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Fin de Windows 10 : que faire ?

Y a qu'à, faut qu'on

Fin de Windows 10 : que faire ?

Même si l’Europe a gagné un an de répit, la fin du support technique de Windows 10 reste prévue pour le 14 octobre partout ailleurs. Dans ce contexte, que faire ? Nous explorons les enjeux de cet arrêt et les solutions pour les personnes concernées. Si le libre parait une solution toute trouvée, il apporte ses propres problématiques.

Le 29 septembre 2025 à 17h35

Dans un peu plus de deux semaines, Windows 10 n’aura plus de support technique. Le système ne recevra donc plus de correctifs de sécurité, laissant les failles – qui seront immanquablement découvertes – exposées aux quatre vents.

Le danger d’utiliser un système sans support est grand et ne fait que croître avec le temps. Au fur et à mesure que des vulnérabilités sont découvertes, les pirates seront en mesure d’exploiter un nombre grandissant de brèches. Cette problématique est la même pour tous les appareils dès lors qu’ils sont connectés, qu’il s’agisse d’ordinateurs, de smartphones, de tablettes, de montres ou de tout autre équipement, comme les téléviseurs.

Le cas de Windows 10 est cependant spécifique. Les estimations varient fortement selon les sources, mais il existe probablement des centaines de millions de PC ne pouvant pas être mis à jour vers Windows 11, à cause d’un matériel incompatible. Nous sommes revenus récemment sur ce point, pointant le gâchis que représentent autant d'ordinateurs rendus obsolètes.

Windows 10 obtient un an de sursis en Europe… en quelque sorte

Pour le reste de cet article, nous allons considérer que le 14 octobre marque la frontière pour tout le monde. L’Europe a bien obtenu un sursis d’un an, mais il ne s’agit pas d’une véritable année de support au sens classique du terme. Pour en profiter, il faudra accepter de s’inscrire avec son compte Microsoft au programme Extended Security Updates (ESU). Microsoft a promis de diffuser l’information sous forme de notification dans les premiers jours d’octobre, laissant très peu de temps pour réagir. Des associations de consommateurs, comme HOP et Euroconsumers, ont fustigé le manque flagrant de communication chez Microsoft à ce sujet.

Dans ce contexte, quelles solutions envisager ? Il y en a principalement quatre, selon le contexte, les moyens et les convictions : continuer sur Windows 10, passer à Windows 11, changer de matériel ou changer de système d'exploitation.

Rester sur Windows 10 ? C’est possible, sous conditions

La solution idéale, pour beaucoup, sera de ne toucher à rien ou de réduire autant que possible les manipulations. Si vous êtes en Europe, il suffit d’attendre que Microsoft propose de s’inscrire aux ESU et d’utiliser son compte. Si vous utilisez un compte local pour Windows 10, cela signifie rattacher son compte Microsoft. En dehors de cette solution, point de salut. Si vous ne vous inscrivez pas aux ESU ou refusez d’utiliser le compte Microsoft, le système ne recevra plus de mises à jour.

Si vous faites la manipulation, les ESU sont activés et les correctifs continueront d’arriver jusqu’au 13 octobre 2026, ce qui laisse un an de plus pour se préparer. Deux précisions, cependant. D’une part, la machine ne doit pas être déconnectée du compte Microsoft pendant plus de 60 jours. Dans le cas contraire, elle sera automatiquement désinscrite des ESU et il faudra recommencer la manipulation. D’autre part, les ESU sont constitués de correctifs pour les failles critiques et importantes. Aucun autre problème, pas même les bugs généraux, n’est corrigé.

Si vous résidez ailleurs dans le monde et que vous voulez rester sur Windows, il existe d’autres méthodes. Microsoft les avait annoncées au début de l'été : elles passent toutes par le compte maison. Avec ce dernier, il faudra soit se servir de l’outil Backup et envoyer sa sauvegarde sur OneDrive (avez-vous assez de place ?), soit dépenser 1 000 points Microsoft Rewards (que l’on peut acquérir de différentes manières). Des solutions étranges (des outils marketing déployés pour des enjeux de sécurité), mais gratuites.

