Rachat de SFR : les discussions continuent, avec des audits « depuis début janvier 2026 »
Le 22 janvier à 09h18
2 min
Économie
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En l’espace de quelques minutes, Bouygues Telecom, Orange et Free (iliad) ont envoyé par e-mail un communiqué de presse commun (.pdf) : « Le consortium composé des trois opérateurs Bouygues Telecom, Free-Groupe iliad et Orange, confirme l’existence de discussions avec le Groupe Altice en vue de l’acquisition potentielle d’une grande partie des activités de télécommunications du groupe Altice en France ».
Ce n’est pas un scoop, loin de là. Mi-octobre, les trois concurrents annonçaient officiellement le dépôt d’une offre de rachat pour SFR, en traçant les grandes lignes du partage. Sitôt déposée, sitôt refusée par Altice. Selon BFM Business, Bouygues Telecom, Free et Orange envisageraient de réhausser leur offre à 20 milliards d’euros (soit trois milliards de plus). La partie de poker menteur continue donc et pourrait encore durer longtemps.
Le communiqué du jour n’indique rien de neuf, si ce n’est que « des travaux de due diligence ont été engagés depuis début janvier 2026 », c’est-à-dire des audits pour sonder plus en profondeur la santé économique de SFR. C’est tout de même un signe que le dossier avance, doucement. Quoi qu’il en soit, « les conditions juridiques et financières de la transaction ne font l’objet d’aucun accord à date », précisent les trois compères.
Ils ajoutent qu’il « n’y a aucune certitude que ce processus aboutisse à un accord qui devra en toute hypothèse être soumis à l’approbation des organes de gouvernance des sociétés concernées et restera sous réserve des conditions usuelles en la matière ». L’Autorité de la concurrence aura du pain sur la planche si un accord devait être trouvé.

Son président, Benoît Cœuré, avait ouvert la porte pour un retour à trois opérateurs : « Si cette opération devait être notifiée, nous la regarderions sans camper sur nos positions d'il y a neuf ans ». L’Autorité nous indiquait par contre en octobre qu’aucun projet ne lui avait été notifié ; c’est le point de départ de l’instruction.
Le 22 janvier à 09h18
Commentaires (20)
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Le 22/01/2026 à 09h57
Le 22/01/2026 à 10h17
Le 22/01/2026 à 10h54
Quant au chômage, ce n'est pas un gros problème c'est le système qui veut ça. Le souci c'est surtout comment le système remet les gens au travail ou pas d'ailleurs.
Le 22/01/2026 à 12h05
Tu penses que Orange/Free/BT ils vont mettre plus de 15 Milliards sans vouloir compenser leur investissement derrière ? C'est un peu naïf je trouve, surtout avec les prix bas du moment. Prix qui sont au plus bas principalement à cause de la concurrence, qui forcément sera moins bonne à 3 qu'à 4. Surtout si tu pars du principe que ce n'est pas vraiment Orange qui stimule la concurrence niveau prix...
Mettre plusieurs milliers de salariés au chômage, ce n'est pas un souci, pardon. Je me demande pourquoi ca me chagrine.
Tu n'aimes pas SFR ? Tu peux aller chez la concurrence et puis voila... Si je souhaitais la mort de chaque entreprise qui ma déçu un jour !
Le 22/01/2026 à 13h32
Le 22/01/2026 à 14h29
Il n'y a pas de bon scénario de mon point de vu de toute façon, même vendre a un opérateur étranger, je ne trouve pas cela bien intéressant.
Le 23/01/2026 à 13h22
Ces entreprises pratiquent des prix dits bas mais sont très largement rentables sur le segment grand public. N'oublions pas le marché pro et mobile.
En tout, on a depuis ce lien vite trouvé.
25.5 Mio de client multiplié par ~40€ le forfait. Ça fait ~1 Md par mois.
Auquel on ajoute le mobile et le marché pro.
Les couts d'exploitation sont aujourd'hui les mêmes qu'avant. Seul le déploiement fibre sur la partie accès client a pu couter. Et encore ça dépend de qui a été choisi pour le faire et si c'est en mode DSP (le comment) etc.
Le gros de l'investissement c'était à la dernière décade. Et la durée de vie du câblage fibre est largement supérieure au cuivre. Et tout cela en utilisant le réseau fibre (niveau cœur et distribution) existant.
Le déploiement fibre arrange tout le monde. Le client qui voit les débits augmenter. Les opérateurs auront moins de maintenance (personne ne vole le plastique par ex.). Et un réseau qui se porte mieux. Les routeurs (et autres équipements) n'ont pas besoin de maintenir des sessions pendant de longues minutes (ou heures). Donc un palanquée de RAM.
C'est quasi obscène. Quand ces boites prétendent à la disette c'est qu'elle ont contracté de l'emprunt pour exprès tomber dans les gonds. Ce qui leur laisse le max de possibilité. L'argent est bloqué c'est vrai. Mais on en fait rien. Toutefois ça joue sur la trésorerie et permet de faire des PDV/PSE etc.
Le 23/01/2026 à 13h49
Sauf erreur, je me souviens que @Ferd avait un jour expliqué qu'un abonnement Fibre à 20€ (tel que le mien), rapportait presque rien. Trop compliqué de rechercher dans les échanges Next, mais s'il passe il doit connaitre le sujet ! (Enfin j'espère
Le 23/01/2026 à 15h17
On a l'habitude de regarder ce marché en se disant qu'à 30 balles il doit forcément y avoir de la marge, mais 30 balles c'était le prix d'un lien ADSL sur une infra cuivre amortie depuis longtemps (et encore, grâce à Free).
