1 669 MW : l’EPR de Flamanville passe à 100 % de puissance… mais le chemin est encore long
Extended Power à Retardement
L’EPR de Flamanville est monté à 100 % de sa capacité ce week-end. Les tests vont continuer, mais une lourde opération de maintenance est déjà programmée pour septembre 2026 : 350 jours d'arrêt pour notamment remplacer le couvercle de la cuve, une petite pièce de… 100 tonnes. Le réacteur a déjà vu les délais et son coût exploser dans les grandes largeurs.
Le 16 décembre 2025 à 16h37
6 min
Droit
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Vendredi, l‘ASNR (Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection) donnait son accord « pour le passage du réacteur EPR de Flamanville à un niveau de puissance supérieur à 80 % de sa puissance nominale ». En clair, le réacteur peut monter jusqu’à 100 % de sa puissance maximale de fonctionnement. On est encore loin d’une mise en production pérenne.
L’EPR a produit 1 669 MW de puissance électrique brute
Au début de l’année, le réacteur avait eu le droit de dépasser les 25 % de puissance. L’ASNR avait ensuite procédé à des inspections, sans mettre « en évidence d’élément susceptible de remettre en cause la possibilité de poursuivre la montée en puissance du réacteur ». Le réacteur avait pour rappel produit ses premiers électrons en décembre 2024, après avoir obtenu l'autorisation de mise en service quelques mois auparavant. Le réacteur avait alors produit 100 MW de puissance électrique, loin des plus de 1 600 MW prévus.
Dans la foulée de l’autorisation, EDF a poussé les curseurs. Dimanche 14 décembre 2025, la pleine puissance a été atteinte à 11h37 se félicite l’entreprise : « le réacteur de Flamanville 3 […] a produit 1 669 MW de puissance électrique brute ».
On parle de puissance brute, en opposition à la puissance nette qui est celle injectée dans le réseau. EDF rappelle que la puissance nucléaire d’un réacteur correspond à la quantité totale de chaleur produite dans le cœur du réacteur par la fission nucléaire ; à ne pas confondre avec la fusion, qui est en cours de développement. La « chaleur sert à produire de la vapeur qui fera tourner la turbine. Elle est exprimée en MW thermiques (MWth) ».
Principe de fonctionnement : chaleur -> turbine -> électricité
Quand on parle de puissance électrique brute, c’est la puissance maximale en sortie de turbine, qui « entraîne un alternateur chargé de convertir l’énergie mécanique en électricité ». Dans la pratique, un « réacteur nucléaire consomme une partie de l’électricité qu’il produit pour ses propres besoins de fonctionnement (pompes, systèmes de ventilation, circuits de sûreté…) ».
Cette montée en puissance devait avoir lieu plus tôt dans l’année, mais un problème détecté en juin a repoussé l'échéance de plusieurs mois : « l’unité de production n°3 de Flamanville a été mise à l’arrêt dans le cadre des essais de mise en service du réacteur. Suite à des analyses, le réacteur de Flamanville est maintenu à l'arrêt pour intervenir sur des soupapes de protection du circuit primaire principal ». Tout est rentré dans l’ordre fin octobre.
Attention, le réacteur est en phase de test, la production de masse de manière pérenne n’est pas encore là. Il est question de « tester les matériels à pleine puissance, réaliser des relevés et vérifier leur bon fonctionnement ». Sur les réacteurs nucléaires, le rodage est long. Au cours des prochaines semaines, « la puissance du réacteur sera amenée à varier pour poursuivre les essais à différents paliers de puissance et une intervention sera réalisée sur un poste électrique interne ».
Nouveau couvercle de 100 tonnes en 2026
L’EPR va aussi avoir droit à des travaux de plus grande envergure avec le remplacement du couvercle de la cuve, une pièce de 100 tonnes et 6 mètres de diamètre. Cette opération se fera lors du premier arrêt pour rechargement du réacteur, prévu pour septembre 2026. Elle doit durer la bagatelle de 350 jours, quasiment une année complète. Le démarrage ne devrait donc pas avoir lieu avant fin 2027.
