Connexion Abonnez-vous

Protection des mineurs en ligne : la France va tester le dispositif européen

Permis de surfer

Protection des mineurs en ligne : la France va tester le dispositif européen

La Commission européenne a publié lundi ses lignes directrices relatives à la protection des mineurs en ligne, qui précisent les mesures attendues de la part des réseaux sociaux ou des sites pour adultes. Elle annonce dans le même temps la publication du prototype d'une application de contrôle de l'âge censée garantir l'anonymat des utilisateurs. Le dispositif sera testé dans cinq États membres, dont la France.

Le 15 juillet 2025 à 09h52

Bruxelles a publié lundi 14 juillet ses lignes directrices en matière de protection des mineurs en ligne. Elles précisent, dans le cadre du règlement européen sur le numérique (DSA) la façon dont les éditeurs de services en ligne et grandes plateformes doivent adapter leur fonctionnement pour contrôler l'âge minimum d'accès, et limiter les risques inhérents aux jeunes publics.

Limiter les fonctionnalités addictives et les risques de manipulation

« Les lignes directrices établissent une liste non exhaustive de mesures proportionnées et appropriées pour protéger les enfants contre les risques en ligne tels que le grooming, les contenus préjudiciables, les comportements problématiques et addictifs, ainsi que la cyberintimidation et les pratiques commerciales préjudiciables », expose la Commission européenne.

Elles s'incarnent au travers de sept grands principes, qui disposent notamment que le compte d'un mineur doit être paramétré en « privé » par défaut, pour limiter le risque de contacts non sollicités. Bruxelles demande également que les algorithmes de recommandation soient modifiés pour diminuer le risque d'exposition à des contenus dangereux, offrir plus de contrôle sur le flux, mais aussi éviter aux jeunes publics de se retrouver engrenés dans des spirales de contenus problématiques (phénomène dit du « terrier de lapin », rabbit hole).

La Commission souhaite par ailleurs que les mineurs soient en mesure de bloquer les utilisateurs de leurs choix et ne puissent pas être ajoutés à des groupes ou des boucles de conversation privées sans consentement préalable.

Elle se positionne en faveur d'une protection accrue face aux dérives potentielles, qu'il s'agisse d'addiction ou d'influence. Bruxelles demande ainsi que soient désactivées par défaut « les fonctionnalités qui contribuent à une utilisation excessive » comme les accusés de lecture, la lecture automatique des vidéos, le défilement infini ou les notifications.

Une attention particulière est également portée à l'intégration des fonctions d'IA générative. Les lignes directrices demandent ainsi aux plateformes de « veiller à ce que les mineurs ne soient pas exposés à des systèmes d'IA intégrés à la plateforme qui influencent ou incitent les enfants à des fins commerciales, notamment par le biais de formats conversationnels ou de conseil tels que les chatbots ».

Bruxelles demande enfin que les éditeurs veillent à ne pas exploiter le « manque de connaissances commerciales des enfants » en évitant de les exposer à des messages manipulatoires, visant par exemple à les inciter à acheter des monnaies virtuelles et autres loot-boxes dans les jeux en ligne.

Satisfecit de la France

Reste à voir quand et comment les plateformes et éditeurs concernés s'adapteront à ces lignes directrices. Rappelons qu'elle constituent désormais le cadre au regard duquel la Commission européenne analysera le respect des obligations imposées par l'article 28 du Digital Services Act sur la protection des mineurs.

En attendant, leur publication a suscité l'enthousiasme d'Emmanuel Macron et de Clara Chappaz, ministre déléguée au Numérique, qui tous deux multiplient les appels en faveur d'une réglementation plus contraignante depuis le printemps avec, notamment, une interdiction d'accès aux réseaux sociaux pour les moins de 15 ans.

« En mai dernier, avec le Président Emmanuel Macron nous nous étions donné 3 mois pour trouver une voie européenne : c’est chose faite ! Aujourd’hui, l’Europe adopte des lignes directrices ambitieuses dans le cadre du DSA, qui ouvrent la voie à l’interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans en droit national », s'est réjouie Clara Chappaz.

L'Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (Arcom) française se félicite dans le même temps que plusieurs de ses propositions aient été reprises par Bruxelles.

