« Techno-diversités » : ce que les Écologistes envisagent pour le secteur du numérique
Dissiper les mythos
Illustration : Flock
Le 19 août à 14h27
Début juillet, les Écologistes publiaient un « carnet de doctrine numérique », qui doit servir de « cadre de pensée » à ses équipes et à sa secrétaire nationale, Marine Tondelier, candidate à la présidentielle. À la veille des journées d’été du parti, Next se penche sur le modèle de « technodiversité » qu’il promeut.
« Techno-diversités » : ce que les Écologistes envisagent pour le secteur du numérique
Dissiper les mythos
Illustration : Flock
Début juillet, les Écologistes publiaient un « carnet de doctrine numérique », qui doit servir de « cadre de pensée » à ses équipes et à sa secrétaire nationale, Marine Tondelier, candidate à la présidentielle. À la veille des journées d’été du parti, Next se penche sur le modèle de « technodiversité » qu’il promeut.
Société numérique
Société
11 min
À quelle sauce les candidats à la présidentielle 2027 mangeront-ils la question numérique ? La question se posera régulièrement, au fil des mois à venir. Début juillet, le parti Les Écologistes lançait les hostilités avec un « carnet de doctrine numérique ». Candidate à la présidentielle, sa secrétaire nationale Marine Tondelier laisse encore la porte ouverte à des discussions avec les différents partis de gauche, alors que la perspective d’une « primaire de la gauche unitaire » s’est soldée par un échec.
Titré « Technodiversités, Reprendre la main sur le numérique », le document de 36 pages s’attelle à détailler la vision écologiste de l’industrie numérique en six chapitres. Au Salon de la Souveraineté Numérique qui se tenait fin juin à Paris, Marine Tondelier évoquait le document comme un « cadre de pensée », rapportait La Tribune. Au fil du document, le parti promeut une « diversité des outils, des acteurs, des infrastructures et des modèles numériques », qu’ils opposent à la logique de concentration des multinationales de la tech. Ce modèle, décrit comme « condition de la robustesse de nos sociétés et de notre souveraineté démocratique », est traduit par dix mesures du programme général présenté par les écologistes mi-juillet.
Les Verts ne sont pas les seuls à s’être emparés du sujet technologique : mi-juillet, le candidat Les Républicains Bruno Retailleau exposait sa vision du sujet, presque uniquement sous le prisme de l’intelligence artificielle. Pour le sénateur de Vendée, l’IA « n’attend pas notre consentement », et à ce titre, la France doit investir 23 milliards d’euros de son budget du quinquennat à venir pour financer le domaine.
« Dissiper les mythologies numériques » pour « reprendre la main »
Pour les Écologistes, l’un des premiers enjeux consiste à « dissiper les mythologies numériques », pour pouvoir ensuite « reprendre la main » sur son infrastructure, « briser les monopoles et les modèles toxiques » et « reconnaître le travail » que la mécanique de l’automatisation tend à cacher.
Par mythologies, le parti entend notamment une diversité de récits « conçus pour désarmer la critique » et « naturaliser » des choix politiques. Ainsi de ceux relatifs à l’intelligence artificielle : « le récit de la machine qui s’éveille, de la superintelligence imminente ou de la singularité relève d’une forme dévoyée de pensée mystique », indique le carnet de doctrine numérique.
Plus largement, le document critique la vision de l’évolution technologique comme relevant d’une « fatalité », ou encore les approches techno-solutionnistes, qui confondent « systématiquement optimisation et robustesse », une thèse que l’on devine inspirée par les travaux du biologiste Olivier Hamant sur la robustesse comme principe d’action : l’optimisation permet de « régler chaque rouage pour un rendement maximal dans des conditions données » mais rend le système « rigide et fragile », indique le carnet. À l’inverse, le vivant « tient par la diversité et la redondance » et grâce aux marges d’évolution que ces dernières permettent.
