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Doctolib veut utiliser vos données pour ses recherches en IA. Vous pouvez refuser.

Un email et c'est parti

Doctolib veut utiliser vos données pour ses recherches en IA. Vous pouvez refuser.

Illustration : Flock

Doctolib va utiliser par défaut les données de ses utilisateurs pour des projets de R&D. Considérant le faire dans son intérêt légitime, l’entreprise a seulement mis en place un formulaire permettant de s’y opposer (procédure d’opt-out).

Ce mercredi 8 juillet, Doctolib a envoyé à certains de ses utilisateurs un email concernant l’utilisation des données de ses utilisateurs pour des projets R&D. L’entreprise, qui revendique quasiment autant de comptes (60 millions en 2021) que la taille de la population française, a décidé de s’appuyer sur les données de ses utilisateurs, sans demander de consentement explicite.

En effet, l’entreprise explique : « À partir d’août 2026, nous collaborerons avec une équipe de recherche associée à trois institutions scientifiques françaises de premier plan (Inria, Inserm et Université Paris Cité) sur le projet de recherche « Améliorer les parcours de soins grâce à l’intelligence artificielle » ».

C’est notamment l’équipe-projet Heka commune à Inria, Inserm et l’Université Paris Cité qui coopère avec Doctolib.

L’intérêt légitime à conduire des recherches, plutôt que le consentement explicite des utilisateurs

Pour justifier de ne pas demander le consentement explicite de ces utilisateurs, Doctolib s’appuie sur son « intérêt légitime à conduire des recherches scientifiques dans le but d’améliorer les soins pour tous » et cite la méthodologie de référence MR-004 de la CNIL. Remarquons qu’en mettant en place cette recherche, c’est bien Doctolib qui pourra profiter en premier de ses éventuelles retombées. Cette méthodologie de référence MR-004 « encadre les traitements de données à caractère personnel à des fins d’étude, évaluation ou recherche n’impliquant pas la personne humaine ».

L’article 6.1.f du RGPD prévoit que le traitement de données à caractère personnel est licite s’il « est nécessaire aux fins des intérêts légitimes poursuivis par le responsable du traitement ou par un tiers, à moins que ne prévalent les intérêts ou les libertés et droits fondamentaux de la personne concernée qui exigent une protection des données à caractère personnel, notamment lorsque la personne concernée est un enfant ».

Dans le cadre de la méthodologie de référence MR-004, l’entreprise ne peut pas utiliser n’importe comment les données. Ainsi, par exemple, seuls les personnels de recherche intervenant « dans un lieu de recherche » peuvent conserver le lien entre les noms et prénoms et les données traitées. Les patients doivent aussi être informés.

Nous avons interrogé la CNIL concernant les éventuelles formalités préalables que doit effectuer Doctolib auprès d’elle pour ce genre de projets et si l’entreprise les avait correctement remplies le cas échéant. L’autorité ne nous a pas encore répondu, mais nous mettrons à jour l’article dès que ça sera le cas.

Un formulaire d’opposition

Dans son email, que tous les utilisateurs n’ont pas reçu pour l’instant (nous sommes plusieurs à Next dans ce cas), Doctolib donne un lien vers un formulaire d’opposition. Celui-ci n’oblige pas à être connecté pour le remplir et demande les prénom, nom et date de naissance. C’est via ce formulaire que les utilisateurs de Doctolib peuvent faire appliquer l’article 56 de la loi de 1978 relative à l’informatique, aux fichiers et aux libertés. Ainsi, en utilisant ce formulaire, vous pouvez vous opposer à la réutilisation de vos données personnelles (ou celles de la personne dont vous êtes le représentant légal) dans le cadre des projets de R&D de Doctolib :

En s’appuyant sur l’intérêt légitime, Doctolib évite de demander explicitement le consentement des internautes, ce qui pourrait lui garantir d’utiliser un plus grand nombre de leurs données pour ses recherches. En effet, il faut que les utilisateurs reçoivent bien cet email, le lisent dans de bonnes conditions, cliquent ensuite sur le lien vers le formulaire et le remplissent pour sortir leurs données du champ d’utilisation des recherches.