En 2017, l’ASNR avait expliqué que cette « anomalie concerne le fond et le couvercle de la cuve. L’acier de ces composants n’a pas la composition chimique attendue. Au cours de leur fabrication par forgeage, l’usine Creusot Forge d’Areva NP n’a pas suffisamment éliminé une zone qui contient naturellement un excès de carbone […]. Cette zone se retrouve donc au centre des pièces finales ».
Comme nous l’avons déjà expliqué, l’Autorité considère que, sur la base de ces analyses techniques, « les caractéristiques mécaniques du fond et du couvercle de la cuve sont suffisantes au regard des sollicitations auxquelles ces pièces sont soumises, y compris en cas d’accident ». Il fallait compter environ 7 ans pour construire un nouveau couvercle, l’ASNR avait donc donné son feu vert jusqu’à fin 2024 en attendant que la pièce soit disponible. La date limite a ensuite été repoussée.
Pour la cuve, la revue technique était arrivée à la conclusion que « l’anomalie ne remet pas en cause l’aptitude au service ». Pierre-Franck Chevet, président de l’ASNR en 2017, affirmait qu’« on peut se prononcer favorablement sur l’utilisation pérenne du fond de cuve ». Si la cuve était à changer, les coûts et les délais auraient explosé… enfin davantage de ce qu’ils sont déjà.
Les calculs et les comptes ne sont pas bons
Le réacteur a pour rappel été mis en marche après pas moins de 17 ans de travaux (12 ans de retard sur le calendrier initial) et une explosion des coûts… c’est peu de le dire. De 3 milliards d’euros, l’addition est passée à… plus de 20 milliards d’euros.
Dans un nouveau rapport publié au début de l’année, la Cour des comptes affirmait que « les calculs effectués par la Cour aboutissent à une rentabilité médiocre pour Flamanville 3, inférieure au coût moyen pondéré du capital de l’entreprise, sur la base d’un coût total de construction estimé à environ 23,7 milliards d’euros (intérêts intercalaires compris) ». En 2020 déjà, la Cour tirait à boulet rouge sur le nucléaire français.
Récemment, RTE appelait à accélérer les usages électriques (voitures, datacenters, hydrogène) afin d’assurer un meilleur équilibre entre consommation et production d’électricité. La raison, selon RTE : une consommation « atone » depuis la pandémie de Covid-19 alors que la production d’énergies renouvelables (hydraulique comprise) et nucléaire ont progressé. La mise en marche de l’EPR de Flamanville va encore augmenter la capacité de production de la France.
1 669 MW : l’EPR de Flamanville passe à 100 % de puissance… mais le chemin est encore long
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L’EPR a produit 1 669 MW de puissance électrique brute
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Nouveau couvercle de 100 tonnes en 2026
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Les calculs et les comptes ne sont pas bons
Commentaires (51)
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Abonnez-vousLe 16/12/2025 à 16h53
Je suis pas certain qu'à tarification constante les clients fassent usages de plus d'électrons, surtout avec l'arrivée des taxes dans tous les sens sur les véhicules électriques et les produits pétroliers de nos voitures.
Ou comment couper la main qui te nourrit
Le 16/12/2025 à 17h19
C'est un peu le principe d'une pénurie ou d'un risque de pénurie.
RTE dit juste qu'il serait avisé de profiter de la surcapacité pour pousser l'électrification, au lieu de laisser filer comme dans les années 90-2000 et de se retrouver à nouveau en sous-capacité (donc en pénurie donc avec des tarifs qui explosent).
Quelles taxes dans tous les sens ?
La TICPE n'a rien de nouveau.
Modifié le 17/12/2025 à 15h26
Le problème c'est que ce qui guide les choix c'est le tarif. Et les factures d'électricité ont connu une inflation énorme ces 15/20 dernières années (kWh+taxes), parfois mêmes combinées à des saloperies genre mettre en extinction le tarif unique au delà de 6kVA (HP/HC imposé, mais désormais quasi impossible à rentabiliser car si autrefois les HC c'était que du bonus vs tarif base, les HP sont depuis au moins 15 ans devenues du malus... sur les 2/3 d'une journée) et bientôt au delà de 3kVA. Tempo a été très rentable 2 ans, mais les 2 dernières évolutions tarifaires ne vont même pas permettre à ceux qui y étaient passé sur l'incitation post 2022 de rentabiliser leur matos ayant permis de tout rendre programmable chez eux pour éviter de se faire exploser le fion sur les HP des 23 jours rouges.