Ancré dans ses préoccupations environnementales, le parti critique par ailleurs les descriptions des technologies numériques comme « immatérielles », occultant leurs besoins en eau, en énergie ou en métaux. Plus loin, le parti souligne que le modèle numérique dominant repose sur un extractivisme « matériel, énergétique et informationnel », dont les deux premiers « suffisent à eux seuls à compromettre la trajectoire de l’Accord de Paris, tout en aggravant la pollution et l’artificialisation des sols ».
Une souveraineté assurée par la « robustesse » de la « diversité »
Derrière ces thèses, le parti Écologistes critique le fait que, « par omission ou par décision, la puissance publique a progressivement laissé des acteurs privés décider de ce qui aurait dû relever du choix collectif ». À l’échelle française et européenne, il souhaite « résister à la tentation mimétique », c’est-à-dire à la construction de champions européens qui viseraient à égaler et concurrencer directement ceux, déjà existants, implantés en Chine ou aux États-Unis.
La souveraineté défendue par les Écologistes, de ce fait, « ne se résume pas à la taille d’un champion » mais plutôt à la possibilité d’éviter la dépendance à un acteur unique, à celle de « pouvoir changer d’outil sans tout perdre ». Pour y parvenir, le carnet envisage de se préoccuper des diverses couches de la chaîne de valeur numérique, notamment en investissant « dans les infrastructures critiques, depuis l’hébergement jusqu’aux semi-conducteurs ». Le parti promeut par ailleurs l’interopérabilité, les normes ouvertes et le chiffrement de bout en bout. Quelques pages plus loin, il refuse aussi la « privatisation du pouvoir normatif » par des géants numériques ainsi qu’une vision de la souveraineté utilisée comme « prétexte à l’extension du domaine de la surveillance d’État ».
Au-delà des questions d’infrastructures, le carnet questionne les modèles économiques qui influent sur le fonctionnement actuel du paysage numérique. En l’occurrence, il recommande de combattre les monopoles des géants numériques de deux manières : en recourant au droit de la concurrence et en préservant ou en rouvrant « des alternatives, y compris non numériques, afin que nul ne soit jamais contraint de passer par un outil unique ». Une piste qui viendrait notamment répondre au recul de l’accès aux droits sociaux résultant de la numérisation de l’accès aux services publics et signalé à plusieurs reprises par la Défenseure des droits.
Les Écologistes veulent par ailleurs encadrer « strictement la publicité fondée sur le profilage » et proscrire « les procédés de captation conçus pour exploiter nos vulnérabilités cognitives », décrits comme « sources de la toxicité numérique » – que ce soit en termes de désinformation, de dégradation du débat public ou encore d’effets sur la santé mentale. Globalement, le carnet critique le « gigantisme » des acteurs du numérique, qui « sert d’abord la concentration » et rend le système « plus fragile et plus vorace ».
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Mercredi 04 février 2026 à 17h04 04/02/2026 17h04
Face à la démesure, une « troisième voie » décentralisée
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Commentaires (36)
Aujourd'hui à 14h58
Si on applique ce principe, l’Iphone n'aurait jamais existé car les batteries n’était pas recyclable, les éoliennes devraient ne pas existé que elle ne sont pas recyclable et que les support béton reste dans le sol, et enfin ... si aucun Homme n’était sur terre, la nature serait mieux.
C'est exactement l'inverse qui doit promouvoir la sobriété, si une technologie est "polluante", alors l'utiliser et la concurrence fera en sorte que le sera moins, si on peut choisir entre un produit A polluant et un B qui fait pareil mais pollue moins, alors B prendra le marché.
Aujourd'hui à 15h32
pollue moinspour moins cher, alors B prendra le marché.Modifié aujourd'hui à 15h55
La solution écologique qu'est la voiture électrique ne prendra jamais l'avantage sans aides et politiques publiques.
