La Californie taxera-t-elle ses milliardaires (de la tech) ?
Taxer les riches ?
Illustration : Flock
Le 01 juillet à 15h32
En novembre, la population californienne devra voter sur un projet de taxation de ses milliardaires. Retour sur les enjeux.
La Californie taxera-t-elle ses milliardaires (de la tech) ?
Taxer les riches ?
Illustration : Flock
En novembre, la population californienne devra voter sur un projet de taxation de ses milliardaires. Retour sur les enjeux.
Droit
Droit
5 min
La Californie adoptera-t-elle une taxe sur le patrimoine des milliardaires ? Portée par le syndicat du personnel de santé, le Service Employees International Union-United Healthcare Workers West (SEIU-UHW), la proposition prévoit de prélever 5 % d’impôt sur le patrimoine de tous les résidents de l’État au 1er janvier 2026 détenteurs de plus d’un milliard de dollars de patrimoine.
Quand bien même ce projet ne concerne que cet État précis, l’idée, elle, est devenue un sujet de débat à l’échelle nationale, en amont des élections de mi-mandat prévues en novembre aux États-Unis.
Alors qu’elle a largement dépassé le nombre de signatures nécessaires pour être soumise au vote de la population californienne, et serait selon certains sondages soutenue par 54 % de la population locale, elle rencontre une opposition croissante des principaux concernés. L’industrie de la tech et celle des cryptoactifs emploient désormais une partie de leur fortune à allumer des contre-feux.
Une taxe ponctuelle après la baisse des dépenses de santé
Tel qu’il est dessiné, le projet est pour le moment temporaire. Si elle est acceptée, la loi californienne sur l’imposition des milliardaires prélèverait donc 5 % de la fortune des milliardaires locaux. Le but : financer les programmes de santé, d’éducation et d’aide alimentaire de l’État, singulièrement éprouvé par la « belle loi unique » (« One Big Beautiful Bill Act ») de Donald Trump. Adopté le 5 juillet 2025, ce texte a notamment réduit les dépenses fédérales en matière de santé.
Auprès du Guardian, la directrice du SEIU-UHW indique que le projet de taxation des plus riches était une réponse directe à cette évolution législative, et qu’il visait à rétablir un déséquilibre existant selon lequel les « travailleurs normaux paient un taux effectif d’impôt plus élevé que les états-uniens les plus riches ». Au total, la Californie comptait au 1ᵉʳ janvier environ 200 foyers à la fortune supérieure au milliard de dollars.
Un an plus tôt, la joint venture Silicon Valley constatait que le seul berceau de l’industrie technologique, la Silicon Valley, comptait de son côté neuf milliardaires détenant 15 fois plus de liquidités que la moitié de la population de la zone. Parmi eux : Mark Zuckerberg, fondateur de Meta, Larry Page et Sergey Brin, fondateurs de Google, Jan Koum, cofondateur de WhatsApp, Jensen Huang, patron de NVIDIA, ou Laurene Powell Jobs, philanthrope et veuve du fondateur d’Apple. Le think tank qualifiait la situation de propice à « l’instabilité » et « la révolte ». Depuis, l’essentiel des acteurs de la tech a encore accru sa fortune à la faveur de l’expansion de l’industrie de l’intelligence artificielle.
Si la taxe était appliquée, elle pourrait rapporter 100 milliards de dollars, calculent ses promoteurs.
Sergey Brin et Chris Larsen vent debout
Pour la directrice du SEIU-UHW, « demander à ceux qui ont le plus profité de l’économie de contribuer plus – en particulier à stabiliser le système de santé, qui est menacé – en est une étape raisonnable ». Les grandes fortunes locales, elles, ne l’entendent pas de cette oreille.
Depuis le début des travaux pour collecter du soutien à la mesure, nombre d’entre eux ont reproduit le schéma éprouvé lors de la campagne présidentielle précédente, en versant des millions de dollars à des comités d’action politique (PAC).