A continuer ainsi, peut-être que dans qq années un groupe électrogène à gaz va devenir rentable vs utiliser l’électricité en réseau.
Niveau TIPCE, c'est certes pas nouveau (et Macron qui en avait passé une couche à 10c en 2018 en voulant refaire la même 1 an plus tard s'est pris les gilets jaunes) mais se sont ajouté les CEE (explosion programmée) ainsi qu'une... part régionale de TIPCE (en IDF les carburants sont plus chers quen Bretagne essentiellement pour cette raison): Le bon vieux "diviser pour mieux régner".
Bref, c'est pas nouveau mais y'a qd même du nouveau!
Le 17/12/2025 à 16h30
Tu vas pas me refaire le même calcul faux que l'autre jour : l'équilibre HP/HC par rapport à tarif unique est hyper simple à atteindre.
Il est toujours rentable.
Et donc, il faut faire quoi ? Subventionner l'achat de pétrole ? Qu'on ne produit pas et qui nous coûte dans les 50 à 100 milliards par an.
Le 17/12/2025 à 19h12
Le calcul HP/HC n'avait rien de faux et en tenant compte du surcoût abonnement c'est même légèrement pire.
Tempo reste rentable, y'a juste que ça vaut plus le coup d'investir dans les automatismes et, en résumé, de se faire chier pour pas grand chose: J'aimerais connaître le bilan entrée/sortie de cet abonnement avec les baisses tarifaires récentes qui ont évité tempo... sauf les HP-Rouges, alors qu'on prétendait qu'il s'agissait de rendre le truc moins attractif pour ceux qui jouaient pas le jeu! Cad l'exact inverse en incitation tarifaire vs discours tenu... Mais si tu aimes être pris pour un con.
Subventionner les achats de pétrole, ce serait de l'inversion de réalité: On est a des niveaux de taxes véritablement confiscatoires auxquels on ne touche plus qu'avec des pincettes pour éviter l'explosion sociale. Il est par ailleurs évident que l'état va bien trouver un jour moyen de taxer la charge des VE pour combler la baisse de sa bonne gagneuse de bords de route avec les ventes de carburants et ce ne sera pas car notre électricité est produite dans les pays du Golfe... 50/100 milliards/an, on s'en foutait quand on avait des industries exportatrices, qui consommaient aussi de l’électricité. Là, on vise les DC qui emploient 2 pelés 3 tondus pour la maintenance site rapportés à leur surface avec toute l'administration faite de pays a bas coûts ayant un réseau à peu près fiable.
Modifié le 18/12/2025 à 08h25
Pour l'intérêt du tarif HP/HC, dans mon cas ça provoque un dilemme sur 2 cas d'utilisation : le chauffage, l'utilisation de ma production solaire.
Pour le chauffage, comme je le trouve pas très efficace à faible puissance j'ai plutôt envie de le couper la nuit quand il ne fait pas trop froid. S'il fait plus froid je le laisse la nuit mais je le réduis. Dans les 2 cas le tarif HC me pousserait plutôt à faire l'inverse, l'augmenter la nuit pour accumuler de la chaleur, mais j'ai testé et j'ai pas assez d'inertie pour que ce soit efficace. Peut-être quand j'aurai fini d'isoler.
Pour le solaire, la consommation de ma production solaire me pousse à faire tourner mes appareils consommateurs la journée qui souvent dépassent la capacité de production (surtout si le temps est instable) et donc consomment en journée. Si je les mets la nuit je perds une partie de ma production. Depuis que j'ai cette production c'est clair que j'ai diminué ma consommation totale mais augmenté ma proportion de HP consommées.
Bref dans les 2 cas je dois choisir entre une meilleure répartition HP/HC ou une consommation totale plus faible. De plus l'informatique qui représente une part non négligeable de ma consommation n'est allumé qu'en journée et n'aide pas la répartition. Cette année j'ai choisi la 2ème option et donc décidé de revenir au tarif base, on verra le résultat.
