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Les développeurs WinDev s’alarment d’une possible redevance par installation client

Surprise !

Les développeurs WinDev s’alarment d’une possible redevance par installation client

Illustration : Flock

En rachetant PC SOFT, l’éditeur de WinDev, Constellation Software a placé sous sa coupe tout un pan du tissu applicatif des PME et des administrations françaises et belges. Les utilisateurs se retrouvent débiteurs involontaires d’un fonds coté en bourse.

En novembre 2024, une société française fondée quarante ans plus tôt changeait de mains. PC SOFT, éditeur montpelliérain de la suite de développement logiciel WinDev, WebDev et WinDev Mobile, passait sous le contrôle d’une entité nommée Two Squared France II. Son président, John Isak, est Chief Investment Officer de Volaris Group, filiale du groupe canadien Constellation Software, coté à la Bourse de Toronto. Il n’y avait eu ni communiqué ni annonce aux clients, comme l’a rapporté Kairos le 6 juin.

Ce sont des développeurs, en fouillant eux-mêmes les registres publics, qui ont découvert la transaction. PC SOFT n’a confirmé qu’en mai 2025 (six mois plus tard), en quelques lignes sur sa page d’actualités, le même jour où Volaris publiait un bref communiqué très enthousiaste. Un calendrier dont le groupe semble coutumier.

La machine à acquérir

Constellation Software n’est pas une entreprise technologique au sens propre. Fondé à Toronto en 1995 par Mark Leonard, ce groupe financier est spécialisé dans le rachat de sociétés éditrices de logiciels métiers à clientèle captive – ce que l’industrie nomme « vertical market software », ou VMS.

Depuis sa création, le groupe a réalisé plus de mille acquisitions. En 2023 seul, il en a bouclé plus d’une centaine. Son chiffre d’affaires pour l’exercice 2024 s’élevait à 10,066 milliards de dollars, en hausse de 20 % sur un an, une croissance très largement tirée par les acquisitions. Depuis son introduction en bourse en 2006, l’action CSU a grimpé de plus de 24 000 %.

Sa stratégie repose sur une mécanique précise : identifier les éditeurs opérant dans des niches où la concurrence est inexistante et où les clients ne peuvent pas migrer sans coût prohibitif, acquérir discrètement, puis convertir les modèles de vente en abonnements récurrents tout en augmentant méthodiquement les tarifs. Selon une analyse des pratiques du groupe par Colin Keeley, Constellation impose à ses sociétés acquises des hausses tarifaires annuelles obligatoires de 6 % et stoppe tout développement de fonctionnalités qui ne se traduit pas directement par une augmentation de ce que les clients sont prêts à payer.

Un écosystème propriétaire verrouillé depuis trente ans

Fondée en 1984, PC SOFT emploie 61 salariés et réalisait 12,4 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2024, pour un résultat net de 2,7 millions d’euros. Relativement modestes en apparence, ces chiffres soulignent tout de même une très bonne rentabilité, qui découle d’un actif consistant : un écosystème propriétaire dans lequel des milliers de développeurs indépendants, d’entreprises de services et de structures publiques ont investi depuis les années 1990.

Le WLangage (langage de programmation au cœur des outils PC SOFT), propriétaire, n’existe nulle part ailleurs. Sur la page Wikipedia de WinDev, on peut lire que le WLangage n’a par exemple jamais intégré l’index TIOBE, qui référence notamment les 250 langages les plus utilisés. Trente ans de codes sources, développés par des milliers de professionnels, sont entièrement dépendants de cet écosystème. Il n’existe aucun outil de migration automatique vers une autre plateforme.

C’est cette captivité structurelle, accumulée sur trois décennies, que Constellation a identifiée, valorisée et acquise.

