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Qui sont les jeunes « végans de l’IA », qui refusent de s’en servir ?

Le 26 février à 07h45

Un chercheur américain du Georgia Institute of Technology, David Joyner, leur a trouvé un surnom : les « végans de l’IA », résume Le Monde, qui a discuté avec des étudiants et jeunes actifs boycottant l’IA. À l’image du véganisme, précise le chercheur, les motivations chez ceux qui « adoptent un régime sans IA » sont souvent éthiques, morales et environnementales.

« Il ne m’est jamais venu à l’esprit d’utiliser l’IA », explique Charlie, 25 ans, journaliste dans une radio associative au Mans : « Avant de lire des articles ou voir des docus tout au long de 2025, il ne s’agissait pour moi que d’un délire de technocrates. J’ignorais qu’elle était entrée à ce point dans les mœurs. »

Une enquête IFOP pour Jedha AI School menée en octobre 2025 auprès d’un millier de jeunes Français âgés de 16 à 25 ans indiquait que 89 % avaient déjà utilisé Gemini, Perplexity, Grok, ChatGPT ou Claude et que près de 73 % s’en servent chaque semaine (contre respectivement 43 % et 22 % dans la population générale).

Doctorant en bio-informatique de 28 ans, Siegfried Dubois a quant à lui testé un « assistant de codage » pendant un mois, fin 2024, ce qui lui a laissé un « goût de cendres en bouche » : « La prise de conscience de l’impact environnemental, mais aussi de l’exploitation humaine à l’œuvre – dans l’annotation de données notamment [pour entraîner des algorithmes]– et le pillage de propriété intellectuelle », l’ont convaincu « de ne plus jamais recourir à ces outils », qu’il assimile à « la junk food de la pensée », résume Le Monde.

Bibliothécaire de 22 ans, Céleste Bouguyon-Williams y voit de son côté une « triste standardisation de notre monde dans lequel tout est faux : animaux, couleurs, photos… ». « Non seulement l’IA ne crée rien, mais elle détruit la pensée en fournissant un ersatz prémâché, plat et vide de sens », abonde Théophile Fenal, commissaire-priseur qui y voit « surtout un vecteur d’aliénation et d’abrutissement ».

Vétérinaire spécialisé en santé de la faune sauvage, Nathan Thenon, 29 ans, se dit « témoin des impacts des activités humaines sur la biodiversité ». Membre des « Shifters » bénévoles de Jean-Marc Jancovici, dont l’objectif est d’accélérer la transition de la France pour atteindre la neutralité carbone, il explique que « l’intensification de l’usage de l’IA et l’accroissement des besoins énergétiques et en eau pour faire fonctionner cette technologie m’empêchent de l’utiliser ».

Chercheur au Laboratoire Interdisciplinaire Sciences Innovations Sociétés (LISIS), Bilel Benbouzid, dont les travaux portent sur les conditions d’exercice du métier d’étudiant depuis l’irruption des intelligences artificielles génératives, constate pour sa part que les réfractaires sont « de plus en plus rares à l’université, même si les jeunes sont de moins en moins dupes face à ces machines ».

« Je crains de devenir dépendante, que son usage régulier me désapprenne à écrire, à faire mes recherches, à réfléchir », témoigne Chloé, traductrice en Belgique, qui craint aussi de perdre son boulot : « Dans mon organisme, l’IA est très clairement vue comme la solution d’avenir, déplore-t-elle. Personne ne l’avoue ouvertement, mais le message est clair : en cette période d’austérité, tout recrutement qui peut être évité grâce à l’IA représente une économie appréciable. Utiliser l’IA, c’est creuser sa tombe… ».

Le 26 février à 07h45

Commentaires (54)

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Ça fait plus de 20 ans que je lis PCi / Next et a un moment il faudra bien se rendre compte que notre problème n’est pas technologique mais démocratique.

Que ce soit l’IA, les lunettes connectées, les cryptos, les réseaux sociaux, le piratage, les droits d’auteurs … le scénario est toujours le même : la technologie avance à fond les ballons mais le cadre légal et sociétal n’évolue pas ou très lentement.

C’est toujours le même problème : on a une nouvelle technologie X, elle est adoptée potentiellement en masse avec tous ses bienfaits et tous ses problèmes et puis … rien. Aucune réflexion démocratique sur ces sujets. On en est toujours à parler des zarabes à la télé. En attendant les gens qui sont derrière la tech, eux, s’enrichissent en fascisant le monde avec la technologie qu’ils maîtrisent à 100% puisqu’on ne leur oppose rien.