Pour Tempo, moi je prends ça comme un tarif HP/HC avec 22 journées par an où il faut couper le chauffage. Je ne m'embête pas avec les subtilités de chaque couleur car y a pas grand chose à gagner, ni à m'interdire les usages réguliers non décalables la nuit (cuisson et informatique notamment) pendant les jours rouges car c'est largement amorti par la réduction le reste du temps. Ce qui coûte cher les jours rouges ce n'est pas les usages réguliers mais le chauffage électrique à fond car il fait très froid et sans possibilité de l'amortir le reste de l'année. Le besoin d'automatisation est alors largement réduit et comparable à une automatisation HP/HC (relais piloté ou programmateur horaire) avec coupure manuelle les jours rouges.
Le 18/12/2025 à 11h18
On n'est pas à des taux plus confiscatoires qu'avant, ça tourne toujours autour de 55 à 65% (en fonction du carburant) quand le brut n'est pas trop élevé, et moins si le brut explose. Accessoirement, c'est ce qui a permis l'émergence d'une industrie automobile européenne, et qui amortit les variations du brut vu du consommateur.
Le 18/12/2025 à 14h36
Peu de gens en ont conscience, mais le HP/HC classique n'est plus rentable sauf exception (Tempo le reste, même si plus forcément de quoi décider à sauter le pas) vs fixe et mettre en extinction le fixe c'est donc une augmentation déguisée.
Modifié le 18/12/2025 à 21h25
Le 19/12/2025 à 10h39
Avec un ratio de conso HC/HP de 2.46 pour l'équilibre (donc 0.71 HC pour 0.29 HP) alors que c'est l'inverse (0.71 HP pour 0.29 HC).
Bah, justement, dans le post que je cite ci dessus. Une simple vérification de ton résultat dans les équations de base montre qu'il est faux et le calcul correct donne la répartition inverse.
Modifié le 19/12/2025 à 10h59
Ca ne veut pas dire pour autant que tout le monde atteint facilement ce ratio, j'ai moi-même du mal à l'atteindre malgré une consommation importante pour les raisons que j'ai citées plus haut.
Le 19/12/2025 à 15h44
J'ai du mal à comprendre : si (j'extrapole à partir de ton message) tu chauffes à l'électricité, et que tu as des panneaux solaires, tu ne devrais logiquement pas avoir de mal à atteindre l'équilibre puisque tu peux jouer sur qql paramètres simples :
- chauffe de l'eau la nuit uniquement en HC (c'est assez consommateur pour avoir un ne(x)t impact)
- profiter de tes panneaux pour qu'une partie de ta conso HP soit "annulée" par ce qu'ils produisent.
Je suis un peu dans ton cas mais probablement mieux isolé, et avec des VE, dans ce cas, c'est quasi automatique de dépasser le point d'équilibre.
Ton problème est peut être plus le manque d'isolation que l'utilisation du tarif HP/HC, non ?
Modifié le 19/12/2025 à 22h13
En plus, comme j'ai un simple programmateur horaire sur le chauffe-eau, s'il ne fait pas beau je consomme 2000W en HP. Des fois je décale suivant la météo mais pas toujours. Pour le lavage c'est plus facile par contre de démarrer suivant la météo mais parfois ça change pendant le cycle.
L'hiver le chauffage consomme pas mal et la production est moindre, mais comme le chauffage tourne par intermittence, il y a quand-même des périodes d'injection. Donc je préfère laisser le chauffage de l'eau en journée pour qu'il en absorbe une partie. Y a aussi l'informatique qui ne fonctionne que la journée, certes absorbe la production mais seulement quand le chauffage ne tourne pas, sino' ça s'ajoute.
Plus le fait que le chauffage fonctionne plus en journée que la nuit, et qu'il consomme beaucoup, ça pèse lourd dans la balance. Si je le mets plus fort la nuit j'ai pas eu l'impression que ça m'en économise la journée. Ca effectivement je m'attends à pouvoir le faire après avoir isolé.
Donc voilà, c'est pas si simple parce que si ça se trouve, en ayant un meilleur équilibre HP/HC, je vais annuler mon gain par une consommation totale plus importante. Et c'est difficile de le savoir parce que ça demanderait des années de mesures pour pouvoir comparer.
