Chez Prisma Media, jusqu’à 40% des articles et 50% des journalistes sont générés par IA
Grand remplAIcement
Illustration : Flock
Le 05 mars à 09h42
« 1er groupe de média digital » en France, racheté par Bolloré en 2021, Prisma Media a formé l’ensemble de ses 400 journalistes à l’IA depuis 2024. Dans le même temps, près d’une centaine d’employés ont été poussés à partir, et un nouveau plan de départ massif de 200 à 250 personnes a été annoncé, soit près de 30 % des effectifs du groupe. Dans le même temps, de plus en plus d’articles sont générés par IA.
Chez Prisma Media, jusqu’à 40% des articles et 50% des journalistes sont générés par IA
Grand remplAIcement
Illustration : Flock
« 1er groupe de média digital » en France, racheté par Bolloré en 2021, Prisma Media a formé l’ensemble de ses 400 journalistes à l’IA depuis 2024. Dans le même temps, près d’une centaine d’employés ont été poussés à partir, et un nouveau plan de départ massif de 200 à 250 personnes a été annoncé, soit près de 30 % des effectifs du groupe. Dans le même temps, de plus en plus d’articles sont générés par IA.
Le 05 mars à 09h42
Société numérique
Société
8 min
En avril 2024, Les Échos révélaient que le groupe Prisma Media avait décidé de former l’ensemble de ses 400 journalistes à l’IA d’ici la fin de l’année, au point d’y consacrer 20 % de son budget de formation. En parallèle, Prisma lançait aussi plusieurs projets reposant sur l’IA : rédaction automatique de textes, production de podcasts avec une voix clonée, chatbot pour répondre aux lecteurs, etc.
En avril 2025, Les Échos précisaient que 80 % des journalistes avaient été formés, et qu’un tiers du budget formation y avait été consacré. « On a au moins une centaine d’initiatives à l’échelle du groupe. On essaye d’être au plus près des besoins de chaque métier », expliquait Pascale Socquet, directrice générale de Prisma Media. On y apprenait également qu’« environ 20 % du contenu » du site de Voici.fr était « produit avec l’IA » à partir de dépêches d’agences ou de recettes de cuisine.
À l’époque, Pascale Socquet avait réagi sur LinkedIn, à l’occasion des deux ans de leur Comité IA, soulignant qu’il avait rédigé une charte du bon usage de l’IA, afin d’« encadrer/maitriser notre écosystème », que seuls les sujets « froids » faisaient l’objet d’une « production d’articles assistée par l’IA, avec l’expertise journalistique pour encadrer la pré-écriture par l’IA, sous réserve de maîtriser les sources et la qualité finale » :
- « Notre mantra est ancré : « enthousiastes dans l’exploration, prudents dans l’exploitation »
- Notre croyance est renforcée : L’IA générative est l’opportunité de créer une vision augmentée du journalisme et de l’ensemble de nos métiers
- Nous déroulons notre stratégie : Former, Encadrer, Tester
- Prisma Media, Une IA d’avance. »
Produire toujours plus et remplir les sites avec moins de journalistes
Près de deux ans plus tard, le résultat de ces expérimentations relativise, voire semble à rebours, des objectifs initiaux. « « L’impression de trahir les lecteurs » : comment le groupe Bolloré remplace les journalistes par l’IA », titre en effet Marianne. Prisma Media, racheté en 2021 par Vincent Bolloré, et qui se présente comme « le 1er groupe de média digital », a en effet vu les audiences de plusieurs de ses sites chuter en 2024, suite à une modification des algorithmes de Google.
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Commentaires (44)
Le 5 mars à 10h05
Le 5 mars à 10h08
Le 5 mars à 10h16
Le 5 mars à 10h26
Si pas foutu d'être précis, alors poubelle.
S'pas plus compliqué.
Le 5 mars à 10h36
Le 5 mars à 10h45
Le 5 mars à 10h41
Le 5 mars à 10h43
Le 5 mars à 10h44
Le 5 mars à 13h59
Le 6 mars à 11h34
Le 5 mars à 11h15
Le 5 mars à 11h20
Le 5 mars à 12h41
Tant que nous, on voit le bon titre.
