Protection des mineurs en ligne : la France va tester le dispositif européen
Permis de surfer
La Commission européenne a publié lundi ses lignes directrices relatives à la protection des mineurs en ligne, qui précisent les mesures attendues de la part des réseaux sociaux ou des sites pour adultes. Elle annonce dans le même temps la publication du prototype d'une application de contrôle de l'âge censée garantir l'anonymat des utilisateurs. Le dispositif sera testé dans cinq États membres, dont la France.
Le 15 juillet 2025 à 09h52
7 min
Droit
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Bruxelles a publié lundi 14 juillet ses lignes directrices en matière de protection des mineurs en ligne. Elles précisent, dans le cadre du règlement européen sur le numérique (DSA) la façon dont les éditeurs de services en ligne et grandes plateformes doivent adapter leur fonctionnement pour contrôler l'âge minimum d'accès, et limiter les risques inhérents aux jeunes publics.
Limiter les fonctionnalités addictives et les risques de manipulation
« Les lignes directrices établissent une liste non exhaustive de mesures proportionnées et appropriées pour protéger les enfants contre les risques en ligne tels que le grooming, les contenus préjudiciables, les comportements problématiques et addictifs, ainsi que la cyberintimidation et les pratiques commerciales préjudiciables », expose la Commission européenne.
Elles s'incarnent au travers de sept grands principes, qui disposent notamment que le compte d'un mineur doit être paramétré en « privé » par défaut, pour limiter le risque de contacts non sollicités. Bruxelles demande également que les algorithmes de recommandation soient modifiés pour diminuer le risque d'exposition à des contenus dangereux, offrir plus de contrôle sur le flux, mais aussi éviter aux jeunes publics de se retrouver engrenés dans des spirales de contenus problématiques (phénomène dit du « terrier de lapin », rabbit hole).
La Commission souhaite par ailleurs que les mineurs soient en mesure de bloquer les utilisateurs de leurs choix et ne puissent pas être ajoutés à des groupes ou des boucles de conversation privées sans consentement préalable.
Elle se positionne en faveur d'une protection accrue face aux dérives potentielles, qu'il s'agisse d'addiction ou d'influence. Bruxelles demande ainsi que soient désactivées par défaut « les fonctionnalités qui contribuent à une utilisation excessive » comme les accusés de lecture, la lecture automatique des vidéos, le défilement infini ou les notifications.
Une attention particulière est également portée à l'intégration des fonctions d'IA générative. Les lignes directrices demandent ainsi aux plateformes de « veiller à ce que les mineurs ne soient pas exposés à des systèmes d'IA intégrés à la plateforme qui influencent ou incitent les enfants à des fins commerciales, notamment par le biais de formats conversationnels ou de conseil tels que les chatbots ».
Bruxelles demande enfin que les éditeurs veillent à ne pas exploiter le « manque de connaissances commerciales des enfants » en évitant de les exposer à des messages manipulatoires, visant par exemple à les inciter à acheter des monnaies virtuelles et autres loot-boxes dans les jeux en ligne.
Satisfecit de la France
Reste à voir quand et comment les plateformes et éditeurs concernés s'adapteront à ces lignes directrices. Rappelons qu'elle constituent désormais le cadre au regard duquel la Commission européenne analysera le respect des obligations imposées par l'article 28 du Digital Services Act sur la protection des mineurs.
En attendant, leur publication a suscité l'enthousiasme d'Emmanuel Macron et de Clara Chappaz, ministre déléguée au Numérique, qui tous deux multiplient les appels en faveur d'une réglementation plus contraignante depuis le printemps avec, notamment, une interdiction d'accès aux réseaux sociaux pour les moins de 15 ans.
« En mai dernier, avec le Président Emmanuel Macron nous nous étions donné 3 mois pour trouver une voie européenne : c’est chose faite ! Aujourd’hui, l’Europe adopte des lignes directrices ambitieuses dans le cadre du DSA, qui ouvrent la voie à l’interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans en droit national », s'est réjouie Clara Chappaz.
L'Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (Arcom) française se félicite dans le même temps que plusieurs de ses propositions aient été reprises par Bruxelles.
