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La police judiciaire contourne la loi pour fouiller le méga « fichier des gens honnêtes »

Une porte dérobée... juridique

La police judiciaire contourne la loi pour fouiller le méga « fichier des gens honnêtes »

Initialement promu par Nicolas Sarkozy, le méga « fichier des gens honnêtes » centralisant les données personnelles, photos de visages et empreintes digitales des demandeurs de passeport et de carte nationale d'identité ne devait pouvoir être utilisé que par certains agents de services de renseignement. La Quadrature du Net a découvert qu'il était régulièrement employé par la police judiciaire.

Le 28 novembre à 13h37

La Quadrature du Net (LQDN) vient de saisir la CNIL après avoir recueilli des témoignages et « preuves formelles » indiquant que la police judiciaire « détourne le fichier des passeports et des cartes d’identité » afin d'y récupérer des empreintes digitales et photographies « par un contournement de la loi ».

La genèse de ce fichier des titres électroniques sécurisés (TES), centralisant les données (y compris biométriques) recueillies lors des demandes de passeport et de cartes nationales d'identité (CNI) remonte aux attentats de 2001. Entre autres mesures sécuritaires adoptées dans la foulée, les autorités états-uniennes imposèrent à leurs pays amis d'inclure une puce RFiD sans contact dans leurs passeports, ce qui fut fait, en France, fin 2005.

Afin de se conformer à un règlement européen, de faciliter les démarches administratives et de lutter contre la « fraude documentaire », rappelle LQDN, l’image numérisée du visage et des empreintes digitales furent ajoutées au sein de la puce à partir de 2008.

Ce qui était initialement présenté comme un « passeport électronique » devenait dès lors biométrique, et les photos d'identité et empreintes associées furent elles aussi versées au fichier centralisant les données contenues dans le passeport, en dépit d'un avis défavorable de la CNIL.

Dans sa délibération, elle relevait en effet que « même si le ministère de l'Intérieur […] s’engage à préciser aux termes du projet de décret qu’il ne sera pas possible de procéder à une recherche en identification à partir de l’image numérisée des empreintes digitales et que le système envisagé ne comportera pas de dispositif de reconnaissance faciale à partir de l’image numérisée de la photographie, la conservation dans une base centrale des images numérisées du visage et des empreintes digitales semble disproportionnée ».

Une atteinte disproportionnée au respect de la vie privée

En 2012, une proposition de loi relative à la protection de l'identité, soutenue par Claude Guéant, alors ministre de l'Intérieur de Nicolas Sarkozy, était adoptée afin d'insérer une puce électronique sécurisée dans les cartes nationales d'identité contenant ces mêmes identifiants biométriques.

Elle visait aussi à permettre expressément aux agents chargés des missions de recherche et de contrôle de l’identité des personnes d'y accéder et à des officiers de police judiciaire de pouvoir utiliser le fichier « pour identifier une personne à partir de ses empreintes digitales sans l’assentiment de la personne dont les empreintes sont recueillies ».

Afin de lutter contre l'usurpation d'identité (un phénomène très largement survendu par les industriels, comme l'avait démontré un Cash Investigation consacré au « Business de la peur » et auquel avait participé l'auteur de cet article), le projet de loi voulait créer un « fichier des gens honnêtes » (sic) permettant d'identifier les éventuels usurpateurs. 

Le fichier TES centralisait à l'époque les données biométriques d’environ 6,5 millions de personnes. Or, le Conseil constitutionnel censura (.pdf) ces aspects-là de la loi au motif qu'ils étaient disproportionnés eu égard à l'objectif initial de délivrance des passeports. Les Sages relevaient en effet que, du fait de l'extension du fichier aux détenteurs de cartes nationales d'identité, le fichier TES avait vocation à centraliser les données biométriques de 45 à 60 millions de personnes :

« Compte tenu des quatre caractéristiques du dispositif décrites ci-dessus (ampleur du fichier, sensibilité des données, caractéristiques techniques permettant l’identification à partir des données biométriques et finalités de police administrative ou judiciaire autres que celles nécessaires à la délivrance ou au renouvellement des titres d’identité et de voyage et à la vérification de l’identité du possesseur d’un tel titre) l’instauration d’un tel traitement de données à caractère personnel portait une atteinte au respect de la vie privée qui ne pouvait être regardée comme proportionnée au but poursuivi. »

Ficher toute la population pour supprimer quelques dizaines de postes de fonctionnaires

En 2016, comme Next l'avait alors révélé, Bernard Cazeneuve, ministre de l'Intérieur du gouvernement de Manuel Valls, légalisait, un dimanche matin du week-end de la Toussaint, le versement des données personnelles des demandeurs de cartes d'identité dans le fichier TES, dont leurs photos et empreintes digitales. Et ce, en dépit de la précédente censure du Conseil constitutionnel, et de l'avis là encore négatif de la CNIL.

