Meta coupe la caméra de ses lunettes connectées quand la LED est trafiquée
Petite lumière, gros problème
Le 08 juillet à 17h20
Meta va désactiver le capteur photo de ses lunettes connectées dès que la monture détectera une altération ou la destruction de sa loupiote LED. L’entreprise met ainsi fin à un business florissant qui permettait d’enregistrer des vidéos en douce, sans prévenir les personnes filmées.
Meta coupe la caméra de ses lunettes connectées quand la LED est trafiquée
Petite lumière, gros problème
Meta va désactiver le capteur photo de ses lunettes connectées dès que la monture détectera une altération ou la destruction de sa loupiote LED. L’entreprise met ainsi fin à un business florissant qui permettait d’enregistrer des vidéos en douce, sans prévenir les personnes filmées.
Hardware
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5 min
Les lunettes connectées de Meta permettent de capturer des photos et d’enregistrer des vidéos, grâce à une caméra placée à gauche de la monture. Sur la droite, se trouve une diode LED qui s’illumine dès que le capteur photo est actif. C’était évidemment la porte ouverte à des dérives, que ce soit pour surveiller des personnes ou les harceler. En mai dernier, la CNIL avait justement alerté sur les dangers de ces appareils pour la vie privée. Ce d’autant que Meta aurait l’intention d’y intégrer une technologie de reconnaissance faciale.
Cette petite lumière est un problème pour plusieurs utilisateurs de ces lunettes, car elle les empêche de filmer en toute discrétion, sans que personne aux alentours ne s’en rende compte. Meta a mis en place avec la deuxième génération de ses montures (lancée en 2025) un système de blocage de la caméra dès que la LED est obstruée (par un bout de scotch, par exemple).
Meta ouvre les yeux sur un business en vogue
Qu’à cela ne tienne, il s’est créé un véritable business autour d’une bidouille consistant à casser la LED pour la remplacer par de la résine. Joanna Stern, ancienne du Wall Street Journal reconvertie en youtubeuse tech, a pu constater l’existence de dizaines de ces spécialistes aux États-Unis. Contre une poignée de dollars, ils délogent la diode sans empêcher le bon fonctionnement de la caméra.
Cela permet aux « rizzcammers » (le terme consacré qui désigne les utilisateurs de lunettes connectées enregistrant des personnes en secret) de continuer leur petit manège sans éveiller les soupçons de leurs victimes. Meta a manifestement eu vent de l’entourloupe.
Dans une FAQ, le constructeur annonce une mesure contre ces « tentatives sophistiquées » visant à modifier ou détruire la LED de capture. Une mise à jour en cours de déploiement désactive la caméra si la diode a été altérée ou détruite. « Aucun autre type de caméra n’a fait cela, et nous sommes fiers de faire avancer l’industrie », lance l’entreprise dans un surprenant accès de satisfaction.
Si cela reste vrai pour les lunettes connectées, les méthodes permettant de désactiver une fonction suite à la modification ou au remplacement d’un composant ne sont pas nouvelles. On peut ainsi rappeler l’erreur 53 de l’iPhone 6 (ce qui ne nous rajeunit pas) : elle transformait l’appareil en cale-porte de luxe après le changement du bouton d’accueil Touch ID non certifié.
Quant aux publicités qui pullulent sur les propres réseaux sociaux de Meta pour ce genre de services, le groupe annonce un effort pour supprimer les réclames, les messages et les annonces Marketplace. Meta n’exclut pas de bannir les comptes concernés, et menace même de poursuites en justice contre les personnes ou les entreprises qui vendent ce genre de services.
Un abonnement payant pour utiliser toutes les fonctions des lunettes
Meta tient avec ses lunettes connectées un véritable succès commercial. EssilorLuxottica, partenaire de l’entreprise qui détient les marques Ray-Ban et Oakley, se réjouit régulièrement des bons résultats de cette activité. En février dernier, le lunetier franco-italien indiquait ainsi avoir écoulé 7 millions de paires en 2025.