« La Commission européenne a ainsi retenu un niveau d’exigence équivalent à celui du référentiel de l’Arcom, assurant un haut niveau de protection de la vie privée et d’efficacité de la vérification de l’âge, via notamment le recours à un tiers indépendant. En outre, l’Arcom se réjouit que la Commission ait pris en compte, conformément à sa suggestion, la nécessité de protéger les mineurs contre les communications commerciales (y compris celles réalisées par les influenceurs) pour des contenus réservés aux adultes, tels que les jeux d’argent ou la pornographie. »

Un prototype européen d'application de contrôle d'accès

Le débat relatif au verrouillage de l'accès aux sites pornographiques l'a bien montré : difficile de garantir la protection sans un outil permettant le contrôle de l'âge. Sur ce terrain, Bruxelles accompagne ses lignes directrices d'un projet dédié : une solution technique censée permettre de vérifier qu'un internaute a bien l'âge requis, tout en garantissant son anonymat.

Comme le souligne l'Arcom, le procédé retenu par Bruxelles suppose l'intervention d'un tiers de confiance. En pratique : l'internaute télécharge une application dédiée à la vérification de l'âge, gérée par ce tiers. Il renseigne dans cette application sa pièce d'identité ou tout autre document approuvé certifiant sa date de naissance. Le tiers de confiance émet alors une « preuve » du respect d'un âge minimum, puis coupe tout lien entre cette preuve et les données personnelles soumises au départ. C'est ensuite cette preuve qui est soumise à l'entrée d'un service en ligne exigeant un âge minimum.

Le parcours utilisateur prévoit qu'une application tierce fasse office d'intermédiaire

« Le processus garantit la confidentialité de l’utilisateur et ne révèle aucune information à l’émetteur de la preuve d’âge », estime la Commission européenne. Le développement de la solution a été confié au printemps à un consortium baptisé T-Scy, qui réunit les éditeurs suédois Scytales AB et allemand T-Systems International GmbH autour d'un contrat de deux ans. Leurs travaux, organisés autour d'OpenID4VCI, doivent donner lieu à la publication d'un jeu d'outils open source censés permettre aux éditeurs de service en ligne d'implémenter la brique nécessaire « sans effort ». Ils doivent par ailleurs s'inscrire dans le cadre du cadre réglementaire eIDAS et s'aligner avec le futur portefeuille numérique européen.

Cinq États membres feront office de poissons pilotes dans le déploiement d'une version « nationale » de cette application : la France, le Danemark, la Grèce, l'Italie et l'Espagne.

Reddit prend les devants au Royaume-Uni

La coïncidence n'est sans doute pas fortuite : c'est également lundi 14 juillet que Reddit a annoncé, au Royaume-Uni, la mise en place d'un système de contrôle d'âge, basé cette fois sur le service Persona (également utilisé par LinkedIn pour sa fonction d'identité vérifiée). La plateforme explique avoir fait ce choix pour se mettre en conformité avec le UK Online Safety Act. Elle dit se limiter à un contrôle de la date de naissance, et ne garder en base que le statut de la vérification associée.

« Suite à l'évolution des lois, nous pourrions être amenés à collecter et/ou vérifier l'âge des utilisateurs hors du Royaume-Uni. Par conséquent, nous introduisons également, à l'échelle mondiale, une option vous permettant de fournir votre date de naissance afin d'optimiser votre expérience Reddit, par exemple pour garantir que le contenu et les publicités soient adaptés à votre âge. Cette option est facultative et vous ne serez pas tenu de la fournir, sauf si vous résidez dans un pays (comme le Royaume-Uni) où nous sommes tenus de la demander. De plus, votre date de naissance n'est jamais visible par les autres utilisateurs ni par les annonceurs. »

Commentaires (57)

votre avatar
Une CNI (par exemple) peut être empruntée le temps de cette vérification par le mineur. Donc, pas fiable.
votre avatar
Encore faut-il en connaître le code PIN, non?
votre avatar
Tu as un code PIN sur ta carte d’identité ?
votre avatar
Oui, vu qu'elle sert à signer et valider son identité sur les services fédéraux.