Si cette dernière estimait les finalités justifiées, elle déplorait de voir « réunir au sein d'un même fichier des données biométriques, en particulier les images numérisées des empreintes digitales et de la photographie de l'ensemble des demandeurs de cartes nationales d'identité et de passeports », soit « la quasi-totalité de la population française », représentant « un changement d'ampleur et, par suite, de nature, considérable ».

Un fichage généralisé d'autant plus disproportionné que cette centralisation de nos données (y compris biométriques) d'identité était justifiée par le fait d'économiser quelques dizaines voire centaines d'équivalents temps plein de fonctionnaires. À l'époque, sous couvert de numérisation des procédures administratives, cette bascule avait en effet été motivée au nom d'un plan « préfectures nouvelle génération » (PPNG) visant notamment à mettre fin à l'ancien fichier national de gestion (FNG) des CNI qui, au format papier, nécessitait de payer des gens pour archiver les cartons.

La Quadrature rappelle que de nombreuses institutions comme la CNIL, l’ANSSI, l’Inria ou le Conseil national du numérique « avaient vertement critiqué ce choix, pointant les risques de la centralisation inédite d’informations liées à l’identité, et en particulier les données biométriques, de quasiment toute la population ».

L’enregistrement du visage de l’ensemble de la population n’a plus de justification

Dans la « plainte contre la technopolice » qu'elle avait déposée pour dénoncer l’illégalité de ce fichier au nom de plus de 15 000 personnes auprès de la CNIL en 2022 (et qui est toujours en instruction), l'ONG rappelait qu'en 2016, « le gouvernement avait justifié le fichage de l’ensemble de la population en mettant en avant des risques de fraude au moment du renouvellement des passeports et des cartes d’identité », mais que ce n'était plus le cas depuis :

« Ce risque, qui était déjà extrêmement faible en 2016, a entièrement disparu depuis qu’une puce – qui contient le visage et les empreintes – est désormais présente sur les passeports et permet de remplir la même fonction de façon décentralisée. L’enregistrement du visage de l’ensemble de la population dans le fichier TES n’a plus aucune justification : il est donc illégal et doit être supprimé avant d’être dévoyé par la police pour d’autres usages abusifs. »

Concrètement, la police contourne l’interdiction d'accéder au TES

La Quadrature a en outre récemment découvert que si, « techniquement et légalement, un simple officier de police judiciaire ne peut pas avoir accès au fichier TES », le ministère de l’Intérieur « a laissé s’installer une pratique qui permet de contourner les interdictions d’accès aux données du TES, et ce, sans aucune restriction et pour n’importe quel type d’affaire ».

Le décret de 2016 prévoit en effet que seuls certains agents individuellement nommés et « chargés des missions de prévention et de répression des atteintes aux intérêts fondamentaux de la Nation et des actes de terrorisme », et donc travaillant pour des services de renseignement, puissent interroger et consulter le fichier.

Or, relève LQDN, les officiers de police judiciaire (OPJ) peuvent « exiger de toute entité publique ou privée de leur fournir les informations qu’elles possèdent et qui seraient utiles pour une enquête ». Ce mécanisme des « réquisitions » judiciaires prévu par le code de procédure pénale permet aux OPJ, sur autorisation du procureur de la République, d'exiger de toute entité publique ou privée de leur fournir les informations qu’elles possèdent et qui seraient utiles pour une enquête, souligne l'ONG :

« C’est ainsi que la police peut, par exemple, récupérer les enregistrements de vidéosurveillance d’un magasin ou les données personnelles d’une personne précise que détiendrait une banque, la SNCF, un réseau social ou encore la CAF. Ces acteurs sont obligés de répondre sous peine d’une amende de 3 750 euros. »