En novembre 2025, Doctolib avait écopé d’une amende de 4,665 millions d’euros de l’Autorité de la concurrence pour abus de position dominante. En février dernier, l’entreprise affirmait au Figaro se considérer en concurrence avec Google, Anthropic et OpenAI et leurs applications comme ChatGPT Health. Elle ajoutait vouloir consacrer 160 millions d’euros en 2026 sur ses projets dans l’IA et avoir déjà investi 20 millions d’euros dans son laboratoire d’IA clinique qui chapeaute ces projets de R&D.

Commentaires (72)

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Cela concerne aussi les gens qui ne sont pas utilisateurs de Doctolib, mais dont le praticien oblige la prise de RDV via Doctolib ?
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Je pense que oui, d'où le passage par un formulaire de type Nom/Prénom/Date de naissance plutôt qu'un opt out du compte.
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Erreur de reply !!
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Entre ça et le refus de passer sur des clouds de confiance, Doctolib joue dangereusement sur son monopole
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Quelqu'un a cet article "en clair" svp ? J'avais répondu à un post d'Ismail Mansouri sur linkedin et mon commentaire a été supprimé. Je demandais simplement ce qu'ils proposaient
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Merci ! Donc ils ne proposent rien, à part qu'on les laisse continuer à faire leurs affaires sans se soucier de la souveraineté.
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Les pratiques de cette boîte agacent.
Je suis moi aussi quelque peu turlupiné.
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C'est honteux !
D'autant qu'on n'a pas vraiment le choix pour beaucoup de praticiens :-/
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Ça n'a rien de honteux. C'est prévu par le RGPD et la loi du 6 janvier 1978 relative à l'informatique, aux fichiers et aux libertés.

Et ils te préviennent et te donnent la possibilité de t'opposer au traitement.
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C'est du second degré hein ? Hein, dis-le que c'est du second degré.

Oui, il existe peut-être quelque part une loi qui fait que quelques petites lignes au fin fond d'une CGU que personne ne lira jamais qui rend cette action légale. Mais ça ne la rend pas moins complètement immorale.

J'habite un désert médical, je n'ai donc pas le choix des praticiens que je parviens tant bien que mal à consulter. Si ils ne permettent les rendez-vous que par Doctolib, et bah je n'ai pas le choix et je les utilise. Que Doctolib se serve de son monopole pour piller mes données personnelles, je ne suis pas d'accord. Et le fait que ce soit de l'opt-out, je trouve ça ABSOLUMENT SCANDALEUX. Combien de personnes/clients ne vont pas recevoir, comprendre ou prendre le temps de traiter ce mail ?
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Si tu n'es pas content du contenu de la loi, plains toi auprès des députés européens et nationaux.
Combien de personnes/clients ne vont pas recevoir, comprendre ou prendre le temps de traiter ce mail ?
Combien de personnes se fichent que l'on traite leurs données personnelles pour des motifs nettement moins nobles que la recherche scientifique ?

En vrai, tu t'indignes pour rien. Ceux qui comme toi se préoccupent du traitement de leurs données personnelles, comprendront et s'opposeront peut-être au traitement dans ce cadre ; personnellement, je ne m'y opposerai pas alors que je m'oppose à à peu près tout la plupart du temps. La majorité des autres ne s'y seraient pas opposés de toute façon.
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Pour ma part, j'étais contre aussi de partager, jusqu'à ce que je comprenne que ce sont des organismes de recherche publique qui accompagnent cette étude.
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Les recherches universitaires ont certainement des portes pour accéder aux données scientifiques des hopitaux à condition qu'elles soient anonymisées bien sûr, avec Doctolib, on est loin du compte.
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Ce qui est honteux c'est surtout que ça soit une boite privée qui s'occupe (et qui de fait a un quasi monopole) de la mise en relation des gens avec leurs médecins.
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L'État a déjà du mal à faire ce qu'il devrait. Heureusement que le privé offre des services en dehors du régalien.