La dernière solution consiste à payer les ESU, l’option étant facturée 30 dollars l’année. Pour les particuliers, cette possibilité est limitée à une seule année. Les entreprises, administrations et autres peuvent en acheter jusqu'à trois. Mais attention, car chaque année supplémentaire est plus chère que la précédente. Il faut ensuite multiplier la facture par le nombre de machines concernées. Cette solution peut rapidement s’avérer onéreuse.

Passer à Windows 11

C’est la solution la plus « simple », mais elle se heurte aujourd’hui à un sérieux problème : la plupart des machines qui pouvaient faire le grand saut l’ont déjà fait, notamment car la mise à jour était proposée gratuitement par Microsoft aux machines Windows 10 compatibles.

Si vous voulez savoir si votre PC est compatible sans trop savoir quoi chercher, Microsoft propose un Assistant d’installation de Windows 11, que l’on peut récupérer depuis le site officiel. Une fois lancé, il indiquera si la machine est compatible. Si elle ne l’est pas, il donnera des indications sur ce qui coince. Ce peut être l’absence de fonction TPM 2.0 ou un processeur trop ancien.

Forcer l’installation de Windows 11 est techniquement possible. On peut soit mettre à jour un Windows 10 en passant par certaines méthodes (product server fonctionne dans certains cas, pas dans d'autres), soit partir sur une installation neuve. Dans ce cas, il faut préparer une clé USB d’installation de Windows 11 (l’image ISO se récupère depuis le site officiel) à l’aide d’un outil spécialisé comme Rufus. Ce dernier permet de supprimer les prérequis techniques, dont la fonction TPM 2.0.

Nous vous mettons cependant en garde : bien que ces solutions fonctionnent, rien ne garantit que Microsoft ne va pas serrer la vis après coup, via une mise à jour mensuelle. Dans tous les cas, il vaut mieux réaliser une sauvegarde de toutes les données personnelles.

Changer de machine

Pour Microsoft et l’ensemble des fabricants de PC, changer de machine est bien sûr la solution idéale. C'est celle que Microsoft n’a d’ailleurs pas hésité à pousser dans les messages prévenant de la fin à venir du support technique de Windows 10. Pour l’entreprise, c’est l’occasion rêvée de promouvoir l’offre Copilot+ et ses multiples fonctions IA. Nous avions pris en main l’un des premiers portables disponibles, qui s’était d’ailleurs révélé une machine très crédible au quotidien, notamment par sa puissance sur la partie CPU.

Mais le renouvellement de matériel, s’il règle la question de la compatibilité matérielle, en amène d’autres. Financières d’abord, car il faut avoir les moyens de ses ambitions. Si l’on cherche des PC « lambdas » pour une activité essentiellement bureautique, des machines correctes (avec 16 Go de mémoire) sont vendues dans la fourchette 500 à 600 euros. Mais dès que l’on veut jouer ou que l’on a globalement besoin de puissance, la facture s’envole vite.

Surtout, cette question du renouvellement en pose une autre : pourquoi acheter du nouveau matériel si l’actuel est pleinement fonctionnel ? Au-delà des conséquences pour une personne ou un foyer, cette barrière imposée par Microsoft risque d’entraîner une vague de déchets électroniques inédite par son ampleur. Voilà pourquoi nous évoquions les convictions.

Changer de crèmerie

Ce qui ouvre la porte de la dernière solution : pourquoi ne pas garder le matériel existant et changer de système d’exploitation ?

Une solution simple à verbaliser, mais qui pose de nombreuses questions, à commencer par celle du choix de système d'exploitation. La réponse la plus évidente est bien sûr Linux. Mais quelle distribution ? Elles sont nombreuses, ne présentent pas forcément les mêmes interfaces, les mêmes outils ou la même philosophie. En revanche, elles sont légères et permettent de « ressusciter » une ancienne configuration, particulièrement si la machine a plusieurs années au compteur et n’a fait l’objet d’aucune maintenance.

Linux est la solution idéale sous bien des aspects. Sa gratuité bien sûr, son code libre (ce facteur peut varier avec certaines distributions), son processus d’installation qui – dans la grande majorité des cas – est devenu très simple, ou encore des distributions capables de prendre en charge l’immense majorité du matériel.

