La Fondation des Femmes met Meta en demeure de diffuser sa campagne « Inarrêtables »
Le 16 mars à 12h33
2 min
Réseaux sociaux
Sociaux
Après la décision « unilatérale » de Meta d’interdire toute publicité « politique, électorale et sur les sujets sociaux », la Fondation des Femmes en vient cette fois-ci au recours juridique.
Autour de la journée internationale des droits des femmes, le 8 mars, l’ONG prévoyait de diffuser sur ses différents canaux de communication, dont les réseaux sociaux de Meta, une vidéo liée à sa campagne « Inarrêtables ».
En application de son interprétation du règlement européen sur la transparence et le ciblage de la publicité à caractère politique (TTPA), plus extensive que celle adoptée par les autres réseaux sociaux, Meta a refusé la diffusion de la vidéo (dont diverses versions sont visibles sur le site de l’ONG ou son compte TikTok).
Ce 12 mars, la Fondation des Femmes indiquait donc mettre Meta en demeure de publier le clip en question, qui vise principalement à rappeler les activités que finance la fondation (défense du droit à l’avortement, écoute spécialisée et hébergement pour les femmes victimes de violences) et d’appeler aux dons.
L’épisode n’est qu’un nouveau symptôme d’une dynamique relevée par plusieurs ONG dès le mois de novembre et décembre 2025. Alors que le TTPA venait d’entrer en vigueur, l’Unicef relevait un taux inhabituellement élevé de rejet de ses publicités, de même que SOS Méditerranée.
Sur les questions relatives aux droits reproductifs et aux droits des femmes, la Fondation des Femmes décrivait une nouvelle étape dans une logique d’invisibilisation de long terme – auprès de Next, sa directrice de l’engagement Lise Gallard expliquait notamment que les indicateurs des pages Instagram (181 000 abonnés) et Facebook (84 000 abonnés) de l’ONG traduisaient une sous-performance chronique par rapport à d’autres profils aux audiences similaires.
La lecture que Meta a adoptée du TTPA s’inscrit dans un double contexte de lobbying pour une réduction des régulations imposées par l’Union européenne aux plateformes numériques et de modification des règles de modération des services de l’entreprise depuis le retour de Donald Trump au pouvoir.
Le 16 mars à 12h33
Commentaires (31)
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Abonnez-vousModifié le 16 mars à 13h05
Je me demande devant quelle juridiction, la fondation va ensuite attaquer Meta.
Édit : a priori une juridiction civile irlandaise puisqu'il s'agit dune fondation et pas d'un individu qui va porter plainte.
Le 16 mars à 12h54
Le 16 mars à 12h57
Je partage le fait que le comportement de Méta démontre qu’ils ne sont pas neutres, mais est-ce que leur notoriété leur impose juridiquement (et pas seulement sur le plan moral) certaines obligations dans la promotion sur certains sujets (vraie question) ?
Modifié le 16 mars à 18h34
Oui, une entreprise privée doit avoir un "libre-arbitre".
Non, une entreprise privée qui a un contrôle aussi large sur la vie des gens ne peut pas ne pas être régulée et se voir autorisée à faire de l'arbitraire.
Le 16 mars à 22h40
Monopole = un acteur unique.
Le 17 mars à 10h47
Wikipédia : Mais oui, parler de position dominante est plus correct
Le 17 mars à 11h31
Le 18 mars à 20h54
Le 18 mars à 21h52
Le 19 mars à 00h56
Merci pour cette leçon de nuance.
Quant aux relents d'antisémitismes des blagues sur les noms juifs et leur prononciation, c'est un doux rappel des blagues du père Le Pen comme son Durafour crématoire. Qu'il est fin ce Mélenchon ! Il rappelle à ceux qui sont trop jeunes aujourd'hui pour l'avoir connu comme on savait s'amuser en 1988.
Le 19 mars à 11h29
Parce que JLM est un con, il faut discréditer toute la gauche ?
C'est cette position de privilégiés couards ("il y a trop de violence/de polarisation" en renvoyant dos à dos des partis violents dans leur nature et leur but et ceux qui luttent contre) qui permet la montée de l'ED.
Mais très bien, continuez à pinailler sur des termes en prenant les définitions les plus restrictives qui vous arrangent, ça devrait certainement vous sauver des néonazis.