Bloomberg avait rapporté en début d’année que Meta et EssilorLuxottica voulaient accélérer la production de leurs lunettes à 20 millions d’unités (ou plus) d’ici la fin 2026. Un signe que la sauce prend pour cette gamme de produits. D’ailleurs, Meta a lancé le mois dernier de nouveaux modèles plus abordables sous sa propre marque.
Le géant des réseaux sociaux n’a jusqu’à présent pas vraiment eu le nez creux avec son offre matérielle. Les casques de réalité virtuelle Quest ont bien connu leur heure de gloire, mais c’est bien terminé désormais. Avec les lunettes connectées, Meta a manifestement trouvé un filon et compte bien l’exploiter.
Dans ses pages d’assistance, l’entreprise indique depuis peu qu’il faudra souscrire à un abonnement payant Meta One pour pouvoir utiliser certaines fonctions IA avancées. « Tous les propriétaires de lunettes IA bénéficient d’un usage mensuel gratuit pour certaines fonctionnalités », explique Meta. Mais « si vous atteignez votre limite d’utilisation mensuelle gratuite, vous pouvez passer à un forfait Meta One Premium payant ou attendre que votre limite gratuite soit actualisée chaque mois civil. »
Le mode « conversation » est ainsi limité à 3 heures par mois sans frais ; les abonnés Meta One ont droit à une rallonge de 12 heures. Ce mode amplifie les voix des interlocuteurs dans les environnements bruyants.
Commentaires (36)
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Abonnez-vousLe 8 juillet à 19h37
Le 8 juillet à 19h58
Ou sinon une bête diode, si la détection se fait sur la courbe de réponse I/V de la led.
Je dis ça, je dis rien ...
Le 8 juillet à 20h16
Honnêtement, sauf à concevoir un capteur qui l'intègre directement, je vois pas de solution qui puisse pas être contournée d'une façon ou d'une autre.
Le 8 juillet à 22h03
... et si on arrêtait juste d'utiliser ces conneries?
Le 8 juillet à 22h21
Il est peu probable qu'une détection optique de la led soit la méthode utilisée car les environnements de prise de vue peuvent varier énormément et rendre impossible la détection de la led par forte luminosité ou grande profondeur de champ.
Le 8 juillet à 22h55
Le 8 juillet à 23h19
Modifié le 8 juillet à 20h07
Je me demande aussi comment ils peuvent corriger ça par du logiciel. Il faut un circuit de mesure de courant, donc soit ils l'ont pas mis et le logiciel n'y pourra rien, soit ils l'ont mis et on se demande pourquoi le logiciel n'était pas fait, et les tricheurs l'auraient sûrement remarqué.
Ou alors ils la font s'allumer très brièvement de temps en temps quand il fait sombre et vérifient que la caméra voit un changement de luminosité.
Le 9 juillet à 09h06
Le 8 juillet à 20h18
Le 8 juillet à 20h23
Le 8 juillet à 21h41
Le 9 juillet à 08h21
Vive la société de surveillance de masse ! Et non seulement les gens sont heureux d'avoir ça, mais en plus ils pourraient payer pour ! Les gouvernements autoritaires en rêvaient, Meta l'a fait.
Le 9 juillet à 10h16
Modifié le 9 juillet à 10h48
Ce qu’il faut bien comprendre avec l’usage de ces lunettes, c’est
Il me semble qu’il serait sage d’essayer de ne pas polariser les conversations sur ces objets. Oui je sais, tout est fait pour que, de nos jours, on ne sache que se mettre sur la gueule entre pour et contre, entre utilisateurs et pourfendeurs dans le cas présent. S’il vous plait, essayons de ne pas stigmatiser les utilisateurs. Oui bien entendu, il y aura toujours ceux qui ne vivent et vivront que au travers de leur existence numérique -et par le fait, on finit par en faire partie malgré nous-. Là, ceux-là sont pour moi de toute façon perdus, et je ne fais pas référence à l’épisode de Black Mirror où le couple doit payer pour être sauvé d’un AVC, mais plutôt de (ou des) l’épisode où tout le monde garde une mémoire bionique de ce qu’il voit… et cela finit par un feminicide d’un mari qui finit par confirmer ses soupçons en jouant avec la mémoire de sa victime. Ceux-là sont irrécupérables.