Une pompe à deux étages

Dès février 2025, PC SOFT engage les changements attendus. Les dongles physiques, ces clés USB qui matérialisaient depuis des décennies la propriété du logiciel, ne sont plus vendus ni mis à jour. La suite WinDev bascule en mode SaaS (Software as a Service) : abonnement annuel obligatoire, accès conditionnel à la continuité du paiement et perte d’accès aux codes source en cas d’interruption sont depuis la règle.

L’association Wx Alliance, créée pour coordonner la résistance de la communauté, calcule que l’abonnement annuel au tarif catalogue atteint 1 068 euros, contre 749 euros pour la mise à jour du dongle en janvier 2025, soit une hausse d’environ 43 % « déguisée » en modernisation du modèle commercial selon l’association.

Mais c’est le second volet des nouvelles conditions qui a déclenché la colère. PC SOFT entend désormais percevoir une redevance sur chaque poste de travail faisant tourner une application développée avec ses outils, y compris chez les clients finaux de ces développeurs. Or, ces clients n’ont jamais signé de contrat avec PC SOFT. Selon des échanges vus sur le site Programmez!, cette redevance serait facturée environ 250 euros par poste. Pour une association de 500 utilisateurs, la facture annuelle s’élèverait à 125 000 euros.

Il est difficile d’en savoir plus pour l’instant : il n’y a rien dans les conditions d’utilisation et aucun canal officiel de communication n’en parle. En outre, les sujets créés sur le thème « redevance » dans le forum officiel semblent avoir tous été supprimés, mais une simple recherche dans Google affiche encore certains d’entre eux (qui renvoient tous vers la page d’accueil du forum) :

La logique financière est implacable : PC SOFT encaisse une rente sur chaque poste de travail, sans assumer aucun des coûts de développement, d’hébergement ou de support qui restent intégralement à la charge des développeurs, comme le pointe Kairos. L’affaire ressemble aux modifications de tarification tentées par Unity, avec les conséquences désastreuses que l’on connait.

Vers des factures surprises

La portée sociale de ce mécanisme dépasse le cercle des professionnels de l’informatique, toujours selon nos confrères. Les logiciels construits avec les outils PC SOFT irriguent des secteurs entiers de l’économie francophone : gestion commerciale, comptabilité, suivi de production, ressources humaines, dossiers médicaux, caisses enregistreuses, outils associatifs. La pétition publique de Wx Alliance (1 608 signatures à l’heure où nous écrivons ces lignes) prévient : « Dans bien des cas, les utilisateurs finaux ignorent même que les logiciels qu’ils emploient reposent sur ces technologies ».

Ils pourraient donc recevoir demain une facture d’un fonds d’investissement étranger pour continuer d’utiliser un outil qu’ils croyaient légitimement posséder.

Un terrain juridique contesté

La légalité de plusieurs aspects de la nouvelle politique commerciale pose question. En droit français, un éditeur peut contraindre ses clients à souscrire un nouveau contrat pour accéder aux versions futures d’un logiciel, mais sa capacité à priver l’utilisateur de l’accès à une version déjà achetée est plus fragile. La Cour de justice de l’Union européenne a par ailleurs reconnu en 2012 le droit à la revente de licences logicielles d’occasion, consacrant le caractère acquis du droit d’usage sur une licence achetée.

L’imposition de redevances à des tiers non contractants est encore plus problématique. L’article L121-1 du Code de la consommation prohibe ainsi les pratiques commerciales « susceptibles d’altérer de manière substantielle le comportement économique du consommateur ». À l’échelle européenne, le Data Act, entré en application en septembre 2025, oblige désormais les fournisseurs SaaS à permettre à leurs clients de changer de prestataire avec un préavis de deux mois maximum, mais la captivité technologique liée au WLangage rend ce droit formel très difficile à exercer en pratique.

La Wx Alliance dit avoir adressé une vingtaine de questions formelles à PC SOFT sur les modalités de la clé de sécurité (le fameux dongle USB), sans réponse à ce jour.

