#Le brief du 27 mai 2026

Comme en France et ailleurs en Europe, l’Espagne bloque Polymarket et Kalshi

Les plateformes de marchés de prédiction (ou de spéculation sur des événements futurs) Polymarket et Kalshi sont désormais bloquées en Espagne. En France, ces services ne sont pas autorisés, l’accès à Polymarket ayant été bloqué fin 2024.

Polymarket et Kalshi font régulièrement la Une de l’actualité, pas nécessairement pour les meilleures raisons. Ces plateformes de marchés prédictifs, ou plus simplement de paris sur l’actualité, servent parfois de courroie de transmission pour des délits d’initiés, comme par exemple ce soldat américain qui avait parié sur la chute de Nicolás Maduro en début d’année.

En Espagne, ces plateformes sont désormais interdites d’accès. Le ministère de la Consommation a ordonné le blocage temporaire des sites web de ces deux entreprises, à titre conservatoire, le temps que l’enquête sur leur nature aboutisse. Polymarket et Kalshi sont soupçonnés d’opérer sans licence de jeu sur le territoire espagnol.

Le site web de Polymarket.

Les autorités considèrent que ces services relèvent des jeux d’argent ; une licence spécifique est donc nécessaire. Par ailleurs, la Direction générale de l’organisation du jeu (DGOJ) à qui l’enquête a été confiée souligne que ces opérateurs non autorisés ne garantissent pas les protections imposées aux plateformes agréées en Espagne, notamment la vérification de l’identité, le contrôle des mineurs ou des personnes interdites de jeu.

En France, Polymarket a fait l’objet d’une intervention fin 2024 de l’Autorité nationale des jeux (ANJ). Une action déterminée par « la circonstance plus générale que les offres de jeux étaient susceptibles, au regard du droit français, d’être constitutives d’offres de jeux d’argent et de hasard non autorisées. » Adventure One, l’éditeur de droit panaméen du site, a implanté un géoblocage pour empêcher les prises de paris depuis le territoire français. Kalshi a suivi.

Plusieurs autres pays européens ont mis en place des blocages similaires : Allemagne, Belgique, Roumanie, Suisse, Pays-Bas, Pologne, Grèce, Chypre, Ukraine et Portugal. Là aussi pour une question de licence sur les jeux d’argent. Le marché est colossal : l’ANJ estime que sur les dix premiers mois de 2025, les volumes cumulés des transactions sur les principales plateformes mondiales avaient dépassé les 27,9 milliards de dollars.

NVIDIA enterre son vieux panneau de configuration

Après 20 ans de bons et loyaux services, le panneau de configuration de NVIDIA prend finalement sa retraite (ou pas loin). L’outil disponible sur Windows est remplacé par une application dédiée plus complète.

Exit le panneau de configuration NVIDIA. Le logiciel bien connu des joueurs sous Windows (enfin, ceux qui utilisent une carte graphique du constructeur, évidemment) tire finalement sa révérence, un peu plus de deux ans après l’annonce de son remplaçant. Sobrement baptisée app NVIDIA, cette application regroupe les différents réglages du panneau classique, ainsi que les options GeForce Experience (son lancement en 2024 n’a pas été des plus faciles).

Avec la dernière mise à jour de l’app NVIDIA, toutes les fonctions du panneau de configuration qui étaient encore prises en charge pour les utilisateurs GeForce ont été « modernisées et transférées » vers la nouvelle application, écrit l’entreprise. Le panneau prend donc officiellement sa retraite « pour les pilotes Game Ready et Studio ». Il reste encore à migrer les fonctions professionnelles pour les utilisateurs de RTX PRO.

Le panneau continuera d’être disponible au téléchargement sur le Microsoft Store, mais NVIDIA n’y apportera plus de nouvelles fonctions, de correctifs ou de modifications. S’il est déjà installé, le logiciel restera en place.

L’outil permet de gérer les options graphiques avancées, la résolution, le taux de rafraîchissement, le support du HDR, le mode de gestion de l’alimentation, d’activer le V-Sync, de forcer l’anisotropic filtering sur les vieux jeux… Le poids des années, des options parfois obscures et une interface confuse mélangeant de vieux menus Windows avec des fonctions modernes ont poussé NVIDIA à revoir sa copie.

La nouvelle app permet de télécharger et d’installer des pilotes, de gérer les réglages graphiques des jeux et de basculer d’un mode DLSS à un autre, entre autres fonctionnalités. La migration permet aussi (et surtout ?) à NVIDIA de proposer un accès direct vers ses autres applications, ainsi que vers son programme GeForce Rewards.

Face aux vols à l’arraché, Apple prépare un nouvel antivol pour l’iPhone

Face à des voleurs à la tire toujours mieux organisés, les constructeurs de smartphones multiplient les systèmes de protection. Apple planche ainsi sur une nouvelle fonction antivol qui combine plusieurs signaux de l’iPhone et met à contribution l’Apple Watch.

Selon du code analysé par le site 9to5Mac, une nouvelle fonctionnalité antivol pourrait apparaître sous peu pour les iPhone. Elle se base sur plusieurs signaux, à commencer par l’analyse de l’accéléromètre : un smartphone arraché des mains de son propriétaire provoque des mouvements inattendus du capteur. L’appareil pourrait alors se verrouiller automatiquement.

L’antivol pourra aussi prendre en compte la distance entre l’iPhone et l’Apple Watch associée. La fonction vérifiera également si le smartphone est connecté à un réseau Wi-Fi connu, comme à la maison ou au bureau. Si les informations renvoyés par ces signaux sont suspects, elles pourront provoquer le verrouillage de l’iPhone. On ignore quand la fonctionnalité sera activée, mais elle est en développement.

Tout cela n’est pas inédit. Google propose un système de verrouillage en cas de détection de vol très similaire pour les smartphones Android : « si quelqu’un vous arrache le téléphone des mains et s’en va en courant, à vélo ou en voiture, le verrouillage en cas de détection de vol peut s’activer. » Personne ne s’offusquera que dans le domaine des antivols, Apple et Google s’inspirent l’un l’autre.

Un iPhone peut exiger un délai pour modifier les réglages de sécurité quand l’appareil ne se trouve pas dans un lieu connu.

Au fil des années, les deux constructeurs ont mis au point de nombreux systèmes de protection des données en cas de vol (ici chez Apple, chez Google). Tous ces dispositifs rendent très difficile la revente de smartphones verrouillés. Si les margoulins peuvent toujours les démonter pour récupérer des composants, plusieurs d’entre eux sont liés matériellement ou logiciellement à l’appareil, ce qui en réduit fortement la valeur sur le marché parallèle.

C’est pourquoi les smartphones déverrouillés sont devenus une prise de choix pour les voleurs. D’où la nécessité de trouver des mécanismes antivol dans ce cas précis.

Le New York Times rapportait récemment la nouvelle tactique extrêmement agressive des voleurs de smartphones à Londres. Les victimes ou leurs proches reçoivent des messages de plus en plus menaçants pour les pousser à désactiver les iPhone volés de leur compte Apple. Des escrocs envoient même des vidéos d’hommes armés et des menaces de mort (!) pour tenter d’obtenir le déverrouillage complet de l’appareil.