois l'ADEME considère que c'est une émission nulle mais vu qu'on abat des arbres spécifiquement pour ça je doute de la pertinence de l'analyse, et c'est sans compter les particules fines.
g de CO2 par kWh:
25 pour la PAC
80 pour le chauffage elec
230 pour le gaz
300 pour le fioul
Le 1er juillet à 13h48
Modifié le 2 juillet à 00h54
Ferd interchange d'ailleurs kW & kWh au cours de son commentaire, montrant une confusion quant aux unités employées.
W reste l'unité SI appropriée pour un débit d'énergie, ce qui n'est pas le cas ici.
Le 2 juillet à 01h26
Le 1er juillet à 14h22
Par contre attention attention à ne pas généraliser le principe pour la climatisation.
Toutes climatisation ou pompe à chaleur a des pertes qui se transforment majoritairement en chaleur.
En utilisation en chauffage les pertes sont utilisées pour chauffer donc c'est parfait.
En utilisation comme climatisation, les pertes sont rejetées dehors.
Donc lorsqu'une climatisation "pompe" une quantité de calories dans un bâtiment, elle rejette dehors cette quantité de calories + les calories générées par les pertes.
L'utilisation des climatisation participe donc au réchauffement climatique en réchauffant directement l’atmosphère.
Désolé pour l'explication technique moralisatrice, mais ces derniers jours j'entends partout y/c dans les médias qu'ils va falloir qu'on installe en masse des climatisations comme si c'était une solution naturelle et parfaite.
La climatisation ok sur le principe, mais je suis gêné lorsqu'on en parle comme une solution parfaite en oubliant de parler du réchauffement engendré et sans aborder la question de l'isolation (solution majeure qui fait réellement et drastiquement baisser le besoin en chauffage et climatisation).
Le 1er juillet à 14h34
Pour générer 3 kW de froid tu vas chauffer l'atmosphère de 1 kW supplémentaires.
Soit un trentième de moteur automobile thermique en régime urbain.
Ou ce que reçoit 1m² de sol exposé au soleil.
Pour survivre.
Bon...
Et pourquoi émettre 1kw en été serait plus acceptable que 5kw en hiver, btw ?
Le 1er juillet à 15h50
Mon propos est juste de rappeler pour ceux qui passent à côté que c'est une solution qui accélère le réchauffement climatique, donc dans l'idéal il ne faudrait pas l'utiliser sans penser globalement au problème (climatiser ok, mais climatiser des bâtiments bien isolés, pas des passoires thermiques et éviter de climatiser les rues comme au Qatar).
Les clims réchauffent/polluent moins qu'une voiture en instantané, mais elles fonctionnent potentiellement plus fréquemment (au moins en été), donc ne sont pas forcément négligeables en comparaison.
Émettre 1 kW en été est inférieur au 5 kW de l'hiver mais pas moins problématique sur le principe.
Le problème est que tout se cumule et qu'a priori on est déjà au delà du rythme supportable par la planète. Donc accélérer encore, même "un peu" est dommage je trouve personnellement.
Ce qui serait idéal serait de réfléchir à consommer moins a prestation équivalente, pour que le 1 kW de l'été se transforme en 0,1 kW et que le 5 kW de l'hiver se transforme en 0,5 kW (pas réalisable sur 100 % des bâtiments, mais exactement l'ordre de grandeur suite à l'isolation d'une passoire thermique).
Oui la climatisation nous aide à survivre aujourd'hui, mais "mal utilisée" ça risque d'être un paramètre de plus qui va nuire à notre survie à terme (même si ce n'est pas le seul bien sûr, et peut-être pas pour nous directement - quoique - mais a priori pour nos enfants).
(Je ne voulais pas partir si loin dans la discussion, je sais que ça cristallise souvent les discussions, notamment lorsque quelqu'un compare des solutions en relatif et qu'une autre personne en parle dans l'absolue, ce qui semble être le cas ici.)
Le 1er juillet à 17h28
Le 1er juillet à 21h10
Pour rester cohérent avec la démonstration, je vais parler en puissance instantanée et non en énergie. Pour parler en énergie, il faut juste multiplier par le temps.
En chauffage, la clim consomme 1 kW électrique pour transférer 3 kW de puissance thermique depuis l'extérieur et comme le bloc de clim est dehors, la chaleur causée par le travail du moteur va dehors. On a bien notre rendement de 3
En refroidissement, la clim consomme 1 kW électrique pour prendre 3 kW de chaleur depuis l'intérieur vers l'extérieur donc le rejet total est de 4 kW. Le rendement est donc de 3/4.
Si la chaleur vient uniquement des occupants, cela fait 100W par personne à éliminer.
Si le local est mal isolé, la chaleur rejetée à l'extérieur va augmenter localement la température et engendrer une augmentation de la chaleur qui re-rentre.
Le 1er juillet à 21h51
Le problème pour la clim, c'est pas l'énergie des habitants ou dans le logement, c'est le rayonnement du soleil. La clim ne fait que le concentrer hors des bâtiments (qui représentent un volume dérisoire de la planète, donc c'est dans l'épaisseur du trait).
Le fond du problème, c'est qu'à chaque fois qu'on tape sur une techno bas carbone (tout ce qui est électrique, en particulier en France; le nucléaire, l'éolien, le photovoltaïque), on favorise le fossile qui aggrave l'effet du rayonnement. Donc les critiques des VE, des PAC (y.c. réversibles), des centrales nucléaires, des barrages hydroélectriques, des éoliennes et des panneaux solaires, vous pouvez tout de suite dire que vous préférez le gaz, le charbon et le pétrole, on ira plus vite dans les débats.
Le 2 juillet à 00h34
Prend le temps de relire ce que j'ai écrit avant de chercher à argumenter dans le même sens que moi au final.
Si ton local est bien isolé, les occupants sont la principale source de chaleur interne (je met de côté les appareils de cuisson ou les PC de gamer qui peuvent aussi apporter pas mal), et donc l'utilisation d'une clim ne pose pas de problème car cela représente peu d'énergie.
Et à aucun moment je n'ai tapé sur la clim donc évite de passer tes nerf sur moi. Merci
Le 2 juillet à 11h18
Le rendement de ta PAC, dans le cas que tu mentionnes, il est toujours de 3, parce que tu as eu besoin de 1 kWh (chaleur = énergie = joules ou kWh) électrique (qui entraîne des émissions de CO2) pour déplacer 3 kWh de chaleur toujours dans l'atmosphère terrestre. Localement à proximité du bâtiment, on va ressentir une chaleur supérieure le temps que l'air chaud se refroidisse (et c'est un problème quand on a construit des villes toutes étriquées), mais en aucun cas la PAC/clim n'aura réchauffé l'atmosphère de 4 kWh, son rendement sera donc réellement de 3.
Je préfère anticiper les réponses des esprits chagrins qui me diront qu'en fait, vu qu'on ne fait que déplacer l'énergie, le rendement est de 0 vu qu'on consomme sans rien produire, et à ça, je répondrai que le rendement n'est un calcul possible que pour un système vis à vis de son objectif (sinon tout a un rendement nul vu qu'il ne s'agit que de transformer des molécules/atomes en d'autres molécules/atomes pour faire bouger des ensembles de matériaux). En l'occurrence, pour la clim : refroidir un volume donné.
Le 2 juillet à 16h30
Un dispositif de chauffe en hiver autre que la pac émet beaucoup beaucoup de Co2.
Les bâtiments ne sont pas correctements isolés pour la plupart. Donc qu'on chauffe ou qu'on refroidisse, on a un gaspillage énergétique énorme.
La pac, il faut la construire, l'entretenir, la recharger en fluide (et suivant le fluide, on a plys ou moi s d'autres pb) et elle consomme de l'énergie. OK, c'est une bonne solution.
l'isolation des bâtiments à un coût Co2 aussi. Je pense, sans avoir aucun chiffre, qu'il faut en première intention utilisé au maximum des solutions passives techniquement simple et sans entretiens. Penser correctement les nouvelles constructions isolztions, orientations etc... Mais là, personne n'en parles, car c'est plus facile de poser une clim. Il faut penser d'une façon intégrée.