« La Commission européenne a ainsi retenu un niveau d’exigence équivalent à celui du référentiel de l’Arcom, assurant un haut niveau de protection de la vie privée et d’efficacité de la vérification de l’âge, via notamment le recours à un tiers indépendant. En outre, l’Arcom se réjouit que la Commission ait pris en compte, conformément à sa suggestion, la nécessité de protéger les mineurs contre les communications commerciales (y compris celles réalisées par les influenceurs) pour des contenus réservés aux adultes, tels que les jeux d’argent ou la pornographie. »
Un prototype européen d'application de contrôle d'accès
Le débat relatif au verrouillage de l'accès aux sites pornographiques l'a bien montré : difficile de garantir la protection sans un outil permettant le contrôle de l'âge. Sur ce terrain, Bruxelles accompagne ses lignes directrices d'un projet dédié : une solution technique censée permettre de vérifier qu'un internaute a bien l'âge requis, tout en garantissant son anonymat.
Comme le souligne l'Arcom, le procédé retenu par Bruxelles suppose l'intervention d'un tiers de confiance. En pratique : l'internaute télécharge une application dédiée à la vérification de l'âge, gérée par ce tiers. Il renseigne dans cette application sa pièce d'identité ou tout autre document approuvé certifiant sa date de naissance. Le tiers de confiance émet alors une « preuve » du respect d'un âge minimum, puis coupe tout lien entre cette preuve et les données personnelles soumises au départ. C'est ensuite cette preuve qui est soumise à l'entrée d'un service en ligne exigeant un âge minimum.

« Le processus garantit la confidentialité de l’utilisateur et ne révèle aucune information à l’émetteur de la preuve d’âge », estime la Commission européenne. Le développement de la solution a été confié au printemps à un consortium baptisé T-Scy, qui réunit les éditeurs suédois Scytales AB et allemand T-Systems International GmbH autour d'un contrat de deux ans. Leurs travaux, organisés autour d'OpenID4VCI, doivent donner lieu à la publication d'un jeu d'outils open source censés permettre aux éditeurs de service en ligne d'implémenter la brique nécessaire « sans effort ». Ils doivent par ailleurs s'inscrire dans le cadre du cadre réglementaire eIDAS et s'aligner avec le futur portefeuille numérique européen.
Cinq États membres feront office de poissons pilotes dans le déploiement d'une version « nationale » de cette application : la France, le Danemark, la Grèce, l'Italie et l'Espagne.
Reddit prend les devants au Royaume-Uni
La coïncidence n'est sans doute pas fortuite : c'est également lundi 14 juillet que Reddit a annoncé, au Royaume-Uni, la mise en place d'un système de contrôle d'âge, basé cette fois sur le service Persona (également utilisé par LinkedIn pour sa fonction d'identité vérifiée). La plateforme explique avoir fait ce choix pour se mettre en conformité avec le UK Online Safety Act. Elle dit se limiter à un contrôle de la date de naissance, et ne garder en base que le statut de la vérification associée.
« Suite à l'évolution des lois, nous pourrions être amenés à collecter et/ou vérifier l'âge des utilisateurs hors du Royaume-Uni. Par conséquent, nous introduisons également, à l'échelle mondiale, une option vous permettant de fournir votre date de naissance afin d'optimiser votre expérience Reddit, par exemple pour garantir que le contenu et les publicités soient adaptés à votre âge. Cette option est facultative et vous ne serez pas tenu de la fournir, sauf si vous résidez dans un pays (comme le Royaume-Uni) où nous sommes tenus de la demander. De plus, votre date de naissance n'est jamais visible par les autres utilisateurs ni par les annonceurs. »
Protection des mineurs en ligne : la France va tester le dispositif européen
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Limiter les fonctionnalités addictives et les risques de manipulation
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Satisfecit de la France
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Un prototype européen d'application de contrôle d'accès
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Reddit prend les devants au Royaume-Uni
Commentaires (57)
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Le 15/07/2025 à 11h02
Le 15/07/2025 à 11h52
Le 15/07/2025 à 13h47
Détail à la con qui indique le pourquoi de notre incompréhension commune: je suis en Belgique. La carte française n'a donc pas de PIN??