Principaux financeurs de cette opposition, Sergey Brin a versé au moins 82 millions de dollars dans des travaux d’opposition à cette taxe, et le crypto-milliardaire Chris Larsen, au moins 13,2 millions de dollars. Derrière eux, le cofondateur de Palantir Peter Thiel, l’ex PDG de Google Eric Schmidt, le PDG de Doordash TonyXu, celui de Stripe Patrick Collision et plusieurs capitaux-risques ont aussi mis la main à la poche, liste le Guardian.
En quelques semaines, cela leur a permis de faire émerger deux contre-propositions de loi qui seront, elles aussi, soumises au vote en novembre. Avec le risque de confondre les électeurs lorsqu’ils seront face aux trois propositions de texte.
La forme de la réforme contestée plus largement
En dehors de ces magnats qui luttent pour préserver leur propre fortune, plusieurs organisations s’opposent aussi à la proposition de taxation du SEIU-UHW. L’association des enseignants californiens, des groupes de l’industrie de la construction, et d’autres du domaine de la santé, dont l’affiliation californienne du planning familial, critiquent la manière dont elle est écrite. Ils regrettent, notamment, que la proposition d’imposition ne permette aucun financement de long terme : si la loi passe, la taxe ne serait prélevée qu’une fois, à raison d’1% par an sur cinq ans.
Le gouverneur de Californie, Gavin Newsom, est lui aussi au nombre des opposants. Il affirme que cette nouvelle imposition fera fuir les milliardaires de Californie. L’argument est fréquent, lorsque les questions d’imposition des hautes fortunes occupent le débat public. En France, où il est cité autour des projets de taxe sur les ultra-riches, dite taxe Zucman, les faits tendent pourtant à l’infirmer. De même, en Suède, qui a appliqué un impôt sur la fortune pendant près d’un siècle avant de le supprimer en 2007, l’évolution de ces taxations n’a eu qu’un effet infime sur la migration des plus riches.
Deux Français ont d’ailleurs participé à l’élaboration de la proposition du SEIU-UHW : les économistes Gabriel Zucman et Emmanuel Saez, spécialistes des questions de taxation des hauts patrimoines.
Commentaires (38)
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Abonnez-vousLe 1er juillet à 16h05
Mais symboliquement, et même philosophiquement, de telles accumulations de richesses ne devraient pas exister. A aucun moment un individu, ou un groupe d'individu, n'a besoin d'accéder à une telle richesse.
Cette richesse elle doit être distribuée. Elle doit circuler.
Je n'ai aucun mal à ce que certaines personnes soient millionnaires.
On a tout à fait le droit de réussir, de se construire un patrimoine (malgré les inégalités que cela cause ensuite et qu'il faut régler bien sûr).
Jusqu'à un certain point.
Le cerveau humain est incapable de percevoir ce que représente un milliard. Le gap qu'il peut y avoir entre un millionnaire et un milliardaire. Les chiffres sont tellement stratosphériques...
Et là on parle d'individus ayant des dizaine, voire dépassant la centaine de milliards.
Alors certains rétorqueront, à juste titre, que leur fortune est majoritairement liée à la cotation de leur(s) entreprise(s).
Oui mais... ce n'est pas que ça et ça ne justifie en rien qu'il ne faille rien faire. Surtout quand ce patrimoine, même si volatile, engendre des effets délétères à tous les niveaux (sociaux, environnementaux, etc).
Modifié le 1er juillet à 16h43
J'avais pensé à ce genre d'idées aussi plus jeune, mais face à cet écueil j'ai estimé que c'était infaisable.
C'est la partie « construire un patrimoine » ou la partie « droit de réussir » qui est concerné par le « certain point » ? Car en lisant cette phrase ma tête m'a sorti le mot « équité ». Je me demande si tu ne fais pas la confusion.
Car en quoi cela cause des inégalités d'avoir par exemple un patrimoine de 100 millions si à côté le détenteur semble être décent (paie ses employés s'il en a, etc.) ?
