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Bloquer les réseaux sociaux aux moins de 15 ans : l’Assemblée adopte une loi problématique

Next, premier sur l'euphémisme

Bloquer les réseaux sociaux aux moins de 15 ans : l’Assemblée adopte une loi problématique

L'Assemblée nationale a adopté lundi la proposition de loi visant à interdire l'accès aux réseaux sociaux aux mineurs de moins de 15 ans. Si Emmanuel Macron a promis qu'il veillerait à ce que la mesure soit appliquée avant le 1er septembre, le texte adopté ne démine pas les principales chausse-trappes, réglementaires, techniques ou juridiques, qui s'opposent à sa mise en œuvre.

Le 27 janvier à 14h07

« Au 1er septembre, nos enfants et adolescents seront enfin protégés. J’y veillerai. », s'est réjoui dans la nuit Emmanuel Macron. Quelques minutes plus tôt, l'Assemblée nationale venait d'adopter la proposition de loi de la députée Laure Miller (EPR) visant à interdire l'accès aux réseaux sociaux aux mineurs de moins de 15 ans.

Mais en dépit du satisfecit d'Anne Le Hénanff, ministre du Numérique, qui a salué en clôture de séance « un texte conforme au droit européen », « applicable donc opérationnel » et « juridiquement solide », de nouvelles évolutions sont sans doute à prévoir pour que les déclarations du président de la République ne relèvent pas du vœu pieux.

Une interdiction complexe à mettre en œuvre

La rapporteure du texte, Laure Miller, et le gouvernement ont accordé leur violon en dernière minute autour d'une version remaniée de l'article 1 de la proposition de loi, qui en porte la principale mesure. Incarnée par un amendement gouvernemental adopté en séance, elle prévoit que « l'accès à un service de réseau social en ligne fourni par une plateforme en ligne est interdit aux mineurs de quinze ans », sans explicitement faire porter la responsabilité de cette interdiction aux plateformes.

Comme nous l'expliquions lundi, cette précaution oratoire fait suite à un avis du Conseil d’État, dans lequel l'institution rappelait que si les États membres ont toute compétence pour « définir des mesures de politique sociale, notamment fixer un âge minimal d’accès », ils ne peuvent pas « imposer d’obligations supplémentaires aux plateformes en ligne ». Dans la mesure où ces dernières ne sont pas installées en France, mais dans un autre pays de l'Union (l'Irlande), c'est en effet au niveau européen que se décide leur réglementation, comme l'a déjà rappelé Bruxelles à Paris au sujet de la loi SREN.

« Certains regrettent que nous n’imposions pas davantage d’obligations en droit national. Je partage évidemment cette frustration, mais le droit européen est clair : le DSA est un règlement d’harmonisation maximale », a justifié en séance la rapporteure, avant d'admettre quelques minutes plus tard avancer « sur une ligne de crête ».

Déjà ténue, cette ligne de crête pourrait être encore fragilisée sur le plan juridique, comme le soulignent Alexandre Archambault ou Tris Acatrinei. Dans une affaire en cours de règlement à la Cour de justice de l'Union européenne, l'avocat général propose en effet (PDF) de juger que les dispositifs d'interdiction d'accès aux mineurs sont englobés par la directive européenne en vigueur, « de sorte qu’il n’est pas possible de contourner ce mécanisme pour imposer des obligations résultant de dispositions générales et abstraites aux prestataires de services ».

Texte à trous

Les lacunes du texte participent également de sa fragilité. Dans sa version provisoire du 27 janvier (PDF), la proposition dispose bien qu'il appartient au gouvernement de fixer la liste des plateformes visées, sur avis de l'Arcom, mais elle ne dit rien des critères qui permettront de sélectionner ces dernières (à part que l'interdiction ne s'appliquerait ni aux encyclopédies en ligne, ni aux répertoires éducatifs ou scientifiques), et donc de vérifier l'adéquation avec les définitions faites par le DSA.

Elle n'évoque pas, non plus, les modalités de la vérification d'âge qui deviendrait le corollaire de cette application. En séance, Laure Miller a toutefois soutenu à plusieurs reprises qu'il ne s'agirait pas d'une simple estimation de l'âge (comme celle qu'OpenAI étudie pour ChatGPT) ou d'un contrôle de photo, mais bel et bien d'une « vérification », conforme aux directives formulées par la Commission européenne dans le cadre de ses propres réflexions sur le contrôle de l'accès des mineurs aux contenus en ligne.

France Identité en embuscade ?

« Les lignes directrices indiquent que la solution doit être précise, fiable, robuste, non intrusive et non discriminatoire », a fait valoir Laure Miller. Mais quid de son implémentation réelle, à plus forte raison d'ici septembre ? La proposition de loi n'en pipe mot.

D'après Emile Marzolf, journaliste à Politico, le gouvernement aurait cependant une idée bien précise de la façon d'adresser le problème : « En attendant qu'une loi soit votée, l’État se tient déjà prêt à dégainer son application de vérification d'âge, adossée à la carte d'identité électronique, et à la proposer gratuitement aux plateformes », indique-t-il sur LinkedIn.

Cette conformité d'âge, valable aussi bien pour les mineurs de moins de 15 ans sur les réseaux sociaux que pour les moins de 18 ans sur les sites pornographiques, serait en fait « directement intégrée à l’appli France Identité du ministère de l’Intérieur — qui n’a finalement pas repris l’application de référence proposée par la Commission européenne », affirme encore notre confrère.

Des systèmes intrinsèquement faillibles

Quel que soit l'outil sélectionné, il restera à généraliser sa mise en œuvre, ce qui supposerait donc que tous les internautes français acceptent de confier la « vérification » de leur âge à une tierce partie. Dans un contexte marqué par une explosion du volume d'attaques cyber entrainant des fuites de données personnelles, pas certain que les internautes français se plient de bonne grâce à l'exercice. À plus forte raison quand l'expérience liée aux sites pornographiques a montré qu'il était aisé, pour ne pas dire trivial, de contourner les dispositifs de vérification d'âge.