Une question de souveraineté

Le cas PC SOFT n’est pas un incident sectoriel. C’est le révélateur d’une vulnérabilité structurelle : des pans entiers du tissu économique et administratif francophone reposent sur des outils dont le contrôle vient silencieusement d’échapper aux juridictions européennes.

Constellation Software, avec ses neuf groupes opérationnels et ses plus de mille sociétés acquises, emploie 55 000 personnes dans le monde et sert plus de 125 000 entités clientes dans plus de cent pays. Ses revenus pour 2025 ont atteint 11,623 milliards de dollars. Dans un article paru en juillet 2025, Dany Kitishian (Klover.ai), évoquait ainsi « l’efficacité inégalée du modèle de fonctionnement décentralisé », « la discipline financière comme fondation culturelle » et l’immense pouvoir de capitalisation constitué par plus d’un millier de « monopoles de niche ». Noyée dans la masse, PC SOFT n’est probablement qu’une ligne dans un tableur.

Commentaires (75)

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En même temps, pour dépendre de ce genre de truc propriétaire à l'ancienne aujourd'hui il faut vraiment vouloir rester accroché au passé.
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Ou ne pas avoir les moyens (humains par exemple) de passer à autre chose, malheureusement.

Beaucoup de développement ont été fait autour de WinDEV/WebDEV et beaucoup de trucs qui marchent sont en place dans des petites et moyennes structures qui n'ont pas forcément la capacité à sortir de cette dépendance.

Les transitions ne sont pas aussi simples à mettre en oeuvre.
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C’est pas forcément développé en interne. Il y a des éditeurs de logiciel en France qui ont leurs solutions logicielles basées sur windev, j'ai été démarché par une boite avec un service commercial très agréssif qui vendait une solution de gestion du courrier basé sur du windev. Je les ai envoyés baladés. Leur solution d’après leurs références sont présentes dans mal d'administrations.
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Mais attendez, Windev c'est pas "juste" un IDE ?
Changer d'IDE ne casse pas un projet, ya quelque chose que je ne comprends pas.
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Non. Windev, c'est le seul IDE et le seul compilateur qui existe pour WLangage (à ma connaissance en tout cas).
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Non, ça n'est pas juste un IDE. C'est tout un écosystème, avec son langage, son framework et ses outils.
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Ça existe encore WinDev ? :eeek2:
C'était pas les revues à la couverture digne du salon de l'érotisme pour appâter les pigeons devs à utiliser leur bousin ?
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Sisi, leur catalogue commercial ressemblait plus à un catalogue de lingerie qu'autre chose... ^^'
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Ah oui il y a une certaine mentalité dans cette boîte

https://www.theregister.com/offbeat/2014/05/02/french-software-developers-are-all-beautiful-women/611055
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Pareille que d'autre ici: ce truc existe encore ?
Et pire il yva vraiment des gens qui l'utilise encore ? :eeek2:

Et les mêmes illustrations toujours du même style ?
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Bah, suffirait côté clients d'alimenter des dépôts ouverts avec assez de sources pour que les IA codeuses/traductrices les bouffent et se mettent à pouvoir ruiner ce type de juteuse tactique d'acquisition!
Ça ne réglera pas le pb des employés, par contre, car je n'ose pas imaginer l'employabilité quand on doit sortir d'un carcan pareil...
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Il y a éditeurs de logiciel en France qui ont leurs applicatifs basé sur du Windev, ceux qui ont achetés ces solutions comme pour vwmare ils vont devoir migrer vers autre chose rapidement
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C'est fou comment tout se tranforme en merde dans ce monde. Les boites ne cherche même plus à faire un bon produit. Elle cherche à vous férer pour vous plumer. Et si elle n'y arrive pas, elle feront en sorte de casser les alternative pour vous y obliger. (cf. google avec la fermeture d'android sans payer une licence de dev)
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Il y a mieux que Windev : Webdev !