D’accord, mais…

En revanche, Linux a ses propres problématiques. Et avant même que la question de l’installation se pose, il y a la principale : les personnes concernées par la fin de support de Windows 10 connaissent-elles son existence ? Savent-elles même que cette fin arrive ? Ce qu’elle signifie ? Les dangers que cela représente ?

L’installation de Linux reste souvent cantonnée à la sphère de ses usagers, et de ceux qui en font la promotion à leurs proches. Installer Linux signifie connaître une personne sachant le faire et pouvant expliquer tout ce que cela implique. L’installation a beau être très simple, c’est dans la pratique quotidienne et les problèmes rencontrés que se fera la différence. Il est plus courant en effet de trouver des personnes sachant par exemple se dépêtrer d’un problème d’imprimante sous Windows que sous Linux. Il faudra également aborder la question, parfois délicate, des équivalents aux applications couramment utilisées. Personne n'a envie de changer brutalement ses habitudes sans un minimum de suivi, surtout si l'on ne saisit pas les enjeux de ce changement.

Le potentiel est pourtant là, avec des centaines de millions de PC pouvant passer sous Linux au cours des prochains mois. D’autant que le paysage de l’open source s’est largement transformé ces dernières années, notamment pour le jeu vidéo. Ce qui a été longtemps la chasse gardée de Microsoft ne l’est plus vraiment, sous l’impulsion surtout de Valve, de son Steam Deck et de son investissement dans la couche Proton. Cette dernière permet à des distributions orientées vers le jeu vidéo, comme GLF OS, de proposer des solutions prêtes à l’emploi, avec une liste croissante de jeux compatibles.

Dès lors, comment pousser l’idée qu’une machine n’a aucune raison d’aller dans une décharge si elle est encore parfaitement fonctionnelle ? Que l’on peut remplacer Windows par un autre système d'exploitation et repartir sur des bases neuves, tout en préservant une partie – plus ou moins grande selon les personnes – de ses connaissances informatiques ?

Au cours des prochaines semaines, nous explorerons ce sujet en nous rapprochant des personnes qui travaillent souvent sur ces questions, notamment dans le milieu associatif.

Commentaires (66)

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Pour ma part, Linux Mint est déjà utilisé sur certaines machines... MAIS sur ma machine perso, ce qui bloque, c'est ma licence de Lightroom : m'en passer, c'est perdre la base de donnée de 10 ans de développement de photos, et ca, c'est peu envisageable.
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C'est également ce qui m'a bloqué pendant très longtemps... Malheureusement y'a pas de solution parfaite et clé en main...
J'ai réussi à passer à Darktable, les dernières versions étant un peu plus simples à prendre en main à mon avis (quand même une courbe d'apprentissage assez pentue, mais moins qu'avant je trouve)
Il me semble qu'on peut demander à LR de créer un fichier XMP pour chaque photo, sinon pas le choix il faut passer par un export et perdre l'historique de modif...
Sinon voir si c'est jouable avec Wine
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Bonjour, de ce que je lis, pour migrer vers Darktable, "Enregistrer les métadonnées dans les fichiers" dans LR, puis importer le catalogue de base de données de LR vers Darktable. As-tu testé ?
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perso j'avais testé il y a quelques années et c'était loin d'être parfait.
Peut être que ça s'est amélioré, c'est aussi ce qui me retient sur Windows
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Des conversations sur Reddit donnent quelques éléments éclairants.
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Et avec wine ou une VM, ça le fait pas ?
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Et avec wine ou une VM, ça le fait pas ?
Lightroom je ne sais pas (perso j'utilise Darktable), mais en ce qui concerne Antidote je l'utilisais avec un VM Winwin 10 sous Manjaro (impossible de l'installer / le lancer avec Wine) et les perfs étaient immondes malgré une machine avec un core i7 et 16GB de RAM.
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Pour les perfs, elles sont déjà immonde sous Windows :pleure: et pourtant, j'ai une machine de gamer taillée pour le dev...
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Ah bah quand je vois le temps que me met Darktable à exporter en natif une centaine de photos sur la machine taillée pour (AMD Ryzen 7 avec 32GB de RAM, SSD NVMe), je n'ose pas imaginer Lightroom sur une VM. Et le temps de traitement des filtres en masse doit pas être triste non plus. Sur Darktable j'applique toujours en masse un ensemble que j'ai prédéfini et ensuite j'ajuste pour chaque cliché.