Le 19 mars à 12h27
Toute la gauche, non, mais tout LFI dont il est le chef incontesté, oui, ainsi que les officines même dissoutes sur lesquelles il s'appuie et dont il a dit du bien. Mais tu te trompes en disant qu'il est con. C'est délibéré et réfléchi ses provocations et on a pu voir dès le premier tour des municipales qu'elles ont porté leurs fruits auprès des populations qu'il voulait atteindre. Ce mec est dangereux parce qu'il est prêt à tout pour atteindre son but par les urnes ou autrement.
Quant au "couards", les injures sont un signe de faiblesse et indigne des commentaires de Next.
Le 23 mars à 16h54
Et bat bien en brèche toute la désinformation faite par l'extrême droite à ce sujet qui a mené à ce que l'assemblée nationale fasse hommage à un néonazi. (pour Aramburu, on peut courir par contre).
C'est pas une insulte mais un qualificatif. Être aveugle au danger de l'extrême droite au point d'en reprendre les discours au motif de rationalité (hum hum), c'est se trouver des excuses pour ne rien faire et ne rien dire contre la montée de l'extrême droite, voire de faciliter la banalisation des ses discours. C'est de la couardise.
Le 17 mars à 00h23
Le 16 mars à 13h01
Je n'utilise pas Facebook, et je n'ai aucun intérêt pour Meta et la plupart de ces produits. Et je ne suis pas juriste, mon commentaire est juste une réflexion de prime abord sans intention de polémiquer ou d'interferer avec les convictions personnels de chacun.
Et personnellement, la lutte contre l'obscurentisme provenant de nos "amis" d'outre Atlantique a toute ma sympathie.
Nonobstant, cela, je vais me faire un peu l'avocat du diable, mais pour le coup, Meta étant une société privée, s'il ne veut pas publier une campagne publicitaire, il est dans son droit, non ? Il utilise une interprétation d'un réglement Européen, mais sans cela, il peut très bien refuser sans apporter de raison.
Est-ce que le refus de "vente" (vente d'espace publicitaire, j'entends), pourrait être utiliser dans ce contexte ?
C'est abject oui, mais illégale. Je ne pense pas.
Le 16 mars à 13h27
Même si l'action est déboutée ça permettra de mettre en lumière cette ONG.
Si Meta accepte de passer les clip, c'est gagné,
Si Meta n'accepte pas , la com' suivante est sans doute déjà prête.
J'aime bien la cause, j'aime moins la méthode: Si l'ONG gagne, pourquoi Némésis ne pourrait pas s'appuyer sur cette victoire pour elle aussi forcer Meta (ou une autre entreprise privée) à passer ses propres clip...?
Le 16 mars à 14h18
Le 16 mars à 15h16
Par contre il y a moyen de pousser des messages nauséabond et pour autant légaux.
Le 16 mars à 16h03
Le 16 mars à 14h24
Le 16 mars à 15h20
C'est un peu "de grands pouvoirs implique de grandes responsabilités".
Le 16 mars à 16h56
Le 16 mars à 17h21
Modifié le 16 mars à 19h03
J'abonde dans ton sens : Mêta contrôle une gigantesque partie des médias sociaux (c'est un monopole) et sont donc soumis à des règles de neutralité contraignantes. Ils sont censés être restreints dans les choix de modération, par le DSA, et ne peuvent modérer presque que les contenus illégaux.
Oui, une entreprise privée doit avoir un "libre-arbitre".
Non, une entreprise privée qui a un contrôle aussi large sur la vie des gens ne peut pas ne pas être régulée et se voir autorisée à faire de l'arbitraire.
Modifié le 17 mars à 02h53
TikTok, Snapchat, X, ...
Le 16 mars à 13h21
(Méta ayant été à multiples reprises condamné j'emploie le terme approprié : voyous)
Le 17 mars à 08h25
Le 18 mars à 20h53
Le 19 mars à 09h06
La "simplification" du RGPD est faite pour les satisfaire.
Et on dirait bien que les institutions européennes sont en train de devenir leur succursale de Meta :
https://www.brusselstimes.com/1992574/ex-meta-lobbyist-put-in-charge-of-eus-digital-rules-tech-oligarchy-writing-its-own-rulebook
Le 19 mars à 11h38
Le 17 mars à 15h24
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