Honnêtement ça me fatigue et je ne sais pas où est passé l’enfant en moi qui s’émerveillait devant un ordinateur des années 90.

Parce que pour revenir à l’article, ces gens ont raison d’entrer en contestation. Peut être que je vais creuser ma propre tombe en utilisant Claude (qui fait 95% de mon taf). Mais comme ne pas l’utiliser est aussi problématique au niveau individuel que l’utiliser, on fait quoi exactement ? On pourrait faire autre chose qu’attendre de voir pour une fois ou c’est trop demander ?
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Tout à fait. L'IA peut avoir de sacrés avantages et je ne serais pas contre des modèles locaux, plus raisonnables et raisonnés, à usage local, et je ne pense pas que ces "véganes de l'IA" (quel terme absurde) non plus, malheureusement j'ai bien peur que ça soit de plus en plus compliqué à mettre en place, en particulier avec l'augmentation des composants qui risque de nous limiter à l'avenir à de simples terminaux permettant d'accéder à des ressources distantes plutôt que de bénéficier de vrais ordinateurs tels qu'on les a connu jusque maintenant.
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Super article qui pointe l'aspect éthique de l'utilisation de l'IA et aborde l'aspect sociétal. Par contre, j'ai tiqué sur: « les conditions d’exercice du métier d’étudiant ».
Depuis quand étudier serait un métier ?

Il manque encore les études sociétales un peu plus poussées car, comme pour toutes les révolutions technologiques, on laisse sur le bord de la route toutes les personnes qui ne seront pas en mesure de s'adapter et on déshumanise encore un peu plus l'environnement de travail.

Je pense que l'on peut faire un parallèle avec les caisses automatiques dans les supermarchés: les caisses automatiques sont super pour ceux qui passent avec quelques articles et son pressés mais il faut garder une part de caisses avec des humains. Même avec les caisses automatiques, il faut des humains mais ils ont juste la tâche de courir de blocage de caisse en blocage de caisse, sans aucun temps pour échanger avec les clients.

Quel monde voulons nous ?
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C'est un bon exemple, les caisses automatiques.
Dans l’ensemble, je suis pour, car à mes yeux, tous les métiers non valorisants (donc non intellectuels, artisanaux et/ou sociaux) devraient être réalisés par des machines. Être caissier dans un supermarché n'est, à mes yeux, pas valorisant — je me trompe peut-être, je ne l'ai jamais fait — alors que le même métier dans un petit magasin de quartier est, à mon sens, différent car bien plus social.

Mais en même temps, actuellement, je suis contre les caisses automatiques, car la personne qui est obligée de gérer lesdites caisses (car elles sont toujours en blocage) vit une situation encore plus déshumanisante que les caisses classiques, je trouve.

Clairement, le problème est purement politique. On va me déclarer que cela va créer énormément de chômage et que l'IA va gérer des "assistés intellectuels", mais tout cela dépend de la société qu'on veut mettre en place. L'IA et la robotique ne sont que des outils, donc intrinsèquement amoraux. Par exemple, on pourrait interdire les couteaux car ils tuent, mais on ne le fait pas car le couteau est un outil ; le problème n'est pas le couteau.
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Je ne sais plus quel humoriste (Haroun je crois mais j'ai un doute) détaillait le principe des caisses automatiques en disant en substance "Ah vous n'embauchez plus de caissières, du coup les prix vont baisser... Non? Et en plus c'est nous qui faisons le boulot. Mais on est contents..."
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Je suis paradoxal ! :reflechis:
J'utilise des fois les caisses auto quand j'ai 2 articles car ça va plus vite.
Mais ayant été étudiant et joué les caissiers, pour certain(e)s c'est probablement un des rares boulot accessible pour payer les factures.
Et je me dis qu'entre un boulot pas intéressant et le chomdu, je préfère encore faire bosser "un(e) hôte(sse) de caisse" comme on dit maintenant.
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Croire que l'IA est amorale est déjà un problème, vu qu'elle est généralement biaisée (plus ou moins fortement selon l'éditeur)
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L'IA n'est qu'une technologie, donc neutre. C'est, comme à chaque fois, sa mise en place qui la rend morale ou pas, ou amorale.
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Désolé mais la technologie n'est pas neutre par défaut. En l'occurence, l'IA est loin d'être neutre, notamment sur le plan environnemental (énergie, eau, ressources pour la fabrication des composants ...).
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A partir de là, RIEN n'est neutre, même pas le papier, puisqu'il a fallu utiliser du bois pour le produire.
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A partir de là, RIEN n'est neutre, même pas le papier, puisqu'il a fallu utiliser du bois pour le produire.
Et bien oui.
La neutralité, c'est comme la perfection, on peut essayer de s'en rapprocher, mais on ne l'atteindra jamais, quoi qu'il arrive. Et on peut même faire de sacrées conneries à essayer de s'en rapprocher, ou simplement à croire que c'est un idéal atteignable.
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Même un couteau n'est pas neutre, il a fallu des ressources. La neutralité s'applique sur son existence même, notre usage allant décider de sa direction.
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l'IA repose sur un modèle de données qui n'est pas neutre, donc rien de ce qu'elle produit n'est neutre. L'IA n'est pas une technologie mais un produit, contrairement au machine learning qui est la technologie sous-jacente.
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Donc c'est bien sa mise en place qui la rend neutre ou pas, merci de la confirmation.
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Je vous invite à écouter François JARRIGE, historien qui s'est penché sur l'histoire des techniques et du concept de progrès.