Détail à la con qui indique le pourquoi de notre incompréhension commune: je suis en Belgique. La carte française n'a donc pas de PIN??
votre avatar
Non mais elle n’a pas cette fonction de validation sur les services gouvernementaux (en ligne puisque je suppose que c’est ce que tu entends par « services »).
votre avatar
Services gouvernementaux (et autres) en ligne, en effet, mais aussi aux guichets de certaines administrations.
votre avatar
votre avatar
Ben… non.
France Identité est un service public qui permet de prouver son identité grâce à une version _dématérialisée_ de sa carte d’identité (format carte bancaire) sur le smartphone.
La CNI physique ne sert pas à s’identifier (n’ayant ni iPhone ni Androphone, je ne peux pas m’identifier auprès d’un quelconque service avec ma CNI).
votre avatar
La CNI t’identifie sur l'appli, qui à son tour t’identifie sur le service. En effet, c’est indirect.
votre avatar
On n'a pas de service fédéral en France.
On a bien France Connect pour avoir un identifiant unique pour des services publics, mais ce n'est pas obligatoire (et dans mon entourage large de moldus, personne ne connaît).
votre avatar
En France, pas de code PIN : tu lis la puce de la CNI avec le lecteur NFC du téléphone.
votre avatar
Non il y'a code pin obligatoire pour lire la puce
votre avatar
Je pense que tu confonds avec le code PIN de l’appli France Identité, qui est associé à l'appli, pas à la CNI.
J’ai une nouvelle CNI à puce depuis 1 mois ; on ne m’a pas remis de PIN avec, et France Identité ne m’a pas demandé le PIN de la CNI.
votre avatar
Le code PIN a été enregistré dans la CNI, et est demandé à chaque lecture RFID, je ne pense pas confondre ;)
France Identité se contente de la biométrie pour se déverrouiller.
votre avatar
En France, ce n'est pas le cas. D'où mon commentaire. Et, vu comme ça avance, ce n'est pas près d'arriver ...
votre avatar
C'est déjà le cas :)
votre avatar
La nouvelle en a un
votre avatar
Je l’ai refaite cette année et je n’ai ni configuré ni obtenu aucun code PIN. :keskidit:
votre avatar
Idem, refaite en fin d'année dernière, aucune mention d'un quelconque PIN.
votre avatar
L'initialisation du code pin se fait à la première lecture de la puce RFID avec France Identité, effectivement tant que tu n'as pas utilisé la puce, pas besoin de code ;)
votre avatar
il aurait ptete fallut faire ça avant de voter une loi qui ne propose aucune solution, non?
votre avatar
Il y a 2 facettes:
* La loi
* La technique

La loi n'est pas contournable: on peut toujours te tomber dessus si tu l'enfreins.
La technique, c'est toujours une béquille.

La loi est intéressante, car elle permet de cadrer les pratiques: ENFIN je pourrai tomber sur le dos des profs/assos/collectivités qui communiquent avec des groupes de moins de 15 ans UNIQUEMENT via des réseaux sociaux - au grand dam des parents qui bloquent les RS.

Sans parler de la diffusion MASSIVE par certaines assos de photos/vidéos des enfants sur les RS sans se soucier de droit à l'image car "ce n'est pas public" (mais pas non plus géré ou dit aux parents...)

Car quand on est parent responsable et qu'on limite les RS, on se retrouve face à des adultes qui poussent les enfants dedans.
votre avatar
"profs/assos/collectivités qui communiquent avec des groupes de moins de 15 ans UNIQUEMENT via des réseaux sociaux"
On parle de quels réseaux sociaux? parce que je ne comprend même pas comment c'est possible :/
votre avatar
Ben c'est facile: l'entraîneur dit à tous les enfants du foot que les rendez-vous serons sur snapchat, ou whatsapp. Alors qu'il y a un site web pour l'asso.
Ou tu utilises Facebook pour envoyer toutes les photos des compétitions (mais sans el dire aux parents).
Et tu te retrouves avec des gamins qui pleurent parce que en plus, les entraîneurs changent les infos à la dernière minute sur les RS...
votre avatar
Ha ! Voilà une idée pour un nouveau service à mettre en place.
votre avatar
Next a-t-il fait un dossier sur eIDAS??
Je retrouve souvent une évocation de ce projet européen mais je n'ai pas souvenir d'avoir lu un article de synthèse.
votre avatar
Non jamais vu d'article.
Perso je suis un peu impliqué au niveau pro là dedans et c'est très cool comme solution.