Modifié le 2 juillet à 19h45
Le 2 juillet à 20h31
Le 3 juillet à 19h55
Le 5 juillet à 22h01
Modifié le 1er juillet à 23h16
nan parce que, dans ce cas-là, suffit de foutre des milliers de clims dehors et de les faire tourner a fond: 1000kW de chaud pour 3000kW de froid = 2000kW de froid. wouhou! youpi! on supprime les canicules!
\(◎o◎)/
je ne pense pas que le monde fonctionne comme ça...
Le 1er juillet à 23h23
Le 1er juillet à 16h24
Or le sujet était la climatisation.
Je ne comprend donc toujours pas votre raisonnement et le choix du terme effacer du CO2.
Refroidir ou chauffer un logement nécessite de l'énergie (sous forme d'électricité) et donc génère des émissions de CO2 - certes moins importantes avec une pompe à chaleur qu'avec d'autres technologies - mais ce n'est pas 0 et encore moins négatif comme le terme "effacer" pourrait le laisser croire.
Le 1er juillet à 16h47
Mais, effectivement, ne pas l'utiliser en mode clim c'est encore mieux.
Le 1er juillet à 19h00
Maintenant, la machine fonctionne littéralement pareil dans les deux modes, si vous n'aimez pas la fraicheur tant mieux pour vous, mais n'en dégoutez pas les autres :P
Blague à part l'impact de la clim l'été n'est pas pire que l'hiver. On n'entend d'ailleurs personne se plaindre que les PAC refroidissent la ville quand on aurait pourtant bien besoin de chaleur.
Le 1er juillet à 20h26
La chaleur qu'elles prennent de l'air extérieur pour l'amener à l'intérieur, elle ressort de l'habitation par les murs, fenêtres, VMC, etc.
Et en plus, elles donnent la chaleur correspondant à l'énergie électrique qu'elles ont consommé.
Sinon, tout à fait d'accord sur le commentaire suivant :
Le 2 juillet à 10h28
Le 2 juillet à 14h10
Très localement devant la PAC, oui, au global sur la ville, non !
Je n'ai absolument pas parlé des autres modes de chauffage.
Dire que la PAC refroidit la ville est FAUX, c'est tout ce que je dit !
Le 2 juillet à 15h33
Et comment tu peux prétendre ça ? La ville est plus chaude que la campagne, oui, mais ce n'est pas que lié à son chauffage (et là dessus, la PAC est nettement moins problématique que les autres modes de chauffage exception faite des convecteurs), mais surtout à l'artificialisation et au trafic automobile (a.k.a. les moteurs thermiques qui perdent en ville 80% de l'énergie produite par la combustion de leur carburant).
Le 2 juillet à 15h47
Le transfert de chaleur intérieur/extérieur (dans un sens ou dans l'autre) n'est que temporaire/local. La variation globale de chaleur vient uniquement des pertes et donc est toujours positive : on ne fait que chauffer.
Parce que c'est le cas ! La PAC refroidit l'air qu'elle recrache, mais la chaleur transférée vers l'intérieur de la maison ressort de la maison en permanence. Si tu fais un bilan, les pertes de la PAC font qu'au global une PAC réchauffe la ville !
Pour le reste, je ne vois absolument pas le rapport avec le propos… 🤔
Le 1er juillet à 18h57
Je dis aussi que si on doit choisir ce mode de chauffage parce qu'il est plus intéressant l'hiver pour l'environnement, il est déjà posé, autant l'utiliser l'été.
Je dis aussi que l'expression confort d'été est abusive, on doit parler de survie vue la phase qu'on vient de traverser (et toutes celles qui nous attendent).
J'irais même jusqu'à dire que si je devais choisir entre mettre trois pulls tout l'hiver et mourir de chaud 4 semaines par an, je mettrais des pulls, sans hésiter.
Après, s'il n'y a plus que sur le terme "effacer" qu'on n'est pas d'accord, on aura déjà bien avancé ^^
Le 1er juillet à 17h25
Le 1er juillet à 19h04
Déjà, c'est des émissions de particules très toxiques, c'est inenvisageable de le généraliser.
Ensuite, c'est des apports de nutriment en moins pour les écosystèmes.
Enfin, c'est impossible de chauffer une partie significative de la population avec les forêts françaises, qui souffrent déjà bien du réchauffement climatique par elles-mêmes.
Cela dit, je ne suis pas confiant à 100% de mon analyse sur ce point.
Le 1er juillet à 21h40
Si ça peut éviter de laisser pourrir de la matière organique et de laisser des millions de tonnes de méthane être générées par de la végétation en train de pourrir, utiliser le bois est intéressant et utile. Sur ce point, il y a forcément un compromis à atteindre (on ne peut pas tout brûler, mais il vaut mieux ne pas tout laisser devenir du méthane).
Totalement d'accord, mais un combo bois (haute performance)/PAC selon les logements est une solution possible, économiquement et écologiquement intéressante.
Le 2 juillet à 16h36
Une forêt correctement exploitée, sans coupe clair, va être un puis à carbone de part la croissance plus ou moins rapide selon les essences.
Donc non, le bois non brûlé est très bien ou il est.
Le 3 juillet à 11h35
Le 3 juillet à 20h10
Dans une forêt, le bois ne "pourris" pas à proprement parler, ou alors c'est la portion congrue. Il émet du CO2 car ce dernier se fait dévorer majoritairement par des champignons et autres insectes xylophages qui eux respirent et donc produisent du CO2. C'est pourquoi l'écosystème forêt qui arrive au niveau climax est en équilibre pour la production/consommation de CO2. Ce bois à moitié décomposé va finir par devenir de l'humus riche très propice à la pousse des végétaux et à la vie autant microbienne que "macro". C'est un écosystème TRÈS riche et aussi résilient, ce qui nous intéresse quand même pas mal avec ces histoires de réchauffement climatique.
Pour autant, les forêts, plutôt humides et chaudes produisent du méthane. Les études sont rares mais on trouve en gros entre 10 et 30% du méthane total est produit par les forêts.
https://hal.science/hal-03449437/document
MAIS en même temps, se sont des puits de méthanes aussi, plus particulièrement les sols forestiers, avec une présence de bactéries qui en consomment. À priori d'autant plus que l'écosystème est âgé, c'est à dire vers le climax.
https://revueforestierefrancaise.agroparistech.fr/article/view/5063
On trouve aussi une étude récente faite en Allemagne sur 24 années qui indique aussi que la forêt absorbe une quantité non négligeable de méthane.
https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0168192325004423?via%3Dihub
Donc le problème est bien plus complexe et nous ne connaissons sûrement pas tous les flux. Mais ce qui se dégage de ça, c'est que globalement, une forêt en croissance émet (beaucoup, suivant le type de forêt) de méthane mais capte beaucoup de CO2, et qu'ensuite, nous sommes à l'équilibre pour le CO2 mais en absorption pour le méthane.
Le 5 juillet à 22h03
Le 6 juillet à 13h37
Modifié le 2 juillet à 21h27
Quelques éléments de réponse ici:
https://www.geo.fr/environnement/climat-les-puits-de-carbone-se-reduisent-en-france-alerte-l-association-canopee-232619
Si 50% de la capacité d’absorption de CO2 des forêts françaises, malgré la surface gagnée, a été perdue, c'est à 85% du fait des coupes.
Et l'IGN ne dit pas autre chose:
https://www.geo.fr/environnement/les-forets-francaises-s-etendent-mais-leur-capacite-annuelle-de-stockage-du-co2-s-affaiblit-232518
Je suis pour ma part très conscient du pb, suffit d'habiter une zone pavillonnaire de grande banlieue majoritairement chauffée à l'électrique pour ce rendre compte qu'en comparaison du gaz voir du fioul yapaphoto... Et même si j'utilise du bois chez moi (insert 14kW) mais globalement en appoint...