J’imagine bien une facturation au client web installé :)
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Pour répondre aux commentaires... J'ai changé de boulot il y a 2 ans ; je me suis retrouvée à devoir reprendre une appli WinDev (sans avoir aucune compétence dans le socle technique). Rien ne va dans l'IDE ou dans la logique (même s'il y a quelques rares bonnes idées).
Le code de l'appli a été développé par un prestataire il y a une dizaine d'années, et maintenu n'importe comment par celui-ci (parti à la retraite). Rien n'est documenté au niveau technique et code, il n'existe aucun cahier des charges, tout lui ayant étant demandé au fil de l'eau. On retrouve dans la structure du code des éléments d'une application antérieure sur laquelle le presta s'est appuyé, impossible de tout nettoyer.
L'appli, quand je suis arrivée, ne fonctionnait pas (le presta avait pour habitude de la faire évoluer et de corriger les bugs de mois en mois, facturant à chaque fois).
Réécrire l'appli proprement me prendrait probablement une bonne année. Je n'ai pas les moyens de faire ça. En attendant, j'ai stabilisé l'appli dans une version quasi fonctionnelle, moins j'y touche, mieux je me porte. C'est un nid à emmerde, j'espère m'en débarrasser au plus vite, mais en attendant j'ai ça dans un coin prêt à me péter à la gueule à tout moment. Et, du coup, il a fallu acquérir une licence WinDev pour ça. Ça coûte vraiment cher pour ce que c'est, c'est totalement propriétaire, ça surfe sur le fait que toute une génération de développeurs y ait trouvé son compte dans les années 90-2000 et n'ait plus la capacité de se former à de nouveaux outils. Bref, c'est vraiment un furoncle...
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É qué s'apelorio "dette technique" :transpi:
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On parle de quelle taille en nombre de lignes de code (à la louche) ?

Je me pose sérieusement la question de savoir si les derniers modèles d'IA seraient capable de retranscrire ça. La traduction c'est leur spécialité. Juste hier, Fable m'a oneshot une migration C# -> C++ de ~60.000 LoC pour un peu moins de 60$.

Quelques dizaines de milliers de lignes de code, c'est très certainement à portée. Centaines de milliers on s'approche probablement des limites actuelles.
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Fable m'a oneshot une migration C# -> C++ de ~60.000 LoC pour un peu moins de 60$.
La question c'est sa voir si ça marche ;)

Après, je me souviens d'une annonce faite aux USA, où le COBOLD devait être remplacé partout en l'espace de 6 mois, notamment grace à l'IA. Je ne sais pas où ils en sont dans ce projet, mais mon petit doigt me dit qu'il n'a pas beaucoup avancé !
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Encore faut-il que le modèle qui fait la migration ait été entrainé sur du WLanguage. Sinon c’est comme me demander de traduire de l’estonien.
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Ne pas oublier que le code source d'un projet WinDev n'est pas lisible en dehors de l'EDI, à moins de casser le chiffrement !
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Ne pas oublier que le code source d'un projet WinDev n'est pas lisible en dehors de l'EDI, à moins de casser le chiffrement !
C'est une blague ? Donc, pas de possibilité d'utiliser Git ou autre gestionnaire de code source ?
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Non.