« Sans doute certains adolescents de moins de 15 ans réussiront-ils à contourner les systèmes de vérification d’âge. Mais est-ce une raison pour renoncer ? Avec cette proposition de loi, nous posons une limite claire et disons une chose simple : les réseaux sociaux n’ont rien d’anodin », estimait lundi la rapporteure.

En vertu de la procédure accélérée engagée vendredi dernier, le texte devrait être examiné en première lecture au Sénat dans les prochaines semaines.

Commentaires (92)

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Il faut leur interdire le smartphone, et les équiper de dumbphone. Appels, SMS , et pas Internet. Au besoin, qu'ils aient le droit d'accès aux réseaux sociaux sur un ordinateur, le soir, à la maison, de manière contrôlée par les parents, mais certainement pas H24 dans leur poche....
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ahahah... tu dois pas avoir d'enfants... on est plus dans les années 90-2000 avec l'ordi familial unique qui trône dans le salon.
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Et c'est une erreur, j'ai chez moi PCs et laptops. Je n'utilise jamais mon smartphone pour aller sur Internet : ce n'est pas adapté.
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Rien que l'école qui demande l'application spécifique pour faire les devoirs ... Gniiii
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Encore une fois erreur. Qu'en 2026 il soit "obligatoire", "impératif" d'avoir un accès à Internet, je peux le concevoir. Qu'il soit "obligatoire" ou "impératif" de posséder un smartphone, je suis et j'ai toujours été depuis 2008 et leur apparition, fondamentalement contre. Le smartphone est une arme qui corrompt l'esprit à petit feu au même titre que l'alcool, à tous les niveaux.
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Ne pas confondre l'outil avec son mésuage.

Dans ce contexte smartphone = couteau.
Le couteau est un outil merveilleux mais mal utilisé, ça tue...


Indépendement : C'est quoi un réseau sociale ?

Car à partir ou deux (ou plus) personnes communiques de manière duplex c'est un réseaux sociale.

Oui, communiquer par lettre scripturale avec un correspondant étranger c'est déjà un réseau social...

Même animal crossing, du moment qu'on paie l'abonnement Nintendo, à des fonctions de réseaux sociales...

Et le corolaire de tout cela, c'est que pouvoir appliquer "théoriquement" cette loi "qui ubuesque c'est que TOUTE la population devra faire vérifier son identité !!!
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Et le corolaire de tout cela, c'est que pouvoir appliquer "théoriquement" cette loi "qui ubuesque c'est que TOUTE la population devra faire vérifier son identité !!!


Heu... mais c'était le but depuis le début, ça.
Pour rappel, 7 février 2019 (juste avant les gilets jaunes, donc):
x.com Twitter (désolé du lien twitter j'ai pas trouvé d'autre source).

(Bon je résiste pas à mettre celui ci aussi, pour la blague mais aussi pour ne pas oublier d'où tout ça est parti : https://www.youtube.com/watch?v=a1r8Ad6nFSA )
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Rien que l'école qui demande l'application spécifique pour faire les devoirs ... Gniiii
et pour les parents qui refusent la possession d'un smartphone, également pour leurs momes?

ici c'est retour au tout papier obligatoire pour tous les aspects de la vie pratique : les "smartphones/applications" sont interdites à domicile, tout court.
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Moi j'ai des enfants, et j'ai le PC familialdes enfants qui trône dans le salon (ce qui n'empêche pas les parents d'avoir leur propre PC), et bien entendu FamilyLink sur les portables des enfants qui permet de garder le contrôle à la fois sur le temps passé et sur les applis installées.
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Tu as bien de la chance si Family Kink fonctionne bien. Le mien donne des durées complètement farfelues, du genre 8h de tél, alors qu'il est 10h du matin, ou que le tél est inutilisé dans le salon.
Réinstallations, reconnexions, messages au support, rien n'y fait, c'est inutilisable.
On le garde juste pour le contrôle des applis installées, mais pour un produit Google je trouve que c'est bien merdique.
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Il y a des marques de tel pourries avec family link (Samsung dans mon cas).
Et family link considère un tel actif s'il met à jour des applis ou les notifications (quelques min par jour).
La position n'est pas bonne (Samsung) et pas mal d'applis permettent de contourner (si votre gamin utilise 1h l'appli calculatrice, vérifiez que c'est bien une calculatrice...)
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J'espère que ça fonctionne mieux maintenant familylink. A l'époque, le couvre feu coupait aussi les communiczrions - donc si le gamin voulait t'appeler alors qu'il était hors horaires (genre... Il animait avec la mairie un cluedo géant) il était coincé.
De plus j'attendais cette loi pour les autres parents (les miens ont dépassé 15 ans) pour lutter contre les adultes qui demandent aux enfants d'aller sur un réseau social: l'entraîneur du club de foot qui indique dans la journée sur whatsapp si l'entraînement a lieu sur le terrain du haut ou du bas, l'entraineur de gym qui précise un lieu de rendez-vous le jour même, les pompiers qui partagent led infos et photos sur un groupe... Les adultes ne savent plus communiquer
Résultat: les enfants sont dépendants du tel ounalors il'faut que les parents aient des horaires compatibles.

On ajoute le problème des devoirs sur youtube...
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Oui, ça marche bien FamilyLink. Pour Whatsapp, difficile d'y échapper. Pour les devoirs sur youtube, ça ne pose pas de problème : ils font ça sur le PC, pas sur le téléphone, donc ça reste sous contrôle.
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Pour Whatsapp, difficile d'y échapper.
ici auucn smartphone, l'école doit s'adapter ; ou donner le smartphone, avec abonnement à leur charge : nous ne mettrons pas un copec dans l'affaire.
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Whatsapp, ce n'est pas pour l'école. Si tu n'as pas Whatsapp, t'as pas d'amis, du moins au collège/lycée.
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Quand on veut, on peut.
Les gamins à la maison, ce n'est pas openbar, sur Android Family Link a ses défauts mais fait le job en permettant des blocages/autorisations permanents ou non, selon les jours et les heures & à la volée. À 19h45 extinction des feux pour tous les PC, et 20H30 pour les téléphones, où tout est bloqué sauf appels & urgences.