Edit : participe passé
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l'IA repose sur un modèle de données qui n'est pas neutre, donc rien de ce qu'elle produit n'est neutre. L'IA n'est pas une technologie mais un produit, contrairement au machine learning qui est la technologie sous-jacente.
C'est plutôt : l'IA est une discipline de recherche dans l'informatique, l'IA générative une sous discipline, le machine learning / deep learning une technologie, le LLM et son implémentation, un produit.
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Excelente l'illustration cependant, il y a une erreur....
Elle suppose que les gens auraient potentiellement été intelligent avant ...

OK je sors.
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Une des manière de se déclarer intelligent est de considérer que tous les autres sont cons.
Et le fait de le déclarer de manière intemporelle permet d'éviter d'apposer une date sur le début de notre supposée intelligence.

Mais ça finit toujours par se voir.
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Alors je suis végan de l'IA, végan du smartphone et végan des réseaux sociaux...
Bref, dans le monde du numérique, y'a que Next qui trouve grâce à mes yeux
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Idem, vegan de tout. Ces outils ne sont pas faits pour rendre l'Homme meilleur, mais mesquinement pour enrichir certains, sur le dos de l'asservissement et l'appauvrissement de mill-iards/ions d'autres. Et en plus : ca crève les yeux.
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Si tu est végan des réseaux sociaux, tu peux me dire ce que tu fout dans les commentaires, qui n'en sont qu'une autre forme ?
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Comme j'ai dit dans ma deuxième phrase, je ne suis présent que sur Next (et pas de manière très prolixe, n'étant pas expert de ces sujets je ne me permets pas d'intervenir à tout bout de champ pour donner un avis idiot) parce qu'il me semble que tant les articles que les commentaires m'apportent quelque chose d'utile, au contraire des tas d'ordures qu'on trouve sur Facebook, X, LinkedIn, TikTok, et j'en passe...
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Ma lecture de la semaine sur les étudiants et l'IA
Letter to a PhD student
What's the point of intellectual work, if AGI is around the corner?
https://substack.com/home/post/p-187171088
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On dirait que la proposition de ce surnom sert à tenter de discréditer les gens qui ne se ruent pas sur l'IA.
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Alors que la position de ces "vegans" de l'IA est tout à fait entendable, rationnelle et légitime.
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Que si pour toi être végan est associé à quelque chose de négatif. Je ne m'étais même pas fait la réflexion. En ce qui me concerne j'associe globalement le véganisme à quelque chose de positif alors que je ne le suis pas moi même.
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Mais dans un monde trumpé, qui marche à grand pas vers un IVème Reich quelque part (USA, France, allez savoir), woke, végan, ouvert, c'est mal.
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Et les vieux qui refusent de se servir de l'IA, ce sont des vieux cons ? :fumer:
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#JeSuisUnVieuxCon :phibee:
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Moi aussi.
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#teamVieuxCon :phiphi:
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#VieuxConForeverDepuisSonPlusJeuneAge :phibee:
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Pareil. #chateauvieux
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Tous ces témoignages sonnent fort juste.

Je crains qu'ils ne soient qu'une infime goutte perdue à contre-courant parmi toute l'eau du monde.
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Merci pour cet article qui amène une tournure plus généraliste à cette vague de l'IA omniprésente.
D'un point de vue personnel quand je débats de cela avec mon entourage c'est toujours la facilité et la fatalité qui dominent quand j'ose remettre en cause son utilisation. "Bof tu sais ma petite recherche quotidienne ne changera rien" ou "faut bien vivre avec son temps" ! :keskidit:
"Oui mais là Gérard tu demande à l'IA combien de temps faut-il pour cuire un oeuf! Peut-être que quelqu'un autour de la table aurait la réponse non?!"
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Alors qu'une recherche sur n'importe quel moteur, ca ne prend pas plus de temps, et on a une réponse bien plus fiable qu'avec une IA qui peut potentiellement dire n'importe quoi...
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Alors qu'une recherche sur n'importe quel moteur, ca ne prend pas plus de temps, et on a une réponse bien plus fiable qu'avec une IA qui peut potentiellement dire n'importe quoi...
Autrefois, peut-être.

