Hop, l’UFC Que Choisir et 20 organisations s’insurgent contre la fin de Windows 10
Tout le monde sous Vista et on n'en parle plus
L'association Halte à l'obsolescence programmée (HOP), l'UFC-Que Choisir et 20 autres organisations ou entreprises lancent un appel à pétition autour de la question de la fin programmée du support de Windows 10. Si leur texte s'adresse en premier lieu à Microsoft, à qui sont réclamés cinq ans supplémentaires de mises à jour, il vise aussi et surtout à sensibiliser l'opinion publique à une possible réponse réglementaire.
Le 16 septembre 2025 à 16h41
5 min
Logiciel
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À un mois de l'échéance, est-il encore vraiment temps de tirer la sonnette d'alarme ? C'est a priori l'avis des 22 cosignataires d'une pétition baptisée « Non à la taxe Windows », officiellement lancée mardi 16 septembre, pour appeler au maintien des mises à jour de sécurité non payantes de Windows 10 jusqu’en 2030.
Le texte rappelle la fin programmée du support de Windows 10 (sorti pour mémoire en juillet 2015), fixée depuis deux ans au 14 octobre 2025. Une date régulièrement rappelée par l'éditeur, qui en profite pour inciter les utilisateurs à passer vers la dernière version en date de son environnement, et invite ceux dont la machine ne serait pas compatible avec les exigences de Windows 11 à renouveler leur matériel, de préférence au profit d'une machine compatible avec les fonctions d'IA Copilot+.
Paie, passe à la caisse ou tremble ?
À défaut, l'éditeur prévoit des options, payantes ou assorties de certaines obligations d'usage de ses produits, pour prolonger de un à trois ans le support de Windows 10. Une possibilité d'extension que les signataires voient comme un argument à charge pour dénoncer le « hold-up numérique » dont se rendrait coupable Microsoft. Puisque des mises à jour seront distribuées aux souscripteurs de ces options, pourquoi ne pas en faire profiter l'ensemble du parc Windows 10 ?
Les auteurs de la pétition reprennent à leur compte le chiffre, largement repris dans les médias, selon lequel 400 millions de machines dans le monde seraient condamnées à une forme d'impasse, avec d'un côté le renouvellement forcé (et donc la mise au rebut) et de l'autre la perspective de continuer à fonctionner avec une sécurité dégradée faute de correctifs.
À l'appui de leur appel, les 22 premiers cosignataires joignent quelques chiffres censés donner la mesure de l'impact attendu, que ce soit sur le climat ou en termes financiers. « 400 millions d’ordinateurs remplacés, cela représente plus de 70 millions de tonnes de gaz à effet de serre, et l’équivalent du poids de près de 32 000 tours Eiffel de matières premières extraites », écrivent-ils.
L'option permettant de prolonger le support est quant à elle présentée comme une « taxe Windows » dont l'enveloppe pourrait représenter 10,4 milliards d'euros, si l'on compte que 400 millions de machines souscrivent la formule à 30 dollars (soit 26 euros environ) pour un an, et ramènent le chiffre à l'équivalent de 481 000 années de SMIC pour le rendre plus impressionnant. La réalité sera certainement plus nuancée, mais la réalité des cycles de renouvellement en entreprise fait que des millions de machines souscriront probablement le programme ESU (Extended Security Updates), générant de ce fait une manne de revenus pour Microsoft.
Imposer 15 ans de mises à jour par la loi ?
De façon plus concrète, la pétition livre quelques exemples chiffrés, mais anonymes, des conséquences financières attendues dans le secteur public. « HOP a par exemple reçu le témoignage d’un département d’1,3 million d’habitants, pour lequel le remplacement du matériel est estimé à 1,1 million d’euros, dont un surcoût imprévu de 550 000 €. Une entreprise de service public, qui compte payer les extensions de mise à jour pour ses 48 000 postes incompatibles, devra faire face pour la première année seulement à un coût d’environ 2,5 millions d’euros. », expliquent les signataires dans un dossier de presse (PDF).
Et les auteurs d'appeler à médiatiser un maximum le sujet : « Le cas Windows 10 illustre un modèle économique où les grands acteurs du numérique : Profitent de leur position dominante pour imposer de nouvelles rentes. Font peser le coût de leur stratégie sur les ménages, les services publics et l’environnement. Dissimulent derrière un discours technologique des impacts environnementaux ».