Parce que c'est forcément plus cher de faire quelque-chose en s'ajoutant des contraintes environnementales que de faire la même chose sans ces contraintes, la solution écologique sera toujours plus cher.
L'État doit pousser en faveur de la transition, pénaliser la solution non-écologique et avantager l'écologique pour rééquilibrer.
Aujourd'hui à 17h36
Modifié aujourd'hui à 18h19
La voiture électrique est la version (plus) écologique de la voiture individuelle.
PS: Et non, une voiture électrique n'émet pas plus de CO2 sur sa vie qu'une thermique. Sauf si on la met à la casse avant 20 000 kilomètres (100 000 pour les SUV). https://infos.ademe.fr/magazine-juillet-2026/la-voiture-electrique-est-plus-polluante-que-la-voiture-thermique/
Aujourd'hui à 19h13
Aujourd'hui à 19h49
Et même en ville, un livreur gros volume aura quand-même besoin d'un camion, mais pas forcément d'un semi-remorque. Par contre pour la livraison de petits volumes, on peut peut-être repenser la chaîne pour se contenter de vélos cargo.
Aujourd'hui à 19h04
Modifié aujourd'hui à 16h03
Autrement-dit, on reste toujours dans un système de production et de consommation néolibéral.
Aujourd'hui à 16h10
par contre si on parle des datacenter, qui est le cœur de leur campagne, si tu prend xAI qui construit une énormes turbines à gaz géante très efficiente plutôt que pleine de petite moyennement efficace (et sur deux états pour diviser les quotas de pollution) c'est donc "mieux", elle est donc plus "sobre".
Modifié aujourd'hui à 16h41
L'idée c'est que tu partes de ton besoin, et tu cherches la solution la plus frugale possible. L'IA est un bon exemple où on cherche à utiliser le plus gros modèle, les plus gros GPU, pour des trucs qui en ont pas nécessairement besoin.
Ça ne veut pas dire arrêter d'évoluer et d'innover, mais juste le faire en réfléchissant avant (et pas se dire, une fois le datacentre construit, "ah merde en fait il est utilisé qu'à 10%, on a eu les yeux plus gros que le ventre"). Et si pour toi c'est de la décroissance, alors je suis décroissantiste.
Mistral est un assez bon modèle de cette idée. Plutôt que d'utiliser des modèles gigantesques d'OpenAI, Anthropic ou chinois qui consomment une quantité colossale de ressources, on utilise des modèles plus petits mais spécifiquement adaptés aux besoins de l'entreprise pour avoir un résultat similaire. Pas besoin d'un modèle entraîné sur tout l'Internet - incluant Marmiton et la Bible - pour un chatbot utilisateur (même si le mieux reste un humain derrière l'interface de chat).
Aujourd'hui à 15h35
Aujourd'hui à 16h01
Modifié aujourd'hui à 16h45
"En l’occurrence, il recommande de combattre les monopoles des géants numériques de deux manières : en recourant au droit de la concurrence et en préservant ou en rouvrant « des alternatives, y compris non numériques, afin que nul ne soit jamais contraint de passer par un outil unique »."
"Il souligne aussi une exigence de négociation collective avant le déploiement de systèmes automatisés dans les entreprises."
"Pour soutenir une telle vision, ils proposent de faire « des communs numériques un pilier » de leur politique, « en les finançant, en sécurisant leur entretien dans la durée, en les protégeant de l’accaparement et en leur donnant la priorité dans la commande publique »."
On peut effectivement l'interpréter comme on le souhaite. De plus, comment obliger les utilisateurs à ne pas faire eux même grandir un champion ? Imposer à un patron que ces salariés ait toujours droit au chapitre ? Je suis curieux de voir tout ces politiques poser sur la table leurs outils du quotidien pour, j'en suis quasi certain, voire qu'ils sont les premiers à avoir mis le doigt dedans.