LQDN a découvert que pour accéder au TES, des OPJ ont adressé des demandes à des employés de l’Agence nationale des titres électroniques (ANTS) ou des « Centres d’expertise et de ressources titres » (CERT) chargés, au sein des (sous-)préfectures, d’instruire les dossiers de demandes de titres :

« La police n’interroge donc pas directement le fichier TES. Concrètement, elle contourne l’interdiction qui lui est faite de piocher dans le fichier TES en adressant des réquisitions à ceux qui y ont accès. Détournant la procédure, elle s’arroge ainsi un pouvoir de consultation du fichier qui lui est normalement interdit. »

Ce faisant, les OPJ peuvent recueillir des identités, adresses postales, photographies et empreintes digitales figurant dans le fichier, quand bien même ce dernier n'est pas censé le leur permettre, même et y compris à partir d'une image issue du système de vidéosurveillance des locaux de garde à vue, comme le montre l'un des documents obtenus par LQDN.

De l'identification de terroristes à celle d'une manifestante

Le Monde rappelle qu'il était bien prévu que des services de police puissent accéder aux informations contenues dans le fichier, mais dans certaines situations seulement, telles que des « atteintes aux intérêts de la nation et des actes de terrorisme » ou « dans le cadre de collaborations avec Interpol ».

Or, la procédure a par exemple été utilisée en 2023 pour identifier une manifestante poursuivie pour des faits de dégradations et de rébellion, plusieurs fois interpellée, mais qui refusait de décliner son identité, avant de s'identifier sous un faux nom.

Les documents que Le Monde a pu vérifier montrent que la police judiciaire a d'abord eu recours au fichier TES pour obtenir « toutes les informations relatives à son véritable porteur, dont sa photographie et ses empreintes digitales », et confirmer qu'elle leur avait confié une fausse identité.

La police a ensuite planqué et procédé à une filature pour parvenir à localiser le logement de la manifestante, recueilli une liste de noms figurant sur la boîte aux lettres, et transmis une réquisition à un CERT afin d'obtenir leurs états civils et photos, et donc la véritable identité de la manifestante.

Interrogée par Le Monde, la police nationale confirme que « les enquêteurs n’ont pas un accès direct au TES lui-même, mais peuvent, sur réquisition judiciaire, pour identifier des mis en cause, interroger l’ANTS ». Sous couvert d’anonymat, un OPJ qui recourt régulièrement à cette procédure précise au Monde qu'elle ne leur a jamais été formellement interdite.

Il est possible de refuser de verser ses empreintes au TES, pas de les y effacer

Le Monde relève en outre que, dans son rapport 2016 (.pdf), la CNIL avait déploré que « les risques de mésusage des données n’étaient pas suffisamment pris en compte, qu’il s’agisse de l’utilisation du système à des fins de reconnaissance faciale, qui n’est pas interdite en l’état du texte, ou encore du risque de consultation massive des données enregistrées dans le traitement dans le cadre de réquisitions judiciaires ».

En 2021, à l'occasion du lancement de la carte nationale d'identité électronique (CNIe), la CNIL avait recommandé « non seulement de chiffrer les données biométriques en base, ce qui a été mis en œuvre par le ministère, mais aussi de confier les moyens de déchiffrement à un tiers de sorte que ni le ministère ni l'autorité tierce ne puisse, seule, avoir les moyens de déchiffrer les données pour répondre aux réquisitions judiciaires ».

Or, comme nous l'avions à l'époque relevé, « cette seconde partie de la recommandation ne semble ni mise en œuvre par le ministère à ce stade ni prévue dans le plan d'action », alors qu'elle permettrait à la fois de relever le niveau de sécurité des données et de protection de la vie privée, ainsi que de limiter le risque que le traitement soit transformé en une base d'identification des individus.