Le 15/07/2025 à 14h02
Modifié le 15/07/2025 à 14h06
Le 15/07/2025 à 22h03
Le 24/07/2025 à 13h39
La CNI physique ne sert pas à s’identifier (n’ayant ni iPhone ni Androphone, je ne peux pas m’identifier auprès d’un quelconque service avec ma CNI).
Le 24/07/2025 à 15h29
Le 15/07/2025 à 15h53
On a bien France Connect pour avoir un identifiant unique pour des services publics, mais ce n'est pas obligatoire (et dans mon entourage large de moldus, personne ne connaît).
Le 15/07/2025 à 22h00
Le 24/07/2025 à 07h38
Le 24/07/2025 à 11h14
J’ai une nouvelle CNI à puce depuis 1 mois ; on ne m’a pas remis de PIN avec, et France Identité ne m’a pas demandé le PIN de la CNI.
Le 28/07/2025 à 09h02
France Identité se contente de la biométrie pour se déverrouiller.
Le 16/07/2025 à 09h29
Le 24/07/2025 à 07h38
Le 24/07/2025 à 07h37
Le 24/07/2025 à 09h19
Le 24/07/2025 à 12h49
Le 28/07/2025 à 08h56
Le 15/07/2025 à 10h16
Le 15/07/2025 à 11h27
* La loi
* La technique
La loi n'est pas contournable: on peut toujours te tomber dessus si tu l'enfreins.
La technique, c'est toujours une béquille.
La loi est intéressante, car elle permet de cadrer les pratiques: ENFIN je pourrai tomber sur le dos des profs/assos/collectivités qui communiquent avec des groupes de moins de 15 ans UNIQUEMENT via des réseaux sociaux - au grand dam des parents qui bloquent les RS.
Sans parler de la diffusion MASSIVE par certaines assos de photos/vidéos des enfants sur les RS sans se soucier de droit à l'image car "ce n'est pas public" (mais pas non plus géré ou dit aux parents...)
Car quand on est parent responsable et qu'on limite les RS, on se retrouve face à des adultes qui poussent les enfants dedans.
Le 15/07/2025 à 14h00
On parle de quels réseaux sociaux? parce que je ne comprend même pas comment c'est possible :/
Le 15/07/2025 à 17h05
Ou tu utilises Facebook pour envoyer toutes les photos des compétitions (mais sans el dire aux parents).
Et tu te retrouves avec des gamins qui pleurent parce que en plus, les entraîneurs changent les infos à la dernière minute sur les RS...
Le 15/07/2025 à 17h02
Le 15/07/2025 à 10h44
Je retrouve souvent une évocation de ce projet européen mais je n'ai pas souvenir d'avoir lu un article de synthèse.
Le 15/07/2025 à 11h02
Perso je suis un peu impliqué au niveau pro là dedans et c'est très cool comme solution.
La France a encore une fois décidé de faire son propre truc (FranceConnect) avant de se rendre compte que ça ne passerait pas pour eIDAS et donc de créer FranceConnect+ ... mais l'interopérabilité avec les autres solutions européenne n'est pas encore parfaite (aucune idée de la raison, mais la France est pas dans les truc listé par la Belgique, alors que c'est le cas si on essaye de se connecter depuis sur un site italien)
Le 15/07/2025 à 14h42
Le 15/07/2025 à 14h44
Au plaisir de vous lire.
Le 15/07/2025 à 16h59
Le 15/07/2025 à 10h47
Allez vous faire cuire un œuf avec votre application mobile.
Le 15/07/2025 à 11h03
Le 15/07/2025 à 11h10
Le 15/07/2025 à 12h11
Le 15/07/2025 à 12h15
Le 15/07/2025 à 12h37
Le 15/07/2025 à 12h56
Elles s'incarnent au travers de sept grands principes, qui disposent notamment que le compte d'un mineur doit être paramétré en « privé » par défaut, pour limiter le risque de contacts non sollicités. Bruxelles demande également que les algorithmes de recommandation soient modifiés pour diminuer le risque d'exposition à des contenus dangereux, offrir plus de contrôle sur le flux, mais aussi éviter aux jeunes publics de se retrouver engrenés dans des spirales de contenus problématiques (phénomène dit du « trou du lapin », rabbit hole).