Le 5 mars à 13h59
Le 5 mars à 14h10
Heureusement on a @Flock et ses dessins tendancieux pour racoler (même si on se prend des filtres nudités sur les réseaux sociaux
Le 5 mars à 14h33
Le 5 mars à 16h15
Perso, j'ai accepté ce fait, préférant vivre en accord avec mes principes.
Le 6 mars à 09h12
Donc évidemment, le divertissement rapide en mode no-brain avec petit shoot dopaminique sur les titres putaclics au contenu vide ou équivalent caracolent...
Je ne pense pas me tromper en disant que le divertissement, nécessaire à un bon équilibre psychologique surtout dans le monde (de plus en plus) de merde qu'on s'inflige, semble truster une bonne partie de notre temps libre...
Le 7 mars à 23h47
Modifié le 8 mars à 09h24
Fantastique : malgré la vague IA, Prisma Media a réussi à préserver 60% de vrais articles et 50% de journalistes humains !
Modifié le 5 mars à 13h52
"C'est officiel, nanananan"
Le 5 mars à 10h33
Je comprends mieux maintenant...
Je comprends maintenant mieux
Le 5 mars à 11h26
Le 5 mars à 11h28
Le 5 mars à 11h28
Le groupe Rewold possède un tas de publication. Certaines étaient tenues en estime de par le sérieux du personnel.
Ex: Science et vie qui s'est vidé de ses journalistes (après rachat - 2021) pour former 'Epsiloon' (je ne sais pas ce que ça vaut).
La liste des publications est pas petite quand même. Hé bien tout ça c'est maintenant des torchons. A leur décharge certains magazines le sont par définition (Closer, etc).
Le 5 mars à 14h02
Le 5 mars à 18h07
Et il y a aussi de l’IAgen chez eux, donc poubelle comme pour les autres.
Le 7 mars à 09h40
Pour ce qui est des contenus générés par IA, je veux bien en savoir plus, je n'ai jamais rien remarqué pour ma part en tant que lecteur occasionnel et c'est la première fois que je lis un tel reproche sur ce magazine d'actualité scientifique.
Le 5 mars à 15h15
Le 5 mars à 17h49
Qui va avoir envie de payer pour lire de la mer.e en boite ?
Que cela soit gratuit pour les décérébrés qui vont se manger de la pub générée par IA pour pouvoir lire du contenu généré par IA ne me choque pas: que Darwin fasse son oeuvre et qu'ils meurent en faisant un selfie...
Mais pour les autres, ces grands chefs d'entreprise croient que cela va faire le job ?
Modifié le 5 mars à 19h22
Le 5 mars à 19h27
Le 5 mars à 20h14
Le 5 mars à 20h59
Mais, sur le plan économique, c'est pas le chat bot qui va faire vivre la pub et l'audience.
Même si maintenir une ferme de contenus générés ne coûte pas très cher, à un moment si y'a que des bots comme audience, ça rapportera rien en termes d'affichages. Ça sent le modèle économique hyper court terme, ou alors je loupe un truc.
Le 5 mars à 23h19
Le 6 mars à 10h35
Le 6 mars à 14h57
Le 6 mars à 22h25
La mise en place a été catastrophique avec des résumés bien trop longs et très "ChatGPT", ils ont peaufiné un peu pour faire plus subtil, mais on voit que ça reste très robotique dans la rédaction.
De toute façon, ce sont pas les seules, il suffit de regarder les volumes produits depuis les derniers mois sur mes flux RSS pour voir ceux qui s'y mettent.
Je dirais même plutôt, il suffit de regarder les volumes produits depuis les derniers mois pour voir ceux qui ne s'y sont pas mis.
Le 7 mars à 10h53
Modifié le 7 mars à 12h51
Le 7 mars à 23h54
Et le chatbot, ça peut aussi être utile, même si on peut le faire en indiquant à un chatbot de se baser uniquement sur les articles de Next.ink.
Le 8 mars à 11h10
Le 8 mars à 17h27
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