En réponse, les instigateurs de la démarche expliquent se réunir sous la coordination de HOP, et joindre leur voix à celle de la coalition européenne Right to repair pour demander la fin de ces pratiques d'obsolescence logicielle.
« Plus généralement, nous défendons l’encadrement légal des pratiques, afin d’assurer la mise à disposition gratuite et sans contrepartie des mises à jour logicielles pendant au moins 15 ans, ainsi que l’obligation d’information des utilisateur·ices sur le passage à un système d’exploitation libre. »
Le rappel est effectivement de circonstance : si la décision de Microsoft place les utilisateurs de Windows 10 face à une forme de mur, des alternatives existent, de Linux Mint à GLF OS en passant par tous les autres grands (ou moins grands) noms de la scène du logiciel libre. Reste à savoir si l'éditeur de Redmond finira par faire les frais de ce passage en force.
La pétition, qui comptait 330 signatures lundi soir avant sa médiatisation, réunissait quelque 4 300 noms mardi à 16h30.
Hop, l’UFC Que Choisir et 20 organisations s’insurgent contre la fin de Windows 10
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Paie, passe à la caisse ou tremble ?
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Imposer 15 ans de mises à jour par la loi ?
Commentaires (56)
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Abonnez-vousLe 16/09/2025 à 16h48
Modifié le 16/09/2025 à 21h55
Après je peux n'avoir pas eu de chance. Des rumeurs affirmaient que la désactivation de VBS n'était pas réelle, ce qui expliquerait la lenteur (jusqu'à -40% sur certains CPUs), mais je n'avais plus envie de tester.
Là je viens de paufiner un W10 LTSC et je compte y rester le temps de tester des alternatives plus convainquantes.
Le 17/09/2025 à 14h36
Le 17/09/2025 à 15h29
Le 17/09/2025 à 20h09
Le 18/09/2025 à 12h00
Modifié le 16/09/2025 à 17h05
Tu peux passer de 10 à 15 ans, ca ne changera rien, si t'as une DSI un peu lente qui à déjà mis 5-10 ans à déployer le 10, il n'iront pas plus vite pour le 11...
Qui plus est, c'est très bien d'informer a un passage sur du libre, pour les particuliers tout du moins, une fois de plus une DSI elle connait les tenants et aboutissants, mais même sur du libre, tu as des montées de versions, quand il faut passer d'une LTS à une autre... C'est pas plus compliqué, faut-il encore le programmer et le faire (et savoir le faire) !
Je suis pour passer de Windows 10 à une distrib linux si PC non compatible 11 ! Pour 80% des particuliers ca fait le taf ! Mais vous imaginez vraiment Microsoft balancer un message "fin de support blabla, passer sur Windows 11 ! Ou alors ou vous montre comment installer un autre OS que le notre qui fonctionne aussi bien et qui est gratuit !" ??
Le 16/09/2025 à 19h51
Les particuliers n'ont pas de DSI. Et la plupart des gens n'ont pas la connaissance pour changer leur OS.
Modifié le 16/09/2025 à 20h40
Cela dit, un particulier qui a une machine compatible, c'est plus compliqué de la repousser que de la faire la Maj tellement MS l'a poussé 😄
Le 17/09/2025 à 02h52
Le 16/09/2025 à 17h24
Sinon, c'est juste râler pour râler.
Le 16/09/2025 à 17h27
T'inquiètes pas qu'ils vont encore râler pour les suivants.
Le 17/09/2025 à 08h54
Non... parce que lorsque des gros logiciels "métier" ne sont pas compatibles linux, ben... tu restes sous Windows.
Par contre, se retrouver dans la situation "bloquante" d'un PC non compatible, mais fonctionnel, et donc exposé à des soucis de sécurité, c'est dommage. En cela, les failles de sécurité devraient être maintenues 15 ans, oui, histoire qu'on change le matériel parce qu'il est rincé et non pas parce qu'un éditeur de logiciel impose ses choix. A l'heure du DDRS, pousser au changement de matériel pour obsolescence logicielle devrait être interdit.