Le 1er juillet à 17h12
On parle bien de revenus dépassant des sommes collossalles et que c'est donc la tranche au-delà qui sera imposée. Donc nul besoin de vendre des titres pour payer ses impôts. C'est juste les revenus indécents qui seront taxés (et par là même on peut même imaginer que ça génère un frein aux revenus débiles du CAC40 puisque de toute façon au-delà d'un seuil le dirigeant ne touche plus rien).
Par contre la réelle question de société, c'est pour la taxation du capital. Quand des économistes renommés et pas violents pour 2 sous comme Piketty parlent d'une taxation du capital pour les Centimillionnaires et Milliardaires ça devrait pas générer d'émois. C'est la juste et nécessaire source de revenus pour faire tourner le pays.
Rappelons que la taxe "zucman" qui a fait hurler les idiots sur les plateaux télé n'était que sur 2% du capital alors que, par construction, la rente sur le capital est stable depuis 500 ans (depuis qu'on a des données économiques pas trop dégueu) et proche de 5% coûts d'entretiens et d'investissement déduits. Donc on freine juste un peu l'enrichissement des ultra-riche.
cf pour celleux que ça intéresse, les excellentes conférences de y a qques semaines du World Inequality Forum
Le 1er juillet à 19h13
Et puis feu l'ISF incluait les actions, un impôt que JLM disait vouloir rétablir
Modifié le 1er juillet à 21h57
(note que si c'est réellement patrimoine alors ça revient à ce que je disait ci-dessous sur la taxe légitime sur les patrimoines et donc oui c'est bien aussi.) mais si c'est ça, je m'excuse platement de m'être fourvoyé sur la compréhension du truc.
Le 1er juillet à 22h31
En gras.
Le 2 juillet à 00h08
Par contre je crois bien que la mesure en question auquel le posteur originel fait référence (mesure électorale du Front de Gauche, jamais appliquée) c'était bien 100% d'impots à partir d'un seuil de revenu (i.e. la dernière tranche) et non pas liée au patrimoine. (j'ai déterré cet article d'époque mais ça doit être vérifiable)
Modifié le 2 juillet à 13h07
Mais je suis encore plus radical que ça : j'inclus en fait les revenus ET le patrimoine.
Ensuite, on peut me ressortir tout les poncifs habituels contre de telles mesures. Mais c'est certainement l'un des points sur lequel je ne suis pas prêt de changer d'avis. Encore plus quand on constate l'accumulation de la dernière décennie, les impacts que cela a (et qui sont documentés), les enjeux sociaux-économiques et même politiques, etc.
Je trouve cela malheureux de penser encore la réussite à l'accumulation de capital. Que grimper dans l'échelle sociale se résume seulement à cela. Alors que l'on amplement se contenter d'être millionnaire, ce qui nous met déjà largement nous et nos proches hors du besoin.
Il n'y a qu'une chose que j'entends : c'est que malheureusement de telles mesures devraient être prise à l'échelle mondiale. Hors nous comme dans un monde au capitaliste, voire qui vire au néo-féodalisme...
Modifié le 2 juillet à 15h03
Le 5 juillet à 10h43
Dans ta vie, si tu te fais, disons, 30000e par an pendant une carrière de 45 ans, ça te fait 1 350 000 euros de revenus, sans compter les années de retraite.
Par contre, avec un tel revenu, il te faut être 2 revenus comme ceci pour vivre correctement en étant propriétaire et en ayant une progéniture. Sinon, c'est un poil complexe de faire vivre une famille avec un tel revenu.
Mais si tu es au SMIC toute ta vie, là, tu ne seras pas millionnaire de ta vie.
Pour moi, c'est quand tu es multi-millionaire (même 2 millions), que tu es à l'abri du besoin. Surtout si tu l'es en début de vie.
Le 5 juillet à 12h50
Tu n'es pas millionaire si tu as gagné en 45 ans 1350000 € parce que tu en as dépensé l'essentiel tous les mois.
Tu es millionnaire quand tu économises et places une partie de tes revenus grace à la magie des intérêts composés.