Un exemple de fichier source : ListeFichiers.wdw
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Plusieurs dizaines de milliers. Mais honnêtement, outre le fait que le WLangage soit spécifique, il y a tellement de scories inutiles, de traitements qui n'ont pas de sens et, surtout, de trucs qui font que certains traitements sont directement liés à la façon dont l'IHM a été faite (WinDev est un outil de RAD comme on en faisait fin années 90-début 2000 avec le code et l'interface qui sont très fortement liés, pour le meilleur et pour le pire jusque la mort les séparent...). Du coup je n'ai pas vraiment la certitude qu'un modèle d'IA classique soit en mesure de faire quoi que ce soit sans une reprise manuelle des éléments derrière...
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Je ne pense pas que le fait que le modèle n'ait pas été entrainé sur ce langage soit un problème, il sait lire la documentation. Par contre le risque de casser quelque chose en changeant un comportement de manière subtil est réel.
Ne pas oublier que le code source d'un projet WinDev n'est pas lisible en dehors de l'EDI, à moins de cacher le chiffrement !
Ca ce n'est pas un souci d'un point de vue technique, Opus 4.8 avec ghidra et un debugger et c'est torché dans la journée. Par contre légalement ça peut devenir problématique.
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As tu déjà éditer un fichier source d'un projet WinDev dans un éditeur quelquonque type NodePad ++ ?
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Non, je dis juste que le chiffrement peut être craqué facilement (à condition d'avoir accès à l'IDE)
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Pas certains, en tout cas je n'ai jamais entendu parler d'une méthode fonctionnelle.

Point supplémentaire, chaque version majeure ajoute sa sauce. J'ai également eu le cas d'un projet impossible à ouvrir car fait avec une version trop ancienne. Bon là c'est probablement volontaire de la part de PCSoft.
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Chiffrement maison des années 90, si ce n'est pas cassable, il manquait 3 zéros à la droite du prix de vente de PC Soft
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je n'ai jamais entendu parler d'une méthode fonctionnelle
Le monde a énormément changé en 6 mois. Claude Opus est vraiment très bon en reverse engineering. Un coup de ghidra, et il te lit le code comme si le software était open-source.
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@Spike j'ai creusé un peu les conditions d'utilisation, et le moins qu'on puisse dire c'est que c'est un terrain miné. Craquer l'encryption à des fins d'interopérabilité pourrait être permis par la loi européenne, mais le use-case est très discutable et je n'ai pas le moindre doute que les avocats de PC-SOFT sont prêts à sauter sur la moindre ambiguité.

Du coup je me pose la question : est-ce qu'un outil qui contrôle l'IDE de manière automatique (en simulant des inputs clavier et souris) serait réaliste ? En d'autres termes, si on oublie les contraintes de temps, est-ce qu'en théorie un utilisateur pourrait copier/coller chacun des fichiers depuis l'IDE pour obtenir la reproduction du code ? Egalement, est-ce que ce code est exhaustif ? (= est-ce que la déclaration et la position des contrôles dans la UI sont décris dans le code, ou est-ce qu'ils sont dans des metadata qui ne peuvent pas directement être extraites par copier/coller ?)
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Le code de l'UI n'est pas accessible :frown:
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Ca c'est pas spécifique à Windev. Quand il y a de l'historique c'est toujours un problème. Les gens se retrouvent à bidouiller du code qu'ils n'ont pas écrit, corriger des bugs et faires des améliorations sans tout casser. Ca ne peut jamais être propre si tout n'est pas pensé dès le départ. Les clients existants sont un problème, ils empêchent de faire propre car ils ont des données structurées en base de données d'une certaine façon donc on ne peut pas changer les tables et les zones sinon faudrait faire des migrations risquées.
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Ils pourraient donc recevoir demain une facture d’un fonds d’investissement étranger pour continuer d’utiliser un outil qu’ils croyaient légitimement posséder.
PC SOFT connait les éditeurs qui utilisent du windev, mais les clients de ces mêmes éditeurs ne sont pas connu de PC SOFT. Donc comment ce fonds d’investissement extorsion va savoir combien il y a de poste client ?
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Avec la mise à jour saas obligatoire, même si la clé usb n'est pas chez le client, il suffit si son soft est patché par l'éditeur d'intégrer une petite moulinette qui exporte des data en douces.
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Moralité: Les logiciels libres, c'est bien!!
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En fait, je suis assez épaté que ces produits de PC Soft existent encore. Entre

  • les couts astronomique (même visual studio entrprise est bon marché à côté !)