Modifié le 19/12/2025 à 22h59
Pour ma part, le logement est assez bien isolé, chauffé par PAC, mon chauffe-eau est uniquement en HC (mais j'ai l'option tempo), et mes voitures pèsent aussi dans l'équilibre en faveur des HC. Et du coup, tout ce qui ne passe pas en HC est au moins un peu compensé par du solaire.
Edit : par contre, j'ai pas du tout mis de contrôleurs partout pour optimiser au max, parce que je trouve que ce serait chiant et j'ai de sérieux doutes sur la qualité des solutions techniques existantes (je passe déjà assez de temps à changer/réinitialiser ces @!#* de volets roulants électriques qui aiment partir en sucette, pas envie de passer le reste de mes WE à changer des prises connectées qui déconnent).
Le 19/12/2025 à 17h02
L'équilibre est à Nc/Np=(P-F)/(F-C)=(20.81-19.52)/(19.52-16.35)
Ce qui fait aux tarifs bleu fixe et HP/HC EDF actuels Nc/Np=0.407
Ça reste moins favorable que ce que tu dis (41% de sa conso journalière sur 1/3 d'horaire HC), néanmoins.
On en arrive quand même, années après années, si on veut que cela vaille un peu le coup de s’emmerder en dépassant nettement ce point d'équilibre... à devoir déplacer de l'ordre de 50% de sa conso journalière sur 1/3 de la journée.
Pour ma part, je pense que la majorité des abonnés à ce tarif n'y arrive pas mais seul RTE qui relève les compteurs pourrait confirmer.
Le 19/12/2025 à 22h50
Alors que 0,29×16,35+0,71×20,81 = 19.52, c'est-à-dire le tarif bleu base.
Si atteindre ou dépasser ce seuil te pose beaucoup de contraintes, ton installation/ton mix énergétique n'est peut être pas adapté à l'option HP/HC. Ce qui suit relativement la logique de conserver le tarif base uniquement sur les faibles puissances, plutôt à destination de foyers peu électrifiés.
Modifié le 19/12/2025 à 23h08
La consommation totale c'est Np+Nc, donc si tu veux connaître le taux de HC minimum par rapport à la consommation totale, alors ce n'est pas Nc/Np que tu cherches mais Nc/(Np+Nc). Puisque tu as démontré que Np=2.46Nc, ca fait Nc/(2.46Nc+Nc) = Nc/(3.46Nc) = 1/3.46 ≈ 0.289. On est bien dans les 0.3 annoncés.
Ca se vérifie facilement en faisant en mettant Nc=0.3 et Np=0.7 dans ton équation originale et en constatant que c'est déjà moins cher que F. Évidemment toute augmentation de Nc au détriment de Np ne fera qu'accentuer la différence dans le bon sens.
Le 16/12/2025 à 17h29
Or c'est pas si simple de demander aux français d'arrêter d'acheter des poêles à bois, des voitures thermiques, ou aux constructeurs d'appartements de mettre les pompes à chaleur plutôt que des chaudières au gaz...
Le 16/12/2025 à 22h23
Mais oui, l’électrification style pompe à chaleur c’est encore mieux. Mais faute de possibilité / moyens, le bois est une meilleure alternative que les énergies fossiles (dont le carbone, contrairement au bois, ne vient pas de l’atmosphère mais du sous-sol).
Le 17/12/2025 à 09h52
Autant en rase campagne, t'es assez éloigné de ton voisin, t'as plein d'air, et ça circule, ça passe, autant en ville, ce n'est pas le bon plan.
Le 17/12/2025 à 13h08
Le 17/12/2025 à 10h01
Encore faut-il tout compter et un poele en fonte de 300kg ça n'amortit pas les emissions pour le fabriquer en un clin d'oeil.
Et il y a une enorme echarde dans le pied c'est l'échelle : on est incapables de fournir du bois de chauffage pour 10% des pays aux forets les mieux gérés..
Et surtout, bruler du bois c'est une cochonnerie sans nom au niveau sanitaire. Pourtant dieu sait qu'un feu de bois c'est agréable, mais ça émet des particules fines et moins fines ultra nocives (40000 morts par an en france -pas dûs. qu'au bois certes mais quand même). A la compagne les degats sont limités mais en ville c'est une saloperie sans nom de faire brûler du bois au milieu de centaines de milliers de petits poumons (c'est vrai pour les energies fossiles aussi).