Sur le PC du Lycée du plus grand, j'ai finit par opter pour une liste blanche directement sur le PC et il n'a pas les droits root.
Par défaut tout est bloqué sauf les domaines que j'ai autorisé. Ça a pris un peu de temps pour peaufiner, mais s'il veut accéder à quelque chose d'autre que ce qui est déjà établi, il demande.

Les réseaux sociaux ? Niet. Youtube ? Selon ce qu'ils veulent, sur demande, sur un temps total définit chaque jour.
Tik Tok ? C'est mort.

Si besoin j'ai un accès distant à la machine, et il le sait, je l'ai déjà choppé à des heures tard où il n'était pas censé jouer.

Et du coup, aucun accès au p0rn évidemment.

On veille, on accompagne, on sensibilise, et ils comprennent, malgré la frustration vis à vis des parents qui laissent tout faire aux copains et copines.

On ouvrira les vannes petit à petit, avec l'âge, et la maturité.
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C'est beau, mais tu es dans une situation idéale. En contre-exemple, ma gamine est en internat. Family Link est sur le téléphone, sauf qu'il ne permet pas de limiter les applications fournies par Google. Et surtout il ne bloque pas le partage de réseau, et ne le comptabilise pas. Donc partage du réseau avec le PC, et on ne voit plus rien... La configuration du PC (outre le fait qu'il est géré par sa mère qui n'a finalement jamais installé de contrôle dessus malgré ses promesses) c'est vite limité aussi (en plus il est sous Windows). Le lycée (et le collège avant) demande régulièrement des accès, sauf que quand tu es boulot tu ne peux pas répondre immédiatement. Donc tu as le choix entre laisser ouvert ou bloquer la gamine dans ses devoirs, qui demandent généralement de regarde des vidéos youtube et autres. Et bien sûr il y a toujours la possibilité de passer les téléphones des copains / copines... Bref, la théorie est souvent bien difficile à mettre en oeuvre.
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Mais surtout vous oubliez un truc très concret.

Vos gosses, ils ont des amis. Avec des téléphones full-open parce que tout le monde est pas comme vous. Donc les contenus, ils les voient. Pas sur le téléphone de papa, c'est tout.

J'en connais même dont les parent sont radicalement contre les téléphones. Vous croyez que leurs gosses obéissent sagement ? Bien sur.... en fait, quand ils sont au collège ou à l'extérieur (bus, ...) ben simplement ils ont récupéré un ancien tel de leur pote qui a changé 3x en 2 ans avec certes un écran cassé, mais avec le partage de connexion. Et avec ce tel ils se sont fait des comptes tiktok, insta et snap..... Les plus courageux les planquent dans leur sac et le sortent la nuit - la plupart des parents savent mm pas que la box internet a du wifi - les autres le laissent à un ami et le récupère quand les parents sont pas là.

Donc oui ils savent qu'ils font quelque chose d'interdit. Mais ça n'a jamais rien stoppé et en plus ils sont persuadé que cet interdiction est illégitime, vu que pratiquement tous leurs pote en on un.
Alors oui l'interdiction c'est un "signal parental" très fort. OK. Mais si vous croyez que vos petits anges sont épargné par la violence, la stupidité et la médiocrité des RS....

Autre chose:
Les ado sont très globalement pas très bon en informatique en général.
Mais pas tous.
Et dans un collège il en suffit d'un un peu plus dégourdi que les autres pour que la connaissance se partage vite. C'est le cas des app de VPN (quand on a un VPN en partage de co , tlm est "derrière" le VPN) , mais aussi des app pour télécharger les anime gratos et j'en passe.
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J'aurai été très populaire au lycée si j'y avais été en 2026 et pas 2015 car j'étais cette fille dégourdie.

Ça me fait bizarre d'avoir vécu cette vie "pré-smartphone"

Après mes parents ont bien essayé le contrôle parental fut un temps mais je suis ce genre de personne à trouver un moyen de contourner. Donc ils ont fini par abandonner...
Mais bon, le peak des RS c'était skyblog et j'ai jamais accroché à Facebook où je me faisais harceler...
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Mes parents avaient un contrôle parental pour la télé (une télécommande spéciale qui permettait de bloquer/débloquer des chaines), on arrivait quand même à regarder la télé (entre les expéditions dans la chambre parentale à la recherche de la télécommande, des chaines paramétrées vers les canaux 875, etc.) 😈
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J'espère que ça ne fera pas comme pour moi: on avait des règles (jeu dans le salon, pas d'écran dans les chambres) et au lycée ils ont reçu un ordi de la région: ok pour la grande, bérézina pour le second (émulateur wii en cours par exemple). Pas moyen d'enlever les droits admin à cause d'un soft du lycée.
J'ai'mis des gpo partout, mais je n'avais pas envie, il devait apprendre à se gérer.
Il a eu le bac de justesse, et là il vient de passer une semaine à jouer aux jv (bon, ok, après un stage en hoaraires de 12h et des gardes de 12h).
Mais'il est totalement accro, incapable de résister aux écrans (on l'a compris, il étzit bébé), il le sait mais'il ne se rend pas compte à quel point.