  • les bogues des IDE / compilateur jamais corrigé (et qu'un expert a appris à contourner)

  • les mises à jour payantes vers la version majeure suivante, qui ne corrigent pas forcément les bogues de la précédentes, mais qui peut en introduire de nouveaux

  • les politiques marketings agressives à faire palir PlayBoy (bon, ok, ils se sont calmés ces derniers années et ont plutôt bien réussi à nettoyer le web de leurs anciennes publicités)

  • un environnement très franco/français

  • un environnement encore plus verrouillé qu'Apple



c'est juste incroyable qu'ils existent encore.

Mais là, s'ils font passer ça, ils vont se couler encore plus vite que le Titanic...
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Tu te rends compte qu'à une paire d'exceptions dans ta liste, elle s'applique aussi à Oracle ou IBM ? :D
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Juste la moitié ^^
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C’est que fait Broadcomm avec le rachat de vmware, et aussi sur la partie harware avec les spec de leurs puces elles ne pas publique et sont je suppose sous NDA quand on est client
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Ils ont vécu sur 2 générations et ils mourront avec. Les applis métiers à mon boulot sont en Win et WebDev, c'est d'un autre temps. Plus aucun jeune dev ne toucherait un truc pareil mais en attendant, on se les tape encore et personne ne peut reprendre les usines à gaz créées avec.

Et comme le dit @Kara(Wo)Man, impossible de réécrire des applis qui ont été dev pendant des années par UN "dev" WinDeg. Déjà, faudrait disposer du code source et ensuite, je doute que l'IA soit capable de bien comprendre un langage sur lequel il n'y a que très peu de ressources.
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Parait que certaines IA sont capables d'apprendre un langage. Je n'ai jamais vu fonctionner par contre car ce n'est pas dans les modèles gratuits.
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Je suis déçu par l'illustration : pour un sujet comme WinDev, il y avait moyen de faire plus sexy ! :fumer:
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c'est vrai qu'on aurait pu rendre hommage à la galanterie de leur marketing passé :D
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Ouais mais t'aurais eu Mathilde sur le dos! J'imagine d'ici le titre d'article: "Un site d'information informatique pris la main dans le sac/maillot !"

:roule:
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Flock se rattrapera ce WE
:photo:
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À une époque où on a une tripotée d’ia qui font le taf avec des languages bien plus optimisés, windev a encore une chance de survie ?
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Je ne vois même pas comment réaliser cette ineptie d'un point de vue technique et pratique.

Faudra-t-il que les développeurs fournissent les informations de leurs clients à PC SOFT/Constellation Software, ce qui serait une divulgation de données sans consentement préalable encore que ça ne concerne peut-être pas les personnes morales...

...ou chaque logiciel crée avec les versions récentes de WinDev inclueront automatiquement de quoi communiquer avec un serveur distant en vue de trouver les utilisateurs, ce qui n'est rien de moins qu'un spyware et donc légalement insoutenable ?
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Faudra-t-il que les développeurs fournissent les informations de leurs clients à PC SOFT/Constellation Software, ce qui serait une divulgation de données sans consentement préalable encore que ça ne concerne peut-être pas les personnes morales...
L'entreprise au dessus de windev va peut être rejoindre Business Software Alliance (ils descendent dans les entreprises pour voir si t'as bien toutes les licences pour les logiciels que t'utilise)
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S'ils sont en mode SaaS, ils vont être obligé de se connecter à un portail à un moment ou un autre.
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J'ai longtemps utilisé Windev (depuis la 5.5) entre autre, mais mon objectif est de tout remplacer et de tout dégager dès que possible (j'avance bien). C'est devenu n'importe quoi et avec l'IA on fait tellement mieux, plus rapidement avec les langages récents dans des conteneurs sympathiques qui prennent pas pas trop de ressources.
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Sa stratégie repose sur une mécanique précise : identifier les éditeurs opérant dans des niches où la concurrence est inexistante et où les clients ne peuvent pas migrer sans coût prohibitif, acquérir discrètement, puis convertir les modèles de vente en abonnements récurrents tout en augmentant méthodiquement les tarifs. Selon une analyse des pratiques du groupe par Colin Keeley, Constellation impose à ses sociétés acquises des hausses tarifaires annuelles obligatoires de 6 % et stoppe tout développement de fonctionnalités qui ne se traduit pas directement par une augmentation de ce que les clients sont prêts à payer.
Exceptionnel
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Je ne suis pas développeur de métier, mais j'ai conçu un système assez costaud pour ma boite, en Java. J'en suis assez fier.
Un jour, les IT du groupe ont déboulé avec un coffret complet Windev/Webdev. CD d'installation, livres de documentation, petits cadeaux et les fameuses illustrations. Ils voulaient que je porte mon logiciel sous cet "outil" pour coller aux standards du groupe.
J'ai joué une journée avec, et j'ai dit NOOOOOON.
Ce qui m'a le plus choqué c'est que les instructions du language étaient en français, un peu comme excel. Du coup, quasiment impossible de trouver de l'aide sur le web.
J'ai résisté et j'en suis bien content, mon truc tourne toujours nickel depuis plusieurs années.
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Après, un langage de programmation en français, c'est déjà une hérésie à la base.