Pour refaire le parallèle avec Antidote, rien que le balayage de correction typographique prenait facile une minute pour 2 ou 3000 mots. C'est instantané depuis que j'ai basculé cet usage sur un Mac. Accessoirement, je peux désormais faire autre chose vu qu'avant la VM condamnait le PC à cet usage exclusif à cause de la limitation en RAM.
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c'est bien pour cela que passer par une VM ne m'enchante guère...
j'ai tenté quelques outils "libres", et je ne les trouve pas forcément aussi bien aboutis.
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Linux pourra s'adapter à pas mal de situations (si on exclu le facteur humain), mais pleins de cas ne sont pas possible. Entre les logiciels metiers, les matériels spécifiques, ...

Exemple tout cas Synology Drive : ca marche sous Linux.... Mais uniquement en synchro totale des dossiers, pas de synchro à la demande. Alors que sous Windows depuis des années, sous mac depuis 2/3 ans...

Du coup bin quand tu as des portables et des dossiers de travail plus gros de que stockage des portables...
On ublie Linux.

Quand tu as ces saloperies de logiciels metiers agrées par l'etat pour la compte des administrations, on oublie.
Certains certificats et sites publics, on oubie.

Bref, beaucoup de cas ou on supprime la solution de changer de cremerie.
Donc on force le 11 (merci Flybe11) qui marche dans une grande majorité des cas.
Et quand vraiment le PC tire la patte, on suggère de renouveler (style les PC d'avant 2014/2015).

Je dois en être à une centaine de Flybe11 depuis debut septembre, juste deux ou trois qui ne sont pas passés !
Bon clairement ca aurait pu attendre quelques mois, franchement je ne suis pas inquiet. Mais les messages de microsoft, les conneries qui passent à la TV ca fait peur aux gens....
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Est-ce qu'une alternative pourrait s'ajouter en migrant les PC vers ChromeOS Flex ?
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Je suis moi même étonné que Google ne pousse pas plus sa communication sur l'existence de celui-ci. Perso j'ai testé son installation la semaine dernier sur un i4, l'installation est vraiment simple et rapide depuis une clé USB. Après faut aimer l'environnement Google.
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Il y a aussi la fin de vie d'Office2016/2019 en même temps.
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Si problème avec certains documents dans LibreOffice… tester ONLY OFFICE.
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Truc complètement con mais un PC pas éligible à W11 (processeur obsolète, par exemple), le passage par une VM ne résoudrait pas le souci ou le processeur est également connu par ce dernier ?

Sous QEMU/KVM, on choisir la topologie, donc ça reviendrait à construire (virtuellement) son propre processeur, non ?
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Ça ne fera pas apparaître les fonctionnalités que W11 prétend avoir besoin. J'ignore sous QEMU mais sous VMWare le CPU est connu de la VM, même si le nombre de cores peut être restreint. De toute façon ça serait une horreur niveau performances.
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Sur qemu, tu peux paramétrer un autre CPU ou un générique, mais forcément inférieur à l'hôte.
Mais cela change les extensions x86 dispo dans la VM.
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J'en ai déjà parlé, mais voici mon retour d'expérience sur la question : j'ai acheté il y a 3 ans une Surface Pro 5 (de 2017) en reconditionné, sous Windows 10. Elle fonctionne nickel pour ce que j'en fait.

Avec la fin du support de Windows 10, je me suis posé la question de passer sous Linux. Mais après m'être pas mal renseigné sur le sujet, il semblerait que Microsoft a créé ses propres couches logicielles pour une bonne partie du matériel, et qu'il est compliqué de tout faire fonctionner sous Linux (notamment la caméra et le trackpad), même avec des noyaux spécialement compilés.
Du coup j'ai eu la flemme, j'ai installé Windows 11 avec Rufus pour contourner les blocages matériels. L'install s'est faite sans problème, et une fois isntallé ça marche parfaitement bien. Il m'a juste fallu désactiver les effets d'animation et de transparence pour retrouver les performances fluides, voire meilleures qu'avec Win10. Pour tous ceux qui veulent faire la même chose avec du matériel vieux/pas bien puissant, je le recommande fortement, ça change tout.
Je prends le risque que les MAJs futures flinguent tout ça, j'aviserai le moment venu.