Du communisme et de la démagogie. Quand je vois les articles de presses reprenant en cœur les déclarations de nos chers/chères politiques qui sont mentionnés sur X, y'a de quoi s'étouffer quand on se dit "écologiste".
Edit: le communisme entant qu'idéologie n'est pas portée par les Ecologistes mais une part de leur manifeste indiqué dans l'article, en a l'odeur.
Aujourd'hui à 16h49
La proposition est que l'État force l'interopérabilité pour que la concurrence puisse jouer son rôle. Ce que l'UE - à majorité de droite - est déjà en train de faire avec le DMA/DSA.
Par exemple, il y a pléthore d'hébergeurs web ou mails et la concurrence se porte relativement bien - même si on a encore beaucoup de Microsoft et Google - parce que c'est interopérable : on peut choisir sans risquer d'être coupé de clients/fournisseurs qui n'utilisent pas le même service. En revanche, il n'y a qu'un seul WhatsApp et ça c'est préjudiciable.
Aujourd'hui à 17h10
La phrase complète est bien plus large.
Qui décide de ce qui doit être utilisé ? En fonction de la zone géographique ? De la techno ?
Comment on combat un champion si tout le monde apprécie son utilité mais qu'il ne soit pas européen ?
Donc oui, des traits du communise et une bonne dose de démagogie.
Modifié aujourd'hui à 17h28
Ils parlent d'empêcher de forcer les utilisateurs à utiliser un géant par l'interopérabilité et l'investissement dans des communs (pour montrer l'obligation d'utiliser un géant, on peut citer la suite Office qui n'est pas interopérable : ouvrir un document Word avec LibreOffice casse complètement la mise en page en raison des déviations propriétaires de Microsoft - donc si un client ou fournisseur utilise Office, on est forcé de l'utiliser ou subir pas mal de conséquences négatives).
Aujourd'hui à 17h33
Exemple avec Facebook.
On peut lui reprocher l'addiction, en cours de jugement là-dessus d'ailleurs, mais il n'en reste pas moins qu'avant les réels et le reste, il avait déjà ce monopole. Comment "combattre" cela en allant à rebours de ce que les utilisateurs veulent ? Le fait que ce soit moins intrusifs, malheureusement vu la rapidité avec laquelle la majorité adopte ce type de services et y reste en sachant cela, j'ai hâte de voir le combat et la levée de bouclier.
Quelque part, c'est dommage pour nous Français mais on peut même prendre l'exemple de MistralAI vs OpenAI/Claude. Ils peuvent être très bons, respectueux de leurs utilisateurs/utilisatrices, full Européen et pourtant, ce n'est pas ce qui les fera aller plus haut que les deux autres. Et je le répète, c'est dommage.
Bref, on peut tout à fait ne pas être d'accord, mais les mots ont leur importance, surtout sur un manifeste.
Modifié aujourd'hui à 18h01
La popularité de Facebook n'est pas parce que l'application Facebook est innovante (elle l'a été au début hein, évidemment) mais parce que tout le monde est sur Facebook, donc je dois être sur Facebook. Facebook garde son monopole parce que c'est un monopole.
Avec l'interopérabilité, si à l'avenir je peux voir les publications Facebook depuis mon compte Snapchat. Ou les stories Snapchat depuis mon compte Instagram. Ou les posts Instagram depuis mon compte Bluesky. Alors là on sera sur une vraie concurrence non faussée : j'irai sur l'application qui est la plus innovante et propose la meilleure expérience selon moi, pas celle qui est la plus grosse.
Là on aura une vraie concurrence !
Aujourd'hui à 17h53
Aujourd'hui à 18h02
Modifié aujourd'hui à 18h26
On dirait les libristes ici qui à chaque news sur Windows s'imaginent un monde sans et que tout le monde va se rallier à leur cause. Le plus grand nombre est sur windows par vente forcée, on est totalement d'accord là dessus, mais est ce que la majorité en a quelque chose à foutre ? Non. et les gens continuent car cela leur convient.