De nos jours, une recherche Web c'est :


  • La réponse générée par le LLM de Google

  • Suivie des vingt liens sponsorisés

  • Pour ensuite tomber sur des tonnes de résultats non pertinents optimisés SEO

  • Au préalable, une cookie banner demandant de désactiver les 4500 partenaires par défaut, quand elle ne demande pas de payer (ou pourrir le navigateur de 25 000 cookies)

  • Trois pop-up newsletter

  • Des articles (sûrement issus d'un LLM) qui vont d'abord te dire c'est quoi un œuf, le principe physique derrière l'ébullition de l'eau, pourquoi il faut le faire cuire, et l'historique de la cuisson de l’œuf, pour ensuite te rediriger vers d'autres articles SEO-optimisés (toujours) parce qu'il y en a un par méthode de cuisson d'un oeuf

  • Des sites qu'il vaut mieux avoir un adblocker pour ne pas se retrouver avec la même conso de puissance qu'un data centre de CSP

  • Qui auront probablement repompé le contenu de Wikipedia, au passage



Bref, perso je préfère la tenter avec Euria ou mon OpenWeb UI qui repose derrière des API connues, au moins je sais où je fous les pieds et ce que je consomme.

Et j'ai presque un doute si c'est pas moins coûteux en énergie par rapport à tout le précédent bordel.
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De nos jours, une recherche Web c'est :
La réponse générée par le LLM de Google
Suivie des vingt liens sponsorisés
Pour ensuite tomber sur des tonnes de résultats non pertinents optimisés SEO
Au préalable, une cookie banner demandant de désactiver les 4500 partenaires par défaut, quand elle ne demande pas de payer (ou pourrir le navigateur de 25 000 cookies)
Ajouter des extensions à ton navigateur, tu dois :D

(et probablement changer de moteur de recherche)
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Moi, j'ai ce qu'il faut pour éviter ces inconfort. Le reste de la population... celle qui pense que Google = Internet, voilà quoi.

Le peu que j'utilise le smartphone pour aller sur le Web me rappelle cette triste réalité. Par contre je n'utilise pas Google quoi qu'il arrive, mais il parait que c'est le moteur de recherche dominant.

Ah, d'ailleurs, j'oubliais un autre élément insupportable : les premiers résultats qui seront de la vidéo Youtube de 5 ou 10 minutes bardée de blabla inutile (+ les sponsors, + les pubs).

Sérieusement, avec un web commercial aussi fuck-up, on s'étonne que les gens partent sur les chat bots alimentés par LLM ?
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J'espère que son IA lui a répondu "le temps, je ne sais pas, par contre ta requête idiote a consommé plus d'eau qu'il n'en faut pour cuire ton oeuf, donc mets-toi le là où je pense, cuit ou pas !"
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Il y a tout un pan de métier anti IA, ce sont les petits artistes. Ceux qui vivent à la commission, qui survivent plutôt. Les enseignes leur commandaient un visuel pour une campagne marketting par exemple et désormais on a droit à du made by IA approximatif et insipide.

Leur rejet de l'IA est une question de survie parce que leurs commanditaires habituels pensent faire une bonne affaire en ayant économisé 500 balles sur une campagne à 100k€...

Ils en arrivent donc à un rejet épidermique et se refusent même d'y recourir comme facilitateur de leur travail. Certains tentant même de racheter de vieilles licences toshop pour revenir à une version sans les compléments IA.

Qu'on soit ou non d'accord avec eux, leurs discours et arguments méritent d'être entendus.