Exemple en reprenant ton objectif et ta durée :
en épargnant 356 € par mois avec un rendement de 7 % par an (facile à atteindre avec un ETF monde), tu obtiens bien le 1 350 000 € en 45 ans. Et tu n'auras versé que 192 240 €.
Le 5 juillet à 23h30
Modifié le 1er juillet à 18h35
Si cette somme était distribuée plus équitablement, beaucoup plus de gens vivraient une vie moins difficile.
L'accès au logement est selon moi l'une des métriques les plus cruciale : une majorité de gens n'arrive pas à être propriétaire d'un logement, alors que de l'autre coté une poignée de personnes (genre ceux qui possèdent 100 millions de patrimoine) peuvent avoir autant de résidences secondaires, tertiaires, etc., avec piscine, clim, etc. Mais plus généralement ils vont acheter juste pour louer derrière. Ce faisant, ils font exploser les prix de l'immobilier et participent directement à la précarisation de la majorité.
Autour de chez moi, les propriétaires de maisons ont du mal à vendre au prix du marché, parce que les locaux n'ont tout simplement pas assez d'argent. Du coup, la plupart des ventes se font à des riches parisiens, qui veulent avoir un pied-à-terre en province, ou pour la refiler à leur enfants. Mais la grande majorité des baraques pourrissent sur place, faute d'acheteurs. Pendant ce temps, la majorité des locaux s'entasse dans des apparts minuscules, mal isolés du froid comme de la chaleur, et y dépensent la moitié de leur salaire ...
Le 1er juillet à 19h05
Le 1er juillet à 21h08
Certes si je vendais tout, j'aurai largement de quoi vivre, mais... Je vais exposer ma vision (très réductrice) du genre humain : c'est un amas de matière organique qui cherche constamment à se droguer à ces hormones du bonheur que sont la dopamine, sérotonine, etc. Certains passeront par leurs hobbys, ou la drogue, ou le travail, etc. Ce n'est pas pour rien qu'un Georges Soros par exemple a officié jusqu'à ses 92 ans. Pour certains l'accumulation du capital et le pouvoir qu'il donne est ce qui les font triper.
Nous avons appris à nous droguer autrement, c'est pourquoi nous nous arrêterions bien avant même d'atteindre cette somme. Ce que nous définissons comme rationnel ici est en fait une projection de notre propre fonctionnement.
La masse monétaire en circulation n'est pas finie, donc je ne vois vraiment pas où est le souci.
Après j'aurai dû être plus clair : payer convenablement ses employés s'il en a.
Car oui s'il les paie juste le minimum légal c'est criticable et avec raison. Je ne suis pas pour une limite, mais je suis pour la redistribution tant que c'est raisonnable.
Le 2 juillet à 10h49
Même les espèces animales sociales (qui n'ont pourtant pas le degré de conscience de soi et d'abstraction de l'être humain) ont aussi des règles similaires parce que ça permet un meilleur fonctionnement du groupe et donc de meilleures chances de survie de l'espèce.
Le 2 juillet à 13h05
Le 2 juillet à 13h56
Modifié le 2 juillet à 15h58
Le 2 juillet à 10h52
Le 5 juillet à 10h06
Par contre, pour que le système fonctionne, il faut que cet argent soit détruit petit à petit quand tu le rembourse. La banque gagne de l'argent avec les intérêts le temps que tu détruises les xxx euros créés via tes remboursements.
Mais entre le moment où, disons, 1000 euros ont étés créés et le moment où ils sont détruits, il y a 1000 euros de plus dans le monde. Et ces 1000 euros peuvent servir à payer d'autres dettes.
C'est pas pour rien que les banques centrales font en sorte qu'il y ai une inflation constante mais contrôlée : c'est justement pour que cet argent créé magiquement serve l'économie.
C'est aussi pour ça qu'un État, qui par nature est plus ou moins immortel, devrait pouvoir emprunter sans problème à l'infini.