Le 17/09/2025 à 09h46
Tu serais pas un peu marseillais? (c'est l'expression, j'ai rien contre les marseillais)
Les millions de poste sous Windows 10 font toutes tourner des logiciels métier? Au feeling: dans le monde pro, je dirais que 90% de ces postes ne servent qu'à Outlook, Word et Excel et l'outil de gestion qui s'accède via une gui web. Sans compter que de toute façon, ces PC sont pour la majorité remplacer régulièrement pour des raisons légales d'amortissement (à ma grande joie de pouvoir racheter un HP élitebook pour une boucher de pain à Boulanger).
Et dans le monde des particuliers, pour 90%, ca ne sert qu'à lancer Chrome pour aller sur Facebook (et Next évidement)...
Pour le reste, tu peux faire le choix d'isoler les PC sous Windows 10 avec des failles de sécu (pour des PC de controle de machine outil par exemple). Et pour les derniers pourcent, bah t'upgrade ton matériel ou tu trouves une alternative.
Windows 10 a plus de 10 ans. C'est très long en terme de durée de vie logiciel. De plus, la fin de vie est annoncée depuis longtemps. Ces DSI ont fait le choix de ne rien faire et viennent pleurer ensuite.
Tu penses vraiment qu'au bout de 15 ans, le problème sera différent?
Quand à "pousser au changement de matériel", tu peux aussi changer d'OS.
Modifié le 17/09/2025 à 12h30
Même un secrétariat peut avoir des logiciels métier (pour gérer des planings par exemples, de la compta etc.). Je ne partage pas forcément l'avis que "seul office suffit", quel que soit le métier, de la compta, au secrétariat, aux commerciaux, à la R&D etc , bien au contraire. Dans certains cas, on peut gérer avec des outils gratuits, mais c'est pas toujours le cas.
Le bon coté des applications "cloud", c'est quelles ne nécessitent qu'un navigateur... et là, potentiellement, changer d'OS ne pose pas trop de soucis.
Quant à dire que les DSI ont "fait le choix de ne rien faire", c'est pas tout à fait vrai non plus. Déjà parce qu'il y a des tests en cours depuis un moment, et c'est facile de dire "on upgrade", mais je prends par hasard le PC qui pilote un MEB (microscope à balayage), tant que le fournisseur ne valide pas le fonctionnement sous 11, personne ne lui fera changer de version d'OS. C'est pareil pour nos équipements expérimentaux (ou usinage) pilotés par PC, pareil pour des postes de simulation, et pareil pour les outils de gestion client. Pour tout un tas de bonnes raisons, il y a une très grosse partie du parc qui
- soit on ne peut pas quitter Windows, mais le matériel n'est pas compatible W11
- soit le matériel est potentiellement compatible W11, mais on est dépendant d'un acteur tiers (fournisseur de l'environnement logiciel de pilotage)
Pour la DDRS de notre employeur, les machines doivent tenir 10 ans : il y en a un paquet qui ne passent pas à 11... mais qui n'ont pas cet age.
Donc oui, pousser à 15 ans le support sécurité, ce serait une très bonne chose.
NB: sur 4000-5000 postes au boulot, seul 1/3 passe à 11 officiellement, pour un parc 70-80% windows. Ca fait bcp de postes incompatibles pour une obsolescence purement logicielle.
Le 17/09/2025 à 13h04
Je parle ici que de l'OS.
Ensuite, parce que ton employeur a décidé que les machines devaient tenir 15 ans, alors Microsoft doit s'aligner? Ca me parait bien naïf.
Et pour les machines achetées en 2024, tu fais comment? Tu obliges Microsoft a les tenir jusqu'en 2039?
Je peux dire sans me tromper que sur tes 4000-5000 machines, la grande majorité ne sont pas des machines outils.
Et une machine outil qui est prévu pour fonctionner 50 ans, tu sais dès l'achat que l'OS sera obsolète rapidement. Donc 10 ou 15 ans, ça ne change rien, ce sont des machines qu'il faut isoler dès le départ.
Quant au support logiciel, c'est à toi de t'assurer que ce que tu achètes a la pérennité requise. Si tu sais que tu dois tenir 15 ans, alors pourquoi acheter un logiciel dont la pérennité n'est pas garantie 15 ans?
Ce que je veux dire globalement, c'est qu'utiliser Windows 10, avec la stack 365 qui fait tout pour 10 balles par mois par user, c'est donné. Quand Trump dit que les US font des cadeaux au monde entier avec leurs technologies, je suis malheureusement d'accord avec lui.