Il y a, je pense, pour le premier cas d’utilisation, une majorité d’utilisateurs qui sont raisonnables tant en usage qu’en diffusion des captations.
Ces lunettes répondent tout simplement à la remarque : «ah mince, j’aurais aimé avoir mon téléphone prêt à capturer ce moment» (qui peut être d’une banalité extrême, comme un chat qui joue avec un papillon, mais quand c’est son chat, on peut avoir envie de garder une mémoire visible du moment).
En fait, c’est une extension spontanée de ce qu’on fait déjà avec un smartphone.
Qui est déjà une modernisation de ce qu’on faisait avec un APN.
Qui est déjà une accélération de ce qu’on faisait avec un camescope Hi8 ou un reflex 24x36.
Je peux continuer encore longtemps, l’idée est que c’est dans la nature humaine depuis un paquet de siècles de vouloir garder une trace d’un truc vu ou vécu.
Je passe volontairement sur l’aspect sécurité et perte de contrôle des données captées: c’est le motif crucial pour lequel je n’ai pas de comptes sur les réseaux asociaux, et par de fait, que je ne serai pas client pour ces lunettes obligatoirement connectées aux infrastructures de Meta. L’affaire des petites mains africaines ayant eu accès à des informations et des images intimes ne suffira de toute façon pas à dissuader les milliards d’utilisateurs de ces plateformes.
Néanmoins, je comprends tout à fait ce qui peut faire le succès de ces lunettes.
(Soit dit en passant, Meta veut prendre son autonomie vis à vis de EssilorLuxottica, c’est AMHA une erreur, car la force du produit actuel est sa disponibilité directement chez les opticiens, donc avec possibilité de monter les verres à la vue comme pour n’importe quelle monture. Ce qui sera nettement moins facile avec les V3 à cause du film translectif)
Edit: pour ce qui est de cet article, effectivement dans la frange des bidouilleurs voulant cacher le déclenchement de la captation, il y a probablement une grande majorité d’enfoirés… pour ne pas utiliser de mots davantage vulgaires. Il y a possiblement aussi des utilisateurs légitimes qui peuvent avoir peur de se faire cogner par des extrémistes polarisés sous couvert de je ne sais quelle interprétation du «droit à l’image» (souvenons-nous que c’est arrivé à des porteurs de Google Glass) … et qui n’auraient absolument pas réagi à la vue d’un smartphone qui aurait cadré exactement la même chose, et qui très très probablement fait exactement la même chose de leur coté avec leur smartphone connecté à des réseaux asociaux américains et chinois en même temps. Bref. encore une fois, ayons un peu de raison gardée si c’est encore possible.
Le 9 juillet à 10h45
Merci pour ce retour d'expérience
Le 9 juillet à 10h53
Mais justement, de grâce, ne revivons pas les lynchages qui ont existé avec les Google Glass: tous les utilisateurs ne sont pas de vilains espions offrant une surveillance de masse à des sociétés privée ou «para-gouvernementales»
Si seulement ces montures aussi sophistiquées et pratiques avaient pu fonctionner de manière locale, avec une transmission uniquement monture -> relai (téléphone ou microSD) -> stockage personnel (NAS) sans rebond sur des plateformes faisant commerce de la vie privée des utilisateurs, on n’aurait probablement pas eu autant de craintes, qu’en penses-tu?