[...]
Sauf le bemol sur "exposition à des contenus dangereux" car il y a la problématique du classer par qui.
Pourquoi ces recommandations .?) règles (?) ne sont pas par défaut pour tout le monde ?
Nonobstant cela :
C'est au mineur que la chose devrait être compliquer par TOUT le monde.
Et si on veut mettre en place ça cela devrait être une dispositif gérer par l'EU. que ce soit soft, stockage etc. et pas par des app. ricaines...
Le 15/07/2025 à 13h30
Reste à voir comment seront certifiés ces "tiers de confiance", car il va reposer sur eux une responsabilité très forte du point de vue du RGPD.
Le 15/07/2025 à 13h58
Le 15/07/2025 à 14h37
Nous voulons que tout se passe sur l'appareil utilisé !
Le 15/07/2025 à 16h33
Le 15/07/2025 à 17h07
Vu qu'elle est anonymisée, je ne vois pas comment ils empêchent d'utiliser la preuve d'age d'une autre personne que soit même ?
De plus, comment sont attribuées les clés privées permettant de signer les preuves ? Il "suffit" d'en récupérer une pour signer autant de preuve que l'on veut, non ?
Enfin, encore une fois, c'est jolie, mais tout ça, ça tombe devant le premier proxy ou VPN venu. Il n'y pas besoin de carte d'identité, et certains offrent même un tel service gratuitement. Je n'ai aucun doute sur le fait que ce genre d'astuce se propagera très vite dans les cours de récrés. Au vu de l'inutilité assuré de ce système, c'est encore une décision purement politique.
Le 15/07/2025 à 18h15
- Sur le device même, le service nécessitant une preuve d'âge, l'appli se déclenche
- Sur un device séparé, le service va afficher un QR Code à scanner sur l'appli
De ma compréhension, ça signifie donc qu'il faut avoir en sa possession l'appareil porteur de l'application.
La sécurité IT n'est jamais absolue, ça n'existe pas et c'est impossible. Contrairement à la loi français et à son autorité défaillante pour produire des recommandations viables (un coup oui, un coup non, un coup peut-être, comment ne pas être en risque légal avec de telles inepties ?), on a ici une vraie spec d'implémentation d'un protocole qui me semble tenir la route. Perso je trouve ça plutôt positif.
Le 16/07/2025 à 18h19
- le point 3 : "After receiving the proof of age, the link between user and proof provider is cut and no data flows. Proof of Age doesn’t include any ID info to trace the user such as name or birthdate" .
=> Il n'y a aucun moyen de s'assurer de la réalité de cette promesses. Ne serais-ce que via les logs, sauvegardes, ... C'est du même niveau que le "NoLog" promis par les VPN.
- le point 6+7 : "User presents anonymous proof of age + Online services verify validity of proof of age".
Ca veux dire que le service communique à chaque usage avec le service vérificateur (sinon tu photocopie simplement le QRCode). Rien que là ca veux dire que les 2 services ont à maintenir un état ou au moins une liste de révocation.
La seule chose que je verrais serait un système à la SQRL ( https://en.wikipedia.org/wiki/SQRL ) dont l'appli , certifiée, permettrait de s'assurer de la majorité de l'utilisateur , par exemple via photo + IA.
Bien sur ça règle rien dans le fond : Si l'appli est proprio elle peux se révéler malicieuse à terme (après maj successives) , et si elle est opensource tu peux facilement la modifier.
(Le principe de SQRL requiert une clé par site). Et in fine tu peux encore scanner une tête ou une pièce d'identité qui n'est pas à toi).
Bref, le but reste intéressant pour éviter l'inadvertance, mais face à un ado un tant soit peu déterminé, il n'y a rien a faire, hormis discuter avec lui...
Modifié le 17/07/2025 à 08h37
L'absolu est impossible et illusoire. Pour faire un parallèle avec une des bases de la sécurité IT : limiter la surface d'attaque.