Le 19/12/2025 à 15h45
Le 20/12/2025 à 20h59
Je pensais plus par rapport à une pac et en tenant compte que l'usage de bois ne fait pas une si grosse economie de CO2 (ni bois de chauffe ni pellets encore moins)
Le 21/12/2025 à 13h16
Par rapport à une PAC, l'intérêt du chauffage bois est en appoint : sur les jours tendus sur le réseau (donc rouge en tempo), tu peux reporter une part de ta conso sur le bois.
Modifié le 17/12/2025 à 15h58
D'une l'exploitation intensive fait baisser le captage durablement car arbres anciens vs jeunes c'est pas la même surface qui photosynthétise pour des décennies voir siècle selon les essences... alors quand on nous serine avec une urgence climatique en poussant au chauffage bois, considérant ces délais, ça sent déjà fort l'enfumage avant même d'allumer son foyer. Quand on pense que l'on devrait en être à des ZFE excluant des diesels neufs actuels tandis que le chauffage bois on clame que c'est bon, dans les mêmes zones, y'a pas dissonance cognitive chez toi?
Puis si on sort du bois buche séché naturellement tout ce qui est pellets nécessite un process industriel gourmand (dont séchage artificiel... et au gaz!) en énergie... tout cela pour passer de 70/75% de rendement sur un insert à 85% sur un poêle à pellets: Inutile de dire que ça ne rattrape guère le bilan pellets!
Les particules fines c'est un vrai polluant et en hiver l'atmosphère des zones pavillonnaires denses d'IDF deviennent irritante à respirer sans même être super sensible à ce niveau. Le CO2 aussi est au rayon polluant, mais à comparer ce qui est comparable il faudrait considérer des concentrations se rapprochant dangereusement de fosses à CO2 d’étourdissement de bovins dans les abattoirs.
Remarque, quand on voit certains projets de stockage CO2 en sous-sol liés à cette fixette depuis qu'on a changé la définition d'un polluant pour l'y inclure (et monter une économie totalement artificielle dessus, dont les margoulins sont seuls à tirer parti), on se dit que les locaux auront plutôt intérêt à habiter sur une colline que dans un point bas: Ils seront en effet alors les bovins à l'abattoir, se rappelant De Gaule qui disait "les français sont des veaux". Tu as été élevé sous la mère?
Modifié le 17/12/2025 à 16h59
Dans un monde idéal il n'existe qu'un seul moyen de chauffage à peu près correct c'est le combo PAC + maison extrêmement bien isolée. C'est un combo qui est une évidence pour du neuf mais c'est une autre paire de manche pour les batiments déjà consruits.
Et donc quand on n'a pas les moyens de claquer 15k€ pour une PAC plus des dizaines de k€ une isolation de toute la maison parce que la PAC n'est efficace qu'avec des émetteurs basse température, eh bien le poêle est un moindre mal. Complètement imparfait pour toutes les raisons que tu soulèves, mais dans l'absolu ça reste mieux que la chaudière gaz.
Il reste possible de combiner les deux avec bois + PAC air/air (clim) pour avoir le confort du poêle + la conso faible de la PAC et ça revient toujours moins cher qu'un remplacement de chaudière.
Le 17/12/2025 à 18h51
Puis comme je le disais, s'il y a vraiment "urgence climatique" a qq décennies selon la doxa en cours, l'intérêt de brûler des arbres matures qui fixent plus de carbone MAINTENANT que des jeunes qu'on replante (quand c'est fait et qui n'égaleront pas avant des décennies de ce point de vue ceux coupés) pour éviter de consommer du gaz, il y a un léger problème de logique dans l'affaire: On libère du CO2 de manière supérieure avec ce bois (sans compter le reste) comparé à une chaudière gaz de rendement supérieur et il sera moins bien capté sur un cycle de l'ordre du siècle du fait de ce qu'on coupe!