Enfin ça c'était avant qu'on ruine toute la rentabilité de Tempo (dégagé en février dernier, me faire entuber c'est pas mon truc), qui ne m'obligeait à sortir les bûches que 23j/an (un peu plus, les WE, pour l'agrément). Les années qui viennent à force de ruiner les stratégies individuelles pour limiter les impacts, ça va monter... enfin si la stère n'explose pas!
Modifié le 1er juillet à 13h44
De toutes manières, niveau bâtiment, non seulement on a globalement réduit les budgets adaptation à pas grand chose mais en prime on s'efforce, avec des conditions intenables, qu'ils ne puissent guère servir en pratique: Conditions de revenu qui font que ceux qui y auraient droit ne peuvent même pas régler le reste à charge, bouquet de travaux redevenu obligatoire alors que dans le passé, on l'avait déjà supprimé après un 1er échec (coût devenant impossible à étaler, difficulté à synchroniser tous les artisants sur une période pour éviter un nb conséquent de mois de travaux et la difficulté allant avec dans un logement occupé).
Pendant ce temps on paie des bonus aux acheteurs des bagnoles du tenancier de X...
Le 1er juillet à 13h47
Je ne comprends même pas que l'on continue à débattre dessus alors que ce n'est pas LE problème. Mais juste un symptôme de mésadaptation (collectif, pas individuel).
Ces harceleur feraient mieux de s'en prendre aux véritables responsables.
Le 1er juillet à 17h32
Modifié le 1er juillet à 13h54
Mais si je comprends bien leurs propos, ils ne disent pas le contraire. Ils parlent surtout d'autres solutions et de mesures plus globales pour réduire les émissions de CO₂ sur le long terme (par exemple : mieux isoler les bâtiments, végétaliser les villes pour limiter les îlots de chaleur, adapter l'urbanisme, protéger les populations vulnérables, ou encore réduire les émissions de gaz à effet de serre à la source).
En revanche, je trouve bizarre de dire que la PAC « efface » du CO₂. Je dirais plutôt qu'elle émet moins de CO2 grâce à une production d'électricité largement décarbonée en France. Mais moins on consomme d'électricité mieux c'est en soi ! (c'est probablement ce point-là qu'ils veulent dire ?)
Problème de la clim rejette de la chaleur à l'extérieur, ce qui peut accentuer les îlots de chaleur en ville.
EDIT: Complètement d'accord avec Furanku
Le 1er juillet à 14h22
On parle d'effacer du CO2 car c'est du CO2 qu'on ne génère plus, c'est une formulation assez classique dans le milieu.
C'est bien la merde, personne ne dit que la clim suffira à quoi que ce soit, on doit faire des efforts qui dépassent les seuils d'acceptation du public, le problème est mondial, mais ne tirons pas sur une des solutions les plus efficaces pour combattre le changement climatique par dogme.
PS : et pour répondre à @Furanku sur l'effet rebond, une technologie qui divise par 10 les émissions n'aura pas pour conséquence un réglage du thermostat à 50°C en hiver :)
Le 1er juillet à 14h35
C'est en tout cas ce que j'ai lu et compris de différentes sources.
Sinon sur le point de l'isolation : +100
C'est quelque chose qu'il faut pousser... mais quand c'est possible et si l'amortissement sur le plan environnemental est favorable.
Là aussi j'ai lu pas mal de choses sur le sujet et, là où je pensais à la base sommairement qu'il fallait tout isoler, la réalité s'avère plus complexe. Dans beaucoup de cas, isoler a un impact environnemental plus délétère que de ne rien faire. Ou alors va faire d'un logement une cocotte-minute : ok pour l'hiver, un four pour l'été.
Ce qu'il faut par contre c'est repenser l'urbanisme, revoir complètement la réglementation thermique des bâtiments, les modes de construction... qui ne sont plus du tout adaptés aux conditions actuelles et futures. Mais ça aussi, c'est dit depuis un moment par les spécialistes et ça a été complètement ignoré...
Le 1er juillet à 16h59
Bref, désolé mais là rien ne va dans vos commentaires.
Le 1er juillet à 17h36
On a une source là dessus ? Les pays scandinaves utilisent bcp les PAC, le Japon aussi, si c'était aussi catastrophique, ils auraient peut être arrêté.
Ça reste toujours mieux que des systèmes basés sur du fossile qui émettent par nature comme des porcs.
Le 1er juillet à 19h15
La fabrication d'une PAC s'amortit en 3-4 ans max, ce qui laisse 10 ans de vie à décarboner à x10.
Les fluides ne sont pas si polluants, les derniers ne le sont plus du tout (R290). C'est du propane, sauf qu'on ne le brûle pas.
Et on parle d'un petit volume de fluide, et une PAC bien faite ne fuit pas plus qu'un frigo. Vous rechargez souvent votre frigo vous ?
Je ne suis pas anti isolation du tout, je dis juste que ce n'est pas toujours la meilleure solution.
Une maison moyennement isolée va gagner à s'équiper d'une PAC plutôt que de tout refaire.
Je dis aussi qu'isolation ou pas, une PAC est toujours le meilleur mode de chauffage après le solaire.
Et sur la maison bien isolée, les règles de la thermo s'appliquent pareil.
S'il fait 38 le jour et 25 la nuit, et que ça dure deux semaines, bah c'est invivable dedans au bout de 3 jours.
Le 1er juillet à 20h59
Juste pour dire aux lecteurs de ne pas s'appuyer sur des intuitions et de réfléchir leurs éventuels projets de rénovation avec les conseillers des Espaces Conseil France Rénov' par exemple (même si je sais qu'ils sont plus ou moins bien formés, j'ai de quoi l'observer ; il y a tout de même des personnes extrêmement compétentes sur le sujet).
Chaque logement est un cas particulier et chaque projet de rénovation s'étudie de manière individuelle. Les solutions toutes faites « une PAC et puis c'est bon pas besoin d'isolation », « une PAC est toujours le meilleur mode de chauffage », c'est tout droit à la catastrophe. Ça marchera certainement pour un certain nombre de foyers qui seront contents de leur PAC ; mais on va tomber loin, très loin de nos objectifs climatiques pour le milieu du siècle. La rénovation énergétique n'est pas qu'une question de confort personnel.
Le 1er juillet à 21h44
Une PAC qui remplace du gaz, ou pire du fuel, c'est une réduction phénoménale des émissions, bonne isolation ou pas. L'isolation est mieux, mais des travaux en dizaines de milliers d'euros, avec un ROI sur un siècle et la nécessité de pouvoir modifier le bâtiment, ce n'est pas donné à tout le monde.
Le 1er juillet à 22h18
Le granulé sera d'autant plus facile à partager entre plus de logements que chaque logement sera mieux isolé et en consommera moins (c'est d'ailleurs ce qui se passe actuellement : plus de systèmes de chauffage au bois, mais moins de consommation unitairement)
Pour rappel aussi, le climat n'est pas la seule crise écologique, c'est bien pratique de ramener tout à du CO2 comme on ramène tout à des euros en économie, mais la crise écologique c'est une quinzaine de trous dans la barque, ne s'intéresser qu'à un seul ne suffit pas.
C'est oublier aussi un peu vite que le contenu carbone de l'électricité est très variable au cours de l'année, en période de pointe hivernale ça peut augmenter considérablement. Aiguiser encore davantage cette pointe n'est pas une très bonne idée (et puis tout le monde oublie que le réseau électrique doit suivre, lui aussi !).
Encore une fois, chaque projet s'étudie individuellement. La PAC a sa place dans certains cas ; considérer que c'est la réponse universelle, c'est se tirer collectivement une balle dans le pied. Le cas idéal étant une maison très bien isolée, PAC de petite puissance, moins coûteuse, moindre impact environnemental, avec un régime de température faible dans les radiateurs, pour améliorer le COP et réduire les appels de puissance sur le réseau.
Le 2 juillet à 11h02
Et donc, la solution pour eux, c'est quoi ? Des convecteurs électriques (ça, pour les pointes de conso hivernales, c'est vraiment le pire) ? Un chauffage bois ? (mais vu les contraintes, est-ce qu'il est au moins possible d'installer l'extraction des fumées).