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Par contre, si j'avais su ça à l'époque, je n'aurais pas acheté un produit Microsoft. Est-ce que quelqu'un aurait des recommandations pour une alternative ? Dans le genre hybride tablette/PC portable, ultra-portable, avec une bonne autonomie, et dans l'idéal sur laquelle on peut installer facilement une distrib Linux ?
Je m'en sers pour de la bureautique (préparer mes cours), pour faire un peu de dev light, pour des réunions en visio, pour diffuser mes cours, pour le web et les vidéos, et à la marge pour jouer à qq jeux en 2D qui ne demandent pas grand-chose pour arriver à tourner correctement.
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Je suis tombé sur ce combo PC/tablette l'autre jour. Chez Shift. https://www.shift.eco/en/shiftbook-2-2/
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si tu as les moyens tu peux te tourner vers frame work qui fait des ordinateurs portables modulables, qui se transforment en tablette facilement (sous windows).
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Sur un Asus x13 d'occasion, tu auras une autonomie correcte et une bonne puissance, tactile, pc avec écran retournable. Tu as la version tablette aussi. La marque fait quelques produits tactiles ordi/tablettes intéressants. Manjaro tourne, mais attends toi à une non reconnaissance du lecteur d'empreinte digitale et du détecteur de position de l'ordi pour la rotation d'écran automatique, pour la première génération au moins. Je trouve que c'est une superbe machine.
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Rester sur Windows 10 ? C’est possible, sous conditions
win10, win11 ou linux, la condition principale c'est d'avoir une bonne hygiène informatique.

- désactiver tous les services non-utilisés.
- fermer tous les ports réseaux non-utilisés.
- un compte utilisateur sans les droits admin.
- un antivirus a jour qui scanne tout ce qui entre (mail, usb, download...)
- des répertoires/partages avec mdp pour les données confidentielles
- backup 3-2-1
- une sandbox/vm jetable quand on veut installer/tester des trucs

Les maj de sécurité ne protègent pas des 0-day, des phishing, des étourderies, ...
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Salut !
Pour les : «- désactiver tous les services non-utilisés.» et «- fermer tous les ports réseaux non-utilisés.», existe-t-il une procédure (tuto) écrite pour ne pas faire n'importe quoi ? et cela pour Windows 10 et 11, Linux et Mac ?
Je pense qu ça peut intéresser du monde ! Alors su tu as des liens…
Merci d'avance
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Pour les services, le plus simple c'est d'aller honteusement voler les listes pour les installations minimales (ex: ntlite.com, Tiny10...). Sinon il y a une source chez microsoft.

Pour les ports réseaux, j'ai supprimé toutes les règles et j'ai créé les miennes. Mais j'ai un lourd passif d'admin réseau paranoïaque :D. Je conseillerais plutôt de passer par l'interface "Windows Defender firewall -> Allowed Apps" qui est très bien.

Ah et aussi un truc où il faut faire le ménage: les tâches planifiées de windows. OMG ! C'est dingue tous les trucs planifiés dans windows. Là aussi j'ai tout supprimé sauf quelques tâches. Mais on peut aussi se référer aux listes de ntlite/tiny10.
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Bonjour aux gens qui arriveraient ici après avoir entendu @SébastienGavois au Téléphone Sonne ;-) viendez, on est bien :dix:
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Haha bien vu merci ! (Je suis censé dîner en famille sans écran et sans Seb :embarassed: )
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Il reste encore une possibilité, trop souvent oublié : mise à jour matériel de la machine. Beaucoup plus facile sur les tours que sur les portables, cela peut être une solution à moindre coût également lorsque c'est possible.

Il est généralement possible de rajouter un module TPM s'il est manquant. Et une mise à niveau du processeur est également possible dans de nombreux cas.

Enfin, et dans un cadre d'usage strictement personnel (pas en entreprise donc), la fin de Windows 10 ne signifie pas que l'ordinateur sera vulnérable du jour au lendemain. L'OS est loin d'être la seule couche de protection. Pour un usage "internet" et tant que l'antivirus et le navigateur sont à jour, les risques restent malgré tout très limités et sujet à la découverte d'une faille critique et exploitable dans Windows 10.