La France a encore une fois décidé de faire son propre truc (FranceConnect) avant de se rendre compte que ça ne passerait pas pour eIDAS et donc de créer FranceConnect+ ... mais l'interopérabilité avec les autres solutions européenne n'est pas encore parfaite (aucune idée de la raison, mais la France est pas dans les truc listé par la Belgique, alors que c'est le cas si on essaye de se connecter depuis sur un site italien)
votre avatar
non à ma connaissance, on n'a pas (encore) d'article un peu socle sur le sujet, ni d'ailleurs sur le projet de Digital Wallet EU associé, mais on va tâcher d'y remédier, merci pour la suggestion !
votre avatar
Top!!
Au plaisir de vous lire.
votre avatar
Il y a plusieurs eIDAS. Le deuxième vient de prendre effets en novembre 2024:
cyber.gouv.fr République Française
votre avatar
J'ai envie d'être vulgaire, excusez-moi par avance :
Allez vous faire cuire un œuf avec votre application mobile.
votre avatar
Oui énorme manque de respect pour les vidéastes qui se cassent le cul pour tourner en HD
votre avatar
Exact, on fait comment sans smartphone ? :D
votre avatar
Tu tapes 3615 Macron et tu tombes sur le portail ki fo.
votre avatar
No phone, no porn. :bocul:
votre avatar
Retour du catalogue papier de la redoute ?
votre avatar
Je lis ce passage :"[...]
Elles s'incarnent au travers de sept grands principes, qui disposent notamment que le compte d'un mineur doit être paramétré en « privé » par défaut, pour limiter le risque de contacts non sollicités. Bruxelles demande également que les algorithmes de recommandation soient modifiés pour diminuer le risque d'exposition à des contenus dangereux, offrir plus de contrôle sur le flux, mais aussi éviter aux jeunes publics de se retrouver engrenés dans des spirales de contenus problématiques (phénomène dit du « trou du lapin », rabbit hole).
[...]
Sauf le bemol sur "exposition à des contenus dangereux" car il y a la problématique du classer par qui.
Pourquoi ces recommandations .?) règles (?) ne sont pas par défaut pour tout le monde ?

Nonobstant cela :
C'est au mineur que la chose devrait être compliquer par TOUT le monde.
Et si on veut mettre en place ça cela devrait être une dispositif gérer par l'EU. que ce soit soft, stockage etc. et pas par des app. ricaines...
votre avatar
Le workflow de vérification d'âge me semble intéressant. Surtout l'étape 8b dont certains sites pour adulte ont décidé de rendre la vérification systématique même pour se logger alors que le compte a déjà été validé (clairement une volonté de faire chier en représailles).

Reste à voir comment seront certifiés ces "tiers de confiance", car il va reposer sur eux une responsabilité très forte du point de vue du RGPD.
votre avatar
Une responsabilité très forte mais aussi une confiance "sans faille"... pas spécialement évident...
votre avatar
Encore un truc qui utilise une application mobile ! Il y en a marre de devoir utiliser un smartphone quand on est sur un ordinateur. C'est le même problème que pour la double authentification.
Nous voulons que tout se passe sur l'appareil utilisé !
votre avatar
Mode idiot: N'utilise que ton smartphone... et plus d'ordinateur (comme la majorité, je ne rigole pas hélas).
votre avatar
J'imagine que la preuve dit en gros :
Ce certificat d'age a été atribué le XX/XX/XXXX à XXhXX par [Société tier/SignaturePublic]
Vu qu'elle est anonymisée, je ne vois pas comment ils empêchent d'utiliser la preuve d'age d'une autre personne que soit même ?

De plus, comment sont attribuées les clés privées permettant de signer les preuves ? Il "suffit" d'en récupérer une pour signer autant de preuve que l'on veut, non ?

Enfin, encore une fois, c'est jolie, mais tout ça, ça tombe devant le premier proxy ou VPN venu. Il n'y pas besoin de carte d'identité, et certains offrent même un tel service gratuitement. Je n'ai aucun doute sur le fait que ce genre d'astuce se propagera très vite dans les cours de récrés. Au vu de l'inutilité assuré de ce système, c'est encore une décision purement politique.
votre avatar
Vu qu'elle est anonymisée, je ne vois pas comment ils empêchent d'utiliser la preuve d'age d'une autre personne que soit même ?
Vu la doc d'implémentation en lien dans l'article, l'étape de vérification n'a que deux points d'entrée :

- Sur le device même, le service nécessitant une preuve d'âge, l'appli se déclenche
- Sur un device séparé, le service va afficher un QR Code à scanner sur l'appli

De ma compréhension, ça signifie donc qu'il faut avoir en sa possession l'appareil porteur de l'application.