Le chauffage bois, c'est bien, mais ça donne quand même pas un confort thermique très ouf (super chaud à proximité de la source, et plus tu t'en éloignes, en particulier dans un bâtiments peu ouvert, plus il fait froid).
Ça je l'ai déjà dit : les restrictions sur la beauté du patrimoine, si on veut être sérieux vis à vis du climat, il va falloir se calmer un peu. C'est un problème qui touche d'ailleurs aussi bien à la clim, aux PAC, et à la rénovation thermique.
Qui marchent plus ou moins, parce que pas éligibles pour ceux qui pourraient financer leurs rénovations, et pas suffisantes pour ceux qui en auraient besoin. Plus toutes les arnaques qui font que les gens ne se précipitent pas pour mettre leur maison en chantier.
Ce qui est génial, c'est que tu ne sembles lire que certaines de nos phrases : j'ai bien dit que la solution intègre les PAC (en large majorité) et du chauffage bois (c'est le seul chauffage thermique qui puisse être - sous conditions - bas carbone).
Le 2 juillet à 11h29
Pour les logements n'ayant pas de chauffage central, une bonne isolation + poêle à bois peut être très bien (c'est ce que j'ai chez moi). Encore une fois : du cas par cas ! Et le poêle à bois est au contraire très apprécié niveau confort, c'est l'un des premiers arguments pour lesquels les personnes veulent en installer. Pas de problème de confort avec une bonne isolation, je me répète !
Sur la beauté du patrimoine : ce n'est que la dernière des contraintes que j'ai listées, les autres sont bien plus importantes. En particulier beaucoup d'unités extérieures sont installées dans des lieux où la circulation d'air est insuffisante. Beaucoup mettent aussi les "caches-PAC" de chez Leroy Merlin ou autres, qui dégradent le COP à cause d'un moins bon échange thermique. Le bruit est aussi problématique à certains endroits.
Sur les aides financières, on fait des dossiers de réno globale pour des ménages aux revenus très modestes, c'est possible. Nous sommes les premiers à gueuler sur les dispositifs compliqués et changeants. C'est de la volonté politique, pas une contrainte technique, et qui peut aller très vite le jour où l'État se décide à faire un truc potable.
Vous oubliez bien d'autres solutions intéressantes aussi, notamment les réseaux de chaleur et les réseaux de froids dans les villes plus ou moins grandes, mais aussi en milieu plus rural. On peut y connecter d'autres énergies renouvelables ou de récupération non utilisables en installation personnelle (chaleur fatale des DC, pour rester dans le thème !). La géothermie assistée par PAC permet aussi d'avoir des COP bien plus élevés. Le solaire thermique est génial pour l'ECS (ma résistance électrique est coupée depuis plusieurs mois), pour le chauffage je n'ai pas de retour d'expérience solide étant dans le Nord de la France, mais les collègues du Sud aiment bien !
Une multitude de solutions possibles, mais dans tous les cas la première réflexion est celle de réduire les consommations. Après sur les systèmes de chauffage, d'ECS et de rafraîchissement, c'est du cas par cas.
Le 2 juillet à 14h04
L'avenir du mix énergétique n'est pas si complexe, mais il nécessite un investissement continu, et pas d'attendre le dernier moment (heureusement que c'est EDF/RTE/Enedis qui gèrent et pas un ministre). Les DC, on va attendre qu'on en ait réellement raccordé un gigawattesque avant de dire qu'on va tout déstabiliser.
Pour que ce soit confortable, il faut une bonne circulation de l'air, sinon, c'est très inégal.
Là, on est dans le yakafokon : en milieu rural, on n'est déjà pas capables d'avoir une offre de transport en commun crédible (alors que l'infrastructure, i.e. les routes, est déjà là), donc parler de réseau de chaleur/froid, c'est de la science fiction). Même en ville, c'est pas des travaux légers.
Il faudrait peut être juste interdire ce genre de montage (c'est du niveau de boucher la cheminée parce que de l'air froid pourrait y rentrer).
Le 2 juillet à 14h30
Je vais le répéter quarante fois s'il le faut : c'est du cas par cas !! J'ai jamais dit que c'était la solution unique partout. Et on sait gainer des poêles à bois pour répartir la chaleur.
C'est pas yakafokon, on le fait vraiment. J'ai assez accompagné de projets de réseaux de chaleur dans mon secteur très rural pour savoir que ça marche. Ça va pas être le cas dans la majorité des communes mais encore : c'est du cas par cas.
Est-ce qu'on doit se résigner par fainéantise à faire des choses simples plutôt qu'à chercher les solutions les plus adaptées à long terme ? J'ai un peu plus foi que ça en l'intelligence collective.
Le 3 juillet à 11h41
Pas moi, pour l'heure, "l'intelligence" collective, elle est toujours à freiner des 4 fers pour garder, qui son pickup au mazout, qui sa chaudière au fuel, etc. plutôt que de se dire qu'il serait bien de se bouger les miches pour le climat (on a un sursaut temporaire qui dure 2 minutes à chaque choc majeur, et ça s'arrête là)
Le 3 juillet à 12h12
Et oui 99% de la population n'en a rien à faire des crises écologiques, pour une partie c'est tout à fait compréhensible car ils ont d'autres urgences pour leur propre survie, et tout le reste pollue par fainéantise et jemenfoutisme. Le 1% qui reste se doit se faire son possible. J'arrive à faire des beaux projets de rénovation globale et performante, de réseaux de chaleur, d'énergies renouvelables citoyennes... qui entraînent des personnes qui étaient pourtant dans les 99 %. Moi je ne laisse pas tomber.
Le 2 juillet à 19h33
Lisez les rapports sur l'efficacité des aides à l'isolationhttps://www.insee.fr/fr/information/8739495
non
Le 2 juillet à 21h58
Pour les aides financières je ne comprends pas votre propos (mais je ne suis pas demandeur)
Pour la réponse « non » ben... vu le niveau d'argumentation je vais pas m'attarder hein...
Modifié le 1er juillet à 22h51
Du coup j'ai compilé moi-même quelques sources sur les choses qui ressemblent quand même à des faits têtus :
Le 2 juillet à 10h02
Je maintiens donc mon affirmation, ainsi que celle plus haut rappelant que l'impact climat n'est pas le seul à prendre en compte.
Sur l'amortissement de la PAC, ne pas oublier son retraitement en fin de vie (et le retraitement de ses fluides) ! Et pas seulement sur l'énergie consommée et le CO2 émis, les consommations de matières sont tout aussi importantes.
Sur l'étude de l'ADEME / Enertech, je la connais très bien. Elle ne contredit pas du tout ce que j'ai dit. D'ailleurs en voici une citation : « Les logements disposant des meilleurs COP sont globalement ceux qui montrent les températures de production les plus basses » (VS ma citation à moi : « dans une maison non isolée, la PAC a un régime de température élevé qui dégrade son COP »). J'ai fait juste un raccourci qui est que si la maison n'est pas isolée, on ne peut pas diminuer le régime de température dans les radiateurs.
Et je répète aussi, si la maison n'est pas isolée, les murs sont froids, et la température de l'air qui va être confortable est plus élevée. On consomme encore d'autant plus.
Pour le dernier point (le lien n'est pas bon mais j'ai retrouvé) : j'ai pas du tout tout lu (il est long le rapport !) mais j'ai retrouvé des points que j'ai soulignés, ne venant pas de moi ça passera peut-être mieux ainsi :
C'est dommage que le rapport ne parle pas du tout d'économies d'énergies. Mettre une PAC c'est aussi « tuer » le gisement potentiel de réduction des consommations, car on ne va pas encore refaire des travaux plus tard.