(et en particulier comment les IA ont été entrainées sans autorisation sur leurs productions pour ensuite s'en servir pour leur piquer leur job)
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on va tous mourir dans d'atroces souffrances en arrosant nos plantes avec du Gatorade
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It's got electrolytes!
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Vous voulez quand même pas qu'on y mette de l'eau comme dans les toilettes ?!
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Je comprends les arguments de ces « jeunes végans » (terme très mal choisi).
Mais il faut se rendre à l'évidence, c'est un combat perdu d'avance. Certains appellent ça le progrès (de quoi, je ne sais pas).
Mais il y a eu les mêmes réticences à l'arrivée de l'électricité, du téléphone (regardez Downton Abbey avec la réaction de Maggie Smith en comtesse douairière !), de la tv, d'internet, des réseaux sociaux, et la liste est longue.
Ici on va parler de ce petit % qui résiste, alors que la grande majorité va dans le sens du vent, « puisque ça existe autant l'utiliser », sans autre forme de réflexion.
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L'éléctricité n'a pas rendu les gens idiots et incapables de réfléchir à des problèmes pourtant très simples. L'utilisation de l'IA à outrance est en train d'aspirer le peu qu'il reste de cerveau, pour pouvoir finalement asservir totalement.
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À mon boulot on nous force à l'utiliser, avec des compteurs qui vérifient les tokens consommés. C'est un de mes objectifs annuels. Et encore récemment on nous a fait comprendre que ceux qui freineraient le mouvement pourront passer la porte avec un bon coup de pied au cul pour leur donner de l'élan.
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Idem.
Avec les fameux "comment faire en sorte que vous utilisiez l"ia".
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Ne pas oublier les lunettes 3D et le métaverse, qui ont bouleversé nos vies.
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L'impact de l'ia n'est quand même pas le même car elle touche directement sur la créativité, la réflexion et la capacité à comprendre.
Les modèles sont gérés et contrôlés par des entreprises, ce sont ces vérités là qui seront diffusées sans aucune information de contradiction et il est très souvent difficile de sourcer la "vérité" ou la réponse qu'on te donne.

Et sa vitesse de propagation est tel un ras de marée là ou pour tout ce que tu évoques le déploiement a été progressif. En même pas 2 ans, pratiquement TOUS les emplois sont impactés car c'est imposé partout. (intégré dans les logiciels métiers, dans windows etc)
SI tu prends le cas du téléphone et de l'électricité c'était plus spécifique, progressif et c'était plus "à côté" de ton travail (sauf ceux directement impactés ou remplacés).



L'ia peut avoir un intérêt, peut apporter un plus, mais la manière dont on l'impose, dont on le fou partout, et dont les gens l'utilisent (s'en rendent dépendant) fait que clairement ça craint sur le long terme.
Personnellement je trouve ça très inquiétant, et on sait pertinemment que sur le long terme, tout deviendra payant (ou que ça sera toit le produit comme d'ab) et que seules certaines entreprises fournissant le service d'IA survivront et donc seul leurs choix auront valeur de vérité.

En gros on est en train de perdre le contrôle total de notre indépendance mais ça ne gêne personne.
D'un autre côté quand on voit ce qui s'est fait avec le cloud, les services windows etc, ça n'est pas choquant que ça ne gêne personne...


Au delà de ça, on le voit sur certains projet comme godot qui ne s'en sortent plus car ils croulent sous des "contributions" de gens qui s'y connaissent maintenant grâce à l'ia et qui pondent de la merde, donc ils passent un temps fou à trier les contributions et plus de temps à trier analyser qu'à faire évoluer le produit...
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L'impact de l'ia n'est quand même pas le même car elle touche directement sur la créativité, la réflexion et la capacité à comprendre.
Au delà de ça, je pense que ceux qui s'appuient sur une théorie semblable à la destruction créatrice oublient une chose : économiquement, l'être humain peut faire deux choses :
- agir physiquement (travaux d'usine, de force)
- penser (les cols blancs, bureaux d'étude, etc.)
Si on met des machines qui remplacent les métiers physiques à 90%, ça peut marcher parce qu'on redirige à terme les efforts sur la seconde classe de métiers. Mais si on met des IA qui suppriment les travaux intellectuels à 90%, on finit avec 80% de chômage, et les sociétés s'effondrent.
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Musk te dit que non, tu seras payé à rien faire, les robots et l'ia bosseront pour toi. Elle est pas belle la vie ? :sm:
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Oui, j'ai moins de boulot, mais on en profite pas pour me baisser mon temps de travail quotidien / hebdo.
Et il faudra en plus attendre 2 ans de plus pour profiter de la retraite.
Elle est pas belle, la vie !
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Mais il faut se rendre à l'évidence, c'est un combat perdu d'avance. Certains appellent ça le progrès
Un moratoire contre une techno qui est performante pour qqch, mais qui a des effets secondaires important, ça existe (les CFC, et - même si c'est plus difficile - les ressources fossiles).

Edit : confusion en PFC et CFC

Qui sont les jeunes « végans de l’IA », qui refusent de s’en servir ?