La sécurité IT n'est jamais absolue, ça n'existe pas et c'est impossible. Contrairement à la loi français et à son autorité défaillante pour produire des recommandations viables (un coup oui, un coup non, un coup peut-être, comment ne pas être en risque légal avec de telles inepties ?), on a ici une vraie spec d'implémentation d'un protocole qui me semble tenir la route. Perso je trouve ça plutôt positif.
votre avatar
Concernant le blueprint du protocole que je viens de lire (qui s'appuie sur une app) il y a plusieurs points que je trouve problématique:

- le point 3 : "After receiving the proof of age, the link between user and proof provider is cut and no data flows. Proof of Age doesn’t include any ID info to trace the user such as name or birthdate" .
=> Il n'y a aucun moyen de s'assurer de la réalité de cette promesses. Ne serais-ce que via les logs, sauvegardes, ... C'est du même niveau que le "NoLog" promis par les VPN.

- le point 6+7 : "User presents anonymous proof of age + Online services verify validity of proof of age".
Ca veux dire que le service communique à chaque usage avec le service vérificateur (sinon tu photocopie simplement le QRCode). Rien que là ca veux dire que les 2 services ont à maintenir un état ou au moins une liste de révocation.

La seule chose que je verrais serait un système à la SQRL ( https://en.wikipedia.org/wiki/SQRL ) dont l'appli , certifiée, permettrait de s'assurer de la majorité de l'utilisateur , par exemple via photo + IA.
Bien sur ça règle rien dans le fond : Si l'appli est proprio elle peux se révéler malicieuse à terme (après maj successives) , et si elle est opensource tu peux facilement la modifier.
(Le principe de SQRL requiert une clé par site). Et in fine tu peux encore scanner une tête ou une pièce d'identité qui n'est pas à toi).

Bref, le but reste intéressant pour éviter l'inadvertance, mais face à un ado un tant soit peu déterminé, il n'y a rien a faire, hormis discuter avec lui...
votre avatar
Comme je disais : c'est peut être pas parfait, mais ça a le mérite d'être une première proposition concrète. Là où l'Arcom en France n'a jamais rien proposé et s'est contentée de mettre les acteurs économiques concernés dans une incertitude juridique au regard d'une loi modifiée par des imbéciles.

L'absolu est impossible et illusoire. Pour faire un parallèle avec une des bases de la sécurité IT : limiter la surface d'attaque.

Il y aura toujours des motivés pour contourner. Et à part les responsabiliser (au sens légal, j'entend), il n'y aura pas de solution miracle.
votre avatar
Prochaine étape : intégrer les réponses automatiques à ce truc par Google, Apple et Microsoft, via leurs OS, comme leurs techniques de passwordless.
"Vous validez votre date de naissance 1 seule fois dans votre compte"
votre avatar
... ce qui veux dire que, par définition, ils sauront systématiquement quand tu vas sur les sites avec contrôle de majorité. Aujourd'hui tu peux t'en passer en navigation privée, demain plus possible.

Ca veux dire aussi casser le pseudo-anonymat par défaut , ce qui va être marrant quand la base de donnée va leaker.
votre avatar
Qu'est-ce qui nous dit qu'ils n'ont pas déjà toutes ces infos ? Quand tu contrôles l'OS et qu'il passe son temps à balancer des tonnes de données chiffrées vers les serveurs de l'éditeur, tu es en droit de te demander ce qu'ils ne savent pas encore sur toi.
votre avatar
C'est vrai.
Mais c'est pas certain, surtout si tu es un minimum précautionneux - Linux , Firefox en mode anonyme, ...

D'autre part ce qui les intéressent c'est non seulement ton profil "humain" mais aussi tes habitudes et tes intérêts - c'est ça qu'ils vendent, après tout (même si , dans un second temps ça peux être exploité par d'autres à postériori).