Pour conclure le débat avec ma position, j'ai pas dit qu'il ne fallait jamais installer de PAC ; mais le niveau moyen des logements actuels n'est pas bon, l'urgent est d'isoler pour réduire les consommations et améliorer le confort, été comme hiver. Les PAC sont intéressantes une fois la réduction des besoins faites, mais d'autres possibilités ne sont pas à négliger non plus. C'est du cas par cas. Installer une PAC dans une maison moyennement isolée est une mauvaise idée. C'est reculer pour mieux sauter. Mieux vaut investir dans l'isolation d'abord, la PAC qui suivra sera moins chère, moins impactante et durera plus longtemps. Cf. l'excellent podcast Écosystème, premier épisode : moins d'équipements (ou plus petits) et durées de vie plus longues. Ça vaut aussi dans ces cas-là :-) !
Modifié le 5 juillet à 18h11
GG pour avoir retrouvé le lien, mon doigt a fourché effectivement.
Revenons à nos points :
Sur la question de l'impact du gaz, deux objections.
1 - Le R290 a un impact proche de zéro, mais il n'est pas encore généralisé, car récent.
Est-ce qu'on jauge de l'impact d'une techno à l'aune de ce qu'elle a été, ou de ce qu'elle est et sera ?
Toutes mes recherches pointent vers le fait que le R290 est autorisé dans l'UE, et qu'il est en train de devenir le fluide de référence btw, je pense que la régulation a dû évoluer depuis le rapport en question.
2 - Sur le R32 lui-même, toujours d'après mes calculs de coin de table, la perte de l'ensemble du gaz d'un circuit de PAC est à peu près équivalente en termes d'émissions de PRG à surface comparable à environ 2 mois de chauffage au gaz (pas le fossile le plus polluant). Bon, est-ce qu'on peut se dire que c'est un sujet un peu annexe quand même tout compte fait, si on recharge tous les 5 ans au pire du pire ?
Toute fabrication a un impact (y compris l'isolation d'ailleurs), à diviser sur la durée de vie du matériel, sans oublier d'y retrancher les économies d'émissions réalisées (pour avoir un TCO des émissions).
Sans chiffres précis sur le sujet, c'est un débat un peu aveugle, et je devine qu'ils sont compliqués à obtenir de façon fiable.
Personnellement, je n'ai pas l'impression que la fabrication d'une PAC pèse bien plus lourd que les chaudières tout bien considéré, mais je manque de sources.
Autre axe à creuser, dans quelle mesure les progrès réalisés sur les PAC n'étendent-ils pas la durée statistique de leur vie ?
Je n'ai pas dit que la PAC allait avoir le même rendement dans une maison isolée ou pas isolée, mais l'étude de l'ADEME semble en relativiser la différence de rendement, et si on prend un scenario de maison pas bien isolée du tout et qu'on décide de remplacer un chauffage au gaz par une PAC, c'est probablement beaucoup plus économique à court terme que de refaire toute l'isolation, et les gains en émissions sont réels.
Je ne dis pas que c'est un meilleur choix de long terme, le meilleur choix de long terme étant de faire les deux, je dis juste que l'argent est une contrainte, et qu'une PAC pour 50m² coûte 2 500 balles posée, là où refaire une isolation sur la surface équivalente me semble bien plus lourd et plus coûteux (je parle de prix de marché, avec toutes les emmerdes de trouver le bon artisan, de suivre le chantier, de refaire les revêtements, de se poser la question de refaire l'elec au passage, etc etc etc).
Je profite de cette réponse pour réagir sur les réseaux de chaleur que vous citez dans une autre de vos réponses, j'ai l'impression que là encore, les émissions moyennes des réseaux en France dépassent de loin celles de la PAC par kWh (lien). Apparemment, c'est en progrès, mais la PAC reste extrêmement efficace pour décarboner, et sera probablement difficile à dépasser.
Le 6 juillet à 11h01
(Les durée de vie de référence sont des bases de calcul, toujours un peu trop optimistes)
Les isolants biosourcés permettent en fait de stocker du carbone sur leur durée de vie. Il sera relâché en fin de vie mais en attendant c'est tout bénéf !
Moi je travaille sur du concret et on construit des solutions adaptées au cas par cas, aujourd'hui on ne voit passer des devis qu'en R32, quand on aura d'autres matériels proposés les recommandations évolueront peut-être aussi. Le R32 sera interdit dans quelques années, ce n'est pas pour rien ; si son usage n'avait aucun impact on ne s'amuserait pas à l'interdire.
En vrai, c'est plutôt l'inverse qu'on observe, sur les PAC comme sur les chaudières ou les CTA, on est dans l'économie du jetable... L'amélioration de l'efficacité (et pour les PAC, le changement de fluide) fait que les points de fonctionnement sont de plus en plus précis et les chaudières sont de moins en moins tolérantes aux différentes qualités de combustibles par exemple. Et les pannes de plus en plus complexes et de plus en plus chères. Le pire ce sont les chauffe-eaux thermodynamiques (PAC spéciale pour la production d'eau chaude), tellement assemblés en un seul bloc qu'ils ne sont pas réparables et doivent être entièrement remplacés en cas de panne (ma source : les installateurs du coin eux-mêmes). Durée de vie d'une dizaine d'années seulement.
Données Observ'ER marché 2025 :
Les réseaux encore carbonés sont ceux qui ont encore les cogénérations gaz des années 90. Ces équipements sont progressivement remplacés. Entre 2009 et 2021, la part d'EnR&R dans le mix énergétiques des réseaux de chaleur est passé de 31 % à 62 %. On a doublé la chaleur renouvelable produite tant en diminuant le contenu CO2 moyen de 50 %. L'ADEME ne finance plus que les nouveaux réseaux et les renouvellements de chaufferies qu'à la condition d'avoir au moins 60 % d'EnR&R. Les réseaux récents les mieux conçus ont des contenus carbone < 50 g CO2 / kWh (sur méthode ACV)
Sur le fond de la méthode, nous n'avons pas la même approche. Vous cherchez un compromis entre euros et tonnes de CO2 sur tableur Excel (c'est vrai que ces deux indicateurs sont pratiques) mais cela ne peut pas représenter l'ensemble des paramètres. Par exemple sur les comparaisons de différentes solutions techniques, on a 13 indicateurs environnementaux dans la RE2020 (besoins en eau, eutrophisation, ozone, ressources abiotiques, couche d'ozone, acidification...). Et de manière pragmatique, en vrac comme ça me passe par la tête, quelques situations que ne se traduisent pas en tableurs :
J'arrête là, je peux pas résumer tout mon métier en quelques commentaires et c'est déjà vraiment beaucoup trop long !!
Modifié le 9 juillet à 11h06
Le 9 juillet à 13h50
Ce sont les données pour de la construction neuve, l'isolation d'un bâtiment existant implique beaucoup de choses diverses, et ça peut être le cas aussi du changement du système de chauffage. On ne pourrait chiffrer qu'au cas par cas.
L'idée n'était pas de comparer production de chaleur / isolation (ce n'est pas le même usage) mais vous aviez posé la question de l'empreinte carbone des isolants, je donne juste les chiffres !
Si bien sûr : on se raccorde à un réseau de chaleur avec son propre contenu carbone, pas la moyenne d'entre tous les réseaux. Comme je l'ai dit ce sont les vieux réseaux qui plombent le contenu moyen. Les nouveaux réseaux et les extensions de réseaux (ceux sur lesquels de nouveaux raccordements se font) ont des contenus carbone bas (sinon pas d'aide ADEME, pas de taux de TVA réduit, pas d'intérêt financier). De la même manière que je considère les PAC installées actuellement au R32, sans compter que beaucoup ont été installées au R410A.
Les double flux sont faites pour les logements étanches puisqu'il faut équilibrer les flux entrants et sortants. Les flux parasites, nombreux dans une maison très mal isolée, ne permettent pas un bon fonctionnement des double flux. C'est en plus complexe à installer sur les maisons à étages pour passer toutes les gaines. Ça déshumidifie le logement (mais pas davantage qu'une simple flux) mais ça ne permet pas d'éviter les points froids, il n'y a que l'isolation (comprenant le remplacement des menuiseries) qui permet d'éviter les points froids. Moins de risque de condensation si l'air est plus sec, bien sûr. La ventilation est indispensable dans les cas qui je décris mais pas toujours suffisante. La double flux est une solution qu'on propose dès que possible, les gains sur le système de chauffage sont très importants. Mais ça va avec la démarche de rénovation globale et performante. À noter aussi que lors des visites je vois beaucoup de VMC allumées par intermittence, ou jamais, ou qui ne fonctionne plus...