En réalité, pour nos poumons et le climat, laissons plutôt les arbres capter tranquilles et brûlons du gaz qui offre plus de réserves que le pétrole ce qui laisse le temps d'électrifier avec des objectifs tenables et en laissant le temps de progresser sur ce qui pose encore problème (autonomie désastreuse des VE, hors modèles urbains ou on s'en fout, malgré leur tonnage et combiné à un temps du plein en prime partiel important).
Le 18/12/2025 à 20h29
Après, je suis pas certain que les poêle à granulés soient alimentés en bois français, et je ne suis pas persuadé que tout le bois de chauffage utilisé en France vienne de France.
Mais de toutes manières, c'était qu'un exemple. ^^'
Le 16/12/2025 à 22h39
Le 16/12/2025 à 17h25
Autre point important sur les 12 ans de retard il n'y a pas eu que du retard car les fournisseurs n'étaient pas dans les délais il y a eu aussi des mises à niveau de l'epr suite au retour d'expérience d'autres epr ailleurs dans le monde, du coup pourquoi on compte du retard pour ça ? Sachant que c'est généralement admis que faire des corrections a un coût croissant avec l'état d'avancement d'un projet (faire des corrections sur des plans coûte moins que faire des corrections pendant la construction mais cela coûte moins que les faire une fois la construction achevée) il y avait donc un rapport bénéfice/coût important de faire ces modifications pendant la phase de construction. Certes à la fin l'addition reste salée mais le bénéfice de meilleur sécurité en cas de défaillance ou en cas d'évènement catastrophique ne vaut il pas ce coût ?
A ma petite échelle de mon employeur et de nos produits pour fabriquer le 1er produit série cela a un coût très supérieur aux suivants car il y a plein d'étape de certification de validation etc et les suivants coûtent une fraction du 1er est ce que ça serais le cas aussi ici ? Si on devait construire un 2eme epr qu'en serait il du coût ?
Le 16/12/2025 à 17h34
Après, l'EPR de Flamandville a pris beaucoup de retard aussi parce qu'on avait perdu de la compétence en France pour faire de tels travaux.
Pour ce qui est de "qui paye" : les consommateurs, j'imagine. Donc les français et les étrangers à qui on vend notre excédant d'électricité.
Le 16/12/2025 à 19h11
Est-ce qu'il y a eu une commission pour faire le bilan ?
Le 17/12/2025 à 16h17
Si même la cour des comptes se mets à enjoliver, pas facile de trouver des bilans crédibles... ceci après son fameux rapport de 2018 (de mémoire) qui avait chiffré les coûts cumulés du renouvelable nouveau (cad PV et éolien, à ne pas confondre avec l'hydro qui, lui, fonctionne et se pilote), faisant passer les dépassements de Flamanville pour une douce plaisanterie en comparaison.
Le 18/12/2025 à 11h20
Le 17/12/2025 à 08h33
On est un des 4 pays au monde à avoir ce savoir faire, savoir faire rouillé car pas de nouveaux réacteurs en 25 ans, mais comme toujours, on préfère mettre l'angle des articles sur les retards et les couts.
Le 17/12/2025 à 22h45
Le 22/12/2025 à 17h53
Le 16/12/2025 à 18h45
Plus le temps de rebooter ...
La vache.
Le 16/12/2025 à 19h19
Modifié le 16/12/2025 à 22h01
La France a des centrales produisant plus que la plupart des autres pays surtout les 3ᵉ et 4ᵉ générations. Donc c'était plus notre domaine de compétence.
Le 16/12/2025 à 21h30
Le 17/12/2025 à 09h57
Modifié le 17/12/2025 à 16h13
Le 16/12/2025 à 20h10
Le 17/12/2025 à 12h15
Le 17/12/2025 à 14h34
Le 17/12/2025 à 18h33
Le 17/12/2025 à 18h35
Modifié le 20/12/2025 à 00h05
Si on veut limiter les émissions de gaz à effet de serre, la meilleur moyen est d'éviter une croissance de consommation lorsque cela n'est pas nécessaire… et certainement pas de la solliciter activement.
Cette logique dicte aussi que l'efficience de consommation doit permettre de réduire la consommation, et non pas de l'augmenter au global (ce qui est un moteur du paradoxe sus-mentionné).
Le 20/12/2025 à 23h35
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