Surtout que, ne l'oublions pas, la source première d'infection / piratage, c'est le comportement de l'utilisateur, pas le matériel qu'il utilise.
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Il reste encore une possibilité, trop souvent oublié : mise à jour matériel de la machine. Beaucoup plus facile sur les tours que sur les portables, cela peut être une solution à moindre coût également lorsque c'est possible.
C'est oublié car non crédible. On ne peut pas passer d'une génération Intel 7000 à la 8000 sans changer la carte mère par exemple. Ça tombe vraiment très bien, juste la génération qu'il aurait fallu :D

Et les gens sont déraisonnables sur le marché de l'occasion, ils fixent leur prix en fonction de ce qu'ils ont payé au lieu de comparer avec les prix/perfs du matériel moderne. C'est au point où acheter un ordinateur d'occasion (genre un HP ou un Dell d'entreprise) est parfois moins cher que les pièces.

Car en pièces, par exemple je vois un i5-8600 à 70 € sans carte mère donc à inclure. A côté je peux acheter un Ryzen 5600X bien plus puissant pour 105 €. Certes ce dernier a besoin d'une carte mère... sauf qu'il a l'avantage d'être neuf, non-usé dans des conditions inconnues, et sous garantie. La différence de prix est donc à l'avantage du Ryzen. Pour être réellement compétitif, le i5-8600 devrait être vendu... 25 €. Je me FOUS de savoir qu'il a coûté 300 € à son époque, elle est révolue.

Évidemment ce n'est pas ma mentalité qui domine, et j'ai donc renoncé à jamais au marché de l'occasion.
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Intel est effectivement casse-bonbon du point de vue du support, mais AMD est beaucoup plus vertueux de ce point de vue.

Après, même pour Intel, si ton socket supporte des processeurs qui sont compatibles, il est tout à fait possible de le faire.

Ou sinon, changement aussi de carte mère, mais ça commence à coûter un peu plus cher.
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Il y a très peu de plateformes qui permettent de passer d'un CPU non compatible à compatible : Certaines cartes mères en AM4 permettent ce type de changement de CPU, c'est vrai, mais c'est rare. Coté Intel, c'est quasi impossible, vu que les cartes mères restent bloquées sur une génération de CPU très restreinte;
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C'est vraiment ça, j'avais des postes avec des Athlon 220Ge sur AM4 non compatibles, finalement remplacés par des 3400G pour une soixante d'euros, ça va fichtrement bien et l'installation de Windows 11 s'est passée super bien. Du coup, merci AMD pour le support de son socket.
Pour Intel, ce n'est effectivement pas la même puisque les 6 et 7 ne passent pas et pour les 8 et 9, il faut changer de CM.
Par contre, j'ai eu des postes en I3/I5 de série 6 et 7 qui sont passés tout debout avec Windows 11 avec une ISO sans aucun changement. J'ai même retesté, pensant avoir utilisé un ISO modifié avec Rufus.
Ce sont des postes de marques HP en pro. Je ne sais pas pourquoi... Accords spécifiques ? Bon, tout est avec les bonnes spécifications avec du TPM, du démarrage sécurisé et tout ce qui va bien, seul le processeur devrait normalement être le maillon faible ...
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J'ai un Core i3 2120 sur socket 775 que j'ai acheté il y a 13 ans en ayant cette idée. Existe-t-il un CPU compatible avec Windows 11 sur mon socket ? Parce-que j'aimerais éviter de devoir changer de PC !

Blague à part, dans mon cas, je vais profiter des mises à jour de mon antivirus, faire attention en ligne, et j'envisage de m'installer un 2e SSD "système" (quitte à devoir ouvrir ma tour pour faire le swap) avec un Linux Mint, qui me semble assez bien répondre à mon besoin. Il faudra tout de même que je me lance vraiment dans DarkTable, actuellement j'utilise DxO 11 et DPP (l'outil de Canon) pour traiter mes photos, il me faudra évoluer...
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Même pas une option pour dire de passer sous MacOS. Bande de pauvres :langue:
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En même temps c'est normal de ne pas vouloir de MacOS, quand on veut garder un truc utilisable :fumer:


:troll:
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quand on veut garder un truc utilisable
Tu parles d'un Linux, on est d'accord ? Parce que Windows et utilisable, pour moi c'est antinomique :plantage:
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Oeuf corse :D
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Et what about passer sous une licence LTSC?
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Tu es un particulier, tu n'es pas supposé avoir accès à ces licences.