Le bois est relativement épargné aussi, ne pas l'oublier. Le gouvernement a mis en place un dispositif partiel cette fois-ci sur l'électricité, ça aurait pu ne pas être fait.
Si, si, les constructeurs ont l'obligation de documenter les produits dans le cadre de la RE2020. Ils sont consultables sur la base de données Inies. C'est pas facile à appréhender par contre. On y retrouve par exemple que pour l'ECODAN que je citais, 626 g de déchets radioactifs sont produits sur son cycle de vie, 155 m3 d'eau douce sont utilisés, 16,6 g équivalent antimoine contribuent à l'épuisement des ressources abiotiques minéraux et métaux, etc. (c'est juste pour donner des exemples de valeurs parlantes, pas de jugement dans mes exemple)
Modifié le 2 juillet à 19h47
https://www.insee.fr/fr/statistiques/8607754
c'est faux, surtout sur les clims modernes qu'on installe actuellement.
Tu peux pas continuer à dire ça en juillet 2026, les gens savent que c'est faux.
Non, c'est précisément l'inverse. cf https://www.insee.fr/fr/statistiques/8607754
Le 2 juillet à 21h51
Que le DPE soit mauvais pour évaluer les consommations réelles, c'est pas une nouveauté. On a des biens meilleurs modèles de simulation bien plus précis et qui fonctionnent (mais on ne les utilise pas en maison individuelle, ça vaut pas le coup)
Les auteurs disent d'ailleurs observer une bien meilleure réduction des consommations en réno globale (que je défends ici depuis le début) mais ne la chiffrent pas faute d'échantillon suffisamment représentatif.
Et ils se disent incapables de chiffrer l'effet des comportements, que l'on constate fort sur le terrain : la possibilité de chauffer mieux le logement et donc de gagner en confort. On ne fait pas autant d'économies que calculées par la méthode DPE mais on gagne en confort. J'en ai déjà parlé dans mes autres commentaires. Les gens se lancent dans la réno énergétique autant pour leurs factures que pour un gain en confort.
Pour comparer isolation VS PAC, il faudrait d'ailleurs une étude similaire lors du remplacement d'un chauffage par une PAC ; mais ça n'existe pas.
Bref, vous n'avez pas compris l'étude et vos conclusions sont erronées.
Tant pis, c'est l'un des grands maux du siècle d'aller dire aux professionnels « j'ai lu sur internet que vous vous trompez » 🙄
Ah et j'ai subit la même canicule que tout le monde, je suis pas un extraterrestre. J'ai pas de clim ni aucun autre système de rafraîchissement. J'ai pas encore tout bien rénové chez moi, il me reste des choses à faire (manquent des volets notamment et des bouts d'isolation). Pourtant j'ai pas dépassé 28 °C dans la maison. Maison de 100 m² qui a plus d'un siècle.
Le 3 juillet à 00h07
On fait de l'isolation par l'extérieur mais rien nous dit combien de temps elle va durer. On a tous des exemples en tête d'isolation qui sont pleines de tâches un ou 2 ans après.
La clim réversible, ce n'est pas parfait mais c'est la moins mauvaise solution pour remplacer un chauffage électrique sans faire des trous tout partout.
Après le bilan sur la clim qui chauffe la ville en été m'étonne: on refroidit l'intérieur des maisons et on chauffe l'extérieur mais pour moi à part le 1 kw consommé, le bilan énergétique est nul.
Le 3 juillet à 09h10
Et pour le coup, ben si vous mettez plusieurs PAC air/air monobloc, vous allez faire quelques trous quand même dans les murs ;-)
Sur le bilan de la clim en ville, simplement vous concentrez toute la chaleur emmagasinée par les bâtiments dans l'espace étroit de la rue où l'air circule mal. L'air ça monte très vite en température ; toute la chaleur que vous retirez du bâtiment y contribue, pas seulement la consommation électrique de la PAC. Il y a pas mal d'études scientifiques sur le sujet.
Par exemple :ICU = îlot de chaleur urbain
Modifié le 1er juillet à 14h48
Puis la pompe à chaleur ne diminue pas la génération de chaleur, elle la déplace et donc pollue un autre endroit. Alors qu'améliorer structurellement le bâti/le structurel peut permettre de générer moins de chaleur.
Edit: ok, j'ai vu la réponse de Ferd après, ceci dit, ça ne change pas le problème de déplacement de chaleur. Sinon, l'isolation est une des techniques pour potentiellement améliorer comment un bâtiment réagit à la chaleur/froid, y'en a d'autres, et améliorer l'isolation ne signifie pas rendre un bâtiment étanche...
Le 1er juillet à 14h51
Si installer une clim permet de diviser par 10 les émissions liées au chauffage en hiver, pourquoi diaboliser cette technologie en permanence sur l'été, là où la consommation est beaucoup plus faible qu'en hiver d'ailleurs, et qu'on ne sait pas quoi foutre des électrons produits par nos centrales solaires ?
La clim déplace la chaleur, oui. Le bois, le fioul, et le gaz la génèrent, en plus des émissions de CO2 associées.
Améliorer le bâti ne génère absolument pas moins de chaleur. Au mieux, on retarde le moment où ça devient invivable.
Modifié le 1er juillet à 16h18
1/ de s'adapter à la situation
2/ d'œuvrer à la réduction du changement climatique.
Critiquer le plan "mettons des clims partout", dans le fond, c'est surtout critiquer l'approche technosolutionniste. Des années de travaux scientifiques nous disent quoi faire : viser la sobriété, dans beaucoup d'industries différentes.
Vu qu'on a tardé et qu'on tarde encore, Cassou le dit lui-même : certains bâtiments, notamment collectifs, méritent d'être équipés de clims.
Mais évidemment, la nuance du débat technosolutionnisme & court terme vs ouvrir une discussion et des actions de long terme, c'est difficile à maintenir dans le débat public (bc polarisation, je vous fais pas un dessin), encore plus quand il fait 40°C
Le 1er juillet à 16h58
Du coup, du point de vue "réponse médiatique" j'aime bien l'approche d'Arthur Keller par exemple (et certainement d'autres) qui distingue:
Le 1er juillet à 16h01
Et si, améliorer le bâti, entendu de manière assez large, donc ne pas bétonner comme des fous, avoir de la verdure, utiliser des matériaux qui ne conservent ni accumulent la chaleur, améliorer l'orientation, avoir des volets, etc. évite que ce bâti produise de la chaleur via son inertie thermique. Mais bon, faudrait repenser toutes les villes à ce compte-là...
Le 2 juillet à 10h33
Ferd l'a dit plus haut, aujourd'hui les gaz utilisés ont un faible PRG. Et le gaz, il n'est pas censé sortir du circuit.
On fait quoi des 30 ou 40 millions de logements existants ? On les rase et on reconstruit tout (bonjour les émissions de polluants, de CO2, etc.) ? Le problème, c'est pas de dire qu'on peut construire ci ou ça (et de montrer un écoquartier qui est et restera un échantillon non reproductible parce qu'il est possible dans son contexte et pas dans d'autres), c'est de faire avec l'existant.
Le 1er juillet à 18h19
Ceci étant, couplée avec d'autres stratégies passives, on peut quand même éviter de trop solliciter à la chauffe, et/ou au refroidissement. Un exemple :
... et ca, c'est de la domotique ! Ca peut se faire même en appartement, dès qu'on sort de la dépendance des apps de chacun des fabricants (clim, commandes de volets, de stores, etc. qui veulent tous passer par LEUR application qui agit dans SON coin). Après, madame Michu, elle ne va pas tripoter son HomeAssistant...