J'arrive pas à avoir pitié de ceux (je parle des boîtes de dev) qui ont fait ce choix-là. Même à l'époque, d'autres solutions bien plus pérennes existaient ! C++, Delphi... :chinois:

Bon évidemment, cela nécessitait de se sortir un peu les doigts pour les découvrir, mais elles étaient tellement plus pro et fiables ! :mega:

Après, si tout ça permet de couler WINDEV pour de bon, tant mieux.
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ça se code très bien en anglais, c'est juste qu'on ne le fait jamais.
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J'ai eu mis les mains dedans y'a bien longtemps, et un truc que j'ai trouvé vraiment vraiment bien c'était le moteur de base de données en réseau. C'était dans un applicatif pour saisir / retrouver des produits via le n° de série (gestion de SAV matériel). Pour le reste ... ça faisait pas rêver
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Je suis utilisateur final d'un logiciel métier sous Windev.
Le logiciel en question répond à un besoin particulier : activité territoriale de niche dans un cadre légal encore plus spécifique (Associations Syndicales Autorisées - ASA).
Logiciel installé chez nous depuis 2010, probablement plus ancien. Développé et maintenu par une toute petite équipe. Racheté par JVS-mairistem en 2021
Pas d'alternative équivalente à ma connaissance.

Pool de plusieurs centaines de clients captifs, à mi-chemin entre l'associatif et la collectivité territoriale.

Ça fait un beau citron à presser pour des sociopathes un fond d'investissement/premier de cordée/whatever...
:prison:
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Et qu'est-ce qui vous empêche de rester à la version actuelle, sans payer quoi que ce soit ?
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En général, les évolutions législatives. Genre la facturation électronique, par exemple. Pour les RHs, ça change tout le temps…

Dans les gros utilisateurs de Windev, ce n’est pas mentionné, mais il y a Cegid (au moins Cegid Manufacturing PMI, il doit y avoir d’autres bouts en windev). Ça fait un paquet de gens impactés ça.
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En même temps ce n'est pas un marché suffisamment large pour qu'une concurrence s'installe. Pour obtenir une alternative il va falloir payer pour sa conception de zéro ou le réaliser en interne à temps perdu. Et j'imagine qu'il y a des certifications administratives à passer (facturaition électronique, etc.).