Si le réseau fibre commence à dater et que certains amortissements ont pu être correctement réalisés, le seul coût du raccordement, de la fourniture de la box, et de la location d'une éventuelle infra (RIP ou verticalité) met beaucoup de pression en face de ces 30 euros TTC de revenus (soit 24 euros HT). Si on ajoute le marketing et les manoirs de Patrick, c'est chaud.
A titre de comparaison, nous, sur le marché FTTO, on voit arriver des liens à 100 balles en vente indirecte en bas de marché et on se demande bien comment ça peut être rentable autrement qu'avec des amortissements très longs et les poches bien pleines.
Ce n'est pas exactement les mêmes costs qu'en FTTH, mais c'est pas non plus très éloigné sur le strict plan des coûts d'infra.
Le 23/01/2026 à 16h35
C'est la tout là, la beauté de la chose. Et c'est la raison des retards provoqués par les requalification en Zone Très Dense à moins dense et vice versa.
Ça permettait de réinitialiser les compteurs (de 5 ans) quand les communes trainaient les pattes pour payer la petite note. Soit par un contexte politique dans la mairie, soit par un urbanisme qui traine un peu.
La vraie bataille c'était pour "signer" un bâtiment. Avec plus ou moins d'entente entre les opérateurs et les instances administratives.
Dans ce dossier la, rien n'est fortuit. Mais rien de pas rentable. Personne ne l'aurait fait sinon et on aurait pas des prix comme ceux la.
Sur le papier c'est JeanOpérateur qui paye. Donc il dit légitimement qu'il paye. Sauf qu'il se fait financer la chose de manière plus ou moins intéressante suivant les cas et les endroits et qu'il ne le crie pas sur les toits.
Enfin à part le milliardaire de Jurassic park; tous ici on ne connait pas d'industriel qui ferait cela sans avoir des certitudes de rentabilité.
Modifié le 23/01/2026 à 16h45
Vous parlez de financement par les Communes. Personnellement, je ne connais aucune Commune qui aurait subventionné SFR ou Orange, mais vous parlez peut-être d'autre chose que j'ignore.
https://www.arcep.fr/nos-sujets/rythmes-deploiement-fibre-optique-differentes-zones-territoire.html
Le 23/01/2026 à 17h37
A noter que :est plus ou moins vrai suivant les négociations et accords signés.
Il ne sera pas difficile de trouver quelle région, territoire, commune a opté pour une DSP. Certaines s'en sont même vanté torse bombé. Ce n'est clairement pas rare.
Après quelles sont les sociétés (plus ou moins éphémères) sollicitées qui ne sont pas les opérateurs mais pas très loin non plus. Suivre le fil de qui, combien donne la solution (et le poteau rose).
En mode simplet : Le réseau, il est pas vraiment payé par les opérateurs.
Le 24/01/2026 à 20h44
En fait la grosse différence entre les déploiements en dsp et les déploiements privés c'est la durée de retour sur investissement qui se compte en décennies pour les premiers et en années pour les seconds.
Le 25/01/2026 à 11h33
Le 26/01/2026 à 08h52
Au bout du compte ce seront bien les utilisateurs qui auront payés le déploiement de la fibre en France.
Modifié le 26/01/2026 à 10h04
Celui qui investit, c'est la collectivité locale.
On parle d'investissement, à ne pas confondre avec les dépenses de fonctionnement et de maintenance (qui sont dérisoires par rapport à ce qu'il faut investir à court terme pour déployer un réseau). Mais on est bien d'accord que ce sont les abonnements qui financent le réseau (financé au préalable par l'impôt dans une zone RIP). Comme lorsqu'on achète un yaourt Danone chez Carrefour, c'est le consommateur final client de Carrefour qui rembourse l'usine Danone.
Modifié le 25/01/2026 à 11h25
Je suis d'accord qu'il existe parfois ce qu'on appelle des partenariats public-privé qui sont des contrats un peu spéciaux dans lesquelles la puissance publique accorde la propriété de l'infrastucture (équipements, bâtiments, etc) au privé en échange d'une utilisation publique (qui exige le paiement d'une location de la part de la puissance publique qui n'investit pas et allège son budget à court terme). Mais dans le cadre d'une DSP (délégation de service public), c'est bien l'opérateur commercial qui paie une location de l'infrastructure. C'est pareil quand Free utilise le réseau d'Orange ou de SFR pour connecter ses Freebox sur le réseau de distribution en zones AMII ou en zones AMEL (Free paie une location).
Bref, en règle générale, les DSP sont critiquables mais vos commentaires laissent penser que tout est dans les mains des opérateurs commerciaux, alors que les zones RIP sont pilotées entièrement par les collectivités locales (pour peu qu'elles se donnent les moyens de contrôler leurs infrastructures, on est bien d'accord que ce n'est pas toujours tout blanc).
Pour conclure, tous les réseaux de distribution (les derniers kilomètres qui relient localement chaque foyer à un réseau) en France appartiennent aux collectivités locales. Pour prendre la DSP la plus hégémonique, il y a le réseau de distribution électrique (basses tensions) dont 75% à 80% sont exploités par Enedis (filiale du groupe EDF), le reste étant géré en régies publiques directement par les collectivités publiques et une proportion résiduelle exploitée par des concurrents d'Enedis. Enedis est payée pour son travail, mais c'est bien le propriétaire qui finance et investit et qui perçoit les loyers (càd les collectivités locales).
Le 22/01/2026 à 16h16
Modifié le 23/01/2026 à 08h19
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