Une DSI qui décide de prendre le chemin de la facilité en n'assumant plus son IT et en perdant toutes ses compétences internes, c'est évident qu'un jour ca se paye.
Toutes les grosses boites en parlent et font des rapports bidons sur le "cout de sortie du cloud" volontairement faux pour se conforter dans l'idée que "oui, on sort quand on veut, et pour pas cher", alors que la vérité, c'est qu'une fois migré chez AWS/Azure/GCP, c'est quasi impossible d'en sortir rapidement et sans vendre un poumon.
Cette histoire de Windows 10 est un avertissement, qui servira de PQ pour les DSI et qui continueront de faire l'autruche.
Le 17/09/2025 à 14h14
Augmenter la durée d'amortissement, c'est bon pour vos impôts et pour le DDRS.
Le 17/09/2025 à 14h55
Et justement, qu'on sorte une bonne fois pour toute de Microsoft dans la fonction publique et qu'on arrête de faire des choix par flemme.
Ca ne me dérange pas de financer le sevrage.
Modifié le 17/09/2025 à 16h01
Donc pas vraiment de "sevrage" possible, puisque la plupart du temps, linux est impossible à envisager. La compatibilité avec les outils de bureautique, c'est limite le cadet de nos soucis.
D'ailleurs, Office 365 n'étant pas compatible avec les zones d'accès restreint (à cause de son drive), on n'a pas le droit de s'en servir officiellement, pour dire à quel point le soucis ne porte pas sur la bureautique.
Le 17/09/2025 à 13h23
Le 17/09/2025 à 14h40
Le 17/09/2025 à 15h43
Le 18/09/2025 à 12h01
Le 17/09/2025 à 16h50
Quand ces Windows sont dan s des enclaves c'est pas hyper grave mais lorsqu'ils sont un tant soit peu dans un LAN... ( exemple dans des parcs de machine de seconde main...)
Bref, baser un équipement industriel sur un OS qu'on maitrise pas, j'avoue que je pige même pas le concept
Le 17/09/2025 à 16h04
Le 17/09/2025 à 20h12
Modifié le 17/09/2025 à 09h42
Linux est connu pour faire exploser les tickets dans les DSI car les gens sont perdus ou trop limités.
Faudrait augmenter considérablement les effectifs des DSI pour gérer du Linux ce qui reviendrait plus cher que d'acheter de nouveaux PC entre les salaires et la perte de productivité. Sans compter qu'un expert Windows n'est pas forcément aussi un expert Linux.
Ils resteront donc sous Windows pour limiter les problèmes.
Le 17/09/2025 à 12h31
Le 17/09/2025 à 12h46
Tout a un coût.
C'est comme les boites qui ont décidé que la HA de leur business dépendrait exclusivement de VMWare HA (je sais plus comment la feature s'appelle). Ils ont fait le choix de faire des économie d'architecture pendant des années en se reposant (et économisant) sur un tier. Bah quand se tier décide de multiplier les prix par 10, j'espère que la DSI l'avait planifié, sinon c'est de l'incompétence et donc de leur faute. C'est tellement évident.
Quand tu décides toi même de te mettre des menottes, il faut pas venir se plaindre ensuite de ne plus pouvoir se gratter le trou de balle.
Le 17/09/2025 à 15h58
Le 17/09/2025 à 16h31
Et des équipements à, je te cite, "plusieurs centaines de k€", et ça chouine pour changer le pauvre PC à 1000€ qui pilote l'équipement?
Personne ne se remet en question, c'est toujours la faute des autres.
Modifié le 17/09/2025 à 16h59
Le 18/09/2025 à 12h02
Le 16/09/2025 à 17h25
Il me semble que la date de fin de support était connue de très longue date, donc le département qui se plaint de ses 2 millions non budgétisés, c'est surtout qu'il a mal géré son parc informatique.
Ce qui est bizarre, c'est le fait de donner ces mises à jour gratuitement à certains utilisateurs (OneDrive) et pas à d'autres, sur ce point HOP à raison de s'indigner.
Et ce qui est définitivement problématique, c'est le test de compatibilité qui laisse des tonnes de machines pas si vieilles que ça au placard.