Par contre, plus de concurrence serait mieux.
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L'État a déjà du mal à faire ce qu'il devrait.
Ce n'est pas une raison. On devrai effectivement se plaindre auprès des députés européens et nationaux.
Heureusement que le privé offre des services en dehors du régalien.
Mauvaise réponse à un vrai souci.
Par contre, plus de concurrence serait mieux.
De la concurrence pour un service qui devrait être assuré par l'Etat ? Bof.
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Je n'ai pas dû être assez clair dans mon expression.

Je considère que ce n'est pas à l'État d'offrir un tel service. L'État doit se borner au régalien. C'est pour cela que je disais que c'est donc normal que le privé offre de tels services.


Comme l'État ne fait pas correctement ses missions régaliennes, je préfère qu'on ne lui en ajoute pas.

Petite remarque en passant : le service est offert (vendu) aux professionnels de santé qui pour beaucoup sont dans le privé, pas aux patients qui ne sont que des utilisateurs du service. Que ça soit un service du privé est cohérent.
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C'est effectivement plus clair, merci :yaisse:
Je considère que ce n'est pas à l'État d'offrir un tel service. L'État doit se borner au régalien. C'est pour cela que je disais que c'est donc normal que le privé offre de tels services.
Je considère au contraire que ce serait à l’État de le faire, mais comme ça ne reste qu'une opinion qui vaut ce qu'elle vaut, je vais me ranger du coté du "soyons d'accord de ne pas être d'accord".
Petite remarque en passant : le service est offert (vendu) aux professionnels de santé qui pour beaucoup sont dans le privé, pas aux patients qui ne sont que des utilisateurs du service. Que ça soit un service du privé est cohérent.
C'est cohérent dans l'erreur, le point de départ reste mauvais (de mon point de vue, encore une fois).
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Si on s'en tient à la définition du régalien, alors ça devrait être tout le système de santé qui devrait être privatisé... Autant dire que c'est souhaiter le modèle américain.
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C'est ça.... Chacun pour soi et Dieu pour tous. Quel monde de rêve cela annonce ! :)
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Dire qu'il y a des gens qui voient le système de santé américain complètement claqué et qui pensent que ça serait une bonne idée de faire pareil en France à tout privatiser, j'en reviens pas.
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Pas du tout.

Je trouve que le système français est assez équilibré avec un mélange public/privé. Je suis juste contre le fait que l'État s'occupe de tout jusqu'à la prise de rendez-vous médicaux alors qu'il a du mal avec ses missions essentielles. C'est seulement pour cela que j'ai parlé de régalien.

Je préfère que l'État mette de l'argent dans la justice (je le répète souvent ici) plutôt que dans un système de rendez-vous médicaux.

Mais c'est tellement plus facile de caricaturer et être binaire.
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Autant je veux bien entendre que ce n'est pas à l'État de gérer un logiciel de prise de rendez-vous ; autant, j'ai plus de mal pour la partie "dossier électronique du patient" que je n'aimerais pas voir gérer par une boite privée.
Et aujourd'hui, Doctolib fournit les 2 chez certains praticiens
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"L'état doit se borner au régalien".
Définition du régalien selon ton propre lien : "définit ce qui est attaché à la souveraineté d'un chef d'État, qui est du ressort de l'exercice de la puissance gouvernante".
Donc oui, l'état doit se borner à ce qui est du ressort de l'état, superbe lapalissade merci.