Je bosse tous les jours sur Linux, mon setup principal > Windows. Et pas pour jouer, ça me convient largement.
Ces combats sont minoritaires et ce n'est pas en combattant ce que la majorité apprécie/garde qu'on avancera. Ce n'est pas non plus en tapant au portefeuille (cf les nombreux procès et amendes envers Google et Microsoft).
Une partie de leur texte (aux écologistes) indique la marche à suivre, les alternatives meilleures. Mais pour ça, il faut aussi arrêter de parler dans le vent quand on est politique.
Encore une fois, mettons les devants leur contradiction. Tous dans une pièce à sortir leurs outils du quotidien (soft comme matériel).
https://lcp.fr/sites/lcp.fr/files/styles/max_650x650/public/2025-12/Marine%20Tondelier%20devant%20la%20commission%20d%27enqu%C3%AAte%20-%2002122025_0.jpg?itok=nXvUB1d9
Cela m'a pris 40 secondes. Il suffit de zoomer, c'est un iPhone. Pour utiliser un iPhone, il faut activer les services Apple, le mobile ayant parcouru la moitié de la planète pour arriver dans sa main. On peut quasi tabler sur le fait qu'elle ait également un mac et utilise les services interconnectés de la suite Apple ou du MS pour ce qui touche au suite collaborative. Tout ça ne se fait pas sans datacenter polluant même si Apple veut se montrer plus vertueux que ses concurrents.
Démagogie.
Edit : j'ai ajouté des mots manquants.
Edit2: je viens bien de voir Marine Tondelier avec son mac sur.. Sa page FB dans une vidéo. Bref.
Modifié aujourd'hui à 18h45
Je l'ai expliqué juste au dessus. Si les utilisateurs avaient accès aux mêmes contenus via Facebook, Insta, Snapchat, Tiktok, etc. alors ils choisiraient leur interface préférée et celle qui présente les innovations qu'ils préfèrent.
Comme les mails en somme. Certains préfèrent Gmail avec son interface, d'autres Hotmail, d'autres sont hébergés chez OVH et utilisent Outlook en client, d'autres sont chez Laposte.net et utilisent Thunderbird, Free.fr avec le client Gmail, Wanadoo.fr, etc.
Une vraie concurrence quoi. Si Google empêchait d'un coup les adresses @gmail.com de communiquer avec les autres, je suis convaincu que toutes les entreprises créeraient une adresse Gmail dans la semaine. Et c'est malsain que Google ait ce pouvoir (il n'y a pas de loi qui oblige les services mails à l'interopérabilité, c'est purement un héritage historique).
On a d'ailleurs un exemple historique où Google a tué XMPP avec ça : il fut un temps où on pouvait communiquer entre Apple iChat et Google Talk qui étaient sur le réseau Jabber/XMPP, puis à un moment Google a empêché ses utilisateurs de discuter avec l'extérieur car ils se sont rendus compte que c'était plus rentable de forcer les utilisateurs à avoir un compte iChat ET un compte Google.
À aucun moment il n'est question d'interdire l'usage de Google ou l'usage de Microsoft. Il est simplement question de proposer des alternatives. Pour qu'au lieu d'avoir un monopole impossible à concurrencer, on ait un monopole possible à concurrencer, puis, peut-être, à l'avenir, plus de monopole.
Quant au fait que Tondelier utilise un iPhone et un Mac : https://static.politico.com/12/65/42981c5d41198c70c47b904a33e1/12.jpg
Aujourd'hui à 17h30
cependant . [...]Le communisme est la mise en commun des biens à la base.. [...]
Ce n'est pas exacte, dans l'idée c'est plus "nationalisation des moyens de production" si on souhaite resumé au plus court.
[Hors sujet mais à prendre legerement]
Et oui le communisme c'est beau,
L'ecologisme est plaisant,
Et le capitalisme n'est pas méchant de base.