Vous êtes coincé à jamais.
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J'en ai bien peur.
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Un écosystème propriétaire verrouillé depuis trente ans
Fondée en 1984
Quand je le dis que j'ai toujours trente ans !
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Quand je vois l'évolution de l'informatique depuis ces dernières années, je me dis qu'on est passé d'un domaine passionné a un domaine de financiers.
Quand tu vois la tournure des solutions qui passent en Saas pour un prix x10 meme pas justifié
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Selon wikipedia : "Il propose son propre langage : le WLangage. La première version de WinDev est sortie en 1993". Avant ça il y avait une version pour MS-DOS en mode texte.
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C'est marrant, j'ai presque trois décennies d'activité professionnelle au compteur et je n'ai jamais rencontré de développement fait avec cette saloperie. Bon, j'ai eu à fréquenter un autre piège à cons nommé PowerBuilder, mais WebDev a l'air d'être un gros cran au dessus question foutage de gueule, et puis PowerBuilder a eu la décence de disparaître des radars.

Windev soulève aussi une question: quel genre de développeur base sa carrière sur un tel produit?
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Windev soulève aussi une question: quel genre de développeur base sa carrière sur un tel produit?

Celui qui n'a pas eu le choix. J'ai du faire du windev ma première semaine en entreprise, et je dis bien ma première semaine !!! :ooo::craint:
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Windev soulève aussi une question: quel genre de développeur base sa carrière sur un tel produit?
C'était la mode à l'époque, on rêvait de "langage de quatrième génération" qui allait être l'avenir. Windev, Foxpro, les autres j'ai oublié.
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Justement Windev permet de développer des application relativement avancées sans être développeur, c'est tout l'intérêt de cet outil ! chaque entreprise sans développeur ( 99% des entreprises ?) peuvent donc se creer un erp efficace facilement avec ca. enfin ca, c'était avant le rachat ...
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s/Windev/l'IA/g
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s/Windev/l'IA/g
Reste à trouver suffisament de gigowatts pour faire (re) tourner Claude Code en 1995...
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Lol
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Et ba on est bien dans la merde. On a pas beaucoup de client mais une tonne d'applicatif.
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Franchement c'était un outil formidable pour les non développeurs (donc pas le cas des lecteurs de Next...). Chacun pouvaient se créer un vrai ERP fonctionnel en quelques semaines sans presque aucune connaissances de code. la gestion de la base de données est tout a fait performante pour quelques dizaines,( centaines ?) d'utilisateurs, tout intégrée. On fait des interface simple, ca permet d'amener l'informatique sans couts important dans les processus métiers. Les PME ne paient pas des développeurs pour les aider a gérer leurs projets, elles n'ont pas les moyens !

Mais le rachat a totalement détruit ce business qui avait pourtant tout pour continuer, c'est une sorte d'outil de création de logiciel avec assistant IA intégré pour les non développeurs, le marché est gigantesque pourtant ...

Du coup j'ai pris nos tuto utilisateurs, créé un fichier text avec toute la composition de la base de donnée, quelques fichiers d'explications des principales fonctions et j'ai demandé a CODEX de tout refaire de 0 en python + pyside. On verra dans quelques semaines ce que ca donne car mon forfait est explosé toute les deux heures d'exploitation de CODEX
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Migre sous Access :mdr:
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Le coup de vieux quand tu as installé Windev 1.6 format disquette pendant mon service militaire :phibee:

Après ça a été un gros plus pour mon premier emploi de le connaitre
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J'avais la version de démo de WinDev 1 (deux disquettes !). Habitant à Montpellier, je pense que j'avais dû la récupérer je ne sais pas comment. J'étais encore au collège à l'époque, c'était ma fierté :D
Objectivement, ça avait un côté révolutionnaire, à l'époque : un langage franco-français, un environnement de développement hyper avancé par rapport à ce qui était proposé même par les plus gros (MS, Borland...). Autant dire que ça avait tout pour s'installer en France.
Lorsque la concurrence a proposé des outils de RAD efficaces (VisualBasic, Delphi, C++ Builder...), ça a perdu en intérêt pour les développeurs formés au métier, mais ça restait toujours plus accessible pour les informaticiens francophones formés sur le tas qui n'avaient aucune compétence technique et aucune compétence en langue anglaise...