Que toi tu aies décidé qu'il ne faille y mettre que des trucs de droite la police et l'armée, grand bien t'en fasse, mais c'est une opinion. Pas besoin d'essayer de déguiser ça en fait objectif avec un lien Wikipedia.
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J'ai été un peu excessif par rapport à ma pensée avec cette expression. Mais je pense qu'il vaut mieux qu'il mette de l'argent dans la justice que dans la prise de rendez-vous médicaux.
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Sans mettre de l'argent dans la prisede RDV, l'État me semble en droit d'imposer des normes pour la prise de RDV, ce qui déboucherait sur une interopérabilité, une meilleur libre concurrence.
Avoir un mastodonte, c'est un coup à se faire imposer ses conditions.
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Tu n'as pas encore compris que pour leur recherche ce n'est pas la prise de rendez-vous qu'ils vont utiliser mais les données médicales (les maladies, les traitements, ...) qui n'a rien à faire dans une boite privée et qui devrait uniquement être dans le dossier médical qui est déjà fourni et géré par l'état.
Mais ça fonctionne mal puisque des boites comme celle-ci essaient de remplacer l'état pour se rendre indispensable et utiliser ces données.
Comme ils savent qui a quoi rien n'est anonyme. De nos jours qui fait confiance à une boite privée pour anonymiser tout ça et ne pas vendre les données, et surtout ne pas avoir de fuite ?
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les données médicales (les maladies, les traitements, ...) qui n'a rien à faire dans une boite privée
Donc, les médecins généralistes d'y a 40 ans n'auraient jamais du être libéraux (donc privé) quand ils rangeaient dans leur dossier papier l'historique médical de leur patient ou les cliniques doivent obligatoirement être publique??
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Figurez-vous que de tels systèmes de santé existent (c'était la norme en Polynésie Française par exemple, à part quelques expatriés, tout le monde allait se faire soigner au dispensaire (public) ou à l'hôpital (public). La partie privée de la médecine y était marginale.
J'en garde un excellent souvenir.
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Sauf que les professionnels sont soumis au secret professionnel par serment.
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Je ne vois pas comment on peut comparer un médecin/une clinique à une plateforme privée qui n'est pas ton médecin mais qui récupère tes données médicales alors que tu n'es pas client chez eux.

Et encore moins à ce qui se passait il y a 40ans alors que le dossier médical partagé à été créé dans les années 2000.

Malheureusement il va falloir attendre d'avoir une fuite de données et une liste publique de personnes ayant des maladies (comme le sida, les cancers, ...) pour que la législation évolue.
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Il ne s'agit pas de trucs de droite ou de gauche! Quelque soient ses opinions, sa réaction est pertinente dans le sens qu'il y a une échelle de priorités à respecter, indépendamment du domaine. La justice est un domaine parmi d'autres.

Les services de gestion des rendez-vous n'ont rien d'essentiel. Ça fonctionnait correctement avant, sans ça. C'est juste une facilité, un confort.

Le manque de praticiens, en revanche, est lui un problème de priorité nettement plus élevée, exactement comme l'est celui du (non-)fonctionnement de la justice par manque de moyens.

Tout le temps que les problèmes pas essentiels n'ont pas trouvé de solution, chaque euro depensé ailleurs par l'état est un euro mal dépensé.
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Si la prise de rendez-vous de santé t'apparaît mineure par rapport à la justice, c'est peut-être parce que tu compares un domaine régalien complet (la justice) avec une fonctionnalité (la prise de rendez-vous).

C'est comme si je disais, pour te paraphraser :
"Les services de photocopie n'ont rien d'essentiel. Ça fonctionnait correctement avant, sans ça. C'est juste une facilité, un confort."
La santé en revanche c'est essentiel, il y a "une échelle des priorités à respecter".

J'ai du mal à imaginer plus essentiel que la santé. Et pourtant je n'ai jamais évoqué le fait de diminuer les moyens de la justice, qui sont ridicules. D'ailleurs personne ne l'a fait dans cette discussion, vous avez utilisé une jolie technique de l'homme de paille. J'ai plein d'idées pour aller chercher de l'argent ailleurs, mais je pense que là n'est pas la question.

Tout ce qu'on a dit c'est que la prise de rendez-vous médicaux, oui c'est essentiel. Que les praticiens ont (malheureusement) totale liberté là-dessus et que de plus en plus n'acceptent que Doctolib (plus de téléphone). Que dans un contexte de désert médical on a malheureusement pas la possibilité de changer de médecin en fonction de ce critère, et que le quasi monopole de Doctolib en fait de fait une presque délégation de service public.

Or ce monopole, Doctolib l'a obtenu avec de l'argent public (source. D'ailleurs si tu veux faire des économies tu peux commencer par arrêter ce genre de subventions et les donner à la justice) et n'a pas l'air très digne de confiance sur les données (source).