Le 3eme c'edt différent: lycée pro, il bosse sur son ordi et son tel tout le temps (whatsapp avec les profs, autodesk, ...). Je sais aussi qu'il'procrastine dessus, mais à priori c'est plus ou moins sérieux. Mais bon: 26h de tel pzr semzine au compteur... Plus l'ordi! Méme l'appel chez eux c'edt avec une appli
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on est plus dans les années 90-2000 avec l'ordi familial unique qui trône dans le salon.
Justemente, si : il est temps d'y retourner de toute urgence !

je sensibilise depuis longtemps pour que tout usage d'un écran par un enfant de moins de quinze ans ne se fasse jamais sans la surveillance directe d'un adulte ! contenu + contenant !
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ahahah... tu dois pas avoir d'enfants... on est plus dans les années 90-2000 avec l'ordi familial unique qui trône dans le salon.
l'enfant qu' a son écran individuel h24 connecté à internet = échec parental, tout court.

on a toute une génération de drogués irrécupérables à cause de leur Précieux.
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En même temps j'veux pas être méchante (parce que je suis pareille) mais y'a 2/3 générations au dessus (même des 60 ans !) qui sont eux aussi accro au téléphone. Suffit de jeter un œil à un restaurant pour s'en rendre compte.

(Je dis ça mais je me souviens qu'avant les téléphones, si quelque chose m'intéressait pas je lisais… Je lisais beaucoup au resto mdr)
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A voir ce que ça va donner, si déjà ça fait réagir les parents pour qu'ils installent davantage de sécurités, ça serait toujours ça de pris.

En revanche effectivement, on est toujours dans le flou artistique sur les méthodologies, d'autant que la part de 15-18 ans disposant d'une pièce d'identité est a priori assez faible.

Cela dit, j'imagine qu'avec Parcours Sup et autres ENT dans les écoles, les jeunes scolarisés ont tous une méthode "publique" d'identification qui traîne quelque part ?
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Perso, je suis majeur mais dès qu'un site demande de vérifier mon âge avec une photo, carte bancaire, ou carte d'identité, c'est VPN direct.
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Houla, je suis fatigué, j'ai mis un peu de temps à comprendre que c'était pour éviter la demande (le site ne le demande pas pour la plupart des adresses IP hors France) plutôt que pour envoyer les documents demandés… 😆
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bah c'est pour ne pas envoyer les documents demandés.
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De ce que je comprends de son fonctionnement, France Identité serait pas une mauvaise idée (ou un moindre mal), par contre ca voudrait dire que le ministère de l'intérieur va log tous nos va-et-vient et qu'on ne pourra plus utiliser de réseaux sociaux de manière "anonyme" ?

(gros guillemets sur anonyme 😅)
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" " " Normalement " " " et j'insiste sur les guillemets, le double anonymat doit éradiquer cette problématique.
Le site ne sait pas qui tu es, on doit juste lui dire si tu es majeur/quasiment.
La plateforme de vérification ne sait pas où tu vas, juste pouvoir dire que tu es majeur.
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Et l'intermédiaire sait tout…
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On n'est pas sensés avoir 2 intermédiaires ? L'un connaît le site cible, l'autre sait qu'on veut telle info et à qui demander, il connait donc l'info mais ne connaît pas le site, et la réponse passe dans l'autre sens, et l'intermédiaire 1 ne connaît pas l'info mais connait le site.

Après, si les 2 intermédiaires parlent entre eux en dehors de ces échanges, forcément...
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Je n'ai toujours entendu parler que d'un seul « tiers de confiance ».

Et avec deux intermédiaires, j'ai du mal à voir comment ça pourrait fonctionner correctement et en toute sécurité (qui choisit le second tiers ?).

Et puis bon, « tiers de confiance » pour qui ? Moi, j'ai confiance en personne à part moi-même (et encore) ! 😝
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Sous traiter permettra aux plateformes comme à l'état de ne jamais faire face à leurs responsabilités
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Idéalement non. France connect saura que tu as autorisé whatsapp à savoir ton âge une fois et conservera cette info.
Avec des pincettes. Ce serait l'idéal. Mais vu que c'est pour Septembre, le temps de passer le marché public pour trouver un prestaure pote d'un grand ponte qui pourra récupérer le contrat juteux en faisant le taf à moitié, on aura la béta de l'alpha pour Octobre.
Et après pour raisons budgétaires ça restera comme ça.
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Donc c est une mauvaise idée liberticide . C est pas parce que des marmots savent pas se contrôler que je dois justifier de mon identité . Faut arrêter la stupidité
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Je suis plutot d'accord, par contre ne rejette pas la faute sur les enfants ^^

Regarde les recherches faites par les plateformes, et avec quelle précision ils appliquent une stratégie de manipulation ciblant spécifiquement les enfants/ado, dont le but est de les mener délibérément à l'addiction.

S'ils ne savent pas se contrôler, c'est qu'ils sont manipulés (formule simpliste, mais vous avez l'idée).

S'il y avait une vraie volonté politique de mettre les plateformes face à leurs responsabilités, et de ne pas les laisser en roue libre, on n'en arriverait pas là...
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Oui ça c est vrai

Mais je disais ça parce que je suis vraiment agacé de devoir ces conneries en vrai je sais que c est la faute des plateformes
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A ce stade, le sujet n'est pas réellement une interdiction opérationnelle, mais aussi et surtout renforcer la compréhension de toutes les familles que "avant 15 ans, c'est non un réseau social pour un gamin".

Même si on va encore avoir les mêmes problématiques qu'avec des sites divers (vente d'alcool en ligne pourrait en faire partie dans le futur par exemple), le fait de clarifier "l'age" auquel c'est autorisé, c'est important.