Le 5 juillet à 22h07
Modifié le 6 juillet à 17h38
Sinon, elle viendrait d'où,
l'inflationl'expansion monétaire (qui est l'augmentation du nombre d'euros/dollars/etc dans le monde) ?Si l'argent que tu empruntes à la banque vient d'autre part, d'où vient cet autre argent, à la base ? Et on peut revenir en arrière jusqu'aux premiers euros/dollars/etc dématérialisés : s'ils sont liés d'une façon ou d'une autre à quelque chose de tangible (donc pas du temps), alors on devrait avoir toujours autant d'argent aujourd'hui à se partager qu'au moment de la création de la monnaie fiduciaire immatérielle.
Mais, oui, c'est pas quelque chose qui est très largement connu. Et les banques ne vont pas s'en vanter. 😉
N'oubliez pas que la monnaie fiduciaire, c'est uniquement une convention, un protocole, une entente de tout une population qui dit "un euro, ça vaut ça".
(Et ne me dites pas que les banques nous prêtes de l'argent qu'elles auraient emprunté à une banque centrale : ça revient strictement au même, que l'argent soit créé par tel ordinateur ou tel autre.)
Le 6 juillet à 14h54
Modifié le 6 juillet à 17h40
Mais cela ne change pas mon propos sur le fond. 😉
Et tu le dis bien toi-même : les banques centrales peuvent créer de l'argent ex-nihilo. L'argent magique. 😉
Le 7 juillet à 11h39
Le 7 juillet à 14h07
Mais malgré tout, rien n'empêche une banque de prêter à n'importe qui, n'importe comment, tant qu'elle est en capacité de détruire l'argent créé de son fait.
Le 7 juillet à 15h44
Modifié le 6 juillet à 20h46
Le 5 juillet à 09h57
Je peux aussi me payer 475 personnes à mon service pendant 30 ans avec un salaire après impôts de 70 000 euros par an. Ça fait une petite armée...
Et ça, c'est qu'avec 1 milliard tout court, pas 1 milliard par an...
Le 7 juillet à 15h44
Leur maison, leur personnel, leur avion, leur chocolatine,... c'est la boite qui paie.
Ou via des montages financiers à base de prêt (non imposés).
Donc ils n'ont pas (peu) de "revenus" , et donc ils sont pas (peu) taxés surtout si ils peuvent justifier des pertes.
Même en terme de patrimoine , bien sur certains en on en propre (voitures, maison...) mais les plus malin n'en ont pas forcément en leur nom, ils en bénéficient juste.
Pour autant ça veux pas dire que les activités de leurs société ne capte pas une part significative de la valeur mondiale, et on arrive avec des discours d'austérité , de "remboursement de la dette" et autre "retraite à 67 ans" là ou des sociétés et donc une petite poignée de personnes (même pas forcément les dirigeants) disposent d'un train de vie indécent.
Pour autant je ne pense pas que ça change de sitôt : L'argent reste encore et toujours un objectif en soit pour quasiment toute la planète, que ce soit les américains qui ne se jugent qu'à cette échelle jusqu'à l'arnaqueur au téléphone qui essaie de te faire cracher tes codes de compte bancaire.
Tant que l'argent reste la première des valeurs dans le monde, je ne vois pas comment ça peux changer.
(Enfin si: Via un effondrement global & "rapide" de nos modes de vie qui me parait inéluctable désormais)
Le 1er juillet à 17h16
Le 1er juillet à 18h44
Le 1er juillet à 22h34
Le 2 juillet à 00h19
Sa fortune est de 11,5 milliards USD. Il a donc dépensé 0,1 % pour en économiser 5 %.
Contrairement à eux, tu ne sais pas calculer.
Le 2 juillet à 09h39
Je ne sais plus faire de règle de 3 à cause de l'IA
Le 2 juillet à 07h59
Il faut instaurer des salaires et des patrimoines maximums. Ce n'est plus possible de laisser faire des inégalités pareilles, c'est criminel.
Le 2 juillet à 10h51
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