Le 1er juillet à 14h43
Modifié le 1er juillet à 13h01
Débat simplificateur, jusqu'à l'émission Quotidien qui croit faire une blague en ironisant sur les personnes qui déclarent vivre "sous les toits".
Je n'ai plus la TV mais sur Facebook, je vois des climatiseurs partout. Dans mon travail, les clients s'arrachent des climatiseurs à cent euros parce que... il fait chaud. On reste dans la météo encore et toujours, on a beaucoup de mal à apréhender l'enjeu du climat, trop abstrait. Il faut se choisir un climatiseur pour plusieurs années, en ayant d'autres solutions à disposition.
Le temps médiatique n'est pas seulement rapide et instantané, le temps médiatique protège la consommation et la production de produits jetables au détriment de solutions durables.
Modifié le 1er juillet à 13h37
Il m'arrivait de penser en plaisantant que si le RN affirmait qu'il pleut, LFI s'empressera d'affirmer qu'il n'a jamais fait aussi beau dans l'histoire du pays. Je commence à le croire très sérieusement.
Il faut végétaliser, isoler, etc. Je suis d'accord avec ça, mais la climatisation est impérative car bloquer la chaleur extérieure ne règle pas le problème de la chaleur intérieure. On ne peut pas juste rester inactif toute la journée et n'allumer aucun équipement le temps que la soirée arrive, sans compter que les canicules ne durent pas juste quelques jours donc on peut isoler autant que l'on veut, viendra le moment où on commencera à cuire.
Le 1er juillet à 14h09
Bref, se coucher à 2h pour ouvrir et se relever pour fermer à 6h30, tout cela pour malgré ses efforts voir la température intérieure partir de 0.5 à 1°C plus haut chaque matins... ca va bien 5mn et refuser dogmatiquement les moyens modernes pour s'éviter cela ne va pas rester tenable humainement et économiquement.
Bref, taper sur la clim en ce moment, c'est quand même donner le bâton pour se faire battre.
Dans le genre affoleur public, l'agronome (??) au chapeau de Crocodile Dundee qu'on voit dans les médias s'est fait un peu renvoyer dans les cordes (et à sa discipline de base) en début de semaine, et c'est pas une première, par des météorologues après avoir twitté sur 45°C la semaine prochaine en prenant pour base 1 run du modèle GFS (connu pour sur-estimer souvent les températures)! Lâcher cela une semaine avant et sur ces bases "boule de cristal", y'a un moment ou il faut mesurer que le catastrophisme débile pour se faire inviter (et payer) sur les plateaux peut avoir des conséquences: Ici on appellerait cela du putaclic et les commentaires ne seraient pas beaux à voir non plus.
Le 1er juillet à 14h40
Il a présenté ses excuses après cela. Il a précisé qu'il s'est laissé emporté par ses émotions. Et ça peut se comprendre. L'agronome qu'il est, il voit l'augmentation de mortalité de +1000% chez les poules, +200% chez les porcs et de +45% chez les bovins, pendant que nous on est en mode "rah lala qu'est-ce qu'il fait chaud et je dors mal".
Le problème que je vois concernant la clim :
Est-ce pour autant qu'il faut dire non à la clim ? Il y a quelques années, j'aurais dit oui. Aujourd'hui, avec les épisodes qui risquent d'augmenter en fréquence ET en intensité (44°C à l'ombre chez moi, c'est du jamais vu), ça me parait difficile d'être totalement contre (je parle de la climatisation des domiciles, car des lieux comme les hôpitaux, les écoles, les EPHAD etc. bien évidemment qu'il faut climatiser)
Le 1er juillet à 14h51
Le 1er juillet à 15h08
Si je n'ai pas vu d'autres sources reprendre les mêmes chiffres, d'autres sources vont quand même largement dans le même sens quant à l'impact de la canicule sur les animaux aussi bien d'élevage que sauvage, avec une augmentation de la mortalité parfois très importante (j'ai vu un article dans la presse où un éleveur avait perdu la moitié de son élevage de poulet).
Le 2 juillet à 21h34
Un truc qui ne devrait pas exister et va devenir intenable. Si Sergio-Chapi-Chapo ca lui pose un pb seulement maintenant, c'est juste que c'est bel et bien le guignol que ses propos suggèrent.
Le 2 juillet à 23h20
Pourquoi cette attaque contre lui ? Ca fait des années qu'il donne l'alerte. La seule différence, c'est qu'aujourd'hui, les média lui donne un peu plus la parole qu'avant. Et s'attaquer à son style vestimentaire fait perdre toute crédibilité à tes propos...
Le 1er juillet à 15h07
Ceci dit, une ministre avait fait pareil encore une semaine avant (AMHA, si par malheur ca se vérifie, y'en a qui vont crier au pacte avec le diable vu le niveau avec l'exemple venu d'en haut).
Certes on préfèrerait s'en passer et pour le moment ca a été mon cas, mais quand les températures intérieures après qq jours d'un tel épisode arrivent 6 ou 7 degrés sous celles du corps humain le soir à l'étage dans les piaules, même des ventilateurs de plafond ne suffisent plus. Et l'isolation a elle seule non plus: Elle va faire gagner un peu de temps sur la montée inéluctable (1 voir 2j) mais la température intérieure moyenne sur une journée va finir par rejoindre la moyenne extérieure, c'est physique.
Donc quand ca dure 3 à 5j l'isolation selon son niveau permet de s'en sortir... A 10j, on finit par descendre les matelas à la cave quand on a la chance d'avoir un sous-sol et on y passe ses nuits autour de 20°C, si on n'a pas peur des araignées, en prévoyant d'installer la clim.
Le 1er juillet à 15h09
Le 1er juillet à 17h52
Le 1er juillet à 14h31
Modifié le 1er juillet à 14h37
Le RN a senti un point de faiblesse à gauche sur le sujet, donc ils ont foncé et la gauche est tombé en plein dans le panneau.
Le truc à savoir c'est qu'ailleurs dans le monde la climatisation est très consensuelle. C'est juste une question de santé publique.
Évidemment, ce n'est pas ça qui va régler le problème du réchauffement, mais il faut savoir faire la distinction entre le court terme de la vie humaine et le long terme du réchauffement.
Tous les efforts possibles pour réduire les émissions ne changeront rien aux canicules qui auront lieu dans les prochaines années.
Le plus triste est évidemment que ça fait passer la droite et l'extrême droite pour des gens raisonnables, alors qu'ils ont tout fait pour nier parfois jusqu'à l'absurde la réalité du réchauffement antropique et pour refuser toute mesure pour réduire nos émissions.
Cela montre la grande importance de ne pas tomber dans l'idéologie irrationnelle même si on est sûr d'avoir raison sur le fond, surtout dans une démocratie où le but est de convaincre une majorité.
Modifié le 1er juillet à 15h19
Visiblement, c'est parti pour durer, à n'en pas douter. Je vous laisse avec vos débats sur la climatisation et sur les prochains débats inutiles. Courage aux gens qui se préoccupent du climat, journalistes que je suis, scientifiques qui tentent de placer un peu de raison dans toutes ces ambitions et intérêts.
Le 1er juillet à 16h14
C'est un véritable enjeu concret et réel, même si ce n'est pas ça qui va arrêter le réchauffement. S'il y avait consensus sur le sujet, il n'y aurait pas de "débat inutile".
Le 1er juillet à 17h00
Ce n'est pas un leurre, ou une faiblesse. C'est une stratégie coordonnée.
Modifié le 4 juillet à 20h55
Cela-dit, j'y connais rien en agenda politique. Vous avez sûrement raison sur ce point.
Le 1er juillet à 13h24
Le 1er juillet à 13h50
Je reprendrai un commentaire sur X plutôt probrant : « Je préfère encore les insultes des idiots à la censure des offensés. »
Car ces derniers ne se sentiront jamais en sécurité, la censure n'en finira donc jamais. Plutôt ignorer les idiots que d'aseptiser. Sinon ça donne Bluesky
Le 1er juillet à 14h37
Le 1er juillet à 15h40
Le 2 juillet à 10h39
Modifié le 2 juillet à 13h02
Le 2 juillet à 13h54
Le réseau aseptisé, a.k.a. le réseau qui ne m'autorise pas à forcer les gens à me lire, ou qui n'oblige pas les utilisateurs à se taper des insultes et des propos dégueulasses à longueur de journée.