Bref, non, si je ne suis pas content je ne peux pas me désinscrire ni aller voir ailleurs. Pourtant la concurrence libre et non faussée c'est sensé être important

Pour résumer on a une entreprise qui coute un bras au contribuable, pas digne de confiance sur les données, qui veut entrainer une technologie que je trouve néfaste et c'est à moi à surveiller mes mails pour pouvoir opt-out ? Très bien, faisons comme ça.
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S'il faut une plateforme différente pour plusieurs praticiens, ce sera vite "chiant". Au contraire, je pense que ca devrait être accolé à la sécurité sociale, pour n'avoir qu'un point d'entrée, un dossier médical bien centralisé avec les rdv etc.
Meme si l'état n'est irréprochable, ce qui touche à ma santé, je préfère que cela ne parte pas dans différentes entreprises privées où je vais avoir du mal à savoir ce qu'il en devient, ou ce qui en est fait.
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S'il faut une plateforme différente pour plusieurs praticiens
C'est déjà le cas, ils ne sont pas tous chez Doctolib.
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Ce devrait être un service proposé par Ameli.fr. Et dédié uniquement à la gestion des rdvs, pas d'IA à la con ou du bullshit des "services personnalisés".
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La prise de rendez-vous médicaux devrait être un service public, surtout que ça ne devrait pas être bien compliqué à mettre en place. Il est incompréhensible qu'une entreprise privée, dont le but est de faire du profit, soit responsable de nos données de santé.
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Une entreprise privée gavée de subventions 😅 (rappel de la période COVID).
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Ainsi, en utilisant ce formulaire, vous pouvez vous opposer à la réutilisation de vos données personnelles (oucelles de la personne dont vous êtes le représentant légal) dans le cadre des projets de R&D de Doctolib
C'est un formulaire à remplir par personne ? Ou les tutorés ont la valeur des tuteurs par défaut ?
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"en remplissant le formulaire ci-dessous pour chaque personne pour laquelle vous vous opposez", dit le texte avant le formulaire...
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Ce qui est "drôle", c'est que le formulaire n'est pas lié à notre compte doctolib et que ça demande juste nom / prénom / date de naissance, donc si un homonyme a la même date de naissance ça se passe comment ?

Mais quelle bande de brèles… c'est qui les cadres (probablement pas les dev qui ont du hurler) qui pondent ces procédures débiles ?
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Mais quelle bande de brèles… c'est qui les cadres (probablement pas les dev qui ont du hurler) qui pondent ces procédures débiles ?
La procédure "débile", c'est que beaucoup de professionnel de santé utilise doctolib, et pas que pour la prise de RDV. On peut donc se retrouver avec des données de santé chez doctolib, sans pour autant avoir un compte chez eux.

De ce point de vue, c'est donc normal que les patients sans compte puisse faire cette demande. Pour ma part, je suis juste surpris qu'il n'y ait pas les 2 mécanismes : soit le formulaire, soit connexion au compte pour dire non.
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Je confirme.
Je viens de revoir le mail.
Et je n'ai pas souvenir d'avoir créé un compte. :roll:
Et comme je ne mets que rarement les pieds chez un professionnel de santé (tant mieux pour moi), j'ai du être enregistré, à l'insu de mon plein gré, il y a peut-être une dizaine d'années. :pleure:
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Je viens de recevoir le message et j'ai fait l'opt-out hier.

Ça donne envie de les cramer au napalm…
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"Ca se passe comment"

Bah a priori, dans un tel cas, les deux personnes devraient alors se retrouver sorties de leur IA. Principe de précaution.

A priori. "devraient".
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Doctolib vient d'accepter que j'opt-out pour Albert Einstein…
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Ce qui est assez ridicule : il aurait 147 ans !
Ils pourraient au moins contrôler la vraisemblance de la date de naissance.
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C'était pour tester, et en effet, je peux assez facilement opt-out de l'étude des gens de ma famille ou mes voisins, amis…
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Ces données issues de ces recherches seront elles sous licences libres ou bien Doctolib va faire comme Cambridge Analytica (de la recherche universitaire mais pas que)?