(oui c’est beau de rêver)
Le 9 juillet à 11h26
Alors oui, ça pourrait poser des problèmes de confidentialités. D'où la diode de confidentialité, qu'on n'a pas sur le smartphone. Il est plus facile de prendre une photo avec le smartphone en faisant croire qu'on lit un message ou qu'on joue à un jeu que de le faire discrètement avec une paire de lunettes qui s'allume dès qu'on filme / photographie.
Les gens qui viennent contourner ça sont dans une démarche de tromperie. Dans ce cas les lunettes ne sont qu'un gadget de plus à glisser entre la caméra espion dans la couverture du livre et celle dans le noeud papillon. Elles n'apportent pas grand chose par rapport à un objet qui a été designé pour prendre une photo en douce.
Je dirais que c'est même le contraire : elles provoquent une réaction épidermique parce que les gens savent qu'ils peuvent être photographiés filmés. Exactement le même genre de réaction qu'on a eu lorsque les premiers smartphones avec caméra sont sortis. Aujourd'hui ils en ont tous entre 3 et 4 sur le moindre tel bas de gamme et plus personne n'est choqué, car on fait confiance aux gens qui nous entourent. Ce sera la même évolution avec les smartglasses une fois qu'un seuil critique de population sera atteint. On sera conscient qu'elles sont présentes en permanence, mais on saura aussi que les gens on autre chose à foutre que de nous nuire.
Elles ne changeront ni le nombre de pervers, ni le nombre d'espions, et ceux-ci ont des outils bien plus efficaces à disposition.
Modifié le 9 juillet à 12h17
J'ai même tendance à penser que le problème se situe surtout sur la capture vidéo et sonore. Car pour une photo, l'utilisateur doit effectuer une action, soit visible, soit audible par les autres, pour déclencher la photo. Et elle ne capture qu'un instant et seulement l'image. Alors que la capture vidéo enregistre sur une beaucoup plus longue durée, capture aussi le son, et ce sans qu'aucune action de l'utilisateur ne soit visible, d'autant qu'il ne doit même plus faire d'action pour cadrer, là ou cadrer avec un smartphone finit rapidement par se voir. A mon avis c'est ça le plus gros souci, et je pense que simplement supprimer la fonction d'enregistrement vidéo ou sonore n'enleverait pas grand intérêt à ces lunettes tout en les rendant largement plus acceptable. En tant qu'utilisateur, tu en penses quoi ?
Il resterait toujours le problème du chemin parcouru par ces images et de qui y a accès. Mais ça limiterait déjà pas mal la casse.
Le 9 juillet à 15h06
Pour la capture audio pure je ne me suis jamais posé la question mais je ne crois pas qu'on puisse en faire directement. Par contre effectivement l'usage du mode focus, de la trauduction instantannnée, (ou de n'importe quelle commande vocale) suppose un traitement audio, et la frontière entre ce qui est effectué en local et ce qui est effectué à distance est (sans doute volontairement) très floue.
Pour mon usage supprimer la capture vidéo ne serait effectivement qu'un inconvénient mineur. Par contre une grosse partie de leurs clients sont des instagrammeurs/ticktockers/etc. C'est d'ailleurs la raison principale pour laquelle ils mettent un capteur vertical. Donc je ne pense pas qu'ils soient prêts à supprimer une fonction qui est la raison même de l'achat pour ces personnes. Un autre argument de vente c'est de pouvoir partager ce qu'on fait en streaming pendant une conversation, par exemple pour demander du support. Il y a d'ailleurs un mode dédié "Be My Eyes", pour les personnes mal voyantes, qui permet de streamer la vidéo vers un opérateur qui fera de la description et aidera la personne malvoyante à faire ses actions. J'ignore si c'est très utilisé, mais difficile de revenir en arrière sur ce genre de chose sans être traité de validiste, et difficile également de vérifier la légitimité de chaque utilisateur à l'utiliser.