Il y aura toujours des motivés pour contourner. Et à part les responsabiliser (au sens légal, j'entend), il n'y aura pas de solution miracle.
Le 15/07/2025 à 17h37
"Vous validez votre date de naissance 1 seule fois dans votre compte"
Le 15/07/2025 à 20h02
Ca veux dire aussi casser le pseudo-anonymat par défaut , ce qui va être marrant quand la base de donnée va leaker.
Le 15/07/2025 à 20h42
Le 15/07/2025 à 20h50
Mais c'est pas certain, surtout si tu es un minimum précautionneux - Linux , Firefox en mode anonyme, ...
D'autre part ce qui les intéressent c'est non seulement ton profil "humain" mais aussi tes habitudes et tes intérêts - c'est ça qu'ils vendent, après tout (même si , dans un second temps ça peux être exploité par d'autres à postériori).
Limiter ce genre d'info perso, même si c'est pas parfait, c'est déjà ça.
Le 16/07/2025 à 07h37
C'était sur cette base que s'appuyait mon propos : l'OS qui moucharde est une excellente source de données personnelles.
Le 16/07/2025 à 11h24
Mais il reste possible d'utiliser des OS qui ne mouchardent pas , tant sur smartphone que sur ordi, même si dans le 1er cas c'est pas trivial.
Malgré tout tu peux très bien te connecter à Google quand tu en as besoin (Apple & Microsoft je sais pas je ne le fait jamais) en mode navigation anonyme , et préserver, au moins un peu comparé à un usage courant moins précautionneux, un peu de vie privée sur le reste de ton utilisation de l'informatique.
Avoir une solution de contrôle d'âge qui passerais obligatoirement par les Gafam serait pour moi un no-go, même si je suis obligé de constater la tendance à cette centralisation. Voire carrément au blocage volontaire de solutions différentes , comme dans le cas des applis bancaire sur smartphone.
On oublie souvent que le porn n'est pas la seule chose soumise au contrôle de l'âge: Il y a aussi les jeux d'argent et l'achat d'alcool , j'oublie sans doute autre chose.
Le porn est le pied dans la porte, mais derrière ça va s'étendre, et clairement tant dans une logique de surveillance que dans une logique commerciale & publicitaire, beaucoup d'acteurs ont tout intérêt à ce qu'une identité réelle puisse être reliée (plus ou moins fermement) à un pseudonyme.
Le 16/07/2025 à 12h38
Déja que quand tu dis que tu es contre un compte chez google et que tu demandes un autre moyen pour acceder aaux infos, tu te fais engueuler parce que tu choisis de te mettre a l'écart de la majorité. Sans se rendre compte que c'est plutot leur choix qui exclut ceux qui veulent garder un semblant de vie privée.
Le 16/07/2025 à 17h54
Tiens d'ailleurs il y a un pré-supposé à ca, c'est que chaque personne dans le foyer "élargi" , cad tous ceux qui ont accès à l'ordi, aient un compte séparé sur ledit ordi.
Or... d'expérience dans les foyers c'est rarement le cas. Il y a le compte créé au début, au mieux chacun va sur son propre compte Google quand il veux lire ses propres mail mais c'est tout, et souvent sans même se délogguer après (et ça c'est quand le mdp de tous les comptes est pas directement dans le store du navigateur).
C'est pas des PC d'entreprise... il n'y a pas de service IT avec des yubikey ou des smartcard pour identifier les gens :-) . Trouver un scan de l'ID d'un adulte sera vite fait.
Du coup... pour moi toute logique de vérification d'âge basé sur le PC dans un foyer est illusoire. L'ado palucheur quand ses parents sont absent aura vite fait de régler le pb.
L'utilisation d'un smartphone est effectivement plus "sécurisé" et plus bloquant dans le principe - même si l'on peux imaginer installer l'app sur l'émulateur android qui vient avec Android Studio.
Le 16/07/2025 à 18h14
Quant à la vérification d'âge exposée par l'article, elle n'est pas sur PC mais sur un smartphone.
Le 16/07/2025 à 18h21
Le 16/07/2025 à 21h34
Le 16/07/2025 à 21h35
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