Pour mémoire, jusqu'à présent, hors de la "règle américaine des -13 ans", y'avait pas grand chose de vraiment explicite dans le fonctionnement en France (malgré DSA & co.)
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En lisant l'article et les commentaires, je pense à cette question : est-ce qu'un dossier sur les outils de contrôle parental (bureau et mobile) est dans les cartons chez Next svp ?
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Sachant que dès le collège on demande aux élèves de faire des exposés en commun, avec des groupes imposés dont les élèves habitent généralement loin les uns des autres, et où les profs considèrent qu'ils peuvent échanger par Whatsapp et compagnie, je demande à voir ce que ça va donner... Dans le principe je suis pour la limitation, ce qui ne m'empêche pas d'être contre les moyens permettant de l'appliquer (vu que ça revient à supprimer le pseudonymat sur les réseaux, j'imagine ce que ça donnera le jour où on aura un équivant Trump à la présidence et qu'on voudra le critiquer). Et surtout dubitatif quant aux impacts maintenant que ça a été entièrement intégré dans le milieu scolaire.
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Whatsapp n'est pas concerné par l'interdiction.
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Qu'est-ce qui fait dire ça ? A priori la liste n'est pas connue, et ça fait pas mal d'années que les applis de messagerie sont considérées comme des réseaux sociaux du fait des conversations de groupe.

[quote]
la proposition dispose bien qu'il appartient au gouvernement de fixer la liste des plateformes visées, sur avis de l'Arcom, mais elle ne dit rien des critères qui permettront de sélectionner ces dernières (à part que l'interdiction ne s'appliquerait ni aux encyclopédies en ligne, ni aux répertoires éducatifs ou scientifiques)
[/quote]
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Gabriel Attal, qui est le leader du groupe parlementaire qui porte la proposition (donc a priori bien informé), l'a dit très clairement lors d'une interview.
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Ils peuvent le faire via leur ent.
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:mad2:
Il faut voir la tête de l'ENT (ou de pronote, ou d'Ecole Directe). Ces applications sont extrêmement limitées (volontairement je pense car sinon ça partirait en live). Je ne crois d'ailleurs pas qu'ils puissent communiquer entre élèves, c'est avant tout pensé pour la communication avec les profs (à confirmer car je n'ai qu'un profil parent).
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jai pas encore lu l’article mais la carte d’identité de mr patate est juste incroyable merci
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Tout le monde sait ici que les plateformes détiennent l'ensemble des moyens nécessaires pour rendre impossible les usages qu'ils encouragent aujourd'hui. Et pourtant...
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C'est bien plus facile de faire reposer la responsabilité sur des parents, qui dans la grande majorité n'y comprennent pas grand-chose, et dont les limitations seront rapidement contournés par les mioches...

Sinon, rien n'est demandé à ces mêmes réseaux sociaux ? Ils font tout bien j'imagine, ils sont absous ?
Ils peuvent continuer à balancer 24/7 du contenu pourri à nos enfants, sans qu'on leur fasse ne serait-ce que les gros yeux ?

https://www.mediapart.fr/journal/france/250126/voici-ce-que-les-algorithmes-montrent-vraiment-aux-adolescents-de-13-ans
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Le DSA régit les grandes plateformes, donc les RS que l'on voudrait viser, donc on bricole et on fait croire que l'on impose des règles aux RS. On = la France.
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Je ne comprends pas pourquoi le gouvernement ne fait pas un truc tout simple : fournir à chaque français par mail ou La Poste un identifiant pseudonimisé avec un mot de passe à changer, et faire de ces identifiants un "token d'âge" permettant à tous les français de prouver leur âge facilement auprès d'un prestataire qui, lui, se chargerai de prouver au site cible l'âge de la personne.
Actuellement, on doit passer par des vérifications vachement intrusives alors qu'avec ça on aurait un truc assez fiable (c'est l'Etat qui prouve ton âge) et respectueux de la vie privée.

Bien sûr, il faudrait qu'il y ai des garde-fous pour éviter que quelqu'un s'amuse à faire tourner ses identifiants, mais ça ne me semble pas insurmontable.
Par exemple en n'autorisant qu'un seul "token d'âge" par semaine.

Y'a probablement des problématiques auxquelles je ne penses pas, et si quelqu'un a des idées à ce sujet, je suis preneur.
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Je ne comprends pas pourquoi le gouvernement ne fait pas un truc tout simple…
Parce que le vrai but ça n'est pas de vérifier l'âge, peut-être ?
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Ca suppose quand même que le prestataire qui sait quels sites l'utilisateur visite (même sans savoir son identité) ne leur communique pas d'identifiant stable qui permettrait des recoupements (certes, dès qu'il y a un compte c'est souvent le cas avec l'email, mais tous les sites ne sont pas des login walls), ne vend tout simplement pas ses données, et ne se fait pas pirater.
S'il faut lui faire confiance sur parole, ce n'est pas une bonne solution, et suggérer son utilisation revient à pousser les utilisateurs à s’exposer d'avantage aux risques de fuites.

Je ne sais pas s'il peut exister une solution en double anonymat qui à la fois repose sur des impossibilités techniques (et non pas une confiance en une entité), et qui soit compréhensible (pour ne pas non plus demander une confiance aveugle dans la technologie).
Je vois un certain parallèle avec le débat entre vote électronique et vote physique (où là on a justement une solution compréhensible par tous et qui ne repose pas en une confiance envers une entité ou une technologie).
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La seule que je voie, c'est un truc de ce genre.
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Le passage par l’utilisateur semble une bonne idée, mais effectivement la complexité est un gros frein (même si c'est effectivement implémenté, beaucoup préféreront quelque chose de plus "fluide" même si c'est au final beaucoup moins sécurisé).