Pour La Quadrature, cette façon détournée d'accéder aux données figurant dans le fichier TES par les OPJ est révélatrice d'un « phénomène plus large : celui de l’échange débridé et démesuré des données » au nom du droit de « réquisition » (ou de « communication » quand il s’agit d’administrations fiscales ou sociales), qui permet à des organismes de sécurité sociale – CAF, Assurance Maladie… – de récupérer le détail des comptes bancaires, et à la police de demander des factures d’électricité :

« Or, cette possibilité très large de se voir transmettre des informations s’est construite sans prise en compte des règles de protection des données spécifiques à chaque traitement. Elle n’est guidée que par une logique d’efficacité supposée, réduisant le respect des droits fondamentaux à l’état de vulgaires obstacles à dépasser ou à contourner. […] À l’heure où tout est informatisé et où la quantité de données communicables est immense, il est nécessaire de questionner profondément ce mécanisme, source d’abus et d’excès. »

Dans sa fiche dédiée au fichier TES, la CNIL rappelle de son côté que s'il n'est pas possible de refuser la numérisation de ses empreintes digitales lors d'une demande de passeport ou de CNI, « en revanche, il est possible pour la personne concernée de demander à ce que l’image numérisée de ses empreintes ne soit pas conservée dans le traitement au-delà d’un délai de quatre-vingt-dix jours à compter de la date de délivrance du titre ou de la date de refus de cette délivrance par le service instructeur, la copie sur papier des empreintes étant alors conservée par l’Agence nationale des titres sécurisés pour une durée de quinze ans ».

Par contre, « lorsque les informations sont enregistrées, il n’est pas possible par la suite de s’opposer à leur traitement ni d’en demander l’effacement, y compris pour les empreintes digitales ».

Commentaires (29)

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Un seul média "mainstream" pour reprendre cette révélation et la placarder sur le front de chaque Français?

Le scandal était annoncé et ils n'ont pas hésité un instant à le faire.
Quoi pour la suite? Il reste qui à convaincre du "tous fiché mais pas grave, moi, je suis blanc comme neige"?
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Mais quelle est la teinte de blanc autorisée pour ne pas être suspect ?
Et qui la définit ?
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Le pire, c'est que la CNIL a été créée justement pour éviter ce genre de choses, si je ne m'abuse...
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Je suis content de découvrir que les OPJ maitrisent suffisamment les textes de lois pour leur permettre via des pirouette législative de faire avancer leurs enquêtes !

Bon pour ce qui est du fichier, je préférerais comme beaucoup qu'il n'existe pas...
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Et qu'est-ce qui arrive aux résultats des enquêtes menées illégalement, lorsqu'on a un bon avocat ?
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Pas de raison de vice de procédure semble t-il .
Il n'ont pas l'autorisation de s'y connecter mais pas l'interdiction de se faire transmettre les informations contenue.
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Who watch the watchmen ?
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Non mais puisqu'on vous dit que les forces de police et de renseignement ne sont pas au au dessus des lois et ont besoin de l'autorisation de la loi pour fonctionner...

L'article ne peux pas être vrai , LQDN sont de dangereux islamo-gauchistes - il faudrait les interdire , si ça se trouve ils soulèvent la terre , cette bande de wokistes antisionistes !


(En vrai je pense que je vais faire un petit don récurent à LQDN , ça fait longtemps que j'aurais dû le faire)
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De toute façon la loi n'est pas écrite par ceux sur qui elle s'applique ni par des serviteurs mandatés de ceux-ci (sinon on n'aurait probablement jamais décidé de nous auto-ficher). Donc il faut commencer par le commencement : quand est-ce qu'on fait une démocratie dans ce pays qui en parle tout le temps sans savoir ce que c'est ?
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Vu que pour un passeport ou une CNI il faut transmettre une photo au format numérique et que les empreintes sont relevés numériquement, je doute fortement que l'ANTS dispose de copies papier
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les empreintes sont relevés numériquement, je doute fortement que l'ANTS dispose de copies papier
Justement si, dans le cas où tu refuses qu'elles soient conservées dans la base de données, l'ANTS conserve alors une copie papier.

Actu :
il est possible pour la personne concernée de demander à ce que l’image numérisée de ses empreintes ne soit pas conservée dans le traitement au-delà d’un délai de quatre-vingt-dix jours à compter de la date de délivrance du titre ou de la date de refus de cette délivrance par le service instructeur, la copie sur papier des empreintes étant alors conservée par l’Agence nationale des titres sécurisés pour une durée de quinze ans
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Et donc ils s'amusent à imprimer la version numérique sur du papier ? gros doutes. J'ai l'impression que ça remonte à une époque où on utilisait de l'encre pour le relevé d'empreinte et que c'était ensuite scanné.
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Pour avoir renouveler ma CNI et mon passport récemment, je confirme que c'est possible pour la CNI mais pas pour le passport.