Je dis bien, supposé :D
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Le problème sera souvent qu'il n'y a pas de méthode officielle pour mettre à niveau de pro à LTSC sans effacer le disque de l'OS. Mais il y a une astuce
Modif de la base de registre :
HKEY_LOCAL_MACHINE\SOFTWARE\Microsoft\Windows NT\CurrentVersion
"EditionID" -> "EnterpriseS
Monter l'iso LTSC (même langue), lancer l'install et quelques minutes après LTSC inside.
PS : j'ai dû désinstaller une KB pour que ça passe, testé sur 2 machines il y a 2 semaines. Peut être que depuis, une autre KB sera à supprimer...
wusa /uninstall /kb:5065426
PS2 : si pour une raison quelconque il y a reboot avant la mise à niveau vers LTSC, faut refaire la modif de la BDD.
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Alors je viens de faire la mise à jour de 3 PC ce week end, en suivant cette procédure :
https://www.youtube.com/watch?v=TYfC0jZPgws

La procédure est simple et rapide.
Les 3 ordinateurs étaient non compatibles.
- Un portable MSI de 2015 avec un CPU Intel de génération 4, en dual boot avec Fedora.
- Un portable MSI de 2017 je crois avec un CPU Intel de génération 6, avec des configurations pour pas mal de hardware et software spécifique pour de l'astro-photo qu'on ne pouvait pas passer sous linux,
- Un tout-en-un Lenovo d'environ 2019.

Aucun soucis les 3 PC marchent impec et sans aucune perte donnée / config.
Les pc sont même tous les 3 nettement plus fluides a l'usage depuis la mise a jour.

Après je les avais déjà tous passé à 16Go de RAM et SSD depuis un moment. Mais clairement ils ont re-gagné quelques années ;)

Compter environ 2h pour la procédure complete, en comptant le téléchargement de l'ISO.
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Cela illustre bien le fait que tous ceux susceptible de migrer sous linux ont la compétence pour passer à W11 manuellement.
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Sinon Rufus est encore plus simple à utiliser, il propose directement les options pour faire sauter les limitations à la crétion de la clé d'installation via des cases à cocher.
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Je plussoie.
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Oh un reviendant!
Tu as réussi à ne plus être assez sobre pour pouvoir retrouver ton chemin? :D
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Fedora KDE .
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Perso je viens de passer mon vieil oncle (80 ans) de win 10 sur fedora kde 42. Pas besoin de changer de pc (non compatible win 11) et il n'y a vu que du feu (ou presque).
L'interface ressemble beaucoup et il n'a besoin que de quelques applications qu'il utilisait déjà sous win 10 (libreoffice, vivaldi, molotov, google earth pro, thunderbird). Son imprimante multifonction Brother fonctionne parfaitement. J'ai installé RustDesk pour prendre la main à distance sur le pc, ça tourne nickel :-)
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Ton oncle devait fonctionner avec des cartes perforées, sacrée mise à jour ! :dent::nimp:
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Sur le PC fixe je vais tenter la méthode vue ci-dessus pour passer 11; mais sur le PC portable j'ai installé Linux Zorin OS. Je suis satisfait car c'est plus facile à installer qu'il y a des années. C'est joli et je ne me sens pas perdu pour les fonctions de base. Ceci dit, ne connaissant que le monde de windows, je me heurte à la façon dont on installe des choses dessus. Ce ne sont plus des excutables mais des paquets. Je suis patient, je cherche et je tombe toujours sur des lignes de codes à rentrer dans le terminal. Même la "boutique" logiciels de Zorin affiche des résultats peu probants (exemple WineHQ lequel est le bon, etc). En effet je cherche à faire tourner Sketchup dessus pour le boulot. Les disques réseaux, qui se montent et se démontent, c'est pénible, faut faire un signet, mais quand on va dedans il se monte... Je crois que c'est encore trop geek pour Mr-Mme tout le monde. Peut-être que sur Ubuntu c'est plus grand public.
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L'IA aide pas mal, il te file même les commandes à taper dans le terminal pour ton cas précis.
Au lieu de scruter des heures les forums, tu gagnes un temps fou.
Même pour des questions basiques, ça dépanne bien.
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Oui sans doute mais ça garde ce côté "geek bidouille" que le commun des mortels n'a pas envie de subir en cas de passage sous Linux. Et perso, j'aime les forums, les échanges et l'entre-aide qui s'y trouve. L'IA supprime cela.
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C'est plus long. Il faut après chercher comment réparer ce qu'à cassé la commande filé par l'ia.
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WinPass11 Auto est un outil permettant d’installer Windows 11 sur un ordinateur non pris en charge qui ne dispose pas de la configuration requise pour installer Windows 11.
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Pour celles et ceux qui ont de grandes quantités de photos, regardez du coté du logiciel libre DigiKam. Il fonctionne très bien avec Linux Mageia et doit être disponible sur d'autres distributions. Il supporte un nombre incroyable d'appareils photo numériques, il a été choisi par Pixar pour gérer tous les shoots des castings, il permet de classer par lieu de prise de vue, etc,etc. Et, cerise sur la gâteau, le chef de projet est français, il habite à Aix en Provence.
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Installer Linux signifie connaître une personne sachant le faire et pouvant expliquer tout ce que cela implique
Sûrement vrai pour la plupart du monde, mais ça aurait été une bonne occasion de mentionner une initiative comme la carte aidelinux qui recense des volontaires (particuliers ou associations) prêts à aider.