En plus :
- Comment vérifier que le code aléatoire fourni l'est vraiment (et ne contient pas une information qui permette d'identifier qui l'a généré) ? S'il est très court c'est peu probable mais pas très sécurisé, s'il est long il est beaucoup plus facile d'y insérer de l'information.
- Certes l'utilisateur pourrait déchiffrer la réponse de FranceConnect et vérifier qu'elle ne contient par exemple que le code aléatoire déjà fourni, un horodatage peu précis (pour limiter la durée de validité, sans pour autant être capable de cacher des données) et une information d'âge (voire rien du tout, la simple existence de la preuve signée est déjà une information), mais ça reste assez technique.
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- Comment vérifier que le code aléatoire fourni l'est vraiment (et ne contient pas une information qui permette d'identifier qui l'a généré) ?
Parce qu'il faudrait que les plateformes et FranceConnect se mettent secrètement d'accord sur une méthode d'échanger les informations, très très peu probable quand même…
mais ça reste assez technique.
Certes un peu, et ça facilite le « partage d'identité », mais je ne vois pas d'autre solution vraiment sécurisée pour l'utilisateur.
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J'aime bien ton idée.
On n'a pas nécessairement besoin d'un code venant du site cible : France Connect pourrait générer un JWT avec la date de génération et la valeur demandée (l'âge, par exemple). Comme on peut valider l'authenticité du token, le site peut valider l'âge et s'assurer que le token est valide car datant de moins de X minutes.
On pourrait simplifier le tout via une extension de France Connect qui générerait un token et le mettrait dans le champ du site cible (sans envoyer à FC l'adresse du site cible), à l'image de ce que fait un gestionnaire de mot de passe.
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Bof-bof, il suffirait à un majeur de mettre son code à dispo sur un chat de discussion pour que tous les mineurs présents puissent créer dans le temps imparti un compte sur plein de plateforme. C'est beaucoup trop large, je pense.
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Pas faux...
Je comprends mieux l'idée du token fourni par le site, du coup : ça rend la réponse valide que pour 1 fois.


Mais du coup, j'ai une idée pour rendre le token du site à être "sécurisé" (au sens où aucune information cachée ne pourrait y être mis : il faudrait que ce token soit composé de plusieurs numéros à pleins de chiffres, et que le tout soit hashé, mais que seul ce hash soit envoyé à FC mais que tout le token soit validé dans sa forme par l'extension pour vérifier qu'il soit bien sécurisé.
De plus, FC pourrait stocker les hash pour ne pas accepter plusieurs fois un même hash.
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Moi j ai une bonne solution : pas de vérification d âge c est stupide et les moyens de controls sont liberticide . C est non
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Et du coup, comment tu fais pour éviter que des sites soient visibles par un public inadapté (exemple : porno pour un gamin de 8 ans, ou Tiktok pour un gamin de 12 ans) ?
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C'est à leurs parents de gérer. On n'a pas à tous subir leur incompétence ou jemenfoutisme.
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Moi, je veux bien, mais comme ils ne gèrent pas (c'est un fait), comment tu t'y prends pour que ça change ?
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C'est leur problème, pas le mien.
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Si tu n'as pas d'enfant, en effet, mais si tu en as un, si, c'est le tien aussi, forcément. Ou alors, c'est que ton gamin est tellement isolé socialement qu'il va avoir des problèmes encore plus graves...
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Et la solution c est de devoir en tant qu adulte devoir lier tous les comptes a mon identité réel ?

J ai pas envi d exposer ma carte d identité sur internet c est trop sensible et j ai le droit a la pseudonymisation .


En fait au nom de la lutte contre la protection de l enfance certaines personnes sont prêtes à accepter n importe quoi . C est affligeant

Et après on s étonne que le fascisme progresse . C est normal on vous enferme doucement mais sûrement dans une cage sous de faux prétexte . Changez rien
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Tu as lu les précédents échanges avant de rager ?
On y parle de faire en sorte qu'il y ai de la confidentialité maximum, quand même.

On ne parle PAS de lier ton identité à tes comptes, mais à avoir une solution technique pour que le réseau social puisse confirmer ton AGE (pas forcément ta date de naissance), voire même uniquement déterminer si ton age est au dessus de la limite. Alors certes, l'idée est de passer par les services de l'Etat pour ça, mais c'est justement pour éviter d'avoir à partager des données personnelles avec des entreprises via Internet (l'Etat te connaissant déjà, il n'y a rien de plus à partager).
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Je rage pas déjà pour commencer

Je bosse en cyber et je suis pas mauvais en protocole d authentification et je me suis intéressé aux protocoles de vérification d âge à double anonymat. Je connais la question

Mais c est le principe que je refuse .

On cherche à régler un problème sociétal avec une rustine technique merdique . C est à la gorge des réseaux sociaux qu il faut frapper pas les utilisateurs .

Encore une fois , je ne comprend pas pourquoi en tant qu adule je devrais exposer ma carte d ´identité même à un service de l’état pour une connexion à un réseau social . C est mettre à risque cette donnée pour une finalité dérisoire.

Il y’a pratiquement une fuite de données déclarée par semaine en ce moment et même les services des états ne sont pas épargner . Excuses moi de ne pas légitiment avoir confiance

Excuse moi aussi de mettre en doute le principe de double anonymisation. Moi je pense que c est compliqué techniquement la plupart des POC basé sur Oauth2 que j’ai vu sont des enfers d’ergonomie pour l’utilisateur. Et ceux qui fonctionnent n’ont qu une double anonymat d’apparence .

D’ailleurs on discute de ça mais ils ne sont pas obligés d utiliser la double anonymat au cas où tu n’as pas compris

Est ce qu on pourrait se concentrer sur les solutions efficaces ? À savoir légiférer contre les algo ? Et aussi foutre la paix aux gens .

C est dingue de toujours trouver des gens pour être ok avec toutes les solutions de technique idiotes que ces gouvernements de merde nous pondent . T as pas l’impression de faire parti du problème quand tu défends ce genre de saloperie ?
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Est ce qu on pourrait se concentrer sur les solutions efficaces ? À savoir légiférer contre les algo ? Et aussi foutre la paix aux gens .
Ce n'est PAS efficace puisqu'il y a déjà des garde-fous législatifs, mais ils ne sont pas appliqués (notamment par manque de moyen) et que de toutes façon le problème n'est pas tant au niveau des réseaux sociaux eux-mêmes qu'au niveau de la société. Or si tu veux changer la société, tu vas forcément embêter les gens (ne serait-ce qu'à cause de la résistance au changement inhérent à la nature humaine).
C est dingue de toujours trouver des gens pour être ok avec toutes les solutions de technique idiotes que ces gouvernements de merde nous pondent . T as pas l’impression de faire parti du problème quand tu défends ce genre de saloperie ?
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Je ne suis pas pour les solutions techniques idiotes, justement : je préfères qu'on en ai des pertinentes, et donc PAS des solutions qui nécessitent de passer par l'envoi d'une quelconque preuve d'identité, mais plutôt par de la génération de preuve (preuve d'âge, par exemple) à partir d'une entité nous connaissant DÉJÀ (donc l'Etat, via France Connect). D'où l'idée du token proposée plus tôt.