Certaines machines rejetées restent probablement plus puissantes que des mini-PC neufs avec une puce Intel N150.
Pour de très nombreux usages, il y a très peu d'intérêt à renouveler maintenant un PC qui fait encore l'affaire aujourd'hui même.
Le 16/09/2025 à 17h45
Le 17/09/2025 à 07h50
Le 17/09/2025 à 12h34
Le 16/09/2025 à 18h07
Ca devient de pire en pire : un compte google/apple, twitter, whatsapps est de plus en plus obligatoire. L'internet est en train de se fermer à vitesse grand V.
Le 17/09/2025 à 02h26
Le 17/09/2025 à 10h45
La communication étatique ou de services publics passe également beaucoup exclusivement sur twitter. Et pour être au courant des communications/alertes/etc en temps réel, il faut "suivre" les comptes, donc compte twitter obligatoire.
Les groupes whatsapps, pas la peine de te faire un dessin, les gens ne voient que cela. Et dernièrement, whatsapps s'est tournée vers les entreprises qui se mettent à faire leur communication dessus.
Le 16/09/2025 à 19h26
Cet état de fait, est malheureusement très courant dans le domaine, notamment dans la téléphonie mobile / tablette. On peut citer aussi Apple, qui arrête les mises à jour de certains mac, ipad, iphone, etc, les rendant inutilisables en pratique car sans possibilité d'installer quoi que ce soit de plus dessus (Apple Store verrouillé).
Microsoft, bien que la démarche soit condamnable dans la cadre de la migration Win10 => Win11, pourrait effectivement faire certains effort sur quelques aspects (par exemple, faire sauter les verrous et autoriser l'installation de Win11 sur des PC non compatible mais pourtant compatible quand il s'agit d'une migration depuis Windows 10).
A noter également que Microsoft a plutôt été bon élève sur le sujet : les prérequis non pas évolués depuis 2 décennies, et les migrations ont été rendu gratuite depuis la publication de Windows 7.
Qu'on ne se méprenne pas : je suis totalement pour renforcer la législation et que l'on arrête de jeter des produits fonctionnels juste parce qu'on ne peut plus les mettre à jour. Il devrait y avoir soit des obligations sur la durée (sur des durées plutôt longue), soit une obligation "d'ouverture" (sans forcément devenir open-source) permettant à d'autres de prendre le relai.
Là, on a juste l'impression que les organisations attendaient la fin de Windows 10 pour agir, alors que cela fait des années que le problème existe.
Le 16/09/2025 à 21h13
Je pense cependant qu'il faut distinguer les marchés. Un PC ce n'est pas un téléphone. En terme de durée de vie le premier tient facilement 10 ans dorénavant en dehors des usages gourmands, pour le second c'est plutôt une fourchette de 2-5 ans. Le premier est plus ouvert avec des composants standards et faciles à remplacer contrairement au second. Du coup les mettre sur le même plan ne me paraît pas pertinent, un PC doit être maintenu plus longtemps.
Ensuite, personnellement il y a plusieurs choses qui m'embêtent avec la stratégie de Microsoft. Déjà les restrictions pour utiliser Windows 11. La liste des processeurs a été établie de manière opaque sans critères objectifs apparents. Des PC qui sont largement assez puissants et qui répondent à tous les critères peuvent se voir refuser de passer à WIndows 11 pour une question de liste arbitraire. C'est un problème. D'ailleurs payer pour migrer à Windows 11 me pose moins de soucis que de payer le prix fort pour gratter 1-3 ans de support de Windows 10 sur des PC grands publics.
On peut parler aussi de l'obligation du TPM 2.0, manifestement certains utilisent Windows 11 sans broncher sans ce composant. Pourquoi l'imposer s'il n'est pas exploité pleinement de base ? Cela réduit là encore la compatibilité de manière arbitraire.
Enfin, Microsoft souhaitait être une entreprise vertueuse d'un point de vue environnemental, la moindre des choses c'est de faire des efforts en ce sens. Ils ont une très bonne rentabilité (ils seraient au bord de la faillite je pourrais comprendre), beaucoup d'ingénieurs qualifiés, manifestement des IA capables de grand remplacer tout le monde mais pas de maintenir Windows 10 pour pas cher, etc. Pourquoi mettre autant de bâtons dans les roues pour passer à Windows 11 et ne pas accorder à Windows 10 un support un peu plus long alors que pendant longtemps Windows 10 devait être le dernier Windows ? Car finalement les gens ne connaissent la date de fin de support de Windows 10 et les critères pour avoir Windows 11 depuis seulement 5 ans. Perso la plupart de mes PCs sont plus anciens que ça.