Pour la CNI, j'ai du insister lourdement et faire refaire la procédure par l'agent de la mairie parce qu'il valide la conservation poir toi sans te demander ton avis.
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De toute façon, il faut partir du principe que comme sur le net, toutes les traces restent, et que de toutes les manières, les flics font ce qu'ils veulent avec la bénédiction de leur hiérarchie, quand ce n'est pas elle qui leur ordonne... Le fascisme est excellemment bien doté, merci à nos gouvernants, de droite, du PS et leurs électeurs 🫩
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Avec toutes ces fuites de données personnelles ces derniers temps, à quand la fuite de TES ?
:fumer:
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« C'est pas une coordonnée bancaire ou un mot de passe, donc c'est pas grave. » (™ by Colis Privé)
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il était bien prévu que des services de police puissent accéder aux informations contenues dans le fichier, mais dans certaines situations seulement, telles que des « atteintes aux intérêts de la nation et des actes de terrorisme » ou « dans le cadre de collaborations avec Interpol ».
Seulement pour les terroristes.
et puis aussi les Pédophiles.
et bien sur les violeurs.
ah, et aussi les Narcotrafiquants.
et puis les jeunes qui font du rodéo urbain
et heu... bon allez, accès libre !
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Un élément suplémentaire qui mérite à mon avis d'être mentionné est que quand en temps qu'organisme privé vous recevez un email d'un OPJ avec en pièce jointe PDF un document scanné et demandant la communication des informations par email, ce n'est pas glorieux pour la sécurité : la seule authentification possible est l'email en .gouv.fr de l'expéditeur, et les données voyagent en clair. Aucun moyen de vérifier la légitimité. Ce n'est franchement pas glorieux comme système et c'est comme cela depuis des années. Les réquisitions en nombre auprès des opérateurs sont automatisées et donc plus encadrées.
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Le père Noël a inventé le liste des enfants sages, sarko la liste des gens honnêtes, mais en fait il partie?
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Moi qui croyait que la PJ n'existait plus... ils avaient même manifesté?
Sinon c'est beau de filouter quand son job c'est de coffrer les filous.
Mais si ca évite de devoir se sortir ses doigts pour torcher ses enquêtes du bureau. On est un pays plutôt bien pourvu en nb de flics/habitants mais sans doute celui ou on les voit le moins! L'exception ca avait été sous Sarko ou on avait pu constater qu'ils existaient bel et bien...
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Tu confonds pas avec les renseignements généraux ?
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C'est les OPJs indépendants du pouvoir politique qui ont disparu.
Faire disparaitre la police judiciaire ce serait aussi fermer les tribunaux :non:
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Serait il possible de décrire dans un article une procédure pour éviter que nos empreintes se retrouvent dans TES lors d'une demande de CNI ou passeport ?
Il y a des bribes dans l'article mais avoir quelques choses de précis c'est mieux
Merci à Next
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Hitler en aurait rêvé, Sarko et Cazeneuve l'on fait...
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Hitler n'a jamais été condamné lui, et quand la honte a frappé à sa porte il s'est suicidé ... un peu de respect tout de même. (:D )
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Hitler jamais condamné ? Tiens ? Pourtant il a fait comme Sarkozy, il a (mal) écrit un bouquin pendant son séjour en prison...
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Pour un petit coup d'état oh lala, viens pas gacher ma blagounette :D
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C'est plus la stasi qui était experte en fichage et en actions préventives sur la dissidence.
Assez malheureusement les nazis bénéficiaient d'une large loyauté et acceptation.

La police judiciaire contourne la loi pour fouiller le méga « fichier des gens honnêtes »

  • Une atteinte disproportionnée au respect de la vie privée

  • Ficher toute la population pour supprimer quelques dizaines de postes de fonctionnaires

  • L’enregistrement du visage de l’ensemble de la population n’a plus de justification

  • Concrètement, la police contourne l’interdiction d'accéder au TES

  • De l'identification de terroristes à celle d'une manifestante

  • Il est possible de refuser de verser ses empreintes au TES, pas de les y effacer

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