Si tu es bon en cyber, peut-être peux-tu nous indiquer s'il y a une faille dans la proposition ?
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Un éclairage très interessant sur l’aspect « parcours législatif » et probabilité de mise en application de la loi par Projet Arcadie : Projet Arcadie
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Personnellement je confirme largement le raisonnement de @doctorrock : laisser entre les mains d'un ado de moins de quinze ans un Précieux, donne le même effet qu'un pétard de cannabis ou qu'un calibre .12, aucune différence

il est temps de rééduquer les parents, qui semblerait-il fuient leur role d'éducateurs !
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deux rincés du ciboulot farouchement opposés : LFI, et le RN.

la loi est catastrophique : elle cible les RS, elle devrait cibler les parents qui laissent leurs momes consommer du smartphone en toute impunité.
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OK, et du couo tu proposes quoi pour limiter la pression sociale ?
Perso, je suis contre les RS, et contre fournir un smartphone à mon enfant avant 16 ans, pourtant, tous ses copains vont en avoir et je risque de l'isoler de ses ami(e)s, ce qui est inacceptable pour sa santé mentale : tu proposes quoi ?
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Les RS sont encore plus dangereux pour sa santé mentale. Choisis ton camp.
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Ben non, justement, je ne veux pas que mes enfants subissent la peste et/ou le choléra : je préfères qu'ils n'ai ni l'un ni l'autre, en fait. Et c'est ça le but de légiférer, en fait : mettre en place des règles pour améliorer la situation globale.

Alors je dis pas que la solution proposée ici est efficace/pertinente, mais au moins ça propose quelque chose.
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En fait plutôt que de proposer quelque chose d inefficace la sagesse c est de ne rien proposer

Parce que faire quelque pour faire quelque chose en mettant en place des solutions techniques délétères c est n’importe quoi .

Et du coup ils ont poussés les potard encore un peu plus loin . Devant la lever de bouclier et la mise en avant du fait que les VPN vont permettre de contourner facilement ils parlent maintenant d’interdiction de VPN

Mais pour le bien des enfants tu vas aussi dire que c est bien d’interdire ça aussi ou tu as des limites quand même ?
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En fait plutôt que de proposer quelque chose d inefficace la sagesse c est de ne rien proposer
Je suis fermement opposé à cela : ne rien faire face à un problème en espérant qu'il se résolve de lui-même me semble illogique.
Et il y a clairement un problème.

Parce que faire quelque pour faire quelque chose en mettant en place des solutions techniques délétères c est n’importe quoi .
Là dessus, je suis d'accord : mettre de l'huile sur le feu est aussi (voire plus) idiot que de regarder le feu se propager en ayant l'attitude d'une biche en plein milieu d'une autoroute.
Après, est-ce que la solution proposée ici est de cet accabi ? Peut-être pas, même si je te rejoins quand au fait que la solution proposée est très questionnable.
Et du coup ils ont poussés les potard encore un peu plus loin . Devant la lever de bouclier et la mise en avant du fait que les VPN vont permettre de contourner facilement ils parlent maintenant d’interdiction de VPN
J'ai pas entendu parlé de l'histoire des VPN, mais soit.
Dans tous les cas, sur cette partie, je suis d'accord avec toi.

Mais pour le bien des enfants tu vas aussi dire que c est bien d’interdire ça aussi ou tu as des limites quand même ?
Pour le bien des enfants, il faut apporter une réponse intelligente au problème. Ce n'est clairement pas encore le cas ici.
Cependant, il y a un débat qui se met en place, ce qui permet à quelques uns de découvrir le problème, et à d'autres de faire de la vulgarisation à ce sujet. Et en cela, déjà, il y a un truc intéressant qui se dégage.
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Donc vaut mieux mettre en place une solution délétère pour tout le monde plutôt que de ne rien faire ?

Et ma thèse n est pas de rien faire mais d attaquer la bonne cible : les réseaux sociaux et leur algorithmes . Eux et uniquement eux .

Le contrôle parental est suffisamment c est leur responsabilité ensuite mais je suis d’accord qu il faut frapper les réseaux sociaux .

Par contre perso en tant qu’utilisateur je n ai pas à subir d un côté le manque d éthique des réseaux et de l’autre le manque d autorité des parents .

D ailleurs :

theguardian.com The Guardian

Discord lance la vérification d âge pour tout le monde ce matin . Ça donne envi
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Donc vaut mieux mettre en place une solution délétère pour tout le monde plutôt que de ne rien faire ?
Relis ma précédente réponse : je dis justement que non.
Par contre, ici, elle est délétère en quoi, la solution proposée, concrètement ?

Et ma thèse n est pas de rien faire mais d attaquer la bonne cible : les réseaux sociaux et leur algorithmes . Eux et uniquement eux .
Ce qui, malheureusement, nécessite d'être fait au niveau européen, donc très long...
Le contrôle parental est suffisamment c est leur responsabilité ensuite mais je suis d’accord qu il faut frapper les réseaux sociaux .
Non, les contrôles parentaux ne son pas suffisants : ils sont généralement claqués au sol à tous les niveaux...
Et même s'il faut frapper les RS, c'est aussi la société dans son ensemble qui doit évoluer.