Ils ont largement les moyens de faire mieux, ce n'est pas très responsable de considérer qu'on peut se contenter de ce qu'ils proposent actuellement sans plus de justifications.
Le 16/09/2025 à 22h29
Le 17/09/2025 à 14h42
Ce ne me gênerait pas du tout en tant que particulier, car j'ai l'habitude de faire durer mes ordis jusq'à ce que mort s'ensuive, et parce que je trouve qu'en utilisation quotidienne, un bon ordi de 10ans est encore un bon ordi.
Le 17/09/2025 à 09h28
Modifié le 17/09/2025 à 09h35
Bien qu'il n'y ait peu de chance que ça change quelque chose à cette échelle.
Edit : C'est revenu !
Le 17/09/2025 à 09h36
Le 17/09/2025 à 09h59
Le 17/09/2025 à 10h08
Maintenir un SE, c'est forcément coûteux et peut-être contreproductif. 10 ans de maintient de mise à jour c'est classique.
Premier hic, certaines machines ont été vendues en jusqu'en 2020 avec des processeurs non compatibles... Imaginez ceux se retrouvant dans l'obligation de changer après 5 ans... Un particulier a d'ailleurs du mal à comprendre pourquoi il doit changer son PC contre un PC neuf tournant à la même fréquence !
Autre hic : dans un monde idéal en entreprise, 5 ans est un roulement correct de changement de poste. Quid du réemploi / recyclage / pollution ?
J'ai vu une institution publique distribuer des PC (sortis de leur circuit) dans les écoles / collèges... Ils subissent de plein fouet cette obsolescence...
Sur un ménage réalisé cet été entre le collège, les écoles élémentaires et maternelles de la ville, j'ai plus de 200 PC qui attendent d'être recyclés (j'ai pu réintégrer 50 PC dans les écoles). Quand on voit ça, on se dit qu'on a un problème quand même.
Ce n'est pas forcément un problème de non anticipation, de mauvaise gestion... Alors qu'on nous bassine sur l'écologie, la planète... que nos mentalités changent (commerce de réemploi, reconditionnement), est-qu'une action pourrait être utile ? (faites un parallèle avec le marché des véhicules d'occasions).
On se dit qu'il serait peut être bon d'éviter tout ce gâchis ! Mais personne n'a la clé.
Sans compter les problèmes liés à ces périodes d'austérité, où on a beau forcer et tenter d'expliquer qu'il faut faire des choses, les projets de renouvellement rejetés. Donc non, ce n'est pas que la DSI est lente, il faut bricoler.
Solutions alternatives ? Compliqué : applications métiers, habitudes des utilisateurs (j'ai vu des collectivités imposer le libre il y a 10 ans et revenir en arrière), etc.
J'ai distribué des PC de test sous Linux dans les écoles pour les habituer, échec cuisant.
(ce ne sont que des faits. Une politique du "on change, c'est comme ça" est possible).
Pour ma part, j'ai encore une 30aine de PC sous W10 et on m'a supprimé le budget demandé pour changer 15 postes cette année. J'ai déjà eu beaucoup de mal à faire changer Vmware en HyperV, et j'ai toujours un serveur Exchange en interne (changement rejeté par les élus cette année, j'y travaille encore).
Le 17/09/2025 à 11h33
Le 17/09/2025 à 12h20
Le 17/09/2025 à 12h31
Le 23/09/2025 à 07h17
Le 24/09/2025 à 16h29
Modifié le 17/09/2025 à 15h47
Modifié le 23/09/2025 à 07h35
Windows 11 est vraiment une première avec ses prérequis à la con, avec blocage si pas remplis, et pour des raisons totalement inconnues. C'est ça le problème principal de cette fin du support du 10. Je pense que beaucoup de monde a surtout pensé que ces prérequis incompréhensibles finiraient par sauter sous la pression de l'approche de la fin du support du 10 mais visiblement Microsoft est têtu et les gens se retrouvent coincés.
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