Pour améliorer le parcours de soins augmenter le nombre de praticiens est la meilleure solution.
Ou une solution plus facile à mettre en œuvre serait d'établir un standard obligatoire pour les professionnels de santé conventionnés permettant de connaître les plages de RDV (et type de RDV), un lien vers le site web de RDV quand il existe. Ce standard sera exploité par le site Ameli.fr
Révolutionnaire, non?
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Doctolib joue a un jeu très dangereux quand même. L'intérêt légitime, il ne suffit pas de le décréter pour l'utiliser. En cas de contrôle (et Doctolib est typiquement le genre de structure où la question n'est pas de savoir si il va y avoir un contrôle, mais quand), si la CNIL dit non, la base légale tombe, et doctolib risque très gros (surtout qu'elle a déjà un passif).

Et même si la CNIL est consultée en amont du projet, si la mise en oeuvre réelle est présente des lacunes, ça va leur faire mal...
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Je ne suis pas de cet avis. Ils auraient pu s'appuyer simplement sur le RGPD et la loi du 6 janvier, en particulier le 2° de son article 4 :
Toutefois, un traitement ultérieur de données à des fins archivistiques dans l'intérêt public, à des fins de recherche scientifique ou historique, ou à des fins statistiques est considéré comme compatible avec les finalités initiales de la collecte des données, s'il est réalisé dans le respect des dispositions du règlement (UE) 2016/679 du 27 avril 2016 et de la présente loi, applicables à de tels traitements et s'il n'est pas utilisé pour prendre des décisions à l'égard des personnes concernées ;
Je suis généralement d'accord que l'intérêt légitime est dangereux pour le responsable du traitement, mais ici, il n'est même pas nécessaire.

J'ai l'impression qu'ils n'auraient même pas besoin de proposer de s'opposer au traitement.
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Alors, j'y avais pensé, et cela ne m'a pas semblé applicable à la lecture de cet article de la CNIL, ainsi que de celui mentionné dans l'article (le MR 004)

J'ai l'impression, mais peut être que je me trompe, que c'est au responsable de traitement de procéder à la recherche. Hors, ici, Doctolib a plus le rôle d'entrepôt de données mis à disposition des 3 centres de recherche.

[edit] je rajoute que si l'intérêt légitime n'était pas nécessaire, Doctolib n'aurait tout simplement pas envoyé le mail pour préciser le opt-out. Le fait qu'il le fasse indique qu'ils se basent exclusivement sur cette base légale pour le traitement. C'est une pente très savonneuse selon moi.
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J'ai l'impression, mais peut être que je me trompe, que c'est au responsable de traitement de procéder à la recherche. Hors, ici, Doctolib a plus le rôle d'entrepôt de données mis à disposition des 3 centres de recherche.
Je pense que tu te trompes, ils disent explicitement dans leur mail :
C'est pourquoi nous avons créé un laboratoire de recherche en santé. Tous nos travaux seront publics et menés avec des partenaires scientifiques de référence.
avec un lien vers cette page.
Ils sont donc partie prenante dans cette recherche et ont des partenaires scientifiques.

En fait, c'est le MR004 qui impose de communiquer sur le traitement et d'indiquer la base juridique du traitement. C'est pour cela qu'ils ont choisi l'intérêt légitime, le consentement aurait été trop difficile à obtenir : les gens n'auraient pas répondu et accepté le traitement de données. Ils se seraient donc trouvé avec trop peu de données à traiter.

En fait, je maintiens dans ce cas l'intérêt légitime comme étant la bonne base légale comme les données ont déjà été collectées pour d'autres motifs et que le consentement pour ce traitement n'a pas pu être demandé à l'époque.
Et pourtant, c'est très souvent un mauvais choix.
Je pense même qu'ils ont dû consulter la CNIL.
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arf, je n'avais pas lu le mail. Effectivement, s'ils ont créé un labo ça change toute la donne. Merci pour la précision ;)
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Il n'y a aucun récépissé à l'issue de l'opt-out.
Encore une pratique contestable...
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Moi j'ai eu un petit message vert en haut du formulaire :
Votre opposition a bien été enregistrée.
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Oui, moi aussi. La belle affaire vu que ce petit message ne permet absolument pas de dire que telle personne a utilisé son opt-out.
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Merci @MartinClavey et Next
pas eu de mail, mais opt-out via le lien fourni par vos soins :-)
Mais au passage, je note que dans l'appli android avec mon compte, je ne vois pas ce formulaire, mais une section "amélioration des services".