Modifié le 2 juillet à 15h24
Sinon, je n'oblige personne à me lire et vous pouvez largement m'ignorer. Et je l'accepte bien volontiers d'autant que j'en fais de même. Cependant un réseau qui s'aseptise par la force des blocages et des bans est un réseau qui s'uniformise et donc devient une chambre d'écho. Pour Bluesky je manque de chiffres mais pour Reddit j'en ai deux. r/france par exemple s'était amusé à comparer le score des partis entre le sub et la réalité, et le résultat ne m'étonne pas vu qu'il y a eu une campagne de bans début 2024 suite à de nouveaux modérateurs qui a visé aussi bien la droite que les modérés. Ce n'est pas un cas isolé : pour les USA avec r/politics ce serait à 97% d'un seul bord. Difficile d'affirmer que cette situation existe de manière justifiée, alors que Reddit permet les subs volontairement d'un seul bord au lieu des généralistes comme France et Politics, mais pourtant les généralistes sont devenus des chambres d'écho.
La société est moche, et les gens sont des connards. Mais je préfère voir tel quel plutôt que de m'inventer des films et être un jour rattrapé par la réalité. Car elle finira par s'imposer.
Le 2 juillet à 15h39
Et j'avoue que oui, un connard qui vient me prendre la tête avec des insultes, des mensonges répétés, au bout d'une ou deux fois, il dégage. S'il se sent lésé par ce fait, peut être qu'il devrait réfléchir à sa façon de se comporter.
Ton post me fait penser aux discours des rageux facho sur X qui insultent et menacent les "gauchiasses" (sic) à longueur de temps, puis s'insurgent quand ces derniers trouvent une alternative plus saine (Bluesky) sur laquelle ils peuvent filtrer leurs interlocuteurs. Mais les bas du front continuent à venir sur Bluesky pour poursuivre leur bullying des gens qui ne sont pas comme eux (parce qu'il n'a jamais été question d'expression pour eux, c'est un mensonge pour revendiquer le droit au harcèlement).
Modifié le 2 juillet à 16h00
Et effectivement X c'est très moche aussi. Pour autant à en juger par ma page d'accueil, j'ai un peu de tout au moins, de Mélenchon au RN.
Je n'ai aucun doute que des débiles se soient amusés à faire ça en mode vengeance. Bluesky a les outils pour aseptiser, j'imagine que ça n'a pas duré bien longtemps. Par contre j'ai vu l'exode vers Bluesky mais depuis quelques mois je revois des noms sur X que je croyais parti là-bas à jamais. Ça doit manquer de visiteurs.
Le 3 juillet à 11h37
Pour autant, on n'a pas nécessairement à y accueillir des néonazis.
Modifié le 3 juillet à 14h18
Définir néonazis, vu que l'on m'a juré que même Fabien Roussel ressemblait à Jacques Doriot (aka fasciste). Si l'on parle des vrais avec la définition d'il y a encore 20 ans, je serai d'accord avec toi.
Car aujourd'hui on est tous le nazi de quelqu'un, tant ce mot s'est dilué. Et ce n'est pas limité à fasciste ou nazis. On m'a même accusé de harcèlement pour 8 posts contradictoires sur X. Il y a un paquet de gens qui devraient ouvrir un dictionnaire.
Le 5 juillet à 22h00
C'est toujours la même définition qu'il y a 20 ans, sauf que la digue contre le nazisme et le fascisme a totalement éclaté en qql années. On en vient presque à une mode où il est de bon ton (sauf quand on est pas au moins un peu un tocard) d'afficher ce genre d'opinion.
Le 6 juillet à 12h05
Le 6 juillet à 14h55
Modifié le 6 juillet à 15h10
Je n'ai pas souvenir d'il y a 20 ans, c'était peut-être moins visible ou je suis complètement passé à côté. Aujourd'hui je ne vois que cela mais c'est juste trop au point de susciter des réactions contraires à ce qui est souhaité par l'usage de ce mot. Comme je l'ai déjà dit, si on me traite de la sorte, je sors un « Oui, et alors ? ». C'est devenu contre-productif. Nazi, fascisme semble plutôt dire « j'aime pas ton argument/je ne t'aime pas » plutôt qu'une référence à La Doctrine du fascisme de Mussolini ou autres trucs.
Le 7 juillet à 11h38
Et on a intérêt à ne pas trop faire les malins en France et en Europe, on a les mêmes petits nazillons en embuscade, prêts aux ratonnades et aux pogroms. Ils se sentent déjà en force (némésis, l'action française, les défilés néonazis pendant que ceux des antifas sont interdits par le pouvoir, les signes sont très nombreux et inquiétants).
Le 3 juillet à 17h55
Voilà pourquoi vos commentaires sont désastreux et ce qui explique vos propos. Je comprends que vous ayez autant de facilité à accepter la violence verbale et à refuser les désaccords : si tout est moche, autant tout casser pour remettre de l'ordre dans la société. Moi je verrais toujours ce qui fonctionne dans la société aussi anecdotique que ce soit, et je chercherais toujours l'intelligence et la capacité d'imagination chez les gens, à commencer par moi-même.
Le 3 juillet à 19h25
Le 8 juillet à 22h56
Le 1er juillet à 14h37
Modifié le 1er juillet à 13h53
Le 1er juillet à 14h12
Le 1er juillet à 14h20
Mais ils doivent diffuser au maximum les scénarios de ce qui va nous avenir. Du coup, pour toucher le plus grand nombre, ne sont ils pas obligés d'être sur les RS?
Le 1er juillet à 14h31
Modifié le 1er juillet à 15h05
Mais je suis d'accord, c'est pas moi qui irait sur un plateau de TV BFM Cnews FranceTV pour vulgariser ou vendre quoi que se soit dont tout le monde se fiche. Cela-dit, l'exaspération n'implique pas la violence verbale ou l'injure, même sur des plateformes numériques algorithmiques.
Le 1er juillet à 14h22
Le 1er juillet à 18h16
Modifié le 3 juillet à 22h32
Pourtant ASI fait partie de LPL (La Presse Libre) comme Next, et je suppose qu’il y a tout de même quelques abonnés Next + LPL ! C’est vraiment dommage de ne pas en parler.
Cette émission ne dure qu’une heure, alors profitez-en parce que la climatisation est remise à sa place, notamment par une invitée très spécialisée sur le sujet.
On y apprend par exemple que :
— si tout le monde installe une clim, le réseau RTE s’effondre (et les datacenters sont évoqués).
— les climatisations vendues en France ne sont conçues que pour 35 degrés maximum car toujours désignées selon une norme européenne de 2014 (sic), au-delà elles fonctionnent toujours (et consomment donc de l’électricité) mais n’ont plus d’effets.
— une nouvelle norme européenne a été adoptée en 2024 (concernant les gaz fluorés réfrigérants nocifs pour le climat) certes, mais elle n’entrera en application qu’en 2027 (avec un tacle à François Gemenne, qui n’y connaît rien sur ce sujet alors qu’il est invité sur tous les plateaux pour y donner son avis, un toutologue de plus). Les clims actuelles disponibles sont les moins efficaces des pays de l’OCDE, et une clim a une durée de vie de 10 ans en moyenne. Le Japon aurait 20 ans d’avance par contre.
Le temps d’écrire ce commentaire, et voilà l’annonce de l’émission d’aujourd’hui :
« Climat et inégalités : à la télé, le grand mépris ».
Le 5 juillet à 11h59
CF rapport de RTE page 45 https://assets.rte-france.com/prod/public/2021-12/Futurs-Energetiques-2050-principaux-resultats.pdf
Point 9 https://lel.media/climatisation-ces-12-idees-recues-qui-empechent-la-france-de-sadapter/
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