Par contre perso en tant qu’utilisateur je n ai pas à subir d un côté le manque d éthique des réseaux et de l’autre le manque d autorité des parents .
Sauf si, via ton comportement d'utilisateur de RS, tu influes sur la société en incitant les enfants à les utiliser, par exemple.
Imagine une association sportive qui ne proposerait ses news que sur Facebook, par exemple ? C'est une utilisatrice de RS qui va influencer les enfants à aller sur un réseau social, et ça, c'est sa responsabilité. Sauf qu'elle n'est pas seule et qu'elle ne va pas changer de comportement d'elle-même, donc on a besoin de faire des actions à d'autres endroits que ceux qui seraient les plus pertinents...
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En fait la loi ne cible pas les RS, elle ne le peut pas grâce à l'UE. Elle vise donc ...

les moins de 15 ans mais sans sanction. :D
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Ce qui n'est pas suffisant, mais qui va permettre aux parents qui sont contre l'accès avant 15 ans d'avoir une légitimité pour combattre l'accès des enfants aux RS.
Si je vois un enfant qui est sur les RS avant 15 ans, je peux lui dire "tu sais, c'est illégal ce que tu fais", et les enfants avec assez d'honnêteté pourraient être amenés à changer leur pratique, ou au moins à chercher à comprendre pourquoi c'est illégal. Pour les autres... ben cette proposition ne va pas les aider.
De même, si je vois un parent qui laisse son enfant accéder à un RS avant 15 ans, j'ai la légitimité citoyenne à l'inciter à changer. Et la fameuse phrase "je fais bien comme je veux" ne pourra pas m'être retournée légitimement (même si y'en a qui osent tout).
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Toute cette histoire est avant tout un pb d'éducation : qui diable laisserait un gosse de moins de quinze ans avec un smartphone connecté h24 entre les mains? c'est de facto l'échec pareental, le refus de responsabilité des parents (que certains ont revendiqué "ne pas savoir gérer" dans la presse) qui retombe (encore) sur l'état...

à nouveau, c'set comme les laisser avec un glock 17 ou un pétard de cannabis entre les mains, y'a pas de différence.
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Vos comparaisons sont pas du tout de l ordre du drama queen pas du tout
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À mon age je n'ai eu aucun téléphone avant mes dix huit ans ; on savait se débrouiller, l'autorité parentale, et pédagogique, étaient le ciment de notre quotidien. L'idée d'avoir un smartphone entre les mains aurait tout explosé ; je remercie le ciel d'être né avant les années 2000, surtout quand je vois que le Précieux sert de babysitter bruyant à plein de momes dans les transports. Le monde de Gollum est notre société.
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Je suis né en 86 et je trouvent que ta vision de l autorité parentale et pédagogique un peu béat .

Les gens étaient pas plus intelligent ni vertueux que maintenant sinon ils se seraient pas passer toutes ces saloperies dans les années 80 90 dont dont petit occidentaux privilégiés avons été épargné .

Ne laissez pas votre vision idéaliste d un passé qui n a jamais eu lieu dicter votre vision du présent

Ici on s apprête quand même à devoir lié nos compte de réseaux sociaux à nos identités réel alors qu internet s est construit sur la pseudonymisation .
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Ici on s apprête quand même à devoir lié nos compte de réseaux sociaux à nos identités réel alors qu internet s est construit sur la pseudonymisation .
Pas tant, car ça serait invalidé par la CNIL, qui exigera la technique du double anonymat. On ne parle pas ici d'envoyer sa carte d'identité à Meta.
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Si tu le dis... Ca ne s'est pas fait anonymement pour les sites pornos, pourquoi penser que là ce sera le cas avec le peu de détails dont on dispose ?

Tant mieux si tu as raison au final mais aujourd'hui je n'y vois aucune garantie.
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Parce que justement, sur les sites pornos, on ne passe pas par les services de l'Etat, donc tu dois envoyer tes informations personnelles à un prestataire.
Par contre, c'est normalement basé sur du double anonymat (j'ai pas essayé, remarque).

Et ce qui peut changer, c'est qu'autant valider l'âge sur les sites pornos via un service de l'Etat, c'est juste impossible politiquement parlant (avoir dans une même phrase "site porno" et "Etat", ce n'est pas entendable par la population), autant le faire pour les réseaux sociaux, c'est tout de suite plus acceptable.

Et aussi, tout le monde joue les "je m'en fout" pour les sites pornos, alors que les réseaux sociaux, presque tout le monde est touché et, surtout, on en parle sans honte.
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Est-ce que c'est du double anonymat aujourd'hui en passant par les prestataires ? La réponse est simplement qu'on n'a aucun moyen de le savoir, et c'est valable quel que soit l'acteur intermédiaire. On est obligé de croire sur parole, sauf à avoir le code source, être sûr que c'est celui-ci qui est exécuté (impossible), et être un cador en cryptographie (ou que plusieurs cadors aient décryptés le machin pour nous).

Pour le reste, les raisons que tu avances sur pourquoi l'Etat n'a pas joué le rôle d'intermédiaire jusque-là alors qu'il le ferait cette fois-ci sont des suppositions subjectives, que je ne partage d'ailleurs pas.
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Sur Internet, à un moment, tu es obligé de faire confiance à des prestataires.
Ne serait-ce que pour les certificats utilisés pour HTTPS.

Mais mis à part ça, je suis d'accord avec toi pour dire que c'est pas gagné...
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Je leur donne pas mon identité complète à ceux-là, et ils ne peuvent même pas décoder la communication que je fais ensuite avec le site.

Sinon tu confirmes ce que je disais, c'est impossible de savoir si c'est du double anonymat ou non. Il faut faire confiance, et dans un contexte qui soit l'un des pires possibles.
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Par contre, c'est normalement basé sur du double anonymat (j'ai pas essayé, remarque).
Non.

La CNIL avait mis en avant le double anonymat mais l'Arcep n'a pas mis cela dans ses exigences. Ce n'est donc pas mis en place puisque plus coûteux. Voir les articles de @SébastienGavois sur le sujet.

Bloquer les réseaux sociaux aux moins de 15 ans : l’Assemblée adopte une loi problématique

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