Le 9 juillet à 13h48
Personnellement, j'en ai marre d'avoir des caméras devant moi quotidiennement, sans parler des micros qui écoutent H24. À une époque, cette vision aurait effrayée la population partie en SAFARI contre ça.
L'accoutumance provoquée par leur omniprésence a fait que les gens sont désormais OK de se faire filmer en permanence.
Moi pas.
Je tiens à ma vie privée, et je refuse d'être un matériau pour une entreprise auprès de laquelle je ne consens pas à un traitement de données personnelles. Malheureusement, les porteurs de ces outils ne respectent pas mon consentement.
Le 9 juillet à 15h10
Par contre je me pose la question sur le dernier paragraphe : dans quelle mesure est-ce que vous êtes pris en photo / vidéo / enregistré (indépendamment du support) sans votre consentement ? Je n'ai jamais vu quelqu'un venir me photographier sans me demander mon accord ?
Je suis plus inquiet des lois qui le rendent obligatoire et systémtique au niveau étatique (caméras de surveillance partout, et désormais obligatoire dans la voiture) que des caméras des particuliers, qui gardent un minimum de savoir-vivre et sont légalement attaquables dans la plupart des cas s'ils ne respectent pas le consentement.
Le 9 juillet à 15h33
Le 9 juillet à 15h44
Les gens en appel vidéo dans la rue.
Les voitures équipées de caméras qui enregistrent en permanence (coucou Tesla, entre autres).
Les micros des assistants vocaux sur les tels, et dans les maisons.
Les salles de réunion en visio où on ne te demande pas (plus) ton avis pour enregistrer.
Et voilà ce qui me vient à chaud.
Le 9 juillet à 15h37
Le 9 juillet à 17h02
Le 9 juillet à 18h12
Je répondais à @SebGF qui disait qu'il allait mettre une frontale à LED puissante.
Je me demande donc juste si une LED IR n'éblouirait pas plus le capteur photo des lunettes que des LED lumière visible.
Le 10 juillet à 10h21
Il permet de ne pas perturber la capture du spectre visible.
Il existe un petit artisanat chez les photographes pour "défiltrer" les APN et ainsi leur rendre leur capacité a capturer les infrarouges. Souvent le filtre est remplacé pour ne capturer que les IR.
ça donne des photos très particulières
Le 9 juillet à 11h35
Un abonnement mensuel pour continuer à voir à travers ses lunettes, si tu payes pas, les verres s'opacifient
Le 9 juillet à 13h21
Le 9 juillet à 15h18
Facebook a de l’avance grâce surtout a EssilorLuxxotica, dont je vous rappelle il est actionnaire à hauteur de 3%, et surtout son circuit de distribution adapté (les opticiens).
Si demain d’autres font pareil avec d’autres entreprises d’optiques (Zeiss par exemple), c’est jackpot
Et, n’oublions pas qu’il s’agit de lunettes. Qui est a la base pour celles et ceux qui en portent pour des problèmes de visions un dispositif médicale.
Le 9 juillet à 16h43
Le 9 juillet à 22h00
Je pense que sur ce point c’est quasiment déjà trop tard pour les interdire. Sauf légiférer sur une interdiction totale. Ce qui m’inquiète le plus c’est qu’autant la camera tu peux toujours bloquer les objectifs, autant le micro tu sais jamais s’il est réellement éteint ou non.
Et pour les dérives le plus grave, pour moi c’est le coté enfants qui sont filmé en permanence par une entreprise comme Meta.
Modifié le 9 juillet à 18h10
Une caméra sur une monture qui filme et écoute sans mon consentement et refile tout à Meta, c'est pas un dispositif médical et encore moins une nécessité.
Le 9 juillet à 22h46
Le 10 juillet à 09h19
Et en plus, Meta utiliserait les photos/films pour entrainer des modèles IA avec des sous-traitants qui seraient chargés de visionner les données. Je vous laisse imaginer les types d'images aussi.
Je trouve que ces lunettes sont juste un vrai poison.
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