C'est toujours la perversion des systèmes par l'orgueil et l'egoïsme qui amène au cynisme de nos sociétés actuelle.
Aujourd'hui à 17h40
Et je suis d'accord avec la dernière phrase.
Aujourd'hui à 17h44
Aujourd'hui à 17h48
Aujourd'hui à 16h16
Et pour @MathildeSaliou : bien vu, l'absence de cybersécurité !
Aujourd'hui à 17h46
L'interopérabilité et le soutien aux communs, ce sont des idées qui sont défendues par la plupart des entreprises que j'ai pu entendre également.
On serait sur un modèle visant à favoriser l'innovation, les communs et la petite échelle.
L'innovation d'abord, parce que si aujourd'hui, on reste sous Office, ça n'est pas parce que c'est le meilleur ou le plus adapté mais parce que l'interopérabilité n'est pas forcée : si j'utilise LibreOffice et qu'un client ouvre mon fichier avec Word, ça casse la mise en page, donc je dois utiliser Word. Avec une interopérabilité obligatoire et vérifiée, à l'avenir on pourrait avoir des challengers qui proposent des systèmes plus adaptés au domaine d'activité tout en restant compatibles avec les autres solution. Ainsi, on peut migrer plus facilement si une solution innovante ou plus adaptée arrive sur le marché, au lieu d'être bloqué chez notre fournisseur actuel.
Les communs et la petite échelle ensuite, parce que pour que l'Europe soit plus souveraine et résiliente, il vaut mieux que chaque grande entreprise ait son Nextcloud et qu'il y ait un réseau de PME du numérique proposant des groupwares interopérables pour les entreprises plus modestes. Que toutes les entreprises mettent leurs œufs chez OVH ou Infomaniak comme on met aujourd'hui nos œufs chez Google ou Microsoft, c'est un peu plus souverain mais on peut faire mieux, et côté résilience, ça n'est pas exceptionnel.
Niveau emploi et économie également, mieux vaut 200 PME du numériques qui se concurrencent et rivalisent d'innovation plutôt qu'une poignée de géants - même européens - qui ne se concurrencent plus vraiment.
Aujourd'hui à 15h56
Modifié aujourd'hui à 17h32
Une question candide, les éléctions approchant et l'article mettant en avant l'idéologie-programme(?) d'un partie politique est-ce Next sera obligé de publier un article pour chaque partie politique en lice ?
(Je pensais à qqch comme "Protéger le pluralisme politique" ; Où bien cela ne concerne pas les sites d'informations uniquement web ? )
Aujourd'hui à 17h26
À l'opposé, à la radio ou la télé, chaque média doit être pluriel en interne car les fréquences sont en nombre limité.
Cela dit je laisserais l'équipe répondre sur la ligne éditoriale de Next ;)
Modifié aujourd'hui à 17h37
Je suis quand même aller à la pêche aposteriori, cela semble n'être que pour l'audiovisuel :
https://www.csa.fr/Proteger/Garantie-des-droits-et-libertes/Proteger-le-pluralisme-politique
(j'avais un doute comme maintenant ça incluait le numérique dans leur nom :
Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique
Aujourd'hui à 18h28
Notre ambition, c'est d'essayer de suivre la façon dont les enjeux numériques sont abordés (ou pas) dans la campagne présidentielle. L'exercice suppose donc de nous intéresser à ce que proposent ou déclarent les principales forces en présence, sans prétendre à l'exhaustivité.
Modifié aujourd'hui à 19h45
Moi, j'ai envie de répondre que, comme pour la publicité commerciale, ça dépend de la nature de l'article, pas du fait de traiter d'autres programmes à l'élection présidentielle. Un article sur la marque Findus n'engage pas à faire un article sur la marque Yoplait (tant que le contenu de l'article sert l'intérêt du public et n'a pas été rédigé dans un autre intérêt particulier).
Aujourd'hui à 20h38
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