Limiter ce genre d'info perso, même si c'est pas parfait, c'est déjà ça.
votre avatar
Mais c'est pas certain, surtout si tu es un minimum précautionneux - Linux , Firefox en mode anonyme, ...
Ce n'est pas très compatible avec le propos d'origine qui évoquait les OS de Google, Apple et Microsoft ;)

C'était sur cette base que s'appuyait mon propos : l'OS qui moucharde est une excellente source de données personnelles.
votre avatar
On est d'accord.
Mais il reste possible d'utiliser des OS qui ne mouchardent pas , tant sur smartphone que sur ordi, même si dans le 1er cas c'est pas trivial.
Malgré tout tu peux très bien te connecter à Google quand tu en as besoin (Apple & Microsoft je sais pas je ne le fait jamais) en mode navigation anonyme , et préserver, au moins un peu comparé à un usage courant moins précautionneux, un peu de vie privée sur le reste de ton utilisation de l'informatique.

Avoir une solution de contrôle d'âge qui passerais obligatoirement par les Gafam serait pour moi un no-go, même si je suis obligé de constater la tendance à cette centralisation. Voire carrément au blocage volontaire de solutions différentes , comme dans le cas des applis bancaire sur smartphone.

On oublie souvent que le porn n'est pas la seule chose soumise au contrôle de l'âge: Il y a aussi les jeux d'argent et l'achat d'alcool , j'oublie sans doute autre chose.
Le porn est le pied dans la porte, mais derrière ça va s'étendre, et clairement tant dans une logique de surveillance que dans une logique commerciale & publicitaire, beaucoup d'acteurs ont tout intérêt à ce qu'une identité réelle puisse être reliée (plus ou moins fermement) à un pseudonyme.
votre avatar
Ne pas oublier que la frontière est devenue mince entre l'os qui moucharde, et le compte (quasi) obligatoire, associé a l'os, qui récolte et centralise les données "pour ton bien".

Déja que quand tu dis que tu es contre un compte chez google et que tu demandes un autre moyen pour acceder aaux infos, tu te fais engueuler parce que tu choisis de te mettre a l'écart de la majorité. Sans se rendre compte que c'est plutot leur choix qui exclut ceux qui veulent garder un semblant de vie privée.
votre avatar
C'était sur cette base que s'appuyait mon propos : l'OS qui moucharde est une excellente source de données personnelles.

Tiens d'ailleurs il y a un pré-supposé à ca, c'est que chaque personne dans le foyer "élargi" , cad tous ceux qui ont accès à l'ordi, aient un compte séparé sur ledit ordi.

Or... d'expérience dans les foyers c'est rarement le cas. Il y a le compte créé au début, au mieux chacun va sur son propre compte Google quand il veux lire ses propres mail mais c'est tout, et souvent sans même se délogguer après (et ça c'est quand le mdp de tous les comptes est pas directement dans le store du navigateur).
C'est pas des PC d'entreprise... il n'y a pas de service IT avec des yubikey ou des smartcard pour identifier les gens :-) . Trouver un scan de l'ID d'un adulte sera vite fait.

Du coup... pour moi toute logique de vérification d'âge basé sur le PC dans un foyer est illusoire. L'ado palucheur quand ses parents sont absent aura vite fait de régler le pb.

L'utilisation d'un smartphone est effectivement plus "sécurisé" et plus bloquant dans le principe - même si l'on peux imaginer installer l'app sur l'émulateur android qui vient avec Android Studio.
votre avatar
Je pense que le modèle du "PC familial" tend de toute façon à disparaître avec les devices mobiles unitaires (smartphone ou PC portable). À partir de là, l'OS a beaucoup plus de chances de moucharder l'activité d'une personne unique. Surtout avec des OS qui nécessitent désormais des comptes en ligne pour fonctionner.

Quant à la vérification d'âge exposée par l'article, elle n'est pas sur PC mais sur un smartphone.
votre avatar
J'avais pas forcément compris ça : Ils parlent de "app store", ça peux être celui de windows... (il y en a même sous Linux des appstore désormais :-) )
votre avatar
Des stores sous linux, il y en a depuis les lustres, on appelle ça des dépôts.
votre avatar
Du coup... pour moi toute logique de vérification d'âge basé sur le PC dans un foyer est illusoire. L'ado palucheur quand ses parents sont absent aura vite fait de régler le pb.
Comme dans les années 90, où les ado se débrouillaient pour regarder Canal+ le dimanche soir ?

Protection des mineurs en ligne : la France va tester le dispositif européen

  • Limiter les fonctionnalités addictives et les risques de manipulation

  • Satisfecit de la France

  • Un prototype européen d'application de contrôle d'accès

  • Reddit prend les devants au Royaume-Uni

Fermer