Je présume que le mail envoyé et le formulaire, c'est pour les "non-clients" (pas de compte) mais dont le nom/mail est connu par Doctolib via le praticien

Le contenu de la section "amélioration des services" de l'app :

Aidez-nous a ameliorer Doctolib pour vous
et vos soignants

Afin de créer des solutions encore plus adaptées à vos besoins, nous souhaitons utiliser vos données de santé et celles de vos proches de moins de 18 ans, sans que vous ne soyez identifiables. Ces données seront utilisées pour faire de la recherche et ameliorer nos services et outils d'intelligence artificielle. Elles seront également utilisées à des fins d'anonymisation.
Vous pouvez changer d'avis à tout moment dans "Mes préférences".

x J'accepte l'amélioration des services avec
mes données de santé et celles de mes proches de moins de 18 ans

x J'accepte l'amélioration des services avec mes données de santé uniquement

x Je n'accepte pas que mes données de santé et celles de mes proches servent à l'amélioration des services
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tiens dans le même genre je viens de recevoir un mail de francetelevision disans qu'ils vont utiliser des pixel de tracking dans leur communications email par defaut et que l'on peux opt out.
@rédaction ils ont le droit d'activer par défaut ce genre de chose sans consentement explicite ?
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Il me semble que la CNIL a fait une note sur les pixel tracking dans les mails. Next en a parlé.
Donc ce courriel de France Télévision doit être pour se conformer aux recommandations de la CNIL.
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Oui, probablement. J'ai reçu le même type de mail du gestionnaire de mon PEE.
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ok merci
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Le papier d'avril de Next:
Pixels de suivi dans les emails : la Cnil demande une mise en conformité sous trois mois

Avril-> juillet France Télévision finit sur le fil!!
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Ils font tous des mails sur le suivi des pixels. J'en reçois plein de différents services suite à l'injonction de la Cnil.
En plus j'utilise FairEmail qui les montre explicitement et ne les renvoie pas. C'est effarent le nombre de mail avec des pixels de suivi.
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Celui de Deezer m'a fait rire :
At Deezer, we want to be completely transparent about the practices we use in our emails.
Rien à voir avec l'injonction de la Cnil non non. Y'a juste une envie de transparence qui vient de leur passer dans l'esprit :D
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"Il y a eu trop de demandes, veuillez réessayer plus tard."

Quand on est connecté, X cases à cocher pour les gens liés au compte et un bouton valider, ça aurait pas été du luxe et ça évitait ce genre d'erreur :roll:
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[HS] C'est vraiment inconsistant le comportement des liens dans les articles, un coup ça s'ouvre dans le même onglet (target="_self") un coup dans un nouveau (target="_blank"). Pour moi les règles d'ergo c'est :

  • même domaine > self

  • domaine extérieur > blank


Là c'est la loterie. Merci ! [/HS]
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Quand j'ai fait ma formation de gestionnaire de projet internet/intranet en 2000-2001, la règle c'était : tout lien est self. C'est à l'utilisateur de décider s'il veut ouvrir dans un nouvel onglet ou pas.
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Doctolib doit rester un annuaire et non devenir un interlocuteur unique, ce serait dramatique, vu les copinages qui existent déjà dans la maffia du système médical.
De plus est ce que ces "recherches" ne devraient pas être faites auprès des professionnels, avec anonymisation bien sûr ?
A moins que ceux ci aient trop peur avec leur serment de secret médical, au fait Doctolib est soumis à ce serment ?
Dans tous les cas il est inadmissible de nous obliger à passer par cette boite qui a absorbé ses concurrents .
Lecture éclairante: https://www.franceinfo.fr/sante/professions-medicales/enquete-franceinfo-comment-doctolib-se-sert-de-nos-donnees-de-sante_3825805.html