(Enfin peut-être que ce sera mentionné dans la suite de l'article 🙂 - j'avais zappé le teasing de fin)
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Encore une fois excellent le dessin d'illustration de Flock ! :incline::yes:
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En réinstallant W11 à travers Rufus sur une surface Pro 3 (elle tourne encore bien pour son usage), il n'y a pas de problème de licence à récupérer ou mettre en place ?
Cela fait longtemps que je n'ai pas installé un Windows à la main ou alors le simple fait de connecter son compte microsoft active le Windows ?
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J'ai fais la manip justement sur une Surface Pro 3 il y a quelques mois. Il me semble n'avoir rencontré aucun soucis lors de l'activation du Windows. Très probablement lié au compte Microsoft :)
Et ça fonctionne très bien dessus 👍
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Merci @Esod pour ton retour ! J'hésitais à passer sur Pop! mais grâce à cet article je vais me laisser tenter par Rufus/W11 !
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Bonsoir, on trouve beaucoup d'articles, vidéo, forums sur comment passer de w10 à w11 sur une machine non compatible, mais c'est plus difficile de trouver des témoignages fiables de comment ça s'est passé sur un pc compatible ! Quels soucis, effacements de données imprévus, etc. ?
Si vous avez déjà basculé sur w11, comment cela s'est effectué ? Merci d'avance. ;)
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Je suppose que ça se passe comme sur les PC non compatibles, la bidouille pour les rendre compatible en moins.
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Pour en avoir effectué un certain nombre, pas eu de soucis particuliers, c'est assez transparent. J'ai eu un souci avec un qui n'était pas compatible (processeur) et que j'ai forcé, mais cela s'est mal passée (c'est sur un portable et c'est un problème de driver à priori), je suis revenu en arrière sans souci et assez rapidement contrairement à l'installation. :D
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WinPass11 Auto est un outil permettant d’installer Windows 11 sur un ordinateur non pris en charge qui ne dispose pas de la configuration requise pour installer Windows 11. :best:
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Quel est le VRAI (pas hypothétique) risque de ne rien changer pour un particulier ? Qui a fait des tests ?
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Quel est le VRAI (pas hypothétique) risque de ne pas mettre de ceinture de sécurité dans un véhicule ?
Est-ce que tu veux faire les tests ?

Fin de Windows 10 : que faire ?

  • Windows 10 obtient un an de sursis en Europe… en quelque sorte

  • Rester sur Windows 10 ? C’est possible, sous conditions

  • Passer à Windows 11

  • Changer de machine

  • Changer de crèmerie

  • D’accord, mais…

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